[0001] La présente invention concerne un corps de coffre destiné à réceptionner une pièce
de jonction entre un linteau et un dormant de menuiserie.
[0002] Un corps de coffre est un accessoire destiné à être implanté dans une habitation
au-dessus d'un ouvrant, tel qu'une fenêtre, une porte. Un occultant est monté dans
le corps de coffre pour pourvoir être descendu devant l'ouvrant.
[0003] Un tel corps de coffre est formé d'un profilé, généralement de section en U retourné,
considéré dans sa position de pose et dans lequel prend place l'occultant. Le corps
de coffre est ainsi délimité par une paroi de voûte prolongée de ses deux bords longitudinaux
par deux parois latérales tournées en vis-à-vis et qui délimitent entre elles l'évidement
pour l'occultant.
[0004] Il est également connu d'utiliser au moins une pièce de jonction conjointement à
un corps de coffre pour lier mécaniquement un linteau avec la traverse haute d'un
dormant de menuiserie pour lier mécaniquement le linteau avec ladite traverse haute
afin de la rigidifier. On connaît ainsi un corps de coffre dont une paroi latérale,
destinée à être tournée vers l'intérieur de l'habitation, est creusée, depuis sa face
externe, d'une rainure. La pièce de jonction, constituée d'une patte métallique peut
prendre place dans ladite rainure pour relier un linteau coulé sur la paroi de voûte
et la traverse haute du dormant d'une menuiserie et qui prend place sous ladite paroi
latérale. La patte métallique présente, dans sa position de pose, une première branche
verticale qui prend place dans la rainure, et qui est prolongée dans sa partie haute
par une seconde branche qui s'étend horizontalement sur ou dans la paroi de voûte
creusée alors d'une rainure horizontale, elle-même prolongée par une troisième branche
qui s'étend vers le haut pour prendre ancrage dans le linteau. Le dormant peut ainsi
être tenu fermement également dans sa partie haute.
[0005] Cette patte métallique est exposée à l'air ambiant de l'habitation et forme un pont
thermique captant par temps froid des calories dans l'habitation pour les évacuer
dans le mur.
[0006] Considérant cet état de fait, le demandeur a cherché une solution pour relier au
travers d'un corps de coffre un linteau avec le dormant d'une menuiserie et qui ne
forme pas de pont thermique.
[0007] A cet effet, est proposé un corps de coffre délimité par un profilé présentant en
section une géométrie en U retourné comprenant, une paroi de voûte prolongée à ses
deux bords longitudinaux respectivement par deux parois latérales, qui s'étendent
dans la même direction et perpendiculairement ou de manière quasi perpendiculaire
à la paroi de voûte, ces trois parois délimitant entre elles un évidement longitudinal
pour réceptionner un occultant. Selon l'invention, une première rainure transversale
traverse au moins localement la paroi de voûte et ladite première rainure transversale
se raccorde avec une seconde rainure creusant transversalement une paroi latérale,
depuis sa face interne.
[0008] Cette structure de corps de coffre est conçue pour réceptionner une pièce de jonction
entre un linteau et un dormant de menuiserie qui peut ainsi prendre place dans la
première rainure débouchante et dans la seconde rainure ouverte sur l'évidement, sans
provoquer, à l'issue de l'implantation du corps de coffre dans une habitation, de
pont thermique.
[0009] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, le corps de coffre incorpore
une pièce de jonction délimitée par une première branche, une seconde branche qui
prolonge de manière quasi perpendiculaire et à son extrémité haute, dans la position
de montage de la pièce de jonction, ladite première branche, la première branche prenant
place dans la seconde rainure, la seconde branche prenant place dans la première rainure
et la seconde branche étant pourvue d'un moyen d'ancrage dans un linteau.
[0010] La première branche de la pièce de jonction demeure masquée dans ladite paroi latérale,
elle n'est ainsi pas exposée à l'air ambiant de l'habitation. Elle ne forme pas de
pont thermique. La seconde branche demeure masquée sous le linteau.
[0011] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, la première branche est reliée
à la seconde branche, par l'intermédiaire d'une paroi concave, tournée vers l'intérieur
de ladite pièce de jonction.
[0012] La pièce de jonction disposée dans le corps de coffre ne pénètre pas dans l'évidement
du corps de coffre.
[0013] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, le moyen d'ancrage est formé
d'au moins une patte d'ancrage qui se raccorde sur la seconde branche, dans une direction
opposée à celle de la première branche, ladite patte d'ancrage faisant saillie à l'extérieur
du corps de coffre au travers de sa paroi de voûte.
[0014] Ainsi, en coulant un linteau sur la paroi de voûte du corps de coffre, on solidarise
la pièce de jonction dans le linteau.
[0015] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, le moyen d'ancrage est formé
de deux pattes d'ancrage.
[0016] Le corps de coffre pourvu de sa pièce de jonction offre une capacité de résistance
accrue à un couple exercé sur l'extrémité libre de la première branche, autour des
deux pattes d'ancrage.
[0017] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, les deux pattes d'ancrage
forment entre elles un angle ouvert de quelques degrés.
[0018] Cette géométrie renforce la liaison avec le linteau.
[0019] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, le corps de coffre comprend
un moyen de liaison entre la première branche et un dormant.
[0020] On peut assembler la première branche avec la seconde branche.
[0021] Avantageusement, le moyen de liaison comprend un insert disposé dans ladite paroi
latérale, ledit insert étant traversé, au moins localement, d'un passage central et
dans lequel se monte l'extrémité libre de la première branche, un profilé de rigidification
étant monté à chevauchement sur le bord longitudinal libre de ladite paroi latérale
et dans lequel est présent ledit insert.
[0022] L'insert peut être utilisé pour servir de point d'ancrage à la traverse haute du
dormant.
[0023] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, la pièce de jonction est
constituée par un assemblage de plusieurs éléments.
[0024] Il devient possible de monter la pièce de jonction au travers de l'évidement du corps
de coffre, par un assemblage de ses éléments, pour poser une pièce de jonction oubliée,
pour monter des pièces de jonction dans un corps de coffre de type rénovation.
[0025] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, la première branche est assemblée
à la seconde branche au niveau de la paroi concave.
[0026] On peut monter la seconde branche dans le corps de coffre, puis assembler la première
branche avec la seconde.
[0027] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, ladite ou chaque patte d'ancrage
est formée d'une embase solidaire de la seconde branche et d'un embout fixé à l'extrémité
de ladite embase.
[0028] L'embout ou les embouts peuvent être démontés pendant le transport ou le stockage
des corps de coffre.
[0029] En variante de réalisation, ladite ou chaque patte d'ancrage est formée d'une embase
solidaire de la seconde branche, ladite ou chaque patte d'ancrage étant traversée
radialement par un trou de passage pour monter un tire-fond d'ancrage dans un linteau.
[0030] On peut alors monter le corps de coffre et sa ou ses pattes de jonction sur un linteau
existant.
[0031] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, l'assemblage des éléments
est réalisé par une jonction de type queue d'aronde.
[0032] L'assemblage de deux éléments destinés à coopérer est réalisé par simple rapprochement
latéral.
[0033] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, la largeur de la seconde
rainure est plus grande que la largeur de la première rainure transversale ou l'inverse,
permettant un assemblage des éléments de la pièce de jonction à l'intérieur du corps
de coffre.
[0034] On peut réaliser l'assemblage de la pièce de jonction depuis l'intérieur du corps
de coffre, en plaçant les deux branches de la pièce de jonction dans leurs rainures
respectives.
[0035] Selon une caractéristique additionnelle de l'invention, la profondeur et la largeur
de la première rainure transversale qui traverse la paroi de voûte sont limitées localement,
du côté opposé à la seconde rainure, de sorte qu'un talon est formé dans ladite paroi
de voûte pour supporter localement la branche horizontale afin de caler convenablement
la pièce de jonction.
[0036] La pièce de jonction peut être positionnée avec précision dans le corps de coffre,
pour faciliter sa liaison avec le corps de coffre.
[0037] Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront
plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation,
ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels
:
la Fig. 1 représente une vue latérale en perspective montante d'un corps de coffre
selon l'invention,
la Fig. 2 représente une vue latérale en perspective plongeante d'un corps de coffre
et d'une pièce de jonction pour relier un linteau avec un dormant selon l'invention,
la Fig. 3 représente une vue latérale en coupe d'un corps de coffre selon l'invention,
la Fig. 4 représente une vue latérale en coupe d'un corps de coffre et d'une pièce
de jonction montée dans le corps de coffre selon l'invention,
la Fig. 5 représente une vue latérale en coupe d'un corps de coffre et d'une pièce
de jonction montée dans le corps de coffre et qui réunit un linteau avec un dormant
selon l'invention,
la Fig. 6 représente une vue de face d'une variante de réalisation d'une pièce de
jonction et qui est constituée de plusieurs éléments selon l'invention,
la Fig. 7 représente une vue latérale en coupe d'un corps de coffre et d'une pièce
de jonction constituée de plusieurs éléments et montée dans le corps de coffre selon
l'invention et,
la Fig. 8 représente une vue latérale en coupe d'un corps de coffre et d'une pièce
de jonction montée dans le corps de coffre et qui réunit un linteau préexistant avec
un dormant selon l'invention.
[0038] Le corps de coffre 100 présenté sur la Fig. 1 est destiné à contenir un occultant
pour une porte ou une fenêtre, tel qu'un volet roulant, un store, une moustiquaire.
Le corps de coffre 100 présente en section une géométrie en U retourné dans sa position
d'utilisation. Il est fabriqué de préférence dans un matériau isolant d'un point de
vue thermique et suffisamment résistant d'un point de vue mécanique. Il est avantageusement
fabriqué en polystyrène, dans un moule de fabrication.
[0039] En section transversale, le corps de coffre 100 est délimité par une paroi de voûte
Pv prolongée à ses deux bords longitudinaux respectivement par deux parois latérales
Pl1 et Pl2, communément appelées parois de jambage, qui s'étendent dans la même direction
et perpendiculairement ou de manière quasi perpendiculaire à la paroi de voûte Pv.
Ces trois parois délimitent entre elles un évidement longitudinal Ev pour réceptionner
un occultant pour une porte, pour une fenêtre.
[0040] Deux joues de fermeture, non représentées, peuvent être apposées sur les deux faces
latérales du corps de coffre pour tenir, lorsque l'occultant est un volet roulant,
les deux extrémités de l'axe dudit volet roulant.
[0041] Un profilé de rigidification Pf est monté à chevauchement sur le bord longitudinal
libre de chaque paroi latérale Pl. Il est fabriqué préférentiellement en métal, tel
qu'un alliage d'aluminium. Il présente une géométrie en U qui recouvre le bord libre
d'une paroi de jambage Pl.
[0042] Sur la Fig. 2, une première rainure transversale Rn1 traverse, au moins localement,
l'épaisseur de la paroi de voûte Pv du corps de coffre. Elle s'étend depuis la paroi
latérale Pl1 jusqu'à pratiquement l'autre paroi latérale Pl2.
[0043] Au-dessus du corps de coffre est présentée une pièce de jonction 200 destinée à relier
un linteau avec le dormant d'une menuiserie. La pièce de jonction 200 est présentée
dans une position d'introduction dans la première rainure transversale Rn1, suggérée
par la flèche F.
[0044] Sur la Fig. 3, la première rainure transversale Rn1 qui traverse la paroi de voûte
Pv se raccorde à une seconde rainure Rn2 qui creuse transversalement, c'est-à-dire
verticalement dans la position de pose du corps de coffre 100, la paroi latérale P11,
depuis sa face interne Fi. La seconde rainure Rn2 n'est, de préférence, pas débouchante
du côté de la face externe de la paroi latérale Pl1.
[0045] La première rainure transversale Rn1 ainsi que la seconde rainure Rn2 forment une
réservation pour loger la pièce de jonction.
[0046] Sur la Fig. 2, la pièce de jonction 200 est constituée d'un composant monolithique,
c'est-à-dire fabriqué en un seul tenant. Elle est fabriquée dans un matériau relativement
rigide, par exemple en métal. Son épaisseur est de préférence constante, par exemple
voisine de 10 mm. Elle peut ainsi être fabriquée par découpage dans une plaque de
tôle. Elle présente globalement en vue de
face une géométrie en L, considérée dans sa position de pose, comprenant une première
branche Bv verticale prolongée de son bord haut par une seconde branche Bh horizontale.
[0047] Un moyen d'ancrage, tel qu'au moins une patte d'ancrage Dc se raccorde cependant
par le haut sur la seconde branche horizontale Bh, c'est-à-dire dans une direction
opposée à la première branche Bv. Deux pattes d'ancrage Dc1 et Dc2 se raccordent,
sur cette Fig. 2, sur la branche horizontale Bh. L'une se raccorde vers le milieu
de ladite branche horizontale Bh et l'autre prolonge de manière quasi perpendiculaire
son extrémité libre. On remarque cependant que les deux pattes d'ancrage forment entre
elles un angle ouvert de quelques degrés, notamment compris entre 4 et 30 degrés et
dont le plan médian est de préférence perpendiculaire à ladite branche horizontale.
[0048] Sur la Fig. 4, la pièce de jonction 200 est montée dans le corps de coffre 100. La
branche verticale Bv prend place dans la seconde rainure verticale Rn2 alors que la
branche horizontale Bh prend place dans la première rainure Rn1 qui traverse la paroi
de voûte Pv. Les deux pattes Dc1 et Dc2 font saillie par le dessus de la paroi de
voûte Pv. Le montage de la pièce de jonction 200 est réalisé par insertion de celle-ci
au travers de la première rainure Rn1 et de l'extérieur vers l'intérieur du coffre.
[0049] Lorsque l'occultant est un volet roulant dont le tablier est enroulé, déroulé autour
d'un tambour d'enroulement, l'évidement Ev présente, sous la paroi de voûte, une géométrie
semi-circulaire, comme cela est visible sur les Figs. 1, 2 et 3. Sur la Fig. 2, la
branche verticale Bv est reliée à la branche horizontale Bh, par l'intermédiaire d'une
paroi concave Pa, tournée vers l'intérieur de la pièce de jonction et qui reprend
pratiquement le rayon de l'évidement Ev sous la paroi de voûte. Cela apparaît distinctement
sur la Fig. 4, où l'on voit la paroi concave Pa, qui présente ici une géométrie arrondie,
pour ne pas empiéter sur le volume d'enroulement du tablier. Dans la même logique,
la largeur de la branche verticale Bv est pratiquement la même que la profondeur de
la seconde rainure verticale Rn2. La pièce de jonction 200 n'empiète alors pas dans
le volume de l'évidement destiné à réceptionner un occultant.
[0050] Sur la Fig. 3, on remarque que la profondeur et la largeur de la première rainure
Rn1 qui traverse la paroi de voûte Pv sont limitées localement, du côté opposé à la
seconde rainure Rn2, si bien qu'un talon Tl est formé dans la paroi de voûte Pv pour
supporter localement la branche horizontale de la pièce de jonction, permettant, conjointement
avec la seconde rainure Rn2, un positionnement précis de ladite pièce de jonction
dans le corps de coffre 100. Par ailleurs, la hauteur de ce talon Tl s'étend jusqu'au
rayon de l'évidement Ev sous la paroi de voûte, ce qui permet d'éviter que la branche
horizontale de la pièce de jonction ne pénètre dans l'évidement du corps de coffre.
Cela apparaît distinctement sur la Fig. 4. En prévoyant un talon relativement peu
large, il est envisageable de pouvoir monter la pièce de jonction depuis l'intérieur
du corps de coffre, c'est-à-dire au travers de son évidement Ev.
[0051] Ainsi, et en référence à la Fig. 5, la pièce de jonction 200 qui est montée dans
le corps de coffre 100, permet de relier un linteau Lt avec un dormant Dt. La pièce
de jonction 200 qui demeure disposée à l'intérieur du corps de coffre 100 n'est pas
en mesure de capter des calories dans l'habitation. Elle ne forme alors pas de pont
thermique.
[0052] Le linteau Lt est coulé consécutivement à l'implantation du corps de coffre 100 dans
une habitation, au-dessus de l'embrasure d'une porte ou d'une fenêtre. Il est coulé
sur la paroi de voûte Pv dans un coffrage délimité au-dessus du corps de coffre. La
présence de deux pattes d'ancrage Dc1 et Dc2 offre un ancrage relativement résistant
dans le linteau. En effet, le vent, le fonctionnement de la ventilation mécanique,
conduisent à exposer en pression ou en dépression la porte, la fenêtre, tenue dans
le dormant Dt. Dans ces conditions, et du fait que la contrainte exercée par le dormant
Dt sur la pièce de jonction 200 au niveau du profilé Pf1, forme un couple mécanique
autour des deux pattes d'ancrage Dc, l'une d'elles travaille en traction et l'autre
travaille en compression ou inversement. Les deux pattes Dc ne sont pas de préférence
disposées parallèlement l'une à l'autre, elles forment entre elles un angle aigu de
quelques degrés pour encore renforcer leur efficacité d'ancrage.
[0053] Le dormant Dt comprend une traverse haute Th et avec laquelle est liée directement
ou indirectement l'extrémité inférieure de la branche verticale Bv de la pièce de
jonction 200 et par l'intermédiaire d'un moyen de liaison.
[0054] Plus précisément et sur la Fig. 4, l'extrémité libre de la branche verticale Bv pénètre
dans un insert St et qui est noyé dans l'extrémité de la paroi latérale Pl1, pendant
la fabrication du corps de coffre 100. Sur la vue en détail présentée sur cette même
Fig. 4, cet insert St présente en section une géométrie rectangulaire ou carrée, dont
la largeur est pratiquement la même que celle de la paroi latérale Pl1 et il est traversé,
au moins localement, d'un passage central Pc dans lequel se monte l'extrémité libre
de la branche verticale Bv. L'insert St est retenu prisonnier dans le profilé de rigidification
Pf1 à l'issue de la pose dudit profilé sur le bord libre de la paroi latérale Pl1.
L'insert St est fabriqué dans un matériau qui présente un coefficient de conductivité
thermique relativement faible, pour éviter que la pièce de jonction 200 ne capte des
calories dans le profilé Pf1. Le passage central peut ne pas être débouchant pour
éviter que l'extrémité libre de la branche verticale Bv ne vienne toucher le profilé
Pf1, afin d'éviter que la pièce de jonction 200 ne forme un pont thermique. Dans le
même but et avec un passage central débouchant, la longueur de la branche verticale
Bv est calculée pour que son extrémité libre ne vienne pas toucher le profilé Pf1.
[0055] On remarquera que l'extrémité libre de la branche verticale Bv est décalée vers l'extérieur
de la pièce de jonction 200, par l'intermédiaire d'une courte portion oblique afin
de pouvoir être disposée globalement dans le milieu de la paroi latérale Pl1 et pouvoir
pénétrer le passage central de l'insert St. La seconde rainure Rn2 est creusée en
conséquence.
[0056] Sur la Fig. 5, cet insert St est relié mécaniquement au linteau Lt par l'intermédiaire
de la pièce de jonction 200. Il est avantageusement utilisé pour servir de point d'ancrage
à la traverse haute du dormant Dt. On peut ainsi utiliser dans ce but, une patte de
fixation Pt de section en L, dont l'aile verticale vient prendre appui sur le profilé
Pf1 et dont l'aile horizontale vient prendre appui sur la traverse haute Th ou sur
une aile constitutive du profilé Pf1 mis en appui sur ladite traverse haute. La patte
Pt est avantageusement fixée par vissage dans l'insert St et préférentiellement aussi
dans la traverse haute Th. On utilise une telle patte de fixation pour des largeurs
de tableau relativement importantes. On remarquera que cette patte de liaison n'est
pas indispensable. On peut encore, en effet, fixer directement le profilé Pf1 sur
la traverse haute Th, par exemple par l'intermédiaire d'une aile constitutive du profilé
Pf1, comme cela apparaît sur la Fig. 8.
[0057] Sur la Fig. 6, on constate que la pièce de jonction 200 est constituée d'un assemblage
de plusieurs éléments. Sur cette Fig. 6, la branche verticale Bv est réunie à la branche
horizontale Bh au niveau de la paroi concave Pa. Par ailleurs, chaque patte d'ancrage
Dc est constituée d'une embase Em qui prend racine sur la branche horizontale Bh et
d'un embout Bt qui prolonge ladite embase. Un autre embout peut prolonger l'embout
Bt pour prendre ancrage dans un chaînage de section en U destiné à former un linteau
et qui est relativement profond.
[0058] L'assemblage mutuel de ces éléments est réalisé, sur cette Fig. 6, par une jonction
du type à queue d'aronde permettant un assemblage de deux éléments à abouter par rapprochement
latéral comme le suggère la flèche F2.
[0059] Sur la Fig. 7, cette pièce de jonction 200 en plusieurs éléments est montée dans
un corps de coffre 100. On remarque que la hauteur de la branche horizontale Bh est
inférieure à la hauteur de la paroi de voûte Pv mesurée sous l'évidement Ev, si bien
que les embases Em, relativement courtes, dépassent à peine de la face supérieure
de la paroi de voûte Pv, comme cela apparaît sur cette Fig. 7. Ainsi, il est possible
de superposer des corps de coffre pour minimiser leur volume de stockage en statique
ou pendant leur transport. Les embouts Bt constitutifs des pattes d'ancrage sont assemblés
avec les embases Em sur le site de pose du corps de coffre 100.
[0060] Par ailleurs, l'assemblage des éléments de la pièce de jonction 200 peut être réalisé
par l'intérieur du corps de coffre 100, c'est-à-dire dans son évidement Ev. Cette
situation peut exister lorsqu'on a oublié de monter une pièce de jonction dans le
corps de coffre. La largeur de la seconde rainure Rn2 est, dans ce cas, plus grande
que la largeur de la première rainure Rn1 ou l'inverse, permettant un assemblage des
éléments de la pièce de jonction 200 à l'intérieur du corps de coffre.
[0061] Une autre situation où le montage de la pièce de jonction en plusieurs éléments par
l'intérieur du corps de coffre peut présenter un intérêt est la suivante. Le corps
de coffre de l'invention peut encore être posé en réhabilitation sur un linteau existant,
comme cela est montré sur la Fig. 8. Dans cette variante de réalisation de la pièce
de jonction 200, ses deux embases Em sont plus courtes pour ne pas faire saillie au-delà
de la paroi de voûte. Elles sont traversées radialement et respectivement de deux
trous de passage Tp, symbolisés par des traits d'axes, pour monter des tire-fonds
destinés à prendre ancrage dans le linteau. En accroissant la hauteur de la branche
horizontale Bh pour atteindre la hauteur de la paroi de voûte Pv mesurée sous l'évidement
Ev, les embases Em peuvent disparaître. Les deux trous de passage Tp traversent alors
la branche horizontale Bh.
[0062] Par ailleurs le démontage du corps de coffre demeure possible en toutes circonstances.
[0063] Le corps de coffre 100 de l'invention peut réceptionner en interne une pièce de jonction
200 destinée à relier un linteau avec le dormant d'une menuiserie. La pièce de jonction
demeurant masquée dans le corps de coffre à l'issue de son implantation, elle ne génère
pas de pont thermique.
[0064] Aucune sur épaisseur ne vient modifier la face externe de la paroi de jambage qui
masque la pièce de jonction.
[0065] L'insertion de la pièce de jonction 200 dans le corps de coffre 100 se fait, soit
par le dessus du corps de coffre, en le faisant passer au travers de sa paroi voûte,
soit par l'intérieur du corps de coffre au travers de son évidement.
1. Corps de coffre (100) délimité par un profilé présentant en section une géométrie
en U retourné comprenant, une paroi de voûte (Pv) prolongée à ses deux bords longitudinaux
respectivement par deux parois latérales (Pl1, Pl2), qui s'étendent dans la même direction
et perpendiculairement ou de manière quasi perpendiculaire à la paroi de voûte (Pv),
ces trois parois délimitant entre elles un évidement longitudinal (Ev) pour réceptionner
un occultant,
caractérisé en ce qu'une première rainure transversale (Rn1) traverse au moins localement la paroi de voûte
(Pv) et en ce que ladite première rainure transversale se raccorde avec une seconde rainure (Rn2) creusant
transversalement une paroi latérale (Pl1), depuis sa face interne (Fi).
2. Corps de coffre (100) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il incorpore une pièce de jonction (200) délimitée par une première branche (Bv),
une seconde branche (Bh) qui prolonge de manière quasi perpendiculaire et à son extrémité
haute, dans la position de montage de la pièce de jonction (200), ladite première
branche, la première branche (Bv) prenant place dans la seconde rainure (Rn2), la
seconde branche (Bh) prenant place dans la première rainure (Rn1) et en ce que la seconde branche (Bh) est pourvue d'un moyen d'ancrage dans un linteau (Lt).
3. Corps de coffre (100) selon la revendication 2, caractérisé en ce que la première branche (Bv) est reliée à la seconde branche (Bh), par l'intermédiaire
d'une paroi (Pa) concave, tournée vers l'intérieur de ladite pièce de jonction.
4. Corps de coffre (100) selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le moyen d'ancrage est formé d'au moins une patte d'ancrage (Dc) qui se raccorde
sur la seconde branche (Bh), dans une direction opposée à celle de la première branche
(Bv), ladite patte d'ancrage (Dc) faisant saillie à l'extérieur du corps de coffre
(100) au travers de sa paroi de voûte (Pv).
5. Corps de coffre (100) selon la revendication 4, caractérisé en ce que le moyen d'ancrage est formé de deux pattes d'ancrage (Dc1 Dc2).
6. Corps de coffre (100) selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux pattes d'ancrage (Dc1 Dc2) forment entre elles un angle ouvert de quelques
degrés.
7. Corps de coffre (100) selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de liaison entre la première branche (Bv) et un dormant (Dt).
8. Corps de coffre (100) selon la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen de liaison comprend un insert (St) disposé dans ladite paroi latérale (Pl1),
ledit insert étant traversé, au moins localement d'un passage central (Pc) et dans
lequel se monte l'extrémité libre de la première branche (Bv), un profilé de rigidification
(Pf) étant monté à chevauchement sur le bord longitudinal libre de ladite paroi latérale
(Pl1) et dans lequel est présent ledit insert.
9. Corps de coffre (100) selon la revendication 8, caractérisé en ce que la pièce de jonction (200) est constituée par un assemblage de plusieurs éléments.
10. Corps de coffre (100) selon la revendication 9, caractérisé en ce que la première branche (Bv) est assemblée à la seconde branche (Bh) au niveau de la
paroi concave (Pa).
11. Corps de coffre (100) selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ladite ou chaque patte d'ancrage (Dc) est formée d'une embase (Em) solidaire de la
seconde branche (Bh) et d'un embout (Bt) fixé à l'extrémité de ladite embase.
12. Corps de coffre (100) selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ladite ou chaque patte d'ancrage (Dc) est formée d'une embase (Em) solidaire de la
seconde branche (Bh), ladite ou chaque patte d'ancrage (Dc) étant traversée radialement
par un trou de passage (Tp) pour monter un tire-fond d'ancrage dans un linteau.
13. Corps de coffre (100) selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, caractérisé en ce que l'assemblage des éléments est réalisé par une jonction de type queue d'aronde.
14. Corps de coffre (100) selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que la largeur de la seconde rainure (Rn2) est plus grande que la largeur de la première
rainure transversale (Rn1) ou l'inverse, permettant un assemblage des éléments de
la pièce de jonction (200) à l'intérieur du corps de coffre.
15. Corps de coffre (100) selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisé en ce que la profondeur et la largeur de la première rainure transversale (Rn1) qui traverse
la paroi de voûte (Pv) sont limitées localement, du côté opposé à la seconde rainure
(Rn2), de sorte qu'un talon (Tl) est formé dans ladite paroi de voûte (Pv) pour supporter
localement la branche horizontale afin de caler convenablement la pièce de jonction
(200).