DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne les joints de dilatation pour ouvrage routier, encore
appelés couramment joints de chaussée, destiné à assurer la continuité du chemin de
roulement entre des tronçons consécutifs d'ouvrages routiers tels que des tabliers
de ponts.
ART ANTÉRIEUR
[0002] On connait déjà différents types de joints de ce genre qui, de manière générale,
se composent de deux éléments métalliques, de forme allongée, fixés par des moyens
d'ancrage sur deux parties de l'ouvrage routier en regard l'une de l'autre le long
d'une fente, et entre lesquels est disposé un ensemble d'étanchéité déformable agencé
pour assurer l'étanchéité lorsque les éléments métalliques se déplacent l'un par rapport
à l'autre, notamment lorsque leur écartement varie du fait de mouvement relatifs desdites
parties d'ouvrages auxquels ils sont raccordés.
[0003] Un type connu, notamment par
FR2902118, de joints de chaussée est constitué d'éléments présentant une rangée de dents formant
surface de roulement s'étendant en direction de l'autre élément, les deux rangées
de dents de forme triangulaire étant aptes à s'imbriquer lorsque les deux éléments
sont rapprochés. Ce type de joint présente l'avantage d'assurer une continuité de
la surface, par l'imbrication des dents entre elles.
[0004] On connaît un autre exemple de joint de chaussée par le document
FR2573456 A1 dans lequel deux éléments en forme de peigne présentent également des dents, sensiblement
droites. Les peignes sont fixés de manière amovible et ancrés dans les parties respectives
de l'ouvrage de part et d'autre de la fente.
[0005] La figure 1 montre un exemple de joint de chaussée selon l'art antérieur. II est
prévu pour raccorder deux parties de chaussée C1, C2 séparées par une fente F comprenant
deux ensembles 100, 200 ancrés respectivement dans l'une ou l'autre des parties de
chaussée de part et d'autre de la fente. Chaque ensemble 100, 200 comporte un peigne
110, 210 comportant une série de dents 111, 211, les dents de l'un des peignes 110,
210 étant imbriquées dans les dents de l'autre peigne pour assurer la continuité de
la surface supérieure de la chaussée lorsque les parties de chaussée C1, C2 se débattent
entre une position rapprochée, telle que représentée sur la figure 1, dans laquelle
la fente est la plus étroite et une position écartée dans laquelle la fente est la
plus large, comme représenté sur la figure 2. Chaque peigne 110, 210 est fixé par
vissage dans des inserts 120 noyés dans du béton.
[0006] Si ces types de joints de chaussée donnent satisfaction pour le passage des véhicule
à moteur, ils posent des problèmes pour les véhicules à roues étroites tels que les
vélos. En effet, pour supporter le poids des véhicules les plus lourds, les dents
doivent avoir une section suffisante. L'espace entre deux dents adjacentes a une section
au moins équivalente à la section des dents, pour recevoir la dent de l'autre peigne.
Alors que cet espace est comblé au moins partiellement lorsque les peignes sont au
plus près l'un de l'autre, comme montré sur la figure 1, tel n'est pas le cas lorsque
les parties de chaussée sont écartées. Une roue étroite de vélo peut alors pénétrer
dans cet espace qui constitue un creux dans la trajectoire de la roue. Ce creux peut
être profond de quelques centimètres, ce qui est très gênant pour le confort et la
sécurité du cycliste. Dans le cas illustré par la figure 1, la roue est en appui sur
deux extrémités du creux écartées d'une distance L1 est s'est enfoncée d'une profondeur
L2.
OBJECTIFS DE L'INVENTION
[0007] Pour résoudre ces problèmes l'invention vise à fournir un joint de chaussée aux caractéristiques
adaptée au passage de roues étroites.
DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0008] Avec ces objectifs en vue, l'invention a pour objet un joint de chaussée pour raccorder
deux parties de chaussée séparées par une fente comprenant deux ensembles ancrés respectivement
dans l'une ou l'autre des parties de chaussée de part et d'autre de la fente, chaque
ensemble comportant un peigne comportant une série de dents, les dents de l'un des
peignes étant imbriquées dans les dents de l'autre peigne pour assurer la continuité
de la surface supérieure de la chaussée lorsque les parties de chaussée se débattent
entre une position rapprochée dans laquelle la fente est la plus étroite et une position
écartée dans laquelle la fente est la plus large, le joint étant caractérisé en ce
qu'il comporte des moyens escamotables apte à combler, au moins partiellement, les
espaces entre une première et une deuxième dent adjacentes d'un même peigne et une
troisième dent de l'autre peigne insérée entre la première et la deuxième dent.
[0009] La présence de moyens escamotables permet de soutenir les roues étroites d'un véhicule
lors de son passage, et d'améliorer ainsi le confort et la sécurité de son utilisateur,
sans pour autant empêcher le passage de la position rapprochée à la position écartée,
et vice-versa. Les moyens escamotables peuvent être installé dans tous les espaces
du joint de chaussée ou de manière sélective, au niveau d'un passage réservé aux vélos.
[0010] Selon un perfectionnement, chaque ensemble comporte en outre une semelle s'étendant
le long de la fente sous le peigne dudit ensemble. La semelle permet de soutenir les
dents du peigne en répartissant les contraintes de poids des véhicules sur une large
surface.
[0011] Selon un premier mode de réalisation, les moyens escamotables comportent une lame
flexible s'étendant entre la première et la deuxième dent et passant sous la troisième
dent vers la fente. La lame flexible est apte à occuper ainsi l'espace à combler dans
la position écartée, en présentant une face vers le ciel, et à s'escamoter par sa
flexion en position rapprochée, en glissant sous la troisième dent. Les moyens escamotables
sont ainsi très simples à réaliser.
[0012] Selon une disposition constructive, les moyens escamotables comportent une base s'étendant
sous la lame flexible et fixée sur la semelle, la lame flexible et la base étant d'un
seul tenant et reliées à l'opposé de la troisième dent. La base permet la fixation
de la lame, tout en disposant son ancrage au plus loin possible, afin de laisser le
maximum de longueur de flexion possible entre l'extrémité de la troisième dent et
l'ancrage. De plus, la base est obtenue par le simple pliage de la lame et ne nécessite
pas de moyens d'assemblage.
[0013] De manière complémentaire, la base est fixée par boulonnage, la lame flexible comportant
une lumière pour accéder à des vis réalisant le boulonnage. Le boulonnage, en plus
d'être un moyen de fixation efficace de la lame, rend celle-ci amovible, ce qui facilite
la maintenance de l'ouvrage. Toutefois, pour accéder aux têtes de vis ou de boulons,
on réalise une fente pour le passage des outils aptes à manoeuvrer lesdites têtes.
[0014] Selon une disposition géométrique, la lame flexible est cintrée de sorte à affleurer
la surface supérieure de la chaussée en position écartée. Ainsi elle ne dépasse pas
de la surface de la chaussée en position écartée. Lors du passage en position rapprochée,
la lame aura tendance à fléchir vers le bas pour passer sous la troisième dent. Même
si l'espace n'est plus complètement comblé par la lame, les dimensions de celui-ci
sont réduites dans cette position et n'affecte que peu le passage de roue étroite.
[0015] Selon un deuxième mode de réalisation, les moyens escamotables comporte un tube télescopique
s'étendant entre la première et la deuxième dent en regard de la troisième dent. Le
tube télescopique peut suivre l'écartement relatif des peignes en occupant en permanence
l'espace à l'extrémité de la troisième dent.
[0016] Selon une disposition constructive, le tube télescopique est fixé sur la semelle
par l'une de ses extrémités, l'autre extrémité étant en regard de la troisième dent.
[0017] Selon un troisième mode de réalisation, les moyens escamotables comportent une base
s'étendant sous la lame flexible et fixée sur la semelle, la lame flexible étant reliée
à la base par crochets à l'opposé de la troisième dent. La séparation entre la base
et la lame permet de conférer des propriétés spécifiques à chacun des éléments pour
les adapter au mieux aux contraintes qu'ils subissent. De plus, le montage de la base,
par exemple par vissage, ne nécessite pas d'adaptation de la lame. La base peut être
réalisée plus large que la lame de manière que sa fixation peut être réalisée sans
être gênée par la lame. Les crochets sont formés par exemple par un pli à l'extrémité
de la lame et de la base, les plis étant imbriqués l'un dans l'autre.
[0018] Selon un perfectionnement, la lame comporte un repli en forme de U, venant en appui
au niveau de la base. Cette forme peut aussi être appelée « col de cygne ». Elle permet
de donner de la souplesse à la lame, tout en lui donnant une position déterminée par
l'appui sur la base. De plus, le système de crochets est sollicité en traction, sans
recevoir de moment fléchissant.
[0019] Selon un quatrième mode de réalisation, les moyens escamotables comportent un ressort
hélicoïdal s'étendant entre la première et la deuxième dent en regard de la troisième
dent. Les spires du ressort permettent de recevoir un appui vertical, alors que sa
longueur s'adapte à l'écartement entre les peignes. Les extrémités du ressort sont
fixées respectivement aux peignes de manière à ce que le ressort soit fixé dans le
logement et qu'il suive l'extension de cet espace. La fixation peut être faite par
exemple par vissage ou par soudage.
[0020] Selon un perfectionnement, les spires du ressort sont de forme rectangulaire ou carrée.
Ainsi, le ressort s'adapte au plus près de la forme du logement entre les dents en
présentant des spires s'étendant sur toute la largeur du logement. De plus, la forme
ajustée à l'espace entre les dents empêche la rotation du ressort autour de son axe
principal.
BRÈVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0021] Pour une meilleure compréhension de l'invention, il est fait référence à la description
qui suit et aux dessins annexés, parmi lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe d'un joint de chaussée selon l'art antérieur;
- la figure 2 est une vue simplifiée en coupe du joint de la figure 1, en position écartée,
montrant le passage d'une roue d'un vélo ;
- la figure 3 est une vue de dessus d'un joint selon un premier mode de réalisation
de l'invention, en position écartée;
- la figure 4 est une vue en coupe similaire selon la ligne IV-IV de la figure 3;
- la figure 5 est une vue similaire à la figure 4 en position intermédiaire;
- la figure 6 est une vue en perspective de la lame de la figure 4;
- la figure 7 est une vue du détail VII de la figure 6 ;
- la figure 8 est une vue de dessus d'un joint selon un deuxième mode de réalisation
de l'invention ;
- la figure 9 est une vue en coupe selon la ligne IX-IX de la figure 8 ;
- la figure 10 est une vue similaire à la figure 9 en position rapprochée;
- les figures 11 à 13 sont des vues en coupe similaires à la figure 4 d'un joint selon
un troisième mode de réalisation de l'invention, respectivement en position écartée,
intermédiaire et rapprochée.
DESCRIPTION DÉTAILLÉE
[0022] Un joint de chaussée selon une premier mode de réalisation est montré sur les figures
3 à 7. II est prévu pour raccorder deux parties de chaussée C1, C2 séparées par une
fente F comprenant deux ensembles 1, 2 ancrés respectivement dans l'une ou l'autre
des parties de chaussée de part et d'autre de la fente F, comme dans l'art antérieur
des figures 1 et 2. Chaque ensemble 1, 2 comporte un peigne 10, 20 comportant une
série de dents 11, 21, les dents 11, 21 de l'un des peignes 10, 20 étant imbriquées
dans les dents 21, 11 de l'autre peigne 20, 10 pour assurer la continuité de la surface
supérieure de la chaussée lorsque les parties de chaussée C1, C2 se débattent entre
une position rapprochée, telle que représentée sur la figure 5, dans laquelle la fente
F est la plus étroite et une position écartée dans laquelle la fente F est la plus
large, comme représenté sur les figures 3 et 5. Sur les figures, les dents s'étendent
perpendiculairement à la fente, mais dans certaines configurations, les dents peuvent
être orientées selon une direction inclinée par rapport à la direction de la fente
pour être dans la direction de dilatation de la chaussée de l'ouvrage. Chaque peigne
10, 20 est fixé par vissage dans des inserts 120 noyés dans du béton. Chaque ensemble
1, 2 comporte en outre une semelle 12, 22 s'étendant le long de la fente F sous le
peigne 10, 20 dudit ensemble. La semelle 12, 22 s'étend entre l'implantation des dents
11, 21 du peigne 10, 20 et une ligne intermédiaire entre l'implantation et l'extrémité
des dents 11, 21.
[0023] Le joint comporte des moyens escamotables 3 apte à combler, au moins partiellement,
les espaces entre une première et une deuxième dent 11a, 11b adjacentes d'un même
peigne 10 et une troisième dent 21 de l'autre peigne 20 insérée entre la première
et la deuxième dent 11a, 11b. Au final, les moyens escamotables 3 concernent chaque
peigne 10, 20 et chaque espace entre les dents 11, 21 de chaque peigne 10, 20.
[0024] Les moyens escamotables 3 comportent, dans ce mode de réalisation, une lame 30 flexible,
s'étendant entre la première et la deuxième dent 11a, 11b et passant sous la troisième
dent 21 vers la fente F, et une base 31 s'étendant sous la lame 30 flexible et fixée
sur la semelle 12, 22. La lame 30 flexible et la base 31 sont d'un seul tenant, comme
montré par les figures 6 et 7, et reliées à l'opposé de la troisième dent 21, c'est
à dire au niveau de l'implantation de la première et de la troisième dent 11a, 11b.
Ainsi, la lame 30 flexible est cintrée et forme une arche s'étendant dans toute la
longueur des espaces entre les dents 11, 21 et se prolongeant dans la fente F, de
sorte à affleurer la surface supérieure S de la chaussée en position écartée.
[0025] La base 31 est fixée sur la semelle 12, 22 par boulonnage de deux vis 32 dans des
trous taraudés de la semelle 12, 22. La lame 30 flexible comporte une lumière 33 en
regard de la base 31 pour accéder aux têtes des vis 32 réalisant le boulonnage.
[0026] Les peignes 10, 20 sont réalisés par exemple en acier inoxydable, de même que les
semelles et les lames 30 flexibles. Ils pourraient aussi être réalisés dans en acier
protégé contre la corrosion par un revêtement.
[0027] En fonctionnement, en fonction des contraintes sur l'ouvrage, en particulier en fonction
des températures, la fente F change de taille se débattant entre la position écartée
comme sur la figure 4 et la position rapprochée, comme montré sur la figure 5, et
vice-versa. Dans ce mouvement, la troisième dent 21 glisse sur la face supérieure
de la lame 30 flexible et la pousse vers le bas, à l'intérieur de la fente F. Lors
de l'écartement, la lame 30 reprend sa position initiale sous l'effet de son élasticité.
Si une roue de vélo passe au-dessus de la lame 30 flexible, elle s'appuie sur celle-ci
et ne descend que de quelques millimètres, sans pénétrer sensiblement entre la première
et la deuxième dent 11a, 11b.
[0028] Dans un deuxième mode de réalisation, montré sur les figures 8 à 10, les moyens escamotables
3' comporte un tube télescopique 34 s'étendant entre la première et la deuxième dent
en regard de la troisième dent. Le tube télescopique 34 est fixé sur la semelle 12,
22 par une première de ses extrémités 341, l'autre extrémité 342 étant en regard de
la troisième dent 21, en porte-à-faux. A sa deuxième extrémité, le tube télescopique
34 comporte une béquille 343 qui glisse sur la face supérieure de la semelle 12, 22.
Le tube télescopique 34 comporte des moyens élastiques internes, non représentés,
qui maintiennent élastiquement le tube télescopique 34 dans une position déployée.
Ainsi, le tube obture l'espace entre la première et la deuxième dent en permanence,
sans empêcher le passage de la position écartée à la position rapprochée. Si une roue
de vélo passe au-dessus du tube télescopique 34, elle s'appuie sur celui-ci et ne
descend que de quelques millimètres, sans pénétrer sensiblement entre la première
et la deuxième dent 11a, 11b.
[0029] Dans un troisième mode de réalisation, montré sur les figures 11 à 13, les moyens
escamotables 3" comportent une base 31" s'étendant sous la lame 30" flexible. La base
31" est un profilé en forme d'équerre qui peut être continu ou de la largeur de chaque
lame 30". La base 31" est fixée sur la semelle 12, tandis que la lame 30" flexible
est reliée à la base 31" par crochets à l'opposé de la troisième dent 21. La lame
30" comporte un repli 301 en forme de U, venant en appui sur une première aile 311
de la base 31" qui est le long de la semelle 12. Une deuxième aile 312 de la base
s'étend sensiblement à angle droit de la première aile 311 et se termine par l'un
des crochets 313 de la liaison avec la lame 30" flexible, ledit crochet 313 ayant
une forme en U ouvert en regard du peigne 10. Une extrémité de la lame 30" comporte
également un crochet 302 qui s'imbrique avec le crochet 313 de la base 31".
[0030] En utilisation, la lame 30" est tendue en flexion par l'appui d'une part au niveau
des crochets 313, 302, au niveau du repli 301 et d'autre part sous la troisième dent
21. La lame 31" fléchit lors du passage de la position écartée à la position rapprochée,
comme l'illustrent les figures 11 à 13, le repli 301 restant en appui sur l'aile 311
de la base.
1. Joint de chaussée pour raccorder deux parties de chaussée (C1, C2) séparées par une
fente (F) comprenant deux ensembles (1, 2) ancrés respectivement dans l'une ou l'autre
des parties de chaussée (C1, C2) de part et d'autre de la fente (F), chaque ensemble
(1, 2) comportant un peigne (10, 20) comportant une série de dents (11, 21), les dents
(11, 21) de l'un des peignes (10, 20) étant imbriquées dans les dents (21, 11) de
l'autre peigne (20, 10) pour assurer la continuité de la surface supérieure (S) de
la chaussée lorsque les parties de chaussée (C1, C2) se débattent entre une position
rapprochée dans laquelle la fente (F) est la plus étroite et une position écartée
dans laquelle la fente (F) est la plus large, le joint étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens escamotables (3, 3') apte à combler, au moins partiellement,
les espaces entre une première et une deuxième dent (11a, 11b) adjacentes d'un même
peigne (10, 20) et une troisième dent (21) de l'autre peigne (10, 20) insérée entre
la première et la deuxième dent (11a, 11b).
2. Joint de chaussée selon la revendication 1, dans lequel les moyens escamotables (3,
3') comportent une lame (30) flexible s'étendant entre la première et la deuxième
dent(10a, 11b) et passant sous la troisième dent (21) vers la fente (F).
3. Joint de chaussée selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel chaque
ensemble (1, 2) comporte en outre une semelle (12, 22) s'étendant le long de la fente
(F) sous le peigne (10, 20) dudit ensemble.
4. Joint de chaussée selon les revendications 2 et 3 prises en combinaison, dans lequel
les moyens escamotables (3, 3') comportent une base (31) s'étendant sous la lame (30)
flexible et fixée sur la semelle (12, 22), la lame (30) flexible et la base (31) étant
d'un seul tenant et reliées à l'opposé de la troisième dent (21).
5. Joint de chaussée selon la revendication 4, dans lequel la base (31) est fixée par
boulonnage, la lame (30) flexible comportant une lumière pour accéder à des vis réalisant
le boulonnage.
6. Joint de chaussée selon l'une des revendications 2 à 5, dans lequel la lame (30) flexible
est cintrée de sorte à affleurer la surface supérieure (S) de la chaussée en position
écartée.
7. Joint de chaussée selon la revendication 1, dans lequel les moyens escamotables (3,
3') comporte un tube télescopique (34) s'étendant entre la première et la deuxième
dent (11a, 11b) en regard de la troisième dent (21).
8. Joint de chaussée selon les revendications 7 et 3 prises en combinaison, dans lequel
le tube télescopique (34) est fixé sur la semelle (12, 22) par l'une de ses extrémités
(341), l'autre extrémité (342) étant en regard de la troisième dent (21).
9. Joint de chaussée selon les revendications 2 et 3 prises en combinaison, dans lequel
les moyens escamotables (3, 3') comportent une base (31") s'étendant sous la lame
(30") flexible et fixée sur la semelle (12, 22), la lame (30") flexible étant reliée
à la base (31") par crochets à l'opposé de la troisième dent (21).
10. Joint de chaussée selon la revendication 9, dans lequel la lame (30") comporte un
repli (301) en forme de U, venant en appui au niveau de la base (31").
11. Joint de chaussée selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les moyens
escamotables comportent un ressort hélicoïdal s'étendant entre la première et la deuxième
dent en regard de la troisième dent.
12. Joint de chaussée selon la revendication 11, dans lequel les spires du ressort sont
de forme rectangulaire ou carrée.