DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention appartient au domaine des accessoires utilisés avant application
de liquides ou autres matières fluides sur des surfaces. Elle concerne plus particulièrement
un kit et un procédé de masquage à positionnement optimisé d'une zone comprise dans
une surface destinée à être traitée. La présente invention trouve une application
particulièrement avantageuse, bien que nullement limitative, dans des kits et procédés
de masquage de hublots d'aéronefs avant peinture de leurs fuselages.
ÉTAT DE LA TECHNIQUE
[0002] Actuellement, on connaît différents dispositifs et procédés permettant de masquer
une ou plusieurs zones d'une surface afin de protéger ces zones lors de l'application
d'un traitement spécifique sur ladite surface. L'application dudit traitement peut
éventuellement être mise en oeuvre selon plusieurs opérations de traitement successives.
[0003] Ainsi, de tels dispositifs et procédés sont respectivement utilisés et mis en oeuvre,
par exemple, pour couvrir des ouvrants avant application de couches de protection
contre la rouille de surfaces métalliques telles que des carrosseries de voiture,
des coques de bateau, des fuselages d'aéronef, des habitacles d'engins de chantiers
ou autres. Il peut s'agir aussi de dispositifs et procédés à finalité esthétique,
et permettant, par exemple, de décorer une surface par application d'une ou plusieurs
couches de peinture tout autour de parties délimitées, formant dès lors des motifs,
de ladite surface.
[0004] De manière conventionnelle, de tels dispositifs sont avantageusement appliqués sur
la surface externe du fuselage d'un aéronef, lorsqu'un revêtement doit y être déposé,
comme par exemple de la peinture projetée par pulvérisation. Cette pulvérisation intervient
alors que ledit fuselage est déjà équipé de hublots (ou éventuellement d'autres accessoires)
qu'il convient donc de protéger par des masques de formes adéquates afin de les préserver
de toute projection de peinture. Plus spécifiquement, un hublot d'aéronef comporte
une fenêtre en verre encastrée dans un support métallique, ledit support métallique
étant riveté au fuselage de l'aéronef. En amont des opérations de peinture, un masque,
de forme et d'aire sensiblement identiques respectivement à la forme et l'aire de
la fenêtre en verre du hublot, est superposé à la fenêtre du hublot.
[0005] Une fois le masque posé, plusieurs couches de peinture (généralement trois couches)
sont appliquées successivement. Le masque peut alors être retiré après séchage de
chaque couche, afin d'être remplacé par un masque neuf, ce qui s'avère coûteux en
matière consommée.
[0006] Traditionnellement, l'adhésion du masque s'effectue au moyen d'une bande adhésive
au niveau de sa périphérie. Cette bande adhésive permet, notamment, au masque de couvrir
une surface légèrement supérieure à celle de la fenêtre de sorte à protéger un joint
périphérique entourant la fenêtre, voire éventuellement encore d'autres parties du
hublot qui ne doivent pas être peintes. La taille de ladite bande adhésive couplée
à la souplesse du masque font que la manipulation de ce dernier s'avère complexe,
rendant dès lors d'autant plus difficile son positionnement précis sur la fenêtre.
[0007] En outre, le nombre de hublots intégrés au fuselage étant en général élevé, la superposition
précise des masques respectivement associés aux hublots requièrent alors une adresse
et une attention constantes. Ces manipulations répétées deviennent par conséquent
fastidieuses générant ainsi un aléa de positionnement qui nuit au rendu esthétique
général des opérations de peinture.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0008] La présente invention a pour objectif de remédier à tout ou partie des inconvénients
de l'art antérieur, notamment ceux exposés ci-avant, en proposant une solution qui
permette d'avoir un kit de masquage d'une zone, ledit kit de masquage étant configuré
de sorte à pouvoir être positionné avec précision sur ladite zone.
[0009] A cet effet, et selon un premier aspect, l'invention concerne un kit de masquage
d'une zone, ladite zone comportant une partie interne et une partie externe périphérique,
séparées par une partie intermédiaire, ledit kit de masquage comportant un film :
- comprenant une première face, dite face inférieure, enduite d'une substance adhésive
et recouverte d'une feuille de protection au moins partiellement amovible,
- de forme et d'aire sensiblement identiques à la forme et l'aire de ladite zone, et
destiné à être appliqué sur ladite zone par sa face inférieure.
[0010] En outre, le kit de masquage comporte des moyens de visualisation adaptés pour voir
localement au travers du kit de masquage et configurés pour former un repère destiné
à être positionné au niveau d'une délimitation entre ladite partie intermédiaire et
l'une des deux autres parties de ladite zone.
[0011] Lesdits moyens de visualisation constituent avantageusement une aide visuelle au
positionnement du film sur la zone. En effet, le film étant configuré de sorte à occulter
ladite zone lors de son application sur cette dernière, lesdits moyens de visualisation
permettent d'obtenir une information sur le positionnement relatif du kit de masquage
par rapport à la zone à masquer lors de son transfert vers ladite zone à masquer,
et permettent donc ainsi de modifier ce positionnement relatif par des actions manuelles
correctives avant application finale sur la zone.
[0012] Dans des modes particuliers de réalisation, le kit de masquage peut comporter en
outre l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou selon
toutes les combinaisons techniquement possibles.
[0013] Dans un mode particulier de réalisation, lesdits moyens de visualisation comportent
au moins une fenêtre de visualisation comportant :
- un trou traversant le kit de masquage et de contour configuré de sorte à laisser apparaître
au moins une partie, dite partie visible, de ladite délimitation lorsque le kit de
masquage est en position sur ladite zone,
- un opercule transparent collé amovible sur une deuxième face du film, dite face supérieure,
opposée à ladite face inférieure, de sorte à recouvrir ledit trou traversant.
[0014] Une telle fenêtre permet avantageusement, d'une part, de voir au travers du kit de
masquage, mais aussi d'autre part d'identifier la position relative du kit de masquage
par rapport à ladite délimitation. De cette manière, il est beaucoup plus facile de
déterminer si, au cours de son transfert vers la zone, la position du kit de masquage
nécessitent de subir d'éventuelles actions correctives.
[0015] Dans un mode particulier de réalisation, le contour dudit trou traversant comporte
une partie, dite partie de repérage, de forme sensiblement identique à la forme de
ladite partie visible, et destinée à être superposée à ladite partie visible.
[0016] Dans un mode particulier de réalisation, le contour du trou traversant est de forme
oblongue, ladite partie de repérage étant comprise dans la longueur dudit contour.
[0017] Dans un mode particulier de réalisation, le kit de masquage comporte des moyens d'aide
au positionnement distincts du contour du trou traversant.
[0018] Dans un mode particulier de réalisation, lesdits moyens d'aide au positionnement
comportent au moins un trait tracé sur la face supérieure du film, s'étendant depuis
le contour du trou traversant, et destiné à être positionné soit dans le prolongement
de ladite partie visible, soit dans le prolongement d'un axe médian de ladite partie
intermédiaire.
[0019] De telles dispositions permettent de réduire avantgeusement le nombre d'actions correctives
éventuellement nécessaires pour une application précise du kit de masquage sur la
zone dans la mesure où ledit trait constitue une aide visuelle facilement identifiable
et aussi aisée à positionner dans le prolongement de la partie visible (ou bien dans
le prolongement d'un axe médian de la partie intermédiaire).
[0020] Dans un mode particulier de réalisation, lesdits moyens de positionnement comportent
deux traits agencés de part et d'autre dudit trou traversant.
[0021] Dans un mode particulier de réalisation, le kit de masquage comporte trois fenêtres
de visualisation agencées selon une disposition triangulaire sensiblement isocèle.
[0022] Dans un mode particulier de réalisation, le kit de masquage comporte des collerettes
de protection C
i, i étant dans l'intervalle [1 ; N] avec N entier supérieur ou égal à 2, chaque collerette
de protection comportant un contour externe superposé avec le contour du film ainsi
qu'un contour interne, ajouré au niveau desdits moyens de visualisation et sur lequel
est agencée une languette de retrait, lesdites collerettes comportant des faces inférieures
respectives enduites d'une substance adhésive de sorte que :
- les collerettes C1,...,CN sont collées amovibles l'une sur l'autre dans cet ordre de sorte,
- la face inférieure de la collerette C1 est collée amovible sur la face supérieure du film,
- pour i < j, la collerette Cj est de largeur inférieure à celle de la collerette Ci de sorte à laisser apparaître le contour interne de ladite collerette Ci.
[0023] Selon un second aspect, l'invention concerne un procédé de masquage d'une zone, au
moyen d'un kit de masquage selon l'invention, ledit procédé comportant les étapes
successives suivantes :
- une étape de retrait de tout ou partie de la feuille de protection du film,
- une étape de positionnement et d'application du kit de masquage sur ladite zone par
la face inférieure du film au moyen des moyens de visualisation.
PRÉSENTATION DES FIGURES
[0024] Les caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux appréciés grâce à la
description qui suit, description qui expose les caractéristiques de l'invention au
travers de modes de mise en oeuvre préférés, qui n'en sont nullement limitatifs.
[0025] La description s'appuie sur les figures annexées qui représentent :
- Figure 1 : une représentation schématique d'un exemple d'une zone destinée à être
masquée par un kit de masquage.
- Figure 2a : une représentation schématique d'un exemple de réalisation d'un film du
kit de masquage, selon une première face, dite face inférieure, dudit film.
- Figure 2b : une représentation schématique d'un exemple de réalisation d'un film du
kit de masquage, selon une deuxième face, dite face inférieure, dudit film.
- Figure 3 : une représentation schématique d'une variante de réalisation du film de
la figure 2a, selon la face supérieure dudit film, dans laquelle le kit comporte des
moyens de visualisation comprenant un trou traversant selon une première forme de
réalisation.
- Figure 4 : une représentation schématique d'une variante de réalisation du film de
la figure 2a, selon la face supérieure dudit film, dans laquelle le kit comporte des
moyens de visualisation comprenant un trou traversant selon une deuxième forme de
réalisation.
- Figure 5 : une représentation schématique d'une variante de réalisation du film de
la figure 2a, selon la face supérieure dudit film, dans laquelle le kit comporte des
moyens d'aide au positionnement.
- Figure 6 : une représentation schématique d'un exemple préféré de réalisation du film
de la figure 5, selon la face supérieure dudit film, dans laquelle le kit de masquage
comporte trois fenêtres de visualisation.
- Figure 7 : une représentation d'un organigramme d'un exemple de mise en oeuvre d'un
procédé de masquage de ladite zone au moyen d'un kit de masquage.
[0026] Dans ces figures, des références identiques d'une figure à une autre désignent des
éléments identiques ou analogues. Pour des raisons de clarté, les éléments représentés
ne sont pas à l'échelle, sauf mention contraire.
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE MODES DE RÉALISATION
[0027] La présente invention trouve sa place dans le domaine des opérations industrielles
de traitement de surface, ledit traitement ayant diverses fonctions de protection
ou de décoration (anti-rouille, peinture colorée, vernis, etc.), ou bien encore de
nettoyage (décapage, ponçage, dégraissage, etc.).
[0028] La
figure 1 représente schématiquement un exemple d'une zone 10 destinée à être masquée par un
kit de masquage.
[0029] L'invention concerne, selon un premier aspect, un kit de masquage à positionnement
optimisé de ladite zone 10. Par conséquent, la zone 10 à masquer est une surface incluse
dans ladite surface destinée à être traitée, et comporte un contour périphérique la
délimitant.
[0030] Dans la suite de la description, la notion de « surface » est prise au sens le plus
général possible. Aussi, le terme « surface » inclut aussi bien les surfaces planes
ou gauches, comme le sont généralement les fuselages et les carrosseries, ainsi que
les surfaces irrégulières, telles que par exemple les éléments de joints entre une
carrosserie et une vitre.
[0031] Dans le présent exemple de réalisation, la surface destinée à être traitée est métallique.
Rien n'exclut cependant que ladite surface destinée à être traitée soit constituée
d'autres matériaux, tels que des matières plastiques synthétiques, du bois, du verre,
etc. La zone 10 à masquer peut également être de toute nature, sous réserve que ses
caractéristiques superficielles autorisent tout ou partie du kit de masquage à y adhérer
selon des moyens décrits ci-après.
[0032] La zone 10 à masquer comporte une partie interne 11 et une partie externe périphérique
13 séparées par une partie intermédiaire 12. Ainsi, ladite partie externe périphérique
13 et ladite zone 10 ont un contour en commun, à savoir ledit contour périphérique
de la zone 10.
[0033] La suite de la description vise plus spécifiquement, mais de manière non limitative,
un kit de masquage d'un hublot d'un fuselage d'aéronef. De manière connue en soi,
ledit hublot comporte une fenêtre en verre encastrée dans un support métallique, ledit
support métallique étant riveté au fuselage de l'aéronef de sorte que seule une collerette
périphérique à ladite fenêtre en verre soit visible depuis l'extérieur de l'aéronef.
De plus, ledit hublot comporte un joint positionné entre ladite fenêtre en verre et
ledit support métallique. Dès lors, et pour la suite de la description, lesdites partie
interne 11, externe périphérique 13 et intermédiaire 12 de la zone 10 font respectivement
référence à ladite fenêtre en verre, à ladite collerette et audit joint.
[0034] Rien n'exclut cependant, suivant d'autres exemples non détaillés ici, d'avoir une
zone 10 à masquer de surface légèrement inférieure ou bien supérieure à la surface
totale du hublot, c'est-à-dire la surface de la fenêtre additionnée des surfaces respectives
du joint et de la collerette. On note toutefois que dans le présent mode de réalisation,
et d'une manière conventionnelle en ce qui concerne le traitement d'un fuselage d'aéronef,
le kit de masquage est configuré pour protéger au moins la fenêtre du hublot, voire
également à minima le joint dudit hublot afin de réduire les risques de migration
du traitement vers la fenêtre. Ainsi, si différentiel de surface entre la zone 10
à masquer et le hublot il y a, ce différentiel reste localisé au niveau de la collerette
dudit hublot.
[0035] Il est à noter qu'un aéronef comporte classiquement une pluralité de hublots aux
dimensions toutes identiques, de sorte que les tailles respectives des zones 10 à
masquer sont aussi identiques. En découle le fait que les kits de masquage, qui sont
respectivement à usage unique pour chaque hublot, sont avantageusement produits en
série selon ladite taille des zones 10 à masquer. Rien n'exclut cependant, selon d'autres
exemples non détaillés ici, d'avoir des zones 10 à masquer de tailles différentes,
donc des kits de masquage de tailles différentes, pour un seul aéronef.
[0036] Notons par ailleurs que, dans le but d'alléger la description, l'expression « kit
de masquage » pourra être désignée par la suite uniquement par l'expression « kit
» sans que cela porte préjudice à la compréhension de l'invention.
[0037] Le kit de masquage comporte un film 20, ledit film comportant une première face,
dite face inférieure 21, ainsi qu'une deuxième face, dite face supérieure 22, opposée
à ladite face inférieure 21. Ledit film est délimité par un contour commun aux faces
inférieure 21 et supérieure 22.
[0038] La
figure 2a et la
figure 2b représentent schématiquement un exemple de réalisation du film 20 du kit de masquage,
et correspondent à deux vues selon respectivement la face inférieure 21 et la face
supérieure 22 dudit film 20.
[0039] Ledit film 20 est de conception souple, et est réalisé par exemple par moulage de
matériaux plastiques comme du PVC (acronyme de l'expression anglaise « Poly Vynil
Chlorid »).
[0040] Le film 20 du kit de masquage est de forme et d'aire sensiblement identiques à la
forme et l'aire de ladite zone 10. Une telle configuration du film 20 est avantageuse
car notamment adaptée à un positionnement moyen rapide de ce dernier lors de son application
sur la zone 10 à masquer. Par « positionnement moyen », on fait référence ici à une
position non définitive sur la zone 10 mais néanmoins proche d'une position finale
et optimale telle que souhaitée avant application du traitement sur le fuselage. Plus
particulièrement, le passage d'une position moyenne à une position finale optimisée
est réalisé par un opérateur au moyen d'actions correctives de faibles amplitudes
relativement aux dimensions caractéristiques (longueur, largeur) de la zone 10, et
donc du film 20.
[0041] Dans un mode particulier de réalisation, illustré à titre nullement limitatif par
la figure 2a, le film 20 du kit de masquage est de forme sensiblement ovale. Une telle
configuration est adaptée au masquage des hublots de certains types d'avions, comme
par exemple les hublots de l'Airbus A350. Rien n'exclut cependant d'avoir un film
de forme différente dès lors que ce dernier est adapté à masquer la zone. Par exemple,
sans que cela soit détaillé plus avant, le film peut être de forme rectangulaire avec
des bords arrondis ou bien encore plus généralement oblongue.
[0042] La face inférieure 21 du film 20 est enduite d'une substance adhésive, c'est-à-dire
d'un matériau synthétique permettant de faire adhérer deux surfaces sans mouillage.
Ladite substance adhésive est caractérisée notamment par un pouvoir collant choisi
dans une gamme de valeurs de sorte à permettre au film 20 de rester en place sur la
zone 10 lors du traitement de la surface, à rester solidaire du film 20 lorsque celui-ci
est retiré de ladite zone 10, ainsi qu'à ne pas laisser de trace sur ladite zone 10.
Les propriétés des substances adhésives sont bien connues de l'homme du métier qui
saura choisir, notamment dans le catalogue des produits offerts par les fabricants
spécialisés, une gamme d'adhésifs de compositions adaptées aux caractéristiques du
kit de masquage mis en oeuvre.
[0043] On comprend ainsi que le film 20 du kit de masquage est destiné à être appliqué sur
ladite zone 10 par sa face inférieure 21. A cet effet, dans la mesure où la forme
et l'aire du film sont sensiblement identiques à la forme et l'aire de la zone 10,
il sera fait référence par la suite, sans que cela entraîne de confusion, à des parties
respectivement interne, intermédiaire et externe périphérique de la face inférieure
21 du film 20, chacune de ces parties du film 20 présentant une forme et une aire
sensiblement identique à la partie homologue de ladite zone 10 et étant destinée à
la recouvrir.
[0044] Dans le présent exemple de réalisation, le pouvoir collant de la substance adhésive
de ladite face inférieure 21 est compris entre 2,5 N.cm
-1 et 4,5 N.cm
-1. En outre, ladite substance adhésive a une épaisseur de 85 µm. Rien n'exclut cependant
que, selon d'autres exemples non détaillés ici, le pouvoir collant de la substance
adhésive de ladite face inférieure 21 soit compris dans d'autres intervalles de valeurs,
et que son épaisseur soit supérieure ou inférieure à 85 µm.
[0045] Eventuellement, dans une variante de réalisation, les parties interne et intermédiaire
de la face inférieure 21 du film 20 sont enduites d'une première substance adhésive.
Par ailleurs, la partie externe périphérique de ladite face inférieure 21 est quant
à elle enduite d'une seconde substance adhésive de pouvoir collant supérieur à celui
de ladite première substance adhésive. Par exemple, les première et deuxième substances
adhésives ont des pouvoirs collants respectifs de 2,5 N.cm
-1 et 4,5 N.cm
-1. De telles dispositions permettent d'assurer un meilleur maintien du film 20 lorsque
celui-ci est appliqué sur la zone 10, notamment au niveau de la partie externe périphérique
13 de ladite zone 10, tout en minimisant les risques d'avoir des traces résiduelles
de substance adhésive sur la partie interne 11 de la zone 10 lors du retrait du film
20.
[0046] Dans une autre variante de réalisation, seule la partie externe périphérique de la
face inférieure 21 du film 20 est enduite de substance adhésive de sorte à assurer
que la partie interne 11 de la zone 10 n'entre jamais en contact avec une substance
adhésive.
[0047] La face inférieure 21 du film 20 est aussi recouverte d'une feuille de protection
30 adaptée à permettre le stockage ainsi qu'une meilleure préhension dudit film 20.
[0048] Dans l'exemple non limitatif illustré par la figure 2a, ladite feuille de protection
30 est une feuille de papier siliconé, tel que du papier kraft, de dimensions sensiblement
identiques, voire de préférence identiques, aux dimensions de la face inférieure 21
du film 20. Ladite feuille de protection 30 est superposée à la face inférieure 21
du film 20 de sorte que leurs contours respectifs sont confondus. Rien n'exclut cependant
d'avoir des caractéristiques de matériau et de dimensions différentes pour ladite
feuille de protection 30. Par exemple, ladite feuille de protection 30 peut également
être réalisée en matériaux plastiques comme du PVC.
[0049] Par ailleurs, ladite feuille de protection 30 de la face inférieure 21 du film 20
est au moins partiellement amovible de sorte que le film 20 adhère à la zone 10 à
masquer selon tout ou partie de face inférieure 21.
[0050] Dans un mode préféré de réalisation, et tel qu'illustré par la figure 2a, la feuille
de protection 30 de la face inférieure 21 du film 20 comporte une prédécoupe périphérique
31 prenant la forme d'une ligne fermée parallèle au contour dudit film 20. Ainsi,
ladite prédécoupe périphérique 31 divise la feuille de protection en secteurs distincts,
à savoir une bande périphérique 32 et une partie centrale complémentaire 33. La largeur
de ladite bande périphérique 32, comptée à partir du contour du film 20, est sensiblement
supérieure à la largeur de la partie externe périphérique 13 de la zone 10 additionnée
de la partie intermédiaire 12 de ladite zone 10. Une telle configuration permet de
dissocier séparément la bande périphérique 32 et la partie centrale complémentaire
33 de la feuille de protection 30. En outre, ladite bande périphérique 32 comporte
au moins une prédécoupe radiale 34 adaptée à faciliter la dissociation de ladite feuille
de protection 30 de ladite face inférieure 21 du film 20.
[0051] Dans un mode plus particulier de réalisation, ladite bande périphérique 32 de la
feuille de protection 30 comporte deux prédécoupes radiales 34 de sorte à être divisées
en deux segments. Par exemple, lesdits deux segments sont configurés de sorte que
le rapport de leurs longueurs respectives est 2. De telles dispositions permettent
avantageusement, lors du transfert du film 20 vers la zone 10, de découvrir dans un
premier temps un seul des deux segments, préférentiellement le segment de plus petite
longueur, de sorte à améliorer la préhension du film 20 en limitant les risques de
contact d'une main d'un opérateur avec la substance adhésive. Par ailleurs, une telle
configuration permet aussi de limiter le nombre d'actions correctives de positionnement
du film 20 sur la zone 10, la partie du film 20 protégée par le segment retiré étant
avantageusement utilisée lors d'une étape de positionnement préliminaire. Rien n'exclut
cependant que, dans d'autres exemples non détaillés ici, ladite bande périphérique
32 soit divisée en plus de deux segments dont le rapport des longueurs diffère de
2.
[0052] Alternativement, dans un mode particulier de réalisation, la feuille de protection
30 de la face inférieure 21 du film 20 est configurée de sorte à être complètement
amovible d'un seul tenant et en un seul geste par l'homme du métier.
[0053] De plus, le film 20 comporte des moyens de visualisation adaptés pour voir localement
au travers du kit et configurés pour former un repère destiné à être positionné au
niveau d'une délimitation entre ladite partie intermédiaire 12 et l'une des deux autres
parties de ladite zone 10. Pour la suite de la description, et à titre nullement limitatif,
on se place dans la configuration où ladite délimitation correspond à la délimitation
entre les parties respectivement intermédiaire 12 et interne 11 de la zone 10.
[0054] Ainsi, lesdits moyens de visualisation constituent une aide visuelle au positionnement
du film 20 sur la zone 10, le film 20 occultant par définition ladite zone 10 lors
de son application sur cette dernière. Par « repère », on fait référence ici à la
réunion d'objets géométriques planaires (de type courbe, segment, contour polygonal,
etc.), cette réunion permettant d'évaluer la position d'un élément prédéterminé de
la zone 10, comme par exemple ladite délimitation, relativement auxdits objets de
ladite réunion.
[0055] Il convient de noter que par « au niveau d'une délimitation », on entend ici qu'au
moins une partie dudit repère est destinée à être soit superposée à ladite délimitation,
soit positionnée dans le voisinage de ladite délimitation, comme cela est décrit ci-après.
[0056] Dans un mode particulier de réalisation, illustré à titre nullement limitatif par
les figures 2a et 2b, lesdits moyens de visualisation comportent au moins une fenêtre
de visualisation 40 comportant un trou 41 traversant le kit et de contour configuré
de sorte à laisser apparaître au moins une partie, dite partie visible 14, de ladite
délimitation lorsque le kit est en position sur ladite zone 10. Ainsi, ledit trou
41 traverse le kit, et donc le film 20, dans son épaisseur permettant avantageusement
de voir à travers ledit film 20, et donc notamment d'évaluer la distance entre le
film 20 et la zone 10 lors de l'application dudit film 20, ainsi que de repérer une
délimitation entre deux parties contigües de la zone 10 relativement au contour dudit
trou traversant 41.
[0057] Par exemple, et tel qu'illustré par la figure 2a et la figure 2b à titre nullement
limitatif, les moyens de visualisation du kit comportent un trou traversant 41 de
forme circulaire agencé sur le grand axe du film 20 de forme ovale, et configuré de
sorte que, une fois le film 20 appliqué sur la zone 10, son centre soit sensiblement
positionné sur l'axe médian de la partie intermédiaire 12 de la zone 10 (les figures
2a et 2b sont relatives à un kit de masquage positionné sur la zone 10, dès lors la
zone 10 est représentée à travers les éléments du kit permettant de voir à travers).
Le rayon dudit trou traversant 41 est de plus compris dans un intervalle de [1 cm,
2cm]. Dans le présent exemple de réalisation, ladite partie visible 14 laissée apparente
par ledit trou traversant 41 comprend la partie intermédiaire 12 de la zone 10 dans
toute sa largeur ainsi que son voisinage proche (sur une largeur de quelques millimètres).
Notons, que par « axe médian de la partie intermédiaire », on entend ici un axe parcourant
toute la longueur de ladite partie intermédiaire 12 et positionné à équidistance de
la délimitation entre la partie interne 11 et la partie intermédiaire 12 de la zone
10, et de la délimitation entre la partie externe périphérique 13 et la partie intermédiaire
12 de la zone 10.
[0058] Ladite fenêtre de visualisation 40 comporte de plus un opercule transparent 42 collé
amovible sur la face supérieure 22 du film 20 de sorte à recouvrir ledit trou traversant
41. Préférentiellement, ledit opercule 42 est de conception souple et réalisé en matière
plastique transparente. L'opercule 42 est en outre de forme sensiblement identique
à la forme dudit trou traversant 41, d'aire sensiblement supérieure à celle dudit
trou traversant 41, et comporte une face inférieure en contact avec la face supérieure
22 du film 20. Aussi, la face inférieure de l'opercule 42 est enduite de substance
adhésive uniquement au niveau de sa périphérie de sorte à adhérer à ladite face supérieure
22 du film 20 sans que la substance adhésive passe au travers du trou traversant 41.
Une telle configuration de la fenêtre de visualisation 40 est particulièrement avantageuse
dans la mesure où ledit opercule 42 permet de voir à travers le film 20 tout en protégeant
la zone 10 à masquer lors de l'application du traitement sur le fuselage.
[0059] Rien n'exclut cependant que le trou traversant 41 soit configuré différemment, notamment
en terme de forme, de position et de nombre relativement à la partie visible 14 de
la délimitation. Rien n'exclut non plus que ledit opercule 42 soit de forme sensiblement
différente de la forme du trou traversant 41 dès lors qu'il recouvre ce dernier afin
d'éviter toute migration du traitement au travers dudit trou traversant 41.
[0060] A cet effet, la
figure 3 représente schématiquement une variante de réalisation du film 20 de la figure 2a,
et correspond à une vue selon la face supérieure 22 dudit film dans lequel les moyens
de visualisation comprennent un trou traversant 41 comportant une partie, dite partie
de repérage 43, de forme sensiblement identique à la forme de ladite partie visible
14, et destinée à être superposée à ladite partie visible 14.
[0061] Une telle configuration facilite le positionnement du film 20 sur la zone 10 dans
la mesure où, une fois la feuille de protection 30 ou au moins une de ses parties
retirées, ledit positionnement se fait par superposition de ladite partie de repérage
43 avec ladite partie visible 14. Cette configuration constitue ainsi une aide visuelle
au positionnement du film 20 permettant de réduire le nombre d'actions correctives
éventuellement nécessaires à un positionnement parfait du film 20 sur la zone 10,
et donc de gagner du temps en vue des opérations de traitement ultérieures sur le
fuselage.
[0062] Dans l'exemple illustré par la figure 3, le contour du trou traversant 41 est de
forme oblongue, ladite partie de repérage 43 étant comprise sur un des cotés longitudinaux
dudit contour. La longueur dudit trou traversant 41, et donc a fortiori de ladite
partie de repérage 43, est inférieure à la longueur totale de la délimitation entre
les parties respectivement intermédiaire 12 et interne 11 de la zone. La largeur du
trou traversant 41 est quant à elle configurée de sorte à laisser apparaître toute
la partie intermédiaire 12 de la zone 10 ainsi que son voisinage proche une fois le
film appliqué sur ladite zone 10. De plus, le trou traversant 41 est recouvert d'un
opercule 42 de forme sensiblement identique à la forme dudit trou 41, et de surface
sensiblement supérieure à la surface dudit trou 41. Ladite partie de repérage 43 présente
une forme identique à la forme de ladite partie visible 14, à savoir une forme régulière,
c'est-à-dire sans inversion de courbure (autrement dit convexe ou bien concave). Toutefois,
rien n'exclut que ladite partie de repérage 43 soit de forme plus irrégulière, comme
par exemple une ligne polygonale, dès lors que ladite partie visible 14 ait une forme
sensiblement identique. Rien n'exclut non plus que le contour du trou traversant 41
ait une forme différente, donc non nécessairement oblongue. Ainsi le contour dudit
trou traversant 41 peut présenter une forme dont les proportions en largeur et en
longueur sont sensiblement égales.
[0063] Dans un exemple plus particulier de réalisation, le trou traversant 41 est de forme
oblongue, la longueur dudit trou traversant 41, et aussi la longueur de ladite partie
de repérage 43, étant égale à la longueur totale de la délimitation entre les parties
respectivement intermédiaire 12 et interne 11 de la zone 10. Ainsi, la partie de repérage
43, positionnée sur un des côtés du trou traversant 41, est destinée à être superposée
à toute ladite délimitation. Autrement dit, le trou traversant 41 permet de voir toute
ladite délimitation lors de l'application du film 20 sur la zone 10, le trou 41 ayant
dès lors une forme de type annulaire (ou plus généralement doublement connexe). De
telles dispositions permettent d'accroître la précision du positionnement du film
20 sur la zone 10 mais nécessite toutefois un usinage plus compliqué du film 20 ainsi
qu'un opercule 42 de surface plus importante relativement à un trou traversant 41
laissant apparaître une partie visible de longueur inférieure à la longueur totale
de la délimitation.
[0064] Par ailleurs, dans un mode particulier de réalisation, le kit de masquage comporte
des moyens d'aide au positionnement distincts du contour du trou traversant 41. De
tels moyens d'aide au positionnement ont pour but de minimiser le plus possible le
nombre d'actions correctives de positionnement éventuellement nécessaires lors de
l'application du film 20 sur la zone 10, voire à supprimer complètement le recours
à de telles actions correctives de positionnement. Ainsi, la combinaison des moyens
d'aide au positionnement et des moyens de visualisation permet non seulement un gain
en précision lors de l'application du kit de masquage, mais aussi la suppression de
toute hésitation lors de la manipulation dudit kit assurant ainsi un gain en temps
lors de l'application de ce dernier sur la zone 10 à masquer.
[0065] La
figure 4 représente schématiquement une variante de réalisation du film de la figure 2a, et
correspond à une vue selon la face supérieure 22 dudit film dans laquelle ledit trou
traversant 41 comporte un axe de symétrie de forme sensiblement identique à la forme
de ladite partie visible 14, et destiné à être superposé à ladite partie visible 14,
soit à un axe médian de ladite partie intermédiaire. Tel qu'illustré par la figure
4 à titre nullement limitatif, ledit trou traversant 41 est de forme rectangulaire,
ledit axe de symétrie du trou traversant 41 étant formé par le segment reliant les
points milieux respectifs des deux largeurs dudit rectangle. En outre, dans le présent
exemple de réalisation, ledit axe de symétrie est destiné à être superposé audit axe
médian de la partie intermédiaire 12. Le trou rectangulaire 41 est aussi recouvert
d'un opercule 42 de forme rectangulaire et de surface sensiblement supérieure à la
surface dudit trou 41. Une telle configuration constitue effectivement une aide au
positionnement du film 20 sur la zone 10 dans la mesure où ledit axe de symétrie,
même s'il reste virtuel, c'est-à-dire non signalisé par exemple au moyen d'un trait,
constitue un repère de positionnement facilement identifiable par un opérateur chargé
de l'application du film 20 sur la zone 10. Rien n'exclut que le trou traversant ait
une forme différente d'une forme rectangulaire. A cet effet, toute forme géométrique
présentant un axe de symétrie rapidement identifiable convient comme par exemple un
trou circulaire, carré, trapézoïdal, ovale, etc.
[0066] La
figure 5 représente schématiquement une autre variante de réalisation du film 20 de la figure
2a, et correspond à une vue selon la face supérieure 22 dudit film 20 dans laquelle
lesdits moyens d'aide au positionnement comportent au moins un trait tracé 50 sur
la face supérieure 22 du film 20, s'étendant depuis le contour du trou traversant
41, et destiné à être positionné soit dans le prolongement de ladite partie visible
14, soit dans le prolongement d'un axe médian de ladite partie intermédiaire. Une
telle variante de réalisation apparaîtra clairement à l'homme du métier comme complémentaire
de la variante de réalisation dans laquelle le trou traversant 41 comporte un axe
de symétrie et illustrée par exemple par la figure 4.
[0067] Ledit au moins un trait 50 représente donc un repère visuel de positionnement, l'objectif
consistant dès lors, lors de l'application du film 20 sur la zone 10, à placer ledit
trait 50 dans le prolongement de la partie visible 14 (ou de l'axe médian de la partie
intermédiaire), tout en respectant la courbure de ladite partie visible 14 (ou ledit
axe médian). De cette manière, le nombre d'actions correctives nécessaires au positionnement
du film 20 sur la zone 10 est avantageusement réduit.
[0068] Dans l'exemple illustré par la figure 5 à titre nullement limitatif, le film 20 comporte
un trou traversant 41 de forme circulaire configuré selon des caractéristiques géométriques
identiques à celles du trou traversant 41 décrit dans la figure 2a. De plus, lesdits
moyens d'aide au positionnement comportent deux traits 50 agencés de part et d'autre
dudit trou traversant 41, par exemple sur une longueur de 2cm, dans le prolongement
de l'axe médian de la partie intermédiaire 12 de la zone 10 sur lequel est positionné
le centre dudit trou traversant 41. Lesdits deux traits 50 sont réalisés au moyen
d'une encre de type connue en soi, et tracés sur la face supérieure 22 du film 20
de sorte que la partie périphérique de l'opercule 42 enduite de substance adhésive
recouvre partiellement lesdits deux traits 50. Le fait d'avoir deux traits 50 de part
et d'autre du trou traversant 41 est un avantage supplémentaire relativement à une
configuration comportant uniquement un seul trait car cela permet d'aligner de manière
sensiblement instantanée lesdits deux traits 50 avec l'axe médian, autrement dit d'appliquer
de manière sensiblement instantanée le film 20 sur la zone 10.
[0069] Il importe de noter qu'un trou traversant 41 d'une fenêtre de visualisation 40 peut
être configuré de sorte à présenter au moins un axe de symétrie sans que pour autant
ledit au moins un trait 50 ne soit dans le prolongement dudit au moins un axe de symétrie
du trou traversant 41. Autrement dit, la position d'un trait 50 relativement au contour
d'un trou traversant 41 n'est pas nécessairement corrélée à la forme géométrique dudit
trou traversant 41.
[0070] De plus, on note que rien n'exclut d'avoir plusieurs trous traversants 41 avec des
traits 50 tracés à partir de leurs contours respectifs selon des caractéristiques
similaires à celles décrites ci-avant. A cet effet, la
figure 6 représente schématiquement un exemple préféré de réalisation du film 20 de la figure
5, et correspond à une vue selon la face supérieure 21 dudit film 20 dans laquelle
le kit de masquage comporte trois fenêtres de visualisation 40.
[0071] Par exemple, et tel qu'illustré par la figure 6, les trous traversants 41 respectifs
desdites fenêtres de visualisation 40 sont de forme circulaires. En outre, lesdites
fenêtres de visualisation 40 sont agencées selon une disposition triangulaire sensiblement
isocèle. A cet effet, une première fenêtre de visualisation comporte un trou traversant
positionné sur le grand axe du film de forme ovale. Les centres respectifs des deux
autres trous traversants sont quant à eux positionnés en vis-à-vis dans la largeur
du film, préférentiellement sur le petit axe du film. De plus, et d'une part, les
trous traversants 41 respectifs des fenêtres de visualisation 40 sont configurés de
sorte que, une fois le film 20 appliqué sur la zone 10, leurs centres respectifs sont
sensiblement positionnés sur l'axe médian de la partie intermédiaire 12 de la zone
10, et d'autre part deux traits 50 d'aide au positionnement sont agencés de part et
d'autre de chacun desdits trous traversants 41. Une telle configuration, notamment
en ce qui concerne les emplacements des fenêtres de visualisation 40 du film 20, est
très avantageuse car elle réduit au minimum les risques d'erreurs de positionnement
du film 20 sur la zone 10 ainsi que le nombre d'actions correctives éventuellement
nécessaires à ce positionnement. En effet, lesdites trois fenêtres de visualisation
40 constituent trois repères de positionnement. Ainsi, deux quelconques desdites trois
fenêtres 40 peuvent servir à positionner le film 20 sur la zone 10 avec une bonne
précision, la troisième fenêtre de visualisation restante pouvant dès lors servir
soit à vérifier le positionnement initial, soit à parfaire ledit positionnement initial.
Enfin, la disposition triangulaire sensiblement isocèle des fenêtres de visualisation
40 permet avantageusement d'avoir des repères de positionnement répartis de manière
équilibrée et uniforme sur le film 20, facilitant ainsi encore davantage l'aide à
l'application du film 20 sur la zone 10. Rien n'exclut cependant d'avoir un nombre
différent de fenêtres de visualisation ainsi qu'aussi une disposition différente desdites
fenêtres de visualisation.
[0072] Par ailleurs, dans un mode particulier de réalisation, le kit de masquage comporte
des collerettes de protection C
i 60
(i), i étant dans l'intervalle [1 ; N] avec N entier supérieur ou égal à 2, chaque collerette
de protection C
i 60
(i) comportant un contour externe superposé avec le contour du film 20 ainsi qu'un contour
interne, ajouré au niveau desdits moyens de visualisation et sur lequel est agencée
une languette de retrait 61
(i), lesdites collerettes comportant des faces inférieures respectives enduites d'une
substance adhésive de sorte que :
- les collerettes C1 60(1),...,CN 60(N) sont collées amovibles l'une sur l'autre dans cet ordre de sorte,
- la face inférieure de la collerette C1 60(1) est collée amovible sur la face supérieure 22 du film 20,
- pour i < j, la collerette Cj est de largeur inférieure à celle de la collerette Ci de sorte à laisser apparaître le contour interne de ladite collerette Ci.
[0073] De telles collerettes de protection sont particulièrement adaptées pour la protection
de la zone 10 lorsque le fuselage doit être traité au moyen de plusieurs couches de
traitement successives.
[0074] Par exemple, et tel qu'illustré par la figure 6, le nombre N de collerettes est égal
à 3. Un tel nombre correspond avantageusement à une situation d'exploitation industrielle
où il est courant d'appliquer un traitement selon trois couches sur le fuselage, comme
cela est bien connu de l'homme du métier : en premier lieu une couche dite primaire,
suivie d'une couche dite « de base » (encore dite couche « base coat » dans la littérature
anglo-saxonne), puis finalement une couche dite « de finition » (encore dite couche
« clear coat » dans la littérature anglo-saxonne). Après application de chaque couche,
la collerette C
i d'indice i le plus grand est retirée au moyen de sa languette de retrait 61
(i), ladite languette de retrait 61
(i) comportant une partie extrémale non adhésive et laissée libre afin d'en faciliter
la préhension. Plus précisément, en référence à la figure 6, une fois la première
couche appliquée et sèche, la collerette C
3 60
(3) est retirée au moyen de sa languette de retrait 61
(3) . La deuxième couche peut alors être appliquée, et une fois sèche, la collerette
C
2 60
(2) est retirée au moyen de sa languette de retrait 61
(2). Finalement, une fois la troisième couche appliquée et sèche, la collerette C
1 60
(1) est retirée au moyen de sa languette de retrait 61
(1).
[0075] Eventuellement, dans un mode alternatif de réalisation, le kit de masquage ne comporte
qu'une seule collerette de protection. Dès lors, soit le traitement appliqué sur le
fuselage consiste en une couche unique de traitement, soit ledit traitement comporte
deux couches si bien que le film 20 fait office d'ultime protection lors de l'application
de la deuxième couche de traitement.
[0076] L'invention concerne aussi, et selon un second aspect, un procédé de masquage de
ladite zone 10, le fuselage de l'aéronef dans lequel est comprise ladite zone 10 étant
destiné à être traité au moyen d'opérations de traitement successives, ici plus particulièrement
des opérations de peintures. La
figure 7 représente un organigramme d'un exemple de mise en oeuvre d'un procédé de masquage
de ladite zone 10 au moyen d'un kit de masquage tel que décrit ci-avant. Plus spécifiquement,
mais néanmoins à titre nullement limitatif, la suite de la description décrit un procédé
de masquage au moyen d'un kit de masquage tel qu'illustré par la figure 6.
[0077] Le procédé de masquage comporte plusieurs étapes successives. Dans son principe général,
ledit procédé consiste à recouvrir ladite zone 10 au moyen d'un kit de masquage tel
que décrit ci-avant, ledit kit devant être positionné de manière optimale sur ladite
zone 10 par un opérateur, tel que par exemple un peintre industriel. Une fois la zone
masquée, le traitement est appliqué sur le fuselage par couches successives, par exemple
trois couches+-successives, et finalement, quand le traitement est sec, le kit est
retiré.
[0078] Le procédé de masquage comporte dans un premier temps une
étape 100 de retrait de tout ou partie des secteurs distincts de la feuille de protection 30
du film 20.
[0079] Dans un mode particulier de mise en oeuvre, l'opérateur peut retirer toute la bande
périphérique 32. Pour se faire, il pince le film au niveau de la prédécoupe radiale
34 de la feuille de protection 30 afin de décoller localement ladite bande périphérique
32 au niveau de ladite prédécoupe radiale 34, puis retire la bande en tirant dessus.
Il peut dès lors appliquer le film 20 sur la zone 10 par sa face inférieure 21.
[0080] Dans un mode préféré de mise en oeuvre, lorsque la bande périphérique 32 de la feuille
de protection 30 comporte deux prédécoupes radiales 34, et donc deux segments, l'opérateur
retire dans un premier temps le segment de plus petite longueur en pinçant le film
20 au niveau desdites deux prédécoupes radiales 34. Une telle manière de procéder
est avantageuse car elle permet audit opérateur de continuer à manier le film 20 sans
risquer de salir la partie de la face inférieure 21 du film 20 qui vient d'être découverte.
[0081] Dans un mode alternatif de mise en oeuvre, toute la feuille de protection 30 est
retirée. Une telle manière de procéder permet d'accélérer la mise en peinture du fuselage
mais reste néanmoins risquée dans la mesure où l'opérateur peut le film 20, par exemple
si ses mains sont sales et qu'il touche la face inférieure 21 désormais découverte.
[0082] Le procédé de masquage comporte ensuite une
étape 200 de positionnement et d'application du kit de masquage sur ladite zone (10) par la
face inférieure 21 du film 20 au moyen des moyens de visualisation.
[0083] A cet effet, dans un mode préféré de mise en oeuvre, l'opérateur tient le film 20
avec ses deux mains devant soi, la face inférieure 21 du film 20 étant tournée vers
la zone 10 à masquer. L'opérateur utilise alors dans un premier temps les trois fenêtres
de visualisation 40 agencés sur le film 20 pour effectuer un premier placement du
film 20 sur la zone 10. Lesdites fenêtres de visualisation 40 renseignent ainsi l'opérateur
sur une position moyenne du film 20 relativement à la zone 10 à masquer.
[0084] Eventuellement de manière complémentaire, et avantageuse, lorsque le kit comprend
des moyens d'aide au positionnement, l'opérateur fait alors usage desdits moyens d'aide
au positionnement, à savoir les traits 50 tracés de part et d'autres des trous traversants
41 respectifs desdites fenêtres de visualisation 40, pour placer de manière optimale
le film 20 sur la zone 10. Préférentiellement, le positionnement optimal du film 20
est d'abord effectué au niveau d'un seul desdits trous traversants 41, par alignement
des traits 50 associés à ce trou avec l'axe médian de la partie intermédiaire 12 de
la zone 10, et selon le segment de la feuille de protection 30 qui a été retiré lors
de l'étape 200. Puis, le deuxième segment de la bande périphérique 32 de la feuille
de protection 30 est retiré, voire éventuellement la feuille de protection 30 dans
son intégralité. L'opérateur vérifie alors que le film 20 est effectivement bien positionné
sur la zone 10 à masquer en contrôlant l'alignement des traits 50 tracés à partir
des contours des trous traversants 41 avec l'axe médian de la partie intermédiaire
12 de la zone 10 sans pour autant appliquer toute la face inférieure 21 du film 20
sur la zone 10, afin de pouvoir effectuer des actions correctives de placement le
cas échéant. Une fois la certitude acquise du positionnement optimal du film 20 sur
la zone 10, ce dernier est appliqué sur la zone 10 par sa face inférieure 21, l'opérateur
prenant soin d'appuyer suffisamment sur le film 20 pour en maximiser l'adhésion.
[0085] Dans un autre mode particulier de mise en oeuvre, lorsque le film 20 est configuré
de sorte à comporter au moins une fenêtre de visualisation 40 dont le trou traversant
41 comporte une partie de repérage 43 agencé sur son contour, le film 20 est appliqué
sur la zone 10 par sa face inférieure 21 de sorte que ladite partie de repérage 43
est superposée avec la partie visible 14 de la délimitation.
[0086] Notons qu'une fois le kit de masquage positionné sur la zone 10, le traitement est
appliqué. Lors de cette opération, de la peinture est pulvérisée sur le fuselage sans
qu'il y ait nécessité de prendre des précautions au niveau du hublot dans la mesure
où ce dernier est désormais recouvert du film 20 qui empêche avantageusement toute
migration de peinture vers la fenêtre du hublot, et plus généralement vers l'ensemble
de la zone 10 masquée.
[0087] Par ailleurs, lorsque le kit de masquage comporte des collerettes de protection telles
que décrites ci-avant, la collerette la plus éloignée du film 20 est décollée après
chaque couche de traitement, une fois que ce dernier est sec. A cet effet, chaque
collerette est retirée en tirant sur sa languette de retrait, ou alternativement en
grattant son contour interne, afin d'en amorcer la préhension, si elle ne comporte
pas de languette de retrait.
[0088] Ainsi, le nombre de collerettes du kit de masquage est, d'une manière générale, égal
au nombre de couches de traitement. Rien n'exclut cependant, d'appliquer un nombre
de couches de traitement supérieur au nombre de collerettes du kit de masquage. Dans
ce cas, une fois toutes les collerettes retirées, le film 20 constitue l'ultime protection
de la zone 10.
[0089] Finalement, le film 20 du kit de masquage est retiré. Par exemple, le contour périphérique
du film 20 est gratté par l'opérateur afin d'en amorcer le décollement de la zone
10 masquée ainsi que la préhension.
[0090] De manière plus générale, il est à noter que les modes de réalisation et de mise
en oeuvre considérés ci-dessus ont été décrits à titre d'exemples non limitatifs,
et que d'autres variantes sont par conséquent envisageables.
[0091] Notamment, l'invention a été décrite en considérant un kit de masquage du hublot
d'un fuselage d'aéronef. Rien n'exclut d'avoir d'autres kits destinés à masquer, par
exemple, des surfaces vitrées d'autres moyens de déplacement (voiture, train, etc.),
des surfaces vitrées incluses dans des surfaces murales, ou bien encore des surfaces
dessinées sur tout type de support.