[0001] L'invention concerne, par exemple, le montage d'un engrenage associé à un moteur
supportant un axe d'entrainement permettant le positionnement d'une antenne satellite,
afin de réduire le jeu de l'engrenage sous dilatation ou de manière plus générale
suite à une variation thermique différentielle.
[0002] Elle s'applique aussi dans tous les domaines qui requièrent un montage de précision
d'engrenage dans des conditions de fonctionnement pouvant conduire à des variations
(dilatations ou rétrécissements) de matériaux des éléments supports de l'engrenage.
[0003] Elle trouve aussi son utilisation dans des dispositifs de transmission de mouvement
qui comprennent au moins deux pièces montées sur des supports susceptibles de se déformer
sous dilatation thermique différentielle, les deux pièces coopérant pour assurer un
mouvement de rotation ou de translation pilotant un objet.
[0004] Dans le cadre du domaine antennaire, il existe différents types de positionneurs
d'antenne pour l'établissement de liaison et de communication avec un satellite. Ces
positionneurs sont, soit fixes par rapport au sol, soit mobiles lorsqu'ils sont placés
sur un porteur en mouvement.
[0005] Les positionneurs azimut/élévation habituellement utilisés comportent deux axes de
rotation, l'un permettant de faire varier l'azimut de l'antenne parabolique, c'est-à-dire
l'angle horizontal entre la direction de l'antenne et une direction de référence correspondant
généralement au nord géographique, et l'autre permettant de faire varier l'élévation
de l'antenne et la direction de référence. De tels positionneurs ont cependant comme
inconvénient de présenter un point singulier à la verticale, i.e., au zénith. La notion
de point singulier est connue de l'homme du métier et désigne un point où la communication
entre le satellite et l'antenne est difficile, voire impossible, du fait des contraintes
dynamiques de positionnement de l'antenne dans la direction du point singulier.
[0006] Le
brevet EP 2448063 du demandeur offre un positionneur dépourvu de point singulier situé à la verticale,
et équilibré sans ajout de contrepoids sur le positionneur, ou éventuellement avec
de très faibles contrepoids. Les problèmes d'équilibrage des positionneurs d'antenne
parabolique sont notamment résolus grâce au choix de la valeur d'entraxe.
[0007] Il existe aussi des positionneurs à trois axes sans point singulier. Ces derniers
présentent en général des structures lourdes et complexes.
[0008] De plus, la cinématique connue de l'art antérieur repose sur des technologies utilisant
des aciers inoxydables, des guidages courbes à recirculation de billes, un engrenage
de précision. L'utilisation de l'acier inoxydable est un inconvénient pour fournir
un positionneur avec un faible poids. Certaines solutions connues de l'art antérieur
combinent l'acier avec de l'aluminium. Ceci pose toutefois des problèmes de dilatation
thermique différentielle et de couplage galvanique. Ainsi, l'utilisation de l'acier
avec l'aluminium peut induire des défauts sur le positionneur deux axes. Une ovalisation
des guidages courbes en fonction de la température peut se produire. Cette ovalisation
provoque une augmentation de la résistance au roulement qui nuit aux performances
d'asservissement. L'ovalisation peut également impacter la fiabilité sur le long terme.
L'utilisation de l'acier avec l'aluminium génère aussi une variation du jeu de l'engrenage
en fonction de la température.
[0009] Pour tenir des performances de pointage global de l'ordre de 0,1°, notamment dans
le cas d'asservissement en boucle fermée connu de l'homme du métier, il est nécessaire
d'avoir un jeu d'engrenage faible, typiquement compris entre 0° et 0,02° sur une large
plage de température, typiquement -40°C à +80°C. La stabilité de l'asservissement
dans des conditions dynamiques est très dépendante du jeu de l'engrenage.
[0010] Le document
US2014083222 divulgue un ensemble d'engrenage qui utilise deux matériaux présentant des coefficients
de dilatation thermique différents pour réaliser, une pièce de l'engrenage dans un
premier matériau, et le coeur de l'engrenage dans un second matériau qui présente
un coefficient de dilatation thermique correspondant aux autres composants du dispositif.
[0011] Il existe donc à l'heure actuelle un besoin de disposer d'un système de fixation
du moteur qui permet le positionnement de l'antenne avec des performances de pointage
précises et qui permet notamment de réduire le jeu de l'engrenage dans des conditions
d'utilisation pouvant conduire à une dilatation ou variation thermique différentielle
des matériaux constituant la cinématique du positionneur.
[0012] Ce besoin existe aussi, de manière plus générale, dans des dispositifs comprenant
un système d'engrenage utilisé pour transmettre un couple d'un axe vers un autre,
augmenter, réduire, modifier une vitesse de rotation, transférer ou transformer un
mouvement de rotation, avec le risque que les dilatations thermiques des matériaux
constituant le système induisent un jeu dans l'engrenage qui nuise aux performances
globales du système. Les dispositifs peuvent comporter une pièce circulaire coopérant
avec une pièce plane.
[0013] De manière plus générale, ce besoin existe aussi dans des dispositifs de transmission
de mouvement.
[0014] Dans la suite de la description, la notion d'axe horizontal est connue de l'homme
du métier et se réfère notamment à un axe parallèle au plan supposé horizontal sur
lequel est placé le socle du positionneur comme il sera décrit ci-après.
[0015] Le terme « dilatation » couvre l'aspect « rétractation » par la notion physique du
coefficient de dilatation. Le coefficient de dilatation thermique est généralement
donné à 20°C ; il est forcément donné pour une température T
ref de référence :
- Si le coefficient est positif alors :
∘ le matériau se dilate pour des températures > à Tref,
∘ le matériau se rétracte pour des températures < à Tref,
- Si le coefficient est négatif alors :
∘ le matériau se dilate pour des températures < à Tref,
∘ le matériau se rétracte pour des températures > à Tref.
[0016] L'invention concerne un dispositif de transmission de mouvement comportant au moins:
- Une première partie constituée d'un premier matériau de coefficient de dilatation
thermique K1 associée à un dispositif d'entraînement,
- Une deuxième partie constituée d'un premier matériau de coefficient de dilatation
thermique K1 montée sur un support constitué d'un deuxième matériau de coefficient de dilatation
thermique K2,
caractérisé en ce qu'il comporte aussi :
- Une bride de fixation du dispositif d'entraînement, ladite bride de fixation étant
en un matériau présentant des caractéristiques de variation thermique K3 différentes de celles du matériau du support et de celles du matériau de la première
partie et de la deuxième partie du dispositif,
- Le support comporte au moins un premier plot dans sa partie supérieure et au moins
un deuxième plot dans sa partie inférieure,
- Ladite bride de fixation comporte au moins un premier orifice et au moins un deuxième
orifice ayant une forme adaptée à permettre le positionnement de la bride sur le support,
la position du premier orifice et du deuxième orifice permettant le positionnement
de la bride sur le support au niveau des plots,
- Une rondelle ressort disposée entre le support et la bride au niveau des plots,
- Une cale en matériau thermostatique destinée à être disposée entre la rondelle ressort
et le support,
- Une rondelle disposée au niveau d'un des premiers ou des deuxièmes orifices de la
bride et qui prennent appui sur les plots, la hauteur hp desdits plots étant supérieure à l'épaisseur eb de la bride, et les dimensions des rondelles étant supérieures à celles desdits orifices,
afin de positionner la bride entre ladite rondelle et le support,
- Des moyens de mise en appui de la rondelle conduisant à la compression de la rondelle
ressort générant une précharge mettant en appui la bride sur la rondelle et permettant
au matériau de la bride de se déformer, à partir d'une ligne de piétage H2, sous l'effet d'une variation thermique,
- Des moyens de contre appui, positionnés sur la ligne de piétage H2 adaptés à mettre en appui la bride sur les rondelles par un effort très largement
supérieur à celui occasionné par le montage des rondelles ressort, i.e., les moyens
sont adaptés à mettre en appui la bride sur une rondelle par un effort adapté à permettre
le montage/démontage facile
[0017] Selon un mode de réalisation, le dispositif d'entraînement est un moteur, la première
partie est, par exemple, un pignon accouplé à un moteur monté sur le support par l'intermédiaire
de la bride. La deuxième partie est une couronne dentée montée sur le support, par
l'intermédiaire d'une couronne de guidage et de patins qui fournissent un degré de
liberté en rotation, ladite couronne dentée coopérant avec le pignon. Le support comprend
quatre plots filetés recevant des moyens de fixation. La bride comporte deux orifices
disposés selon une première ligne horizontale H
1 et deux orifices disposés selon une ligne horizontale H
2 dans la partie basse. La forme des orifices est choisie afin de permettre un léger
débattement permettant au matériau de la bride de se dilater dans la direction verticale.
Les deux orifices, disposés sur la ligne basse sont mis en position sur les deux plots
inférieurs du support et fixés par des moyens de fixation.
[0018] Les moyens de contre appui sont, par exemple, des vis pointeaux.
[0019] La bride est constituée en matériau plastique thermostable, le matériau étant choisi
pour éviter des phénomènes de dégradation physico-chimiques. Par exemple, la bride
est formée de matériau thermostatique.
[0020] Le matériau du support est, par exemple de l'aluminium, le pignon et la couronne
sont en inox.
[0021] La couronne est configurée pour supporter, par exemple, une antenne de communication
par satellite.
[0022] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront mieux
à la lecture de la description d'exemples de réalisation donnés à titre illustratif
et nullement limitatif, annexée des figures qui représentent :
- Figure 1, une vue en élévation d'un positionneur,
- Figure 2, une vue en perspective du positionneur de la figure 1,
- Figure 3, le problème du jeu de battement entre deux pièces d'un engrenage,
- Figure 4, le montage d'une pièce intermédiaire selon l'invention,
- Figure 5, une coupe et vue de dessus du montage de vis pointeaux,
- Figure 6, la mise en appui des pièces du dispositif,
- Figure 7, le degré de liberté pour le montage de la pièce, et
- Figure 8, une variante de montage pour le jeu de réglage.
[0023] Afin de mieux faire comprendre la structure du positionneur selon l'invention, la
description est donnée, à titre illustratif et nullement limitatif pour un positionneur
Satcom avec une antenne parabolique et à deux degrés de liberté.
[0024] La figure 1 représente un exemple de positionneur 1 équipé d'un ensemble mobile 2
à deux degrés de liberté comportant une antenne parabolique 3 et un amplificateur
radiofréquence 4 monté au dos de l'antenne parabolique 3.
[0025] Le positionneur 1 permet le pointage de l'antenne parabolique en direction d'un satellite
5. Le positionneur comporte un socle 10 comprenant lui-même un plateau 12 qui s'interface
mécaniquement avec deux supports 13 sur lesquels se fixent des patins à recirculation
de billes 14.
[0026] Un berceau de support 20 comporte une couronne de guidage 21 qui coopère avec les
patins à recirculation de billes 14 de manière à obtenir sa rotation selon un premier
axe de rotation X.
[0027] La technologie de guidage courbe avec patins à recirculation de bille est choisie
pour des raisons de rigidité et de précision de mouvement. Sans sortir du cadre de
l'invention, on pourrait utiliser une technologie avec des patins à galets ou toute
autre technologie connue de l'homme du métier, reposant sur l'utilisation de l'acier.
[0028] L'antenne parabolique 3 et l'amplificateur radiofréquence 4 constituent une masse
mobile en rotation par rapport au berceau 20. Pour cela, le berceau comporte un arbre
de rotation 22 d'axe Y (figure 2) qui reçoit l'antenne parabolique. Le berceau comprend
aussi des moyens d'actionnement et de mesure 23 connus de l'homme du métier. L'arbre
de rotation 22 et les moyens d'actionnement permettent l'entraînement en rotation
de l'antenne parabolique par rapport au berceau autour de l'axe horizontal Y. L'axe
Y s'étend orthogonalement au premier axe de rotation horizontal X, en étant porté
par le berceau 20.
[0029] L'antenne parabolique s'étend au-dessus de l'axe Y.
[0030] Pour positionner la couronne de guidage 21 de manière angulaire, le dispositif comporte,
par exemple, un codeur absolu multi-tour placé sur l'axe de rotation du moteur électrique
selon un principe connu de l'homme du métier et qui ne sera pas détaillé pour des
raisons de simplification.
[0031] Le positionneur 1 comporte également un moteur électrique 26 monté sur le support
13 (figure 2) et accouplé à un pignon 27 pour permettre la rotation du pignon. Le
moteur électrique 26 et le pignon 27 sont fixés sur les supports 13 entre les deux
patins à recirculation de billes 14. Une couronne dentée 29 coopère avec le pignon
27 de sorte que, lorsque le moteur électrique 26 permet de mettre en rotation le pignon
27, celui-ci entraîne la rotation de la couronne dentée 29 et donc la rotation de
la couronne de guidage 21 autour du premier axe de rotation X. La couronne dentée
29 est montée sur le support 13 par l'intermédiaire de la couronne de guidage 21 et
des patins 14 qui fournissent un degré de liberté en rotation. Le principe de mise
en rotation d'une telle couronne est bien connu de l'homme du métier et ne sera pas
détaillé.
[0032] L'objet de l'invention se situe notamment au niveau du montage de l'axe du pignon
27 associé au moteur 26 d'entraînement de la couronne dentée 29 qui permet notamment
de compenser les dilatations différentielles des matériaux constituant la couronne,
et éventuellement celles du pignon, notamment par l'adjonction d'une troisième pièce
présentant des propriétés de dilatations ou de variations thermiques différentielles
différentes de celles des matériaux des deux autres pièces et par un positionnement
spécifique. Dans cet exemple, on va tenter de réduire l'effet de dilatation thermique
de la couronne dentée et du pignon sur le fonctionnement de l'engrenage, sachant que
la dilatation thermique du support de la couronne suit une loi de variation différente,
en utilisant dans ce cas un matériau dont le coefficient de dilatation thermique est
supérieur à ceux des autres matériaux. Ceci permettra d'assurer un positionnement
de l'antenne dépendante de la roue dentée avec une précision élevée, typiquement une
variation de ± 0,003° du jeu de l'engrenage pour une variation de température de ±
60°C, et éviter des problèmes de parallélisme entre les deux pièces de l'engrenage.
[0033] En effet, l'aluminium (matériau de la couronne et du pignon) à température élevée
a tendance à se dilater de manière isotrope. L'inox (matériau du support de la couronne)
se dilate également de manière isotrope mais pas autant que l'aluminium. Cette différence
de dilatation peut induire un problème d'asservissement du fait du jeu j
b existant entre les dents de l'engrenage formé par la couronne dentée 29 et le pignon
27 de l'axe du moteur (figure 3). L'idée est donc d'utiliser une pièce intercalaire
dont le matériau est choisi notamment en fonction du coefficient de dilatation de
l'inox et de l'aluminium, dans cet exemple, afin de pouvoir compenser la dilatation
de l'aluminium, par exemple, associée à un montage spécifique du moteur sur le support
d'antenne.
[0034] La variation thermique peut conduire à un effet de dilatation ou bien au contraire
un effet de « rétrécissement » du matériau.
[0035] On considère donc le coefficient de dilatation thermique de l'aluminium K
1 (matériau du support), le coefficient de dilatation thermique de l'inox K
2 (matériau de la couronne et du pignon) et le coefficient de dilatation thermique
du matériau constituant la pièce intercalaire K
3.
[0036] Un exemple de montage et d'assemblage de la bride au support d'antenne est explicité
en relation avec les figures 3 à 8.
[0037] La figure 3 illustre le problème du jeu de battement pouvant exister entre les dents
29i de la couronne 29 et les dents 27j du pignon 27 de l'axe du moteur. Ce jeu de
battement j
b varie en fonction des déformations des matériaux résultant des différences dans les
coefficients de dilatation des pièces supportant le pignon et la couronne dentée 29
coopérant avec ce dernier.
[0038] En considérant les éléments suivants, figure 4 :
d : la distance entre l'axe qui passe par la ligne de piétage H2 et l'axe du pignon 27,
Rc : le rayon primitif de la couronne,
R : le rayon à partir duquel il y a un déplacement relatif, sous dilatation thermique,
entre la couronne de guidage 21 et le berceau de support 20,
Rp : le rayon primitif du pignon,
H1 : une ligne « haute » passant par deux plots situés sur le support,
H2 : une ligne de piétage ou plan de piétage en deux dimensions, passant par le centre
de deux plots, par exemple,
le choix de d se fera par exemple en respectant l'égalité :

[0039] Pour satisfaire cette égalité on peut procéder par itération. Par exemple, R, K
3 et d sont des variables d'ajustement possibles.
La distance d est un paramètre qui dépend notamment de la dimension du dispositif
final. Par exemple, pour le choix des paramètres, on prendra d compris dans un intervalle
[d
min, d
max] défini par les contraintes d'encombrement du moteur, par exemple, selon des principes
connus de l'homme du métier.
[0040] La valeur du coefficient de dilatation thermique différentielle K
3 pour le matériau de la bride est par exemple fixée et dépend notamment des coefficients
de dilatation thermique différentielle de l'aluminium et de l'inox dans cet exemple,
plus généralement des coefficients de dilatation thermique des pièces de l'engrenage
et du support. La valeur du coefficient de K
3 est choisie supérieure aux valeurs de K
1 et de K
2 ou bien inférieure lorsque l'on inverse les dispositifs de fixation positionnés sur
les lignes H
1 et H
2.
[0041] La valeur de R est un paramètre connu initialement, c'est une donnée mesurée. Les
valeurs des rayons primitifs Rc et Rp sont figées par exemple par le choix de la motorisation
du système. Par exemple, les rayons primitifs de la couronne et du pignon moteur seront
définis par rapport à la taille du moteur et les caractéristiques de couple et de
vitesse de rotation recherchées.
[0042] La dimension du moteur est par exemple choisie pour une application donnée, en respectant
des contraintes de compacité. L'axe du pignon étant positionné, le moteur sera disposé
au plus près des patins, par exemple.
[0043] On va chercher à conserver une valeur d'entraxe entre l'axe X et l'axe 27
A du pignon 27. On choisit Rp et Rc afin de trouver un rapport de réduction optimal,
en tenant compte de la géométrie du moteur et de ses dimensions.
[0044] Il reste deux variables ajustables, la valeur du rayon R et la valeur du coefficient
de dilatation thermique K
3 de la pièce supplémentaire ou bride 30 d'épaisseur e
b.
[0045] Le matériau de la bride, et donc la valeur de K
3, sont choisis en fonction de l'environnement dans lequel le dispositif est positionné,
par exemple, en tenant compte de conditions physico-chimiques, des conditions de tenue
mécanique, de l'environnement thermique, etc.
[0046] Les paramètres Rc, Rp, R et K
3 étant connus, on calcule la valeur de la distance d, distance qui positionne les
moyens de fixation de la ligne basse H
2 par rapport à l'axe du pignon. Si la valeur de d obtenue satisfait les contraintes
de dimension du moteur alors on conserve cette valeur. Dans le cas contraire, on modifie
la valeur de R et/ou la valeur de K
3 jusqu'à trouver une valeur de d satisfaisante.
[0047] La valeur de d obtenue permet de positionner la bride 30. Les étapes suivantes vont
consister notamment à maintenir la bride 30 en place, à plat et en appui sur un plan
tangent aux quatre plots du support 13 de la couronne, comme il va être détaillé ci-après.
[0048] Les figures 4 à 7 illustrent le montage de la bride et son maintien en place tout
en conservant un degré de dilatation possible.
[0049] L'axe 27
A du pignon 27 est relié au moteur 26 qui est fixé lui-même par une bride 30 en matériau
thermostable, par exemple un matériau plastique thermostable, au support 13. La bride
30 est montée de façon à permettre un réglage fin de l'engrenage, une compensation
des dilatations différentielles, et une compensation des défauts d'alignement afin
d'assurer un contact linéique entre les dents 29i, 27j de l'engrenage. La bride 30
va être mise en appui sur un plan tangent aux quatre plots du support.
[0050] Le support 13 sur lequel sont montés le pignon 27 et la bride 30 comporte par exemple
quatre plots 41, 42, 43, 44 comprenant chacun un trou taraudé et recevant des vis
de fixation 45. Les plots ont une hauteur h
p supérieure à l'épaisseur e
b de la bride. Le montage de la bride 30 sur le support est réalisé en interposant,
une cale 46 en matériau thermostatique entre le support 13 et une rondelle 47 ayant
une fonction ressort connue dans le domaine sous l'expression « rondelle ressort ».
La cale 46 assure ainsi une isolation galvanique entre la rondelle ressort 47 en inox
et le support 13 en aluminium.
[0051] La bride 30 comporte, par exemple deux orifices 301, 302 disposés selon une première
ligne horizontale H
1 et deux orifices 303, 304 disposés selon une deuxième ligne horizontale H
2 ou ligne fixe dans cet exemple. La forme des orifices 301, 302, 303, 304, est de
préférence oblongue de façon à permettre un léger débattement dans la direction verticale
lors du montage des éléments. Ce degré de liberté permet d'ajuster le jeu de l'engrenage
en phase de montage dans une température ambiante supposée à 20°C. Préalablement,
cela suppose de mesurer les défauts de circularité des dentures (pignon et couronne
dentée) afin d'identifier les dents à mettre en vis-à-vis lors de la phase d'ajustement.
Ce type de réglage est connu de l'homme du métier.
[0052] Le choix des tolérances et des ajustements entre les plots 41, 42, 43, 44 et les
orifices 301, 302, 303, 304 fait l'objet de précautions particulières pour éviter
de créer une situation d'hyperstatisme lors de variation de température. En variante,
si le design de la bride s'y prête, les orifices qui s'ajustent aux plots peuvent
se limiter à deux comme il est décrit sur la figure 8, ce qui simplifie l'obtention
d'une liaison mécanique isostatique.
[0053] Comme illustré aux figures 5 et 6, une fois le réglage réalisé, la bride 30 est maintenue
en appui sur quatre larges rondelles 49, chacune de ces rondelles étant en appui sur
les plots 41, 42, 43, 44, par l'intermédiaire des vis 45 à visser dans les trous taraudés
des plots, la hauteur des plots étant supérieure à l'épaisseur de la bride et les
dimensions des rondelles supérieures à celles des orifices, il en résulte un positionnement
de la bride entre les rondelles et le support 13
[0054] Au niveau des deux orifices 303, 304, disposés sur la ligne basse H
2, l'appui de la bride 30 sur les rondelles 49 est obtenu par des appuis, par exemple
des contre-vis pointaux 48 dont le serrage adapté permet de marquer la matière polymère
de la bride ce qui occasionne un piétage de la ligne basse. L'effort, très largement
supérieur à celui occasionné par le montage des rondelles ressort 47, offre une possibilité
de montage/démontage aisé. On insère une grande rondelle 49 dont le diamètre est supérieur
au trou en forme oblongue. La rondelle 49 est mise en appui sur un plot 41 par le
serrage d'une vis 45. Les rondelles 49 créent un plan d'appui. La rondelle ressort
47 se trouve comprimée et crée en réaction une précharge qui met en appui la bride
sur la rondelle 49. Ceci permet un glissement de la bride lorsque cette dernière subit
une dilatation thermique. En permettant ce glissement on conserve la valeur d'entreaxe.
La bride peut se déformer selon une direction où elle rencontre le moins de résistance,
par exemple selon un mouvement de translation. La présence de la rondelle ressort
garantit la souplesse recherchée.
[0055] Au niveau des deux orifices 301,302, disposés sur la ligne horizontale supérieure
H
1, l'appui de la bride 30 sur les rondelles 49 est obtenu par la réaction que crée
la compression des rondelles ressorts 47 (figure 6). La rondelle ainsi que le jeu
entre la bride 30 et le support 13, auquel il faut retrancher l'épaisseur de la cale
46, sont choisis de sorte à avoir une précharge faible comparativement à la charge
amenée par les vis pointaux 48 sur la ligne basse.
[0056] Les rondelles ressort 47 procurent de la souplesse à l'assemblage et favorise le
glissement. Elles sont notamment choisies pour supporter une précharge de l'ordre
de 150N par rondelle, par exemple.
[0057] La figure 7 illustre par la flèche F le degré de liberté lors du montage de la bride.
[0058] La figure 8 schématise une variante de réalisation où la bride comporte deux rainures
80, 81 disposées dans la partie inférieure et dans la partie supérieure de la bride
et au milieu. Ces deux rainures se positionnent au niveau de deux plots 83, 84 disposés
sur le support 13 afin de faciliter le positionnement.
[0059] Le matériau de la bride est par exemple un matériau thermostatique de type commercialisé
sous la marque PEEK ®.
[0060] Un tel principe d'assemblage permet notamment de guider la déformation thermique
de la bride dans la direction opposant le moins de résistance. Il permet aussi de
diminuer la variation de l'entraxe entre le pignon et le secteur denté lorsque la
température ambiante varie. Ceci permet aussi de conserver un parallélisme entre l'axe
du pignon et l'axe du secteur denté qui ne compromet pas la qualité de l'engrènement,
car l'appui entre dent restera globalement un appui linéique.
[0061] Le principe de montage décrit aux figures précédentes peut s'appliquer dans différents
types de système d'entrainement, le pignon pouvant coopérer avec un système de crémaillère.
Il s'applique aussi pour des engrenages droits à axes parallèles, des engrenages coniques
à axes concourants, des engrenages gauches, etc.
[0062] Le système selon l'invention permet notamment d'obtenir un positionnement précis
de l'antenne et évite les problèmes de parallélisme résultant de dilatation thermique.
1. Dispositif de transmission de mouvement comportant au moins:
• Une première partie (27) constituée d'un premier matériau de coefficient de dilatation
thermique K1, la première partie étant associée à un dispositif d'entraînement (26),
• Une deuxième partie (29) constituée d'un premier matériau de coefficient de dilatation
thermique K1 montée sur un support (13) constitué d'un deuxième matériau de coefficient de dilatation
thermique K2,
caractérisé en ce qu'il comporte aussi :
• Une bride de fixation (30) du dispositif d'entraînement (26), ladite bride de fixation
(30) étant en un matériau présentant des caractéristiques de variation thermique K3 différentes de celles du matériau du support et de celles du matériau de la première
partie et de la deuxième partie du dispositif,
• Le support (13) comporte au moins un premier plot (41, 42) dans sa partie supérieure
et au moins un deuxième plot (43, 44) dans sa partie inférieure,
• Ladite bride de fixation (30) comporte au moins un premier orifice (301, 302) et
au moins un deuxième orifice (303, 304) ayant une forme adaptée à permettre le positionnement
de la bride (30) sur le support (13), la position du premier orifice et du deuxième
orifice permettant le positionnement de la bride sur le support au niveau des plots
(41, 42, 43, 44),
• Une rondelle ressort (47) disposée entre le support (13) et la bride (30) au niveau
des plots (41, 42, 43, 44),
• Une cale (46) en matériau thermostatique destinée à être disposée entre la rondelle
ressort (47) et le support (13),
• Une rondelle (49) disposée au niveau d'un des premiers ou des deuxièmes orifices
de la bride (30) et qui prend appui sur les plots (41, 42, 43, 44), la hauteur hp desdits plots étant supérieure à l'épaisseur eb de la bride (30), et les dimensions des rondelles étant supérieures à celles desdits
orifices afin de positionner la bride (30) entre ladite rondelle (49) et le support
(13),
• Des moyens de mise en appui (45) d'une rondelle (49) conduisant à la compression
de la rondelle ressort (47) générant une précharge mettant en appui la bride (30)
sur la rondelle (49) et permettant au matériau de la bride (30) de se déformer à partir
d'une ligne de piétage H2 sous l'effet d'une variation thermique.
• Des moyens de contre appui (48), positionnés sur la ligne de piétage H2 adaptés à mettre en appui la bride (30) sur une rondelle (49) par un effort très
largement supérieur à celui occasionné par le montage des rondelles ressort (47).
2. Dispositif de transmission de mouvement selon la revendication 1 caractérisé en ce que le dispositif d'entraînement est un moteur, la première partie est un pignon (27)
accouplé à un moteur (26) monté sur le support (13) par l'intermédiaire de la bride
(30), la deuxième partie (29) est une couronne dentée montée sur le support (13),
par l'intermédiaire d'une couronne de guidage (21) et de patins (14) qui fournissent
un degré de liberté en rotation, ladite couronne dentée (29) coopère avec le pignon
(27), et en ce que le support (13) comprend quatre plots filetés (41, 42, 43, 44) recevant des moyens
de fixation (45), la bride (30) comporte deux orifices (301, 302) disposés selon une
première ligne horizontale H1 et deux orifices (303, 304) disposés selon une ligne
horizontale H2 dans la partie basse, la forme des orifices est choisie afin de permettre
un léger débattement permettant au matériau de la bride de se dilater dans la direction
verticale, les deux orifices (303, 304), disposés sur la ligne basse sont mis en position
sur les deux plots inférieurs (43, 44) du support (13) et fixés par des moyens de
fixation.
3. Dispositif de transmission de mouvement selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que les moyens de fixation de la bride (30) ou moyen de piétage sont composés de vis
pointeaux (48), dont le couple de serrage est adapté à permettre le montage/démontage
facile.
4. Dispositif de transmission de mouvement selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que la bride (30) est en matériau plastique thermostable et adapté à éviter des phénomènes
de dégradation physico-chimiques.
5. Dispositif de transmission de mouvement selon la revendication 4 caractérisé en ce que le matériau de la bride (30) est en matériau thermostatique.
6. Dispositif de transmission de mouvement selon l'une des revendications 2 à 5 caractérisé en ce que le support (13) est en aluminium, le pignon (27) et la couronne (29) en inox.
7. Dispositif de transmission de mouvement selon l'une des revendications 2 à 6 caractérisé en ce que la couronne (29) est configurée pour supporter une antenne de communication par satellite.