DOMAINE TECHNIQUE
[0001] L'invention concerne le domaine des sports de glisse sur neige, et plus particulièrement
celui de la fabrication des planches de glisse. Elle vise plus spécifiquement la manière
de réaliser les chants de planches de glisse.
TECHNIQUES ANTERIEURES
[0002] De manière générale, les planches de glisse sont constituées par l'empilement de
différentes couches de matériaux superposés. Ces couches sont généralement rassemblées
en un ensemble supérieur et un ensemble inférieur, qui sont séparés par un noyau central.
Pour les planches dites à structure sandwich, c'est-à-dire dans lequel l'ensemble
supérieur ne rejoint pas latéralement l'ensemble inférieur, la planche comporte des
éléments latéraux de renforcement formant les chants, interposés entre l'ensemble
inférieur et l'ensemble supérieur, et protégeant en particulier le noyau des agressions
mécaniques et de l'humidité.
[0003] Ces chants sont généralement constitués d'une bande étroite d'un matériau dont la
rigidité est choisie pour assurer une transmission correcte des efforts depuis l'ensemble
supérieur vers les carres latérales. En pratique, ces éléments sont disposés sur l'ensemble
inférieur et sur les carres latérales lorsque ces derniers sont positionnés dans le
moule de fabrication. Ces éléments de chant sont situés sur le bord du moule, et débordent
généralement du volume final de la planche, et sont ensuite usinés pour donner le
profil définitif de la planche.
[0004] En pratique, différentes solutions ont d'ores et déjà été proposées en ce qui concerne
le positionnement des éléments destinés à former les chants à l'intérieur du moule
de fabrication de la planche, ainsi que par rapport aux différents éléments constitutifs
empilés à la fabrication de la planche. Des exemples peuvent être trouvés dans les
documents
FR 2 606 655,
EP 1 421 978 ou
EP 1 504 796. Par ailleurs, des solutions ont déjà été proposées, en particulier dans les documents
FR 2 683 733,
FR 2 781 384, qui décrivent des chants de ski réalisés à partir de deux éléments distincts, dans
le but d'optimiser les propriétés mécaniques de la planche. Ces solutions sont toutefois
relativement délicates à mettre en oeuvre, dans la mesure où les jonctions entre les
différents éléments successifs formant le chant sont sujettes à des infiltrations
d'humidité, d'autant plus que l'écart entre ces éléments est dépendant des conditions
opératoires observées lors du moulage. Parallèlement, la fabrication de ces skis pose
un problème de positionnement et d'immobilisation des éléments individuels de chant
par rapport au moule et au reste de la structure de la planche, principalement dans
les procédés où le noyau est injecté lors du moulage.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0005] Un des objectifs de l'invention est de fournir une structure de planche de glisse
qui permette d'adapter de façon variée les propriétés mécaniques liées aux chants
latéraux. Un autre objectif est de fournir une solution qui permette de fabriquer
aisément des planches avec des chants composés de différents matériaux, ou plus généralement
de différentes pièces plus faciles à manipuler. Un autre objectif est d'assurer un
ancrage et un positionnement précis des chants par rapport au reste de la structure
de la planche, lors de son moulage.
[0006] Pour ce faire, le Demandeur a conçu des chants de planches de glisse, qui sont composés
d'un ensemble d'au moins deux éléments de construction. Dans cet ensemble, chaque
élément comporte une poutre longitudinale, et les extrémités de deux éléments adjacents
viennent au contact l'une de l'autre par l'intégralité de leur surface terminale,
lorsque les éléments sont disposés l'un dans le prolongement de l'autre. En outre,
deux éléments adjacents comportent des moyens mécaniques de blocage complémentaires,
pour empêcher le déplacement relatif des deux éléments concernés. Autrement dit, l'invention
consiste à réaliser des chants de planches par l'assemblage de différents éléments
individuels, qui coopèrent les uns avec les autres pour assurer un blocage relatif,
et la formation d'un élément de chant global.
[0007] En d'autres termes, les chants conformes à l'invention résultent de l'assemblage
de pièces de plus petite taille, qui sont montés de telle manière à assurer une continuité
mécanique des poutres qui les constituent, et ainsi assurer l'étanchéité de la planche
de l'extérieur.
[0008] Avantageusement en pratique, les extrémités de chaque élément peuvent présenter une
surface terminale qui est non perpendiculaire à la direction principale de la poudre.
Autrement dit, chaque élément individuel se termine par une surface qui n'est pas
strictement verticale, lorsque l'on observe le ski sur un plan horizontal. De la sorte,
la surface de jonction entre deux éléments adjacents assure la reprise des efforts
verticaux exercés par l'utilisateur, et limite donc les risques de rupture du chant
à ce niveau.
[0009] Dans une forme particulière de réalisation, cette surface terminale peut avoir une
géométrie en forme de pan incliné, de sorte que les poutres des éléments individuels
se terminent en biseaux qui viennent en regard d'une poutre à l'autre. Ceci permet
de ne pas créer de zone de faible résistance au niveau des jonctions des éléments
individuels.
[0010] De manière plus générale, d'autres formes peuvent être envisagées pour les surfaces
terminales des poutres, dès lors qu'il s'agit de surfaces qui sont symétriques par
rapport au plan médian perpendiculaire à la direction principale de la poutre. En
effet, dans ce cas, les surfaces de deux éléments distinctes peuvent venir en regard
l'une de l'autre et au contact intégral, par retournement de l'une de ces pièces autour
de l'axe principal de la poutre.
[0011] Concernant les moyens mécaniques de blocage d'un élément par rapport à l'autre, ceux-ci
peuvent être disposés dans la largeur de la poutre, c'est-à-dire dans la continuité
de celle-ci, ou bien encore à l'extérieur de la largeur de la poutre, dans des zones
latérales qui débordent de la poutre elle-même.
[0012] Concernant l'architecture mécanique de ces moyens de blocage pour empêcher le déplacement
relatif des éléments individuels de chant, différentes solutions peuvent être envisagées.
Ainsi, dans une première forme de réalisation, ces moyens mécaniques de blocage comportent
un premier pion et un premier trou destinés à coopérer respectivement avec un deuxième
trou et un deuxième pion des moyens mécaniques de blocage situés sur l'élément adjacent.
En pratique, les pions et les trous correspondants peuvent être situés sur des excroissances
latérales qui sont disposées latéralement de chaque côté de la poutre.
[0013] Pour permettre la coopération entre deux éléments identiques, après retournement
de l'un des deux, on peut prévoir que le pion et le trou d'un élément soient disposés
symétriquement par rapport au plan perpendiculaire à la direction principale de la
poutre, séparant la surface terminale en deux portions égales. En d'autres termes,
après retournement de l'un des deux éléments, le pion du premier élément s'insère
dans le trou du second élément et vice versa.
[0014] Dans une forme particulière de réalisation, on peut prévoir que les moyens de blocage
pour empêcher le déplacement relatif des éléments individuels comportent des organes
de verrouillage en position. De la sorte, les différents éléments restent solidaires
les uns des autres après montage.
[0015] Dans une seconde forme de réalisation, les moyens mécaniques de blocage pour empêcher
le déplacement relatif des éléments individuels de chant comportent sur l'un des éléments
adjacents un doigt s'étendant parallèlement à la direction de la poutre, et sur l'autre
des éléments adjacents, un évidement adapté pour recevoir ce doigt.
[0016] Selon une autre caractéristique de l'invention, chaque poutre peut comporter au moins
une excroissance orientée vers l'extérieur de la planche, afin de permettre le positionnement
de l'élément de chant dans le moule de fabrication de la planche. En d'autres termes,
l'élément intègre des organes qui coopèrent avec le moule de manière à en assurer
l'indexation de la position.
[0017] Dans le même ordre d'idées, chaque poutre peut comporter au moins une excroissance
orientée vers l'intérieur de la planche, afin d'améliorer l'ancrage de cet élément
dans la structure de la planche, après moulage, en particulier pour les cas où le
noyau est injecté lors du moulage.
[0018] Avantageusement en pratique, les éléments adjacents peuvent être identiques, et conçus
pour coopérer avec l'autre par retournement autour de leur axe principal.
[0019] En pratique, les planches de glisse incorporant ces éléments de chant peuvent être
réalisées avec une grande variété de constructions de formes et de matière. Le nombre
d'éléments nécessaires peut être de deux, ou avantageusement trois, voire plus si
l'on souhaite combiner plus d'effets mécanique et/ou esthétique.
DESCRIPTION SOMMAIRE DES FIGURES
[0020] La manière de réaliser invention, ainsi que les avantages qui en découlent ressortiront
bien à la description des modes de réalisation qui suit, à l'appui des figures annexées
dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue en perspective sommaire d'un élément de construction de chant
selon une première forme de réalisation ;
- les figures 2 et 3 sont des vues respectivement de côté et de dessus de l'élément
individuel illustré à la figure 1;
- les figures 4 et 5 sont des vues de détails respectivement de côté et de dessus de
l'assemblage de deux éléments individuels de la figure 1 ;
- les figures 6 et 7 sont des vues respectivement de dessus et de côté d'un élément
individuel selon une deuxième forme de réalisation ;
- les figures 8 et 9 sont des vues en perspective sommaire du détail de l'extrémité
dans les éléments individuels des figures 6 et 7,
- la figure 10 est une vue de côté illustrant une planche de glisse dans laquelle trois
éléments individuels de la figure 1 sont représentés, avant assemblage avec les autres
éléments constitutifs de la planche
- la figure 11 est une vue de côté analogue à figure 10, dans laquelle les éléments
individuels de chant sont montrés mis en place. ;
- La figure 12 est une vue en coupe transversale d'un moule de fabrication d'une planche
de glisse dans laquelle sont représentés l'essentiel des éléments constitutifs de
la planche, en particulier les éléments individuels de chant de la figure 1 ;
- la figure 13 est une vue en coupe de la planche extraite du moule de la figure 12,
montrée à un niveau médian d'un élément individuel de chant ;
- la figure 14 est une vue analogue à la figure 13, montrée à un niveau de recouvrement
de deux éléments de chant individuels adjacents.
MANIERES DE REALISER L'INVENTION
[0021] Un premier mode de réalisation d'un élément individuel de chant est illustré figure
1 à 5. Un tel élément
10 se compose principalement d'une poutre principale
11 qui présente la hauteur du chant final de la planche. Cet élément de chant est réalisé
en matière plastique, chargée ou non de fibres, et est obtenu préférentiellement par
injection, mais peut aussi être fabriqué par usinage ou impression tridimensionnelle.
[0022] Cette poutre
11 est longiligne et rectiligne, de préférence d'épaisseur constante et se termine à
ses deux extrémités
12,13, par un pan incliné
14,15. Ces pans inclinés forment une surface plane, qui est symétrique par rapport au plan
longitudinal médian vertical
P de la poutre. Ces deux pans inclinés
14,15 forment un angle
α par rapport au plan horizontal sur lequel repose la face inférieure
16 de la poutre. Ces deux pans inclinés
14,15 sont symétriques par rapport au plan transversal médian de la poutre, de sorte que
la poutre présente en coupe longitudinale médiane une forme trapézoïdale.
[0023] La poutre présente quatre excroissances
20-23 réparties par paires de chaque côté de la poutre. Ces excroissances sont destinées
à maintenir le chant dans le moule de fabrication de la planche, et à améliorer l'ancrage
du chant dans le noyau de la planche Chaque excroissance
20 possède une portion sensiblement parallélépipédique
24 qui présente une hauteur légèrement inférieure à celle de la poutre, de sorte que
les faces supérieure
26 et inférieure
27 de cette portion parallélépipédique
24 sont légèrement décalées respectivement en dessous et en dessus de la face supérieure
17 et la face inférieure
16 de la poutre. Cette portion parallélépipédique
24 est reliée à la poutre
25 par une portion de jonction qui présente des dimensions inférieures dans le sens
de la hauteur et la longueur de la poutre. Ainsi, l'espace formé entre la poutre
10 et la portion parallélépipédique
24 de l'excroissance
20 permet d'accueillir une nervure du moule d'injection, pour assurer un positionnement
transversal précis de l'élément de chant
10 dans la matrice du moule de fabrication de la planche, en particulier pour les procédés
de fabrication dans lequel le noyau est injecté lors du moulage.
[0024] La poutre comporte également à proximité de ses zones terminales
12,13, un ensemble de languettes de positionnement
28 qui s'étendent latéralement. Ces languettes sont positionnées à proximité de la face
supérieure
17 de la poutre, avec un léger écart de sorte que la face supérieure
29 de la languette est légèrement décalée en-dessous de la face supérieure
17 de la poutre, et plus précisément, ces languettes de positionnement présentent un
décalage par rapport au plan médian longitudinal horizontal de la poutre. Ces languettes
28 sont destinées à pénétrer dans des évidements de forme complémentaires formées
dans le moule de fabrication de la planche, dans le but d'assurer le positionnement
de l'élément de chant avec l'orientation voulue, et jouer un rôle de détrompeur.
[0025] Selon une caractéristique importante de l'invention, l'élément de chant
10 comporte des moyens mécaniques de blocage par rapport aux éléments adjacents, ces
moyens mécaniques étant implantés dans les zones extrêmales
12,13 de la poutre.
[0026] Dans la forme illustrée aux figures 1 à 5, les moyens de blocage
30 comprennent principalement une languette
31 percée d'un trou
32, et un pion
33 situé dans le prolongement du trou
32. Plus précisément, cette languette
31 s'étend horizontalement, à un niveau intermédiaire de la hauteur de la poutre, légèrement
en dessous de la mi-hauteur de cette dernière. Cette languette
31 s'étend à l'extérieur de la poutre, de sorte qu'avec la languette
41 symétrique par rapport au plan longitudinal médian de la poutre, elles définissent
un espace vide
36 permettant d'accueillir l'extrémité d'une poutre d'un autre élément de chant. La
forme de la languette
31 est choisie pour assurer un ancrage efficace avec le pion correspondant de l'élément
de chant adjacent, et pour ne pas déborder de manière excessive à l'intérieur de la
planche une fois le ski moulé. Le trou
32 de la languette
31 est de forme sensiblement rectangulaire, pour accueillir le pion de l'élément adjacent,
qui présente une géométrie complémentaire. Dans sa région qui pénètre dans le trou
correspondant de l'élément adjacent, le pion
33 présente une section analogue à celle du trou, pour assurer un blocage efficace de
deux éléments de chant adjacents, dans les sens longitudinal et transversal. La forme
du pion
33 peut être légèrement biseautée, pour assurer une mise en place plus facile du pion
à l'intérieur du trou. Le pion
33 présente un évidement
39, permettant la déformation du pion
33 lorsqu'il pénètre dans le trou correspondant, en vue d'assurer un blocage.
[0027] Ainsi, comme illustré aux figures 4 et 5, lorsque les extrémités de deux éléments
adjacents
10,110 sont mises en contact l'une de l'autre, après retournement de l'un de ces éléments
par rapport à son axe longitudinal, le pion
33 de l'élément
10 pénètre dans le trou
132 de la languette
131 de l'élément
110, avec simultanément la même coopération entre le pion
133 de l'élément
110, qui s'insère dans le trou
32 de la languette
31 de l'élément de chant
10. Idéalement, les faces
38,138 des languettes
31,131 viennent au contact l'une de l'autre pour assurer un positionnement vertical optimal
des deux éléments de chant
100,110.
Comme illustré à la figure 5, la même coopération entre les pions
34,134 et les trous
41,141 correspondants s'opère de l'autre côté de la poutre
[0028] Bien entendu, différentes variantes peuvent être envisagées en ce qui concerne la
forme des trous et des pions qui coopèrent pour assurer le blocage d'un élément de
chant par rapport à l'autre, dès lors qu'elles permettent d'assurer un bon alignement
des poutres d'éléments adjacents. On peut en particulier envisager des formes assurant
un encliquetage irréversible dans lequel le pion pénètre dans le trou avec déformation
élastique, pour qu'il soit ensuite nécessaire d'exercer un effort très important,
voire de déformer le pion pour assurer la désolidarisation de deux éléments de chant.
[0029] Un autre mode de réalisation est illustré aux figures 6 à 9, dans laquelle les moyens
de blocage
80 présentent une architecture différente. Dans le mode illustré à la figure 6, la poutre
51 ne possède qu'une paire d'excroissances
70, disposées sensiblement au milieu de la poutre.
[0030] Les moyens de blocage sont disposés à proximité des extrémités de la poutre, et sont
symétriques par rapport au plan transversal médian de l'élément
50. Ces moyens comportent tout d'abord un doigt
81, qui s'étend longitudinalement, à partir d'une face latérale de la poutre. Ce doigt
81 est situé à mi-hauteur de la poutre, et à l'extérieur de la surface latérale
53 de la poutre
51. Ce doigt
81 se termine par une portion légèrement renflée
85. De l'autre côté de la poutre par rapport au plan longitudinal médian horizontal de
la poutre, les moyens de blocage
80 comportent une région en excroissance, qui définit une ouverture ou évidement
82 destiné à recevoir le doigt
81 d'un élément adjacent. Cette ouverture
82 est définie entre une paroi verticale
86 qui se prolonge vers le haut d'une languette
83 formant une rampe de glissement du doigt
85 de l'élément adjacent. Ainsi, après retournement de l'élément adjacent pour mise
en contact des extrémités des poutres, le doigt
85 peut être introduit dans l'évidement
82, après glissement sur la rampe
83, jusqu'à ce que les faces terminales en biseau des deux poutres viennent en contact.
À ce moment, la portion renflée
85 du doigt a totalement traversé le trou
82, après légère déformation, de sorte que le mouvement inverse est impossible, sans
exercice d'une force élevée, et que les éléments sont verrouillés en position l'un
par rapport à l'autre. On assure ainsi la solidarisation temporaire des éléments de
chant assemblés, pour faciliter la manipulation ultérieure, et éviter tout déplacement
à l'intérieur du moule. Bien entendu, les géométries des doigts et des évidements
correspondants peuvent être adaptées en fonction des matières utilisées, des dimensions
générales de l'élément de chant, et des contraintes de fabrication.
[0031] Comme illustré la figure 10, les trois éléments de chant
10,110,210 sont destinés à être assemblés les uns avec les autres pour former un élément de
chant
300 d'une planche de glisse, qui comme illustré la figure 11 est intégré dans la face
latérale du ski, avec une capacité de mixer les matériaux, et donc les propriétés
mécaniques, mais également esthétiques en particulier par le choix des couleurs employées.
Il est à noter que l'élément de chant ainsi formé s'étend sur une partie seulement
de la longueur de la planche, mais il pourrait être plus long et couvrir la totalité
de la longueur de la planche.
[0032] Il faut noter que ces trois éléments de chant sont identiques mais ne sont pas positionnés
dans le même sens par rapport au plan longitudinal horizontal médian du chant, ceci
pour permettre aux éléments de chant de s'emboîter au niveau des moyens d'accrochage,
tout en permettant aux extrémités de chaque élément de chant d'être en contact. En
effet, l'élément de chant
10 est positionné de telle façon que les pentes situées aux extrémités de cet élément
sont orienté vers le bas tandis que les éléments de chant
110 et
210 sont orientés de telle façon que les pentes situées aux extrémités de ces éléments
sont tournées vers le haut. Au niveau de la fabrication, un seul moule de fabrication
de l'élément de chant est nécessaire pour construire la totalité du chant de cette
planche de ski, ce qui est économiquement très avantageux.
On ne sortira toutefois pas du cadre de l'invention si les éléments de chant constitutifs
du chant de la planche de glisse ne sont pas identiques et nécessitent alors l'utilisation
de plusieurs moules pour le moulage de l'élément de chant.
[0033] L'utilisation de l'élément de chant caractéristique facilite la fabrication de la
planche par un procédé d'injection du noyau, qui est illustrée aux figures 12 à 14.
[0034] Ainsi, comme illustré à la figure 12, la fabrication du ski se fait par des opérations
de moulage, dans un moule
500, qui comprend une matrice
501 constituant sa partie inférieure et d'un couvercle
501 constituant la partie supérieure. La matrice
501 comporte un évidement interne destiné à recevoir l'ensemble des éléments constitutifs
de la planche, avant fermeture du couvercle du moule
500. Plus précisément, la matrice
501 comporte un évidement
503 dans lequel sont insérés les éléments constitutifs de la partie basse du ski, à savoir
l'ensemble inférieur incluant la semelle de glisse
41, plusieurs renforts
42 en matériaux composites ou métalliques, et les carres latérales
43. L'évidement
503 du moule est bordé latéralement par une nervure
505 destinée à pénétrer dans l'espace formé entre l'excroissance
24 de l'élément de chant
10 et la poutre
11. Cette nervure
505 permet un positionnement précis dans les sens transversal et longitudinal de l'élément
de chant
10. Le nombre d'excroissance est déterminé pour éviter le déplacement de l'élément de
chant en direction de l'intérieur du moule. Un évidement
504 est prévu dans la matrice
501 du moule pour accueillir la partie parallélépipédique
24 de l'excroissance
20 de l'élément de chant
10. Ensuite, on dépose l'ensemble supérieur composé dans la forme illustrée d'une couche
de renfort
46 en matériaux composites ou métalliques et d'une couche supérieure de décoration et
de protection
47 qui s'étend latéralement, et déborde de la largeur finale du ski, pour venir s'insérer
dans l'évidement
507 prévu en bordure de la matrice
501 du moule
500.
[0035] Après fermeture du moule, la matière destinée à former le noyau est injectée in situ,
puis, le ski est démoulé, pour donner la configuration illustrée la figure 13. On
note alors que le ski peut être usiné, conformément à la ligne
201 figurant en pointillés, se terminant à proximité immédiate des carres métalliques
43. Bien entendu, la forme donnée à l'usinage du chant peut varier, et être rectiligne
vertical ou oblique, ou présenter un léger épaulement
203 comme illustré la figure 13.
[0036] Cet usinage latéral qui s'effectue sur toute la longueur de la planche a également
lieu au niveau de la planche où deux éléments individuels de chant
10,110 se superposent, comme illustré à la figure 14. Dans ce cas, grâce à l'architecture
de l'invention, les deux éléments de chant sont parfaitement plaqués l'un contre l'autre,
assurant une étanchéité optimale vis-à-vis de l'extérieur.
[0037] L'invention peut également s'appliquer au cas d'un moulage traditionnel sans injection
du noyau. Dans ce cas, le noyau préfabriqué est positionné dans le moule avec les
éléments de chants et ceux-ci comportent des moyens d'accrochage complémentaires pour
former l'intégralité du chant de la planche de glisse après assemblage entre eux.
Dans ce cas, les excroissances du chant du côté extérieur à la planche de glisse peuvent
être moins nombreuses pour solidariser le chant au moule pendant la fabrication. Les
excroissances du côté intérieur à la planche de glisse ne sont pas indispensables
pour améliorer l'ancrage et le collage du chant dans le noyau.
[0038] Dans les modes de réalisation illustrés, les éléments de chant présentent plusieurs
moyens d'accrochage à leurs extrémités qui sont symétriques par rapport au plan transversal
médian de la poutre, ainsi que par rapport au plan longitudinal médian de la poutre
pour obtenir des éléments de chant réversibles. Toutefois, on ne sortira pas du cadre
de l'invention si cette symétrie n'existe pas. En particulier, une poutre doit au
minimum comporter un moyen mécanique d'accrochage à chacune de ses extrémités, le
moyen mécanique de l'une des extrémités d'un élément de chant pouvant s'emboîter dans
l'une des extrémités d'un autre élément de chant.
[0039] Il ressort de ce qui précède que l'invention permet la fabrication de planches de
glisse incluant des chants avec une plus grande facilité de construction et de manipulation,
et un coût réduit. Elle permet également de faire varier la constitution du chant
avec des matériaux et des propriétés mécaniques ou esthétiques distinctes, permettant
ainsi de faire varier les effets visuels et le comportement de la planche sur la neige.
Il est aussi possible de décliner une gamme de planches, en utilisant un nombre d'élément
de chants différents d'une planche à l'autre de la gamme.
1. Ensemble d'au moins deux éléments de construction (10,110) d'un chant de planche de
glisse, dans lequel chaque élément (10) comporte une poutre longitudinale (11), les
extrémités (12,13) de deux éléments adjacents venant au contact l'une de l'autre par
l'intégralité de leur surface terminale (14,15) lorsque les éléments sont disposés
l'un dans le prolongement de l'autre, caractérisé en ce que deux éléments adjacents (10,110) comportent des moyens mécaniques (30) de blocage
complémentaires, pour empêcher le déplacement relatif desdits éléments.
2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé ce que les extrémités de chaque élément présentent une surface terminale (14,15) non perpendiculaire
à la direction principale de la poutre.
3. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé ce que les surfaces terminales (14,15) sont des pans inclinés.
4. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux surfaces terminales (14,15) d'un même élément sont symétriques par rapport
au plan médian (N) perpendiculaire à la direction principale de la poutre.
5. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage sont disposés dans la largeur de la poutre.
6. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage (30) sont disposés à l'extérieur de la largeur de
la poutre.
7. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage pour empêcher le déplacement relatif desdits éléments
comportent un 1er pion (33) et un 1er trou (32) destinés à coopérer avec un 2ème trou (132) et un 2ème pion (133) des moyens mécaniques de blocage situés sur l'élément adjacent.
8. Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage comportent deux excroissances latérales (31) comprenant
chacune un pion (33) et un trou (32), disposés latéralement de chaque côté de la poutre
(11).
9. Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que le pion et le trou sont disposés symétriquement par rapport au plan (M) perpendiculaire
à la direction principale de la poutre, séparant la surface terminale (14) en deux
portions égales.
10. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage pour empêcher le déplacement relatif desdits éléments
comportent des organes de verrouillage (85) en position.
11. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens mécaniques de blocage pour empêcher le déplacement relatif desdits éléments
comportent sur l'un des éléments adjacents, un doigt (81) s'étendant parallèlement
à la direction de la poutre (11), et sur l'autre des éléments adjacents, un évidement
(82) adapté pour recevoir ledit doigt (81).
12. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque poutre comporte au moins une excroissance (20,22) orientée vers l'extérieur
de la planche, afin de permettre le positionnement dudit élément dans le moule de
fabrication de la planche.
13. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque poutre comporte au moins une excroissance (21,23) orientée vers l'intérieur
de la planche, afin de permettre l'ancrage dudit élément dans la structure de la planche.
14. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments adjacents (210,10,110) sont identiques, et conçus pour coopérer l'un
avec l'autre par retournement autour de leur axe principal.
15. Planche de glisse incluant un chant comprenant un ensemble selon l'une des revendications
précédentes
16. Planche de glisse selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comporte un ensemble d'au moins trois éléments de construction du chant
17. Planche de glisse selon la revendication 15, caractérisée en ce que au moins un des éléments de construction du chant présente une excroissance et/ou
un moyen de blocage mécanique noyé dans le noyau.
1. Einheit aus mindestens zwei Bauelementen (10, 110) einer Gleitbrettkante, bei der
jedes Element (10) einen Längsträger (11) aufweist, wobei die Enden (12, 13) zweier
benachbarter Elemente über ihre gesamte Endfläche (14, 15) miteinander in Kontakt
kommen, wenn die Elemente in der Verlängerung des jeweils anderen angeordnet sind,
dadurch gekennzeichnet, dass zwei benachbarte Elemente (10, 110) mechanische Mittel (30) zum komplementären Blockieren
umfassen, um eine relative Bewegung dieser Elemente zu verhindern.
2. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Endstücke jedes Elementes eine Endfläche (14, 15) aufweisen, die nicht senkrecht
zur Hauptrichtung des Längsträgers ist.
3. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Endflächen (14, 15) Schrägen bilden.
4. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden Endflächen (14, 15) desselben Elementes symmetrisch sind, bezogen auf
die Medianebene (N) senkrecht zur Hauptrichtung des Längsträgers.
5. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen innerhalb der Breite des Längsträgers angeordnet
sind.
6. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen (30) außerhalb der Breite des Längsträgers
angeordnet sind.
7. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen zur Verhinderung der relativen Verschiebung
dieser Elemente einen 1. Zapfen (33) und ein 1. Loch (32) enthalten, die mit einem
2. Loch (132) und einem 2. Zapfen (133) der mechanischen Blockiervorrichtungen zusammenarbeiten
sollen, die sich auf dem danebenliegenden Element befinden.
8. Einheit gemäß Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen zwei seitliche Auskragungen (31) umfassen,
die jeweils einen Zapfen (33) und ein Loch (32) enthalten, die seitlich beiderseits
des Längsträgers (11) angeordnet sind.
9. Einheit gemäß Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Zapfen und das Loch symmetrisch, bezogen auf die Ebene (M), senkrecht zur Hauptrichtung
des Längsträgers angeordnet sind, die die Endfläche (14) in zwei gleiche Abschnitte
teilt.
10. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen zur Verhinderung der relativen Verschiebung
dieser Elemente Organe zur Verriegelung (85) in der Position enthalten.
11. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mechanischen Blockiervorrichtungen zur Verhinderung der relativen Verschiebung
dieser Elemente auf einem der benachbarten Elemente einen Finger (81) enthalten, der
parallel zur Richtung des Längsträgers (11) verläuft und auf dem anderen benachbarten
Element eine Aussparung (82), die geeignet ist, diesen Finger (81) aufzunehmen.
12. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass jeder Längsträger mindestens eine Auskragung (20, 22) enthält, ausgerichtet zur Außenseite
des Gleitbrettes, um die Positionierung dieses Elementes in der Herstellungsform des
Gleitbretts zu erlauben.
13. Einheit gemäß Anspruch 1 dadurch gekennzeichnet, dass jeder Längsträger mindestens eine Auskragung (21, 23) enthält, ausgerichtet zum Inneren
des Gleitbrettes, um die Verankerung dieses Elementes in der Struktur des Gleitbretts
zu erlauben.
14. Einheit gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die nebeneinanderliegenden Elemente (210, 10, 110) identisch sind und dazu konzipiert
miteinander durch Umkehr um die Hauptachse miteinander zusammenzuarbeiten.
15. Gleitbrett mit einer Kante mit einer Einheit gemäß einem der vorhergehenden Ansprüche.
16. Gleitbrett gemäß Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Einheit aus mindestens drei Bauelementen der Kante enthält.
17. Gleitbrett gemäß Anspruch 15, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens eines der Bauelemente eine Auskragung und/ oder eine im Kern eingebettete
mechanische Blockiervorrichtung enthalten.
1. Assembly of at least two structural elements (10, 110) of a snowboard edge, in which
each element (10) incorporates a longitudinal beam (11), with the extremities (12,
13) of two adjacent elements being in contact with each other over the entirety of
their terminating surface (14, 15) when the elements are positioned extending away
from each other, characterized by the fact that two adjacent elements (10, 110) incorporate additional mechanical means
(30) of locking to prevent the relative movement of the said elements.
2. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the extremities of each element have a terminating surface (14, 15)
that is non-perpendicular to the principal direction of the beam.
3. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the terminating surfaces (14, 15) are inclined faces.
4. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the two terminating surfaces (14, 15) of a given element are symmetrical
in relation to the median plane (N) perpendicular to the principal direction of the
beam.
5. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the mechanical means of locking is positioned within the width of the
beam.
6. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the mechanical means of locking (30) is positioned externally in relation
to the width of the beam.
7. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the mechanical means of locking to prevent the relative movement of
the said elements incorporates a first stud (33) and a first hole (32) designed to
interoperate with a second hole (132) and a second stud (133) of the mechanical means
of locking located on the adjacent element.
8. Assembly in accordance with claim 6, characterized by the fact that the mechanical means of locking incorporates two lateral protrusions
(31) that each have a stud (33) and a hole (32) positioned laterally on each side
of the beam (11).
9. Assembly in accordance with claim 6, characterized by the fact that the stud and the hole are positioned symmetrically in relation to the
plane (M) perpendicular to the principal direction of the beam, dividing the terminating
surface (14) into two equal portions.
10. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the mechanical means of locking to prevent the relative movement of
the said elements incorporates devices (85) for locking it into position.
11. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that the mechanical means of locking to prevent the relative movement of
the said elements incorporates - on one of the adjacent elements - a finger (81) extending
parallel to the direction of the beam (11), and - on the other of the two adjacent
elements - a cavity (82) designed to accommodate the said finger (81).
12. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that each beam incorporates at least one protrusion (20, 22) oriented towards
the exterior of the board, so as to allow the positioning of the said element within
the mold for producing the board.
13. Assembly in accordance with claim 1, characterized by the fact that each beam incorporates at least one protrusion (21, 23) oriented towards
the interior of the board, so as to allow the anchoring of the said element within
the structure of the board.
14. Assembly in accordance within claim 1, characterized by the fact that the adjacent elements (210, 10, 110) are identical and are designed
to interoperate with each other through rotation around their principal axis.
15. Snowboard with an edge incorporating an assembly in accordance with one of the preceding
claims.
16. Snowboard in accordance with claim 15, characterized by the fact that it incorporates an assembly of at least three structural elements of
the edge.
17. Snowboard in accordance with claim 15, characterized by the fact that at least one of the structural elements of the edge has a protrusion
and/or a mechanical means of locking embedded within the core.