[0001] L'invention concerne un poussoir ou bouton-poussoir de pièce d'horlogerie ou pour
pièce d'horlogerie. L'invention concerne aussi un dispositif de carrure comprenant
un tel poussoir. L'invention concerne encore une boîte de montre comprenant un tel
dispositif de carrure ou un tel poussoir. L'invention concerne également une pièce
d'horlogerie comprenant un tel dispositif de carrure ou un tel poussoir ou une telle
boîte de montre. L'invention concerne enfin un procédé de montage d'un tel poussoir
et un procédé de démontage d'un tel poussoir.
[0002] On connaît du document
EP0030696 un bouton-poussoir doté d'un tube chassé dans une carrure de boîte de montre. Une
tige, sur laquelle est monté un joint d'étanchéité, est logée dans le tube de façon
à constituer un correcteur de fonction déplaçable en translation. La tige est simplement
délimitée axialement relativement au tube par le biais d'une rainure formée sur la
paroi intérieure du tube, qui est prévue pour réceptionner le joint d'étanchéité,
notamment en cas de choc. Cette solution d'assemblage de la tige n'est pas satisfaisante
dans la mesure où celle-ci peut autoriser un retrait intempestif de la tige du tube
lors du porter de la boîte de montre, notamment en cas de fort choc. Par ailleurs,
cette construction de bouton-poussoir peut s'avérer problématique si une opération
de maintenance de la boîte de montre impose le retrait du tube de la carrure ou, par
exemple, si l'état du tube impose son remplacement. Une telle construction n'est donc
pas satisfaisante.
[0003] On connaît du document
CH616548 un bouton-poussoir doté d'un tube fileté prévu pour être vissé dans une carrure de
boîte de montre. Une tige, sur laquelle est monté un joint d'étanchéité, est notamment
logée dans le tube de façon à constituer un correcteur de fonction déplaçable en translation.
Cette tige est délimitée axialement relativement au tube par le biais d'une tête de
poussoir, dont une extrémité est chassée dans le canon de la tête de poussoir. Ainsi,
si le bouton-poussoir est dévissable de la carrure par le biais d'une collerette formée
sur la périphérie extérieure du tube, les éléments fonctionnels du bouton-poussoir
tels que la tige et son ressort de rappel, ainsi que le joint d'étanchéité, ne peuvent
être aisément ôtés du tube. Il existe notamment des risques de marquer la tête du
bouton-poussoir lors de l'opération de déchassage. Une telle construction n'est donc
pas optimale.
[0004] On connaît du document
EP0575831 un bouton-poussoir doté d'un tube soudé sur une carrure de boîte de montre. Une tige,
sur laquelle est monté un joint d'étanchéité, est notamment logée dans le tube de
façon à constituer un correcteur de fonction déplaçable en translation. Dans un premier
sens de translation de la tige, la tige est délimitée axialement par le biais d'une
portion de tige prévue pour buter à l'encontre d'une surface formée à l'extrémité
du tube. Dans un second sens de translation de la tige, la tige est délimitée axialement
par le biais d'une portion de tige prévue pour buter à l'encontre d'une surface formée
à l'extrémité d'une bague rapportée à l'intérieur du tube. Selon les différentes variantes
de réalisation décrites, la bague se présente soit sous la forme d'une bague filetée
prévue pour être vissée au sein d'une portion taraudée du tube, soit sous la forme
complexe d'un disque retenu axialement par un anneau élastique supplémentaire. Ce
document ne donne aucune indication quant à la mise en oeuvre d'un bouton-poussoir
intégralement démontable de la boîte de montre. Dans l'hypothèse où le tube est lié
à la carrure de façon démontable, il convient de définir une liaison démontable simple
entre le bouchon et le tube qui soit aisément actionnable, et ce sans prétériter l'assemblage
du tube dans la carrure.
[0005] Le but de l'invention est de fournir un poussoir horloger permettant de remédier
aux inconvénients mentionnés précédemment et d'améliorer les poussoirs horlogers connus
de l'art antérieur. En particulier, l'invention propose un poussoir qui soit aisément
et intégralement démontable de la carrure de la boîte de montre sur laquelle le bouton-poussoir
est monté. Le poussoir lui-même doit être aisément et intégralement démontable.
[0006] Un poussoir selon l'invention est défini par la revendication 1 ou par la revendication
2.
[0007] Différents modes de réalisation du poussoir sont définis par les revendications 3
à 11.
[0008] Un dispositif de carrure selon l'invention est défini par la revendication 12.
[0009] Une boîte de montre selon l'invention est définie par la revendication 13.
[0010] Une pièce d'horlogerie selon l'invention est définie par la revendication 14.
[0011] Un procédé d'assemblage d'un poussoir selon l'invention est défini par la revendication
15.
[0012] Un procédé de démontage d'un poussoir selon l'invention est défini par la revendication
16.
[0013] Les figures annexées représentent, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'une
pièce d'horlogerie selon l'invention.
La figure 1 est une vue schématique d'un mode de réalisation d'une pièce d'horlogerie
selon l'invention comprenant un mode de réalisation d'un poussoir.
La figure 2 est une vue en coupe transversale du mode de réalisation du poussoir selon
le plan II-II de la figure 1.
La figure 3 est une vue en perspective d'une bague du mode de réalisation du poussoir.
La figure 4 est une vue en perspective d'un tube du mode de réalisation du poussoir.
Les figures 5 à 9 sont des vues du mode de réalisation du poussoir à différentes étapes
de son procédé de montage.
La figure 10 est une vue en perspective du tube du mode de réalisation du poussoir.
[0014] Un mode de réalisation d'une pièce d'horlogerie 120 est décrit ci-après en référence
aux figures 1 à 10. La pièce d'horlogerie est par exemple une montre, en particulier
une montre bracelet. La pièce d'horlogerie peut comprendre un mouvement mécanique
ou un mouvement électronique. La pièce d'horlogerie comprend un mode de réalisation
d'une boîte de montre 110 logeant le mouvement.
[0015] La boîte de montre 110 comprend un mode de réalisation d'un dispositif de carrure
100.
[0016] Le dispositif de carrure 100 comprend une carrure 10 proprement dite comprenant un
mode de réalisation d'un poussoir 1 ou bouton-poussoir 1. Le poussoir permet la transmission
d'une action d'un utilisateur ou d'un outil à un élément interne au dispositif de
carrure ou à la boîte de montre, notamment au mouvement horloger assemblé dans la
boîte de montre. Le poussoir permet par exemple de transmettre une commande de réglage
ou de correction ou d'activation ou de désactivation d'une fonction du mouvement horloger.
En particulier, le poussoir peut transmettre une commande de réglage ou de correction
ou d'activation ou de désactivation d'une ou plusieurs fonctions horlogères. Le poussoir
peut donc, par exemple, constituer ou faire partie d'un correcteur permettant le réglage
d'indications horaires ou dérivées de l'heure d'une pièce d'horlogerie.
[0017] Le mode de réalisation du poussoir 1 est décrit ci-après en référence aux figures
1 à 10.
[0018] Le poussoir comprend :
- une tige 4 ;
- un tube 2 de guidage de la tige 4 selon un axe longitudinal A ;
- une bague 3 ; et
- une liaison mécanique 3d, 2c entre la bague et le tube.
[0019] De préférence, le poussoir comprend aussi un ressort 5.
[0020] De préférence, la liaison mécanique entre la bague et le tube est du type à baïonnette
et/ou la liaison mécanique comprend un ressort 5.
[0021] De préférence, le tube présente une conformation au moins sensiblement cylindrique
de révolution d'axe longitudinal A.
[0022] Le tube est prévu pour être rapporté sur la carrure. Le tube présente, par exemple
à une de ses extrémités extérieures, un filetage externe 2f destiné à permettre son
vissage dans la carrure 10. A cet effet, la carrure 10 présente un alésage 10b muni
d'un taraudage 10a prévu pour coopérer avec le filetage externe 2f.
[0023] Le tube présente à l'autre de ses extrémités extérieures une portée 2k destinée à
venir en appui contre la carrure 10, notamment contre le fond d'un lamage prévu sur
la carrure, lorsque le tube est vissé à fond dans la carrure.
[0024] Le tube présente entre ses extrémités extérieures une gorge annulaire 2h de logement
d'un joint 7. Le joint 7 est destiné à venir en appui contre l'alésage 10b pour réaliser
une étanchéité au niveau de l'interface tube - carrure. Le joint est du type annulaire.
Le joint peut être un joint torique et/ou un joint en élastomère.
[0025] Le tube présente à une de ses extrémités intérieures une portée 2m destinée à constituer
une butée de déplacement de la tige.
[0026] Le tube présente à l'autre de ses extrémités intérieures des éléments 2a, 2b, 2c
de liaison de type baïonnette qui sont détaillés plus bas, notamment en référence
à la figure 4. Dans le mode de réalisation représenté, le tube 2 comprend trois protubérances
2c constituant les éléments principaux de la liaison mécanique de type baïonnette
sur le tube.
[0027] Le tube permet de guider en translation la tige selon l'axe longitudinal A. A cet
effet, le tube présente un alésage 2n de guidage de la tige.
[0028] Le tube comprend avantageusement une conformation 2i, notamment une découpe de section
non circulaire, en particulier polygonale ou à section cannelée ou à section dentée,
destinée à permettre l'entraînement du tube en rotation à l'aide d'un outil ayant
une conformation au moins sensiblement complémentaire à la conformation 2i. Cette
conformation est préférentiellement une découpe qui peut être prévue au niveau de
l'extrémité se trouvant à proximité de la surface externe de la carrure comme dans
le mode de réalisation représenté. Alternativement, la conformation peut être prévue
au niveau de l'extrémité du tube qui est enfoncée dans carrure et/ou la conformation
peut être disposée sur la périphérie extérieure du tube.
[0029] Le tube comprend encore au moins une première surface 2j de guidage, notamment un
alésage, destinée à coopérer une deuxième surface 3j de guidage, notamment une surface
cylindrique. Les première et deuxième surfaces de guidage coopèrent pour guider en
liaison pivot glissant la bague dans le tube.
[0030] La bague 3 a une forme essentiellement annulaire.
[0031] La bague 3 permet principalement de fournir un appui pour le ressort 5. A cette fin,
la bague comprend une portée 3e, notamment une portée 3e dans un alésage.
[0032] La bague 3 comprend encore de préférence un alésage 3i de guidage de la tige 4.
[0033] La bague comprend enfin des éléments 3a, 3b, 3c, 3d de liaison de type baïonnette
qui sont détaillés plus bas, notamment en référence à la figure 3. Ces éléments coopèrent
avec les éléments de liaison 2a, 2b, 2c qui sont prévus sur le tube. Dans le mode
de réalisation représenté, la bague 3 présente une géométrie trilobée. Elle comporte
trois lobes 3d dotés chacun d'un logement 3d constituant les éléments principaux de
la liaison mécanique de type baïonnette sur la bague. Les logements 3d coopèrent avec
les protubérances pour constituer la liaison de type baïonnette.
[0034] En outre, la bague comprend avantageusement une face, notamment une face visible
depuis l'intérieur de la boîte de montre, munie d'au moins une empreinte 3f destinées
à recevoir un outil de déplacement de la bague relativement au tube. L'au moins une
empreinte et l'outil sont conformés de sorte à ce qu'un horloger puisse exercer des
actions mécaniques sur la bague. En particulier, l'au moins une empreinte et l'outil
sont conformés de sorte à ce qu'un horloger puisse pousser la bague selon l'axe longitudinal
A et de sorte à ce qu'il puisse entraîner en rotation la bague autour de l'axe longitudinal
A. Ainsi, les actions mécaniques sont de nature à permettre le déplacement de la bague
relativement au tube en translation selon l'axe A et/ou le déplacement de la bague
relativement au tube en rotation autour de l'axe A.
[0035] La bague comprend de préférence deux, trois, ou quatre empreintes 3f. Avantageusement,
l'au moins une empreinte 3f est une empreinte en creux. Dans le mode de réalisation
représenté, quatre empreintes ou encoches 3f en creux sont réalisées, comme représenté
sur la figure 3.
[0036] La tige 4 présente globalement une géométrie cylindrique de révolution autour de
l'axe longitudinal A.
[0037] La tige présente une première portée 4n destinée à constituée une surface d'appui
pour le ressort 5, notamment une extrémité 5b du ressort 5.
[0038] La tige présente une deuxième portée 4m destinée à coopérer avec la portée 2m prévue
sur le tube pour arrêter la tige en translation selon l'axe longitudinal A. Lorsque
les deux portées sont en contact comme sur la figure 1, la tige est dans une position
de repos.
[0039] Entre les première et deuxième portées, la tige comprend une gorge annulaire 4h de
logement d'un joint 6. Le joint 6 est destiné à venir en appui contre l'alésage 2n
pour réaliser une étanchéité au niveau de l'interface tube-tige. Le joint est du type
annulaire. Le joint peut être un joint torique et/ou un joint en élastomère.
[0040] Par ailleurs, la tige 4 comprend une première extrémité 4a destinée à interagir avec
l'utilisateur du bouton-poussoir directement ou par l'intermédiaire d'un outil. La
première extrémité 4a peut dépasser hors du tube pour que l'utilisateur puisse agir
directement sur celle-ci. Alternativement, la première extrémité peut affleurer l'extrémité
du tube, voire se trouver un peu en retrait de l'extrémité du tube comme représenté.
Dans ce cas, la première extrémité 4a peut présenter une découpe concave de sorte
à faciliter l'action d'un outil. Cette conformation est par exemple utilisée pour
agir sur un correcteur.
[0041] La tige 4 comprend une deuxième extrémité 4b destinée à venir en contact avec le
mouvement, notamment avec un composant du mouvement, et à agir sur celui-ci lorsque
la tige est déplacée en translation selon l'axe longitudinal A.
[0042] Comme vu précédemment, le poussoir comprend un ressort 5. Le ressort 5 est avantageusement
un ressort hélicoïdal. La première extrémité 5a du ressort est en appui contre la
portée 3e de la bague d'une part et la deuxième extrémité 5b du ressort est en appui
contre la portée 4n de la tige d'autre part. Ainsi, le ressort 5 prend appui sur la
bague 3 et sur la tige 4 de manière à rappeler la tige dans sa position de repos représentée
sur la figure 1, c'est-à-dire avec les surfaces 2m et 4m en contact l'une contre l'autre.
De préférence, le ressort est précontraint entre les surfaces 4n et 3e. Dans ce cas,
le ressort 5 assure deux fonctions. Le ressort assure une fonction de liaison mécanique
comme détaillé plus bas. Le ressort assure aussi une fonction de rappel de la tige
dans sa position de repos.
[0043] La tige est ainsi susceptible de se déplacer, sous l'action d'un utilisateur, en
translation selon l'axe longitudinal A à l'encontre du ressort 5 de manière à ce que
l'extrémité 4b de la tige puisse interagir par exemple avec un composant du mouvement
de la pièce d'horlogerie. La tige est rappelée classiquement en position sous l'effet
de la restitution du ressort 5 de rappel.
[0044] Globalement, la bague 3 est montée dans le tube 2 de façon à ce que la bague et le
tube encapsulent les éléments fonctionnels du poussoir, en particulier la tige 4,
le ressort 5 de rappel de la tige 4 et le joint d'étanchéité 6.
[0045] Par « liaison mécanique de type baïonnette », on entend de préférence une liaison
permettant un assemblage d'une première pièce à une deuxième pièce et/ou un désassemblage
de la première pièce à la deuxième pièce selon la séquence d'étapes suivantes :
- pousser la première pièce relativement à la deuxième pièce, notamment contre l'action
d'un ressort,
- tourner la première pièce relativement à la deuxième pièce d'une fraction de tour,
c'est-à-dire de moins d'un tour, tout en continuant ou non à pousser la première pièce
relativement à la deuxième pièce, notamment contre l'action d'un ressort,
- arrêter de pousser.
[0046] Lors du désassemblage, l'étape « pousser la première pièce relativement à la deuxième
pièce, notamment contre l'action d'un ressort » peut être facultative.
[0047] Selon une première variante, la liaison mécanique comprend au moins une, de préférence
deux, trois ou quatre, protubérance 2c sur le tube. Les protubérances s'étendent radialement,
notamment radialement vers l'intérieur du tube, relativement à l'axe longitudinal
A. La liaison mécanique comprend au moins un, de préférence deux, trois ou quatre,
logements 3d sur la bague. Chaque logement est destiné à recevoir une protubérance.
Dans le mode de réalisation représenté, le tube 2 présente trois protubérances 2c
s'étendant radialement vers l'intérieur du tube relativement à l'axe longitudinal
A et la bague 3 présente trois logements 3d.
[0048] Selon une deuxième variante, la liaison mécanique comprend au moins une, de préférence
deux, trois ou quatre, protubérance sur le tube. Les protubérances s'étendant radialement,
notamment radialement vers l'extérieur du tube, relativement à l'axe longitudinal.
La liaison mécanique comprend au moins un, de préférence deux, trois ou quatre, logements
sur le tube, les logements étant destinés à recevoir chacun une protubérance.
[0049] En alternative à ces deux variantes, l'au moins une protubérance peut être prévue
sur la bague et peut coopérer avec l'au moins un logement prévu sur le tube.
[0050] La liaison mécanique comprend au moins une première butée axiale 2a prévue sur le
tube et au moins une deuxième butée axiale 3a prévue sur la bague. Les première et
deuxième butées axiales sont prévues pour coopérer par obstacle pour arrêter la bague
en translation axiale selon l'axe longitudinal A relativement au tube. Le ressort
5 plaque les premières butées axiales et les deuxièmes butées axiales les unes contre
les autres.
[0051] Dans le mode de réalisation représenté, trois premières butées 3a sont constituées
par des surfaces des logements 3d. Notamment, ces surfaces peuvent être des portions,
notamment des portions annulaires, de plans perpendiculaires à l'axe longitudinal
A, en particulier des portions annulaires d'un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal
A. Trois deuxièmes butées 2a sont constituées par des surfaces des protubérances 2c.
Notamment, ces surfaces peuvent être des portions, notamment des portions annulaires,
de plans perpendiculaires à l'axe longitudinal A, en particulier des portions annulaires
d'un plan P1' perpendiculaire à l'axe longitudinal A.
[0052] En variante, l'au moins une première butée axiale 2a et l'au moins une deuxième butée
axiale 3a peuvent ne pas être planes. Elles sont de préférence complémentaires. L'au
moins une première butée axiale 2a et l'au moins une deuxième butée axiale 3a peuvent
présenter des surfaces hélicoïdales.
[0053] La liaison mécanique comprend le ressort 5. Le ressort permet de rappeler l'au moins
une première butée axiale 2a contre l'au moins une deuxième butée axiale 3a. Lorsque
la bague 3 est assemblée au sein du tube 2, les surfaces 3a de la bague 3 sont donc
en appui à l'encontre des surfaces 2a du tube 2 sous l'effet de l'effort presseur
du ressort 5.
[0054] Dans un mode de réalisation non représenté, le ressort pourrait être en appui contre
la surface 3e et contre une portée dans l'alésage du tube. Dans ce cas, le ressort
n'est pas en appui contre la tige. Ainsi, le ressort n'a qu'une fonction d'assemblage
de la bague au tube, notamment la fonction de rappeler l'au moins une première butée
axiale 2a contre l'au moins une deuxième butée axiale 3a. Dans ce mode de réalisation,
la tige est rappelée dans sa position de repos par un autre ressort. Cet autre ressort
peut être prévu dans le poussoir ou dans le mouvement d'horlogerie.
[0055] Les trois premières butées axiales 2a s'étendent de préférence chacune sur un secteur
angulaire compris entre 30° et 50° autour de l'axe longitudinal A et les trois deuxièmes
butées axiales 3a s'étendent chacune sur un secteur angulaire compris entre 30° et
50° autour de l'axe longitudinal A.
[0056] Les premières butées axiales 2a sont avantageusement réparties régulièrement angulairement
autour de l'axe longitudinal A. De même, les deuxièmes butées axiales 3a sont avantageusement
réparties régulièrement angulairement autour de l'axe longitudinal A.
[0057] La liaison mécanique comprend au moins une première butée latérale 2b, de préférence
au moins deux premières butées latérales 2b, prévue sur le tube et au moins une deuxième
butée latérale 3b, de préférence au moins deux deuxièmes butées latérales 3b, prévue
sur la bague. Les première et deuxième butées latérales sont prévues pour coopérer
par obstacle pour arrêter la bague en rotation autour l'axe longitudinal A relativement
au tube dans au moins un sens de rotation, de préférence selon les deux sens de rotation.
Ainsi, l'ébattement en rotation de la bague 3 au sein du tube 2 est délimité.
[0058] L'au moins une deuxième butée latérale 3b peut comprendre ou être constituée par
au moins un rebord 3b s'étendant selon l'axe longitudinal A depuis une deuxième butée
axiale 3a. De préférence, chaque deuxième butée latérale 3b comprend un rebord 3b
s'étendant selon l'axe longitudinal A depuis une deuxième butée axiale 3a. De préférence
encore, les deuxièmes butées latérales 3b comprennent ou sont constituées par deux
rebords 3b s'étendant selon l'axe longitudinal A depuis chaque deuxième butée axiale
3a comme représenté sur la figure 3. De préférence, les butées latérales sont des
rebords prévus au niveau des logements 3d. Les deuxièmes butées latérales coopèrent
avec des premières butées latérales 2b constituées par des parois latérales des protubérances
2c.
[0059] Alternativement, l'au moins une première butée latérale 2b comprend au moins un rebord
s'étendant selon l'axe longitudinal depuis une première butée axiale 2a.
[0060] Par « rebord », nous entendons de préférence une conformation en relief ou en bosse
formée sur une surface de butée axiale ou depuis une surface de butée axiale.
[0061] En variante, l'au moins une première butée axiale 2a peut présenter une surface concave
et l'au moins une deuxième butée axiale 3a peut présenter une surface convexe. Les
surfaces concaves et convexes sont de préférence complémentaires ou sensiblement complémentaires.
[0062] En variante, l'au moins une première butée axiale 2a peut présenter une surface convexe
et l'au moins une deuxième butée axiale 3a peut présenter une surface concave. Les
surfaces concaves et convexes sont de préférence complémentaires ou sensiblement complémentaires.
[0063] Dans le cas de ces deux variantes, il est possible de se passer des butées latérales.
En effet, lorsque les premières et deuxièmes butées axiales sont en contact, un couple
s'oppose à la rotation de la bague relativement au tube, car cette rotation implique
une compression du ressort assurant le rappel des premières et deuxièmes butées axiales
les unes contre les autres.
[0064] La pièce 2 ou 3 comprenant les logements peut présenter des rainures de guidages
des protubérances de l'autre pièce 3 ou 2, ces rainures étant agencées de sorte à
guider les protubérances entre les logements et une extrémité de la pièce comprenant
les logements.
[0065] Préférentiellement, les protubérances et/ou les logements sont obtenus par enlèvement
de matière.
[0066] Un mode d'exécution d'un procédé de montage ou d'assemblage d'un poussoir est décrit
ci-après.
[0067] Le procédé comprend les étapes suivantes :
- Fournir une tige 4, un tube 2 de guidage de la tige 4 et un ressort 5, notamment un
ressort de rappel de la tige ;
- Introduire la tige 4 et le ressort dans le tube 2 de guidage selon l'axe longitudinal
A ;
- Fournir une bague 3 ;
- Introduire la bague dans le tube ou le tube dans la bague en exerçant un effort axial
F, notamment un effort axial F opposé à un effort produit par le ressort 5 (figure
6) ;
- Tourner la bague relativement au tube d'une fraction de tour autour de l'axe longitudinal
A en maintenant ou non l'effort axial (figure 7) ;
- Relâcher l'effort axial (figure 8).
[0068] Dans la troisième étape d'assemblage, la bague 3 est disposée en regard du tube 2
de façon à ce que les logements 3d se situent entre deux protubérances 2c. Il est
ainsi possible d'insérer la bague 3 au sein du tube 2 à l'encontre du ressort 5. La
bague est déplacée relativement au tube d'une distance au moins égale à la hauteur
20c des protubérances 2c (mesurée selon l'axe longitudinal A). Dans la cinquième étape
d'assemblage, la bague 3 est tournée d'un angle de l'ordre de 60° de façon à permettre
la mise en regard des surfaces 2a et 3a. Il est ainsi possible, dans la sixième étape
d'assemblage (figure 8) de laisser la bague 3 venir se plaquer à l'encontre du tube
2 sous l'effet de l'effort presseur du ressort 5.
[0069] Un mode d'exécution d'un procédé de démontage ou de dépose d'un poussoir est décrit
ci-après.
[0070] Le procédé comprend les étapes suivantes :
- Appliquer un effort axial F sur la bague ;
- Tourner la bague relativement au tube d'une fraction de tour autour de l'axe longitudinal
A, notamment en maintenant l'effort axial ;
- Relâcher l'effort axial.
[0071] Le démontage de la bague 3 au sein du tube 2 s'effectue donc de manière semblable,
en inversant les mouvements relatifs de la bague relativement au tube. Il est toutefois
à noter que l'étape « Appliquer un effort axial F sur la bague » est facultative,
en particulier avec un poussoir qui ne comprend pas de butée latérale.
[0072] Afin de faciliter le montage et/ou le démontage, la bague et le tube présentent des
repères ou des détrompeurs visuels. Ces repères peuvent comprendre des découpes 2g
et 3g. Ces repères permettent de donner une indication de la position angulaire de
la bague relativement au tube autour de l'axe longitudinal A. Par exemple, en configuration
assemblée, ces repères 2g et 3g peuvent coïncider ou se situer en regard l'un de l'autre,
comme représenté sur la figure 9. Ces détrompeurs permettent de faciliter le contrôle
du positionnement de la bague 3 dans le tube 2.
[0073] Le poussoir peut être monté sur la carrure de façon assemblé selon le procédé de
montage ou d'assemblage de poussoir précité, c'est-à-dire après avoir été assemblé
selon le procédé de montage ou d'assemblage de poussoir précité. Alternativement,
seul le tube peut préalablement être monté sur la carrure pour procéder ensuite à
l'assemblage du bouton-poussoir selon le procédé de montage ou d'assemblage de poussoir
précité.
[0074] Le poussoir dans son ensemble peut être démonté de la carrure avant de mettre en
oeuvre le procédé de démontage ou de dépose de poussoir précité. Alternativement,
seul le tube peut être démonté de la carrure en ayant préalablement procédé au démontage
du bouton-poussoir selon le procédé de démontage ou de dépose de poussoir précité.
[0075] Une telle solution d'assemblage ou de désassemblage de poussoir, notamment une telle
solution d'assemblage ou de désassemblage de la bague 3 au sein du tube 2 est particulièrement
avantageuse dans la mesure où le couple de maintien en position angulaire de la bague
3 se limite à une valeur qui est sensiblement proportionnelle à l'effort presseur
induit par le ressort de rappel 5. Ainsi, une telle solution est particulièrement
adaptée à la mise en oeuvre d'un tube 2 lié à la carrure 10 par le biais d'une liaison
démontable. Le couple de maintien en position angulaire de la bague 3 au sein du tube
2 est en effet sensiblement inférieur au couple de dévissage du tube. Ainsi, il est
possible de démonter les éléments du bouton-poussoir logés au sein du tube sans risque
de prétériter la liaison entre le tube et la carrure, tout en proposant un tube 2,
et donc un bouton-poussoir complet, démontable de la carrure de la boîte de montre.
[0076] Grâce à la structure de poussoir décrite précédemment, il est possible d'ôter facilement
les composants bague 3, tige 4 et ressort 5 du tube 2 depuis l'intérieur de la carrure
dans le cadre d'une opération de service après vente. Ceci permet notamment d'introduire
un cône de démontage dans la denture 2i du tube 2 dans le cas où cette dernière est
abimée et/ou ne peut plus recevoir l'outil prévu pour l'actionner de manière conventionnelle.
1. Poussoir (1) pour pièce d'horlogerie comprenant :
- une tige (4) ;
- un tube (2) de guidage de la tige (4) selon un axe longitudinal (A) ;
- une bague (3) ; et
- une liaison mécanique (3d, 2c, 5) entre la bague et le tube, la liaison mécanique
étant du type baïonnette et/ou comprenant un ressort (5).
2. Poussoir (1) pour pièce d'horlogerie comprenant :
- une tige (4) ;
- un tube (2) de guidage de la tige (4) selon un axe longitudinal (A) ;
- une bague (3) ;
- un ressort (5) ; et
- une liaison mécanique (3d, 2c) de type baïonnette entre la bague et le tube.
3. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le ressort (5) est un ressort hélicoïdal et/ou un ressort (5) de rappel de la tige
dans une position de repos.
4. Poussoir selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que :
- la liaison mécanique comprend au moins une, de préférence deux, trois ou quatre,
protubérance (2c) s'étendant sur le tube radialement, notamment radialement vers l'intérieur
du tube et/ou vers l'extérieur du tube, relativement à l'axe longitudinal et comprend
au moins un, de préférence deux, trois ou quatre, logement (3d) sur la bague, les
logements étant destinés à recevoir chacun une protubérance ; et/ou
- la liaison mécanique de type baïonnette comprend au moins une, de préférence deux,
trois ou quatre, protubérance s'étendant sur la bague radialement, notamment radialement
vers l'intérieur de la bague et/ou vers l'extérieur de la bague, relativement à l'axe
longitudinal et comprend au moins un, de préférence deux, trois ou quatre, logements
sur le tube, les logements étant destinés à recevoir chacun une protubérance.
5. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la liaison mécanique comprend au moins une première butée axiale (2a) prévue sur
le tube et au moins une deuxième butée axiale (3a) prévue sur la bague, les première
et deuxième butées axiales étant prévues pour coopérer par obstacle pour arrêter la
bague en translation axiale selon l'axe longitudinal (A) relativement au tube.
6. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la liaison mécanique comprend au moins une première butée latérale (2b), de préférence
au moins deux premières butées latérales (2b), prévue sur le tube et au moins une
deuxième butée latérale (3b), de préférence au moins deux deuxièmes butées latérales
(3b), prévue sur la bague, les première et deuxième butées latérales étant prévues
pour coopérer par obstacle pour arrêter la bague en rotation selon l'axe longitudinal
(A) relativement au tube dans au moins un sens de rotation.
7. Poussoir selon les revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'au moins une première butée latérale comprend au moins un rebord s'étendant selon
l'axe longitudinal depuis une première butée axiale ou en ce que l'au moins une deuxième butée latérale (3b) comprend au moins un rebord (3b) s'étendant
selon l'axe longitudinal (A) depuis une deuxième butée axiale (3a).
8. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube comprend trois premières butées axiales (2a) s'étendant chacune sur un secteur
angulaire compris entre 30° et 50° autour de l'axe longitudinal (A) et/ou en ce que le tube comprend trois premières butées axiales (2a) réparties régulièrement angulairement
autour de l'axe longitudinal (A) et/ou en ce que la bague comprend trois deuxièmes butées axiales (3a) s'étendant chacune sur un secteur
angulaire compris entre 30° et 50° autour de l'axe longitudinal (A) et/ou en ce que la bague comprend trois deuxièmes butées axiales (3a) réparties régulièrement angulairement
autour de l'axe longitudinal (A).
9. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube comprend un filetage externe (2f) destiné à permettre son vissage dans une
carrure (10) et/ou le tube comprend une gorge annulaire (2h) de logement d'un joint
(7) et/ou en ce que le tube comprend une conformation (2i), notamment un alésage à section non circulaire,
en particulier polygonale ou à section cannelée ou à section dentée, destinée à permettre
l'entraînement du tube en rotation à l'aide d'un outil ayant une conformation au moins
sensiblement complémentaire à la conformation (2i) et/ou en ce que le tube comprend au moins une première surface (2j) de guidage et la bague comprend
au moins une deuxième surface (3j) de guidage, les première et deuxième surfaces coopérant
pour guider en liaison pivot glissant la bague dans le tube.
10. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bague (3) comprend un alésage (3i) de guidage de la tige (4).
11. Poussoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bague comprend une face munie d'au moins une empreinte (3f), notamment deux, trois,
ou quatre empreintes (3f), en particulier deux, trois, ou quatre empreintes (3f) en
creux, destinées à recevoir un outil de déplacement de la bague relativement au tube,
notamment un outil de déplacement selon l'axe longitudinal en translation et/ou en
rotation de la bague relativement au tube.
12. Dispositif de carrure (100) de boîte de montre comprenant un poussoir (1) selon l'une
des revendications précédentes.
13. Boîte de montre (110) comprenant une carrure selon la revendication précédente ou
un poussoir selon l'une des revendications 1 à 11.
14. Pièce d'horlogerie (120), notamment montre bracelet, comprenant une boîte de montre
selon la revendication précédente ou un dispositif de carrure selon la revendication
12 ou un poussoir selon l'une des revendications 1 à 11.
15. Procédé de montage ou d'assemblage d'un poussoir selon l'une des revendications 1
à 11, le procédé comprenant les étapes suivantes :
- Fournir une tige (4), un tube (2) de guidage de la tige (4) selon un axe longitudinal
(A) et un ressort (5), notamment un ressort de rappel de la tige dans une position
de repos ;
- Fournir une bague (3) ;
- Introduire la bague dans le tube ou le tube dans la bague en exerçant un effort
axial (F), notamment un effort axial (F) opposé à un effort produit par le ressort
(5) ;
- Tourner la bague relativement au tube d'une fraction de tour autour de l'axe longitudinal
(A), notamment en maintenant l'effort axial ;
- Relâcher l'effort axial.
16. Procédé de démontage ou de dépose d'un poussoir selon l'une des revendications 1 à
11, le procédé comprenant les étapes suivantes :
- Tourner la bague relativement au tube d'une fraction de tour autour de l'axe longitudinal
(A), notamment en appliquant un effort axial ou après avoir appliqué un effort axial
;
- Relâcher l'effort axial.