[0001] Le domaine de l'invention est celui des antennes à faisceau orientable.
[0002] L'invention s'applique au traitement d'un faisceau hyperfréquence, correspondant
à des fréquences comprises entre 300 MHz et 300 GHz, de longueur d'ondes typiques
de 1 mm à 1m. De telles fréquences sont utilisées notamment dans le domaine :
- des télécommunications par satellite à partir de plateformes mobiles,
- des liaisons de données reconfigurables pour communications à haut-débit, ou
- des radars peu coûteux à ondes milimétriques.
[0003] Plusieurs applications nécessitent de pouvoir commander la direction dans laquelle
le faisceau est émis et/ou reçu. Cette propriété est dénommée le pointage.
[0004] Pour le pointage l'antenne doit être configurée pour émettre /recevoir une onde dans
une direction de l'espace donnée. Par exemple aujourd'hui, dans le domaine des télécommunications,
on est de plus en plus amené à devoir rediriger une antenne, suite à la remise à jour
de la couverture du territoire. Par exemple, chaque retrait d'antenne est suivi d'un
repositionnement des antennes avoisinantes. Par ailleurs, la couverture du territoire
est en changement perpétuel car on cherche sans cesse à améliorer la couverture tout
en optimisant les coûts donc en minimisant le nombre d'antennes. Il arrive également
que certaines antennes soient supprimées ou déplacées, ce qui donne lieu à une réorientation
des antennes avoisinantes. Il est donc important de disposer d'antennes intelligentes
et télécommandées, intelligentes pour leur capacité à s'orienter pour couvrir des
zones différentes dans l'espace et télécommandées pour leur capacité à être commandables
à distance à partir d'un central.
[0005] Pour le « tracking » ou poursuite, l'antenne doit être configurée pour suivre une
cible telle qu'un satellite.
[0006] Pour le balayage, le faisceau doit éclairer une partie définie de l'espace ou de
la scène pour l'analyser.
[0007] En outre, on cherche de plus en plus à obtenir des antennes à faisceau orientable,
compactes, de masse et d'encombrement réduits, faciles à utiliser et à intégrer dans
une plateforme, et à coût réduit.
[0008] Différentes techniques connues permettent de réaliser une antenne à faisceau orientable,
mais présentent certains inconvénients.
[0009] L'antenne parabolique de type Cassegrain est handicapée par des effets d'ombrage
dus à la position de la source (plus spécifiquement par le réflecteur secondaire)
devant le réflecteur. Aussi pour préserver une bonne efficacité, un grand rapport
diamètre sur longueur d'onde est requis. A basse fréquence, cette antenne ne peut
alors pas être intégrée dans un petit volume.
[0010] De plus, les solutions mécaniques traditionnelles pour orienter l'antenne utilisent
un mécanisme de cardan à 2 axes. Ce système de pointage nécessite un débattement mécanique
important puisque le volume occupé par l'antenne varie en fonction de son orientation.
Par ailleurs, pour éviter des parties mobiles à rayonnement RF actif, les signaux
d'émission et de réception doivent traverser des joints tournants microondes qui dégradent
les performances et peuvent être chers et encombrants lorsque de hauts niveaux de
puissance (plusieurs dizaines de Watts) sont requis.
[0011] Pour se débarrasser des parties mobiles, une solution connue consiste à utiliser
une antenne active : son profil reste plat quelle que soit la direction d'orientation,
ce qui procure un avantage majeur lors de l'intégration dans un carénage. L'orientation
est commandée électriquement. Mais cette antenne présente des inconvénients en termes
de prix, de consommation électrique (même en position « off »), de complexité, de
gestion de température d'échauffement et de maintien de puissance.
[0012] Une solution pour réaliser un système de déflexion RF est d'utiliser deux composants
diffractifs pouvant effectuer une rotation autour d'un même axe, combinés à une lentille
et une source RF. Un tel système est décrit dans la demande de brevet
WO 2014/128015. Ces composants diffractifs et la lentille présentent chacun une pluralité de microstructures
MS sub-longueurs d'onde périodiques formées dans un matériau diélectrique selon une
configuration de balayage de Risley. Comme montré figure 1, la structure du composant
diffractif C1 peut être fabriquée sur une face du composant, la structure de la lentille
L étant réalisée sur son autre face. Le pointage du faisceau émis par la source est
assuré par des rotations indépendantes autour d'un même axe du double composant lentille-réseau
diffractif L+C1 et du composant diffractif C2. L'avantage d'un tel système de déflexion
est d'être compact avec une source d'alimentation S fixe et des capacités mécaniques
d'orientation tout en assurant une haute efficacité. Par exemple pour une application
à 30 GHz (bande Ka), en utilisant un matériau diélectrique d'indice de réfraction
de 1.5 (constante diélectrique 2.25), l'épaisseur du composant diffractif est d'environ
30 mm. L'épaisseur totale du système de déflexion est donc d'environ 100 mm. Pour
une source située dans le plan focal objet de la lentille, soit à environ 200 mm de
celle-ci, l'épaisseur totale de l'antenne agile est environ 300 mm. Mais cette épaisseur
peut néanmoins être encore trop importante pour certaines applications embarquées
sur plateformes mobiles.
[0013] En outre certaines zones situées en particulier autour et en direction de l'axe de
rotation z des composants sont difficiles à pointer de manière dynamique, notamment
rapidement. En effet, de la même manière que pour les systèmes de pointage à cardans
commandés en azimut et en élévation, dans cette direction, le système de pointage
de l'antenne présente une zone singulière (« keyhole » en anglais) qui nécessite l'emploi
de vitesses de rotation très élevées (voire infinies) des prismes au passage d'un
objet pointé à proximité de l'axe de rotation.
[0014] Une autre solution basée sur un concept similaire à celui d'une paire de prismes
diélectriques placés devant une antenne primaire, utilise une technologie de surface
à décalage de phase (ou PSS acronyme de l'expression anglo-saxonne « Phase Shifting
Surface »), décrite dans la publication «
Using Rotatable Planar Phase Shifting Surfaces to Steer a High Gain Beam » de N. Gagnon
et A. Petosa, 2013. Les auteurs utilisent une plaque à zone de Fresnel corrigée en phase par un décalage
de phase de type PSS pour générer un faisceau hors d'axe, et une plaque avec une seule
progression linéaire de phase. Une surface à décalage de phase telle que décrite dans
la publication de N. Gagnon et A. Petosa « Thin Microwave Quasi-Transparent Phase-Shifting
Surface », 2010, est une fine structure autoportée qui introduit un décalage de phase
dans une onde électromagnétique se propageant à travers cette surface. On montre figures
2 la configuration d'une portion de PSS à trois couches de métallisation, faite de
pièces élémentaires carrées conductrices, avec :
- fig 2a une vue en coupe (dans un plan yz) montrant les trois couches conductrices
1, 3, 5 d'épaisseur totale h, séparées par deux couches diélectriques 2, 4, de permittivité
εr, les côtés des pièces conductrices étant a1 pour les couches externes 1 et 5 et a2
pour la couche interne 3, et
- fig 2b une vue de dessus (dans un plan xy) montrant des cellules carrées (de côté
s) de la première couche conductrice 1 avec pour chacune, une pièce conductrice carrée
de côté a1 placée sur une couche diélectrique 2.
[0015] Le décalage de phase entre l'onde incidente et l'onde transmise, et la transmission
sont commandés en ajustant les paramètres géométriques a1 et a2. Cela permet d'obtenir
une résonance dans la structure et donc une transmission maximale pour un décalage
de phase souhaité. Les meilleurs paramètres permettent d'obtenir des décalages de
phase entre 0 et 360°. Cette solution présente néanmoins des inconvénients :
- On ne peut obtenir une transmission totale pour tous les décalages de phase et certaines
configurations ne permettent d'atteindre au mieux que -2.2 dB (60%) de transmission.
Ces valeurs, obtenues par le calcul, sont par ailleurs optimistes puisque qu'elles
ne considèrent pas les pertes métalliques et diélectriques.
- Ces pertes métalliques et diélectriques sont accentuées pour une telle configuration
de cellules résonantes. Pour contrer cet effet, des circuits PCB (acronyme de l'expression
anglo-saxonne Printed Circuit Board) à faibles pertes sont requis mais ils sont coûteux
en particulier avec une implémentation multicouche.
- De plus cette configuration restreint l'utilisation du concept à des fréquences inférieures
à environ 30GHz car les pertes métalliques et diélectriques augmentent fortement au-delà
de ces fréquences.
- Par ailleurs, sous forte incidence (pour des angles de pointages supérieurs à 30°)
ce type de cellule peut avoir des coefficients de transmission très différents (en
phase et en amplitude) pour les composantes de la lumière polarisée dans le plan sagittal
(polarisation s ou TE) ou dans le plan perpendiculaire (polarisation p ou TM) par
rapport à la surface à décalage de phase. Il en résulte une forte dépolarisation du
faisceau lorsque ce dernier est pointé dans des plans ne présentant pas de symétries
particulières avec la disposition des composants de l'antenne.
- Enfin, en raison de la configuration de cellules résonantes, la largeur de bande de
fonctionnement est réduite à cause du fonctionnement hors résonance et en raison de
la mise en forme du faisceau qui est commandée en termes de phase et non en termes
de véritable compensation de retard. Une largeur de bande de 7.4% (définie à 1 dB
du gain maximal), a été obtenue pour des antennes lentilles basées sur ce concept
ce qui peut s'avérer insuffisant, pour certaines applications (communications notamment).
[0016] En conséquence, il demeure à ce jour un besoin pour une antenne à faisceau orientable
donnant simultanément satisfaction à l'ensemble des exigences précitées, notamment
en termes de masse et d'encombrement réduits, de facilité d'utilisation et d'intégration
dans une plateforme, et de coût réduit.
[0017] L'approche selon l'invention est basée sur l'utilisation d'un ou deux composants
diélectriques à microstructures disposées selon un agencement déterminé par un calcul
holographique.
[0018] Plus précisément l'invention a pour objet une antenne à faisceau orientable hyperfréquence
ayant une longueur d'onde comprise entre 1 mm et 1 m qui comporte :
- un premier composant diélectrique à microstructures sub-longueur d'onde formées sur
une face d'un substrat diélectrique,
- un deuxième composant diélectrique diffractif à microstructures sub-longueur d'onde
formées sur une face d'un substrat diélectrique, configuré pour défléchir un faisceau
hyperfréquence incident.
[0019] Elle est principalement caractérisée en ce que les microstructures du premier composant
diélectrique sont implantées selon un agencement non périodique pour former un composant
holographique non résonant à double fonction qui est configuré pour collimater en
mode émission et/ou focaliser en mode réception et pour défléchir un faisceau hyperfréquence
incident, en ce que ce composant holographique non résonant est associé à un premier
mécanisme de rotation autour d'un premier axe de rotation, et en ce que le deuxième
composant diélectrique diffractif est associé à un deuxième mécanisme de rotation
autour d'un deuxième axe de rotation.
[0020] Cette configuration d'antenne permet d'obtenir une bonne compacité, un poids faible
et une bonne efficacité.
[0021] Contrairement à une antenne parabolique de type Cassegrain qui est pénalisée par
des effets d'ombrage dus à la position de la source devant le réflecteur, l'antenne
selon l'invention opère en transmission, ce qui permet d'obtenir une bonne efficacité
et un faible niveau des lobes secondaires malgré un petit diamètre d'antenne.
[0022] De plus, l'antenne selon l'invention est sans parties mobiles à rayonnement RF actif
: toute l'électronique peut donc être intégrée au plus près de la source pour une
intégration plus simple, plus efficace et moins chère.
[0023] Comme une antenne réseau active, le profil de l'antenne selon l'invention reste plat
quelle que soit la direction d'orientation, ce qui procure un avantage déterminant
lors de l'intégration dans le carénage.
[0024] Contrairement à l'antenne PSS, l'antenne selon l'invention qui est basée sur des
composants diélectriques, ne nécessite pas d'implantation de métal ; elle ne génère
donc pas de pertes métalliques. En outre cette configuration non résonante permet
un fonctionnement à bande plus large. Par exemple, on a mesuré avec une telle antenne
une largeur de bande (définie à 1 dB du gain maximal) à une valeur aussi haute que
18%, ce qui est 240% plus large qu'avec une structure à lentilles PSS.
[0025] Tous ces avantages conduisent à une intégration plus simple sur un système et sur
une plateforme, et ceci à coût réduit, en particulier pour de petites antennes compactes
fonctionnant sur des plateformes mobiles (camion, train, aéronef, ...) à de hautes
fréquences comprises entre 300 MHz et 300 GHz.
[0026] Selon une caractéristique de l'invention, les microstructures du premier et/ou du
deuxième composant sont formées sur une surface 3D ; lorsque les microstructures du
deuxième composant diffractif sont formées sur une surface 3D, elles sont implémentées
selon un agencement non périodique.
[0027] Selon une autre caractéristique de l'invention, les microstructures du composant
holographique sont formées dans un volume qui s'appuie sur ladite face du composant
holographique, et implantées selon un agencement tridimensionnel non périodique. De
même pour les microstructures du deuxième composant.
[0028] Le faisceau en sortie du composant holographique en mode émission ou en entrée du
composant holographique en mode réception, peut être une onde plane avec un angle
d'incidence correspondant à l'angle d'orientation.
[0029] Le premier mécanisme de rotation est éventuellement associé à un premier mécanisme
de translation du composant holographique dans un plan perpendiculaire au premier
axe de rotation.
[0030] L'antenne comporte des moyens d'émission et/ou de réception qui peuvent être associés
à un mécanisme de translation (désigné deuxième mécanisme de translation) dans un
plan perpendiculaire à l'axe de rotation du premier mécanisme de rotation.
[0031] Les microstructures du composant holographique et/ou du deuxième composant diffractif
sont avantageusement implantées à partir d'un maillage délimité par des lignes iso-phase
et des lignes à gradient de phase.
[0032] Le maillage utilisé pour les microstructures du composant holographique peut être
différent du maillage utilisé pour les microstructures du deuxième composant diffractif.
[0033] Les microstructures sont éventuellement constituées de microstructures primaires
et de microstructures secondaires permettant de réaliser une couche d'adaptation d'impédance
(couche antireflet) pour les faibles et les forts angles de pointage et permettant
donc de ne pas dépolariser l'onde traversant le composant.
[0034] L'antenne à faisceau orientable comporte de préférence un carénage dans un matériau
micro-onde absorbant, avec éventuellement des microstructures sub-longueur d'onde,
disposées à l'intérieur du carénage.
[0035] L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication d'une antenne à faisceau
orientable, telle que décrite, qui comporte les étapes suivantes :
- fabrication de moyens d'émission et/ou de réception,
- fabrication du composant holographique et du deuxième composant diffractif dans un
matériau diélectrique,
- fabrication des mécanismes de déplacement du composant holographique et du deuxième
composant diffractif,
caractérisé en ce qu'il comporte une étape de fabrication d'un carénage dans un matériau
absorbant.
[0036] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui suit, faite à titre d'exemple non limitatif et en référence
aux dessins annexés dans lesquels :
la figure 1 déjà décrite représente schématiquement vu en coupe un exemple de système
de déflexion RF selon l'état de la technique, basé sur un double composant à microstructures
périodiques avec une lentille sur une face et un premier réseau diffractif sur l'autre
face, et un deuxième réseau diffractif périodique,
les figures 2 déjà décrites représentent schématiquement vue en coupe (fig 2a) et
vue de dessus (fig 2b) une portion de plaque métallique à 3 couches de métallisation,
d'un exemple d'antenne de type PSS,
les figures 3 représentent schématiquement vus en coupe des composants diélectriques
non périodiques d'un exemple d'antenne selon l'invention, avec une seule couche de
microstructures (fig 3a) et un détail de microstructures à microstructures primaires
et microstructures secondaires (fig 3b),
la figure 4 représente la phase d'un exemple de lentille diffractive hors d'axe holographique
selon l'invention,
les figures 5a et 5b représentent respectivement l'amplitude et la phase d'un faisceau
en sortie d'un exemple de lentille diffractive hors d'axe holographique selon l'invention,
en fonction de X et Y en mm, avec le gain correspondant en fonction des angles θ et
φ en degrés (fig 5c), et le diagramme de gain en champ lointain correspondant, en
fonction de θ (et pour φ =0°) en degrés (fig 5d),
la figure 6a représente schématiquement vu de dessus un premier exemple d'implémentation
de microstructures sub-longueur d'onde à section constante sur leur hauteur selon
un maillage cartésien carré détaillé à une échelle plus grande figure 6b, et vu en
perspective (fig 6c ),
la figure 7a représente schématiquement vu de dessus un autre exemple d'implémentation
de microstructures sub-longueur d'onde selon un maillage à lignes iso-phase et lignes
à gradient de phase, détaillé à une échelle plus grande figure 7b,
la figure 8 illustre vu en perspective un exemple de mécanisme de rotation du deuxième
composant holographique et de mécanisme de rotation et de translation du premier composant
holographique, avec un récepteur et une source fixes,
la figure 9 montre plusieurs courbes du diagramme de gain (en dBi) dans le plan zOx
en fonction de θ (et pour φ =0°) en degrés, pour différents décalages en translation
(selon l'axe x) du premier composant holographique, avec un cornet source fixe,
les figures 10 illustrent l'augmentation de la surface visible d'une antenne pour
des incidences rasantes, entre une antenne à composants holographiques plans (à surface
2D) (fig 10a), et une antenne à composants holographiques à surface 3D (fig 10b),
vues en coupe, et des courbes de surfaces apparentes Sa exprimées en dBm2 en fonction de l'angle de vue pour différentes surfaces sphériques de diamètre D
et hauteur H et de surface apparente de 1m2 à angle de vue nul (fig 10c),
la figure 11a illustre schématiquement la génération de rayons parasites, la figure
11b représente schématiquement vu en coupe un exemple de structure interne du carénage
à microstructures en forme de piliers droits, la figure 11c un autre exemple de structure
interne du carénage à microstructures en forme de pyramides droites et inclinées.
[0037] D'une figure à l'autre, les mêmes éléments sont repérés par les mêmes références.
[0038] L'antenne selon l'invention comporte deux composants diélectriques : un réseau diffractif
et un composant à double fonction de lentille et de réseau diffractif, ces deux composants
diélectriques étant aptes à effectuer chacun une rotation autour d'un axe de rotation.
[0039] Comme montré figures 3a et 3b, l'antenne comporte en un seul composant diélectrique
non résonant et sur une même face de celui-ci, la lentille et le premier réseau diffractif
combinant ainsi sur cette même face les fonctions de collimation de la lentille et
de déflexion du réseau diffractif (en mode émission, et les fonctions de déflexion
du réseau diffractif et de focalisation de la lentille en mode réception). Ceci permet
de diminuer le nombre de composants en passant de trois composants diélectriques (la
lentille, le premier et le deuxième réseau diffractif), à deux composants diélectriques
(une lentille diffractive hors d'axe et le deuxième réseau diffractif) et donc de
réduire la complexité et le poids de l'antenne notamment en diminuant le nombre de
mécanismes de rotation associés à ces composants. Cela permet aussi de diminuer l'épaisseur
totale des trois composants d'environ 33%. Il en résulte une absorption diélectrique
réduite et par conséquent une efficacité accrue : à 42 GHz pour un matériau de permittivité
de 2,6 et avec un facteur de dissipation de 5.10
-3, l'amélioration de l'efficacité est de 0,4 dB (soit 10%), par exemple.
[0040] Selon un premier mode de réalisation, ce composant à double fonction, désigné lentille
diffractive hors d'axe ou premier composant holographique CH, comporte des microstructures
MS sub-longueur d'onde montrées figure 3a, formées sur une seule face de celui-ci,
et implantées selon un agencement non périodique déterminé par un calcul d'interférences
sur ladite face, entre le faisceau incident sur cette face et le faisceau de sortie
souhaité. La description est faite en considérant le mode émission de l'antenne, le
faisceau incident étant alors le faisceau émis par la source ; mais bien sûr le mode
réception existe tout aussi bien, le faisceau de sortie étant alors orienté vers les
moyens de réception. La phase d'un exemple de premier composant holographique ainsi
calculée est montrée figure 4.
[0041] On rappelle que les microstructures sont qualifiées de sub-longueur d'onde lorsque
la condition suivante pour les cellules (ou mailles) où elles sont implantées, est
remplie :

avec λ
0 la longueur d'onde cible choisie dans la plage de longueurs d'onde correspondant
aux ondes hyperfréquences, soit une longueur d'onde typiquement comprise entre 1mm
et 1m, et n l'indice de réfraction du matériau diélectrique dans lequel les microstructures
sont formées.
[0042] Dans le cas où ce premier composant holographique est à face plane (surface 2D) comme
montré sur les figures 3, 8 et 10a, il s'agit d'un calcul d'interférences sur cette
face plane entre le faisceau incident émis par la source et le faisceau de sortie
qui, dans le cas d'une antenne à faisceau orientable, est une onde plane avec un angle
d'incidence (angle de sortie en mode émission/ angle d'incidence en mode réception)
correspondant à l'angle d'orientation du faisceau. La hauteur et la taille de chaque
microstructure de CH sont déterminées expérimentalement ou calculées de manière à
faire correspondre le retard de phase modulo 2π introduit localement par chaque microstructure,
au conjugué de la phase de l'hologramme en ce même point. On peut voir figures 5,
un exemple d'amplitude (fig 5a) et de phase (fig 5b) du faisceau en sortie d'un premier
composant holographique circulaire de 150 mm de diamètre fonctionnant à 42 GHz et
placé à 75 mm de la source ; on obtient une déflection de 29° comme montré figures
5c et 5d avec l'angle θ.
[0043] L'implémentation des microstructures sub-longueur d'onde sur une face du deuxième
réseau diffractif C2 (ou deuxième composant diffractif) peut également être déterminée
par un calcul d'interférences sur cette face entre le faisceau transmis par la lentille
diffractive hors d'axe (premier composant holographique CH) et le faisceau de sortie
souhaité, mais pas nécessairement. En effet les microstructures de C2 peuvent être
déterminées comme décrit dans le brevet
FR 3 002 697. Lorsque l'implémentation des microstructures est déterminée par le calcul d'interférences,
ce deuxième composant est désigné deuxième composant holographique ; ce calcul est
applicable indépendamment du calcul d'interférences appliqué au premier composant
holographique.
[0044] L'implémentation sub-longueur d'onde des microstructures de l'un et/ou l'autre composant
diélectrique est réalisée à partir d'un maillage géométrique M généralement à base
cartésienne, c'est-à-dire à base rectangulaire voire carrée, comme montré dans les
exemples des figures 6a, 6b et 6c. Un maillage hexagonal, voire circulaire peut aussi
être envisagé. Les maillages du premier (CH) et du deuxième composant (C2) peuvent
être identiques mais pas nécessairement. Au sein de ce maillage, la base d'une microstructure
ne peut bien sûr dépasser une maille (ou cellule) du maillage, mais peut ne l'occuper
que partiellement. Comme on peut le voir dans l'exemple de la figure 6a, certaines
mailles sont vides, d'autres entièrement occupées par la base de la microstructure
et pour d'autres enfin, la base de la microstructure n'occupe que partiellement la
maille correspondante, selon l'implémentation déterminée. On désigne par taux de remplissage
le rapport entre la surface de la microstructure à sa base et la surface de la cellule.
[0045] Cette implémentation simple à réaliser provoque cependant une erreur de phase due
à la résolution de l'échantillonnage et donc à une réduction de l'efficacité d'ouverture
de l'antenne. Pour résoudre ce problème on choisit une base de maillage dans un système
de coordonnées adapté pour ajuster la phase au mieux. Selon l'invention on réalise
une structure géométrique sub- longueur d'onde à partir d'un maillage M qui coïncide
avec des lignes iso-phases dans une direction et avec des lignes à gradient de phase
dans des directions respectivement perpendiculaires aux lignes iso-phases, comme illustré
figures 7a, 7b.
[0046] La poursuite et les capacités d'orientation du faisceau sont obtenues grâce à des
moyens de rotation de la lentille diffractive hors d'axe CH et du composant diffractif
C2 l'un par rapport à l'autre. Dans le cas où les composants CH et C2 ont été calculés
pour défléchir les faisceaux avec un même angle, une rotation commune des deux composants
permet une orientation en azimut alors qu'une contre-rotation de l'un par rapport
à l'autre permet une orientation en élévation. Le zénith constitue alors un point
singulier qui ne peut être pointé que si les angles de déflexion des deux composants
sont égaux. Dans le cas d'une poursuite azimutale, cela impose de très fortes accélérations
sur les deux composants, ce qui est très difficile à réaliser. Dit autrement la poursuite
azimutale ne peut être effectuée qu'à une vitesse quasi nulle.
[0047] Pour surmonter cette difficulté, le mécanisme de rotation de CH est associé à un
mécanisme de translation selon 2 axes, comme montré figure 8. Sur cette figure c'est
le mécanisme de rotation (symbolisé par une flèche circulaire pointillé) du premier
composant holographique CH qui est complété par un mécanisme de translation à 2 axes
dans un plan perpendiculaire au premier axe de rotation ; le deuxième composant C2
n'est équipé que d'un mécanisme de rotation (symbolisé par une flèche circulaire à
trait plein). Cela permet de maintenir fixes le récepteur R et la source S de l'antenne,
tout en permettant une orientation du faisceau selon 2 axes supplémentaires sans point
singulier, et une agilité de poursuite près du zénith. Les premier et deuxième axes
de rotation ne sont alors plus superposés. Les mécanismes d'orientation du composant
CH et du composant C2 peuvent être indépendants.
[0048] La source ou plus généralement les moyens d'émission et/ou réception peuvent eux-mêmes
être associés à un mécanisme de translation (désigné deuxième mécanisme de translation)
dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du premier mécanisme de rotation.
[0049] En outre ces capacités d'orientation supplémentaires peuvent être utilisées pour
générer un signal d'erreur utilisé pour asservir la poursuite.
[0050] Cette capacité d'orientation a été calculée pour un premier composant holographique
circulaire de 150 mm de diamètre placé à 75 mm au-dessus d'un cornet source à 42 GHz,
conçu pour orienter le faisceau avec un angle de 28,5°. Comme on peut le voir figure
9, une translation de ce composant comprise entre -10 et 10 mm, induit une déflection
supplémentaire comprise entre -7,75 ° et +8,5° avec une réduction de gain de -1 dB
dans le pire cas.
[0051] Afin d'améliorer l'efficacité d'orientation pour des angles à faible élévation (angle
θ élevé), les microstructures du premier et/ou du deuxième composant peuvent être
formées sur une surface non plane c'est-à-dire sur une surface 3D prédéterminée pour
chacun des deux composants, telle qu'une surface à symétrie de révolution comme un
cône, une sphère ou n'importe quelle surface 3D arbitraire. Le choix de la surface
3D se fait par exemple en fonction du compromis performance au zénith/angles rasants
recherché, ou en fonction d'un encombrement recherché. Une surface 3D permet en effet
d'augmenter la surface Sa apparente de l'antenne et donc le gain pour des incidences
rasantes comme illustré figures 10 qui montrent une augmentation de la surface visible
(exprimée en dBm
2) Sa en fonction de l'angle de vue θ pour différentes surfaces 3D sphériques de diamètre
D et de hauteur H et de surface apparente de 1m
2 à angle de vue nul. La configuration H=0xD correspond à une surface circulaire plate
(figure 10a), la surface H=0.5xD correspond à une surface hémisphérique, et la surface
H=0.25xD (figure 10b) à une configuration intermédiaire. Comme on peut le voir sur
les courbes de la figure 10c, à 70° d'incidence, une surface hémisphérique (H=0.5
D) par rapport à une surface circulaire plate (H=0.0 D) permet de passer d'une surface
apparente de -4,7dBm
2 à une surface apparente de -1,8dBm
2 soit une augmentation de cette dernière de 2.9 dB (soit près de 95% d'augmentation).
[0052] Dans ce cas (= lorsque la face du deuxième composant est une surface 3D), l'implémentation
des microstructures sub-longueur d'onde du deuxième composant C2 est nécessairement
déterminée par le calcul d'interférences indiqué précédemment ; dit autrement le deuxième
composant est nécessairement un composant holographique.
[0053] Les microstructures sont toutes formées dans un matériau diélectrique selon des formes
déterminées a priori, soit en saillie sous forme de piliers, soit en creux sous forme
de trous. Une combinaison de trous et de piliers est également possible. Les microstructures
sont de forme quelconque, préférentiellement avec des axes de symétrie pour les rendre
indépendantes de la polarisation du faisceau incident en incidence normale, ce qui
permet un comportement du système de déflexion selon l'invention peu sensible à la
polarisation.
[0054] Les microstructures ont une section carrée, hexagonale ou circulaire, ou une combinaison
de différentes géométries, ou une section conforme à des lignes iso-phases et des
lignes à gradient de phase. Elles peuvent être de section constante sur leur hauteur
ou variable comme dans le cas d'une structure pyramidale, conique, etc. La hauteur
des microstructures MS est généralement identique au sein d'un même composant (comme
illustré figure 3a), mais pas nécessairement ; elle peut aussi être identique d'un
composant à l'autre mais pas nécessairement. Elles peuvent être perpendiculaires à
la surface du composant ou inclinées, par exemple à 30°. On peut également avoir une
inclinaison variable sur un même composant. L'inclinaison est déterminée expérimentalement,
typiquement en fonction de la direction d'inflexion ou d'incidence du faisceau.
[0055] Selon une généralisation du mode de réalisation précédent, et toujours pour réaliser
la fonction de collimation et de déflexion du faisceau, le premier composant holographique
CH, comporte des superpositions de couches de microstructures MS sub-longueur d'onde,
formées dans le volume de celui-ci, et implantées selon un agencement tridimensionnel
non périodique déterminé par un calcul d'interférences sur ledit volume, entre le
faisceau émis par la source incident dans ce volume et le faisceau de sortie souhaité.
Ce volume s'appuie bien sûr sur la face du composant CH sur laquelle sont formées
les microstructures ; ce volume est délimité notamment par cette face. Le calcul de
l'interférence volumique peut être réalisé expérimentalement par ajustements successifs
ou par calcul par exemple en transformant le volume de CH en un empilement de K surfaces
2D ou 3D parallèles entre elles (avec K un entier typiquement compris entre 2 et 100)
sur chacune desquelles une figure d'interférences surfacique est calculée. L'empilement
de couches de microstructures est obtenu par exemple en faisant correspondre pour
chaque point de calcul du volume, une microstructure de hauteur réduite d'un facteur
K et dont la section permet de générer un retard de phase local correspondant au conjugué
de la phase de l'hologramme en ce même point réduite d'un facteur K.
[0056] Un autre mode pour obtenir la distribution de microstructures 3D consiste à partir
du calcul d'interférences obtenu sur la face du composant CH entre le faisceau incident
émis par la source et le faisceau de sortie, à projeter la section de chacune des
microstructures dans le volume du composant en suivant les courbes résultant de l'intersection
entre les plans isophase de l'hologramme volumique et les plans contenant les gradients
de phase. La hauteur et la section de chaque microstructure de CH sont calculées de
manière à faire correspondre le retard de phase (modulo 2pi) introduit par chaque
microstructure au conjugué de la phase de l'hologramme calculé à la surface de CH.
[0057] Dit autrement, ce calcul d'interférences sur ledit volume peut-être effectué :
- de manière discrète pour différentes valeurs de z (dimension de l'empilement) ; il
s'agit en quelque sorte d'une réitération pour plusieurs surfaces d'implémentation
considérées à différentes valeurs de z, du calcul d'interférences 2D précédemment
décrit pour une seule surface d'implémentation. La hauteur et la section des microstructures
est alors à déterminer sur chacune de ces surfaces comme indiqué précédemment, ou
- de manière continue sur z, la hauteur et la section des microstructures étant alors
déterminée par le calcul lui-même.
[0058] Dans le cas où C2 est un composant holographique, ce mode de réalisation peut également
s'appliquer pour réaliser la fonction de déflexion de C2.
[0059] Selon un deuxième mode de réalisation, les microstructures du composant CH et/ou
C2 sont constituées de microstructures primaires MSp, et de microstructures secondaires
MSs disposées selon une deuxième couche sur la première couche des microstructures
primaires, comme on peut voir figure 3b. Leur disposition sur les microstructures
primaires et leur forme sont déterminées par des moyens connus (algorithmes d'optimisation
paramétrique) pour maximiser et égaler les transmissions de la structure pour les
deux polarisations TE et TM et pour différents angles d'incidence du faisceau, c'est-à-dire
pour réaliser la fonction d'adaptation d'impédance.
[0060] Les microstructures secondaires sont préférentiellement des piliers ou des trous
ou une combinaison des deux, et ont préférentiellement des sections telles que des
carrés, des hexagones ou des cercles. Elles peuvent aussi être situées entre les piliers
des microstructures primaires comme montré sur la figure 3b. Elles peuvent être de
section constante ou variable sur leur hauteur comme dans le cas d'une structure pyramidale,
conique, etc. Elles peuvent être perpendiculaires à la surface du composant ou inclinées,
par exemple à 30°. Cet ajout d'une couche de microstructures secondaires (une sur
CH et/ou C2) permet d'adapter l'impédance afin d'obtenir des niveaux de transmission
proches quelle que soit la polarisation incidente, sous forte et sous faible incidence
afin de ne pas dépolariser l'onde incidence.
L'utilisation de microstructures secondaires permet :
- d'ajuster plus finement la valeur de l'indice effectif souhaitée de manière à réduire
l'énergie diffractée par le système dans les ordres parasites autres que celui du
faisceau principal,
- de réaliser une couche d'adaptation d'impédance (couche antireflet), et
- de ne pas dépolariser l'onde émise par la source, ce qui n'est pas le cas des PSS.
[0061] La partie émise par la source et non collectée (« spillover » en anglais) par les
dispositifs CH et C2 peut venir perturber le diagramme de rayonnement de l'antenne.
En effet, le composant holographique est maintenu mécaniquement devant la source,
à l'aide d'un carénage métallique ou diélectrique. Dans les deux cas, ces solutions
conduisent à la création de rayonnements parasites, soit par réflexion sur ces éléments
mécaniques, soit par transmission au travers de cette structure, soit les 2, comme
illustré figure 11a.
[0062] Une des solutions évidentes, mais sous optimale, consiste à tapisser l'intérieur
du carénage avec des matériaux absorbants. Cependant, compte tenu de la diversité
des angles d'incidence à couvrir, la maitrise des réflexions à la surface de l'absorbant
est délicate sur l'ensemble des surfaces à couvrir.
[0063] L'antenne comporte de préférence un carénage sous forme de tube absorbant hyperfréquence,
permettant de maintenir les composants diélectriques CH et C2 en face du cornet source
S, fait de matériaux absorbants aux hyperfréquences (par exemple des matériaux organiques
chargés avec des matériaux absorbants tel que des métaux, des matériaux magnétiques,
du carbone, ou des matériaux semi-conducteurs faiblement dopés) soit en doublage du
matériau structurel qui constitue le carénage, soit directement. La structure externe
du carénage est typiquement lisse alors que la structure interne du tube est déterminée
pour amortir les réflexions hyperfréquences qui apparaissent à l'intérieur du tube
lors de l'émission et de la réception d'un signal. Cette structuration peut se faire
de deux manières :
- Soit à l'aide d'une couche comportant des microstructures sub-longueur d'onde pour
que la structure soit localement adaptée en hauteur et en épaisseur pour présenter
l'indice effectif équivalent (tel que présenté dans le brevet FR 2 980 648) qui permet de réaliser une couche antireflet adaptée localement à l'incidence et
à la fréquence de l'onde incidente comme montré figure 11b.
- Soit en utilisant une structuration tridimensionnelle de type pyramidal par exemple,
(cf. article de W. H. Southwell "Pyramid-array surface-relief structures producing antireflection
index matching on optical surfaces", J. Opt. Soc. A., Vol 8, No 3, March 1991) à l'interface en orientant, par exemple, les microstructures sub-longueur d'onde
en fonction de l'incidence du faisceau comme montré figure 11c. Cette orientation
n'est pas indispensable, on peut conserver une orientation normale à la surface du
carénage.
En fonction de la longueur d'onde de fonctionnement du dispositif, la taille des microstructures
est donc différente. La réalisation de ces surfaces structurées peut se faire par
usinage, par fabrication additive, ou par gravure chimique.
[0064] La fabrication d'une antenne selon l'invention comporte les étapes suivantes :
- fabrication des moyens d'émission (la source) et/ou de réception,
- fabrication du premier composant holographique et du deuxième composant (éventuellement
holographique) dans un substrat diélectrique, éventuellement au cours d'une même étape,
- fabrication éventuelle du carénage,
- fabrication des mécanismes de déplacement (rotation et éventuellement translation)
du premier composant holographique et du deuxième composant (éventuellement holographique),
- assemblage de tous ces éléments.
[0065] La fabrication de ces composants et/ou du carénage à microstructures sub-longueur
d'onde peut être réalisée par des procédés classiques de moulage ou d'usinage, en
utilisant des machines à coût prohibitif particulièrement difficile à amortir pour
un petit nombre de composants à fabriquer. Comme matériaux diélectriques que l'on
peut utiliser, on peut citer : le polyamide (PA), l'acrylonitrile butadiène styrène
(ABS), le polypropylène (PP), le polyéthylène haute densité (HDPE), le polytétrafluoroéthylène
(PTFE), le polyétherimide (PEI ou ULTEM), le polyétheréthercétone (PEEK), le polycarbonate
(PC), les copolymères de cyclooléfines (COC et COP), le Polystyrène (PE ou Rexolite),
le polyphenylen sulfide (PPS et PPSF). On peut également citer des matériaux céramique,
par exemple l'Alumine (Al2O3), le nitrure d'aluminium (AIN), Zircone (ZrO2), le titanate
de Barium (BaTiO3), le dioxyde de titane (TiO2), la silice, mais également tous les
matériaux composites à base organique et chargés avec des matériaux diélectriques
organiques ou inorganiques (de type céramique). Ils peuvent aussi être fabriqués par
gravure chimique ou gravure laser.
[0066] Dans le cas où les microstructures sont formées dans le corps d'un substrat, les
piliers et/ou les trous sont réalisés directement dans le substrat par exemple par
ces méthodes de fabrication classiques. Mais pour obtenir des microstructures à sections
comprises entre 500 µm et 2 mm avec un rapport largeur de la section/hauteur pouvant
atteindre 20, un moule coûterait entre 50 keuros et 100 keuros.
[0067] Les composants diélectriques et/ou le carénage sont avantageusement fabriqués en
utilisant des procédés de fabrication additive caractérisée par une haute flexibilité,
une production à grande échelle et une fabrication à bas coût. Parmi ces procédés
de fabrication additive, on peut citer l'impression 3D par modelage par dépôt de fil
en fusion (ou FDM acronyme de l'expression anglo-saxonne Fused Deposition Modeling),
la stéréo lithographie (SLA), ou le frittage laser sélectif (ou SLS acronyme de l'expression
anglo-saxone Selective Laser Sintering) : les diélectriques mis en œuvre sont compatibles
d'une absorption minimale du signal (estimée à - 1 dB par composant) et de la précision
mécanique requise.
[0068] Ils peuvent également être fabriqués par une combinaison de ces procédés de fabrication.
[0069] Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec des modes de réalisation particuliers,
il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les
équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci
entrent dans le cadre de l'invention.
1. Antenne à faisceau orientable hyperfréquence ayant une longueur d'onde comprise entre
1 mm et 1m, orientable qui comporte :
- un premier mécanisme de rotation autour d'un premier axe de rotation,
- un deuxième mécanisme de rotation autour d'un deuxième axe de rotation,
- un premier composant diélectrique à microstructures sub-longueur d'onde formées
sur une face d'un premier substrat diélectrique,
- un deuxième composant diélectrique diffractif (C2) à microstructures sub-longueur
d'onde formées sur une face d'un deuxième substrat diélectrique, configuré pour défléchir
un faisceau hyperfréquence incident,
caractérisée en ce que les microstructures du premier composant diélectrique sont implantées selon un agencement
non périodique déterminé par un calcul d'interférences entre le faisceau hyperfréquence
incident et le faisceau de sortie souhaité, pour former un composant holographique
(CH) non résonant à double fonction qui est configuré pour collimater et/ou focaliser
et pour défléchir un faisceau hyperfréquence incident,
en ce que ce composant holographique non résonant est associé au premier mécanisme de rotation,
et
en ce que le deuxième composant diélectrique diffractif (C2) est associé au deuxième mécanisme
de rotation.
2. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la revendication précédente, caractérisée en ce que les microstructures du composant holographique (CH) sont formées sur une première
surface non planaire du premier substrat diélectrique.
3. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la revendication 1, caractérisée en ce que les microstructures du composant holographique (CH) sont implantées selon un agencement
tridimensionnel non périodique, par empilement de surfaces planaires ou non planaires,
dans un volume qui s'appuie sur ladite face du composant holographique.
4. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce que les microstructures du deuxième composant diffractif (C2) sont formées sur une deuxième
surface non planaire du deuxième substrat diélectrique, et implantées selon un agencement
non périodique.
5. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications 1 ou 3,
caractérisée en ce que les microstructures du deuxième composant diffractif (C2) sont implantées selon un
agencement tridimensionnel non périodique, dans un volume qui s'appuie sur ladite
face du deuxième composant diffractif.
6. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce que l'antenne comprend un premier mécanisme de translation du composant holographique
(CH) dans un plan perpendiculaire au premier axe de rotation, ledit premier mécanisme
de translation étant associé au premier mécanisme de rotation.
7. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens d'émission (S) et/ou de réception associés à un mécanisme
de translation dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du premier mécanisme
de rotation.
8. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce que les microstructures du composant holographique et/ou du deuxième composant diffractif
sont implantées à partir d'un maillage (M) délimité par des lignes iso-phase et des
lignes à gradient de phase.
9. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le maillage pour former les microstructures du composant holographique (CH) est différent
du maillage pour former les microstructures du deuxième composant diffractif (C2).
10. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce que les microstructures du composant holographique et/ou du deuxième composant diffractif
sont constituées de microstructures primaires (MSp) et de microstructures secondaires
(MSs).
11. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce qu'elle comporte un carénage dans un matériau micro-onde absorbant, soit en doublage
d'un matériau structurel qui constitue le carénage, soit directement.
12. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le carénage comporte des microstructures sub-longueur d'onde.
13. Antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la revendication précédente, caractérisée en ce que les microstructures du carénage sont à l'intérieur du carénage.
14. Procédé de fabrication d'une antenne à faisceau hyperfréquence orientable, selon l'une
des revendications précédentes, qui comporte les étapes suivantes :
- fabrication de moyens d'émission (S) et/ou de réception,
- fabrication du composant holographique (CH) dans un premier substrat diélectrique,
- fabrication du deuxième composant diffractif (C2) dans un deuxième substrat diélectrique,
- fabrication des mécanismes de déplacement du composant holographique et du deuxième
composant diffractif,
caractérisé en ce qu'il comporte une étape de fabrication d'un carénage dans un matériau absorbant.
15. Procédé de fabrication d'une antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon la
revendication précédente, caractérisé en ce que le composant holographique (CH) et le deuxième composant diffractif (C2) sont fabriqués
ensemble.
16. Procédé de fabrication d'une antenne à faisceau hyperfréquence orientable selon l'une
des revendications 14 ou 15, caractérisé en ce que le composant holographique (CH) et le deuxième composant diffractif (C2) sont réalisés
par fabrication additive et/ou moulage et/ou usinage et/ou gravure chimique et/ou
gravure laser.
1. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl, der eine ausrichtbare Wellenlänge
aufweist, die zwischen 1 mm und 1m umfasst ist, die umfasst:
- einen ersten Drehmechanismus um eine erste Drehachse,
- einen zweiten Drehmechanismus um eine zweite Drehachse,
- eine erste dielektrische Komponente mit Subwellenlängen-Mikrostrukturen, die auf
einer Seite eines ersten dielektrischen Substrats gebildet sind,
- eine zweite diffraktive dielektrische Komponente (C2) mit Subwellenlängen-Mikrostrukturen,
die auf einer Seite eines zweiten dielektrischen Substrats gebildet sind, der konfiguriert
ist, um einen einfallenden Höchstfrequenz-Strahl abzulenken,
dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der ersten dielektrischen Komponente gemäß einer durch eine Berechnung
von Störungen zwischen dem einfallenden Höchstfrequenz-Strahl und dem gewünschten
Ausgangsstrahl bestimmten nicht periodischen Anordnung eingesetzt sind, um eine nicht
resonante holografische Komponente (CH) mit Doppelfunktion zu bilden, die konfiguriert
ist, einen einfallenden Höchstfrequenzstrahl zu kollimieren und/oder zu fokussieren
und ihn abzulenken, dadurch dass die nicht resonante holografische Komponente dem
ersten Drehmechanismus zugeordnet ist, und dadurch, dass die zweite diffraktive dielektrische
Komponente (C2) dem zweiten Drehmechanismus zugeordnet ist.
2. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der holografischen Komponente (CH) auf einer ersten nicht planaren
Oberfläche des ersten dielektrischen Substrats gebildet sind.
3. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der holografischen Komponente (CH) gemäß einer nicht periodischen
dreidimensionalen Anordnung, durch Stapeln von planaren oder nicht planaren Oberflächen
in einem Volumen eingesetzt sind, das an der Seite der holografischen Komponente anliegt.
4. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der zweiten diffraktiven Komponente (C2) auf einer zweiten nicht
planaren Oberfläche des zweiten dielektrischen Substrats gebildet und gemäß einer
nicht periodischen Anordnung eingesetzt sind.
5. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der Ansprüche 1 oder 3,
dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der zweiten diffraktiven Komponente (C2) gemäß einer nicht periodischen
dreidimensionalen Anordnung in einem Volumen eingesetzt sind, das an der Seite der
zweiten diffraktiven Komponente anliegt.
6. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Antenne einen ersten Vorschubmechanismus der holografischen Komponente (CH) in
einer zur ersten Drehachse senkrechten Ebene umfasst, wobei der erste Vorschubmechanismus
dem ersten Drehmechanismus zugeordnet ist.
7. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass sie Mittel zum Senden (S) und/oder Empfangen umfasst, die einem Vorschubmechanismus
in einer zur Drehachse des ersten Drehmechanismus senkrechten Ebene zugeordnet ist.
8. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der holografischen Komponente und/oder der zweiten diffraktiven
Komponente aus einem Netz (M) eingesetzt sind, das von Iso-Phasenlinien und Phasengradientenlinien
begrenzt ist.
9. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass sich das Netz zum Bilden der Mikrostrukturen der holografischen Komponente (CH) vom
Netz zum Bilden der Mikrostrukturen der zweiten diffraktiven Komponente (C2) unterscheidet.
10. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Mikrostrukturen der holografischen Komponente und/oder der zweiten diffraktiven
Komponente aus primären Mikrostrukturen (MSp) und aus sekundären Mikrostrukturen (MSs)
bestehen.
11. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Verkleidung aus einem absorbierenden Mikrowellenwerkstoff umfasst, entweder
als Fütterung eines Strukturwerkstoffs, aus dem die Verkleidung besteht, oder direkt.
12. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Verkleidung Subwellenlängen-Mikrostrukturen umfasst.
13. Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass sich die Mikrostrukturen der Verkleidung im Inneren der Verkleidung befinden.
14. Verfahren zur Herstellung einer Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach
einem der vorstehenden Ansprüche, die die folgenden Schritte umfasst:
- Herstellen von Mitteln zum Senden (S) und/oder Empfangen,
- Herstellen der holografischen Komponente (CH) in einem ersten dielektrischen Substrat,
- Herstellen der zweiten diffraktiven Komponente (C2) in einem zweiten dielektrischen
Substrat,
- Herstellen der Verschiebemechanismen der holografischen Komponente und der zweiten
diffraktiven Komponente, dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt zum Herstellen einer Verkleidung aus einem absorbierenden Werkstoff
umfasst.
15. Verfahren zur Herstellung einer Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach
dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die holografische Komponente (CH) und die zweite diffraktive Komponente (C2) gemeinsam
hergestellt werden.
16. Verfahren zur Herstellung einer Antenne mit ausrichtbarem Höchstfrequenz-Strahl nach
einem der Ansprüche 14 oder 15, dadurch gekennzeichnet, dass die holografische Komponente (CH) und die zweite diffraktive Komponente (C2) durch
additive Herstellung und/oder Formguss und/oder Bearbeiten und/oder chemische Gravur
und/oder Lasergravur realisiert werden.
1. Antenna having a directable hyperfrequency beam having a wavelength of between 1mm
and 1m, directable which comprises:
- a first mechanism for rotation about a first axis of rotation,
- a second mechanism for rotation about a second axis of rotation,
- a first dielectric component having subwavelength microstructures formed on a surface
of a first dielectric substrate,
- a second diffractive dielectric component (C2) having subwavelength microstructures
formed on a surface of a second dielectric substrate, configured to deflect an incident
hyperfrequency beam,
characterised in that the microstructures of the first dielectric component are implanted in a non-periodic
arrangement determinedby an interference calculation between the incident hyperfrequency
beam and the desired output beam, to form a non-resonant, dual-function holographic
component (CH) which is configured for collimating and/or focussing and for deflecting
an incident hyperfrequency beam,
in that this non-resonant holographic component is associated with the first mechanism for
rotation, and
in that the second diffractive dielectric component (C2) is associated with the second mechanism
for rotation.
2. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to the preceding claim,
characterised in that the microstructures of the holographic component (CH) are formed on a first non-planar
surface of the first dielectric substrate.
3. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to claim 1, characterised in that the microstructures of the holographic component (CH) are implanted in a non-periodic
three-dimensional arrangement, by stacking planar or non-planar surfaces, in a volume
which bears on said face of the holographic component.
4. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that the microstructures of the second diffractive component (C2) are formed on a second
non-planar surface of the second dielectric substrate, and implanted in a non-periodic
arrangement.
5. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of claims 1 or
3, characterised in that the microstructures of the second diffractive component (C2) are implanted in a non-periodic
three-dimensional arrangement, in a volume which bears on said face of the second
diffractive component.
6. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that the antenna comprises a first translation mechanism of the holographic component
(CH) in a plane perpendicular to the first axis of rotation, said first translation
mechanism being associated with the first mechanism for rotation.
7. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that it comprises transmission (S) and/or reception means, associated with a translation
mechanism in a plane perpendicular to the axis of rotation of the first mechanism
for rotation.
8. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that the microstructures of the holographic component and/or of the second diffractive
component are implanted from a mesh (M) delimited by isophase lines and phase gradient
lines.
9. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to the preceding claim,
characterised in that the mesh for forming the microstructures of the holographic component (CH) is different
from the mesh for forming the microstructures of the second diffractive component
(C2).
10. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that the microstructures of the holographic component and/or of the second diffractive
component are constituted from primary microstructures (MSp) and from secondary microstructures
(MSs).
11. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to any one of the preceding
claims, characterised in that it comprises a fairing made of an absorbent microwave material, either in the lining
of a structural material which constitutes the fairing, or directly.
12. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to the preceding claim,
characterised in that the fairing comprises subwavelength microstructures.
13. Antenna having a directable hyperfrequency beam according to the preceding claim,
characterised in that the microstructures of the fairing are inside the fairing.
14. Method for manufacturing an antenna having a directable hyperfrequency beam, according
to any one of the preceding claims, which comprises the following steps:
- manufacturing the transmission (S) and/or reception means,
- manufacturing the holographic component (CH) in a first dielectric substrate,
- manufacturing the second diffractive component (C2) in a second dielectric substrate,
- manufacturing the mechanisms for moving the holographic component and the second
diffractive component, characterised in that it comprises a step of manufacturing a fairing made of an absorbent material.
15. Method for manufacturing an antenna having a directable hyperfrequency according to
the preceding claim, characterised in that the holographic component (CH) and the second diffractive component (C2) are manufactured
together.
16. Method for manufacturing an antenna having a directable hyperfrequency according to
claims 14 or 15, characterised in that the holographic component (CH) and the second diffractive component (C2) are made
by additive manufacture and/or moulding and/or machining and/or chemical etching and/or
laser etching.