[0001] L'invention concerne un agencement d'arrêt d'une porte d'ouverture et de fermeture
d'un espace tel que l'espace de chargement d'un véhicule, notamment dans sa position
ouverte, du type comprenant une partie de base montée fixe sur la structure de support
de la porte, un levier d'arrêt monté pivotant sur la base fixe entre une position
de repos et une position d'arrêt de la porte dans sa position ouverte, un dispositif
de poignée d'actionnement du pivotement du levier et des moyens de rappel du levier
dans ses positions de repos et d'arrêt.
[0002] Un agencement de ce type est déjà connu par le document
EP 2 878 521. Ce document divulgue un dispositif de retenue d'un ouvrant d'un véhicule, qui est
d'une configuration très complexe notamment due à son dispositif de ressort de rappel
réalisé sous forme d'un ressort à basculement dont les extrémités sont montées pivotantes
sur une chape de la partie fixe et la poignée.
[0003] L'invention a pour but de proposer un agencement plus simple et plus compact.
[0004] Pour atteindre ce but, l'agencement selon l'invention est caractérisé en ce qu'il
comprend des moyens de verrouillage de la poignée sur la base fixe lorsque le levier
d'arrêt est dans sa position d'arrêt de la porte.
[0005] Selon une caractéristique de l'invention, la poignée comprend un crochet verrouillable
sur un bec de la base fixe, sous l'effet de moyens de ressort interposés entre la
poignée et le levier, grâce à un mouvement de pivotement relatif entre la poignée
et le levier, et en ce que la poignée et le levier sont solidaires en rotation lors
du pivotement entre les positions d'arrêt et de repos du levier
[0006] Selon une autre caractéristique de l'invention, le levier d'arrêt est déplaçable
par la poignée vers sa position d'arrêt à l'encontre de moyens de rappel et de sa
position d'arrêt vers sa position de repos par ces moyens de rappel.
[0007] L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages
de celle-ci apparaîtront plus clairement dans la description explicative qui va suivre
faite en référence aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant
un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels :
- les figures 1 et 2 sont des vues en perspective d'un agencement d'arrêt de porte selon
l'invention, montrant celui-ci respectivement dans sa position de repos et sa position
d'arrêt de porte ;
- les figures 3 et 4 sont des vues latérales de l'agencement selon l'invention, monté
sur une caisse d'un véhicule, dans ses positions respectivement de repos et d'arrêt
de porte ;
- la figure 5 est une vue en direction de la flèche V de la figure 3 ;
- la figure 6 est une vue en coupe le long de la ligne VI-VI de la figure 5 ;
- la figure 7 est une vue en direction de la flèche VII de la figure 4 ;
- la figure 8 est une vue en coupe le long de la ligne VIII-VIII de la figure 7 ;
- la figure 9 est une vue en perspective et explosée de l'agencement selon l'invention
;
- les figures 10A, 10B et 10C sont des vues en coupe le long de la ligne X-X de la figure
5 et montrent l'agencement dans trois phases différentes de son fonctionnement.
[0008] L'agencement d'arrêt de porte selon l'invention, désigné de façon générale par la
référence 1, est destiné notamment, mais non pas exclusivement, à équiper des caisses
de voitures de transport, comme cela indique schématiquement les figures 3 et 4 sur
lesquelles les références 3, 4 et 5 désignent respectivement la caisse du véhicule,
la porte et le pêne de la crémone.
[0009] Comme il ressort des figures, l'agencement d'arrêt de porte 1 comporte essentiellement
une partie de base fixe 10 adaptée, dans le cas d'exemple représenté, à être fixé
sous la caisse 3 du véhicule, un levier d'arrêt 14 qui est monté sur la partie fixe
10, pivotant autour d'un axe 12 entre la position de repos retirée sous la caisse
et sa position d'arrêt de porte, c'est-à-dire de blocage de la porte 4 dans sa position
ouverte, conformément à la figure 4, ainsi qu'une poignée d'actionnement 16 du levier.
[0010] L'agencement 1 est caractérisé essentiellement par le fait que le levier d'arrêt
14 est monté pivotant autour de l'axe 14 de la base de fixation 10 entre ses positions
de repos et d'arrêt, à l'encontre de moyens de ressort de rappel 18, que la poignée
16 comporte un élément en forme d'un crochet 20 par lequel il est verrouillable sur
la base fixe 10 en venant en prise derrière un bec 22 de la base lorsque le levier
est dans sa position d'arrêt, et qu'à cette fin la poignée 16 est maintenue sur le
levier 14 de façon à être solidaire en rotation de ce dernier dans la direction F1
de pivotement vers la position d'arrêt de la porte, puis soit susceptible de pivoter
sur le levier, autour d'un axe 24, à l'encontre d'un ressort de rappel 26 pour assurer
l'engagement du crochet 20 derrière le bec 22.
[0011] Pour déverrouiller la poignée et ainsi permettre le retour du levier dans sa position
de repos de la figure 1, il faut pousser la poignée pour qu'elle effectue un faible
mouvement de pivotement dans la direction de la flèche F2, pour que le crochet puisse
se dégager du bec. Puis l'ensemble formé par la poignée et le levier est ramené dans
la position de repos par le ressort de compression 18.
[0012] On décrira ci-après, de façon détaillée la structure de l'agencement d'arrêt de porte
1, telle qu'elle est illustrée sur les figures, en sachant qu'il s'agit seulement
d'un exemple de mise en oeuvre de l'invention non limitative.
[0013] En se référant notamment à la figure 9 on constate que dans l'exemple illustré de
mise en oeuvre de l'invention, le levier d'arrêt 14 se compose de deux pièces de joue
latérale 14a, 14b et d'une pièce centrale 14c prise en sandwich entre les joues 14a,
14b. Plus précisément, chaque joue présente la forme générale d'un T monté pivotant
sur la base fixe 10 autour de d'un axe 12a, 12b par l'extrémité libre de sa jambe
30, tandis que la pièce central 14c est montée entre les deux branches 33 des joues.
La pièce centrale 14c comporte une partie de fixation 35 par laquelle elle est montée
entre les parties de branche 33 des joues, de façon réglable en position en direction
axiale de ces dernières comme il ressort de la figure 4 et, à l'extrémité de la partie
35, une partie de tête 36 adaptée pour venir en appui, dans la position d'arrêt de
porte, contre le pêne de crémone 5, comme on le voit sur la figure 4. Les moyens de
ressort de rappel 18 du levier dans sa position de repos sont formés par deux ressorts
de compression 18a, 18b, chacun associé à une joue 14a, 14b. Chaque ressort est monté
dans un boîtier circulaire 39 et prend appui par une extrémité sur une face de butée
41 solidaire de la base et une surface de butée 40 solidaire de la joue (figure 4).
Comme le montre notamment la comparaison des figures 6 et 8, le pivotement du levier
14 vers sa position d'arrêt de porte provoque la compression des ressorts 18a, 18b
dans leur boîtier circulaire 39.
[0014] La figure 9 montre également que la base de fixation 10 comporte une partie en forme
de semelle 43 et une partie perpendiculairement en saillie 44 qui porte à son extrémité
libre le bec 22 de verrouillage de la poignée 16.
[0015] Cette poignée 16 comprend une partie 45 d'actionnement en pivotement du levier 14
et une partie 46 qui se termine par le crochet de verrouillage. La poignée comprend
une troisième partie de support 47 par laquelle elle est montée sur le levier 14,
précisément sur les deux joues, avec interposition du ressort de rappel 26 entre la
poignée et les joues 14a, 14b qui s'engageant chacune par un tourillon 24a, 24b dans
un élément de palier 50 de la poignée. Chaque joue est en outre pourvue d'un élément
en saillie 52a, 52b sur lequel prend appui une extrémité du ressort 26 dont la partie
centrale est supportée par le palier 50.
[0016] Le fonctionnement de l'agencement d'arrêt de porte selon l'invention ressort déjà
de la description qui précède. Pour arrêter la porte 4 dans sa position ouverte, on
fait pivoter le levier 14 de sa position de repos de la figure 3, à l'aide de la poignée
16, dans sa position d'arrêt de porte de la figure 4. Dans cette position d'arrêt
de porte, le levier vient en appui par sa partie de tête 36 contre le pêne de crémone
5 de la porte. Le levier est bloqué dans cette position par verrouillage de la poignée
16 sur la base fixe 10 grâce à l'engagement du crochet 20 derrière le bec 22. Plus
précisément, en tirant la poignée 16 dans la direction de la flèche F1, on provoque
le pivotement du levier d'arrêt 14 dans la même direction, l'arrondi du profil de
la poignée au niveau du crochet 20 glissant le long du profil arrondi du bec 22 de
la base, comme le montre la figure 10B. Lorsque le crochet passe au-dessus du bec
et la poignée est relâchée, le crochet vient en prise derrière le bec sous l'effet
du ressort de torsion 26 qui fait pivoter à cette fin la poignée autour de l'axe 24
par rapport au levier 14.
[0017] Pour libérer la porte on déverrouille la poignée 16 de la base fixe en poussant la
poignée 16 dans la direction de la flèche F2 jusqu'à ce que le crochet soit dégagé
du bec, ce qui permet au levier de revenir, avec la poignée, dans sa position de repos
sous l'effet du ressort de compression 18.
[0018] Comme il a été précisé plus haut, la structure de l'agencement tel qu'il est représenté
sur les figures n'a été donnée qu'à titre d'exemple et les pièces essentielles, à
savoir la base fixe 10, le levier 14 et la poignée 16 peuvent être réalisés de toute
autre façon, à condition de respecter les fonctions de ces pièces, qui viennent d'être
évoquées.
1. Agencement d'arrêt d'une porte d'ouverture et de fermeture d'un espace tel que l'espace
de chargement d'un véhicule, dans sa position ouverte, du type comprenant une partie
de base fixe montée sous la caisse du véhicule, qui constitue la structure de support
de la porte, un levier d'arrêt monté sur la base fixe, pivotant entre une position
de repos et une position d'arrêt de la porte dans sa position ouverte, une poignée
d'actionnement du pivotement du levier, des moyens de rappel du levier dans sa position
de repos, caractérisé en ce que la poignée (16) est réalisée sous forme d'une pièce séparée, qui est montée sur le
levier (14), pivotant autour d'un axe (24) prévu sur le levier, dans une position
de verrouillage de la poignée (16) sur la base fixe (10), à l'encontre d'un ressort
de rappel (26), lorsque le levier (14) est dans sa position d'arrêt de la porte.
2. Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poignée (16) comprend un crochet (20) verrouillable sur un bec (22) de la base
fixe, sous l'effet de moyens de ressort (26) interposés entre la poignée et le levier,
grâce à un mouvement de pivotement relatif entre la poignée et le levier, et en ce que la poignée et le levier sont solidaires en rotation lors du pivotement entre les
positions d'arrêt et de repos du levier.
3. Agencement selon la revendication 2, caractérisé en ce que le levier d'arrêt (14) est déplaçable par la poignée (16) vers sa position d'arrêt
à l'encontre de moyens de rappel (18, 18a, 18b) et de sa position d'arrêt vers sa
position de repos par ces moyens de rappel.
4. Agencement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens de rappel sont formés par des moyens de ressort de rappel de compression
(18) montés dans un boîtier circulaire (39) et prenant appui par une extrémité sur
une face de butée (41) solidaire de la base fixe (10) et une surface de butée (40)
solidaire du levier (14), le pivotement du levier dans sa position d'arrêt provoquant
la compression des moyens de ressort.
5. Agencement selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de ressort (26) de la poignée (16) sont formés par des moyens de ressort
de torsion associés à l'axe de rotation (24) de la poignée.