[0001] La présente invention concerne un circulateur assurant la circulation d'un fluide
frigorifique dans un circuit d'une installation cryogénique de type boucle cryogénique
ainsi qu'une telle installation cryogénique comprenant ce circulateur.
[0002] On connaît dans l'état de la technique, des installations cryogéniques pour un refroidissement
d'un élément présentant une charge thermique comprenant une machine cryogénique du
type «
tube à gaz puisé » connue en anglais sous l'expression «
pulse tube » et un circuit reliant la machine cryogénique et ledit élément, et dans lequel circule
un fluide frigorifique tel que de l'hélium ou encore de l'azote.
[0003] Dans ces installations, un tel fluide frigorifique est mis en mouvement par un circulateur
dont le contrôle du fonctionnement est notamment assuré à partir de mesures de débit
du fluide requérant l'utilisation d'un débitmètre thermique disposé dans le circuit
de ces installations. Un tel circulateur comprend un compartiment principal dans lequel
est agencé un moteur électrique pourvu d'un arbre moteur supporté par un dispositif
palier de ce moteur comprenant des roulements, ledit arbre moteur comportant une extrémité
sur laquelle est montée une roue centrifuge. Dans ce circulateur, des câbles électriques
prévus pour alimenter le moteur, sont reliés à ce dernier à travers un passage étanche
isolant ainsi un tel passage du compartiment principal dans lequel le moteur, le dispositif
palier et la roue centrifuge baignent dans le fluide frigorifique.
[0004] Toutefois un des inconvénients de ces installations cryogéniques est lié au fait
qu'elles ne sont pas adaptées à des applications pour lesquelles le fluide frigorifique
doit être maintenu à des températures cryogéniques dites «
basses » qui sont inférieures à 10K. En effet, à de telles températures, le circulateur
présente de nombreux disfonctionnements et engendre également d'importantes pertes
thermiques dans ces installations cryogéniques.
[0005] Effectivement, le moteur électrique d'un tel circulateur est configuré pour fonctionner
à une température d'utilisation qui correspond à la température ambiante. Dès lors,
que cette température d'utilisation s'approche de températures cryogéniques basses,
le moteur est alors sujet à des anomalies de fonctionnement qui peuvent se traduire
par exemple par un blocage du mouvement de rotation de l'arbre moteur et donc de la
roue centrifuge résultant d'une solidification intervenant à de telles températures
d'un lubrifiant utilisé dans les roulements du dispositif palier de ce moteur, et
des jeux trop faibles (contractions thermiques).
[0006] De plus, lorsque le circulateur fonctionne à de telles températures cryogéniques
basses, des phénomènes de convection naturelle interne provenant de la circulation
du fluide dans le compartiment principal de ce circulateur, engendrent de très importants
échanges thermiques entre la zone du compartiment où se trouve le moteur à une température
en moyenne supérieure de 250K à la température régnant dans la zone de ce compartiment
où est située la roue centrifuge. Ces échanges thermiques ont pour conséquence d'engendrer
des pertes thermiques considérables dans ces installations cryogéniques qui rendent
alors l'utilisation d'un tel circulateur incompatible avec le fonctionnement de ces
installations à de telles températures.
[0007] Un des buts de l'invention est donc de remédier aux inconvénients cités précédemment
et d'améliorer les installations cryogéniques connues de l'état de la technique. En
particulier, l'invention propose une installation cryogénique définie pour fonctionner
de manière optimale dans une large gamme de températures cryogéniques notamment à
des températures cryogéniques basses inférieure ou égale à 30K voire moins et par
exemple de l'ordre de 5K.
[0008] Dans ce dessein, l'invention porte sur un circulateur assurant une circulation d'un
fluide frigorifique dans un circuit d'une installation cryogénique depuis et vers
un élément présentant une charge thermique, le circulateur comportant un module d'entraînement
et un module de pompage pourvu d'une roue centrifuge, ledit module d'entraînement
étant accouplé magnétiquement audit module de pompage afin d'animer ladite roue centrifuge
d'un mouvement rotatif.
[0009] Dans d'autres modes de réalisation :
- le module de pompage comprend un arbre d'entraînement comportant un rotor magnétique
ainsi que ladite roue centrifuge en une première extrémité ;
- le module de pompage comprend un dispositif palier supportant un arbre d'entraînement
de la roue centrifuge comprenant des premier et deuxième roulements notamment des
roulements cryogéniques ;
- le module de pompage comprend une enveloppe définissant une enceinte étanche dans
laquelle est compris un arbre d'entraînement de la roue centrifuge ;
- l'enveloppe comprend un carter du rotor magnétique et une volute ;
- le module d'entraînement est un moteur électrique comprenant un arbre moteur pourvu
d'une extrémité libre comprenant un élément de support d'au moins deux éléments magnétiques
de polarités opposées notamment d'au moins deux aimants permanents ;
- l'élément de support est défini pour entourer une circonférence de tout ou partie
d'un carter d'un rotor magnétique d'une enveloppe du module de pompage de manière
à coopérer avec ledit rotor magnétique ;
- un rotor magnétique est agencé entre des premier et deuxième roulements d'un dispositif
palier en étant monté sur un arbre d'entraînement de la roue centrifuge ;
- le module d'entraînement comprend un stator magnétique notamment comportant au moins
deux électroaimants agencé autour d'une circonférence de tout ou partie d'un carter
d'un rotor magnétique d'une enveloppe du module de pompage de manière à coopérer avec
ledit rotor magnétique ;
- le stator magnétique et le rotor magnétique monté sur l'arbre d'entraînement forment
ensemble un moteur électrique présentant des caractéristiques de fonctionnement sensiblement
similaires à celles d'un moteur tournant, et
- le circulateur est un mini-circulateur.
[0010] L'invention porte également sur une installation cryogénique pour un refroidissement
d'un élément présentant une charge thermique comprenant un tel circulateur assurant
une circulation d'un fluide frigorifique dans un circuit de cette installation cryogénique
depuis et vers ledit élément.
[0011] Avantageusement, l'installation cryogénique comprend au moins une machine cryogénique
de type tube à gaz pulsé et une unité de compression et de contrôle.
[0012] Avantageusement aussi, l'installation cryogénique comprend un cryostat pourvu d'une
enceinte entretenue sous un vide d'isolement.
[0013] De manière particulière, le cryostat comprend le circulateur, la machine cryogénique
et le circuit.
[0014] Un circulateur selon un aspect de l'invention est défini par la revendication 1.
[0015] Des modes de réalisation de ce circulateur sont définis par les revendications 2
à 7.
[0016] Une installation cryogénique selon un aspect de l'invention est définie par la revendication
8.
[0017] Des modes de réalisation de cette installation sont définis par les revendications
9 à 12.
[0018] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture
de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en référence aux
figures, réalisé à titre d'exemple indicatif et non limitatif :
- la figure 1 représente une installation cryogénique de type boucle cryogénique pour
le refroidissement d'un élément recevant une charge thermique, selon le mode de réalisation
de l'invention, et
- les figures 2A et 2B représentent des vues schématiques de modules d'entraînement
et de pompage des première et deuxième variantes du circulateur, selon le mode de
réalisation de l'invention.
[0019] Dans la description qui va suivre, des chiffres de référence identiques désignent
des pièces identiques ou ayant des fonctions similaires.
[0020] Un mode de réalisation de l'installation cryogénique 1 de type boucle cryogénique,
pour un refroidissement d'un élément 3 présentant une charge thermique selon l'invention
est décrit ci-après en référence à la figure 1. Une telle installation cryogénique
1 est configurée pour fonctionner à toutes les températures cryogéniques par exemple
inférieures à 30K ou 25K notamment à des températures cryogéniques dites «
basses » qui sont inférieures à 5K ou 10K. Dans cette installation cryogénique 1, l'élément
3 autrement appelé «
utilisateur », peut être un dispositif ou un objet à refroidir qui génère ou reçoit cette charge
thermique.
[0021] L'installation cryogénique 1 comprend principalement l'élément 3 présentant la charge
thermique, un circulateur 2, un circuit 6 dans lequel circule un fluide frigorifique
4 et une machine cryogénique 5.
[0022] Cette installation cryogénique 1 comprend également une unité de compression et de
contrôle 7 reliée à la machine cryogénique 5. Cette installation cryogénique 1 peut
comprendre un cryostat (non représenté) dans lequel sont situées les composantes suivantes
de cette installation 1 : le circulateur 2, la machine cryogénique 5 et une partie
du circuit 6. On notera que ces composantes sont bien entendu connectées à ce circuit
6. Un tel cryostat comprend une enceinte entretenue sous un vide dynamique encore
appelé «
vide d'isolement » pour minimiser les pertes thermiques par convection et conduction gazeuses. On
notera que ce vide d'isolement du cryostat entoure la totalité du circulateur 2 contribuant
ainsi à ce que le circulateur 2 est maintenu à une température sensiblement constante
correspondant à une température cryogénique basse par exemple de 5K voire moins. On
notera que la qualité du vide d'isolement requis correspond au domaine appelé couramment
"vide secondaire", avec un niveau de pression résiduelle compris typiquement entre
10
-7 et 10
-4 mbar.
[0023] Dans le cryostat, ces composants sont fixés mécaniquement par des pièces telles que
des brides de fixation qui sont réalisées en un matériau très faiblement conducteur
thermique permettant de limiter les fuites thermiques par conduction thermique.
[0024] Dans l'installation cryogénique 1, le circuit 6 réalise un lien thermique entre la
machine cryogénique 5 et l'élément 3 présentant la charge thermique. Un tel circuit
6 contribue ainsi à conduire cette charge thermique vers la machine cryogénique 5
afin de l'évacuer. Plus précisément, lorsque l'élément 3 génère cette charge thermique
dans le fluide 4, cette dernière provoque alors une élévation de la température du
fluide frigorifique 4 en relation avec sa chaleur spécifique et son débit massique.
Cette élévation de température du fluide frigorifique 4 peut toutefois rester modérée
en fonction de l'importance du débit massique de ce fluide 4. Par la suite lorsque
le fluide frigorifique 4 véhiculant la charge thermique passe au niveau de la machine
cryogénique 5, il se refroidit en déposant cette charge thermique et repart pour un
nouveau cycle. Dans ce contexte, on notera qu'un tel circuit 6 est une boucle calo-porteuse
fermée qui véhicule le fluide frigorifique 4 entre la machine cryogénique 5 et l'élément
3 présentant cette charge thermique.
[0025] Dans ce circuit 6 de l'installation cryogénique 1, le fluide frigorifique 4 peut
être un fluide sous-pression de type gazeux ou liquide qui est maintenu à une température
inférieure à 5K. Dans le présent mode de réalisation, ce fluide frigorifique 4 est
un liquide tel que de l'hélium supercritique à une pression d'environ 20 bars.
[0026] Dans cette installation cryogénique 1, le circuit 6 de circulation du fluide frigorifique
4 est relié à la machine cryogénique 5. Cette machine cryogénique 5 autrement appelée
«
cryoréfrigérateur », est de préférence du type tube à gaz pulsé connu en anglais sous l'expression
«
puise tube ». Une telle machine est utilisée pour produire des températures cryogéniques inférieures
à 120K. Cette machine cryogénique 5 comprend une zone d'échange autrement appelée
«
bout froid » qui est destinée à évacuer la charge thermique véhiculée par le fluide frigorifique
4 provenant de l'élément 3 ayant généré une telle charge. Dans ce mode de réalisation,
cette machine cryogénique 5 est apte à délivrer une faible puissance frigorifique
qui est comprise entre 1 W et 10 W environ, suivant le niveau de température souhaité.
La température délivrée par la machine cryogénique 5 prend un équilibre qui est fonction
de la charge thermique à évacuer. Le circulateur 2 s'adapte au couple température/charge
thermique de l'utilisateur 3.
[0027] Ainsi que nous l'avons vu précédemment, le fluide frigorifique 4 est mis en circulation
dans le circuit 6 par le circulateur 2. Ce circulateur 2 visible sur la figure 1 est
de préférence un mini-circulateur 2 autrement appelé «
mini-circulateur froid » ou encore «
micro-circulateur ». Ce circulateur 2 est défini pour créer une différence de pression dans le fluide
4 nécessaire à vaincre les pertes de charge de circulation de ce dernier dans le circuit
6. Ce circulateur 2 est un appareil de petite taille de forme générale cylindrique.
Il peut présenter une longueur L comprise entre 70 et 100 mm, et de préférence 70
mm ainsi qu'une section sensiblement circulaire de diamètre de l'ordre de 50 à 60
mm, et de préférence 50 mm. Un tel circulateur 2 est particulièrement adapté pour
délivrer une puissance hydraulique comprise entre 1 et 100 mW, et de préférence de
10 mW. Le circuit 6 sera dimensionné pour réduire cette puissance hydraulique tout
en conservant la capacité de transport de la charge thermique. En effet, cette puissance
hydraulique correspond à la puissance de friction du fluide 5 sur les parois, laquelle
se dégrade en chaleur, qu'il faut évacuer en plus de la charge thermique de l'utilisateur
3, et des autres pertes comme les courants de Foucault.
[0028] Dans le cryostat, ce circulateur 2 est de préférence agencé au plus près dans le
circuit 6 de la machine cryogénique 5 et en particulier au niveau de la zone d'échange
de cette machine 5. Ce circulateur 2 comprend principalement un module d'entraînement
8a, 8b et un module de pompage 9a, 9b pourvu d'une roue centrifuge 10 définie structurellement
pour fonctionner à des températures cryogéniques, ainsi que des câbles électriques
11 alimentant le module d'entraînement 8a, 8b. Dans ce circulateur 2, le module d'entraînement
8a, 8b est accouplé magnétiquement 51 au module de pompage 9a, 9b afin d'animer la
roue centrifuge 10 d'un mouvement rotatif. L'accouplement magnétique 51 constitue
une composante du circulateur 2 qui comprend des composantes 18, 28, 29, 38, 39 de
ce circulateur 2 qui sont décrites par la suite et qui participent à la transmission
d'un mouvement sans contact mécanique, sans apport d'énergie et sans usure au travers
d'une enveloppe 12 du module de pompage 9a, 9b de ce circulateur 2.
[0029] Ce module de pompage 9a, 9b comprend donc cette enveloppe 12 qui comporte une enceinte
13 étanche dans laquelle est compris un arbre d'entraînement 14 de la roue centrifuge
10. Une telle roue centrifuge 10 est apte à réaliser un mouvement rotatif susceptible
d'entraîner une circulation du fluide frigorifique 4 dans le circuit 6 et en particulier
dans cette enceinte 13. Lors de cette circulation, le fluide frigorifique 4 est alors
aspiré dans cette enceinte 13 au niveau d'une ouverture d'entrée 15a définie dans
l'enveloppe 12 et évacué par une ouverture de sortie 15b de cette enceinte 13. Ces
ouvertures 15a, 15b sont reliées au circuit 6 respectivement par des conduites d'entrée
et de sortie 16a, 16b du circulateur 2. On notera que l'ouverture d'entrée 15a présente
un axe a1 qui est confondu avec des axes centraux a2, a3 de la roue centrifuge 10
et de l'arbre d'entraînement 14. S'agissant de l'ouverture de sortie 15b, elle comprend
un axe a4 qui est de préférence dans un plan perpendiculaire à l'axe a1 de l'ouverture
d'entrée 15a. Dans cette enveloppe 12, l'arbre d'entraînement 14 de la roue centrifuge
10 est pourvu de deux extrémités 17a, 17b dont une, la première extrémité 17a, comprend
cette roue centrifuge 10 fixée par collage, emboîtage ou encore vissage. Cet arbre
d'entraînement 14 comporte également un rotor magnétique 18 pourvu d'au moins un élément
magnétique 19 notamment un aimant permanent cylindrique unique en particulier un gros
aimant permanent ou encore au moins deux aimants permanents de polarités opposées
par exemple deux petits aimants permanents. L'élément magnétique 19 présente de préférence
une aimantation qui peut être paramétrée selon le couple requis pour entraîner la
roue centrifuge 10 dans un mouvement de rotation. Dans le présent mode de réalisation,
cette aimantation est partielle car le couple requis est faible du fait que la puissance
hydraulique nécessaire le soit et la puissance mécanique à exercer sur l'arbre d'entraînement
14 aussi. On notera que si l'aimantation choisie est totale au lieu de partielle,
on limite le volume magnétique des aimants en conséquence.
[0030] Cette enveloppe 12 du module de pompage 9a, 9b comprend une volute 20 et un carter
21. Ce carter 21 autrement appelé «
cloche » ou encore «
cloche d'étanchéité », est défini pour loger le rotor magnétique 18 monté sur l'arbre d'entraînement
14 et constitue une partie de l'enveloppe 12 ayant la forme générale d'un tube cylindrique.
Ce carter 21 présente des caractéristiques liées à une génération faible de courants
de Foucault lorsqu'il est exposé à un champ magnétique variable. Il est de préférence
de faible épaisseur comme il est décrit par la suite. De plus, il présente des propriétés
de résistance à la pression interne notamment à des pressions inférieures à 50 bars.
En complément, ce carter 21 est en matériau métallique présentant des propriétés de
faible conductivité électrique, il peut être par exemple en inox ou encore en alliage
de titane conservant une faible conductivité électrique sur toute la gamme de températures
de travail, y compris à 5K. On notera que ce matériau métallique présente une structure
non feuilletée, incompatible avec l'étanchéité requise.
[0031] La volute 20 comprend les ouvertures d'entrée et de sortie 15a, 15b de l'enceinte
13 de cette enveloppe 12. Cette volute 20 définit une partie de l'enceinte 13 de l'enveloppe
12 dans laquelle est agencée la roue centrifuge 10 située sur la première extrémité
17a de l'arbre d'entraînement 14. S'agissant du carter 21, il définit également une
partie de l'enceinte 13 de cette enveloppe 12 dans laquelle est situé le rotor magnétique
18 monté sur l'arbre d'entraînement 14.
[0032] Le module de pompage 9a, 9b comporte également un dispositif palier 22 encore appelé
«
pivoterie » supportant l'arbre d'entraînement 14 de la roue centrifuge 10 et qui est situé
dans l'enveloppe 12 en partie dans la volute 20 et dans le carter 21. Ce dispositif
palier 22 est notamment défini pour encaisser les efforts résultant de la rotation
de cet arbre d'entraînement 14 pourvu de la roue centrifuge 10. Ce dispositif palier
22 comprend deux roulements 23a, 23b ou groupes de roulement appelés par la suite
premier et de deuxième roulement 23a, 23b. Ces roulements 23a, 23b qui sont des roulements
de précision, peuvent être de toutes natures connues appropriées pour fonctionner
à des températures cryogéniques notamment inférieures à 5K et supporter une charge
axiale et une charge radiale, il peut s'agir par exemple de roulements froids encore
appelés roulements cryogéniques. Ces roulements 23a, 23b permettent de supporter,
guider et centrer l'arbre d'entraînement 14 dans l'enveloppe 12 du module de pompage
9a, 9b.
[0033] Dans le circulateur 2, l'enveloppe 12 et en particulier le carter 21 délimite l'enceinte
13 de ce circulateur 2. Le module d'entraînement 8a, 8b de ce circulateur 2 est agencé
dans cette partie.
[0034] En référence aux figures 1, 2A et 2B, ce circulateur 2 peut être réalisé selon deux
variantes dans lesquelles les modules d'entraînement et de pompage 8a, 8b, 9a, 9b
sont différents.
[0035] Dans la première variante dont les modules d'entraînement et de pompage 8a, 9a sont
visibles sur la figure 2A, l'enveloppe 12 peut résulter d'un assemblage étanche de
la volute 20 avec le carter 21 ou encore être une pièce monobloc. L'arbre d'entraînement
14 du module de pompage 9a agencé dans cette enveloppe 12, s'étend du sommet 24 de
ce carter 21 vers l'ouverture d'entrée 15a en étant supporté par le dispositif palier
22 comprenant les premier et deuxième roulements 23a, 23b. Dans cette variante, ces
premier et deuxième roulements 23a, 23b sont de préférence des roulements froids.
Sur cet arbre d'entraînement 14, le premier roulement 23a est monté sur la deuxième
extrémité 17b de l'arbre d'entraînement 14. Sur cet arbre d'entraînement 14, ces premier
et deuxième roulements 23a, 23b sont agencés de manière à ce qu'un écart est défini
entre eux pour l'agencement du rotor magnétique 18 sur l'arbre d'entraînement 14.
Autrement dit, le rotor magnétique 18 est dans cette variante, agencé entre ces deux
roulements 23a, 23b. Dans cette configuration, on notera que le rotor magnétique 18
et tout ou partie du dispositif palier 22 sont agencés dans la carter 21 de l'enveloppe
12.
[0036] Dans cette variante, le module d'entraînement 8a comporte un moteur électrique 25
relié à une source d'énergie électrique par l'intermédiaire des câbles électriques
11. Ce moteur 25 peut être choisi parmi des moteurs électriques de l'état de la technique
tels que des moteurs à courant alternatif ou courant continu à balais ou encore des
moteurs à courant continu sans balai encore appelé «
moteur brushless » ou moteur «
pas à pas ». Ce moteur 25 comprend un arbre moteur 26 pourvu d'une extrémité libre comprenant
un élément de support 27 d'au moins deux éléments magnétiques 28 de polarités opposées
notamment d'au moins deux aimants permanents. Cet arbre moteur 26 comprend un axe
central a5 qui est confondu avec l'axe a3 de l'arbre d'entraînement 14. Cet élément
de support 27 est défini pour entourer la circonférence de tout ou partie du carter
21. Cet élément de support 27 peut être de forme circulaire ou tubulaire, il peut
s'agir par exemple d'une calotte, d'une coupole, d'un tube borgne ou encore d'un anneau.
Chaque élément magnétique 28 est agencé sur une partie latérale 29 de cet élément
de support 27 en regard avec une paroi périphérique du carter 21, de manière à ce
que des axes centraux a7, a8 de chaque élément magnétique 28 et du rotor magnétique
18 sont confondus. Autrement dit, dans un tel agencement, chaque élément magnétique
28 et le rotor magnétique 18 sont alignés entre eux suivant ces axes centraux a7,
a8. Dans ce contexte, on notera que la carter 21 présente une épaisseur fine comprise
entre 300 et 600 µm, et qui est de préférence de 300 µm et ce, de sorte que la génération
de courants de Foucault soit minimisée. L'entrefer présent entre le rotor magnétique
18 et chaque élément magnétique 28 de l'élément de support 27 doit être suffisamment
faible par exemple de l'ordre de quelques millimètres au maximum, afin d'assurer l'accouplement
magnétique 51 entre les modules d'entraînement et de pompage 8a, 9a.
[0037] Ainsi dans cette configuration, les modules d'entraînement et de pompage 8a, 9a sont
accouplés magnétiquement 51 entre eux par l'intermédiaire de l'élément de support
27 pourvu d'au moins deux éléments magnétiques 28 de polarités opposées relié au moteur
25 par l'arbre moteur 26, et le rotor magnétique 18 monté sur l'arbre d'entraînement
14 de la roue centrifuge 10. Effectivement, chaque élément magnétique 28 de l'élément
de support 27 en étant mis en rotation par le moteur 25 du module d'entraînement 8a
provoque la mise en rotation de la roue centrifuge 10 en étant accouplé magnétiquement
51 au rotor magnétique 18.
[0038] Dans la deuxième variante dont les modules d'entraînement et de pompage 8b, 9b sont
visibles sur la figure 2B, l'enveloppe 12 est formée par l'assemblage de la volute
20 et du carter 21. Le carter 21 du rotor magnétique 18 et la volute 20 sont assemblés
l'un avec l'autre de manière à définir l'enceinte 13 de l'enveloppe 12. Pour ce faire,
la volute 20 et le carter 21 comprennent chacun une zone de liaison avec la bride
de fixation 30 correspondante définie dans le cryostat. La zone de liaison est pourvue
d'une gorge 31, 32 dans laquelle est situé un élément d'étanchéité 33, 34 de type
joint torique de manière à ce que l'élément d'étanchéité 33, 34 est localisé entre
cette zone de liaison et la bride 30. On notera que ce joint torique peut appartenir
à la famille de joints HELICOFLEX™ permettant d'assurer une étanchéité aux températures
cryogéniques.
[0039] La zone de liaison de la volute 20 est reliée mécaniquement à la bride 30 par des
éléments de liaison 35 tels que des vis. La cloche d'étanchéité 21 en alliage de titane
est soudée à la bride 30 ou taillée dans la masse avec elle.
[0040] L'arbre d'entraînement 14 du module de pompage 9b agencé dans cette enveloppe 12,
s'étend du sommet 24 du carter 21 vers l'ouverture d'entrée 15a en étant supporté
par le dispositif palier 22 comprenant les premier et deuxième roulements 23a, 23b.
Ce dispositif palier 22 est pourvu d'une composante de support 36 dans laquelle sont
situés ces premier et deuxième roulements 23a, 23b et un ressort 37 de précontrainte
qui les maintient axialement écartés l'un de l'autre dans cette composante 36. Cette
composante de support 36 est montée en partie dans le carter 21 de manière à être
maintenu dans une position fixe. Cette composante de support 36 est située sur l'arbre
d'entraînement 14 entre le rotor magnétique 18 et la roue centrifuge 10. Cette roue
centrifuge 10 et ce rotor magnétique 18 sont dans cette variante respectivement montés
sur les première et deuxième extrémités 17a, 17b de l'arbre d'entraînement 14. Dans
cette configuration, on notera que le rotor magnétique 18 et tout ou partie du dispositif
palier 22 sont agencés dans le carter 21.
[0041] Dans cette variante, le module d'entraînement 8b comporte un stator magnétique 38
pouvant comprendre au moins deux électro-aimants 39 permettant de créer un champ magnétique
tournant autour de la circonférence du carter 21 de manière à coopérer avec le rotor
magnétique 18. Le stator magnétique 38 est agencé au niveau de la paroi périphérique
de ce carter 21, de manière à ce que des axes centraux a7, a9 de ce stator magnétique
38 et du rotor magnétique 18 sont confondus. Autrement dit, dans un tel agencement,
le stator et le rotor magnétique 38, 18 sont alignés entre eux suivant ces axes centraux
a7, a9. Dans ce contexte, on notera que le carter 21 présente une épaisseur fine comprise
entre 300 et 600 µm, et qui est de préférence de 300 µm et ce, de sorte que la génération
de courants de Foucault soit minimisée. L'entrefer présent entre le rotor magnétique
18 et le stator magnétique 38 doit être suffisamment faible, par exemple de l'ordre
de quelques millimètres au maximum, afin d'assurer un couplage magnétique suffisant.
[0042] Ce stator magnétique 38 est relié à une source d'énergie électrique par l'intermédiaire
des câbles électriques 11. On notera que le contrôle de l'alimentation électrique
permettant de faire varier le mouvement rotatif de la roue centrifuge 10 peut être
réalisé avec ou sans capteur de position rotorique. En particulier, des technologies
sans capteurs («
sensorless ») connues de l'état de la technique et qui sont basées sur la mesure de paramètres
électriques et/ou de paramètres variant en fonction de la position du rotor peuvent
être mises en oeuvre dans la présente invention. On notera que les sondes à effet
Hall utilisées classiquement comme capteurs de position dans les moteur Brushless
ne fonctionnent pas à basse température.
[0043] Dans cette configuration, on notera que dans cette variante du circulateur 2, le
stator magnétique 38 et le rotor magnétique 18 monté sur l'arbre d'entraînement 14,
bien que séparés par la cloche d'étanchéité 21, forment ensemble un moteur électrique,
notamment un moteur présentant des caractéristiques de fonctionnement qui sont similaires
à celles d'un moteur tournant en particulier d'un moteur synchrone de type moteur
« brushless ».
[0044] Ainsi, dans cette deuxième variante, les modules d'entraînement et de pompage 8b,
9b sont accouplés magnétiquement entre eux par l'intermédiaire du stator magnétique
38 qui est apte à générer un champ tournant en direction du rotor magnétique 18 monté
sur l'arbre d'entraînement 14 afin de provoquer la mise en rotation de la roue centrifuge
10.
[0045] Dans la deuxième variante, le rotor du moteur est noyé dans le fluide. Ceci est rendu
possible en interposant le carter 21 (ou cloche étanche) entre le rotor et le stator.
Ceci permet de simplifier l'accouplement magnétique. Tout se passe comme si l'on remplaçait
une cloche externe de coupleur magnétique et son moteur de mise en rotation par un
unique stator de moteur brushless.
[0046] De préférence, dans la deuxième variante, le carter 21 (ou cloche étanche) est optimisé.
En particulier, son épaisseur est réduite autant que le permet la tenue à la pression
interne. Le carter est par exemple réalisé en métal, notamment en inox ou titane.
Le matériau du carter est choisi pour être aussi résistif que possible selon la plage
de température, afin de lutter contre le développement de courants de Foucault générateurs
de charge thermique. Le carter étanche 21 entre le rotor et le stator est par exemple
réalisé dans un matériau à résistivité électrique supérieure à 0,5 µΩ.m
-1 à la température de travail, c'est-à-dire à une température inférieure à 30K, voire
inférieure à 25K. Un matériau isolant électrique sera avantageusement utilisé, du
moment qu'il procure l'étanchéité requise à température cryogénique (typiquement inférieure
à 30K, voire inférieure à 25K), le circulateur étant entouré par un vide secondaire
à 10
-6 mbar.
[0047] Le carter étanche 21 entre le rotor et le stator a de préférence un diamètre aussi
petit que possible (pour limiter les courants de Foucault), idéalement inférieur ou
égal à 12 mm.
[0048] Le carter étanche 21 entre le rotor et le stator a une épaisseur aussi faible que
possible (pour limiter les courants de Foucault), par exemple inférieure ou égale
à 0,5 mm.
[0049] De préférence, dans la deuxième variante, le stator fonctionne sous un même vide
qu'évoqué précédemment, à savoir de l'ordre de 10
-6 mbar. La puissance thermique du stator (due à l'effet Joule et à des pertes magnétiques
diverses) est donc par exemple évacuée par contact du stator avec le carter 21, lui-même
en contact thermique avec le fluide cryogénique. Pour cela, le stator est avantageusement
monté juste glissant sur le carter. Ainsi, le stator comprend un alésage dans lequel
est logé le carter 21. Par exemple, un jeu inférieur ou égal à 0.05 mm peut être prévu
entre le carter et le stator, notamment entre le carter et l'alésage du stator. Ce
jeu réduit permet d'assurer un bon transfert de chaleur entre le rotor et le carter
21. L'alésage du stator peut être réalisé par un moulage d'un matériau synthétique,
par exemple une résine epoxy, en particulier Stycast®. Le matériau synthétique peut
être chargé par un constituant à forte conductivité thermique pour améliorer sa conductivité
thermique.
[0050] De préférence, dans la deuxième variante, la vitesse de rotation du rotor est volontairement
fortement réduite pour réduire les courants de Foucault développés dans le carter
21. Par exemple, la vitesse de rotation est aussi basse que possible (pour limiter
les courants de Foucault). En particulier, la vitesse de rotation est idéalement inférieure
à 50Hz. Elle reste toutefois compatible avec la production d'un débit massique de
fluide cryogénique suffisant.
[0051] De préférence, dans la deuxième variante, l'entrefer stator/rotor est volontairement
augmenté et/ou l'aimantation des aimants volontairement réduite pour lutter contre
les courants de Foucault. La conception du moteur est ici inhabituelle car on ne cherche
pas obtenir un moteur le plus performant ou le plus efficace possible pour une quantité
d'énergie électrique donnée. On cherche ici à obtenir un moteur qui perturbe le moins
possible la boucle caloporteuse, c'est-à-dire qui chauffe le moins possible le fluide
cryogénique. Par exemple, l'entrefer rotor-stator est plus grand que strictement nécessaire
pour y loger le carter étanche afin de diminuer la valeur du champ magnétique au niveau
du carter. Ceci permet de limiter les courants de Foucault. Par exemple, l'entrefer
rotor-stator est supérieur à 3 mm.
[0052] De préférence, dans la deuxième variante, dans le même but, le diamètre du rotor
est limité (pour limiter les courants de Foucault). Par exemple, le diamètre du rotor
est inférieur ou égal à 6 mm. La limitation du volume magnétique doit demeurer compatible
avec la production d'un couple mécanique suffisant pour le démarrage de la roue centrifuge,
les frottements résiduels dans le palier, ainsi que le couple résistant hydraulique.
Avantageusement, le rotor comprend un aimant dipolaire de faible diamètre, par exemple
inférieur à 6 mm. La présence de seulement deux pôles, relativement éloignés (par
exemple entre 2 et 3 mm) du carter étanche permet de limiter (à vitesse de rotation
donnée) la production de courants de Foucault en minimisant les variations de champ
magnétique vues par le carter.
[0053] De préférence, dans la deuxième variante, le moteur est du type "brushless" avec
un rotor à aimants permanents. Le fonctionnement à températures cryogéniques rend
inopérant un pilotage du moteur basé sur des sondes à effet Hall. Le pilotage du moteur
est donc de préférence réalisé "en boucle ouverte".
[0054] Dans les différentes variantes, la réalisation du palier de guidage de la roue centrifuge
est un élément critique. En effet, les basses températures interdisent toute lubrification
classique. Ainsi, le palier est de préférence réalisé par des roulements secs montés
dans des bagues en polychlorotrifluoroéthylène, notamment en Kel-F® ou Neoflon®, ou
en Vespel®, pour garder un peu de souplesse vis à vis de la contraction différentielle
des divers matériaux lors de la mise à très basse température (typiquement inférieure
à 30K).
[0055] De préférence, dans la deuxième variante, la pivoterie est constituée par deux roulements
de type "cryogéniques". Les jeux dans ces roulements à température ambiante (300K)
sont importants et sont réduits par contraction des composants pour arriver à une
valeur optimale de bon fonctionnement à la température cryogénique de travail (typiquement
inférieure ou égale à 30K). Le jeu optimal de fonctionnement minimise le couple de
résistance à la rotation de la roue centrifuge et maximise la durée de vie. Ces roulements
sont choisis de taille aussi petite que possible, idéalement de diamètre inférieur
à 7 mm, afin de limiter le couple de frottement et le besoin en couple moteur. Les
roulements sont avantageusement du type à gorge profonde et à montage en O. Bien entendu
ces roulements pourraient être aussi à montage en X.
[0056] De préférence, dans le deuxième mode de réalisation, le ressort 37 exerce une précharge
axiale sur les deux roulements, notamment une précharge axiale de 1 N. La raideur
du ressort est choisie de façon qu'à la mise à très basse température (typiquement
inférieure à 30K), la valeur de cette précharge ne varie pas de plus de 10% par suite
des variations dimensionnelles.
[0057] De préférence, dans le deuxième mode de réalisation, le montage du rotor est du type
"cantilever", c'est-à-dire que le rotor est monté en porte à faux par rapport aux
deux roulements.
[0058] De préférence, dans le deuxième mode de réalisation, contrairement à certains circulateurs
industriels dont le moteur reste à température ambiante quand la roue et la volute
sont à température cryogénique, le circulateur constitue un ensemble isotherme ou
sensiblement isotherme fonctionnant à la température cryogénique de travail (typiquement
inférieure ou égale à 30K). Le circulateur est avantageusement installé au même niveau,
soit à la même altitude, que la source froide, en particulier au bout froid 5' de
la machine cryogénique de type « tube à gaz pulsé ». Par ailleurs, le circulateur
est avantageusement couplé thermiquement à la source froide. Ce couplage peut être
réalisé par un barreau de cuivre. Le circulateur est ainsi en permanence maintenu
à la température la plus basse et la roue entraîne ainsi toujours le fluide le plus
froid et le plus dense. On évite ainsi des désamorçages du circulateur et/ou la formation
de « bouchons » gazeux au niveau des points bas des circuits.
[0059] Dans le circulateur 2, on notera que dans la première variante, l'accouplement magnétique
51 comprend lesdits au moins deux éléments magnétiques 28 de polarités opposées agencés
dans l'élément de support 27 et le rotor 18 monté sur l'arbre d'entraînement 14. Concernant
la deuxième variante, cet accouplement magnétique 51 comprend le stator magnétique
38 agencé au niveau de la paroi périphérique de ce carter 21 et le rotor 18.
[0060] De plus, dans ces deux variantes du circulateur 2, la roue centrifuge 10 en réalisant
ainsi un mouvement rotatif engendre la circulation du fluide frigorifique 4 dans le
circuit 6 de l'installation cryogénique 1, le fluide 4 est alors aspiré par l'ouverture
d'entrée 15a pour circuler dans l'enceinte 13 de l'enveloppe 12 et être évacué de
cette dernière par l'ouverture de sortie 15b vers la machine cryogénique 5. Lorsque
le fluide frigorifique 4 circule dans l'enceinte 13, l'arbre d'entraînement 14, le
rotor magnétique 18 et le dispositif palier 22 avec ses roulements 23a, 23b baignent
alors dans ce fluide 4.
[0061] Ainsi l'invention contribue à améliorer le fonctionnement de l'installation cryogénique
1 à des températures cryogéniques inférieures à 120K, notamment en réduisant les pertes
thermiques résultant du circulateur 2. De plus dans cette invention, le circulateur
2 peut être configuré pour fonctionner dans une installation cryogénique 1 dans laquelle
la puissance hydraulique requise et la puissance mécanique devant être exercée sur
l'arbre d'entraînement 14 sont faibles.
1. Circulateur (2) assurant une circulation d'un fluide frigorifique (4) dans un circuit
(6) d'une installation cryogénique (1) depuis et vers un élément (3) présentant une
charge thermique, le circulateur (2) comportant un module d'entraînement (8a, 8b)
et un module de pompage (9a, 9b) pourvu d'une roue centrifuge (10), ledit module d'entraînement
(8a, 8b) étant accouplé magnétiquement (51) audit module de pompage (9a, 9b) afin
d'animer ladite roue centrifuge (10) d'un mouvement rotatif, caractérisé en ce que le module de pompage (9a, 9b) comprend une enveloppe (12) définissant une enceinte
(13) étanche dans laquelle est compris un arbre d'entraînement (14) de la roue centrifuge
(10) et en ce que l'enveloppe (12) comprend un carter (21) du rotor magnétique (18) et une volute (20).
2. Circulateur (2) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le module de pompage (9a, 9b) comprend l'arbre d'entraînement (14) comportant un
rotor magnétique (18) ainsi que ladite roue centrifuge (10) en une première extrémité
(17a).
3. Circulateur (2) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le module de pompage (9a, 9b) comprend un dispositif palier (22) supportant l'arbre
d'entraînement (14) de la roue centrifuge (10) et comprenant des premier et deuxième
roulements (23a, 23b), notamment des roulements cryogéniques.
4. Circulateur (2) selon la revendication 3, caractérisé en ce que le rotor magnétique (18) est agencé à l'extérieur des deux roulements (23a, 23b)
du dispositif palier (22) en étant monté sur l'arbre d'entraînement (14) de la roue
centrifuge (10).
5. Circulateur (2) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le module d'entraînement (8b) comprend un stator magnétique (38), notamment un stator
magnétique comportant au moins deux électroaimants (39), agencé autour d'une circonférence
de tout ou partie du carter (21) du rotor magnétique (18) de l'enveloppe (12) du module
de pompage (9b) de manière à coopérer avec ledit rotor magnétique (18).
6. Circulateur (2) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le stator magnétique (38) et le rotor magnétique (18) monté sur l'arbre d'entraînement
(14) forment ensemble un moteur électrique, notamment un moteur présentant des caractéristiques
de fonctionnement sensiblement similaires à celles d'un moteur tournant.
7. Circulateur (2) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le circulateur est un mini-circulateur.
8. Installation cryogénique (1) pour un refroidissement d'un élément (3) présentant une
charge thermique comprenant un circulateur (2) selon l'une quelconque des revendications
précédentes assurant une circulation d'un fluide frigorifique (4) dans un circuit
(6) de cette installation cryogénique (1) depuis et vers ledit élément (3).
9. Installation cryogénique (1) selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une machine cryogénique (5) de type tube à gaz pulsé et une
unité de compression et de contrôle (7).
10. Installation cryogénique (1) selon l'une quelconque des revendications 8 et 9, caractérisée en ce qu'elle comprend un cryostat pourvu d'une enceinte entretenue sous un vide d'isolement.
11. Installation cryogénique (1) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le cryostat comprend le circulateur (2), la machine cryogénique (5) et le circuit
(6).
12. Installation cryogénique (1) selon l'une des revendications 8 à 11, caractérisée en ce qu'elle comprend une source froide (5'), notamment un bout froid (5') d'une machine cryogénique
de type « tube à gaz pulsé », le circulateur étant monté au même niveau ou à la même
altitude que la source froide, en particulier la roue centrifuge étant montée au même
niveau ou à la même altitude que le bout froid (5') de la machine cryogénique de type
« tube à gaz pulsé ».