Domaine de l'invention
[0001] L'invention se rapporte à un mouvement horloger comprenant un dispositif prolongateur
de réserve de marche, de manière à limiter la consommation en énergie du mouvement
lorsque la montre n'est pas portée ou en position de repos.
Arrière-plan de l'invention
[0002] Habituellement, dans les montres mécaniques, la source d'énergie pour entraîner le
rouage et les aiguilles, et d'autres fonctions, est un ressort spiral enroulé dans
un barillet.
[0003] Lorsqu'une montre mécanique n'est pas remontée régulièrement, ou qu'une montre à
remontage automatique n'est pas portée pendant plusieurs heures, le ressort de montre
se détend complètement, et la montre s'arrête. La réserve de marche moyenne d'une
montre normale dont le ressort est complètement remonté est d'environ 40 à 60 heures.
[0004] Il existe plusieurs causes pour expliquer le déchargement d'énergie d'une montre
jusqu'à ce qu'elle s'arrête, notamment ne pas porter la montre durant une certaine
période (coffre, week-end, etc ...) ou encore oublier de remonter la montre dans le
cas où elle ne possède pas de remontage automatique. Il est donc utile de disposer
d'une montre présentant une réserve de marche supérieure à la moyenne.
[0005] Dans le passé, on a déjà cherché à remédier au problème de la réserve de marche.
Par exemple, la demande de
brevet européen EP 2 455 820 propose l'utilisation d'un organe moteur comportant un barillet dans lequel sont
montés deux ressorts superposés et coaxiaux.
[0006] Ce document n'est qu'un exemple pour les montres avec deux barillets ou deux ressorts
car il y existe de nombreuses publications similaires.
[0007] De telles propositions pour résoudre le problème de l'augmentation de marche sont
peu intéressantes car la réserve de marche est privilégiée au dépend de l'espace disponible.
Résumé de l'invention
[0008] L'invention a notamment pour objectif de pallier les différents inconvénients de
ces techniques connues.
[0009] Plus précisément, un objectif de l'invention est de fournir un mouvement pour pièce
d'horlogerie permettant d'obtenir une meilleure réserve de marche en limitant la consommation
en énergie du mouvement lorsqu'elle n'est pas portée ou en position de repos.
[0010] L'invention a également pour objectif, au moins dans un mode de réalisation particulier,
d'éviter une épaisseur excessive du mouvement et donc de la montre.
[0011] Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront plus clairement par la suite,
sont atteints selon l'invention à l'aide d'un mouvement horloger comprenant un premier
organe réglant et un premier échappement reliés par un premier rouage à une première
source d'énergie, le premier rouage, le premier échappement, le premier organe réglant
et la première source d'énergie définissant un premier ensemble, un deuxième organe
réglant et un deuxième échappement reliés par un deuxième rouage à une deuxième source
d'énergie, le deuxième rouage, le deuxième échappement, le deuxième organe réglant
et la deuxième source d'énergie définissant un deuxième ensemble, au moins un engrenage
différentiel agencé pour assurer une liaison cinématique entre le premier ensemble
et le deuxième ensemble, et des moyens d'affichage de l'heure courante.
[0012] Selon l'invention, le mouvement horloger comprend des moyens pour arrêter et libérer
la marche d'un des deux organes réglants, et en ce que ledit engrenage différentiel
porte les moyens d'affichages de l'heure pour afficher l'heure quel que soit l'organe
réglant en marche.
[0013] Ainsi, l'objet de la présente invention, par ses différents aspects fonctionnels
et structurels décrits ci-dessus, permet d'obtenir un mouvement avec une réserve de
marche augmentée.
[0014] Conformément à d'autres variantes avantageuses de l'invention :
- l'engrenage différentiel est agencé pour assurer une liaison cinématique entre le
premier rouage et le deuxième rouage ;
- les organes réglants sont du même type ;
- les organes réglants sont de types différents ;
- au moins un organe réglant est un tourbillon ou un carrousel ;
- au moins un des échappements est un échappement très basse consommation ;
- les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un organe réglant comprennent une commande
manuelle ;
- les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent
une première bascule agencée pour être actionnée par la commande manuelle, la première
bascule agissant sur une deuxième bascule munie de deux organes de friction agencés
pour venir en prise avec le premier rouage ou le deuxième rouage ;
- les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent
une troisième bascule agencée pour coopérer, d'une part avec la deuxième bascule lorsque
la commande manuelle est actionnée, et d'autre part, agencée pour coopérer avec une
masse oscillante lors de la rotation de cette dernière.
[0015] L'invention concerne aussi une pièce d'horlogerie équipée d'un mouvement selon l'invention.
Description sommaire des dessins
[0016] D'autres particularités et avantages ressortiront clairement de la description qui
en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux
dessins annexés, dans lesquels :
- la figure illustre une vue en perspective d'un mouvement horloger conforme à l'invention
;
- les figures 2a et 2b représentent respectivement la distribution d'énergie à un premier
organe réglant vue de dessus et vue en coupe selon la ligne A-A d'un mouvement horloger
conforme à l'invention ;
- les figures 3a et 3b représentent respectivement la liaison cinématique entre le premier
organe réglant et le différentiel vue de dessus et vue en coupe selon la ligne B-B
d'un mouvement horloger conforme à l'invention ;
- les figure 4a et 4b représentent respectivement la distribution d'énergie à un deuxième
organe réglant vue de dessus et vue en coupe selon la ligne C-C d'un mouvement horloger
conforme à l'invention ;
- les figure 5a et 5b représentent respectivement la liaison cinématique entre le deuxième
organe réglant et le différentiel vue de dessus et vue en coupe selon la ligne D-D
d'un mouvement horloger conforme à l'invention ;
- les figures 6a et 6b représentent respectivement un vue de dessus et une vue en coupe
selon la ligne E-E d'un différentiel d'un mouvement horloger conforme à l'invention
;
- les figures 7a à 7c illustrent les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des
deux organes réglants d'un mouvement horloger conforme à l'invention.
Description détaillée des modes de réalisation préférés
[0017] Un mouvement horloger conforme à l'invention va maintenant être décrit dans ce qui
suit faisant référence conjointement aux figures 1, 2a, 2b, 3a, 3b, 4a, 4b, 5a, 5b,
6a, 6b, 7a, 7b et 7c.
[0018] Le mouvement selon l'invention comprend un premier organe réglant et un premier échappement
reliés par un premier rouage à une première source d'énergie, le premier rouage, le
premier échappement, le premier organe réglant et la première source d'énergie définissant
un premier ensemble, un deuxième organe réglant et un deuxième échappement reliés
par un deuxième rouage à une deuxième source d'énergie, le deuxième rouage, le deuxième
échappement, le deuxième organe réglant et la deuxième source d'énergie définissant
un deuxième ensemble, au moins un engrenage différentiel agencé pour assurer une liaison
cinématique entre le premier ensemble et le deuxième ensemble, et des moyens d'affichage
de l'heure courante.
[0019] De plus, le mouvement horloger comprend des moyens pour arrêter et libérer la marche
d'un des deux organes réglants, et l'engrenage différentiel porte les moyens d'affichages
de l'heure pour afficher l'heure quel que soit l'organe réglant en marche.
[0020] Les organes réglants peuvent être choisis parmi un balancier classique, un carrousel,
un tourbillon, un résonateur (de type diapason ou à rotor magnétique par exemple),
un balancier moteur ou encore un oscillateur à quartz.
[0021] Dans ce qui suit, et par souci de clarté, il est décrit un mouvement selon l'invention
comprend au moins deux organes réglants munis chacun d'un échappement, et ce à titre
de simple exemple illustratif et non limitatif. Comme décrit précédemment, tout type
d'organe réglant peut être utilisé et une association tourbillon/oscillateur quartz
est par exemple envisageable.
[0022] En référence à la figure 1, le mouvement d'horlogerie selon l'invention comprend
notamment :
- une première source d'énergie mécanique 1, et une deuxième source d'énergie mécanique
5, telles que des barillets par exemple ;
- un premier organe réglant 2, de préférence ayant une grande précision, et un premier
échappement, comprenant une première roue d'échappement 21 et une première ancre 22,
reliés par un premier rouage 10 à la source d'énergie 1, le premier échappement, le
barillet 1, le premier rouage 20 et le premier organe réglant 2 formant un premier
ensemble,
- un deuxième organe réglant 3, de préférence à basse consommation, et un deuxième échappement
comprenant une deuxième roue d'échappement 31 et une deuxième ancre 32, reliés par
un deuxième rouage 30 à la source d'énergie 1, le deuxième échappement et le deuxième
organe réglant 3 formant un deuxième ensemble,
- un engrenage différentiel 4 agencé pour assurer une liaison cinématique entre le premier
ensemble et le deuxième ensemble, l'engrenage différentiel 4 étant relié au premier
organe réglant 2 et au deuxième organe réglant 3 respectivement par les premier et
deuxième rouages 20 et 30.
[0023] Dans le mode de réalisation représenté sur les figures, les organes réglants 2 et
3 sont respectivement un tourbillon et un balancier spiral simple, mais l'homme du
métier pourrait bien évidemment utiliser deux balanciers spiraux simples, deux tourbillons,
deux carrousels, ou encore un de chaque. De même, les premier et deuxième échappements
représentés sont à ancre suisse mais ils pourraient être d'un autre type, tel que
des échappements à détente ou d'autres types d'échappement connus.
[0024] Selon une autre variante de l'invention, non représentée sur les figures, les organes
réglants 2 et 3 peuvent être un balancier spiral classique associé à un oscillateur
à quartz, ou un carrousel associé à un résonateur, ou encore un tourbillon associé
à un oscillateur quartz, ou tout autre combinaison imaginable par l'homme du métier
de deux des organes réglants cités.
[0025] Ainsi, dans le mode de réalisation illustré sur les figures, le premier organe réglant
2 utilisé est un tourbillon, et le deuxième organe réglant 3 est un balancier simple
à basse consommation tel qu'un balancier 1 Hz.
[0026] Comme on peut l'observer aux figures 6a et 6b, l'engrenage différentiel 4 comprend
un arbre 40 portant les moyens d'affichage de l'heure 6 à une première extrémité de
l'arbre 40 et comprend un porte satellite 42 à proximité de l'autre extrémité de l'arbre
40. Avantageusement, le porte satellite 42 est solidaire de l'arbre 40.
[0027] Il est bien évident que le mouvement peut comprendre plusieurs mobiles entre l'engrenage
différentiel 18 et la source d'énergie 1.
[0028] Le porte satellite 42 comprend un arbre porte satellite 44 parallèle à l'arbre 40,
et sur lequel sont montés pivotant deux pignons-satellites. Dans le mode de réalisation
illustré, un premier pignon-satellite, dit pignon-satellite inférieur 45, et un deuxième
pignon-satellite, dit pignon-satellite supérieur 46, sont prévus solidaires et montés
coaxialement sur l'arbre porte satellite 44.
[0029] On pourrait également disposer plusieurs pignons-satellites (ou plusieurs satellites
double), par exemple deux ou trois, de façon à assurer une meilleure répartition des
efforts.
[0030] L'engrenage différentiel 4 comprend également une première roue de d'entrée 48 présentant
une denture extérieure et une denture intérieure, et une deuxième roue d'entrée 49
présentant une denture extérieure, chacune étant respectivement montée libre en rotation
autour de l'arbre 40.
[0031] La première roue d'entrée 48 est montée sur un plateau 43 monté libre en rotation
autour de l'arbre 40, sous le porte satellite 42, au moyen d'un canon par exemple.
Le plateau 43 et la première roue d'entrée 48 présentent un diamètre supérieur à celui
du porte satellite 42, de manière que la denture intérieure de la première roue d'entrée
48 soit engrenée avec la denture du satellite 45 lorsque la denture extérieure de
la roue d'entrée 48 est engrenée avec le premier rouage 20.
[0032] L'engrenage différentiel 4 comprend également une roue de transmission 47 montée
autour de l'arbre 40, sous la deuxième roue d'entrée 49 et solidaire de cette dernière,
la roue de transmission 47 présentant une denture extérieure destinées à être engrenée
par la denture du pignon-satellite supérieure 46 lorsque la deuxième roue d'entrée
49 est engrenée par le deuxième rouage 30.
[0033] Cet engrenage différentiel 4 est décrit à titre illustratif et non limitatif, et
un homme du métier saurait bien évidemment mettre en place tout autre type d'engrenage
différentiel pour parvenir à la bonne marche du mouvement horloger.
[0034] La distribution d'énergie au premier organe réglant 2 est représentée aux figures
2a et 2b. L'énergie du barillet 1, ou la force motrice, est transmise au premier rouage
20, et arrive au premier organe régulateur 2 via l'échappement 21.
[0035] De même, la distribution d'énergie au deuxième organe réglant 3 est représentée aux
figures 4a et 4b. L'énergie du barillet 5 est transmise est transmise au deuxième
rouage 30, et arrive au deuxième organe régulateur 3 via l'échappement 31.
[0036] Les figures 3a, 3b et 5a, 5b illustrent respectivement la liaison cinématique entre
le premier organe réglant 2 et le différentiel 4, et la liaison cinématique entre
deuxième organe 3 réglant et le différentiel 4 pour pouvoir afficher l'heure courante.
[0037] Selon l'invention, le mouvement horloger comprend également des moyens pour arrêter
et libérer la marche d'un des organes réglants, de préférence celui consommant le
plus d'énergie, lorsque l'utilisateur ne porte pas la montre. Dans le cas illustré
sur les figures, c'est le tourbillon qui est arrêté lorsque la montre n'est pas portée.
[0038] De tels moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants sont illustrés
aux figures 7a à 7c et sont agencés pour coopérer avec une masse oscillante et un
poussoir par exemple.
[0039] L'arrêt du premier rouage 20, et donc du tourbillon dans le cas de figure illustré,
est réalisé au moyen d'une commande manuelle, telle qu'un poussoir 9 pour bloquer
le premier rouage 20 et libérer le deuxième rouage 30 relié au balancier spiral classique
qui est à l'arrêt lorsque la montre est portée.
[0040] Pour arrêter le tourbillon 2 et lancer le balancier spiral classique 3, il suffit
que l'utilisateur appuie sur le poussoir 9 ou pose la montre dans sa position de repos,
à savoir sur la tranche de la carrure de manière que le poussoir 9 repose contre un
support pour que le poussoir s'enfonce sous le poids de la montre et bloque l'organe
réglant consommant le plus d'énergie, ici le tourbillon 2.
[0041] Plus précisément, les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants
comprennent une première bascule 74 commandée par le poussoir 9, la première bascule
74 agissant sur une deuxième bascule 70 munie de deux organes de friction 71, 72 chacun
étant lié à cette deuxième bascule au moyen d'une lame ressort 710, 720 de manière
à limiter les contraintes mécaniques lorsque l'un des organes de friction 71, 72 vient
en prise avec le premier rouage 20 ou le deuxième rouage 30. La deuxième bascule 70
est montée mobile en rotation sur un pont (non visible sur les figures) et est contrainte
par un ressort hélicoïdal dans la position de blocage du deuxième rouage 30.
[0042] Les moyens pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent
aussi une troisième bascule 73, montée mobile en rotation sur le même pont (non visible
sur les figures) et qui est aussi contrainte par un ressort hélicoïdal. Cette troisième
bascule 73 comprend d'une part, une échancrure 730 agencée pour coopérer avec un bec
700 de la deuxième bascule 70 lorsque le poussoir 9 est pressé, et d'autre part, un
bec 731 agencé pour coopérer avec la masse oscillante 8 via un ergot 80 solidaire
de la masse oscillante lors de la rotation de cette dernière.
[0043] Ainsi, après avoir appuyé sur le poussoir 9, la première bascule 74 agit sur la deuxième
bascule 70 pour la faire pivoter de manière que l'organe de friction 71 vient en prise
avec le premier rouage 20 et l'organe de friction 72 libère le deuxième rouage 30,
le bec 700 venant alors se loger dans l'échancrure 730 de la troisième bascule 73
et bloquant la position de la deuxième bascule.
[0044] Pour libérer le bec 700 de l'échancrure 730, et donc libérer le tourbillon 2 et bloquer
le balancier spiral 3, il suffit d'une rotation de la masse oscillante pour que l'ergot
80 vienne frapper le bec 731 de la troisième bascule 73, ce qui a pour effet de déloger
le bec 700 de la deuxième bascule 70 de l'échancrure de la deuxième bascule 73 et
donc de libérer le premier rouage 20 et bloquer le deuxième rouage 30 simultanément.
[0045] Avantageusement, la masse oscillante peut tourner dans les deux sens.
[0046] Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, on peut prévoir d'incliner
l'organe réglant à basse consommation, ici un balancier spiral simple comme illustré
sur les figures, de 30° par exemple, de manière à optimiser son fonctionnement et
limiter les erreurs lorsque le mouvement/la montre est en position de repos.
[0047] Comme mentionné plus haut le mécanisme permet d'arrêter et d'actionner toutes les
autres sortes d'échappements, par exemple un échappement à ancre suisse standard et
un balancier standard de façon automatique lorsque l'utilisateur ne porte pas la montre
ou bien à la demande de l'utilisateur de manière à économiser de l'énergie.
[0048] Lorsque le premier organe réglant 2 est alimenté en énergie par le barillet 1, le
premier rouage 20 transmet son énergie et son mouvement de rotation à l'engrenage
différentiel 4 via la roue d'entrée 48. Le mouvement de rotation est ensuite transmis
au pignon-satellite 45 via la denture interne de la roue d'entrée 48, le pignon-satellite
45 entrainant alors le porte pignon 42 et l'arbre 40 en rotation.
[0049] Enfin, l'arbre 40 entraine en rotation les moyens d'affichage de l'heure courante
6, à savoir un tube 60 monté fixe sur l'arbre 40, le tube 60 pouvant supporter une
aiguille pour indiquer les minutes. Les moyens d'affichage de l'heure courante 6 comprennent
également un deuxième tube 61 monté mobile en rotation sur le premier tube 60, et
engrené par train d'engrenage 62,63 de manière à indiquer les heures.
[0050] Grâce à ces différents aspects de l'invention, on dispose d'un mouvement de conception
simple permettant de prolonger la réserve de marche du mouvement.
[0051] Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à l'exemple illustré mais est
susceptible de diverses variantes et modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art.
1. Mouvement horloger (100) comprenant un premier organe réglant (2) et un premier échappement
reliés par un premier rouage (10) à une première source d'énergie (1), le premier
rouage, le premier échappement, le premier organe réglant et la première source d'énergie
définissant un premier ensemble, un deuxième organe réglant (3) et un deuxième échappement
reliés par un deuxième rouage (20) à une deuxième source d'énergie (5), le deuxième
rouage, le deuxième échappement, le deuxième organe réglant et la deuxième source
d'énergie définissant un deuxième ensemble, au moins un engrenage différentiel (4)
agencé pour assurer une liaison cinématique entre le premier ensemble et le deuxième
ensemble, et des moyens d'affichage de l'heure courante,
caractérisé en ce que le mouvement horloger (1) comprend des moyens pour arrêter et libérer la marche d'un
des deux organes réglants, et en ce que ledit engrenage différentiel (4) porte les moyens d'affichages de l'heure pour afficher
l'heure quel que soit l'organe réglant en marche.
2. Mouvement horloger (100) selon la revendication 1, dans lequel ledit engrenage différentiel
(4) est agencé pour assurer une liaison cinématique entre le premier rouage et le
deuxième rouage.
3. Mouvement horloger (100) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les organes réglants
sont du même type.
4. Mouvement horloger (100) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les organes réglants
sont de types différents.
5. Mouvement horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel au moins
un organe réglant est un tourbillon ou un carrousel.
6. Mouvement horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel au moins
un organe réglant est un balancier spiral classique, ou un quartz.
7. Mouvement (horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel au moins
un des échappements est un échappement très basse consommation.
8. Mouvement horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel les moyens
pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent une commande
manuelle.
9. Mouvement horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel les moyens
pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent une première
bascule (74) agencée pour être actionnée par la commande manuelle, la première bascule
(74) agissant sur une deuxième bascule (70) munie de deux organes de friction (71,
72) agencés pour venir en prise avec le premier rouage (20) ou le deuxième rouage
(30).
10. Mouvement horloger (100) selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel les moyens
pour arrêter et libérer la marche d'un des organes réglants comprennent une troisième
bascule (73) agencée pour coopérer, d'une part avec la deuxième bascule (70) lorsque
la commande manuelle est actionnée, et d'autre part, agencée pour coopérer avec une
masse oscillante lors de la rotation de cette dernière.
11. Pièce d'horlogerie comprenant un mouvement horloger (100) selon l'une des revendications
1 à 10.