(19)
(11) EP 3 387 938 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
17.10.2018  Bulletin  2018/42

(21) Numéro de dépôt: 18165691.9

(22) Date de dépôt:  04.04.2018
(51) Int. Cl.: 
A43B 23/02(2006.01)
A43C 1/00(2006.01)
A43B 23/04(2006.01)
A43B 7/12(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR
Etats d'extension désignés:
BA ME
Etats de validation désignés:
KH MA MD TN

(30) Priorité: 12.04.2017 FR 1700405

(71) Demandeur: Salomon S.A.S.
74370 Epagny Metz-Tessy (FR)

(72) Inventeurs:
  • DREVETTON, Rémi
    74370 Epagny Metz-Tessy (FR)
  • BOREL, René
    74540 Saint-Sylvestre (FR)
  • GIACOBONE, Frédéric
    74000 Annecy (FR)

   


(54) CHAUSSURE À TIGE AMÉLIORÉE


(57) Chaussure souple (21) comprenant un semelage (22) et une tige (23), la chaussure (21), s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière (24) jusqu'à une extrémité avant (25), en largeur entre un côté latéral (26) et un côté médial (27), et en hauteur depuis le semelage (22) jusqu'à une extrémité supérieure (32), la tige (23) comprenant une enveloppe externe (33), l'enveloppe externe (33)comprenant une couche externe (34) et une couche interne (35), la couche externe (34) présentant une ouverture de chaussage (36), l'ouverture de chaussage (36) présentant une division arrière (37) et une division avant (38), la division avant (38) s'étendant dans le sens de la largeur de la chaussure entre un bord latéral (41) et un bord médial (42), la chaussure comprenant encore un dispositif de serrage (43) de la tige (23) par rapprochement du bord latéral (41) et du bord médial (42) l'un vers l'autre.
La couche interne (35) s'étend en regard de la couche externe (34) et au niveau de la division avant (38) de l'ouverture de chaussage (36), entre le bord latéral (41) et le bord médial (42). La couche interne (35) est imperméable à un liquide. La couche interne (35) est souple. Dans le sens de la largeur de la chaussure, lorsque le bord latéral (41) et le bord médial (42) de la couche externe (34) sont rapprochés l'un vers l'autre, la distance qui sépare le bord latéral (41) et le bord médial (42) est plus courte que la partie de la couche interne (35) qui s'étend au niveau de la division avant (38) de l'ouverture de chaussage (36).




Description


[0001] L'invention se rapporte à une chaussure de marche ou de sport dont la tige est imperméable à un liquide. Cette chaussure peut être utilisée dans des domaines tels que la marche, la course sur terrain plat ou en montagne, la planche à roues, un sport de balle, le ski de fond ou de télémark, le surf sur neige, la raquette à neige, ou autre.

[0002] Pour les utilisations envisagées, la chaussure doit notamment présenter une certaine souplesse et une bonne capacité d'amortissement. La souplesse doit être comprise comme une aptitude à épouser certaines déformations du pied d'un utilisateur. Il s'agit par exemple de permettre un bon déroulement du pied pendant la marche. L'amortissement quant à lui a vocation à réduire, voire empêcher, les fatigues ou les traumatismes qui peuvent résulter d'appuis ou d'impacts sur le sol, ou de sollicitations diverses.

[0003] La chaussure doit également remplir d'autres fonctions comme préserver le confort du pied, par exemple en empêchant l'intrusion d'eau, c'est-à-dire en faisant en sorte que le pied reste sec ou soumis à un taux d'humidité le plus faible possible.

[0004] Pour ce faire il est connu de fabriquer une chaussure souple présentée à l'aide de figures 1 à 3, lesquelles font partie d'un ensemble qui sera détaillé plus loin. Selon ces figures, une chaussure 1 comprend un semelage 2 et une tige 3, cette dernière comprenant une enveloppe externe 4, qui elle-même comprend une couche externe 5 et une couche interne 6.

[0005] Par exemple, la couche externe 5 présente notamment des propriétés de résistance mécanique, comme la résistance à l'usure ou la résistance aux efforts de serrage exercés par un dispositif de serrage muni d'un lacet 7. La couche externe 5 présente une ouverture de chaussage 8, qui se décompose en une division arrière 9, dans laquelle prend place une partie de la cheville ou du bas de jambe de l'utilisateur, et une division avant 10, laquelle se situe au-dessus du pied, ou à l'avant du bas de jambe et au-dessus du pied, après chaussage. La division avant 10 facilite la variation de surface de l'ouverture 8, dans un sens d'augmentation ou de réduction et, de ce fait, facilite le chaussage, le serrage de la tige, et le déchaussage.

[0006] Afin d'assurer la fonction d'étanchéité la couche interne 6, quant à elle, présente d'autres propriétés comme l'imperméabilité à un liquide. De manière habituelle, la couche interne 6 s'étend en regard de la couche externe 5. Cela rend la majeure partie de la tige 3 imperméable aux liquides. De façon que la totalité de la tige devienne imperméable, il est nécessaire de rendre la division avant 10 de l'ouverture de chaussage 8 étanche. Généralement, la division 10 est occultée par un volet externe 11, un volet interne 12, et une garniture 13 placée entre les volets. Le volet interne 12, imperméable à un liquide, est raccordé à la couche interne 6 par des moyens qui comprennent une ou plusieurs coutures 14 et un ou plusieurs morceaux de ruban 15. Ces morceaux sont rapportés par collage au niveau des coutures 14, pour empêcher l'eau de traverser ces dernières.

[0007] La construction ci-avant rend la tige 3 imperméable à un liquide tel que de l'eau et, de ce fait, maintient le pied au sec. L'absence d'eau dans la chaussure limite de façon significative l'apparition de traumatismes. En conséquence, une chaussure selon l'art antérieur donne globalement satisfaction à l'usage. Néanmoins, certains inconvénients ont malgré tout pu être observés.

[0008] Tout d'abord une chaussure imperméable selon l'art antérieur présente parfois, notamment lors d'une utilisation sportive ou intense, un confort insuffisant au niveau de la division avant de l'ouverture de chaussage. Lorsque la tige est serrée, des pressions importantes peuvent s'exercer localement sur le dessus du pied en corrélation avec l'action du lacet. C'est notamment au niveau des coutures et des surépaisseurs créées par les rubans que des pressions excessives peuvent survenir : dans ces zones de surépaisseur, la tige est plus rigide. En conséquence, des traumatismes peuvent apparaître.

[0009] Un autre inconvénient observé est lié à la relative complexité de la structure d'une chaussure dont la tige est imperméable à un liquide. Le nombre de pièces utilisées pour la fabrication rend celle-ci assez longue et coûteuse. Par exemple comme on le comprend à l'aide de la figure 3, dans une représentation schématique, il est assez difficile de solidariser ensemble les éléments constitutifs de la tige 3. Celle-ci est obtenue à partir d'une ébauche en forme générale de vé, dont l'angle d'ouverture α est compris entre 20 et 40 degrés. En fait les éléments sont assemblés à plat, à l'exception du volet interne 12. Celui-ci doit donc être déformé pour que ses bords puissent prendre leur place d'assemblage. Cette opération est délicate et consommatrice de temps. De plus il faut encore ajouter les rubans 15 comme on l'a vu, ce qui augmente encore le temps nécessaire à la fabrication.

[0010] Par rapport à cela, l'invention a pour but de fournir une chaussure améliorée. Notamment l'invention cherche à rendre une chaussure, dont la tige est imperméable à un liquide, plus confortable. L'invention cherche aussi à optimiser la fabrication, pour la rendre plus rapide et plus économique par rapport à une chaussure selon l'art antérieur.

[0011] Pour ce faire, l'invention propose une chaussure souple comprenant un semelage et une tige, la chaussure s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre un côté latéral et un côté médial, et en hauteur depuis le semelage jusqu'à une extrémité supérieure, la tige comprenant une enveloppe externe, l'enveloppe externe comprenant une couche externe et une couche interne, la couche externe présentant une ouverture de chaussage, l'ouverture de chaussage présentant une division arrière et une division avant, la division avant s'étendant dans le sens de la largeur de la chaussure entre un bord latéral et un bord médial, la chaussure comprenant encore un dispositif de serrage de la tige par rapprochement du bord latéral et du bord médial l'un vers l'autre.

[0012] La chaussure selon l'invention est caractérisée par le fait que la couche interne s'étend en regard de la couche externe et au niveau de la division avant de l'ouverture de chaussage, entre le bord latéral et le bord médial, par le fait que la couche interne est imperméable à un liquide, par le fait que la couche interne est souple, et par le fait que, dans le sens de la largeur de la chaussure, lorsque le bord latéral et le bord médial de la couche externe sont rapprochés l'un vers l'autre, la distance qui sépare le bord latéral et le bord médial est plus courte que la partie de la couche interne qui s'étend au niveau de la division avant de l'ouverture de chaussage.

[0013] La structure de la chaussure selon l'invention est telle que la couche interne de l'enveloppe externe s'étend de manière continue depuis le côté latéral jusqu'au côté médial, en passant par la division avant de l'ouverture de chaussage. Par corollaire, la couche interne vient au contact du pied de l'utilisateur de manière plus homogène. On observe aussi que les propriétés mécaniques de l'enveloppe externe sont plus régulières depuis le côté latéral jusqu'au côté médial, notamment en ce qui concerne la flexion. Cela signifie par exemple que les points durs observés au niveau des rubans d'une chaussure selon l'art antérieur ne se retrouvent pas sur la chaussure de l'invention : l'enveloppe externe est plus homogène en ce qui concerne sa souplesse. En conséquence le confort est mieux réparti, aucun point dur n'est perceptible. Il s'ensuit que la répartition des efforts exercés par la tige sur le pied est plus régulière, notamment dans la région de la division avant de l'ouverture de chaussage. En d'autres termes la répartition des efforts de serrage est plus homogène sur le dessus du pied, au niveau du cou-de-pied, voire simultanément au niveau du cou-de-pied et au niveau du pli de flexion. Un avantage qui en découle est un meilleur confort du pied dans la chaussure.

[0014] Une autre conséquence de la structure de la chaussure est une construction plus simple, par rapport à une chaussure selon l'art antérieur. L'invention permet une réduction du nombre de pièces nécessaires pour faire la chaussure. On verra mieux par la suite que l'invention facilite aussi le procédé de fabrication de la chaussure, en nécessitant un nombre réduit d'opérations et en rendant ces dernières plus simples. Il s'ensuit notamment que l'assemblage des pièces qui constituent la structure de la chaussure est plus facile. Parmi les avantages qui en découlent, on peut citer un temps de fabrication plus court, un coût de fabrication réduit, une homogénéité de fabrication plus grande. Ce dernier point signifie que les écarts de volume chaussant entre deux chaussures d'une même pointure sont réduits, par rapport aux écarts qui ont pu être observés sur des chaussures selon l'art antérieur.

[0015] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre, en regard des figures annexées. Celles-ci illustrent un art antérieur et des formes de réalisation non limitatives, selon la liste ci-après:
  • la figure 1 est vue en perspective d'une chaussure selon l'art antérieur,
  • la figure 2 est une coupe transversale selon II-II de la chaussure de la figure 1,
  • la figure 3 est une vue schématique partielle à plat d'une ébauche de l'enveloppe externe de la chaussure de la figure 1,
  • la figure 4 est une coupe selon IV-IV de l'ébauche de la figure 3,
  • la figure 5 est une vue en perspective d'une chaussure selon une première forme de réalisation de l'invention,
  • la figure 6 est une coupe transversale selon VI-VI de la chaussure de la figure 5, dans un cas où le dispositif de serrage de la tige exerce une action de serrage,
  • la figure 7 est une vue similaire à celle de la figure 6, dans un cas où le dispositif de serrage de la tige n'exerce pas d'action de serrage,
  • la figure 8 est une vue schématique partielle à plat d'une ébauche de l'enveloppe interne de la chaussure de la figure 5,
  • la figure 9 est une vue similaire à celle de la figure 8, selon une deuxième forme de réalisation de l'invention,
  • la figure 10 est une vue similaire à celle de la figure 8, selon une troisième forme de réalisation de l'invention.


[0016] La première forme de réalisation, qui va être décrite après, concerne par exemple une chaussure souple pour la marche sur un sol dur ou dans la neige. Cependant l'invention s'applique à d'autres domaines tels que ceux évoqués avant.

[0017] La première forme est décrite ci-après à l'aide des figures 5 à 8.

[0018] Comme le montre la figure 5, une chaussure de marche 21 est prévue pour accueillir le pied de l'utilisateur. De manière connue, la chaussure 21 comprend un semelage externe 22 et une tige 23 solidarisée au semelage. La chaussure s'étend en longueur, selon une direction longitudinale L, depuis une extrémité arrière 24 jusqu'à une extrémité avant 25, et en largeur, selon une direction transversale W, entre un côté latéral 26 et un côté médial 27.

[0019] Telle que représentée la tige 23 comprend une portion basse 30, prévue pour entourer le pied, à l'exclusion de toute portion haute. Cependant, il peut alternativement être envisagé une tige qui comprenne à la fois une portion basse et une portion haute, laquelle dans ce cas est prévue pour entourer la cheville et éventuellement une partie du bas de jambe.

[0020] Selon la première forme de réalisation décrite, la chaussure 21 s'étend en hauteur depuis le semelage externe 22 jusqu'à une extrémité supérieure 32, c'est-à-dire jusqu'à l'extrémité libre de la tige 23.

[0021] La chaussure 21 est structurée pour permettre un bon déroulement du pied pendant la marche, des transmissions d'informations sensorielles, et des impulsions pour des appuis ou des réceptions. C'est pourquoi le semelage externe 22 et la tige 23 sont relativement souples.

[0022] Comme on peut l'observer sur les figures 6 et 7, la tige 23 comprend une enveloppe externe 33, l'enveloppe externe comprenant une couche externe 34 et une couche interne 35. Chaque couche 34, 35, représentée de manière schématique, comprend le nombre de composants nécessaires à la réalisation de la ou des fonctions souhaitées. Cela sera mieux détaillé après.

[0023] Comme on le comprend ensemble à l'aide des figures 5 à 8, la couche externe 34 présente une ouverture de chaussage 36, l'ouverture de chaussage présentant une division arrière 37 et une division avant 38, la division avant s'étendant dans le sens de la largeur de la chaussure, c'est-à-dire selon la direction transversale W, entre un bord latéral 41 et un bord médial 42. Les divisions arrière 37 et avant 38 se prolongent l'une l'autre pour faciliter le passage du pied lors d'un chaussage ou d'un déchaussage.

[0024] La chaussure 21 comprend encore un dispositif de serrage 43 de la tige 23 par rapprochement du bord latéral 41 et du bord médial 42 l'un vers l'autre. De manière non limitative, le dispositif de serrage 43 comprend au moins un passant latéral 44, au moins un passant médial 45, et au moins un lien 46 qui chemine par les passants 44, 45.

[0025] Selon l'invention, la couche interne 35 s'étend en regard de la couche externe 34 et au niveau de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36, entre le bord latéral 41 et le bord médial 42, la couche interne 35 est imperméable à un liquide, la couche interne 35 est souple et, dans le sens de la largeur de la chaussure, lorsque le bord latéral 41 de la division avant 38 et le bord médial 42 de la division avant 38 de la couche externe 34 sont rapprochés l'un vers l'autre, la distance qui sépare le bord latéral 41 et le bord médial 42 est plus courte que la partie de la couche interne 35 qui s'étend au niveau de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36. Finalement il s'avère que la chaussure selon l'invention est plus simple à fabriquer et plus confortable, comme on l'a vu avant, qu'une chaussure selon l'art antérieur.

[0026] Toujours dans l'esprit de l'invention il est possible, comme on va le voir, de conférer des propriétés spécifiques à la couche interne 35.

[0027] Selon une variante qui fait partie de la première forme de réalisation, la couche interne 35 est inextensible, ce qui par exemple la rend facile à découper et en conséquence facilite la fabrication. Dans une autre variante de la première forme de réalisation la couche interne 35 est extensible, ce qui peut aider l'enveloppe externe 4 à encore mieux s'adapter à la forme du pied. Il s'agit là de choix de détail qui ne changent rien à l'esprit de l'invention.

[0028] Toujours pour la première forme de réalisation, et ce de manière non limitative, la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 comprend une membrane et une doublure. Ces éléments ne sont pas détaillés dans les figures, car ils sont bien connus d'un homme du métier. La membrane est par exemple imperméable à un liquide et perméable à un gaz. En d'autres termes la membrane est respiro-étanche : elle laisse passer un gaz, comme la vapeur d'eau, mais s'oppose au passage d'un liquide, comme l'eau. Cela améliore le confort du pied. La membrane est réalisée avec des matériaux polymères tels qu'une polyoléfine, un copolymère de polyéthylène-propylène, un polyéthylène, un téréphtalate, un polycaprolactone, un polyfluoride de vinyle, un polybutylène téréphtalate, un copolymère de polyester, un polytétrafluoréthylène, ou autre. Par exemple la membrane comprend une feuille de polytétrafluoréthylène poreux et une couche de polyuréthane. On précise en complément que, là encore de manière non limitative, l'épaisseur de la membrane est par exemple comprise entre 5 et 250 micromètres. Cette épaisseur réduite contribue à rendre la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 souple et légère.

[0029] En référence plus précisément aux figures 6 et 7, on peut voir que l'enveloppe externe 33 de la tige 23 comprend un volet souple 47 qui s'étend au niveau de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36. En fait le volet 47 est disposé entre le lien du dispositif de serrage 43 et la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33. Le volet préserve la couche interne 35 contre un éventuel effet de cisaillement qui pourrait être exercé par le lien, notamment en cas d'utilisation très intense de la chaussure. On verra plus loin que le volet 47 peut exercer d'autres fonctions.

[0030] On peut voir encore qu'une garniture 48 est implantée entre la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 et le volet souple 47. Cette garniture est par exemple constituée d'un pain de mousse synthétique souple. Il peut s'agir de mousse de polyuréthane, de polyéthyle-vinyle-acétate, ou de tout matériau approprié connu de l'homme du métier. Parce qu'elle ajoute une contribution à la répartition des contraintes liées à l'action du lien 46 lors d'un serrage, la garniture 48 améliore encore le confort d'utilisation de la chaussure. Le volet 47 exerce ainsi, en collaboration avec la couche interne 35, une fonction de maintien de la garniture 48 au niveau de la division avant.

[0031] En référence plus particulièrement à la figure 6, on peut voir que lorsque le bord latéral 41 et le bord médial 42 de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36 sont rapprochés l'un de l'autre, par exemple par l'action du dispositif de serrage 43, la couche interne 35 forme un pli latéral 51 au niveau du bord latéral 41. Dans le même esprit, lorsque le bord latéral 41 et le bord médial 42 de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage sont rapprochés l'un de l'autre, la couche interne 35 forme un pli médial 52 au niveau du bord médial 42. On comprend donc que la partie centrale 53 de la couche interne 35, située au niveau de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36, se déforme en même temps que les bords latéral 41 et médial 42 se rapprochent l'un de l'autre. La partie centrale est en fait capable de se déformer par pliage à la manière d'un soufflet. De fait la couche interne 35 est pliée au niveau de sa partie centrale 53 lorsque la tige est serrée. Dans ce cas le volume chaussant est faible.

[0032] A l'inverse, en référence maintenant à la figure 7, la couche interne 35 est dépliée au niveau de sa partie centrale 53 lorsque la tige est desserrée. Dans ce cas le volume chaussant est important. Le dispositif de serrage 43 n'exerce pas son action de serrage, et le bord latéral 41 et le bord médial 42 de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36 sont éloignés l'un de l'autre.

[0033] Comme on peut l'observer aussi bien sur la figure 6 que sur la figure 7, la chaussure 21 comprend une semelle première d'assemblage 54. De manière non limitative cette semelle première d'assemblage est solidarisée à la tige 23 par une couture 55, en l'occurrence une couture de type Strobel. On peut dire plus précisément que la semelle première d'assemblage 54 est solidarisée à l'enveloppe externe 33 par la couture 55. Celle-ci n'est pas détaillée ici car bien connue de l'homme du métier. La fabrication de la chaussure 21 avec une semelle première d'assemblage cousue, par opposition à une semelle de montage collée, permet l'obtention d'un volume chaussant plus proche de la forme d'un pied. Il en découle avantageusement que le confort de la chaussure est meilleur, par rapport à ce qu'il aurait été avec une semelle première de montage collée.

[0034] En référence maintenant à la figure 8, on peut voir que la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 est faite d'une seule pièce. Cela signifie que la couche interne s'étend sur l'intégralité de la tige 23. Cela n'empêche pas la couche interne 35 de comprendre plusieurs épaisseurs, comme on l'a vu avant, dont notamment une membrane et une doublure. La couche interne 35 présente la forme générale d'un Vé, dont l'angle d'ouverture β est compris entre 45 et 90 degrés. Cette couche interne 35 est assemblée avec la couche externe 34, laquelle présente la même allure générale que la couche interne 35. Cependant, la couche externe 34 présente une échancrure 56 visualisée par un pointillé, entre les bords latéral 41 et médial 42, pour l'accueil notamment du volet souple 47, non visible sur la figure 8. Finalement la tige 23 est obtenue à partir d'une ébauche en forme générale de Vé, dont l'angle d'ouverture β est compris entre 45 et 90 degrés. Selon l'invention, les éléments qui constituent l'enveloppe externe 33 sont assemblés à plat. Le procédé de fabrication de la chaussure est donc simplifié.

[0035] Les autres formes de réalisation de l'invention sont présentées ci-après sommairement à l'aide des figures 9 et 10. Pour des raisons de commodité, les éléments communs avec la première forme de réalisation sont désignés par les mêmes références.

[0036] Selon la deuxième forme, comme on peut le voir sur la figure 9, la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 est un assemblage de deux parties 61, 62. Cette configuration permet une optimisation de la découpe de matière pour la fabrication de la chaussure. Plus précisément les chutes de matière issues de la découpe de nappes sont plus petites. Etant donné que le prix par unité de surface est très élevé dans le cas d'une membrane imperméable à l'eau et perméable à un gaz, l'économie réalisée est importante.

[0037] Toujours pour la deuxième forme de réalisation, les parties 61, 62 sont assemblées l'une avec l'autre pour retrouver l'aspect général de la couche interne 35. L'assemblage se fait par une combinaison de coutures et de portions de ruban collées, lesquelles se situent au niveau du côté latéral 26 et du côté médial 27 de la chaussure 21. Cette localisation de coutures et de portions de ruban est en dehors de zones de la tige soumises à des flexions ou à l'action du dispositif de serrage. De ce fait le confort du pied est préservé.

[0038] Dans le même esprit selon la troisième forme de réalisation, comme on peut le voir sur la figure 10, la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 est un assemblage de trois parties 63, 64, 65. Là encore la configuration permet une optimisation de la découpe de matière pour la fabrication de la chaussure, et l'économie réalisée est importante.

[0039] Là encore les parties 63, 64, 65 sont assemblées l'une avec l'autre pour retrouver l'aspect général de la couche interne 35. L'assemblage se fait par une combinaison de coutures et de portions de ruban collées, lesquelles se situent au niveau du côté latéral 26, du côté médial 27 et de l'extrémité arrière 24 de la chaussure 21. Cette localisation de coutures et de portions de ruban est en dehors de zones de la tige soumises à des flexions ou à l'action du dispositif de serrage. De ce fait le confort du pied est préservé.

[0040] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques de mise en oeuvre connus de l'homme du métier.

[0041] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites, et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications qui vont suivre.

[0042] En particulier il peut être prévu une configuration pour laquelle la couche externe 34 et la couche interne 35 de l'enveloppe externe 33 sont solidarisées l'une à l'autre par des points de colle. Cela améliore l'aptitude de l'enveloppe externe 33 à enserrer le pied de manière homogène, tout en préservant son aptitude à s'opposer à l'entrée d'eau et à laisser passer un gaz.

[0043] De manière générale, le volet souple 47 s'étend sur une surface comprise entre 80 et 100 % de la division avant 38 de l'ouverture de chaussage 36. Cela optimise la fonction de protection du dessus du pied. Le volet souple 47 s'étend aussi parfois sur une surface supérieure à 100 % de la division avant 38, pour obtenir une protection contre des obstacles, tels que des branches basses, au niveau du pli de flexion du pied.


Revendications

1. Chaussure souple (21) comprenant un semelage (22) et une tige (23), la chaussure (21) s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière (24) jusqu'à une extrémité avant (25), en largeur entre un côté latéral (26) et un côté médial (27), et en hauteur depuis le semelage (22) jusqu'à une extrémité supérieure (32), la tige (23) comprenant une enveloppe externe (33), l'enveloppe externe (33) comprenant une couche externe (34) et une couche interne (35), la couche externe (34) présentant une ouverture de chaussage (36), l'ouverture de chaussage (36) présentant une division arrière (37) et une division avant (38), la division avant (38) s'étendant dans le sens de la largeur de la chaussure entre un bord latéral (41) et un bord médial (42), la chaussure comprenant encore un dispositif de serrage (43) de la tige (23) par rapprochement du bord latéral (41) et du bord médial (42) l'un vers l'autre,
caractérisée par le fait que la couche interne (35) s'étend en regard de la couche externe (34) et au niveau de la division avant (38) de l'ouverture de chaussage (36), entre le bord latéral (41) et le bord médial (42), par le fait que la couche interne (35) est imperméable à un liquide, par le fait que la couche interne (35) est souple, et par le fait que, dans le sens de la largeur de la chaussure, lorsque le bord latéral (41) et le bord médial (42) de la couche externe (34) sont rapprochés l'un vers l'autre, la distance qui sépare le bord latéral (41) et le bord médial (42) est plus courte que la partie de la couche interne (35) qui s'étend au niveau de la division avant (38) de l'ouverture de chaussage (36).
 
2. Chaussure (21) selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) comprend une membrane et une doublure.
 
3. Chaussure (21) selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la membrane est imperméable à un liquide et perméable à un gaz.
 
4. Chaussure souple (21) selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que l'épaisseur de la membrane est comprise entre 5 et 250 micromètres.
 
5. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'enveloppe externe (33) de la tige (23) comprend un volet souple (47) qui s'étend au niveau de la division avant (38) de l'ouverture de chaussage (36).
 
6. Chaussure (21) selon la revendication 5, caractérisée par le fait qu'une garniture (48) est implantée entre la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) et le volet souple (47).
 
7. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que lorsque le bord latéral (41) et le bord médial (42) de la division avant (38) sont rapprochés l'un de l'autre, la couche interne (35) forme un pli (51) au niveau du bord latéral (41).
 
8. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que lorsque le bord latéral (41) et le bord médial (42) de la division avant (38) sont rapprochés l'un de l'autre, la couche interne (35) forme un pli (52) au niveau du bord médial (42).
 
9. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait qu'elle comprend une semelle première de montage (54).
 
10. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que le dispositif de serrage (43) comprend au moins un passant latéral (44), au moins un passant médial (45), et au moins un lien (46) qui chemine par les passants (44, 45).
 
11. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) est faite d'une seule pièce.
 
12. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) est un assemblage de deux parties (61, 62).
 
13. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) est un assemblage de trois parties (63, 64, 65).
 
14. Chaussure (21) selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée par le fait que la couche externe (34) et la couche interne (35) de l'enveloppe externe (33) sont solidarisées l'une à l'autre par des points de colle.
 




Dessins



















Rapport de recherche









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