[0001] La présente invention concerne une structure de blindage de porte conçue pour convenir
en particulier, bien que non limitativement, à des travaux de rénovation consistant
à blinder une porte existante en conservant son panneau de façade. Elle s'étend non
seulement aux portes blindées au moyen d'une telle structure, mais aussi à son utilisation
dans la réalisation de blocs-portes à blindage de sécurité. Elle a ainsi pour objet,
en particulier, un bloc-porte blindé dans lequel la structure de blindage utilisée
pour blinder la porte proprement dite est complétée par une huisserie de dormant,
conçue coopérante, dans laquelle la porte vient s'appliquer en position fermée.
[0002] Dans le cadre des applications de l'invention à des travaux de rénovation, la structure
de blindage suivant l'invention satisfait en particulier aux besoins que l'on rencontre
pour des portes palières dans des immeubles à appartements privatifs quand les propriétaires
ou locataires souhaitent conserver l'esthétique de leur porte d'entrée. Le même besoin
se rencontre aussi, par exemple, pour des maisons de ville qui présentent un caractère
ancien à préserver. En outre, on comprendra aisément que la structure de blindage
proposée par l'invention peut aussi bien s'utiliser hors travaux de rénovation, sur
des panneaux de porte neufs, dans des applications où l'on retrouvera l'avantage de
savoir se prêter au choix du client dans une fabrication sur mesure.
[0003] L'art antérieur en la matière est illustré par le document de brevet
WO 2015/158610, qui propose d'envelopper la porte dans une structure métallique faite de différentes
tôles fixées les unes aux autres par vissage. Le document de brevet
FR2676498 quant à lui s'intéresse à un montage spécifique dans lequel deux pièces s'ajustent
par coulissement l'une sur l'autre, et là aussi l'asssemblage se réalise par des vis
ou boulons. Dans tous les cas, les dispositions proposées ne permettent pas de satisfaire
aux besoins que l'invention vise à obtenir.
[0004] L'invention propose une structure de blindage de porte constituée comme il est défini
par la revendication 1, par deux tôles chacune configurée par pliage et fixées l'une
à l'autre par soudage plat sur plat le long des deux montants de la porte, dans un
ensemble intégrant des plaques de remplissage derrière un panneau de façade.
[0005] L'invention permet de combiner une bonne qualité de protection anti-effraction tout
en assurant une bonne protection coupe-feu et une bonne isolation thermique. Elle
permet aussi d'améliorer la qualité d'isolation acoustique qui va en général de pair
avec l'isolation thermique.
[0006] Dans la structure suivant l'invention, la tôle enveloppe qui entoure la tranche de
la porte le long des deux montants dans le prolongement de part et d'autre du plateau
arrière combine ses effets avec la tôle cuvette qui s'interpose, dans l'épaisseur
de la porte, entre le panneau de façade et une plaque de remplissage qui se loge dans
la tôle cuvette et s'étend sur toute la surface de la porte à l'arrière du panneau
de façade. La plaque centrale qui forme le fond de la cuvette constitue un plateau
transversal qui couvre à l'intérieur toute l'étendue de la porte. Il a pour effet
de doubler le plateau de face arrière que comporte la tôle enveloppe, mais à distance
de lui, la plaque de remplissage se trouvant entre les deux. La protection anti-effraction
par tentative de percement à travers la porte s'en trouve d'autant renforcée, mieux
que si les deux plaques étaient l'une contre l'autre. D'autre part, les parties métalliques
ne sont pas sensibles aux vibrations, grâce à un soudage entre elles qui se réalise
plat sur plat sur toute la hauteur des tôles, avantageusement par soudage en bouchon
(plug welding).
[0007] Par ailleurs, les bords de la tôle cuvette présentent avantageusement un profil en
Z, formant un plat en extension extérieure à partir du plateau central, et par ce
plat en débord la tôle vient se fixer en appui à l'intérieur d'un méplat coopérant
que la tôle enveloppe forme en suite d'un épaulement extérieur de sa face latérale.
De la sorte, les deux plaques, le plateau de face arrière et le plateau transversal
de la tôle cuvette, sont rigidement solidarisées l'une de l'autre à l'écart des panneaux
internes, panneau de façade et plaque de remplissage. Le plateau intermédiaire que
forme la tôle cuvette n'est solidaire ni du panneau de façade ni de la plaque de remplissage.
Ce mode de montage contribue au fait que les portes blindées réalisées au moyen de
la structure de blindage suivant l'invention font preuve d'un niveau de sécurité que
l'on ne savait envisager antérieurement, dans la mesure où les efforts qui viendraient
à s'exercer à l'intérieur de la porte ne se transmettent pas directement de l'un à
l'autre des panneaux. Mais aussi, la protection est consolidée tout autour de la porte
contre les tentatives d'effraction par effet de levier, par exemple au moyen d'une
pince monseigneur, car en face arrière la porte se ferme en recouvrement de la feuillure
du dormant.
[0008] Dans les modes de réalisation préférés de la structure de blindage suivant l'invention,
on prévoit avantageusement que la porte puisse contenir plusieurs panneaux internes,
en ajoutant une deuxième plaque de remplissage en arrière de celle qui trouve place
dans le creux de la tôle cuvette, de manière à remplir par elle l'espace interne ménagé
par la structure de blindage dans une partie arrière en extension extérieure liée
au profil épaulé de la tôle enveloppe en sa face latérale. Le profil de section droite
de la tôle enveloppe rejoint là la plaque de face arrière par un profil en U, venant
dans le prolongement du profil en Z décrit du repli formé par-dessus le panneau de
façade au méplat en extension extérieure sur lequel se fixe le rebord de la tôle cuvette.
[0009] Dans les formes de mise en oeuvre de l'invention qui se montrent en général le mieux
appropriées en réalisation industrielle, le profil de la tôle enveloppe encadrant
le bord de la porte peut aussi se définir comme formant un épaulement vers l'extérieur
constituant ledit méplat, entre une partie avant qui se replie vers l'intérieur, en
pratique à angle droit, pour former le repli emprisonnant le bord du panneau de façade,
et une partie arrière de plus large étendue, qui se replie elle-même vers l'intérieur,
en pratique également à angle droit, là où le profil se poursuit par la plaque de
face arrière.
[0010] Cette structure spécifique peut se voir de manière équivalente comme ménageant trois
logements à l'intérieur de la tôle enveloppe, avec un premier logement pour le panneau
de façade entre le repli avant de la tôle enveloppe et le plateau transversal de la
tôle cuvette, un logement intermédiaire pour une plaque de remplissage s'étendant
sur une surface identique dans la cavité réceptrice de la tôle cuvette, et un troisième
logement pour une autre plaque de remplissage qui s'étend sur une plus grande surface
contre la plaque de face arrière.
[0011] On notera par ailleurs que cette structure suivant l'invention peut avantageusement
être configurée et dimensionnée de telle sorte qu'en fonctionnement, lorsque la porte
blindée qui en est équipée vient en applique contre l'huisserie de dormant complémentaire,
la tôle enveloppe se place comme il est classique dans la feuillure de dormant en
sa partie avant, mais que dans le même temps, à l'endroit de sa partie arrière, elle
vienne extérieurement en recouvrement de l'huisserie de dormant en obturant ainsi
l'intervalle de la feuillure. L'invention apporte de ce fait un complément de sécurité
en toutes ses composantes, la tôle ayant principalement effet en anti-effraction,
et la plaque de remplissage principalement en isolation.
[0012] Les plaques de remplissage sont faites de matériaux divers, choisis selon des critères
en eux-mêmes connus, en général du plâtre, du bois, du verre, se combinant dans une
composition adaptée aux performances de coupe-feu ou d'isolation thermique ou acoustique
recherchées.
[0013] L'invention sera maintenant plus complètement décrite dans des formes de mise en
oeuvre particulières, choisies pour illustrer les caractéristiques préférées de l'invention
dans son application en rénovation pour la réalisation de portes battantes à blindage
métallique, s'ouvrant par rotation autour d'un montant vertical. Cette description
est faite en référence aux figures des dessins annexés, dans lesquels : .
- La figure 1 illustre un bloc-porte à blindage de sécurité suivant l'invention, dans
une vue en perspective faisant apparaître l'ensemble des éléments essentiels de la
structure de blindage utilisée, en montrant la structure de dormant séparée de la
porte, celle-ci étant vue avec écorché partiel de l'empilement de plaques de remplissage
dans la structure d'ouvrant;
- La figure 2 représente en perspective un montant de la structure de dormant, destinée
à venir en habillage d'une huisserie existante, dans une variante de réalisation où
elle est équipée d'un élément d'empênage rapporté à l'arrière d'un élément de feuillure,
cet élément d'empênage étant là plus spécifiquement une gâche multi-empênages ;
- La figure 3 représente en perspective une partie de la porte blindée vue du côté du
même montant que la figure 2, en illustrant les éléments métalliques comme les éléments
non métalliques de la structure et en se plaçant dans une situation particulière d'application
où la porte est équipée d'un bloc-serrure multi-pênes intégrant la serrurerie dans
un boîtier qui est sur l'enveloppe de blindage et fixé à l'extérieur ;
- La figure 4 représente le profil de section droite des différentes éléments métalliques
de la structure de blindage suivant l'invention dans un de ses modes de réalisation
à serrure rapportée en face arrière de la porte ;
- La figure 5 représente en coupe l'ensemble des éléments de la figure 4 une fois qu'ils
ont été complétés par les éléments non métalliques de la structure d'ouvrant et assemblés
dans un bloc-porte complet ;
- La figure 6 est l'homologue de la figure 4 dans une autre variante de réalisation
des éléments métalliques de la structure de blindage dans lequel la structure de blindage
d'ouvrant enferme une coulisse pour serrure encastrée, et dans lequel par ailleurs
la gâche est formée en suite de la feuillure dans la même tôle d'habillage du dormant
;
- La figure 7 est l'homologue de la figure 6 pour la structure de blindage complète
d'un bloc-porte à serrure encastrée constitué à partir des éléments de la figure 6.
[0014] On doit comprendre des figures et de la description qui suit que les particularités
de réalisation illustrés peuvent se combiner entre elles d'une manière différente
de ce qui en est illustré. C'est ainsi notamment que le boîtier dans lequel sont intégrés
l'ensemble des mécanismes de verrouillage, qui constitue la serrure 7, peut être au
choix soit rapporté extérieurement à la tôle enveloppe 10 et fixé sur elle comme illustré
sur la figure 5, soit encastré à l'intérieur de la tôle enveloppe comme illustré sur
la figure 7, en combinaison alternativement avec une gâche rapportée comme le montre
la figure 4 ou avec la gâche de la figure 6 qui est conformée dans la structure de
dormant et vient affleurer avec la plaque de face arrière de la tôle enveloppe, à
savoir le plateau 11 de la structure de blindage qui recouvre la porte en sa face
arrière.
[0015] Pour la clarté de la description on conviendra d'un vocabulaire suivant lequel, comme
il est déjà fait précédemment, on désigne comme la face avant de la porte celle qui
est occupée par le panneau de façade, en haut sur les figures en coupe, et comme la
face arrière celle qui à l'opposé est recouverte entièrement par la tôle enveloppe.
Les faces latérales à gauche et à droite des figures sont celles qui longent les montants
de la porte et qui se placent dans la feuillure du dormant lorsque la porte est amenée
en position fermée.
[0016] De façon courante en rénovation de portes palières, la face avant de la porte se
situe à l'extérieur d'un appartement privatif et la face arrière à l'intérieur. C'est
donc par la face avant que se produisent en principe les tentatives d'effraction alors
que d'autres composantes de la sécurité recherchée, en particulier la fonction coupe-feu,
sont plus à traiter par l'ensemble de la porte blindée. Toutefois, tels qu'ils sont
conçus et disposés en relation avec les différents éléments de blindage, les éléments
internes à la porte participent aussi de la sécurité anti-effraction.
[0017] En pratique, la structure de blindage est réalisée en usine par pliage de tôles découpées
aux dimensions fixées pour ses différents éléments constitutifs et par soudage des
éléments les uns aux autres, bord à bord en bout de profilé, ou les uns sur les autres
plat sur plat au niveau de perforations régulièrement réparties sur la partie courante
du profilé. Dans le cas décrit, on a prévu de donner à l'élément de structure venant
sur la porte en traverse haute le même profil de section droite que pour les éléments
constituant les montants, avec soudure bord à bord des éléments de la traverse haute
sur les éléments correspondants des faces de montants.
[0018] Finalement, le panneau de façade et les plaques de remplissage sont introduits par
glissement à partir de l'extrémité basse de la structure de blindage propre à la porte,
avant de la fermer par un élément de tôle utilisé comme traverse de seuil 19 que l'on
fixe en bout des profilés de montant.
[0019] En se référant plus précisément aux figures annexées, on observe qu'une structure
de blindage de bloc-porte complète comprend une structure d'ouvrant 1 et une structure
de dormant 2. Ces deux ensembles, faits exclusivement de tôles métalliques, sont complétés
par des éléments non métalliques propres à la porte, dans lesquels on distingue, un
panneau de façade 3 et deux plaques de remplissage interne 4 et 5. Le panneau de façade
est encadré par l'ensemble de blindage d'ouvrant, qui recouvre ses bords, mais il
reste apparent en face avant dans la majorité de sa surface. Les plaques de remplissage
sont, elles, enfermées dans la structure de blindage métallique et non visibles de
l'extérieur.
[0020] Les éléments métalliques de la structure de blindage d'ouvrant comprennent essentiellement
la tôle enveloppe 10, la tôle cuvette 20; la contre-plaque d'ouvrant 31 du dispositif
anti-pince. Une fois ces éléments assemblés en usine, la structure de blindage obtenue
reçoit les éléments propres à la porte, à savoir le panneau de façade 3, dont toute
la partie centrale reste apparente, une première plaque de remplissage 4, en position
intermédiaire entre le panneau de façace et une seconde plaque de remplissage 5.
[0021] De la tôle enveloppe, on voit qu'elle est configurée pour constituer un plateau de
face arrière 11 qui se présente ici sous la forme d'une plaque plane. Ce plateau recouvre
la porte sur sa face arrière, à l'opposé du panneau de façade. Il s'étend là sur toute
la surface de la porte, de l'un à l'autre des deux profilés de montant et de la traverse
haute à la traverse de seuil.
[0022] De ce plateau, la tôle enveloppe 10 se plie à angle droit en se prolongeant par retour
sur elle-même afin d'envelopper le pourtour de la porte sur les deux côtés opposés
qui définissent les profilés de montant 16 et 17 (figure 1). Elle suit là un profil
latéral formant une face latérale 12 sur la tranche de la porte. Ce profil est suivi
en face avant de la porte d'un repli 13 qui vient en retour par-dessus le panneau
de façade 3. Dans le cas particulier décrit le même profil latéral est appliqué sur
un élément formant la traverse haute de la porte (référencée 18 sur la figure 1).
Quant à la traverse de seuil 19, elle est simplement constituée suivant un profil
de section droite en L dont la branche longue ferme l'espace interne de la porte et
dont la branche courte s'applique par-dessus le panneau de façade alors qu'en face
arrière la traverse de seuil est fixée sur le plateau arrière.
[0023] On détaillera maintenant la constitution des éléments de montant et de l'élément
de traverse haute, en traitant arbitrairement le cas particulier du montant qui se
situe côté serrure dans la porte terminée. Du côté opposé, les profilés coopérants
relevant respectivement de l'ouvrant et du dormant sont simplement complétés par les
constituants d'une charnières de toute manière en soi classique.
[0024] Au niveau du profilé de montant on distingue deux parties de la tôle enveloppe, avec
une partie arrière 15 qui dépase de la partie avant 14 par extension latérale, vers
l'extérieur de la porte. C'est dans cette partie de plus grande surface de la porte
que prend place la plaque de remplissage 5, en s'étendant jusque dans la partie avant
correspondante de la face latérale de l'enveloppe.
[0025] La tôle cuvette 20 forme une cavité 23 dont le fond est plan sur toute l'étendue
disponible entre les deux profilés de montant, de sorte qu'il est constitué ainsi
un plateau transversal de renforcement 21 en une position intermédiaire à l'intérieur
de la porte. Sur les bords de ce plateau la tôle cuvette présente un profil latéral
en Z, se terminant par un rebord vers l'extérieur qui définit le plat transversal
22 par lequel elle vient s'appliquer sur la face interne de la tôle enveloppe, là
où le profil en Z de la tôle enveloppe forme un méplat coopérant 24, sur la face interne
d'un épaulement 25 en décroché de la partie avant à la partie arrière de la porte.
Tôle cuvette et tôle enveloppe sont solidement fixées l'une à l'autre à ce niveau
par soudage plat sur plat sur toute la hauteur de la tôle le long de chaque montant
de porte suivant la technique du soudage en bouchon. En variante la même liaison par
soudage plat sur plat est réalisée au niveau de la feuillure elle-même, et non sur
le méplat 24, lorsque la tôle cuvette ne comporte pas de rebord terminal, ce qui est
le cas sur la figure 3.
[0026] La forme en cuvette de la tôle cuvette ménage entre le fond de la cuvette et le niveau
de son rebord soudé sur la tôle enveloppe un espace dans lequel prend place la première
plaque de remplissage 4. Quant à la seconde plaque de remplissage 5, elle jouxte la
première sur une épaisseur allant jusqu'au plateau de face arrière 11. Elle s'étend
là transversalement jusqu'au fond de la partie arrière 15 de la tôle enveloppe de
chaque côté de la porte, dans l'espace délimité par le profil en U en extension extérieure,
où elle est coincée entre le méplat 24 sur lequel prend appui le rebord de la cuvette
et le plateau de face arrière 11.
[0027] Les éléments de base que l'on a décrits jusqu'à maintenant se retrouvent à l'identique,
avec donc les mêmes références numériques, sur les variantes de réalisation suivant
l'invention illustrées par les figures 4 à 7. Les figures 6 et 7 illustrent un mode
de mise en oeuvre de l'invention particulièrement élaboré, où l'on trouvent réunies
des caractéristiques secondaires de l'invention qui concernent respectivement la serrure,
la gâche et le dispositif anti-pince.
[0028] Sur les figures 4 et 5 on a considéré que la porte est équipée d'une serrure multipênes
7 qui est fixée sur la face externe du plateau de face arrière 11. On en a illustré
un pêne 44 en position déployée hors du boîtier. Pour venir en regard quand la porte
est en position de fermeture, on a prévu une gâche de fabrication autonome. Cette
gâche 59 est réalisée à partir d'une tôle fermée sur elle-même dont une face 57 est
évidée d'autant d'empênages que la serrure comporte de pênes, dans une disposition
relative en correspondance mutuelle. Elle est soudée sur le profilé de montant de
dormant 50, sur sa face arrière 58 habillant un dormant fixe existant (mur ou cloison
48 sur la figure 2).
[0029] Sur les figures 6 et 7 la gâche est fabriquée d'une seule pièce avec la feuillure.
La structure de blindage de dormant est essentiellement constituée par une tôle de
dormant 50 qui est configurée de manière à compléter un profil en Z définissant la
feuillure 51 par une partie arrière 55 à profil en U dont la face latérale 57 se situant
la première dans le prolongement de la feuillure forme la gâche, évidée d'empênages
56. On notera que l'on a admis ici que la conformation du blindage de dormant apporte
une rigidité suffisante au niveau de la gâche pour que l'on puisse se dispenser du
doublage renforçant que l'on a fait apparaître sur la figure 2 sous la forme d'une
âme de gâche 47.
[0030] On observe sur ces figures 6 et 7, comme d'ailleurs sur les figures 4 et 5, que la
tôle constituant la structure de blindage de dormant, au niveau de la feuillure 51,
présente des creusures longitudinales 53 dans lesquelles prennent place des joints
intumescents plats 52. La figure illustre aussi la présence d'autres joints intumescents
de part et d'autre de la feuillure, l'un à l'avant sur le blindage de dormant, l'autre
à l'arrière sur l'épaulement 25 de la face latérale du blindage d'ouvrant, là où la
porte vient en recouvrement de la feuillure quand elle est en position fermée.
[0031] La serrure 7 de la figure 7 est montrée encastrée dans la structure de blindage d'ouvrant,
où elle se glisse dans une coulisse 41 qui a été intégrée auparavant dans cette structure
(figure 6). La coulisse en question prend place dans un espace ménagé pour elle par
déformation de la tôle enveloppe 10. Plus précisément, le plateau de face arrière
11 présente à cette fin un profil étagé formant un palier en saillie vers l'arrière
42 qui revient au droit du profil de face latérale 12 rejoindre celui-ci par une face
plane 43 formant une têtière livrant passage aux pênes de verrouillage 44 de l'équipement
de serrurerie de la porte. À cet endroit, la coulisse est globalement liée solidaire
de la tôle enveloppe, en particulier par des points de soudure sur le plateau de face
arrière 11 au niveau du palier extérieur 42.
[0032] En ce qui concerne le dispositif anti-pince, la même configuration est utilisée dans
les différentes figures. On notera toutefois que, tout en restant dans le cadre de
l'invention, il n'est pas exclu d'avoir recours à une configuration moins élaborée.
De ce point de vue, comme d'ailleurs pour clarifier si besoin d'autres détails des
modes de réalisation des bloc-portes blindés décrits ici, on pourra utilement se reporter
au descriptif de la demande de brevet français du
25 avril 2005 publiée sous le numéro 2 884 851.
[0033] Le dispositif anti pince fait coopérer la structure de blindage d'ouvrant avec l'élément
de dormant 50 par le fait que ce dernier vient coiffer une aile 32 qui pointe en saillie
de la face avant de l'ouvrant quand la porte est amenée en position fermée. A l'opposé
de la gâche, en avant du dormant, le profil de la tôle de dormant 50 prolonge le profil
en Z de la feuillure 51 par un profil en U définissant le contour d'une gorge 36.
Cette gorge est en pratique suffisamment large pour que l'aile proéminente 32 de la
structure d'ouvrant y pénètre sans difficulté dans toutes les positions relatives
entre ouvrant et dormant. Au lieu de constituer l'aile 32 par un repli terminal de
la face avant 13 de la tôle enveloppe, on a préféré ici la constituer par un repli
d'une contre-plaque différente 31, rendue solidaire de la structure de blindage d'ouvrant
par soudage plat sur plat sur la face extérieur du repli transversal 13 de la tôle
enveloppe encadrant le panneau de façade. Accessoirement, on a illustré en trait mixte
la position que prend le cylindre du mécanisme de commande de verrouillage, en traversant
la contre-plaque 31 à l'écart du repli de face avant 13 de la tôle enveloppe.
[0034] Serrure et gâche ont été décrits en admettant que, comme il est en général préférable
en blindage de sécurité, la serrure est du type à pênes multiples répartis sur la
hauteur du montant de porte correspondant, le cas échéant complétés par des pênes
d'extrémité. Mais il est clair que l'invention ne se limite pas à ce genre de situation.
Pour la figure 1 on a choisi au contraire le cas d'une serrure à pêne unique au niveau
d'une clé de déverrouillage à hauteur d'homme.
1. Structure de blindage de porte
comportant une tôle enveloppe (10), configurée par pliage sur elle-même pour constituer
un plateau arrière (11) venant recouvrir la porte à l'opposé d'un panneau de façade
(2) propre à la porte, et se prolonger de part et d'autre afin d'envelopper le pourtour
de la porte le long des deux montants de porte suivant un profil latéral formant une
face latérale (12) sur la tranche de la porte, suivi en face avant de la porte d'un
repli (13) venant en retour par dessus le panneau de façade (3) sur une largeur limitée,
ainsi qu'une tôle cuvette (20) qui forme un plateau transversal (21) venant en une
position intermédiaire dans l'épaisseur de la porte, en fond d'une cavité réceptrice
d'une plaque de remplissage (4) interne à la porte, à l'arrière du panneau de façade
(3), et qui se prolonge par pliage en un bord à profil latéral en Z formant un plat
transversal (22), en extension extérieure par rapport au plateau transversal, par
lequel la tôle cuvette vient en appui à l'intérieur d'un méplat coopérant (24) dudit
profil latérale de la tôle enveloppe (10) avec lequel elle est fixée par soudage plat
sur plat.
2. Structure de blindage de porte suivant la revendication 1, dans laquelle la fixation
plat sur plat de la tôle cuvette avec la tôle enveloppe est réalisée par soudage en
bouchon.
3. Structure de blindage de porte suivant la revendication 1 ou 2, dans laquelle ladite
tôle enveloppe (10) ménage un espace récepteur pour une deuxième plaque de remplissage
(5) en arrière de la tôle cuvette, qui s'étend transversalement jusque dans une partie
arrière (15) de la tôle enveloppe (10) où sa face latérale (12) présente un profil
en U en extension extérieure entre le méplat d'appui de la tôle cuvette et le plateau
de face arrière (11).
4. Structure de blindage de porte suivant la revendication 3, dans laquelle il est ménagé
trois logements à l'intérieur de la tôle enveloppe, comprenant un premier logement
pour le panneau de façade entre le repli avant (13) de la tôle enveloppe et le plateau
transversal (21) de la tôle cuvette, un logement intermédiaire pour une plaque de
remplissage s'étendant sur une même surface dans la cavité réceptrice (23) de la tôle
cuvette, et un troisième logement pour une autre plaque de remplissage qui s'étend
sur une plus grande surface contre la plaque de face arrière (11) jusqu'à la face
latérale de la tôle enveloppe en sa partie arrière (15).
5. Structure de blindage de porte suivant la revendication 3 ou 4, dimensionnée de telle
sorte qu'en fonctionnement, lorsque la porte blindée qui en est équipée vient en applique
contre une huisserie de dormant complémentaire, la tôle enveloppe se plaçant comme
il est classique dans la feuillure de dormant au droit d'une partie avant (14) de
sa face latérale (12), la tôle enveloppe vienne dans le même temps, à l'endroit de
la partie arrière (15) de sa face latérale, déborder extérieurement en recouvrement
de l'huisserie de dormant en obturant ainsi l'intervalle de la feuillure.
6. Structure de blindage de porte suivant l'une des revendications 1 à 5, complétée par
un dispositif anti-pince (30) comportant un élément d'ouvrant constitué par une contre-plaque
anti-effraction (31) venant en face avant de la porte autour de son panneau de façade,
ladite contre-plaque étant fixée par-dessus le repli (13) de la tôle enveloppe et
formant une aile (32) en saillie vers l'avant.
7. Structure de blindage de porte suivant la revendication 6, dans laquelle le dispositif
anti-pince comporte un élément de dormant (35) configuré pour coopérer avec ladite
contre-plaque (31) par un profil en U ménageant à l'avant de l'huisserie de dormant
une gorge (36) dans lequel pénètre l'aile (32) de la contre-plaque (31) quand la porte
vient en position fermée.
8. Structure de blindage de porte suivant l'une des revendications 1 à 7, dans laquelle
en outre, il est ménagé, à l'intérieur de ladite tôle enveloppe, un espace récepteur
d'une coulisse (41) de logement d'une serrure encastrée.
9. Structure de blindage de porte suivant la revendication 8, dans laquelle ladite tôle
enveloppe en son plateau de face arrière (11) est conformée suivant un profil étagé
formant un palier (42) en saillie vers l'arrière jusqu'au droit du profil de face
latérale (12) et rejoignant celui-ci par une face plane (43) formant têtière pour
des pênes de verrouillage, et dans laquelle ladite coulisse (41) de logement d'une
serrure encastrée se place là, à l'arrière de la tôle cuvette (20), contre le plateau
de face arrière au niveau dudit palier (42), fixée sur la tôle enveloppe, en général
de préférence par soudage.
10. Bloc-porte à blindage de sécurité comportant une structure de blindage suivant l'une
quelconque des revendications 1 à 9, complété par une structure de blindage de dormant
pour une huisserie fixe coopérante, ladite structure de blindage de dormant étant
essentiellement constituée par une tôle de dormant (50) configurée suivant un profil
de feuillure (51) qui présente des creusures (53) dans lesquelles prennent place des
joints intumescents (52).
11. Bloc-porte suivant la revendication 10, à structure de blindage de porte suivant la
revendication 7, dans lequel la tôle de dormant (50) se prolonge à l'avant pour former
ledit élément de dormant (35) de dispositif anti-pince.
12. Bloc-porte suivant la revendication 10 ou 11, dont la tôle de dormant se prolonge
à l'arrière pour former une partie arrière (55) à profil en U, dont une face formant
gâche (57) prolongeant le profil de feuillure est évidée d'empênages (56).