Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne un dispositif de commande à couronne-poussoir pour
un objet portable de petites dimensions comprenant un bâti, une tige de commande montée
pivotante autour d'un axe longitudinal et mobile axialement relativement au bâti entre
au moins une première position (« T0 ») qui est fugitive (ou autrement dit instable),
et une deuxième position (« T1 ») qui est stable. Le dispositif de commande comprend
en outre un chemin de came qui présente un profil de came longitudinal et un suiveur
de came agencé pour coopérer avec le profil de came longitudinal. Le chemin de came
est agencé pour se déplacer concomitamment avec la tige de commande lorsque celle-ci
est déplacée axialement. Le suiveur de came est monté dans le bâti et est agencé pour
être rappelé élastiquement contre le chemin de came. Le chemin de came comprend un
creux qui définit la position stable de la tige de commande, et une portion de profil
en forme de rampe qui s'élève à partir du creux en direction de la position fugitive.
Arrière-plan technologique de l'invention
[0002] On connait déjà des dispositifs de commande à couronne-poussoir. Le document de brevet
EP 1 930 794 par exemple décrit un dispositif magnétique de commande à couronne-poussoir pour
pièce d'horlogerie. Selon ce document, la tige de commande de la couronne-poussoir
présente un tronçon profilé qui est essentiellement formé de deux gorges et d'une
partie inclinée. Le tronçon profilé est prévu pour coopérer avec les deux branches
d'un anneau élastique fendu afin d'indexer la position de la tige de commande de la
couronne-poussoir en maintenant ou en rappelant celle-ci dans une position axiale
sélectionnée. La tige de commande, qui est symétrique par rapport à un plan déterminé
passant par un axe longitudinal, est libre de tourner entre les deux branches de l'anneau
élastique fendu. En pressant ou en tirant sur la couronne-poussoir, le porteur de
la montre peut amener la tige de commande à occuper sélectivement trois positions
prédéfinies différentes. Une première position stable, dite position de repos, dans
laquelle les branches de l'anneau élastique fendu sont engagées dans une première
gorge, une seconde position stable, dite position tirée, dans laquelle les branches
de l'anneau élastique fendu sont engagées dans une seconde gorge, et enfin une position
fugitive, dite position poussée, dans laquelle les branches de l'anneau élastique
fendu coopèrent avec la partie inclinée du tronçon profilé, de sorte que, sous l'action
conjuguée de la pression des branches de l'anneau élastique fendu sur la partie inclinée
du tronçon incliné et de la force de rappel exercée par un ressort, la tige de commande
revient dans la position de repos dès que le porteur de la montre relâche sa pression
sur la couronne-poussoir.
[0003] La mise en oeuvre d'un dispositif de commande à couronne-poussoir comme celui qui
vient d'être décrit ci-dessus ne va cependant pas sans un certain nombre de problèmes.
En particulier, un inconvénient réside dans le fait que, pour pouvoir usiner le chemin
de came dans un tronçon de la tige de commande, il faut que le diamètre de la tige
de commande soit relativement grand, ce qui rend l'utilisation d'une telle tige de
commande assez difficile, voire impossible, notamment dans le domaine des montres-bracelets
où l'on ne souhaite pas, pour pouvoir faire passer une tige de commande, devoir usiner
des trous de forts diamètres dans la carrure, en particulier pour des questions d'épaisseur
de la carrure.
[0004] Un autre exemple d'une telle tige de commande est illustré à la figure 22 annexée
à la présente demande de brevet. Désignée dans son ensemble par la référence numérique
générale 200, cette tige de commande comprend une portion cylindrique 202 terminée
à son extrémité située à l'extérieur de l'objet portable (non représenté) qui en est
équipé par une couronne-poussoir 204. Vers son extrémité opposée à la couronne-poussoir
204, la portion cylindrique 202 de la tige de commande 200 est munie d'un chemin de
came 206 formé de trois gorges annulaires successives 208a, 208b et 208c séparées
les unes des autres par deux bourrelets 210a et 210b aux profils sensiblement arrondis.
Les dimensions des gorges annulaires 208a-208c sont adaptées à celles des bras élastiques
212 d'un ressort 214 par exemple en forme de U qui font saillie par exemple dans la
gorge annulaire 208a du chemin de came 206. On comprend que pour faire passer les
bras élastiques 212 du ressort 214 de la gorge annulaire 208a dans la gorge annulaire
208b, il faut que l'utilisateur exerce sur la tige de commande 200 une force de traction
supérieure à la force nécessaire à ces bras élastiques 212 pour s'écarter et glisser
sur le bourrelet 210a avant de se refermer sur la gorge annulaire 208b. Inversement,
si l'on veut faire passer les bras élastiques 212 du ressort 214 de la gorge annulaire
208b dans la gorge annulaire 208a, il faut exercer sur la tige de commande 200 une
poussée suffisante pour permettre à ces bras élastiques 212 de se déformer pour franchir
le bourrelet 210a et tomber dans la gorge annulaire 208a. La même chose s'applique
pour la transition des bras élastiques 212 du ressort 214 de la gorge annulaire 208b
dans la gorge annulaire 208c et inversement.
[0005] Ainsi, par coopération entre les bras élastiques d'un ressort et un chemin de came
qui vient de matière avec la portion cylindrique d'une tige de commande, il est avantageusement
possible de définir par exemple trois positions stables de la tige de commande qui
correspondent chacune au réglage d'une fonction donnée. L'inconvénient de cette solution
réside cependant dans le fait que, pour pouvoir usiner le chemin de came dans la portion
cylindrique de la tige de commande, il faut que le diamètre de la portion cylindrique
de la tige de commande soit relativement grand, ce qui rend l'utilisation d'une telle
tige de commande assez difficile, voire impossible, notamment dans le domaine des
montres-bracelets où l'on ne souhaite pas devoir usiner des trous de forts diamètres
dans la carrure, en particulier pour des questions d'épaisseur de la carrure.
Résumé de l'invention
[0006] La présente invention a notamment pour but de remédier au problème de l'art antérieur
mentionné ci-dessus en procurant un dispositif de commande à couronne-poussoir conforme
à la définition donnée en préambule et dans lequel la pression du suiveur de came
sur la portion de profil formant une rampe est suffisante pour ramener de manière
fiable la tige dans la position stable à partir de la position fugitive, même avec
une tige dont le diamètre est suffisamment petit pour pouvoir convenir à une utilisation
dans le domaine de l'horlogerie par exemple.
[0007] A cet effet, la présente invention concerne un dispositif de commande à couronne-poussoir
conforme à la revendication 1 annexée.
[0008] Conformément à l'invention, le chemin de came avec lequel coopère le suiveur de came
est formé dans une plaque d'indexation de position qui est agencée pour être solidaire
en translation de la tige de commande, mais qui reste fixe lorsqu'on fait pivoter
la tige. On comprendra que cette caractéristique revient à transférer le chemin de
came qui permet d'indexer la position de la tige de commande depuis la tige de commande
proprement dite vers une plaque d'indexation de position qui est usinée séparément
de la tige de commande. Une telle plaque d'indexation est relativement mince et garde
constamment la même orientation, alors que, lorsque le chemin de came est ménagé sur
la tige de commande, cela oblige à augmenter le diamètre de la tige de commande et
donc la hauteur de la carrure de l'objet portable, de sorte que l'objet portable est
plus épais, ce que l'on cherche à éviter notamment dans le domaine des pièces d'horlogerie.
[0009] Conformément à une variante avantageuse de l'invention, lorsqu'on presse sur la couronne-poussoir
à partir de la position stable, la force de réaction qui doit être vaincue pour enfoncer
la couronne-poussoir est grande jusqu'à ce que le suiveur de came passe sur un point
de transition. Au-delà de ce point, la force de réaction qu'il faut vaincre est considérablement
plus petite. La chute brutale de l'effort au passage du point de transition donne
un ressenti de déclic. On comprendra qu'un tel déclic ne peut être obtenu avec une
couronne-poussoir de type connu agencée pour être rappelée dans la position de repos
par la force exercée par un ressort de rappel. En effet, la force exercée par un ressort
ne peut que croître de manière monotone à mesure que le ressort est comprimé et ne
peut passer par un point après lequel cette force chuterait brutalement. En revanche,
avec une couronne-poussoir conforme à l'invention, la force de réaction qui doit être
vaincue pour faire gravir par le suiveur de came la portion de profil formant une
rampe, est déterminée par la pente de la rampe. Ainsi, selon la présente variante
avantageuse, la portion de profil formant une rampe comporte une première partie qui
s'étend entre le creux et un point de transition, et dont la pente est abrupte. La
portion de profil comporte en outre une seconde partie qui s'étend selon une pente
plus modérée que la première partie du point de transition en direction de la position
fugitive.
[0010] Conformément à d'autres caractéristiques de l'invention faisant également l'objet
de revendications dépendantes :
- le dispositif de commande comprend deux suiveurs de came rappelés respectivement contre
deux chemins de came longitudinaux agencés dans la plaque d'indexation de position
symétriquement par rapport à un plan de symétrie contenant l'axe de la tige ;
- les deux suiveurs de came sont constitués par les extrémités de deux bras d'un ressort
de positionnement monté dans le bâti ;
- les deux chemins de came longitudinaux sont agencés symétriquement par rapport à un
plan vertical de symétrie ;
- les suiveurs de came sont rappelés élastiquement contre les deux chemins de came avec
des forces qui s'exercent sensiblement dans un même plan horizontal, perpendiculairement
à l'axe de la tige ;
- la plaque d'indexation de position est logée dans une section cylindrique de diamètre
réduit de la tige de commande, la section cylindrique de diamètre réduit forme une
rainure délimitée par deux épaulements de la tige.
Brève description des figures
[0011] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus
clairement de la description détaillée qui suit d'un exemple de réalisation d'un dispositif
de commande selon l'invention, cet exemple étant donné à titre purement illustratif
et non limitatif seulement en liaison avec le dessin annexé sur lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective à l'état dissocié d'un dispositif de commande
d'au moins une fonction électronique d'un objet portable de petites dimensions ;
- la figure 2 est une vue de dessus en perspective du bâti inférieur ;
- la figure 3 est une vue en perspective de la tige de commande qui, de droite à gauche,
s'étend depuis son extrémité arrière vers son extrémité avant ;
- la figure 4 est une vue en perspective et à l'état dissocié de l'équipage magnétique
formé d'une bague support et d'un anneau aimanté et du palier lisse ;
- la figure 5 est une vue en coupe longitudinale selon un plan vertical d'un dispositif
de commande à l'intérieur duquel sont notamment agencés le palier lisse et l'équipage
magnétique formé de la bague support et de l'anneau aimanté ;
- la figure 6 est une vue de dessous en perspective du bâti supérieur ;
- la figure 7A est une vue de dessus en perspective de la plaque d'indexation de position
de la tige de commande ;
- la figure 7B est une vue à plus grande échelle de la zone entourée d'un cercle sur
la figure 7A ;
- la figure 8 est une vue en perspective du ressort de positionnement agencé pour coopérer
avec la plaque d'indexation de la position de la tige de commande ;
- la figure 9 est une vue de dessus en perspective du ressort de limitation du déplacement
de la plaque d'indexation de la position de la tige de commande ;
- la figure 10 est une vue en perspective de la plaque de déboîtement ;
- la figure 11 est une vue en coupe longitudinale d'une partie du dispositif de commande
sur laquelle est visible le trou dans lequel est introduit un outil pointu pour libérer
la tige de commande de la plaque d'indexation de position ;
- la figure 12A est une vue en perspective sur laquelle est visible la tige de commande
coopérant avec la plaque d'indexation de la position et le ressort de positionnement,
la tige de commande étant en position stable T1 ;
- la figure 12B est une vue analogue à celle de la figure 12A, la tige de commande étant
en position poussée instable T0 ;
- la figure 12C est une vue analogue à celle de la figure 12A, la tige de commande étant
en position tirée stable T2 ;
- la figure 13 est une vue en perspective des ressorts de contact T0 et T2 ;
- les figures 14A et 14B sont des vues schématiques qui illustrent la coopération entre
les doigts de la plaque d'indexation de la position de la tige de commande et les
ressorts de contact T2 ;
- la figure 15 est une vue partielle en perspective de la feuille de circuit imprimé
flexible sur laquelle sont ménagées les plages de contact des ressorts de contact
T0 et T2 ;
- la figure 16 est une vue en perspective de la portion libre de la feuille de circuit
imprimé flexible sur laquelle sont fixés les capteurs inductifs ;
- la figure 17A est une vue en perspective du dispositif de commande sur une face arrière
duquel la portion libre de la feuille de circuit imprimé flexible est repliée ;
- la figure 17B est une vue en perspective du dispositif de commande sur une face arrière
duquel la portion libre de circuit imprimé flexible est repliée et maintenue au moyen
d'une plaque de maintien fixée par des vis sur le dispositif de commande ;
- la figure 18 est une vue en perspective du dispositif de commande installé dans un
objet portable ;
- la figure 19 est une vue analogue à celle de la figure 18, la tige de commande étant
extraite de l'objet portable ;
- la figure 20A est une vue de dessus en perspective de la plaque d'indexation de position
de la tige de commande qui définit deux positions stables seulement ;
- la figure 20B est une vue à plus grande échelle de la zone entourée d'un cercle sur
la figure 20A ;
- la figure 21A est une vue de dessus en perspective de la plaque d'indexation de position
de la tige de commande qui définit une position stable et une position instable poussée
seulement ;
- la figure 21B est une vue à plus grande échelle de la zone entourée d'un cercle sur
la figure 21A, et
- la figure 22, déjà citée, est une vue en perspective d'une tige de commande selon
l'art antérieur.
Description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention
[0012] La présente invention procède de l'idée générale inventive qui consiste à transférer
un mécanisme d'indexation de la position d'une tige de commande d'au moins deux fonctions
électroniques et/ou mécaniques d'un objet portable de petites dimensions tel qu'une
pièce d'horlogerie depuis cette tige de commande vers une plaque usinée séparément
de ladite tige de commande. En procédant de la sorte, il est possible de réduire le
diamètre de la tige de commande et donc de réduire concomitamment l'épaisseur de la
carrure de l'objet portable tel qu'une pièce d'horlogerie. Ce résultat est atteint
grâce au fait que le mécanisme d'indexation qui se présente typiquement sous la forme
de deux chemins de came coopérant avec un organe élastique, au lieu d'être structuré
directement sur la tige de commande, est réalisé dans une plaque mince qui constitue
une pièce séparée de la tige de commande et qui est couplée mécaniquement avec cette
dernière. Comme la tige de commande est dépourvue de son mécanisme d'indexation, son
diamètre peut être diminué, et la plaque d'indexation de position selon l'invention,
du fait de sa faible épaisseur, n'entraîne pas d'augmentation significative de l'encombrement
de la tige de commande selon l'invention.
[0013] Dans tout ce qui suit, la direction d'arrière en avant est une direction rectiligne
qui s'étend horizontalement le long de l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande depuis la couronne-poussoir extérieure d'actionnement vers
l'intérieur de l'objet portable équipé du dispositif de commande. Ainsi, la tige de
commande sera poussée de l'arrière vers l'avant, et sera tirée de l'avant vers l'arrière.
Par ailleurs, la direction verticale
z est une direction qui s'étend perpendiculairement au plan dans lequel s'étend la
tige de commande.
[0014] La figure 1 est une vue en perspective à l'état dissocié d'un dispositif pour la
commande d'au moins une fonction électronique d'un objet portable de petites dimensions
comme une montre-bracelet. Désigné dans son ensemble par la référence numérique générale
1, ce dispositif de commande comprend (voir figure 2) un bâti inférieur 2 par exemple
réalisé en un matériau plastique injecté ou en un matériau métallique amagnétique
tel que du laiton. Ce bâti inférieur 2 sert de berceau à une tige de commande 4 de
forme préférentiellement allongée et sensiblement cylindrique, dotée d'un axe longitudinal
de symétrie
X-X (voir figure 3). Cette tige de commande 4 est agencée pour coulisser d'avant en arrière
et d'arrière en avant le long de son axe longitudinal de symétrie
X-X, et/ou pour tourner autour de ce même axe longitudinal de symétrie
X-X dans le sens horaire et antihoraire.
[0015] A une extrémité arrière 6 qui sera située à l'extérieur de l'objet portable une fois
celui-ci équipé d'un dispositif de commande 1, la tige de commande 4 recevra une couronne-poussoir
8 d'actionnement (voir figure 18).
[0016] A une extrémité avant 10 qui sera située à l'intérieur du dispositif de commande
1 une fois celui-ci assemblé, la tige de commande 4 présente une section 12 par exemple
carrée et reçoit successivement un équipage magnétique 14 et un palier lisse 16.
[0017] L'équipage magnétique 14 comprend un anneau aimanté 18 bipolaire ou multipolaire
et une bague-support 20 sur laquelle l'anneau aimanté 18 est fixé typiquement par
collage (voir figure 4). La bague-support 20 est une pièce de forme générale cylindrique.
Comme visible sur la figure 5, la bague-support 20 présente, de l'arrière vers l'avant,
une première section 22a d'un premier diamètre extérieur
D1 sur laquelle est engagé l'anneau aimanté 18, et une seconde section 22b d'un deuxième
diamètre extérieur
D2 supérieur au premier diamètre extérieur
D1 et qui délimite un épaulement 24 contre lequel l'anneau aimanté 18 vient en appui.
La première section 22a de la bague-support 20 est percée d'un trou carré 26 qui est
adapté en forme et en dimension à la section carrée 12 de la tige de commande 4 et
forme avec cette tige de commande 4 un système du type pignon coulant. En d'autres
termes, la bague-support 20 et l'anneau aimanté 18 restent immobiles lorsque l'on
fait coulisser axialement la tige de commande 4. Par contre, la tige de commande 4
entraîne la bague-support 20 et l'anneau aimanté 18 en rotation lorsqu'on fait tourner
cette tige de commande 4. On comprend de ce qui précède que l'anneau aimanté 18, porté
par la bague-support 20, n'est pas en contact avec la tige de commande 4, ce qui permet
de le protéger en cas de chocs appliqués sur l'objet portable équipé d'un dispositif
de commande 1.
[0018] Le palier lisse 16 définit (voir figure 5) un logement cylindrique 28 dont le premier
diamètre intérieur
D3 est très légèrement supérieur au diamètre du cercle dans lequel s'inscrit la section
carrée 12 de la tige de commande 4 afin de permettre à cette tige de commande 4 de
coulisser axialement et/ou de tourner à l'intérieur de ce logement cylindrique 28.
Le palier lisse 16 garantit ainsi le parfait guidage axial de la tige de commande
4.
[0019] On remarque que le trou carré 26 ménagé dans la première section 22a de la bague-support
20 est prolongé vers l'avant du dispositif de commande 1 par un trou annulaire 30
dont le second diamètre intérieur
D4 est ajusté sur le troisième diamètre extérieur
D5 du palier lisse 16. La bague-support 20 est ainsi enfilée libre en rotation sur le
palier lisse 16 et vient en butée axiale contre ce palier lisse 16, ce qui garantit
le parfait alignement axial de ces deux pièces et permet de corriger les problèmes
de concentricité que peut poser un accouplement du type pignon coulant.
[0020] On observe que, pour son immobilisation axiale, le palier lisse 16 est muni sur sa
surface extérieure d'une collerette circulaire 32 qui fait saillie dans une première
gorge 34a et dans une seconde gorge 34b ménagées respectivement dans le bâti inférieur
2 (voir figure 2) et dans un bâti supérieur 36 (voir figure 6) agencé pour coiffer
le bâti inférieur 2 et par exemple réalisé en un matériau plastique injecté ou en
un matériau métallique amagnétique tel que du laiton. Ces deux bâtis inférieur 2 et
supérieur 36 seront décrits en détail ultérieurement.
[0021] Il est important de noter que l'équipage magnétique 14 et le palier lisse 16 décrits
ci-dessus sont indiqués à titre purement illustratif seulement. En effet, le palier
lisse 16, par exemple réalisé en acier ou en laiton, est prévu pour éviter que la
tige de commande 4, par exemple réalisée en acier, ne frotte contre les bâtis inférieur
2 et supérieur 36 et provoque une usure du matériau plastique dans lequel ces deux
bâtis inférieur 2 et supérieur 36 sont typiquement réalisés. Toutefois, dans un mode
simplifié, on peut très bien envisager de ne pas utiliser un tel palier lisse 16 et
de prévoir que la tige de commande 4 soit directement portée par le bâti inférieur
2.
[0022] De même, l'anneau aimanté 18 et la bague-support 20 sur laquelle l'anneau aimanté
18 est fixé sont prévus pour le cas où l'on détecte la rotation de la tige de commande
4 par une variation locale du champ magnétique induite par le pivotement de l'anneau
aimanté 18. Il est cependant tout à fait envisageable de remplacer l'équipage magnétique
14 par exemple par un pignon coulant qui, suivant sa position, va par exemple commander
le remontage d'un ressort de barillet ou la mise à l'heure d'une montre équipée du
dispositif de commande 1.
[0023] Il est aussi important de noter que l'exemple de la tige de commande 4 munie sur
une partie de sa longueur d'une section carrée est donné à titre purement illustratif
seulement. En effet, pour entraîner l'équipage magnétique 14 en rotation, la tige
de commande 4 peut présenter tout type de section qui s'écarte d'une section circulaire,
par exemple triangulaire ou ovale.
[0024] Le bâti inférieur 2 et le bâti supérieur 36 dont la réunion définit la géométrie
extérieure du dispositif de commande 1 sont par exemple de forme générale parallélépipédique.
Le bâti inférieur 2 forme un berceau qui reçoit la tige de commande 4 (voir figure
2). A cet effet, le bâti inférieur 2 comprend vers l'avant une première surface de
réception 38 de profil semi-circulaire qui sert de siège au palier lisse 16 et dans
laquelle est ménagée la première gorge 34a qui reçoit la collerette circulaire 32.
L'immobilisation du palier lisse 16 tant axialement qu'en rotation est ainsi assurée.
[0025] Le bâti inférieur 2 comprend d'autre part vers l'arrière une deuxième surface de
réception 40 dont le profil semi-circulaire est centré sur l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4, mais dont le diamètre est supérieur à celui de cette tige
de commande 4. Il est important de bien comprendre que la tige de commande 4 ne prend
appui sur la deuxième surface de réception 40 qu'au stade où le dispositif de commande
1, assemblé, est testé avant d'être intégré dans l'objet portable. A ce stade du montage,
la tige de commande 4 est introduite dans le dispositif de commande 1 à des fins de
test et s'étend horizontalement en étant supportée et guidée axialement par le palier
lisse 16 du côté de son extrémité avant 10 et par la deuxième surface de réception
40 du côté de son extrémité arrière 6. Par contre, une fois le dispositif de commande
1 intégré dans l'objet portable, la tige de commande 4 passe à travers un trou 42
ménagé dans la carrure 48 de l'objet portable dans lequel elle est guidée et supportée
(voir figure 19).
[0026] Des troisième et quatrième surfaces de dégagement 44a et 46a de profil semi-circulaire
sont également prévues dans le bâti inférieur 2 et des surfaces de dégagement complémentaires
44b et 46b (voir figure 6) sont prévues dans le bâti supérieur 36 pour recevoir l'équipage
magnétique 14 constitué de l'anneau aimanté 18 et de sa bague-support 20. On notera
que l'anneau aimanté 18 et sa bague-support 20 ne sont pas en contact avec les troisième
et quatrième surfaces de dégagement 44a, 46a et les surfaces de dégagement complémentaires
44b et 46b lorsque le dispositif de commande 1 est assemblé et monté dans l'objet
portable. On note également que la troisième surface de dégagement 44a et sa surface
de dégagement complémentaire 44b correspondante sont délimitées par une collerette
circulaire 50 pour le blocage axial de l'équipage magnétique 14.
[0027] Comme visible sur la figure 3, en arrière de la section carrée 12, la tige de commande
4 présente une section cylindrique 52 dont le diamètre est compris entre le diamètre
du cercle dans lequel s'inscrit la section carrée 12 de la tige de commande 4 et le
diamètre primitif d'une section arrière 54 de cette même tige de commande 4 à l'extrémité
de laquelle est fixée la couronne-poussoir 8 d'actionnement. Cette section cylindrique
52 de diamètre réduit s'étend entre deux épaulements 56a, 56b de manière à former
une rainure 56 dans laquelle est posée une plaque 58 d'indexation de la position de
la tige de commande 4 (voir figures 7A et 7B). A cet effet, la plaque d'indexation
de position 58 présente une portion courbée 60 qui épouse le profil de la section
cylindrique 52 de diamètre réduit et qui permet à la plaque d'indexation de position
58 de s'étendre sensiblement horizontalement. La plaque d'indexation de position 58
peut être par exemple obtenue par étampage d'une tôle métallique fine conductrice
de l'électricité. Mais il est également envisageable de réaliser cette plaque d'indexation
de position 58 par exemple par moulage d'un matériau plastique dur chargé avec des
particules conductrices. L'engagement de la plaque d'indexation de position 58 dans
la rainure 56 garantit le couplage en translation d'avant en arrière et d'arrière
en avant entre la tige de commande 4 et la plaque d'indexation de position 58. Par
contre, comme on le comprendra mieux ultérieurement, la plaque d'indexation de position
58 est libre par rapport à la tige de commande 4 selon une direction verticale
z perpendiculaire à l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4.
[0028] Comme visible sur la figure 7A, la plaque d'indexation de position 58 est une pièce
sensiblement plane et de forme générale en U. Cette plaque d'indexation de position
58 comprend deux bras de guidage 62 sensiblement rectilignes qui s'étendent parallèlement
entre eux et qui sont reliés l'un à l'autre par la portion courbée 60. Ces deux bras
de guidage 62 sont guidés axialement par exemple contre deux plots 64 ménagés dans
le bâti inférieur 2. Guidée par ses deux bras de guidage 62, la plaque d'indexation
de position 58 glisse le long d'un rebord 68 ménagé dans le bâti supérieur 36 et dont
le périmètre correspond à celui de la plaque d'indexation de position 58 (voir figure
6). La plaque d'indexation de position 58 comprend également deux doigts 66a, 66b
qui s'étendent verticalement vers le bas de part et d'autre des deux bras de guidage
62. En glissant le long du rebord 68, la plaque d'indexation de position 58 a notamment
pour fonction d'assurer le guidage en translation de la tige de commande 4 d'avant
en arrière et d'arrière en avant. Quant aux doigts 66a, 66b, ils permettent en particulier
d'empêcher que la plaque d'indexation de position 58 ne s'arc-boute lorsque celle-ci
se déplace en translation.
[0029] Deux ouvertures 70 présentant un contour de forme approximativement rectangulaire
sont ménagées dans les bras de guidage 62 de la plaque d'indexation de position 58.
Ces deux ouvertures 70 s'étendent symétriquement de part et d'autre de l'axe longitudinal
de symétrie
X-X de la tige de commande 4. Les côtés des deux ouvertures 70 les plus proches de l'axe
longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4 présentent un chemin de came 72 avec un profil de came longitudinal
73 de forme sensiblement sinusoïdale formé d'un premier et d'un second creux 74a et
74b séparés par un sommet 76.
[0030] Les deux ouvertures 70 ménagées dans les bras de guidage 62 sont destinées à recevoir
un suiveur de came 78. Selon un mode préféré mais non limitatif de réalisation de
l'invention, le suiveur de came 78 se présente sous la forme d'un ressort de positionnement
80 dont les deux extrémités 81 sont reçues dans les ouvertures 70 des bras de guidage
62 (voir figure 8). Plus précisément, ce ressort de positionnement 80 a une forme
générale en U avec deux tiges 82 qui s'étendent dans un plan horizontal et qui sont
reliées entre elles par une base 84. A leur extrémité libre, les deux tiges 82 sont
prolongées par deux bras 86 sensiblement rectilignes qui se dressent verticalement.
Le ressort de positionnement 80 est destiné à être monté dans le dispositif de commande
1 par le dessous du bâti inférieur 2, de sorte que les extrémités 81 des bras 86 viennent
faire saillie dans les ouvertures 70 de la plaque d'indexation de position 58. On
verra ci-dessous que la coopération entre la plaque d'indexation de position 58 et
le ressort de positionnement 80 permet d'indexer la position de la tige de commande
4 entre une position poussée instable T0 et deux positions stables T1 et T2.
[0031] On a mentionné ci-dessus que la plaque d'indexation de position 58 est couplée en
translation avec la tige de commande 4, mais qu'elle est libre par rapport à la tige
de commande 4 selon la direction verticale z. Il est donc nécessaire de prendre des
mesures pour empêcher la plaque d'indexation de position 58 de se désengager de la
tige de commande 4 en conditions normales d'utilisation, par exemple sous l'effet
de la pesanteur. A cet effet (voir figure 9), on dispose un ressort 88 de limitation
du déplacement de la plaque d'indexation de position 58 selon la direction verticale
z au-dessus et à faible distance de cette plaque d'indexation de position 58. Le ressort
de limitation du déplacement 88 est emprisonné entre le bâti inférieur 2 et le bâti
supérieur 36 du dispositif de commande 1, mais n'est pas, en conditions normales d'utilisation,
en contact avec la plaque d'indexation de position 58, ce qui permet d'éviter que
ne s'exercent des forces de frottement parasites sur la tige de commande 4 qui rendraient
sa manipulation malaisée et provoqueraient un phénomène d'usure. Le ressort de limitation
du déplacement 88 est cependant suffisamment proche de la plaque d'indexation de position
58 pour que celle-ci ne puisse se découpler de la tige de commande 4 de manière intempestive.
[0032] Le ressort de limitation du déplacement 88 comprend une partie centrale 90 sensiblement
rectiligne à partir des extrémités 81 de laquelle s'étendent deux paires de bras élastiques
92 et 94. Ces bras élastiques 92 et 94 s'étendent de part et d'autre de la partie
centrale 90 du ressort de limitation du déplacement 88, en s'éloignant vers le haut
du plan horizontal dans lequel s'étend cette partie centrale 90. Ces bras élastiques
92 et 94, en étant comprimés lorsque le bâti supérieur 36 est joint au bâti inférieur
2, confèrent au ressort de limitation du déplacement 88 son élasticité suivant la
direction verticale
z. Entre les paires de bras élastiques 92 et 94 sont également prévues une paire et,
préférentiellement, deux paires de pattes rigides 96 qui s'étendent perpendiculairement
vers le bas de part et d'autre de la partie centrale 90 du ressort de limitation du
déplacement 88. Ces pattes rigides 96 qui viennent en appui sur le bâti inférieur
2 lorsque le bâti supérieur 36 est posé sur le bâti inférieur 2, garantissent le respect
d'un espacement minimum entre la plaque d'indexation de position 58 et le ressort
de limitation du déplacement 88 en conditions normales de fonctionnement du dispositif
de commande 1.
[0033] Le ressort de limitation du déplacement 88 garantit le caractère démontable du dispositif
de commande 1. En effet, en l'absence du ressort de limitation du déplacement 88,
la plaque d'indexation de position 58 devrait être rendue solidaire de la tige de
commande 4 et, par suite, la tige de commande 4 ne pourrait plus être démontée. Or,
si la tige de commande 4 ne peut être démontée, le mouvement de la pièce d'horlogerie
équipée du dispositif de commande 1 est lui aussi indémontable, ce qui n'est pas envisageable
notamment dans le cas d'une pièce d'horlogerie coûteuse. Ainsi, lorsque le dispositif
de commande 1, formé par la réunion des bâtis inférieur 2 et supérieur 36, est monté
dans l'objet portable et que l'on insère la tige de commande 4 dans le dispositif
de commande 1 depuis l'extérieur de l'objet portable, la tige de commande 4 soulève
légèrement la plaque d'indexation de position 58 à l'encontre de la force élastique
du ressort de limitation du déplacement 88. En continuant de pousser en avant la tige
de commande 4, arrive un moment où la plaque d'indexation de position 58 tombe dans
la rainure 56 sous l'effet de la gravité. La tige de commande 4 et la plaque d'indexation
de position 58 sont alors couplées en translation.
[0034] Une plaque de déboîtement 98 est prévue pour permettre le démontage de la tige de
commande 4 (voir figure 10). Cette plaque de déboîtement 98 est de forme générale
en H et comprend un segment droit 100 qui s'étend parallèlement à l'axe longitudinal
de symétrie
X-X de la tige de commande 4 et auquel se rattachent une première et une seconde section
transversale 102 et 104. La première section transversale 102 est en outre munie à
ses deux extrémités libres de deux pattes 106 repliées à angle sensiblement droit.
La plaque de déboîtement 98 est reçue dans un logement 108 ménagé dans le bâti inférieur
2 et situé sous la tige de commande 4. Ce logement 108 communique avec l'extérieur
du dispositif de commande 1 via un trou 110 qui débouche dans une face inférieure
112 du dispositif de commande 1 (voir figure 11). En introduisant un outil pointu
dans le trou 110, on peut exercer une poussée sur la plaque de déboîtement 98 qui,
via ses deux pattes 106, pousse à son tour la plaque d'indexation de position 58 à
l'encontre de la force élastique du ressort de limitation du déplacement 88. Il suffit
alors d'exercer une légère traction sur la tige de commande 4 pour pouvoir extraire
celle-ci du dispositif de commande 1.
[0035] Depuis sa position stable de repos T1, la tige de commande 4 peut être poussée vers
l'avant dans une position instable T0 ou tirée dans une position stable T2. Ces trois
positions T0, T1 et T2 de la tige de commande 4 sont indexées par coopération entre
la plaque d'indexation de position 58 et le ressort de positionnement 80. Plus précisément
(voir figure12A), la position stable de repos T1 correspond à la position dans laquelle
les extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 font saillie dans les
premiers creux 74a des deux ouvertures 70 ménagées dans les bras de guidage 62 de
la plaque d'indexation de position 58. La position stable T1 peut correspondre à une
position dans laquelle aucune commande ne peut être introduite dans l'objet portable
équipé du dispositif de commande 1 selon l'invention. Néanmoins, il peut également
être envisagé que, dans la position stable T1 de la tige de commande 4, on puisse
détecter une rotation de cette dernière dans un sens ou l'autre pour commander une
fonction. Dans ce cas-là, soit la rotation de la tige de commande 4 peut être détectée
à tout moment, mais il faut alors que les composants électroniques soient constamment
alimentés en courant électrique, ce qui peut poser problème dans le cas d'un objet
portable de petites dimensions dont les réserves en énergie électrique sont nécessairement
limitées ; soit la rotation de la tige de commande dans sa position stable T1 est
détectée après avoir amené durant une durée déterminée cette dernière dans sa position
instable T0.
[0036] Depuis sa position stable de repos T1, la tige de commande 4 peut être poussée en
avant dans une position instable T0 (voir figure 12B). Durant ce déplacement, les
extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 sortent des premiers creux
74a et suivent un premier profil en rampe 114 qui s'écarte progressivement de l'axe
longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4 selon une première pente α abrupte. Pour forcer les extrémités
81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 à sortir des premiers creux 74a et
à s'engager sur le premier profil en rampe 114 en s'écartant l'une de l'autre, l'utilisateur
doit donc vaincre un effort résistant significatif.
[0037] Arrivées à un point de transition 116, les extrémités 81 des bras 86 s'engagent sur
un second profil en rampe 118 qui prolonge le premier profil en rampe 114 avec une
seconde pente β inférieure à la première pente α du premier profil en rampe 114. A
l'instant où les extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 franchissent
le point de transition 116 et s'engagent sur le second profil en rampe 118, l'effort
que l'utilisateur doit fournir pour continuer à faire avancer la tige de commande
4 chute brutalement et l'utilisateur ressent un déclic qui lui indique la transition
de la tige de commande 4 entre sa position T1 et sa position T0. En suivant le second
profil en rampe 118, les bras 86 du ressort de positionnement 80 continuent à s'écarter
légèrement de leur position de repos et tendent à vouloir à nouveau se rapprocher
l'une de l'autre sous l'effet de leur force élastique de rappel qui s'oppose à la
force de poussée exercée par l'utilisateur sur la tige de commande 4. Aussitôt que
l'utilisateur relâche sa pression sur la tige de commande 4, les bras 86 du ressort
de positionnement 80 vont spontanément redescendre le long du premier profil en rampe
114 et venir à nouveau se loger dans les premiers creux 74a des deux ouvertures 70
ménagées dans les bras de guidage 62 de la plaque d'indexation de position 58. La
tige de commande 4 est ainsi automatiquement rappelée de sa position instable T0 à
sa première position stable T1.
[0038] Des premier et deuxième ressorts de contact 120a et 120b qui, pour une part, participent
au rappel de la tige de commande 4 de sa position instable T0 à sa première position
stable T1, sont logés comprimés dans une première et une deuxième cavité 122a et 122b
ménagées dans le bâti inférieur 2. Ces premier et deuxième ressorts de contact 120a
et 120b peuvent être au choix des ressorts de contact hélicoïdaux, des lames ressorts
ou autres. Les deux cavités 122a, 122b s'étendent préférentiellement mais non obligatoirement
horizontalement. Du fait que les deux ressorts de contact 120a, 120b sont installés
à l'état comprimé, la précision de leur positionnement est conditionnée par la tolérance
avec laquelle est fabriqué le bâti inférieur 2. Or, la précision avec laquelle est
fabriqué le bâti inférieur 2 est supérieure à la précision de fabrication de ces deux
premier et deuxième ressorts de contact 120a, 120b. Par conséquent, la précision de
détection de la position T0 de la tige de commande 4 est élevée.
[0039] Comme visible sur les figures 13 et 15, l'une des extrémités des premier et deuxième
ressorts de contact 120a, 120b est recourbée de manière à former deux pattes de contact
124 qui vont venir s'appuyer sur deux premières plages de contact 126 correspondantes
prévues à la surface d'une feuille de circuit imprimé flexible 128. Le moment où les
extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 s'engagent sur le second
profil en rampe 118 des deux ouvertures 70 ménagées dans la plaque d'indexation de
position 58 coïncide avec le moment où les doigts 66a, 66b de la plaque d'indexation
de position 58 viennent en contact avec les premier et deuxième ressorts de contact
120a, 120b. Comme cette plaque d'indexation de position 58 est électriquement conductrice,
lorsque les doigts 66a, 66b viennent en contact avec les premier et deuxième ressorts
de contact 120a, 120b, le courant électrique passe à travers la plaque d'indexation
de position 58 et l'on détecte la fermeture du contact électrique entre les premier
et deuxième ressorts de contact 120a, 120b.
[0040] Les premier et deuxième ressorts de contact 120a, 120b sont de même longueur. Cependant,
de manière préférée, l'une des première et deuxième cavités 122a, 122b sera plus longue
que l'autre notamment pour tenir compte des problèmes de tolérance (la différence
de longueur entre les deux cavités 122a, 122b est de quelques dixièmes de millimètre).
De cette manière, lorsqu'on pousse la tige de commande 4 en avant dans sa position
T0, le doigt 66a de la plaque d'indexation de position 58 qui se trouve en correspondance
avec le premier ressort de contact 120a logé dans la première cavité 122a la plus
longue va venir en contact avec ce dernier et commencer à le comprimer. La tige de
commande 4 va continuer à avancer et le second doigt 66b de la plaque d'indexation
de position 58 va venir en contact avec le deuxième ressort de contact 120b logé dans
la deuxième cavité 122b la plus courte. A ce moment-là, la plaque d'indexation de
position 58 va se trouver en contact avec les premier et deuxième ressorts de contact
120a, 120b et le courant électrique va passer à travers la plaque d'indexation de
position 58, ce qui permet de détecter la fermeture du contact électrique entre les
deux premiers ressorts de contact 120a, 120b. On note que les doigts 66a, 66b de la
plaque d'indexation de position 58 viennent en contact de butée avec les premier et
deuxième ressorts de contact 120a, 120b. Il n'y a donc aucun frottement ni usure lorsque
la tige de commande 4 est poussée en avant en position T0 et qu'elle ferme le circuit
entre les premier et deuxième ressorts de contact 120a, 120b. On note aussi que, du
fait de la longueur différente des première et deuxième cavités 122a et 122b, on est
assuré que la fermeture du contact électrique et l'introduction de la commande correspondante
dans l'objet portable équipé du dispositif de commande 1 n'intervient qu'après le
ressenti du déclic.
[0041] Lorsque les deux doigts 66a, 66b de la plaque d'indexation de position 58 sont en
contact avec les premier et deuxième ressorts de contact 120a ,120b, le premier ressort
de contact 120a logé dans la première cavité 122a la plus longue est à l'état comprimé.
Par conséquent, lorsque l'utilisateur relâche la pression sur la tige de commande
4, ce premier ressort de contact 120a se détend et force le retour de la tige de commande
4 de sa position poussée instable T0 à sa première position stable T1. Les premier
et deuxième ressorts de contact 120a, 120b jouent donc simultanément le rôle de pièces
de contact électrique et de moyen de rappel élastique de la tige de commande 4 dans
sa première position stable T1.
[0042] Depuis la première position stable T1, il est possible de tirer la tige de commande
4 en arrière dans une seconde position stable T2 (voir figure 12C). Au cours de ce
mouvement, les extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 vont passer
en se déformant élastiquement des premiers creux 74a aux second creux 74b en franchissant
les sommets 76 des deux ouvertures 70 ménagées dans les bras de guidage 62 de la plaque
d'indexation de position 58. Lorsque la tige de commande 4 arrive dans sa seconde
position stable T2, les deux doigts 66a, 66b de la plaque d'indexation de position
58 viennent buter contre des troisième et quatrième ressorts de contact 130a, 130b
(voir figure 13) qui sont logés dans des troisième et quatrième cavités 132a, 132b
ménagées dans le bâti inférieur 2. Ces troisième et quatrième ressorts de contact
130a et 130b peuvent être au choix des ressorts de contact hélicoïdaux, des lames
ressorts ou autres. Les troisième et quatrième cavités 132a, 132b s'étendent préférentiellement
verticalement pour des questions d'encombrement du dispositif de commande 1. Comme
la plaque d'indexation de position 58 est électriquement conductrice, lorsque les
doigts 66a, 66b viennent en contact avec les troisième et quatrième ressorts de contact
130a, 130b, le courant électrique passe à travers la plaque d'indexation de position
58 et l'on détecte la fermeture du contact électrique T2 entre ces ressorts de contact
130a, 130b.
[0043] On notera que, dans le cas de la position stable T2, les doigts 66a, 66b de la plaque
d'indexation de position 58 viennent également en contact de butée avec les troisième
et quatrième ressorts de contact 130a, 130b, de sorte que tout risque d'usure par
frottement est évité. Par ailleurs, les troisième et quatrième ressorts de contact
130a, 130b sont capables de fléchir lorsque les doigts 66a, 66b de la plaque d'indexation
de position 58 les heurtent, et donc d'absorber un éventuel manque de précision dans
le positionnement de la plaque d'indexation de position 58.
[0044] De préférence, mais non obligatoirement, les troisième et quatrième ressorts de contact
130a, 130b sont agencés pour travailler en flexion. En effet, avec des ressorts de
contact 130a, 130b dont le diamètre est constant, les doigts 66a, 66b de la plaque
d'indexation de position 58 viennent en contact avec les ressorts de contact 130a,
130b selon une surface importante proche de leurs points d'ancrage dans le bâti inférieur
2 et le bâti supérieur 36. La proximité de la surface de contact avec les points d'ancrage
des ressorts de contact 130a, 130b induit dans ces ressorts de contact 130a, 130b
des contraintes de cisaillement qui peuvent conduire à l'usure prématurée et à la
rupture de ces derniers. Pour résoudre ce problème, les ressorts de contact 130a,
130b présentent de préférence sensiblement à mi-hauteur une augmentation de diamètre
134 avec laquelle les doigts 66a, 66b de la plaque d'indexation de position 58 viennent
en contact lorsque la tige de commande 4 est tirée dans sa position stable T2 (voir
figures 14A et 14B). A leur extrémité supérieure, les troisième et quatrième ressorts
de contact 130a, 130b sont guidés dans deux trous 136 ménagés dans le bâti supérieur
36 et viennent en contact avec des deuxièmes plages de contact 138 prévues à la surface
de la feuille de circuit imprimé flexible 128. On comprend que, lorsque l'on tire
en arrière la tige de commande 4 dans sa position stable T2, les doigts 66a, 66b de
la plaque d'indexation de position 58 viennent en contact selon une surface réduite
avec les troisième et quatrième ressorts de contact 130a et 130b au niveau de leur
plus grand diamètre 134, ce qui permet à ces ressorts de contact 130a, 130b de fléchir
entre leurs deux points d'ancrage dans le bâti inférieur 2 et le bâti supérieur 36.
[0045] Sur la figure 15, les bâtis inférieur 2 et supérieur 36 ont été volontairement omis
pour faciliter la compréhension du dessin. Comme représenté sur cette figure 15, la
feuille de circuit imprimé flexible 128 est fixée sur une platine 140 située du côté
d'un cadran de l'objet portable. Elle présente notamment une découpe 142 adaptée en
forme et en dimension pour recevoir le bâti supérieur 36. Une portion 144 de la feuille
de circuit imprimé flexible 128 reste libre (voir figure 16). Cette portion libre
144 de la feuille de circuit imprimé flexible 128 porte une pluralité de composants
électroniques 146 ainsi que des troisièmes plages de contact 148 sur lesquelles sont
fixés deux capteurs inductifs 150. Par capteur inductif, on entend un capteur qui
transforme un champ magnétique qui le traverse en tension électrique grâce au phénomène
d'induction défini par la loi de Lenz-Faraday. A titre d'exemple, il peut s'agir d'un
capteur à effet Hall ou bien encore d'un composant magnétorésistif de type AMR (Anisostropic
Magnetoresistance), GMR (Giant Magnetoresistance) ou TMR (Tunneling Magnetoresistance).
[0046] La portion libre 144 de la feuille de circuit imprimé flexible 128 est reliée au
restant de la feuille de circuit imprimé flexible 128 par deux bandes 152 qui permettent
de replier la portion libre 144 autour de l'assemblage du bâti supérieur 36 et du
bâti inférieur 2, puis de rabattre la portion libre 144 contre une surface inférieure
112 du bâti inférieur 2, de façon que les capteurs inductifs 150 pénètrent dans deux
logements 156 ménagés dans la surface inférieure 112 du bâti inférieur 2. Ainsi positionnés
dans leurs logements 156, les capteurs inductifs 150 se trouvent précisément situés
sous l'anneau aimanté 18, ce qui garantit une détection fiable du sens de rotation
de la tige de commande 4. Une fois la portion libre 144 de la feuille de circuit imprimé
flexible 128 rabattue contre le bâti inférieur 2 (voir figure 17A), l'ensemble est
recouvert par une plaque de maintien 158 munie d'un, voire de deux doigts élastiques
160 qui plaquent les capteurs inductifs 150 au fond de leurs logements 156 (voir figure
17B). La plaque de maintien 158 est fixée sur la platine 140 par exemple au moyen
de deux vis 162.
[0047] Il va de soi que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui
vient d'être décrit et que diverses modifications et variantes simples peuvent être
envisagées par l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention tel que défini
par les revendications annexées. En particulier, les dimensions de l'anneau aimanté
peuvent être étendues de façon à le faire correspondre à un cylindre creux. On comprendra
notamment que la plaque d'indexation de position 58 peut ne définir que deux positions
distinctes, à savoir deux positions stables ou bien une position stable et une position
instable, ou bien elle peut définir trois positions distinctes ou plus, à savoir au
moins trois positions stables ou bien au moins deux positions stables et une position
instable.
[0048] La figure 20A illustre le cas où la plaque d'indexation de position 58 définit deux
positions stables seulement. Dans un tel cas, deux ouvertures 70-1 présentant un contour
de forme approximativement rectangulaire sont ménagées dans les bras de guidage 62
de la plaque d'indexation de position 58. Ces deux ouvertures 70-1 s'étendent symétriquement
de part et d'autre de l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4. Les côtés des deux ouvertures 70-1 les plus proches de
l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4 présentent un chemin de came 72-1 de forme sensiblement
sinusoïdale formé d'un premier et d'un second creux 74a-1 et 74b-1 séparés par un
sommet 76-1. Les deux ouvertures 70-1 ménagées dans les bras de guidage 62 sont destinées
à recevoir les deux extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 de façon
à indexer la position de la tige de commande 4 entre une première et une seconde position
stable T1-1 et T2-1.
[0049] Plus précisément, la première position stable T1-1 correspond à la position dans
laquelle les extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 font saillie
dans les premiers creux 74a-1 des deux ouvertures 70-1 ménagées dans les bras de guidage
62 de la plaque d'indexation de position 58. Depuis cette première position stable
T1-1, la tige de commande 4 peut être tirée en arrière dans une seconde position stable
T2-1. Au cours de ce mouvement, les extrémités 81 des bras 86 du ressort de positionnement
80 vont passer en se déformant élastiquement des premiers creux 74a-1 aux second creux
74b-1 en franchissant les sommets 76-1 des deux ouvertures 70-1 ménagées dans les
bras de guidage 62 de la plaque d'indexation de position 58.
[0050] La figure 21A illustre le cas où la plaque d'indexation 58 définit une position stable
T1-2 et une position instable T0-2 seulement. Dans un tel cas, deux ouvertures 70-2
présentant un contour de forme approximativement rectangulaire sont ménagées dans
les bras de guidage 62 de la plaque d'indexation de position 58. Ces deux ouvertures
70-2 s'étendent symétriquement de part et d'autre de l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4. Les côtés des deux ouvertures 70-2 les plus proches de
l'axe longitudinal de symétrie
X-X de la tige de commande 4 présentent un chemin de came 72-2 formé d'un creux 74a-2
suivi d'un profil en rampe 114-2 qui s'écarte progressivement de l'axe longitudinal
de symétrie
X-X de la tige de commande 4 selon une première pente α-2 abrupte. Pour forcer les extrémités
81 des bras 86 du ressort de positionnement 80 à sortir des creux 74a-2 et à s'engager
sur le profil en rampe 114-2 en s'écartant l'une de l'autre, l'utilisateur doit donc
vaincre un effort résistant significatif. Arrivées à un point de transition 116-2,
les extrémités 81 des bras 86 s'engagent sur un second profil en rampe 118-2 qui prolonge
le premier profil en rampe 114-2 avec une seconde pente β-2 inférieure à la première
pente α-2 du premier profil en rampe 114-2. A l'instant où les extrémités 81 des bras
86 du ressort de positionnement 80 franchissent le point de transition 116-2 et s'engagent
sur le second profil en rampe 118-2, l'effort que l'utilisateur doit fournir pour
continuer à faire avancer la tige de commande 4 chute brutalement et l'utilisateur
ressent un déclic qui lui indique la transition de la tige de commande 4 entre sa
position stable T1-2 et sa position instable T0-2. En suivant le second profil en
rampe 118-2, les bras 86 du ressort de positionnement 80 continuent à s'écarter légèrement
de leur position de repos et tendent à vouloir à nouveau se rapprocher l'une de l'autre
sous l'effet de leur force élastique de rappel opposée à la force de poussée exercée
par l'utilisateur sur la tige de commande 4. Aussitôt que l'utilisateur relâche sa
pression sur la tige de commande 4, les bras 86 du ressort de positionnement 80 vont
spontanément redescendre le long du premier profil en rampe 114-2 et venir à nouveau
se loger dans les creux 74a-2 des deux ouvertures 70-2 ménagées dans les bras de guidage
62 de la plaque d'indexation de position 58. La tige de commande 4 est ainsi automatiquement
rappelée de sa position instable T0-2 à sa position stable T1-2.
Nomenclature
[0051]
1. Dispositif de commande
2. Bâti inférieur
4. Tige de commande
X-X. Axe longitudinal de symétrie
6. Extrémité arrière
8. Couronne-poussoir
10. Extrémité avant
12. Section carrée
14. Equipage magnétique
16. Palier lisse
18. Anneau aimanté
20. Bague-support
22a. Première section
D1. Premier diamètre extérieur
22b. Seconde section
D2. Deuxième diamètre extérieur
24. Epaulement
26. Trou carré
28. Logement cylindrique
D3. Premier diamètre intérieur
30. Trou annulaire
D4. Second diamètre intérieur
D5. Troisième diamètre extérieur
32. Collerette circulaire
34a. Première gorge
34b. Seconde gorge
36. Bâti supérieur
38. Première surface de réception
40. Deuxième surface de réception
42. Trou
44a, 46a. Troisième et quatrième surface de dégagement
44b, 46b. Surfaces de dégagement complémentaires
48. Carrure
50. Collerette annulaire
52. Section cylindrique
54. Section arrière
56. Rainure
56a, 56b. Epaulements
58. Plaque d'indexation de position
60. Portion courbée
62. Bras de guidage
64. Plots
66a, 66b. Doigts
68. Rebord
70. Ouvertures
70-1. Ouvertures
70-2. Ouvertures
72. Chemin de came
72-1. Chemin de came
72-2. Chemin de came
73. Profil de came longitudinal
74a. Premier creux
74a-1. Premier creux
74a-2. Creux
74b. Second creux
74b-1. Second creux
76. Sommet
78. Suiveur de came
80. Ressort de positionnement
81. Extrémités
82. Tiges
84. Base
86. Bras
88. Ressort de limitation de déplacement
90. Partie centrale
92. Paire de bras élastiques
94. Paire de bras élastiques
96. Pattes rigides
98. Plaque de déboîtement
100. Segment droit
102. Première section transversale
104. Seconde section transversale
106. Pattes
108. Logement
110. Trou
112. Face inférieure
114. Premier profil en rampe
114-2. Premier profil en rampe
α. Première pente
α-2. Première pente
116. Point de transition
116-2. Point de transition
118. Second profil en rampe
118-2. Second profil en rampe
β. Seconde pente
β-2. Seconde pente
120a, 120b. Premier et deuxième ressort de contact
122a, 122b. Première et deuxième cavité
124. Pattes de contact
126. Premières plages de contact
128. Feuille de circuit imprimé flexible
130a, 130b. Troisième et quatrième ressort de contact
132a, 132b. Troisième et quatrième cavité
134. Augmentation de diamètre
136. Trous
138. Deuxièmes plages de contact
140. Platine
142. Découpe
144. Portion libre
146. Composants électroniques
148. Troisièmes plages de contact
150. Capteurs inductifs
152. Bandes
156. Cavités
158. Plaque de maintien
160. Doigts élastiques
162. Vis
200. Tige de commande
202. Portion cylindrique
204. Couronne-poussoir
206. Chemins de came
208a, 208b. Creux
210. Sommet
212. Bras élastiques
214. Ressort
1. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) pour un objet portable de petites
dimensions, comprenant un bâti (2, 36), une tige de commande (4) montée pivotante
autour d'un axe longitudinal (X-X) et mobile axialement relativement au bâti (2, 36)
entre au moins deux positions, dont une première position (« T0 ») fugitive et une
deuxième position (« T1 ») stable, le dispositif de commande (1) comportant un chemin
de came (72) qui présente un profil de came longitudinal (73) et un suiveur de came
(78) agencé pour coopérer avec le profil de came longitudinal (73), le chemin de came
(72) étant agencé pour se déplacer concomitamment avec la tige de commande (4) lorsque
celle-ci est déplacée axialement, et le suiveur de came (78), monté dans le bâti (2,
36), étant agencé pour être rappelé élastiquement contre le chemin de came (72), le
chemin de came (72) comprenant un premier creux (74a) définissant la position stable
(« T1 ») de la tige de commande (4), et une portion de profil formant une rampe (114,
118) qui s'élève à partir du premier creux (74a) en direction de la position fugitive
(« T0 »), caractérisé en ce que le dispositif de commande (1) comprend une plaque d'indexation de position (58) dans
laquelle est formée le chemin de came (72) avec lequel le suiveur de came (78) coopère,
cette plaque d'indexation de position (58) étant agencée, d'une part, pour être couplée
en translation avec la tige de commande (4) lorsque celle-ci est déplacée dans un
sens ou dans l'autre selon une direction parallèle à l'axe longitudinal (X-X) et,
d'autre part, pour rester fixe lorsqu'on fait pivoter la tige de commande (4) dans
un sens ou dans l'autre.
2. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est agencé de manière à ce que, lorsqu'on presse sur la couronne-poussoir (8) à
partir de la position stable (« T1 »), la force de réaction qui doit être vaincue
pour enfoncer la couronne-poussoir (8) est plus grande que la force de pression qu'il
faut exercer sur la couronne-poussoir-poussoir (8) lorsque le suiveur de came (78)
passe au-delà d'un point de transition (116) de la portion de profil formant la rampe
(114, 118), la force de réaction chutant brutalement au passage du point de transition
(116).
3. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon la revendication 2, caractérisé en ce que la portion de profil formant la rampe (114, 118) comporte une première partie (114)
qui s'étend entre le creux (74a) et le point de transition (116) et dont la pente
est abrupte, et une seconde partie (118) qui s'étend du point de transition (116)
en direction de la position fugitive (« T0 »).
4. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
1 à 3, caractérisé en ce que le suiveur de came (78) est rappelé élastiquement contre le chemin de came (72) avec
une force qui s'exerce sensiblement perpendiculairement à l'axe longitudinal (X-X)
de la tige de commande (4).
5. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
1 à 4, caractérisé en ce que la plaque d'indexation de position (58) comprend deux chemins de came longitudinaux
(72) disposés symétriquement par rapport à un plan de symétrie contenant l'axe longitudinal
(X-X) de la tige de commande (4), et deux suiveurs de came (78) montés dans le bâti
(2, 36) et agencés pour être rappelés élastiquement contre les deux chemins de came
(72).
6. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux suiveurs de came (78) sont constitués par les extrémités (81) de deux bras
(86) d'un ressort de positionnement (80) monté dans le bâti (2, 36).
7. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
5 ou 6, caractérisé en ce que le plan de symétrie contenant l'axe longitudinal (X-X) de la tige de commande (4)
est un plan vertical.
8. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
4 et 7, caractérisé en ce que la force qui rappelle le suiveur de came (78) élastiquement contre le chemin de came
(72) s'exerce sensiblement dans un plan horizontal.
9. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
5 à 8, caractérisé en ce que les deux chemins de came (72) disposés symétriquement définissent une seconde position
stable (« 2 »), dite position tirée de la couronne-poussoir (8).
10. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon la revendication 9, caractérisé en ce que les deux chemins de came (72) comprennent un premier creux (74a) et un second creux
(74b) séparés par un sommet (76), les deux suiveurs de came (78) passant de la première
position stable (« T1 ») à la seconde position stable (« 2 ») et vice versa en franchissant
le sommet (76).
11. Dispositif de commande (1) à couronne-poussoir (8) selon l'une des revendications
1 à 10, caractérisé en ce que, pour son immobilisation axiale, la plaque d'indexation de position (58) est agencée
pour coopérer avec deux épaulements radiaux (56a, 56b) de la tige de commande (4).