Introduction
[0001] La présente invention concerne un fermoir pour montre-bracelet, ainsi qu'un bracelet
et une montre-bracelet en tant que tels comprenant un tel fermoir.
Etat de l'Art
[0002] Il existe plusieurs solutions pour accrocher les deux brins d'un bracelet de montre
autour du poignet de son porteur. La première solution est simple et consiste à doter
les extrémités de chaque brin de moyens de coopération, sous la forme par exemple
d'une simple boucle et d'un ardillon d'une part coopérant avec des trous d'autre part.
Une telle solution présente l'inconvénient que lors de l'ouverture des moyens de coopération,
les deux brins du bracelet sont immédiatement désolidarisés et entraînent un risque
de chute de la montre-bracelet.
[0003] Pour pallier cet inconvénient, une autre solution consiste à prévoir un élément intermédiaire
de type fermoir, disposé entre les deux brins de bracelet, qui reste toujours solidaire
des extrémités de ces deux brins. Un tel fermoir occupe deux configurations : une
configuration fermée, prévue pour le port de la montre, dans laquelle le bracelet
et le fermoir s'étendent sur le pourtour du poignet en présentant une longueur totale
permettant le maintien de la montre-bracelet, et une configuration ouverte ou déployée
qui permet d'augmenter la longueur du fermoir et donc du bracelet, en écartant les
deux extrémités des deux brins du bracelet, sans les détacher du fermoir, pour permettre
le passage de la main et le retrait de la montre. Dans cette configuration ouverte
du fermoir, les deux brins du bracelet ne sont pas désolidarisés, ce qui minimise
le risque de chute de la montre.
[0004] Dans une solution avec fermoir, un premier objectif est la recherche d'un confort
optimal lors du porter du bracelet. Pour cela, il est avantageux que le fermoir épouse
au mieux le contour d'un poignet, même d'un petit poignet, lorsque le fermoir est
en configuration fermée. En parallèle, un deuxième objectif est d'atteindre une surface
d'ouverture importante du bracelet en configuration déployée du fermoir, pour faciliter
le passage d'une main, adapté pour le passage d'une main de grande dimension. Les
deux objectifs mentionnés ci-dessus peuvent apparaître contradictoires, car des lames
de fermoir de petite dimension favorisent l'atteinte du premier objectif au détriment
du deuxième objectif, qui exigerait plutôt des lames de plus grande dimension. Une
difficulté dans la réalisation d'un fermoir consiste donc à définir le compromis entre
le fait d'épouser de manière adéquate et confortable le poignet d'un porteur d'une
montre-bracelet et le fait d'offrir une ouverture suffisamment importante pour le
passage de la main du porteur, quelles que soient les dimensions de la main et du
poignet du porteur.
[0005] Le document
EP1654950 décrit par exemple un fermoir de l'état de la technique. Un tel fermoir est illustré
par les figures 1 à 3. Il comprend deux lames 1, 2 articulées entre elles autour d'un
axe A1 au niveau de leurs premières extrémités. Chacune de ces deux lames 1, 2 comprend
une liaison avec respectivement un brin de bracelet 101, 102 par l'intermédiaire d'un
axe A2, A3 respectif positionné au niveau de leur deuxième extrémité. La première
lame 1, couramment appelée lame de centre, est plus précisément liée à un premier
brin 101 de bracelet 100 par l'intermédiaire d'un couvercle 3. La figure 1 illustre
la configuration déployée du fermoir, dans laquelle les deux lames 1, 2 sont déployées,
à savoir qu'elles forment un angle obtus, et s'étendent sensiblement de manière continue
autour de leur axe A1 d'articulation pour maximiser la longueur totale du bracelet
et faciliter le passage d'une main. La figure 2 illustre une configuration intermédiaire,
dans laquelle la première lame 1 est rapprochée de la deuxième lame 2 par rotation
autour de l'axe A1 d'articulation, de manière à former un angle aigu. La figure 3
illustre la configuration fermée du fermoir, dans laquelle les lames 1, 2 sont repliées
l'une sur l'autre, à savoir qu'elles forment un angle sensiblement nul, et retenues
dans cette configuration par un dispositif de verrouillage, qui comporte un crochet
6 agencé à l'extrémité de la première lame et coopérant avec un plot 5 de verrouillage
porté par la deuxième lame 2. Un levier 4 porté par le couvercle 3 est apte à actionner
le dispositif de verrouillage pour permettre son ouverture et le retour vers la configuration
déployée.
[0006] Une telle solution de l'état de la technique répond aux exigences de confort par
les deux lames 1, 2 qui présentent une courbure r1, r2 sensiblement identique pour
pouvoir se superposer en configuration fermée tout en épousant au mieux la forme d'un
poignet. La première lame est une lame mobile 1, qui effectue une rotation de sensiblement
180 degrés autour de son axe A1 d'articulation entre les deux configurations fermée
et déployée du fermoir. La longueur des deux lames 1, 2 est étudiée de sorte qu'elles
puissent aussi épouser la forme d'un petit poignet. Enfin, une telle solution de l'état
de la technique est avantageuse en ce qu'elle utilise un dispositif de verrouillage
convivial, intuitif, et sûr qui est particulièrement performant.
[0007] La longueur limitée des lames du fermoir a pour effet de limiter la surface d'ouverture
offerte par le fermoir en configuration déployée, ce qui peut entraver le passage
d'une main, particulièrement dans le cas d'une main de grande taille. L'augmentation
de la longueur des lames ne serait pas une solution satisfaisante car elle pourrait
nuire au confort du porter, notamment dans le cas d'un petit poignet. Par ailleurs,
il n'existe bien entendu pas de corrélation universelle entre la taille de la main
et celle du poignet du porteur d'une montre-bracelet et il n'existe donc pas de règle
pour optimiser la longueur des lames en fonction de la taille du poignet ou de la
taille de la main.
[0008] D'autres solutions de l'état de la technique répondent aux exigences contradictoires
explicitées précédemment en multipliant le nombre de lames. De telles solutions présentent
toutefois les inconvénients de complexifier la construction, d'augmenter son encombrement
et de rendre difficile la manipulation du fermoir.
[0009] C'est pourquoi l'invention cherche à définir une solution de fermoir permettant d'atteindre
un compromis optimal entre le confort au porter et une ouverture satisfaisante pour
le passage d'une main.
[0010] En complément, l'invention cherche à définir un fermoir d'encombrement restreint,
de manipulation conviviale et/ou d'esthétique attrayante.
Brève description de l'invention
[0011] A cet effet, l'invention repose sur un fermoir à lames déployantes pour bracelet,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux lames, dont une lame mobile articulée
sur une deuxième lame au niveau de premières extrémités, le fermoir pouvant occuper
une première configuration fermée dans laquelle :
- La lame mobile présente une première forme prédéfinie et s'étend de manière continue
sur toute sa longueur, sensiblement le long de la surface de la deuxième lame ;
- La deuxième extrémité de la lame mobile est maintenue en position par le fermoir;
le fermoir pouvant occuper une deuxième configuration déployée dans laquelle la deuxième
extrémité de la lame mobile est libre, la lame mobile pouvant ainsi être éloignée
de la surface de la deuxième lame,
caractérisé en ce que, dans la deuxième configuration déployée, la lame mobile est
apte à présenter une deuxième forme prédéfinie, différente de la première forme prédéfinie,
pour optimiser la surface de passage de la main d'un porteur du fermoir.
[0012] L'invention est précisément définie par les revendications.
Brève description des figures
[0013] Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés
en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faits
à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
La figure 1 représente une vue d'un fermoir déployé selon une solution de l'état de
la technique.
La figure 2 représente une vue en perspective du fermoir partiellement déployé selon
la solution de l'état de la technique.
La figure 3 représente une vue en coupe du fermoir selon la solution de l'état de
la technique en configuration fermée.
La figure 4 représente une vue d'un fermoir déployé dont une lame mobile présente
une première forme selon une première variante du premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 5 représente une vue du fermoir déployé dont la lame mobile présente une
deuxième forme selon la première variante du premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 6 représente un détail de la lame mobile du fermoir selon la première variante
du premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 7 représente une vue du fermoir selon la première variante du premier mode
de réalisation de l'invention dans une configuration intermédiaire.
La figure 8 représente une vue du fermoir selon la première variante du premier mode
de réalisation de l'invention dans une configuration fermée.
La figure 9 représente une lame mobile présentant une première forme selon une deuxième
variante du fermoir selon le premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 10 représente une lame mobile présentant une deuxième forme selon la deuxième
variante du fermoir selon le premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 11 représente un détail de la lame mobile dans sa première forme selon la
deuxième variante du fermoir selon le premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 12 représente un détail de la lame mobile dans sa deuxième forme selon la
deuxième variante du fermoir selon le premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 13 représente une vue d'un fermoir selon un deuxième mode de réalisation
de l'invention dans une configuration intermédiaire.
La figure 14 représente une vue en perspective d'une lame mobile présentant une première
forme du fermoir selon le deuxième mode de réalisation de l'invention.
La figure 15 représente une vue de côté en coupe de la lame mobile présentant une
première forme du fermoir selon le deuxième mode de réalisation de l'invention.
La figure 16 représente une vue de côté de la lame mobile présentant une deuxième
forme du fermoir selon le deuxième mode de réalisation de l'invention.
La figure 17 représente une vue d'un fermoir selon un troisième mode de réalisation
de l'invention dans une configuration déployée.
La figure 18 représente une vue d'une lame mobile présentant une deuxième forme du
fermoir selon le troisième mode de réalisation de l'invention.
La figure 19 représente une vue du fermoir selon le troisième mode de réalisation
de l'invention dans une configuration intermédiaire.
La figure 20 représente une vue de la lame mobile présentant une première forme et
une deuxième forme du fermoir selon le troisième mode de réalisation de l'invention.
[0014] Il est constaté que dans une solution de l'état de la technique telle que celle illustrée
par la figure 1, la lame mobile 1 ayant pivoté de sensiblement 180 degrés autour de
son axe d'articulation depuis la configuration fermée du fermoir, elle se trouve dans
une position inversée vis-à-vis du poignet par rapport à son positionnement en configuration
fermée, dans laquelle sa courbure r1 est donc inversée, de sorte qu'elle présente
une forme sensiblement convexe vue depuis le poignet. Cette convexité de la lame 1
peut induire une gêne lorsqu'il s'agit de passer la montre-bracelet au poignet d'un
porteur, en particulier d'un porteur doté d'une main de grande dimension. En effet,
la lame 1 présente une forme pouvant former un obstacle, susceptible de venir buter
à l'encontre de la main du porteur lors du passage de la montre.
[0015] L'invention apporte notamment une amélioration à un tel fermoir de l'état de la technique
en permettant à au moins une lame mobile de présenter une deuxième forme prédéfinie,
qui favorise le passage d'une main. Une telle lame mobile dans sa deuxième forme prédéfinie
définit une forme globale favorable du fermoir dans sa configuration déployée, sans
obligatoirement augmenter la longueur des lames du fermoir. Cette longueur est avantageusement
comprise entre 20 et 60 mm. Une telle solution repose donc sur au moins une lame mobile
d'un fermoir qui présente une première forme prédéfinie adaptée à la configuration
fermée du fermoir, et qui peut présenter une deuxième forme prédéfinie différente
dans une configuration déployée du fermoir pour favoriser le passage d'une main. Une
telle solution permet ainsi de conserver le confort optimal du fermoir dans sa configuration
fermée, tout en optimisant la surface de passage d'un poignet en configuration déployée.
[0016] Trois modes de réalisation particuliers d'un tel fermoir vont maintenant être décrits
de manière détaillée à titre non limitatif. Par mesure de simplicité, les mêmes références
seront utilisées pour désigner des éléments identiques ou équivalents dans les différents
modes de réalisation.
[0017] Dans une première variante du premier mode de réalisation, représenté par les figures
4 à 8, le fermoir présente une structure globalement très proche de la solution de
l'état de la technique décrite en référence avec les figures 1 à 3, dont les éléments
identiques ou similaires portent les mêmes références et ne seront pas décrits de
nouveau de manière détaillée. Le mode de réalisation de l'invention se distingue principalement
de l'état de la technique par sa lame mobile 1.
[0018] En effet, la lame mobile 1 comprend deux parties 11, 12 de sensiblement même longueur,
articulées entre elles par l'intermédiaire d'un axe d'articulation A11. Cette articulation
est délimitée angulairement par des butées 11 a, 11 b de la première partie 11, coopérant
avec des butées correspondantes 12a, 12b de la deuxième partie 12. Ces butées définissent
de manière univoque des première et deuxième formes de la lame mobile 1, dans lesquelles
les deux parties 11, 12 occupent des positions respectives différentes.
[0019] La lame mobile 1 peut en effet occuper une première forme C1 adaptée à la configuration
fermée du fermoir. Cette première forme est donc proche de la forme de la deuxième
lame 2 sur laquelle vient reposer la lame mobile 1 en configuration fermée du fermoir,
particulièrement illustrée par la figure 8. La figure 4 représente le fermoir en configuration
déployée, dans lequel la lame mobile 1 a conservé sa première forme C1 : dans une
telle forme, le fermoir déployé est similaire à celui de l'état de la technique représenté
par la figure 1. Par sa rotation autour de l'axe A1 d'articulation, la lame mobile
1 a inversé son positionnement vis-à-vis du poignet, et sa forme courbée, concave
vue du poignet P en configuration fermée, destinée à épouser la forme d'un poignet
P, devient convexe vue du poignet P une fois l'angle entre les deux lames devenu obtus.
[0020] Selon le mode de réalisation, la lame mobile 1 peut cependant présenter une deuxième
forme C2 prédéfinie, illustrée par la figure 5, dans laquelle les deux parties 11,
12 ont été tournées autour de leur axe d'articulation A11. Cette rotation a pour effet
d'écarter l'axe d'articulation A11, ainsi que les deux parties 11, 12 de la lame mobile
1, du poignet P. Dans ce mouvement de la première forme C1 prédéfinie vers la deuxième
forme C2 prédéfinie, les deux parties 11, 12 de la lame mobile 1, qui se trouvaient
du côté du poignet P par rapport au segment S reliant les deux axes A1, A2 positionnés
aux deux extrémités de la lame mobile 1 dans sa première forme C1 illustrée sur la
figure 4, sont transférées au-delà de ce segment S dans la deuxième forme C2 de la
lame mobile, illustrée par la figure 5. Dans sa deuxième forme, la lame mobile 1 fait
ainsi saillie au-delà du segment S, selon une vue depuis le poignet P. Dans cette
deuxième forme prédéfinie de la lame mobile, sa convexité est donc supprimée. Elle
présente même au moins une portion concave. Dans sa deuxième forme C2, la lame mobile
1 ne présente plus de forme susceptible de former un obstacle ou une gêne au passage
d'une main. De plus, le fermoir déployé définit ainsi une surface de passage d'une
main augmentée par rapport à cette surface de passage d'une main dans la configuration
du fermoir de la figure 4. La distance au segment S de l'axe d'articulation A11 est
sensiblement identique dans les deux formes C1, C2 prédéfinies de la lame mobile,
mais ce dernier est positionné de part et d'autre de ce segment S dans ces deux formes.
En remarque, cette caractéristique permet à la lame mobile 1 dans sa deuxième forme
C2 de prolonger la lame 2 avec sensiblement la même courbure quand le fermoir occupe
sa configuration de la figure 5.
[0021] L'amplitude de la rotation respective des deux parties 11, 12 de la lame mobile,
ainsi que leurs deux positions extrêmes, sont parfaitement prédéfinies par les butées
prévues sur les parties 11, 12. Dans la deuxième forme C2 de la lame mobile, les deuxièmes
butées 11 b, 12b de respectivement les parties 11, 12 sont en appui l'une sur l'autre,
comme illustré par la figure 6. Dans la première forme C1 représentée par les figures
4 et 8, leurs premières butées 11 a, 12a sont en appui l'une sur l'autre. L'amplitude
de débattement des parties 11, 12 de la lame mobile 1 entre leurs deux positions prédéfinies,
correspondant à chacune des formes prédéfinies du fermoir, est préférentiellement
de l'ordre de 60°. Cette amplitude est avantageusement comprise entre 20° et 80° inclus.
Cette amplitude ou débattement maitrisé de la rotation des deux parties 11, 12 de
la lame mobile permet non seulement de permettre à la lame mobile 1 de présenter une
deuxième forme avantageuse, mais aussi de favoriser une manipulation conviviale du
fermoir. En remarque, ce débattement permet d'atteindre l'objectif principal recherché
d'optimisation du passage d'une main d'un porteur. Un débattement trop faible aura
peu d'effet sur la lame mobile, qui conserverait les inconvénients de l'état de la
technique. Un débattement trop important aurait pour effet de réduire la surface d'ouverture
du fermoir déployé, ce qui aurait donc un effet contraire à celui recherché.
[0022] La manipulation d'un tel fermoir selon le mode de réalisation décrit ci-dessus s'effectue
de manière semblable à celle du fermoir de l'état de la technique illustré par les
figures 1 à 3. Son ouverture de la configuration fermée à la configuration déployée
peut d'abord conduire à la configuration représentée par la figure 4. Un appui du
poignet contre la lame mobile 1 peut ensuite entrainer le pivotement des deux parties
11, 12 jusqu'à l'éventuel contact de leurs deuxièmes butées 11 b, 12b pour atteindre
la deuxième forme de la lame mobile, représentée en figure 5.
[0023] Inversement, la fermeture du fermoir comprend la rotation de la lame mobile 1 autour
de l'axe A1 d'articulation jusqu'à une configuration intermédiaire, dont un exemple
est illustré par la figure 7, dans laquelle la première partie 11 de la lame mobile
a atteint sa position finale en appui contre la deuxième lame mobile 2, alors que
sa deuxième partie 12 reste écartée du fait que la lame mobile 1 est restée dans sa
deuxième forme C2. La poursuite du même mouvement entraine la rotation de cette deuxième
partie 12 autour de l'axe d'articulation A11, jusqu'à ce que la lame mobile 1 retrouve
sa première forme C1, qui correspond dans le même temps à la position finale de la
lame mobile 1, superposée à la deuxième lame 2, en position fermée du fermoir.
[0024] Dans ce mode de réalisation, la deuxième lame 2 présente avantageusement une surface
creuse formant un logement 2a de réception de l'articulation A11 centrale de la lame
mobile 1, visible sur la figure 8, qui favorise la rotation de la deuxième partie
12 relativement à l'axe d'articulation A11 alors que la première partie 11 est déjà
en place à l'encontre de la lame 2, dans la configuration intermédiaire, et que la
rotation des deux lames 1, 2 entre elles autour de leur axe A1 d'articulation est
finalisée. Ce logement 2a peut être formé par un léger fraisage 2a effectué dans le
corps de la deuxième lame 2.
[0025] Dans la majeure partie de cette manipulation du fermoir, notamment lors de la rotation
de la lame mobile 1 relativement à l'axe A1 d'articulation, les deux parties 11, 12
de la lame mobile 1 restent en appui par des butées respectives, voire ont un débattement
réduit, et l'articulation A11 de la lame mobile 1 ajoutée par rapport à l'état de
la technique n'induit aucune gêne dans la manipulation.
[0026] En remarque, le fermoir selon le mode de réalisation de l'invention est équipé d'un
dispositif de verrouillage qui permet de maintenir les deux lames 1, 2 fixées entre
elles, en configuration fermée du fermoir, telle que représentée par la figure 8.
L'invention ne porte pas spécifiquement sur le dispositif de verrouillage et/ou de
déverrouillage des lames, mais elle est avantageusement compatible avec un dispositif
de verrouillage convivial et sûr qui est particulièrement performant, qui s'apparente
au dispositif de verrouillage décrit dans le document
EP1654950.
[0027] En remarque, les deux formes C1, C2 de la lame mobile sont des formes prédéfinies
en ce qu'elles sont atteintes de manière unique par un mouvement volontaire du porteur
de la montre jusqu'à atteindre une butée. Une ou les deux formes prédéfinies peuvent
être des formes stables ou non. Une forme stable peut par exemple être obtenue par
la combinaison d'une certaine résistance volontairement imposée au niveau de l'articulation
entre les deux parties 11, 12 autour de l'axe d'articulation A11 et des butées.
[0028] Les deux parties 11, 12 de la lame mobile ont été choisies sensiblement de même longueur,
leur axe d'articulation A11 étant positionné sensiblement au milieu de la lame mobile
1. En variante, ces parties pourraient présenter une longueur différente.
[0029] Naturellement, le mode de réalisation n'est pas limité à l'exemple illustré ci-dessus.
Notamment, la lame mobile 1 peut comprendre plus de deux parties articulées. A titre
d'exemple, les figures 9 à 12 illustrent une deuxième variante de réalisation dans
laquelle la lame mobile 1 comprend quatre parties 11, 12, 13, 14 qui sont articulées
deux à deux par des axes d'articulation A11, A12, et A13 respectifs. Chacune de ces
articulations se présente de manière similaire à l'articulation A11 décrite précédemment,
avec un débattement limité par des butées, définissant deux positions prédéfinies,
comme cela est par exemple illustré avec les deux positions de l'articulation A13
par les figures 11 et 12, à l'aide des premières butées 13a, 14a et des deuxièmes
butées 13b, 14b respectives des deux parties 13, 14. Le débattement angulaire des
parties 12, 13, 14 relativement respectivement aux parties 11, 12, 13 est ici de l'ordre
de 30°. Le débattement angulaire des différentes parties dépend notamment du nombre
d'articulations. D'une manière générale, l'amplitude de débattement des différentes
parties de lame mobile 1 reste avantageusement comprise entre 20° et 80°.
[0030] Ainsi, la lame mobile 1 selon cette variante de réalisation peut aussi présenter
deux formes prédéfinies, selon que chaque articulation A11, A12, A13 est dans une
position définie par des premières butées ou par des deuxièmes butées. La figure 9
illustre la première forme C1 prédéfinie de la lame mobile, destinée à être utilisée
en configuration fermée du fermoir.
[0031] Cette première forme est convexe, vue du poignet, en configuration déployée, similaire
à la forme des figures 1 et 4. La figure 10 illustre la deuxième forme C2 prédéfinie,
utile pour optimiser l'ouverture du fermoir pour le passage d'une main en configuration
déployée du fermoir. En remarque, dans cette variante de réalisation, la deuxième
forme est prédéfinie de sorte à suivre sensiblement le segment S, ce qui maximise
la longueur de la lame mobile. Les axes d'articulation A13, A14, A15 font notamment
saillie au-delà du segment S. La forme convexe est ainsi supprimée. La lame mobile
1 présente même une portion légèrement concave, vue du poignet du porteur de la montre-bracelet.
[0032] D'une manière générale, la valeur absolue du rayon de courbure de la lame mobile
1 ou d'une portion de lame mobile 1 peut varier, voire significativement varier, lorsque
la lame mobile 1 passe de sa première forme C1 à sa deuxième forme C2. Dans la variante
de réalisation des figures 9 à 12, la valeur absolue du rayon de courbure d'une portion
de lame mobile 1 dans sa deuxième forme C2 est plus importante, voire significativement
plus importante, que la valeur absolue du rayon de courbure de la lame mobile 1 dans
sa première forme C1, par exemple 1.5 fois à 5 fois plus importante. Cela peut permettre
d'épouser au mieux les parties d'une main présentant les plus fortes courbures, telles
que le contour du pouce, pendant le passage de la montre.
[0033] Les figures 13 à 16 illustrent un deuxième mode de réalisation, dans lequel la lame
mobile 1 est toujours divisée en quatre parties 11, 12, 13, 14, à titre d'exemple.
Naturellement, tout autre nombre de parties supérieur à deux serait possible. Ce deuxième
mode de réalisation se distingue du premier mode de réalisation par les liaisons A11,
A12, A13 entre les différentes parties, qui sont formées par des zones de moindre
épaisseur de la lame mobile 1. Dans ce mode de réalisation, les zones de moindre épaisseur
sont obtenues par enlèvement de matière, de manière symétrique depuis les deux surfaces
opposées de la lame mobile 1 : cet enlèvement de matière prend la forme de parties
creuses en forme de demi-cercles de rayon r, qui ne laissent qu'une faible épaisseur
e minimale de matière, positionnée au centre dans l'épaisseur de la lame mobile 1.
[0034] Ces liaisons forment ainsi des cols, dont le comportement s'apparente à celui d'une
articulation A11, A12, A13 du mode de réalisation précédent. En variante, d'autres
zones de moindre épaisseur pourraient aussi former une liaison de type pivot flexible.
Dans ce mode de réalisation, la géométrie choisie repose donc sur deux demi-cercles
de rayon r : préférentiellement, ce rayon r des demi-cercles est au moins supérieur
à quatre fois l'épaisseur e minimale de la lame mobile 1. Cette condition permet de
répartir au mieux les contraintes et permet notamment d'éviter toute concentration
de contrainte au milieu du col.
[0035] Avantageusement, la lame mobile 1 peut être formée en un alliage superélastique,
tel qu'un alliage en nickel-titane comme le Nitinol, afin de maximiser l'épaisseur
e et ainsi optimiser la résistance à la traction et à la torsion de la lame mobile
1 pour un débattement angulaire maximal donné des différentes portions de lame.
[0036] A l'instar du premier mode de réalisation, une telle articulation est délimitée angulairement
par des butées, de façon à définir de manière univoque les première et deuxième formes
prédéfinies de la lame mobile 1, par le positionnement relatif des différentes parties
11, 12, 13, 14 de la lame mobile 1. Ces butées sont formées par des parois latérales
de chaque partie de la lame au niveau de chacun des cols. Dans cette construction
particulière, les cols ne recouvrent avantageusement pas l'entier de la section transversale
de la lame mobile 1, qui conserve des parois latérales d'épaisseur inchangée, mais
sectionnée pour permettre le pivotement et former des butées. En variante, les butées
pourraient être supprimées et le débattement angulaire pourrait être limité par la
rigidité même des cols. En variante, les zones de moindre épaisseur pourraient présenter
une autre forme, induisant une déformation de la lame pouvant s'éloigner d'un mouvement
de pivot pur.
[0037] Dans ce second mode de réalisation, la lame mobile 1 peut donc présenter une première
forme C1 prédéfinie, représentée sur les figures 14 et 15, et peut présenter une deuxième
forme C2 représentée par la figure 16. La première forme C1 s'apparente à la première
forme du premier mode de réalisation. La deuxième forme C2 est similaire à la deuxième
forme de la deuxième variante du premier mode de réalisation, représentée en figure
10. Comme précédemment, en configuration déployée, si la lame mobile 1 présente sa
première forme C1, elle comprend au moins une zone qui fait saillie du premier côté
du segment S orienté vers le poignet P, défini précédemment, et présente même une
forme convexe principalement orientée en direction du poignet. Dans sa deuxième forme
C2, la lame mobile est sensiblement rectiligne, et comprend au moins une zone qui
fait saillie du deuxième côté du segment S, opposé au poignet P. Notamment, les articulations
A11, A12, A13 font saillie au-delà du segment S, à l'opposé du poignet P. De plus,
la lame mobile 1 comprend au moins une portion qui présente une forme sensiblement
concave lorsqu'elle est vue depuis le poignet du porteur de la montre-bracelet.
[0038] Dans le mode de réalisation des figures 13 à 16, la valeur absolue du rayon de courbure
d'une portion de la lame mobile 1 dans sa deuxième forme C2 est plus importante, voire
significativement plus importante, que la valeur absolue du rayon de courbure de la
lame mobile 1 dans sa première forme C1, par exemple 1.5 fois à 5 fois plus importante.
[0039] Bien entendu, il est possible de combiner les modes de réalisation et variantes précédents.
Par exemple, il est possible d'imaginer une lame mobile 1 comprenant différents types
d'articulations, regroupant par exemple au moins une articulation telle que prévue
dans le premier mode de réalisation et au moins une articulation telle que prévue
dans le deuxième mode de réalisation.
[0040] Les figures 17 à 20 illustrent un troisième mode de réalisation, dans lequel la lame
mobile 1 est divisée en deux parties 11, 12. Naturellement, comme pour les autres
modes de réalisation, tout autre nombre de parties serait possible. Ce troisième mode
de réalisation se distingue des deux modes de réalisation précédents en ce qu'il ne
comprend pas une liaison entre les deux parties 11, 12 de type pivot, le comportement
de la lame pour changer de forme n'étant pas basé sur une articulation.
[0041] Les figures 17 et 18 illustrent la lame mobile 1 dans sa deuxième forme C2, qui est
sa forme au repos. Ses deux parties 11, 12 se distinguent pas une forme et une épaisseur
différentes. Dans la configuration déployée du fermoir représentée par la figure 17,
la lame mobile 1 comprend d'abord une première partie 11 concave, vue depuis le poignet
P, à proximité de l'axe A1 d'articulation de la lame mobile 1 avec la deuxième lame
2, voire rectiligne, puis une deuxième partie 12 sensiblement rectiligne, voire légèrement
convexe, vue depuis le poignet P. La lame mobile 1 comprend ainsi une zone d'inflexion
Z1 entre les deux parties 11, 12. La lame mobile 1 est donc conformée pour présenter
dans cette deuxième forme C2 une première partie 11 qui fait saillie du côté du segment
S, s'étendant entre les deux axes A1, A2 positionnés à ses extrémités, opposé au poignet
P. Le préformage de la lame mobile 1 définit ainsi une géométrie univoque et stable
au repos, qui correspond à la deuxième forme C2 prédéfinie.
[0042] Ainsi, la lame mobile 1 permet bien d'optimiser le passage d'une main lors de la
mise au poignet ou lors du retrait de la montre-bracelet du poignet. Particulièrement,
la première partie 11 de forme sensiblement concave ou rectiligne de la lame mobile
1 offre ainsi un passage supplémentaire à la main du porteur de la montre par rapport
à la solution de l'état de la technique représentée par la figure 1. Une telle première
partie 11 est par exemple particulièrement adaptée au passage du pouce d'une main
du porteur.
[0043] Lors de la fermeture du fermoir, la lame mobile 1 pivote vers la deuxième lame 2
autour de l'axe A1 d'articulation, jusqu'à ce que la lame mobile 1 vienne buter à
l'encontre de la lame 2 au niveau de surfaces de butée respectives B1, B2. Cette configuration
intermédiaire en butée est illustrée par la figure 19. Dans cette configuration, la
rotation autour de l'axe d'articulation A1 est terminée.
[0044] Le porteur de la montre poursuit ensuite le mouvement de fermeture du fermoir, qui
induit le déplacement de la lame mobile 1 vers la deuxième lame 2 et une déformation
élastique de la lame mobile 1. Cette déformation élastique de la lame mobile 1 se
produit notamment principalement au niveau de la partie 11, et peut notamment se produire
au niveau de la zone d'inflexion Z1. Le mouvement est poursuivi jusqu'à la fermeture
du fermoir, à savoir jusqu'à la fixation de la lame mobile 1 avec la deuxième lame
2 du fermoir, notamment par un dispositif de verrouillage 4, 5, 6 approprié. La lame
mobile 1 se retrouve ainsi déformée de façon à présenter une première forme C1 dans
laquelle sa courbure est sensiblement constante et prévue pour épouser au mieux la
courbure de la lame 2, ainsi que le poignet d'un porteur. La première forme C1 de
la lame mobile est illustrée sur la figure 20, en comparaison avec la deuxième forme
C2.
[0045] En variante, ce troisième mode de réalisation pourrait être obtenu par toute géométrie
de la lame mobile 1 présentant au moins une zone d'inflexion. Elle pourrait donc comprendre
plusieurs zones d'inflexion.
[0046] Avantageusement, dans ce mode de réalisation, la première partie 11 présente une
épaisseur e1 inférieure à l'épaisseur e2 de la deuxième partie 12 de façon à ce que
la première partie 11 puisse être flexible, notamment en comparaison à la deuxième
partie, et présenter un moment de flexion optimisé. D'autre part, la deuxième partie
12 est considérée rigide et indéformable dans ce mode de réalisation, sous l'effet
des manipulations conventionnelles du porteur de la montre-bracelet.
[0047] Préférentiellement, les deux épaisseurs e1, e2 de chaque partie 11, 12 respective
vérifient :
e1<e2/2, voire e1<e2/3 ;
e2 ∼ e3, où e3 est l'épaisseur constante de la lame 2 ;
e1 ∼ 0.3 mm et e2 ∼ 1 mm.
L'épaisseur e1 de la première partie 11 peut être constante sur toute la longueur
de la première partie 11. De même, l'épaisseur e2 de la deuxième partie 12 peut être
constante sur toute la deuxième partie 12. Alternativement, ces épaisseurs e1 et/ou
e2 peuvent varier, de manière continue ou discontinue, de façon à proposer une lame
mobile 1 déformable en flexion, tout en étant suffisamment résistante à la traction
et à la torsion en regard de critères d'exigence prédéfinis. La section transversale
de chacune des parties peut également varier de façon à répondre à ces critères.
[0048] Selon une variante du troisième mode de réalisation non représentée, la lame mobile
1 peut simplement présenter une épaisseur variable sur sa longueur, sans zone d'inflexion.
Cette épaisseur variable forme un compromis qui lui permet d'atteindre une souplesse
suffisante pour se déformer élastiquement entre deux formes différentes, tout en conservant
une rigidité mécanique suffisante pour sa manipulation.
[0049] Avantageusement, la lame mobile 1 peut être formée en un alliage superélastique,
tel qu'un alliage en nickel-titane comme le Nitinol.
[0050] Préférentiellement, l'énergie potentielle élastique accumulée par la déformation
élastique de la lame mobile 1 dans sa première forme, en configuration fermée du fermoir,
peut être mise à profit pour contribuer à la fonction de verrouillage et/ou de déverrouillage
de la lame mobile 1, en coopération avec un dispositif de verrouillage 4, 5, 6 des
deux lames 1, 2 du fermoir. Notamment, l'énergie potentielle élastique accumulée par
la déformation élastique de la lame mobile 1 dans sa première forme peut être mise
à profit pour faciliter l'ouverture du fermoir, à savoir permettre l'éloignement de
la lame mobile 1 relativement à la deuxième lame 2, par son pivotement autour de l'axe
A1 d'articulation, sans contribution significative du porteur de la montre-bracelet.
[0051] L'invention a été illustrée dans le cadre d'un fermoir à lames déployantes comprenant
deux lames 1, 2. En variante, le fermoir pourrait présenter toute autre architecture
que celle représentée par les figures. Il pourrait comprendre un nombre supérieur
de lames déployantes. Par exemple, il pourrait comprendre trois lames, dont deux lames
mobiles agencées respectivement aux deux extrémités d'une troisième lame de centre,
et venant se verrouiller en partie centrale de cette troisième lame en configuration
fermée du fermoir. Dans ce cas, une lame mobile ou les deux lames mobiles pourraient
comprendre plusieurs parties mobiles les unes par rapport aux autres pour atteindre
deux formes prédéfinies.
[0052] La lame mobile a été illustrée comme se repliant sur une autre lame en configuration
fermée, sa position fermée étant fixée par un dispositif de verrouillage. En variante,
un simple dispositif de maintien, par exemple par un simple clippage, et/ou tout autre
dispositif de verrouillage peut être prévu pour la fixation temporaire et amovible
de la lame mobile sur le fermoir en configuration fermée du fermoir. De plus, la lame
mobile a été illustrée comme se superposant sur une autre lame en configuration fermée
du fermoir. En variante, cette lame mobile pourrait occuper un positionnement différent
en configuration fermée du fermoir, par exemple totalement ou partiellement imbriqué
dans une autre lame. Plus généralement, la lame mobile s'étend ainsi de manière continue
sur toute sa longueur sensiblement le long de la surface d'une deuxième lame en configuration
fermée du fermoir.
[0053] Selon l'architecture du fermoir, la lame mobile peut prendre plusieurs géométries.
Nous définissons une lame mobile d'un fermoir au sens de l'invention comme une lame
comprenant une articulation au niveau d'une première extrémité, autour de laquelle
elle pivote par rapport à une autre lame du fermoir pour le passage d'une configuration
fermée à une configuration déployée du fermoir, ou inversement, et qui s'étend continument
de sa première extrémité vers une deuxième extrémité dans la configuration fermée
du fermoir.
[0054] Cette lame mobile comprend deux formes prédéfinies, c'est-à-dire que ces formes peuvent
être obtenues de manière répétée et fiable, de manière automatique ou sous l'effet
d'un actionnement donné d'un porteur du fermoir. Ces formes peuvent être prédéfinies
de différentes manières, par les propriétés géométriques et/ou mécaniques de la lame
mobile. De plus, une forme prédéfinie peut être stable ou non : une forme est stable
lorsqu'elle est automatiquement maintenue lorsqu'elle est atteinte, en l'absence de
toute contrainte exercée par un porteur.
[0055] L'invention a été illustrée à partir d'un fermoir destiné à un bracelet, ce bracelet
étant destiné à une montre-bracelet. L'invention porte ainsi aussi sur un bracelet
et sur une montre-bracelet en tant que tels, comportant un tel fermoir. En variante,
le fermoir peut être associé à tout autre bracelet, pour tout autre objet qu'une montre
à fixer sur un poignet ou toute autre partie. Cet objet peut être une « smartwatch
», un accessoire de plongée sous-marine tel un profondimètre ou un ordinateur de plongée
sous-marine par exemple, ou encore un composant de joaillerie.
1. Fermoir à lames déployantes pour bracelet,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux lames (1, 2), dont une lame mobile (1) articulée sur une
deuxième lame (2) au niveau de premières extrémités, le fermoir pouvant occuper une
première configuration fermée dans laquelle :
- La lame mobile (1) présente une première forme (C1) prédéfinie et s'étend de manière
continue sur toute sa longueur, sensiblement le long de la surface de la deuxième
lame (2) ;
- La deuxième extrémité de la lame mobile (1) est maintenue en position par le fermoir;
le fermoir pouvant occuper une deuxième configuration déployée dans laquelle la deuxième
extrémité de la lame mobile (1) est libre, la lame mobile (1) pouvant ainsi être éloignée
de la surface de la deuxième lame (2),
caractérisé en ce que, dans la deuxième configuration déployée, la lame mobile (1) est apte à présenter
une deuxième forme (C2) prédéfinie, différente de la première forme (C1) prédéfinie,
pour optimiser la surface de passage de la main d'un porteur du fermoir.
2. Fermoir selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la lame mobile présente une première forme (C1) courbée convexe, vue du poignet,
en configuration déployée du fermoir, apte à épouser la forme du poignet d'un porteur
du fermoir en configuration fermée du fermoir, et peut présenter une deuxième forme
(C2) comprenant au moins une partie sensiblement rectiligne et/ou concave, vue du
poignet, dans la configuration déployée du fermoir et/ou comprenant au moins une partie
faisant saillie au-delà d'un segment (S) délimité par les deux extrémités de la lame
mobile (1) s'éloignant ainsi du poignet d'un porteur du fermoir dans la configuration
déployée du fermoir.
3. Fermoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première forme (C1) et/ou la deuxième forme (C2) de la lame mobile (1) est une
forme prédéfinie stable.
4. Fermoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend au moins deux parties (11, 12) articulées entre elles
par une articulation (A11).
5. Fermoir selon la revendication précédente, caractérisé en ce que chaque partie (11, 12) de la lame mobile (1) comprend respectivement deux butées
(11a, 11b) (12a, 12b) au niveau de leur articulation (A11), délimitant chacune la
position des deux parties (11, 12) de la lame mobile (1) et définissant les deux formes
prédéfinies.
6. Fermoir selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend au moins une articulation comprenant un axe d'articulation
autour duquel deux parties (11, 12) de la lame mobile (1) sont articulées entre elles.
7. Fermoir selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend au moins une articulation comprenant une zone de moindre
épaisseur formant une liaison pivot entre deux parties (11, 12) de la lame mobile
(1) disposées de part et d'autre de ladite zone de moindre épaisseur.
8. Fermoir selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'au moins une articulation permet une rotation d'amplitude comprise entre 20 et 80
degrés inclus entre deux parties (11, 12) articulées de la lame mobile (1).
9. Fermoir selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend au moins une zone d'inflexion (Z1) permettant la déformation
élastique de la lame mobile (1).
10. Fermoir selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la lame mobile (1) présente une deuxième position (C2) stable destinée à la configuration
déployée du fermoir, en ce que la lame mobile (1) comprend au moins deux parties (11, 12) réparties autour d'une
zone d'inflexion (Z1).
11. Fermoir selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend deux parties (11, 12) présentent une courbure différente
et/ou des épaisseurs différentes et/ou sont de convexités opposées.
12. Fermoir selon l'une des revendications 9 à 11,
caractérisé en ce que la lame mobile (1) comprend deux parties (11, 12) d'épaisseurs respectives (e1, e2)
différentes, respectant les conditions suivantes :
e1 < e2/2, voire e1 < e2/3 ;
et
en ce que l'épaisseur e2 de la deuxième partie (12) de la lame mobile (1) est proche de l'épaisseur
e3 de la deuxième lame (2).
13. Fermoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la lame mobile (1) est en alliage superélastique, tel qu'un alliage en nickel-titane
comme le Nitinol, et/ou en ce que la lame mobile (1) présente une longueur comprise entre 20 et 60 mm.
14. Fermoir selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est un fermoir à deux lames déployantes de sensiblement même longueur ou en ce qu'il est un fermoir à deux lames mobiles autour d'une troisième lame de centre.
15. Bracelet, caractérisé en qu'il comprend au moins un fermoir à lames déployantes selon
l'une des revendications précédentes.
16. Montre-bracelet, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un bracelet selon la revendication précédente.