[0001] La présente invention concerne une carabine à culasse linéaire.
[0002] Dans le domaine des armes à feu,
FR-A-3 043 767 divulgue une carabine comprenant un canon, une culasse, qui est mobile en translation
par rapport au canon et qui comprend une tête de culasse adaptée pour être engagée
à l'intérieur d'une extrémité du canon et un mécanisme de verrouillage de la tête
de culasse à l'intérieur du canon. Typiquement, le mécanisme de verrouillage comprend
des segments basculants, qui sont disposés en cercle, accolés les uns aux autres,
et qui sont mobiles chacun entre une position déverrouillée, où ils ne s'opposent
pas au désengagement de la tête de culasse hors du canon, et une position verrouillée,
où ils s'opposent au retrait de la tête de culasse hors du canon. On utilise un manchon,
monté coulissant autour de la tête de culasse, pour faire basculer les segments basculants
de leur position déverrouillée à leur position verrouillée, et réciproquement. Le
déplacement du manchon est commandé par un levier, manoeuvrable par l'utilisateur.
Ce type de carabine est qualifié de carabine à culasse linéaire (ou à réarmement linéaire),
dans la mesure où il faut déplacer la culasse en translation pour recharger.
[0003] De manière classique, une carabine comprend également un percuteur, dont la fonction
est d'enfoncer l'amorce de la cartouche sous l'effet d'un effort élastique exercé
par un ressort. La détente du ressort est commandée par une gâchette, dont le basculement
s'effectue lorsque l'utilisateur appuie sur la queue de détente.
[0004] Avec une carabine à culasse linéaire, le séquencement lors d'un tir est le suivant.
Tout d'abord, l'utilisateur recule la culasse à distance du canon pour pouvoir charger
une munition (cartouche) à l'intérieur de la chambre. Ensuite, l'utilisateur bascule
le levier vers lui pour armer le percuteur, c'est-à-dire comprimer le ressort du percuteur.
Lors de cette étape, le corps du percuteur est entrainé par le levier vers l'arrière
et vient s'accrocher à un cran formé sur la gâchette. La gâchette retient alors le
percuteur en position et le ressort du percuteur est comprimé. Ensuite, l'utilisateur
avance la culasse en direction du canon et amène la tête de culasse à l'intérieur
du canon. L'utilisateur peut alors verrouiller le déplacement de la tête de culasse
en pivotant le levier. Une fois que la tête de culasse est verrouillée, l'utilisateur
peut tirer en agissant sur la gâchette par l'intermédiaire de la queue de détente.
[0005] Pendant toute la phase de verrouillage de la tête de culasse, le percuteur est maintenu
en position armée par la seule action de la gâchette. Ainsi, si l'utilisateur appuie
sur la queue de détente avant que la tête de culasse soit complètement verrouillée,
le percuteur est libéré et est poussé vers l'avant par la force du ressort. Il y a
alors un risque que le percuteur enfonce l'amorce de la cartouche et le coup peut
partir alors même que la tête de culasse n'est pas totalement verrouillée, ce qui
est bien entendu inacceptable.
[0006] C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en
proposant un nouveau type de carabine, avec laquelle la gâchette est inactive tant
que la tête de culasse n'est pas complètement verrouillée à l'intérieur du canon.
[0007] A cet effet l'invention concerne une carabine à culasse linéaire, comprenant un canon,
la culasse, qui est mobile en translation par rapport au canon et qui comprend une
tête de culasse adaptée pour être engagée à l'intérieur d'une extrémité du canon,
la tête de culasse logeant intérieurement un percuteur chargé élastiquement par un
ressort, une gâchette de maintien du percuteur, un mécanisme de verrouillage, pour
verrouiller sélectivement la tête de culasse dans une configuration engagée à l'intérieur
du canon, ce mécanisme comprenant un levier mobile entre une position déverrouillée
et une position verrouillée. Conformément à l'invention, la course du levier entre
la position déverrouillée et la position verrouillée comprend un premier tronçon,
le long duquel le levier s'oppose au relâchement du percuteur sous la force du ressort
et pousse le percuteur dans une configuration où la gâchette ne coopère plus avec
le percuteur, et un deuxième tronçon, le long duquel le percuteur est rappelé dans
une configuration où il est apte à coopérer avec la gâchette et où le levier, alors
en position verrouillée, ne s'oppose plus au relâchement du percuteur.
[0008] Grâce à l'invention, pendant la phase de verrouillage de la tête de culasse, le percuteur
est décliqueté de la gâchette et est maintenu en position armée par la seule action
du levier. Tant que le levier n'a pas basculé en position verrouillée, il empêche
donc le relâchement du percuteur. Ainsi, si l'utilisateur appuie sur la queue de détente
avant que la tête de culasse soit complètement verrouillée, cela n'aura absolument
aucun effet car, pendant cette phase, le percuteur est de toutes les manières désengagé
de la gâchette. On évite ainsi le risque d'accident.
[0009] Selon des aspects avantageux, mais non obligatoires de l'invention, une telle carabine
peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises dans toute
combinaison techniquement admissible :
- Le levier comprend un organe mécanique, qui bute contre un organe mécanique complémentaire
du percuteur lorsque le levier se trouve dans le premier tronçon, de façon à, d'une
part, s'opposer au relâchement du percuteur sous la force du ressort et, d'autre part,
à pousser le percuteur dans une configuration où la gâchette ne coopère plus avec
le percuteur.
- L'organe mécanique du levier et l'organe mécanique complémentaire du percuteur forment
ensemble un mécanisme de came, permettant de transformer la rotation du levier en
un mouvement de translation du percuteur.
- Lorsque le levier est pivoté de la position verrouillée à la position déverrouillée,
le levier est capable de pousser le percuteur, à l'encontre de l'effort élastique
exercé par le ressort, jusque dans une position où le percuteur s'accroche à la gâchette
par encliquetage.
- La carabine comprend un autre ressort pour maintenir la gâchette dans une position
où elle est apte à s'encliqueter avec le percuteur.
- Le deuxième tronçon est consécutif au premier tronçon sur le trajet du levier entre
la position déverrouillée et la position verrouillée.
- Dans le premier tronçon, le percuteur est poussé dans une configuration où il est
décliqueté de la gâchette.
- L'axe de rotation du levier est perpendiculaire à l'axe de déplacement du percuteur.
- Le mécanisme de verrouillage comprend des segments basculants disposés en cercle,
de manière accolée les uns aux autres, les segments étant mobiles chacun entre une
position déverrouillée, où ils ne s'opposent pas au désengagement de la tête de culasse
hors du canon, et une position verrouillée, où ils s'opposent au retrait de la tête
de culasse hors du canon. Le mécanisme de verrouillage comprend un organe pour faire
basculer les segments basculants de leur position déverrouillée à leur position verrouillée,
et réciproquement.
- L'organe est un manchon monté coulissant autour de la tête de culasse.
[0010] L'invention et d'autre avantages de celle-ci apparaitront plus clairement à la lumière
de la description qui va suivre d'un mode de réalisation d'une carabine à culasse
linéaire, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés
dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de côté d'une culasse linéaire d'une carabine conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue en perspective du percuteur de la carabine,
- la figure 3 est une vue en perspective du levier de la carabine,
- les figures 4 à 17 sont des coupes, représentant les étapes successives mises en oeuvre
lors d'un tir.
[0011] La figure 1 représente une culasse 2 de carabine. La culasse 2 est montée en translation
sur une glissière 4 fixée sur le corps de la carabine, à proximité de la crosse. La
culasse 2 est ainsi mobile en translation suivant un axe X2 sensiblement parallèle
à un axe longitudinal de la carabine (non représentée). On parle donc ainsi d'une
carabine à culasse linéaire, ou à réarmement linéaire.
[0012] Classiquement, la carabine comprend un canon (non représenté), la culasse étant mobile
en translation par rapport au canon. Comme décrit dans
FR 3 043 767, dont le contenu est incorporé par référence, la culasse 2 comprend une tête de culasse
6 adaptée pour être engagée à l'intérieur d'une extrémité du canon. La tête de culasse
6 loge intérieurement un percuteur 8, qui est représenté seul à la figure 2 et qui
est chargé élastiquement par un ressort (non représenté), que l'on appelle couramment
ressort de percuteur.
[0013] Le percuteur 8 est mobile en translation suivant un axe parallèle à l'axe X2 de déplacement
de la culasse 2. Typiquement, lors d'un tir, le percuteur 8 est projeté vers l'avant
sous la force du ressort de percuteur pour venir enfoncer l'amorce d'une cartouche
(non représentée) logée dans une chambre du canon.
[0014] Avantageusement, le percuteur 8 comprend des fentes latérales 82 de guidage en translation
selon l'axe X2.
[0015] Dans le présent document, la direction avant désigne une direction sensiblement parallèle
à l'axe longitudinal de la carabine et orientée vers la direction du tir, et la direction
arrière définit une direction complètement opposée, tournée vers le tireur.
[0016] Comme visible par exemple à la figure 6, la carabine comprend également une gâchette
12 de maintien du percuteur 8. La gâchette 12 est conçue pour maintenir le percuteur
8 en position armée, avec le ressort de percuteur comprimé, tant que le tireur n'a
pas appuyé sur la queue de détente. Avantageusement, la carabine comprend un autre
ressort 13, représenté schématiquement à la figure 7 uniquement, pour maintenir la
gâchette 12 dans une position où elle est apte à s'encliqueter avec le percuteur 8.
Notamment, la gâchette 12 comprend une extrémité 120 en forme de crochet, plus communément
appelée cran de gâchette, qui est conçue pour venir se loger dans une encoche 84 du
percuteur 8, afin de retenir le percuteur 8 en arrière.
[0017] Avantageusement, la carabine comprend un mécanisme de verrouillage, pour verrouiller
sélectivement la tête de culasse 6 dans une configuration engagée à l'intérieur du
canon, ce mécanisme comprenant un levier 14, qui est représenté seul à la figure 3
et qui est mobile entre une position déverrouillée, représentée par exemple à la figure
7, et une position verrouillée, représentée par exemple à la figure 13.
[0018] Typiquement, l'axe de rotation du levier est perpendiculaire à l'axe de déplacement
du percuteur 8 (et également à l'axe X2 de déplacement de la culasse 2).
[0019] Dans l'exemple, et comme visible à la figure 9 notamment, le mécanisme de verrouillage
comprend des segments basculants 16 disposés en cercle, de manière accolée les uns
aux autres. Ces segments 16 sont logés dans une cavité définie dans le canon, à l'avant
de la chambre de réception de la cartouche. Les segments 16 sont mobiles chacun entre
une position déverrouillée, représentée par exemple à la figure 9, où ils ne s'opposent
pas au désengagement de la tête de culasse 6 hors du canon, et une position verrouillée,
représentée par exemple à la figure 13, où ils s'opposent au retrait de la tête de
culasse 6 hors du canon. Tous les détails relatifs à la structure et au fonctionnement
du mécanisme de verrouillage sont décrits dans la publication
FR 3 043 767.
[0020] Egalement, le mécanisme de verrouillage comprend un organe 18 pour faire basculer
les segments basculants 16 de leur position déverrouillée à leur position verrouillée,
et réciproquement.
[0021] De préférence, cet organe 18 est un manchon monté coulissant autour de la tête de
culasse 6. Le déplacement du manchon 18 est commandé par l'action du levier 14. Notamment,
lorsque le levier est en position déverrouillée, le manchon 18 est avancé et maintient
les segments 16 dans leur configuration déverrouillée. A l'inverse, lorsque le levier
est basculé en position verrouillée, le manchon 18 recule (voir les flèches F5 à la
figure 13) et pousse les segments 16 dans leur configuration verrouillée, comme représenté
par la flèche F6 à la figure 13.
[0022] On décrit ci-après une séquence de tir (étape par étape) en référence aux figures
4 à 13 notamment.
[0023] Le tireur pivote le levier 14 vers l'arrière, c'est-à-dire dans le sens de la flèche
F2 à la figure 4, pour armer le percuteur 8, c'est-à-dire pour comprimer le ressort
de percuteur. Plus précisément, le tireur pivote le levier 14 de la position verrouillée,
où il s'étend sensiblement de manière perpendiculaire à l'axe longitudinal de la carabine,
vers la position déverrouillée, où il s'étend de manière inclinée par rapport à l'axe
longitudinal de la carabine. Lors de cette étape, le corps du levier 14, qui porte
la référence 140, pousse le percuteur 8 vers l'arrière. Le ressort de percuteur se
retrouve alors comprimé. Le corps du levier 140 est logé à l'intérieur d'une enveloppe
protectrice de la culasse 2.
[0024] Le percuteur 8 est guidé dans son mouvement selon l'axe X2 par des pions fixes 10,
qui sont engagés respectivement dans les fentes 82 du percuteur 8.
[0025] Lorsque le levier 14 arrive en bout de course, typiquement dans la configuration
de la figure 7, le percuteur 8 vient s'accrocher, ou s'encliqueter, automatiquement
sur la gâchette 12. En pratique, le percuteur 8 pousse légèrement la gâchette vers
le bas, à l'encontre de l'effort élastique exercé par le ressort 13, pour passer le
crochet saillant de la gâchette 12 et la gâchette revient automatiquement sous l'effort
de rappel de son ressort dans une position où elle vient s'encliqueter avec le percuteur
8. Notamment, l'extrémité 120 de la gâchette 12 s'accroche au percuteur 8, plus précisément
au niveau de l'encoche 84 du percuteur 8. Le percuteur 8 est alors maintenu en arrière,
dans une position dite armée. On se trouve alors dans la configuration de la figure
7.
[0026] On dit alors que, lorsque le levier est pivoté de la position verrouillée à la position
déverrouillée, le levier est capable de pousser le percuteur, à l'encontre de l'effort
élastique exercé par le ressort de percuteur, jusque dans une position où le percuteur
8 s'accroche à la gâchette 12 par encliquetage.
[0027] Ensuite, le tireur recule la culasse 2 à distance du canon, comme représenté par
la flèche F1 à la figure 1. Le tireur peut alors éventuellement insérer une cartouche
à l'intérieur de la chambre du canon, c'est-à-dire chambrer une cartouche.
[0028] Par la suite, le tireur déplace la culasse 2 vers l'avant, afin d'insérer la tête
de culasse 6 à l'intérieur du canon. On se trouve alors dans la configuration de la
figure 9. Le tireur doit alors verrouiller la tête de culasse 6 à l'intérieur du canon,
pour éviter notamment le recul de la culasse lors du tir. Pour ce faire, le tireur
bascule le levier 14 de la position déverrouillée vers la position verrouillée, c'est-à-dire
dans le sens de la flèche F3 à la figure 11.
[0029] La course du levier 14 entre la position déverrouillée et la position verrouillée
comprend un premier tronçon, défini entre la configuration de la figure 8 et la configuration
de la figure 14, le long duquel le levier 14 s'oppose au relâchement du percuteur
8 sous la force du ressort de percuteur et pousse le percuteur 8 dans une configuration
où la gâchette 12 ne coopère plus avec le percuteur 8.
[0030] Plus précisément, le levier 14 comprend un organe mécanique 142, visible notamment
à la figure 3, qui bute contre un organe mécanique complémentaire 80 du percuteur
8 lorsque le levier 14 se trouve dans le premier tronçon, de façon à, d'une part,
s'opposer au relâchement du percuteur 8 sous la force du ressort de percuteur et,
d'autre part, à pousser le percuteur 8 dans une configuration où la gâchette 12 ne
coopère plus avec le percuteur 8. Dans l'exemple, le percuteur 8 est poussé dans une
configuration où il est décliqueté de la gâchette 12. Ceci est visible lorsque l'on
regarde l'agrandi de la figure 12, où l'on aperçoit la présence d'un jeu J entre les
surfaces fonctionnelles de la gâchette 12 et celles du percuteur 8. Ce jeu J indique
que la gâchette 12 ne coopère plus avec le percuteur 8. Ainsi, dans cette configuration,
le tireur peut appuyer sur la queue de détente, sans que cela n'ait un quelconque
effet. En d'autres termes, la gâchette 12 est complètement inactive.
[0031] Comme visible à la figure 10, l'organe mécanique 142 du levier, qui est formé dans
l'exemple par un relief saillant, bute contre l'organe mécanique complémentaire 80
du percuteur 8, ce qui permet de retenir le percuteur 8 vers l'arrière et d'éviter
que le coup parte tout seul. Typiquement, l'organe 80 mentionné ci-dessus est formé
par un relief saillant, formé sur un côté du percuteur 8 (voir figure 2).
[0032] Avantageusement, l'organe mécanique 142 du levier et l'organe mécanique complémentaire
80 du percuteur forment ensemble un mécanisme de came, permettant de transformer la
rotation F3 du levier 14 en un mouvement de translation F4 du percuteur 8. Cela signifie
que les surfaces fonctionnelles des organes 142 et 80, c'est-à-dire les surfaces de
contact, sont complémentaires l'une de l'autre. En particulier, ces surfaces fonctionnelles
sont inclinées de manière à obtenir un effet de coin, qui transforme le mouvement
de rotation du levier 14 en un mouvement de translation.
[0033] La course du levier 14 entre la position déverrouillée et la position verrouillée
comprend par ailleurs un deuxième tronçon, défini entre la configuration de la figure
14 et la configuration de la figure 16, et, le long duquel le percuteur 8 est rappelé
élastiquement vers l'avant, par la force du ressort de percuteur, dans une configuration
où il est apte à coopérer avec la gâchette 12 et où le levier 14, alors en position
verrouillée, ne s'oppose plus au relâchement du percuteur 8.
[0034] Dans l'exemple, le deuxième tronçon est consécutif au premier tronçon sur le trajet
du levier entre la position déverrouillée et la position verrouillée.
[0035] Dans la majorité des cas, le percuteur 8 est rappelé dans une configuration où il
coopère avec la gâchette 12, c'est-à-dire dans une configuration où la gâchette 12
maintient le percuteur en position armée par encliquetage.
[0036] La carabine est alors dans la configuration de la figure 16. Dans cette configuration,
la tête de culasse 6 est verrouillée à l'intérieur du canon, et le percuteur 8 est
maintenu par la gâchette 12. En appuyant sur la queue de détente (non représentée),
le tireur fait basculer la gâchette 12 dans le sens de la flèche F7, ce qui libère
le percuteur 8, lequel est alors projeté vers l'avant sous la force du ressort de
percuteur. Le percuteur 8 vient alors enfoncer l'amorce de la cartouche montée à l'intérieur
du canon, et le coup part.
[0037] En variante non représentée, les organes mécaniques 142 et 80 peuvent être prévus
sous d'autres formes (crans, bosses, entaille, rainures, etc.).
[0038] Les caractéristiques du mode de réalisation représenté sur les figures et des variantes
non représentées envisagées ci-dessus peuvent être combinées entre elles pour générer
de nouveaux modes de réalisation de l'invention.
1. Carabine à culasse linéaire, comprenant :
- un canon,
- la culasse (2), qui est mobile en translation par rapport au canon et qui comprend
une tête de culasse (6) adaptée pour être engagée à l'intérieur d'une extrémité du
canon, la tête de culasse logeant intérieurement un percuteur (8) chargé élastiquement
par un ressort,
- une gâchette (12) de maintien du percuteur,
- un mécanisme de verrouillage, pour verrouiller sélectivement la tête de culasse
dans une configuration engagée à l'intérieur du canon, ce mécanisme comprenant un
levier (14) mobile entre une position déverrouillée et une position verrouillée,
caractérisée en ce que la course du levier (14) entre la position déverrouillée et la position verrouillée
comprend :
- un premier tronçon, le long duquel le levier s'oppose au relâchement du percuteur
(8) sous la force du ressort et pousse le percuteur dans une configuration où la gâchette
(12) ne coopère plus avec le percuteur, et
- un deuxième tronçon, le long duquel le percuteur est rappelé dans une configuration
où il est apte à coopérer avec la gâchette et où le levier (14), alors en position
verrouillée, ne s'oppose plus au relâchement du percuteur (8).
2. Carabine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le levier (14) comprend un organe mécanique (140), qui bute contre un organe mécanique
complémentaire (80) du percuteur (8) lorsque le levier se trouve dans le premier tronçon,
de façon à, d'une part, s'opposer au relâchement du percuteur sous la force du ressort
et, d'autre part, à pousser le percuteur dans une configuration où la gâchette (12)
ne coopère plus avec le percuteur.
3. Carabine selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'organe mécanique (140) du levier et l'organe mécanique complémentaire (80) du percuteur
forment ensemble un mécanisme de came, permettant de transformer la rotation du levier
(14) en un mouvement de translation du percuteur (8).
4. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que, lorsque le levier (14) est pivoté de la position verrouillée à la position déverrouillée,
le levier est capable de pousser le percuteur (8), à l'encontre de l'effort élastique
exercé par le ressort, jusque dans une position où le percuteur s'accroche à la gâchette
(12) par encliquetage.
5. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la carabine comprend un autre ressort (13) pour maintenir la gâchette (12) dans une
position où elle est apte à s'encliqueter avec le percuteur (8).
6. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le deuxième tronçon est consécutif au premier tronçon sur le trajet du levier (14)
entre la position déverrouillée et la position verrouillée.
7. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que dans le premier tronçon, le percuteur (8) est poussé dans une configuration où il
est décliqueté de la gâchette (12).
8. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'axe de rotation du levier (14) est perpendiculaire à l'axe de déplacement du percuteur
(8).
9. Carabine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mécanisme de verrouillage comprend des segments basculants (16) disposés en cercle,
de manière accolée les uns aux autres, les segments étant mobiles chacun entre une
position déverrouillée, où ils ne s'opposent pas au désengagement de la tête de culasse
(6) hors du canon, et une position verrouillée, où ils s'opposent au retrait de la
tête de culasse hors du canon et en ce que le mécanisme de verrouillage comprend un organe (18) pour faire basculer les segments
basculants de leur position déverrouillée à leur position verrouillée, et réciproquement.
10. Carabine selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'organe (18) est un manchon monté coulissant autour de la tête de culasse (6).