Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne un outil d'actionnement d'un correcteur équipant un
objet portable de petites dimensions tel qu'une pièce d'horlogerie. L'invention concerne
plus particulièrement un outil permettant d'actionner un bouton-poussoir de petites
dimensions encore appelé correcteur qui équipe couramment des objets portables tels
que des montres-bracelets à grandes complications ou bien des téléphones intelligents.
Arrière-plan technologique de l'invention
[0002] Certaines montres, en particulier les montres dites à grandes complications, offrent
à leurs utilisateurs un nombre si élevé de fonctions qu'il n'est pas possible de les
corriger toutes à l'aide d'une unique couronne de remontage et de correction. C'est
pour cette raison que de telles montres comprennent des moyens de commande supplémentaires
tels que des boutons-poussoirs. Il existe des boutons-poussoirs de différents types
parmi lesquels on trouve des boutons-poussoirs miniatures qui sont typiquement noyés
dans la carrure de la montre et que l'on actionne habituellement au moyen d'un instrument
pointu. Ces boutons-poussoirs miniatures comprennent classiquement une douille chassée,
collée ou vissée dans une ouverture pratiquée dans la carrure de la montre et une
tige de commande cylindrique apte à coulisser librement dans la douille. La douille
comprend, du côté extérieur de la boîte de la montre, un premier passage cylindrique
adapté aux dimensions d'une première portion de la tige de commande, et du côté intérieur
de la boîte de la montre, un second passage cylindrique agencé dans le prolongement
du premier passage cylindrique et dont le diamètre intérieur, adapté aux dimensions
d'une seconde portion de la tige de commande, est inférieur à celui du premier passage
cylindrique. Une garniture d'étanchéité logée dans une saignée ménagée sur un périmètre
de la première portion de la tige de commande permet de garantir l'étanchéité entre
la tige de commande et la douille. Un tel bouton-poussoir comprend également un ressort
hélicoïdal qui se comprime lorsque l'utilisateur appuie sur le bouton-poussoir miniature,
et dont la force de rappel ramène la tige de commande en position de repos lorsque
l'utilisateur relâche la pression sur le bouton-poussoir.
[0003] Des boutons-poussoirs du type décrit ci-dessus ont des dimensions très réduites.
De tels boutons-poussoirs permettent donc de gagner de la place. En outre, ils ne
font pas saillie de la carrure et ne risquent donc pas d'être actionnés involontairement.
Les opérations de correction se font en enfonçant la tige de commande dans la douille
à l'encontre de la force de rappel du ressort hélicoïdal au moyen d'un instrument
pointu tel qu'un stylo par exemple. Ce dernier point pose problème. En effet, comme
mentionné ci-avant, de tels boutons-poussoirs équipent le plus souvent des montres-bracelets
à grandes complications. Il s'agit de montres extrêmement onéreuses dont les boîtes
sont très souvent réalisées à l'aide de matériaux précieux. Or, les risques de blesser
la boîte de la montre et d'altérer son aspect esthétique lorsqu'on manipule un instrument
pointu sont importants, ce qui est devenu difficilement acceptable. Bien entendu,
il existe toujours la possibilité de retourner la montre en atelier afin qu'elle y
soit repolie, mais cela n'est pas très commode.
[0004] Des boutons-poussoirs du type décrit ci-dessus se retrouvent également sur d'autres
objets portables de petites dimensions tels que des téléphones intelligents et leur
actionnement sert souvent à remettre à zéro les circuits électroniques du téléphone.
Résumé de l'invention
[0005] La présente invention a pour but de remédier aux problèmes susmentionnés ainsi qu'à
d'autres encore en procurant un outil pouvant être utilisé par les horlogers, mais
avant tout destiné aux porteurs de montres et permettant d'actionner de petits boutons-poussoirs
encore appelés correcteurs sans risque de blesser la carrure de la boîte de montre.
L'outil selon l'invention peut également être utilisé pour actionner les correcteurs
qui équipent par exemple des téléphones intelligents et qui servent par exemple à
effectuer la remise à zéro des circuits électroniques du téléphone.
[0006] A cet effet, la présente invention concerne un outil d'actionnement d'un bouton-poussoir
correcteur équipant un objet portable de petites dimensions, cet outil d'actionnement
comprenant un corps qui s'étend entre une extrémité arrière qui définit une zone de
préhension de l'outil d'actionnement, et une extrémité avant qui définit une zone
d'actionnement de l'outil d'actionnement, l'outil d'actionnement comprenant également
une tige d'actionnement agencée pour coulisser de manière coaxiale à l'intérieur du
corps, la tige d'actionnement étant apte à se déplacer d'arrière en avant et d'avant
en arrière entre une position rentrée de repos dans laquelle elle est escamotée de
manière stable à l'intérieur du corps de l'outil d'actionnement, et une position sortie
de travail dans laquelle elle fait saillie hors de la coiffe, la tige d'actionnement
restant dans sa position sortie de travail aussi longtemps qu'une poussée axiale est
exercée sur elle, et revenant dans sa position rentrée de repos aussitôt que la poussée
axiale est annulée.
[0007] Selon des formes particulières de réalisation de l'invention :
- l'outil d'actionnement comprend également du côté de la zone de préhension une embase,
et du côté de la zone d'actionnement une coiffe agencée de manière fixe sur l'embase,
cette embase et cette coiffe formant le corps à l'intérieur duquel la tige d'actionnement
est agencée pour coulisser ;
- l'outil d'actionnement comprend également un ressort hélicoïdal enfilé sur la tige
d'actionnement et prenant appui contre la coiffe à une extrémité avant, et contre
un premier épaulement formé sur la tige d'actionnement à une extrémité arrière, la
tige d'actionnement étant apte à se déplacer à l'encontre de la force de rappel du
ressort hélicoïdal d'arrière en avant et d'avant en arrière entre sa position rentrée
de repos et sa position sortie de travail ;
- la zone de préhension de la tige d'actionnement comprend une première portion cylindrique
avec un premier diamètre et une deuxième portion cylindrique avec un deuxième diamètre
inférieur au premier diamètre, la zone d'actionnement étant formée par une troisième
portion cylindrique avec un troisième diamètre inférieur au deuxième diamètre, la
coiffe étant agencée fixement sur l'embase et délimitant avec la troisième portion
cylindrique de la tige d'actionnement un deuxième logement cylindrique à l'intérieur
duquel le ressort hélicoïdal est disposé de manière coaxiale, le ressort hélicoïdal
prenant appui contre la coiffe à une extrémité avant, et contre un premier épaulement
formé sur la tige d'actionnement dans une zone de raccordement entre la deuxième portion
cylindrique et la troisième portion cylindrique de cette tige d'actionnement à une
extrémité arrière, la troisième portion cylindrique faisant saillie de la coiffe à
l'extrémité avant de l'outil d'actionnement et étant entourée par la portion terminale
de la coiffe qui est également cylindrique.
- la coiffe est vissée sur l'embase.
[0008] Grâce à ces caractéristiques, la présente invention procure un outil qui permet d'actionner
des boutons-poussoirs du type correcteurs, c'est-à-dire noyés dans une carrure d'un
objet portable tel qu'une montre à grandes complications ou un téléphone intelligent,
sans risquer de blesser la carrure de l'objet portable. En effet, au repos, l'outil
d'actionnement se trouve dans une situation dans laquelle son extrémité avant qui
définit une portion d'actionnement d'un correcteur se trouve en retrait par rapport
à une portion d'extrémité qui l'entoure. Par conséquent, lorsque l'on veut actionner
un correcteur au moyen de l'outil d'actionnement selon l'invention, on approche cet
outil du correcteur et on l'applique par sa portion d'extrémité contre la carrure
de l'objet portable. Il n'y a donc, à ce stade, aucun risque de blesser la carrure
de l'objet portable puisque la portion d'actionnement est en retrait par rapport à
la portion d'extrémité. Puis, une fois l'outil d'actionnement appuyé contre la carrure
de l'objet portable, on exerce sur cet outil une légère poussée, ce qui a pour effet
de faire saillir la portion d'actionnement de la tige d'actionnement hors du manchon
correcteur qui l'entoure et permet d'actionner le correcteur. Une fois le correcteur
actionné, on relâche la pression sur l'outil d'actionnement, ce qui a pour effet de
faire à nouveau rentrer immédiatement la portion d'actionnement de la tige d'actionnement
en retrait de la portion d'extrémité qui l'entoure.
[0009] Selon un autre avantage de l'invention, la fonction de guidage de l'outil, assurée
par la portion d'extrémité qui entoure l'outil et qui vient en appui contre le pourtour
extérieur du bouton-poussoir correcteur, est séparée de la fonction d'actionnement
proprement dite de l'outil qui est assurée par la tige d'actionnement, ce qui facilite
grandement le positionnement et l'utilisation de l'outil d'actionnement.
[0010] On a donc compris que la portion d'actionnement qui constitue l'élément actif de
l'outil d'actionnement passe d'un état de repos dans lequel elle est rétractée à l'intérieur
de l'outil d'actionnement, à un état de travail dans lequel elle fait saillie à l'extérieur
de l'outil d'actionnement et permet d'actionner le correcteur. Dans ce mode de réalisation,
la coiffe est fixe, et la tige d'actionnement, et donc la portion d'actionnement,
sont mobiles entre une position rentrée de repos dans laquelle la portion d'actionnement
est complètement entourée par une portion terminale de la coiffe, et une position
de travail dans laquelle la portion d'actionnement fait saillie de la coiffe.
Brève description des figures
[0011] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront plus
clairement de la description détaillée qui suit d'un exemple de réalisation d'un outil
d'actionnement selon l'invention, cet exemple étant donné à titre purement illustratif
et non limitatif seulement en liaison avec le dessin annexé sur lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective et en coupe d'un bouton-poussoir du type correcteur
noyé dans une carrure d'un objet portable tel qu'une montre-bracelet à complications
;
- la figure 2A est une vue en coupe longitudinale d'un outil d'actionnement selon l'invention
en position de repos, et
- la figure 2B est une vue analogue à celle de la figure 2A dans laquelle l'outil d'actionnement
est en position de travail.
Description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention
[0012] La présente invention procède de l'idée générale inventive qui consiste à procurer
un outil d'actionnement permettant d'actionner un bouton-poussoir du type correcteur
noyé dans la carrure d'un objet portable tel qu'une montre-bracelet à complications
ou bien un téléphone intelligent sans risquer de blesser la carrure qui, en particulier
dans le cas des montres-bracelets, est très souvent réalisé en un matériau précieux.
Pour atteindre cet objectif, la présente invention enseigne d'utiliser un outil d'actionnement
dont la portion active est rétractée à l'intérieur du corps de cet outil d'actionnement
en position de repos. On peut ainsi positionner l'outil d'actionnement face au bouton-poussoir
correcteur sans risque de blesser la carrure de l'objet portable. Une fois l'outil
convenablement positionné face au bouton-poussoir correcteur, on exerce une légère
poussée sur l'outil correcteur, ce qui permet la sortie de la portion active hors
du corps de l'outil d'actionnement et de corriger le bouton-poussoir correcteur.
[0013] La figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un bouton-poussoir
de type correcteur dont l'actionnement peut être effectué au moyen d'un outil d'actionnement
selon l'invention. On comprendra cependant que la description d'un tel bouton-poussoir
correcteur est donnée à titre purement illustratif et nullement limitatif seulement.
Il s'agit d'un bouton-poussoir correcteur de type conventionnel dont la structure
n'a nullement besoin d'être modifiée ou adaptée en fonction de la structure de l'outil
d'actionnement selon l'invention. Inversement, les caractéristiques des boutons-poussoirs
correcteurs n'influent pas l'agencement de l'outil d'actionnement selon l'invention.
[0014] Désigné dans son ensemble par la référence numérique générale 1, un bouton-poussoir
de type correcteur comprend classiquement une douille 2 par exemple chassée ou collée
dans une ouverture 4 pratiquée dans une carrure 6 d'un objet portable, par exemple
une montre-bracelet dont la carrure est réalisée dans un matériau précieux ou bien
un téléphone intelligent. Ce bouton-poussoir correcteur 1 peut être actionné par l'utilisateur
au moyen d'un outil pointu 5.
[0015] Une tige de commande 8 cylindrique est apte à coulisser dans la douille 2. La douille
2 comprend à cet effet un premier passage cylindrique 10a qui débouche du côté extérieur
de la carrure 6 de l'objet portable et qui est adapté aux dimensions d'une première
portion 12a de la tige de commande 8. Du côté intérieur de la carrure 6, la douille
2 comprend un second passage cylindrique 10b agencé dans le prolongement du premier
passage cylindrique 10a et qui définit un épaulement 11 à l'intérieur de la douille
2. Le diamètre intérieur de ce second passage cylindrique 10b, adapté aux dimensions
d'une seconde portion 12b de la tige de commande 8, est inférieur à celui du premier
passage cylindrique 10a. Une garniture d'étanchéité 14 logée dans une saignée ménagée
sur un périmètre de la première portion 12a de la tige de commande 8 permet de garantir
l'étanchéité entre la tige de commande 8 et la douille 2. Un tel bouton-poussoir correcteur
1 comprend également un ressort hélicoïdal 16 qui se comprime lorsque l'utilisateur
appuie sur le bouton-poussoir correcteur 1, et dont la force de rappel ramène la tige
de commande 8 en position de repos lorsque l'utilisateur relâche la pression sur le
bouton-poussoir correcteur 1. Le ressort hélicoïdal 16 est en appui contre une rondelle
18 montée fixe sur la première portion 12a de la tige de commande 8 à une extrémité,
et contre l'épaulement 11 à l'autre extrémité.
[0016] Des boutons-poussoirs du type décrit ci-dessus ont des dimensions très réduites.
Ils permettent donc de gagner de la place. En outre, ils ne font pas saillie de la
carrure et ne risquent donc pas d'être actionnés involontairement. De tels boutons-poussoirs
équipent fréquemment des montres haut de gamme dites à complications. Les opérations
de correction se font au moyen d'un instrument pointu tel qu'un stylo par exemple.
Ce dernier point pose cependant problème. En effet, les montres-bracelets à complications
sont des montres extrêmement onéreuses dont les boîtes de montres sont très souvent
réalisées à l'aide de matériaux précieux. Or, les risques de blesser la boîte de la
montre et d'altérer son aspect esthétique lorsqu'on manipule un instrument pointu
sont importants, ce qui est devenu difficilement acceptable.
[0017] Pour pallier ce problème, la présente invention procure un outil d'actionnement pour
un bouton-poussoir correcteur dont un mode de réalisation est illustré aux figures
2A et 2B. Sur ces figures, un outil d'actionnement 46 d'un bouton-poussoir correcteur
1 équipant un objet portable de petites dimensions comprend une tige d'actionnement
48 de forme générale cylindrique qui s'étend entre une extrémité arrière 50 qui définit
une zone de préhension de l'outil d'actionnement 46, et une extrémité avant 52 qui
définit une zone d'actionnement de l'outil d'actionnement 46. A son extrémité avant,
la tige d'actionnement 48 comprend une portion d'actionnement 54 qui constitue l'élément
actif de l'outil d'actionnement 46 via lequel on actionne le bouton-poussoir correcteur
1.
[0018] L'outil d'actionnement 46 comprend également du côté de la zone de préhension une
embase 56, et du côté de la zone d'actionnement une coiffe 58 agencée de manière fixe
sur l'embase 56, par exemple grâce à un filetage 60. L'embase 56 et la coiffe 58 forment
un corps à l'intérieur duquel la tige d'actionnement 48 est agencée pour coulisser
de manière coaxiale d'arrière en avant et d'avant en arrière sous l'effet d'un ressort
hélicoïdal 62 enfilé sur la tige d'actionnement 48 et qui prend appui contre la coiffe
58 à une extrémité avant 52, et contre un premier épaulement 64 formé sur la tige
d'actionnement 48 à une extrémité arrière 50.
[0019] Plus précisément, la tige d'actionnement 48 est mobile entre une position rentrée
de repos (figure 2A) dans laquelle elle est forcée vers l'intérieur du corps de l'outil
d'actionnement 46 par le ressort hélicoïdal 62, et une position sortie de travail
(figure 2B) dans laquelle elle est forcée à l'extérieur du corps de l'outil d'actionnement
46 à l'encontre de la force élastique du ressort hélicoïdal 62. Comme on peut le voir
à l'examen des figures 2A et 2B, une portion terminale 66 de la coiffe 58 entoure
complètement la portion d'actionnement 54 de la tige d'actionnement 48 en position
rentrée de repos de cette dernière, tandis que cette portion d'actionnement 38 fait
saillie au-delà de la portion terminale 66 de la coiffe 58 en position sortie de travail
de la tige d'actionnement 48.
[0020] Lorsqu'on se saisit de l'outil d'actionnement 46 pour actionner le bouton-poussoir
correcteur 1, on commence à approcher cet outil d'actionnement 46 du bouton-poussoir
correcteur 1 et on applique la portion terminale 66 de la coiffe 58 contre la carrure
6 de l'objet portable (figure 2A). Puis, sous l'effet d'une poussée exercée sur la
tige d'actionnement 48, cette tige d'actionnement 48 coulisse axialement à l'intérieur
du corps formé par l'embase 56 et la coiffe 58 et vient presser sur la tige de commande
8 du bouton-poussoir correcteur 1.
[0021] Durant le déplacement relatif de la tige d'actionnement 48 par rapport à la coiffe
58, la portion d'actionnement 54 de la tige d'actionnement 48 vient faire saillie
au-delà de la portion terminale 66 de la coiffe 58 et se retrouve en position sortie
de travail, ce qui permet d'actionner le bouton-poussoir correcteur 1. Pour atteindre
sa position sortie de travail, la tige d'actionnement 48 se déplace à l'encontre de
la force élastique de rappel du ressort hélicoïdal 62 qui se comprime. Lorsque la
correction a été effectuée, on dégage l'outil d'actionnement 46 de la carrure 6 de
l'objet portable, ce qui permet au ressort hélicoïdal 62 de se détendre et de repousser
la coiffe 58 dans sa position de repos dans laquelle sa portion terminale 66 vient
à nouveau complètement entourer la portion d'actionnement 54 de la tige d'actionnement
48.
[0022] Selon une forme particulière de réalisation de l'invention illustrée aux figures
2A et 2B, la tige d'actionnement 48 comprend une première portion cylindrique 48a
avec un premier diamètre, et une deuxième portion cylindrique 48b avec un deuxième
diamètre inférieur au premier diamètre. Quant à la portion d'actionnement 54, elle
est formée par une troisième portion cylindrique 48c avec un troisième diamètre inférieur
au deuxième diamètre.
[0023] Comme on peut le voir sur les figures, la première portion cylindrique 48a de la
tige d'actionnement 48 présente localement une première augmentation de diamètre 48d
qui est ajustée sur le diamètre intérieur d'un premier logement cylindrique 56a ménagé
dans la partie extérieurement filetée de l'embase 56. Ceci permet à la tige d'actionnement
48 d'être guidée en coulissement axial. Le premier logement cylindrique 56a est prolongé
par un deuxième logement cylindrique 58a ménagé dans la coiffe 58 dans la zone où
cette coiffe 58 est vissée sur l'embase 56. Ce deuxième logement cylindrique 58a a
un diamètre supérieur à celui du premier logement cylindrique 56a et est prolongé
par un troisième logement cylindrique 58b dont le diamètre intérieur, inférieur à
celui du premier logement cylindrique 56a, est ajusté sur le diamètre extérieur de
la première portion cylindrique 48a, ce qui permet, là aussi, d'assurer le guidage
axial de la tige d'actionnement 58. On comprend ainsi qu'en réunissant l'embase 56
et la coiffe 58, le premier logement cylindrique 56a et le deuxième logement cylindrique
58a forment ensemble une cavité de plus grande dimension qui est délimitée par un
deuxième épaulement 68a et un troisième épaulement 68b séparés d'une distance qui
définit la course maximale de la tige d'actionnement 48.
[0024] Enfin, on observe que la troisième portion cylindrique 48c présente une seconde augmentation
de diamètre 48e dans la zone où elle se raccorde à la deuxième portion cylindrique
48b. Cette seconde augmentation de diamètre 48e assure le guidage axial du ressort
hélicoïdal 62 et délimite avec la deuxième portion cylindrique 48b le premier épaulement
64 contre lequel le ressort hélicoïdal 62 vient buter.
[0025] Il va de soi que la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui
vient d'être décrit et que diverses modifications et variantes simples peuvent être
envisagées par l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention tel que défini
par les revendications annexées. On notera en particulier que, selon un mode de réalisation
de l'invention, au moins l'extrémité de la portion d'actionnement 38 de la tige d'actionnement
27 sera revêtue d'une couche d'un matériau moins dur que le matériau dans lequel est
par exemple réalisée la carrure 6 de l'objet portable. On notera également que, bien
souvent, la tête des boutons-poussoirs correcteurs est entourée d'une rainure circulaire
70 (voir figures 2A et 2B) usinée dans la carrure 6 de l'objet portable. Selon un
mode avantageux de réalisation de l'invention, le diamètre de la portion terminale
66 correspondra au diamètre de la rainure circulaire 70.
Nomenclature
[0026]
1. Bouton-poussoir correcteur
2. Douille
4. Ouverture
5. Outil pointu
6. Carrure
8. Tige de commande
10a. Premier passage cylindrique
10b. Second passage cylindrique
11. Epaulement
12a. Première portion
12b. Seconde portion
14. Garniture d'étanchéité
16. Ressort hélicoïdal
18. Rondelle
46. Outil d'actionnement
48. Tige d'actionnement
48a. Première portion cylindrique
48b. Deuxième portion cylindrique
48c. Troisième portion cylindrique
48d. Première augmentation de diamètre
48e. Seconde augmentation de diamètre
50. Extrémité arrière
52. Extrémité avant
54. Portion d'actionnement
56. Embase
56a. Premier logement cylindrique
58. Coiffe
58a. Deuxième logement cylindrique
58b. Troisième logement cylindrique
60. Filetage
62. Ressort hélicoïdal
64. Premier épaulement
66. Portion terminale
68a. Deuxième épaulement
68b. Troisième épaulement
70. Rainure circulaire
1. Outil d'actionnement d'un bouton-poussoir correcteur (1) équipant un objet portable
de petites dimensions, cet outil d'actionnement (46) comprenant un corps qui s'étend
entre une extrémité arrière (50) qui définit une zone de préhension de l'outil d'actionnement
(46), et une extrémité avant (52) qui définit une zone d'actionnement de l'outil d'actionnement
(46) et qui se termine par une coiffe (58), l'outil d'actionnement (46) comprenant
également une tige d'actionnement (48) agencée pour coulisser de manière coaxiale
à l'intérieur du corps, la tige d'actionnement (48) étant apte à se déplacer d'arrière
en avant et d'avant en arrière entre une position rentrée de repos dans laquelle elle
est escamotée de manière stable à l'intérieur du corps de l'outil d'actionnement (46),
et une position sortie de travail dans laquelle elle fait saillie hors d'une position
terminale (66) de la coiffe (58), la tige d'actionnement (48) restant dans sa position
sortie de travail aussi longtemps qu'une poussée axiale est exercée sur elle, et revenant
dans sa position rentrée de repos aussitôt que la poussée axiale est annulée.
2. Outil d'actionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'outil d'actionnement (46) comprend également du côté de la zone de préhension une
embase (56), et du côté de la zone d'actionnement une coiffe (58) agencée de manière
fixe sur l'embase (56), cette embase (56) et cette coiffe (58) formant le corps à
l'intérieur duquel la tige d'actionnement (48) est agencée pour coulisser.
3. Outil d'actionnement selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'outil d'actionnement (46) comprend également un ressort hélicoïdal (62) enfilé
sur la tige d'actionnement (48) et prenant appui contre la coiffe (58) à une extrémité
avant, et contre un premier épaulement (64) formé sur la tige d'actionnement (48)
à une extrémité arrière (50), la tige d'actionnement (48) étant apte à se déplacer
à l'encontre de la force de rappel du ressort hélicoïdal (62) d'arrière en avant et
d'avant en arrière entre sa position rentrée de repos et sa position sortie de travail.
4. Outil d'actionnement selon la revendication 3, caractérisé en ce que la zone de préhension de la tige d'actionnement (48) comprend une première portion
cylindrique (48a) avec un premier diamètre et une deuxième portion cylindrique (48b)
avec un deuxième diamètre inférieur au premier diamètre, la zone d'actionnement étant
formée par une troisième portion cylindrique (48c) avec un troisième diamètre inférieur
au deuxième diamètre, la coiffe (58) étant agencée fixement sur l'embase (56) et délimitant
avec la troisième portion cylindrique (48c) de la tige d'actionnement (48) un deuxième
logement cylindrique (58a) à l'intérieur duquel le ressort hélicoïdal (62) est disposé
de manière coaxiale, le ressort hélicoïdal (62) prenant appui contre la coiffe (58)
à une extrémité avant, et contre un premier épaulement (64) formé sur la tige d'actionnement
(48) dans une zone de raccordement entre la deuxième portion cylindrique (48b) et
la troisième portion cylindrique (48c) de cette tige d'actionnement (48) à une extrémité
arrière, la troisième portion cylindrique (48c) faisant saillie de la coiffe (58)
à l'extrémité avant (52) de l'outil d'actionnement (46) et étant entourée par la portion
terminale (66) de la coiffe (58) qui est également cylindrique.
5. Outil d'actionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que la coiffe (58) est vissée sur l'embase (56).
6. Outil d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'au moins l'extrémité de la portion d'actionnement (38) de la tige d'actionnement (27)
est revêtue d'une couche d'un matériau moins dur que le matériau dans lequel est réalisé
l'objet portable.
7. Outil d'actionnement selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le bouton-poussoir correcteur (1) est entouré d'une rainure circulaire (70) usinée
dans l'objet portable (1), et en ce qu'un diamètre de la portion terminale (66) de la coiffe (58) correspond au diamètre
de la rainure circulaire (70).