[0001] L'invention concerne un perfectionnement des chaussures de ski, en particulier, des
chaussures de ski nordique.
[0002] Plus particulièrement, l'invention s'intéresse à des chaussures de ski nordique et,
plus particulièrement de ski de fond, équipées d'un dispositif assurant leur liaison
avec la fixation de la planche de ski.
ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE
[0003] Les chaussures de ski nordique, aussi bien de télémark, de ski de randonnée, de ski
de fond, ou autres, sont généralement équipées d'un dispositif assurant la liaison
avec une fixation montée sur un ski. Ce dispositif de liaison est solidarisé à la
partie avant de la semelle de chaussure et comprend, notamment, un pivot ou axe transversal
qui est destiné à coopérer avec un élément de solidarisation, par exemple, de type
crochet ou palier porté par la fixation. Ainsi, la chaussure, tout en étant guidée
latéralement, peut basculer dans un plan vertical autour de l'axe matérialisé par
ce pivot pour accompagner le mouvement des pieds du skieur vers l'avant.
[0004] Un tel dispositif est décrit, par exemple, dans le brevet
FR 2946505 dans lequel la fixation est, en outre, pourvue d'un élément élastiquement déformable
disposé à l'avant de l'élément de solidarisation recevant le pivot ou axe du dispositif
de liaison et destiné à favoriser, par sa détente élastique, la relance dynamique
verticale des pieds du skieur de fond, en particulier, pour rappeler la chaussure
vers le bas, c'est-à-dire pour plaquer la chaussure sur le ski.
[0005] De tels éléments élastiquement déformables, formant ressorts de rappel, étaient aussi
connus par le brevet
US 6402184 qui prévoit la présence sur la fixation de deux éléments élastiques, respectivement,
à l'avant et à l'arrière du pivot de liaison avec la fixation de ski.
[0006] Cependant, ces éléments élastiquement déformables qui sont réalisés dans une matière
souple du type élastomère, ont tendance à s'user rapidement et doivent donc être remplacés
fréquemment pour que le skieur de fond puisse continuer de bénéficier d'une action
de relance dynamique efficace.
[0007] Or, ni les fixations, ni les dispositifs de liaison connus ne permettent le remplacement
de ces éléments élastiquement déformables ce qui pose des problèmes de fiabilité et
de maintenance mais aussi de performances, en particulier, pour le matériel dédié
à la compétition.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0008] La présente invention a pour but de résoudre les problèmes techniques posés par l'art
antérieur en proposant de perfectionner la chaussure en modifiant le dispositif de
liaison en vue d'y intégrer un élément de support amovible d'au moins l'un des éléments
de rappel élastique assurant la relance de la chaussure.
[0009] L'invention prévoit aussi de réaliser un dispositif de rappel élastique indépendant
de la chaussure et apte et destiné à être solidarisé de façon réversible à ladite
chaussure.
[0010] Ce but est atteint selon l'invention au moyen d'une chaussure de ski nordique comprenant
une semelle et un dispositif assurant la liaison avec une fixation de ski, ledit dispositif
de liaison étant pourvu, d'une part, d'un axe transversal monté sur la partie antérieure
de ladite chaussure et destiné à coopérer avec un élément de solidarisation porté
par la fixation en permettant le pivotement de la chaussure et, d'autre part, au moins
un élément élastiquement déformable de rappel vertical de ladite chaussure, caractérisée
en ce que ledit élément élastiquement déformable est monté de manière amovible par
rapport à ladite semelle en étant porté par un élément de support solidaire de la
semelle.
[0011] Selon une caractéristique avantageuse, l'élément élastiquement déformable est monté
à l'arrière dudit axe sur la partie antérieure de ladite semelle.
[0012] Selon une autre caractéristique, l'élément élastiquement déformable est monté à l'arrière
dudit axe sur la partie antérieure de ladite semelle.
[0013] Selon encore une autre caractéristique, l'élément de support est interposé entre
ladite semelle et l'élément élastiquement déformable.
[0014] Selon une première variante, l'élément de support est intégré à ladite semelle.
[0015] Selon une seconde variante, l'élément de support est monté de façon amovible sur
ladite semelle.
[0016] Autrement dit, l'élément de support peut être intégré dans la semelle ou rapporté
et solidarisé à celle-ci.
[0017] Selon encore une autre caractéristique, l'élément de support est disposé au moins
partiellement au-dessus dudit axe.
[0018] Selon une variante spécifique, l'élément de support présente des éléments d'accrochage
coopérant avec des organes complémentaires de l'élément élastiquement déformable pour
assurer la retenue de l'élément élastiquement déformable sur l'élément support.
[0019] Selon un mode de réalisation particulier, l'élément élastiquement déformable est
constitué d'un patin comprenant un corps central pourvu d'au moins un conduit longitudinal
destiné à recevoir, de façon réversible, au moins un doigt de verrouillage porté par
ledit élément de support.
[0020] De préférence, le doigt est formé d'au moins une lame flexible portée par ledit élément
de support.
[0021] Selon encore une autre caractéristique, l'élément de support présente une gorge épousant
partiellement ledit axe.
[0022] Selon encore une autre variante, l'élément de support est muni d'un organe de serrage
orienté verticalement et solidarisé de façon réversible à la semelle.
[0023] Selon une variante alternative, l'élément de support est muni d'un organe de serrage
orienté longitudinalement et destiné à coincer une partie de l'élément support contre
l'axe après serrage.
[0024] De préférence, l'élément élastiquement déformable est constitué d'un corps central
se prolongeant par deux ailettes latérales prenant appui sur ladite semelle.
[0025] En outre, l'élément élastiquement déformable présente une face inférieure s'étendant,
au moins partiellement, en saillie vers le bas par rapport audit axe et assurant le
contact avec la fixation.
[0026] Avantageusement, l'élément élastiquement déformable est pourvu d'évidements internes
facilitant sa déformation élastique.
[0027] Un autre objet de l'invention est un dispositif de rappel élastique d'une chaussure
de ski nordique dont la semelle porte un axe transversal monté au niveau de sa partie
antérieure et destiné à coopérer avec une fixation montée sur le ski et permettant
son pivotement vertical, caractérisé en ce qu'il comprend un élément élastiquement
déformable communiquant une impulsion verticale à ladite chaussure lors de sa mise
en butée vers le bas contre la fixation, ledit élément élastiquement déformable étant
porté par un élément de support pourvu d'un organe de serrage destiné à solidariser
ledit élément de support de façon réversible à ladite semelle.
[0028] Selon une caractéristique avantageuse du dispositif de rappel, l'élément élastiquement
déformable comprend un corps central pourvu d'au moins un conduit longitudinal destiné
à recevoir, de façon réversible, au moins un doigt de verrouillage porté par ledit
élément de support.
[0029] Selon une variante préférentielle, l'organe de serrage comprend une vis fixée dans
un alésage taraudé ménagé dans l'élément de support.
[0030] De préférence, l'élément de support comprend une gorge épousant au moins partiellement
ledit axe et étant délimitée par au moins une paroi qui se referme sur l'axe sous
l'action dudit organe de serrage pour immobiliser l'élément de support sous contraintes
entre l'axe et ladite semelle.
[0031] Grâce au perfectionnement de l'invention, l'élément élastiquement déformable de rappel
vertical est intégré à la semelle de la chaussure tout en étant interchangeable.
[0032] En cas d'usure de cet élément de rappel, il est aisé de le changer ou de le remplacer
par un élément élastique différent dont les propriétés élastiques et/ou le profil
et la géométrie sont mieux adaptés au parcours de ski envisagé.
[0033] Le caractère interchangeable de l'élément de rappel offre ainsi un choix de dureté,
de raideur et/ou de rigidité différentes selon la pratique envisagée, le profil de
la piste, les conditions de neige et le niveau du skieur.
[0034] En outre, en fonction du type de fixation utilisé, le skieur pourra choisir de monter
un élément élastique sous forme d'un patin de petites dimensions, notamment, si la
nervure centrale de calage généralement située sur la fixation est importante, soit
un patin de plus grandes dimensions si cette nervure est plus étroite, à condition
que subsiste un contact entre le patin et la nervure.
[0035] Les chaussures perfectionnées selon l'invention peuvent être utilisées pour la pratique
du ski nordique et, plus particulièrement, du ski de fond et du télémark avec des
planches équipées de fixations de plusieurs types. Ainsi, les fixations qui sont déjà
équipées d'un élément élastiquement déformable de rappel situé à l'avant du palier
recevant l'axe de pivotement présentent, en général, une face plane à l'arrière du
palier qui offre un appui à l'élément élastiquement déformable porté par la chaussure
de l'invention.
[0036] Lorsque la fixation comporte déjà un élément élastiquement déformable de rappel à
l'arrière du palier, il est aussi possible, avec le mode de réalisation du dispositif
de rappel indépendant, d'enlever aisément de la chaussure, l'élément de support portant
l'élément élastiquement déformable puisque celui-ci devient alors inutile.
[0037] En outre, il est possible, selon l'invention, de réaliser des éléments de semelle
équipés du dispositif de liaison qui sont destinés à être solidarisés ultérieurement
à la partie avant d'une semelle de base. Cette configuration permet d'utiliser des
semelles de base souples, plus confortables et dont la partie avant est alors rigidifiée
par l'élément de semelle rapporté. Le pivotement de la chaussure et donc les performances
dynamiques du skieur s'en trouvent ainsi notablement améliorés.
[0038] Bien entendu, compte tenu du caractère amovible du dispositif de rappel élastique,
la chaussure peut être utilisée, le cas échéant, sans ce dispositif et peut ainsi
s'adapter aisément à un type de fixation déjà équipée d'un élément de rappel élastique
voire de deux éléments de rappel.
[0039] En outre, tout moyen de solidarisation connu peut être utilisé pour assurer la solidarisation
tant de l'élément de support avec la semelle que celle de l'élément de rappel avec
l'élément de support.
[0040] En variantes, l'élément de support pourrait être intégré à la semelle et/ou l'élément
de rappel élastique pourrait être intégré à l'élément de support pour ne former qu'une
seule et même pièce.
BRÈVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0041] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de
la description qui va suivre, en référence aux figures annexées et détaillées ci-après.
Les figures 1A et 1B représentent des vues de profil d'un équipement de ski de fond
comprenant une planche équipée d'une fixation sur laquelle est montée, de façon pivotante,
une chaussure.
Les figures 2A, 2B et 2C représentent, respectivement, une vue en perspective éclatée
partielle d'un mode de réalisation d'une chaussure selon l'invention, des vues en
perspective du dispositif de liaison selon un premier mode de réalisation de l'invention
avant et après assemblage sur une semelle de chaussure.
Les figures 3A, 3B, 3C et 3D représentent des vues, respectivement, en perspective,
en perspective éclatée partielle, en coupe et de face du dispositif de liaison selon
un second mode de réalisation de l'invention.
Les figures 4A, 4B, 4C et 4D représentent des vues, respectivement, en perspective,
en perspective éclatée partielle, en coupe et de face du dispositif de liaison selon
un troisième mode de réalisation de l'invention.
[0042] Pour plus de clarté, les éléments identiques ou similaires sont repérés par des signes
de référence identiques sur l'ensemble des figures.
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE MODES DE REALISATION
[0043] Naturellement, les modes de réalisation illustrés par les figures présentées ci-dessus
et décrits ci-après ne sont donnés qu'à titre d'exemples non limitatif. Il est explicitement
prévu que l'on puisse combiner entre eux ces différents modes pour en proposer d'autres.
[0044] Les figures 1A et 1B illustrent un équipement de ski de fond traditionnel comprenant,
ici, une chaussure C et une planche S de ski équipée d'une fixation F.
[0045] De façon traditionnelle, les chaussures de ski de fond comprennent une semelle R
et un dispositif de guidage latéral. Le dispositif de guidage latéral se compose généralement
d'une rainure longitudinale K délimitée, par exemple, par deux séries de crampons
k1, k2 disposés de part et d'autre de la semelle R de la chaussure. Cette rainure
est destinée à coopérer avec une ou plusieurs nervures longitudinales L situées sur
la face supérieure du ski S et/ou de la fixation F. Ainsi, au cours du mouvement de
déroulement du pied à plat sur le ski, la rainure longitudinale K de la semelle R
de la chaussure vient coiffer la nervure L de la fixation et/ou du ski, comme illustré
par la figure 1B.
[0046] La fixation F et la chaussure C sont retenues l'une avec l'autre de manière amovible
et mobile au moyen d'un dispositif de liaison, pour créer une liaison de type articulée.
Le dispositif de liaison lié à la chaussure-comprend un axe transversal X, s'étendant
dans la zone antérieure (avant) de la chaussure C, et en particulier, monté sur l'avant
de la semelle R de la chaussure, transversalement à sa direction longitudinale, orientée
dans la direction longitudinale du ski.
[0047] L'axe X est destiné à coopérer avec un élément de solidarisation P porté par la butée
avant f de la fixation F (figure 1B). La butée avant comprend, en général, des crochets
ou un palier destinés à recevoir l'axe X de la chaussure de manière rotative. Cette
butée est intégrée à la fixation F et assure l'immobilisation de la partie antérieure
(avant) de la chaussure C tout en permettant le pivotement de sa partie arrière et,
notamment, de son talon T, restée libre, vers le haut et vers le bas, comme illustré
par la flèche sur la figure 1B.
[0048] De façon classique, l'élément de solidarisation P est déplaçable au moyen d'une manette
ou d'un levier M disposé au niveau de la butée avant de la fixation, pour déplacer
le dispositif de liaison d'une position de verrouillage, dans laquelle l'axe X est
retenu sur la butée de la fixation, et une position de déchaussage, dans laquelle
l'axe est alors libéré et la chaussure n'est plus retenue sur le ski.
[0049] De manière connue en soi, la fixation F comprend, en outre, au moins un élément de
rappel E élastiquement déformable, disposé ici à l'avant de l'élément de solidarisation
P et destiné à exercer une force de rappel sur la pointe avant de la chaussure C lorsque
le talon est soulevé de la face supérieure de la planche S, ramenant la chaussure
d'une position pivotée vers le haut à une position parallèle et en appui sur le ski
vers le bas. En effet, en ski nordique, la levée du talon permet d'accompagner le
mouvement du pied du skieur qui vise à entraîner le ski vers l'avant pour avancer
en glissant sur la piste. Ainsi le dispositif de liaison entre la chaussure et la
fixation assure une liaison mobile et dynamique dont la cinématique sera décrite ci-après.
[0050] Dans le mode de réalisation traditionnel de la figure 1B, cette force de rappel s'exerce
sur la seule partie avant de la semelle R de la chaussure C du fait que la fixation
F n'est pourvue que d'un seul élément de rappel E. Toutefois, dans une variante connue
mais non représentée, la fixation peut comporter un second élément de rappel disposé
à l'arrière de l'élément de solidarisation qui exerce, de façon complémentaire, une
force de rappel sur la chaussure, de sens opposée à la force de rappel du premier
élément élastique E.
[0051] L'invention prévoit de modifier la structure du dispositif de liaison traditionnel
de la chaussure en y intégrant un élément élastique déformable 1, fixé de manière
amovible en arrière de l'axe X, en lieu et place de l'élément de rappel élastique
monté auparavant sur la fixation F à l'arrière de l'élément de solidarisation P, comme
prévu dans les modes de réalisation illustrés, notamment, par les figures 2A, 3A et
4A.
[0052] Selon l'invention, l'élément élastiquement déformable 1 est ainsi disposé derrière
l'axe d'articulation X, dans la partie antérieure (avant) de la chaussure ou, plus
précisément pour des raisons dynamiques, dans la zone de la racine des doigts du pied,
ou dans la zone des métatarses, qui est située au niveau de la partie antérieure de
la semelle R de la chaussure.
[0053] Selon des variantes non représentées, l'élément élastique 1 pourrait être placé dans
toute autre position sous la semelle de la chaussure, par exemple, au milieu de la
semelle ou dans sa partie arrière, notamment, pour des raisons anatomiques liées au
modèle de chaussure ou à la morphologie du skieur ou bien dans un objectif d'optimisation
dynamique et/ou de performances sportives.
[0054] Selon d'autres variantes, l'élément élastiquement déformable 1 pourrait s'étendre
dans toute la zone d'appui plantaire de la chaussure ou même s'étendre sur toute la
longueur de la chaussure. L'élément élastique 1 serait alors réalisé en une ou plusieurs
parties plus ou moins longues.
[0055] L'élément élastique déformable 1 agit dans le sens du rappel élastique de la chaussure
vers le haut. Plus précisément, le début de la course de pivotement de la chaussure
vers le haut s'accompagne d'une détente de l'élément élastique qui lui transmet une
impulsion verticale.
[0056] Parallèlement, ce pivotement de la chaussure vers le haut entraîne une compression
élastique progressive de l'élément de rappel E sur la butée avant de la fixation par
la partie avant de la chaussure. La détente de l'élément de rappel E va ensuite, à
son tour, communiquer à la chaussure une autre impulsion, mais cette fois de sens
opposé et ayant donc pour effet de ramener le talon T vers le bas.
[0057] Ainsi, la force de rappel de l'élément élastique E augmente progressivement lors
de la levée du talon de la chaussure, alors que la force de rappel de l'élément élastique
1, lié à la chaussure et agissant en opposition à l'élément de rappel E, diminue progressivement
et conjointement.
[0058] La poursuite du pivotement de la semelle R de la chaussure vers le ski provoque un
écrasement de l'élément 1 qui se déforme élastiquement jusqu'à ce qu'en fin de course,
l'extrémité arrière de la chaussure vienne en butée d'appui sur la face supérieure
du ski.
[0059] En cela, l'élément élastique 1 forme un ressort de rappel qui, par compression, exerce
sur le ski un effort dirigé vers le bas, et par réaction, communique à la chaussure
une poussée verticale vers le haut.
[0060] L'élément 1 est ainsi comprimé élastiquement par la surface supérieure de la fixation
ou du ski lorsque la chaussure s'étend à plat sur le ski, assurant ainsi la relance
élastique de la chaussure au début du mouvement de soulèvement et d'enroulement du
pied du skieur.
[0061] Dans les modes de réalisation de l'invention représentés sur les figures 2A, 3A et
4A, l'axe X du dispositif de liaison de l'invention est porté par un élément sensiblement
rigide de profil en U qui est destiné à être rapporté sur la partie avant de la semelle
de base (figure 2A) formant la partie inférieure de la chaussure. Il est toutefois
possible, sans sortir du cadre de l'invention de fixer le dispositif de liaison directement
sous la semelle. Pour des raisons de simplification, le terme de semelle désignera
donc aussi par la suite cet élément rigide R.
[0062] L'élément rigide R peut également porter les crampons k1, k2 de la chaussure de ski,
destinés à venir en contact avec le sol lors de la marche. Dans la variante de la
figure 2A, les crampons de la chaussure de ski sont eux-mêmes rapportés, par exemple,
par surmoulage sur l'élément rigide R.
[0063] Selon l'invention, il est prévu que l'élément élastiquement déformable 1 soit monté
sur un élément de support 2 fixé sous la semelle R de la chaussure C et disposé au-dessus
de l'axe X et, plus précisément, entre la semelle et l'axe X.
[0064] L'élément élastiquement déformable 1 et son élément de support 2 forment un dispositif
de rappel qui peut être réalisé, soit sous forme d'un ensemble indépendant, apte et
destiné à être solidarisé de façon amovible à une chaussure de ski nordique, soit
sous forme d'un sous-ensemble du dispositif de liaison intégré à la semelle de la
chaussure.
[0065] L'élément de support 2 présente une gorge 20 (visible sur les figures 2A, 3B et 4B)
délimitée par deux parois latérales 20a, 20b épousant au moins partiellement la face
supérieure cylindrique de l'axe X.
[0066] L'élément de rappel élastiquement déformable 1 est réalisé ici sous forme d'un patin
comprenant un corps central 11, de section droite et de forme trapézoïdale, pourvu
d'au moins un conduit longitudinal 10 destiné à recevoir, de façon réversible, au
moins un doigt de verrouillage 21 porté par l'élément de support 2.
[0067] La section droite trapézoïdale du corps de l'élément élastiquement déformable 1 n'est
toutefois pas limitative et elle pourrait présenter toute autre forme appropriée,
polygonale ou courbe, symétrique ou non par rapport à un plan longitudinal.
[0068] De même, la hauteur de l'élément élastiquement déformable peut être uniforme ou variable
sur toute sa longueur, à condition que son épaisseur permette d'obtenir sa compression
lorsque la chaussure est positionnée à plat sur le ski, soit par contact entre la
chaussure et le ski, soit par contact entre la chaussure et l'embase de la fixation.
[0069] L'élément élastique 1 peut s'étendre en dessous de la surface de marche formée par
les crampons de la chaussure de ski à condition que sa hauteur soit suffisante pour
obtenir sa compression par appui sur la face supérieure de la fixation ou du ski.
[0070] Le corps 11 se prolonge par deux ailettes latérales 11a prenant appui sur la face
inférieure de la semelle R et présente une face inférieure 11b de contact avec la
partie arrière de la fixation F. A cet effet, la face inférieure 11b de l'élément
élastiquement déformable 1 s'étend de façon plane et inclinée, à la fois vers l'arrière
et vers le bas, en faisant saillie par rapport à l'axe X.
[0071] Les ailettes latérales 11a du corps 11 de l'élément déformable 1 assurent le calage
de l'élément élastique 1 dans le sens transversal, dans la rainure de guidage de la
semelle de la chaussure, ici formée par l'élément rigide R.
[0072] Une fois monté sous la semelle, la face avant de l'élément élastique 1 est en butée
et calée contre la face arrière de l'élément de support 2.
[0073] De préférence, l'élément élastiquement déformable 1 est pourvu d'évidements internes
14 (visibles sur les figures 3B et 4B) facilitant sa déformation élastique lorsque
le talon T de la chaussure vient en appui vers le bas sur la fixation F. Ainsi, sous
l'effet d'une compression exercée par la chaussure sur la face supérieure de la fixation
ou du ski, l'élément 1 se déforme plus aisément.
[0074] Dans le mode de réalisation de l'invention illustré, notamment, par les figures 2A
et 3A, 3B, le corps 11 est pourvu d'un conduit unique 10 dans lequel viennent s'engager
deux doigts 21 de verrouillage, portés par l'élément de support 2.
[0075] Les doigts 21 sont constitués ici de lames flexibles et parallèles dont les extrémités
portent des ergots 22 d'encliquetage réversible. Le conduit 10 a donc ici une section
sensiblement rectangulaire.
[0076] Dans le mode de réalisation de l'invention illustré par la figure 4A, le corps 11
de l'élément élastiquement déformable 1 est pourvu d'un conduit 10 unique dans lequel
vient s'engager un doigt unique 21 de forme cylindrique dont l'extrémité porte un
embout tronconique 24 assurant un encliquetage réversible dans une dépouille ménagée
à l'extrémité externe du conduit 10, comme illustré par la figure 4C.
[0077] Dans le mode de réalisation des figures 2A, 2B et 2C, le dispositif de liaison comprend
un organe de serrage assurant la solidarisation avec la chaussure C. Cet organe de
serrage est constitué ici d'une vis 3 destinée à être engagée dans un orifice 25 de
l'élément de support 2 et fixée dans un alésage taraudé 30 de la semelle R et/ou verrouillée
par un écrou 31(visibles sur la figure 2A).
[0078] Dans une variante non représentée du mode de réalisation de la figure 2A, une plaque
de renfort peut être rapportée sur la face supérieure de la semelle tournée vers l'intérieur
de la chaussure et portant éventuellement un alésage taraudé en vue de recevoir la
vis 3 de solidarisation de l'élément de support 2 avec la chaussure. La tenue de l'élément
élastique 1 se trouve ainsi renforcée, si nécessaire.
[0079] La solidarisation de l'élément élastique 1 sur l'élément de semelle rigide R est
donc réalisée longitudinalement et latéralement, dans une direction sensiblement transversale
à la direction verticale de solidarisation de l'élément de support 2 avec la semelle.
[0080] Dans le cas de l'invention, l'élément élastique 1 est réalisé en un matériau élastique,
par exemple, un élastomère (caoutchouc, ...) ou en un matériau thermoplastique ou
bien encore en un matériau viscoélastique pouvant présenter des propriétés amortissantes.
[0081] On peut également envisager le cas où l'élément élastique 1 est constitué d'une poche,
éventuellement remplie d'un fluide, comme par exemple du gel.
[0082] Dans une autre variante, l'élément élastique pourrait être constitué d'au moins deux
matériaux, par exemple, de deux matériaux de propriétés mécaniques différentes, notamment
de rigidités différentes ou de duretés différentes.
[0083] L'élément de support 2 est, quant à lui, réalisé dans un matériau plus rigide que
le matériau de l'élément élastiquement déformable 1, comme par exemple un matériau
plastique de type polyuréthane.
[0084] En variante, l'élément de support peut être réalisé dans un matériau plastique chargé
en fibres ou en matériau composite. Alternativement, il peut être réalisé en tout
ou partie avec un métal.
[0085] Dans le mode de réalisation de la figure 3A, l'élément de support 2 comprend un organe
de serrage destiné à renforcer la retenue de l'élément élastiquement déformable 1.
[0086] Comme illustré par la figure 3C, cet organe de serrage est constitué d'une vis 3
fixée dans un alésage taraudé 23 (figure 3B) ménagé sur la face avant de l'élément
de support 2 et se prolongeant par un conduit 13 ménagé sur la face avant de l'élément
élastiquement déformable 1.
[0087] L'organe de serrage est ici orienté longitudinalement et est destiné à coincer une
partie de l'élément support 2contre l'axe X après serrage.
[0088] Le cas échéant, l'élément de support 2 présente une fente transversale 26 sur sa
face supérieure en regard de la semelle R, comme illustré par les figures 3B et 3C.
La fente 26 apporte une flexibilité lors du serrage de la vis 3.
[0089] Dans le mode de réalisation des figures 3A, 3B, 3C et 3D, la gorge 20 de l'élément
de support 2 est délimitée par au moins une paroi 20a, 20b qui se referme sur l'axe
X sous l'action de la vis 3 en bloquant l'élément élastiquement déformable 1.
[0090] Plus précisément, lors du vissage de la vis 3, la fente 26 se ferme en entrainant
l'abaissement de la paroi 20b en dessous de l'axe X et conduisant au blocage de l'élément
de support 2 dans le sens de l'arrière vers l'avant selon la direction longitudinale,
comme illustré par la figure 3C.
[0091] Le blocage de l'élément de support 2 dans le sens de l'avant vers l'arrière dans
la direction longitudinale est assuré par l'appui de la tête de vis 3 contre l'axe
X, assurant ainsi le maintien de l'élément de support 2 autour de cet axe, comme illustré
par la figure 3D.
[0092] Les dimensions de l'élément de support 2 sont telles que son blocage dans la direction
verticale est obtenu par emprisonnement ou coincement entre la face supérieure de
l'axe X et la face inférieure de la semelle R.
[0093] Dans ce mode de réalisation, Le dispositif de rappel élastique est indépendant de
la chaussure car l'élément de rappel élastique 1 est encliqueté de manière réversible
sur l'élément de support 2 qui est lui-même calé et fixé sur la semelle de façon amovible
par la coopération sous contraintes entre l'organe de serrage 3, la gorge 20 et l'axe
X.
[0094] Dans le mode de réalisation de la figure 4A et comme illustré par les figures 4B
et 4C, l'organe de serrage est constitué d'une vis 3 fixée dans un alésage taraudé
23 ménagé sur la face avant de l'élément de support 2 dans l'axe longitudinal du doigt
21. Le serrage de la vis 3 dans l'alésage 23 provoque ainsi l'expansion radiale du
doigt 21 à la manière d'une cheville et son blocage dans le conduit 10 de l'élément
élastiquement déformable 1.
[0095] Dans ce dernier mode de réalisation, l'élément de support 2 peut être fixé sous la
semelle R par collage. A cet effet, l'élément de support 2 présente une facette supérieure
plane 27 permettant son placage directement sur la face inférieure de la semelle R,
comme illustré par les figures 4A et 4B ou dans une cavité préalablement réalisée
à cet effet et assurant le positionnement, le calage et l'immobilisation sous tension
de l'élément 2 sur l'axe X.
[0096] Par conséquent, les dispositifs de liaison selon les modes de réalisation des figures
3A et 4A sont auto-portants et indépendants de la structure de la chaussure à laquelle
ils sont destinés. Ces dispositifs sont ainsi aptes à être rapportés sur tous types
de chaussures de ski nordique sans modification de la semelle.
1. Chaussure de ski nordique comprenant une semelle (R) et un dispositif assurant la
liaison avec une fixation (F) de ski, ledit dispositif de liaison étant pourvu, d'une
part, d'un axe transversal (X) monté sur la partie antérieure de ladite chaussure
et destiné à coopérer avec un élément de solidarisation (P) porté par la fixation
(F) en permettant le pivotement de la chaussure et, d'autre part, au moins un élément
(1) élastiquement déformable de rappel vertical de ladite chaussure, caractérisée en ce que ledit élément (1) élastiquement déformable est monté de manière amovible par rapport
à ladite semelle (R) en étant porté par un élément de support (2) solidaire de la
semelle (R).
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit élément (1) élastiquement déformable est monté à l'arrière dudit axe (X) sur
la partie antérieure de ladite semelle (R).
3. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'élément de support (2) est interposé entre ladite semelle (R) et l'élément élastiquement
déformable (1).
4. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) est intégré à ladite semelle (R).
5. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) est monté de façon amovible sur ladite semelle (R).
6. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) est disposé au moins partiellement au-dessus dudit axe
(X).
7. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) présente des éléments d'accrochage (22) coopérant avec
des organes complémentaires de l'élément élastiquement déformable (1) pour assurer
la retenue de l'élément élastiquement déformable sur l'élément support.
8. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément élastiquement déformable (1) est constitué d'un patin comprenant un
corps central (11) pourvu d'au moins un conduit longitudinal (10) destiné à recevoir,
de façon réversible, au moins un doigt (21) de verrouillage porté par ledit élément
de support (2).
9. Chaussure selon la revendication précédente, caractérisée en ce que ledit doigt (21) est formé d'au moins une lame flexible portée par ledit élément
de support (2).
10. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) présente une gorge (20) épousant partiellement ledit
axe (X).
11. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) est muni d'un organe de serrage (3) orienté verticalement
et solidarisé de façon réversible à la semelle (R).
12. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément de support (2) est muni d'un organe de serrage (3) orienté longitudinalement
et destiné à coincer une partie de l'élément support (2) contre l'axe (X) après serrage.
13. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément élastiquement déformable (1) est constitué d'un corps central (11)
se prolongeant par deux ailettes latérales (11a) prenant appui sur ladite semelle
(R).
14. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément élastiquement déformable (1) présente une face inférieure (11b) s'étendant,
au moins partiellement, en saillie vers le bas par rapport audit axe (X) et assurant
le contact avec la fixation (F).
15. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit élément élastiquement déformable (1) est pourvu d'évidements internes (14)
facilitant sa déformation élastique.
16. Dispositif de rappel élastique d'une chaussure (C) de ski nordique dont la semelle
(R) porte un axe transversal (X) monté au niveau de sa partie antérieure et destiné
à coopérer avec une fixation (F) montée sur le ski et permettant son pivotement vertical,
caractérisé en ce qu'il comprend un élément élastiquement déformable (1) communiquant une impulsion verticale
à ladite chaussure lors de sa mise en butée vers le bas contre la fixation (F), ledit
élément élastiquement déformable étant porté par un élément de support (2) pourvu
d'un organe de serrage (3) destiné à solidariser ledit élément de support (2) de façon
réversible à ladite semelle (R).
17. Dispositif de rappel élastique selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ledit élément élastiquement déformable (1) comprend un corps central (11) pourvu
d'au moins un conduit longitudinal (10) destiné à recevoir, de façon réversible, au
moins un doigt (21) de verrouillage porté par ledit élément de support (2).
18. Dispositif de rappel élastique selon l'une des revendications 16 ou 17, caractérisé en ce que ledit organe de serrage (3) comprend une vis fixée dans un alésage taraudé (23) ménagé
dans l'élément de support (2).
19. Dispositif de rappel selon l'une des revendications 16 à 18, caractérisé en ce que ledit élément de support (2) comprend une gorge (20) épousant au moins partiellement
ledit axe (X) et étant délimitée par au moins une paroi (20a, 20b) qui se referme
sur l'axe (X) sous l'action dudit organe de serrage (3) pour immobiliser l'élément
de support (2) sous contraintes entre l'axe (X) et ladite semelle (R).