[0001] La présente invention concerne un jeu de tôles métalliques nervurées.
[0002] Par tôle, on désigne une plaque métallique, quelles que soient ses dimensions et
la nature du matériau constitutif de cette tôle, que ce soit un métal ou un alliage
métallique. Le terme « nervurée » doit être compris ici comme désignant un relief,
positif ou négatif, donc en creux ou en bosse ménagé sur la tôle. Ce relief est à
une altitude différente de celle du plan moyen de la tôle. La forme, le nombre et/ou
la répartition des nervures sur la tôle sont variables. Ceci étant, dans tous les
cas, les nervures sont parallèles entre elles et à la plus grande dimension de la
tôle. Les nervures sont identiques sur une même tôle.
[0003] De telles tôles sont, de manière courante, utilisées en revêtement d'un bâtiment,
que ce soit en toiture ou en façade. En variante, elles sont utilisées comme occultant
de clôture ou pour réaliser une séparation, que ce soit en intérieur ou en extérieur.
Il existe, de manière connue, des tôles équipées de nervures identiques et mitoyennes.
Une telle unicité permet d'empiler plusieurs tôles, ce qui facilite le stockage et
le transport. En revanche, cela implique que l'on transporte et/ou on stocke des tôles
d'un type donné, donc pour réaliser un revêtement de bâtiment uniforme, au moins en
ce qui concerne la configuration des nervures des tôles.
[0004] Pour créer des effets esthétiques sur une façade ou en séparation, les architectes
souhaitent de plus en plus réaliser un revêtement qui présente un aspect visuel aléatoire.
Pour cela, on utilise des tôles qui présentent, certes, des nervures identiques mais
avec une répartition irrégulière des nervures sur la tôle, des parties non nervurées
de dimensions variables existant entre les nervures, et/ou avec des jeux de tôles
présentant une répartition régulière de nervures identiques sur une même tôle mais
variable entre les tôles.
DE-A-658 809 décrit un tel jeu de tôles avec des nervures différentes, en l'espèce des ondulations.
FR-2515143 décrit un jeu de tôles ayant des nervures de même forme géométrique et une répartition
différente des nervures sur une ou plusieurs tôles.
[0005] Le problème du stockage et du transport se pose alors puisque les tôles d'un jeu
de tôles donné ne sont pas strictement identiques et donc ne sont pas parfaitement
empilables, d'où des manipulations plus nombreuses et des espaces de stockage et/ou
de transport plus importants. De telles contraintes génèrent donc un surcoût dans
l'utilisation de telles tôles.
[0006] C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en
proposant un jeu de tôles métalliques nervurées d'une fabrication et d'une mise en
œuvre aisées et aisément empilables, quelle que soit la répartition des nervures.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un jeu d'au moins deux plaques ou tôles en
un matériau métallique, chaque tôle étant pourvue d'au moins deux nervures identiques,
parallèles entre elles et à la plus grande dimension de la tôle et à base ouverte,
au moins deux nervures d'une même tôle étant séparées par une partie non nervurée
et lesdites au moins deux tôles constitutives d'un même jeu de tôle ayant des nervures
de même forme géométrique et une répartition différente des nervures sur une ou plusieurs
tôles constitutives dudit jeu de tôles, caractérisé en ce que la largeur DP de la
partie non nervurée entre deux nervures voisines d'une même tôle définie par la relation
:

avec m un nombre entier non nul et diffèrent de un pour au moins deux nervures voisines
sur au moins une tôle du jeu de tôles, PU un nombre dit pas utile, correspondant à
la somme de la largeur de la base ouverte d'une nervure avec une largeur de la partie
non nervurée séparant deux nervures voisines sur une même tôle, la largeur retenue
étant la largeur la plus petite, prise sur l'ensemble des tôles constitutives du jeu
de tôles, de la partie non nervurée séparant deux nervures voisines sur une même tôle
et LB la largeur de la base ouverte d'une nervure et en ce que la largeur la plus
petite, prise sur l'ensemble des tôles constitutives du jeu de tôles, de la zone non
nervurée séparant deux nervures voisines sur une même tôle est non nulle.
[0008] Ainsi, il est possible de réaliser différents jeux de tôles, au moins deux des tôles
du jeu étant différente en ce qui concerne la répartition des nervures et avec des
nervures qui peuvent être réparties différemment, cela sur une même tôle sans que
cela compromette l'empilage des tôles. En effet, on définit de la sorte un pas entre
deux nervures voisines sur une tôle qui correspond à une valeur préalablement définie
par une relation connue, cela pour toutes les tôles constitutives du jeu de tôles.
En d'autres termes, la distance entre deux nervures sur une même tôle est égale à
une à plusieurs fois la valeur entière d'une distance minimale déterminée. Il peut
donc y avoir empilement des tôles de manière aisée, une nervure d'une tôle correspondant
soit à une nervure d'une autre tôle soit à un espace non nervurée d'une largeur définie,
cela bien entendu pour des tôles ayant la même valeur du pas entre deux nervures,
donc appartenant à un même jeu de tôles. Grâce à l'invention, on réalise un jeu de
tôles empilables, les tôles étant différentes entre elles.
- L'invention concerne également un empilement d'au moins deux tôles constitutives d'un
jeu de tôles conforme à une des caractéristiques précédentes.
[0009] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaitront plus
clairement à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs modes de réalisation
de l'invention, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux dessins
suivants dans lesquels:
- La figure 1 est une vue simplifiée et schématique, de la section transversale d'une
tôle appartenant à un jeu de tôles conforme à un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est une vue similaire à la figure 1, à la même échelle, d'une autre tôle
conforme à l'invention, les nervures des tôles des figures 1 et 2 étant identiques
et appartenant au même jeu de tôles,
- la figure 3 est une vue similaire aux figures précédentes, à la même échelle, d'une
autre tôle appartenant au même jeu de tôles,
- la figure 4 est une vue similaire aux figures précédentes illustrant un empilement
réalisé avec les tôles des figures 1 et 2,
- la figure 5 est une vue similaire à la figure 4, l'empilement étant ici obtenu avec
les tôles des figures 1 et 3,
- les figures 6 et 7 sont des vues similaires aux figures 4 et 5 illustrant diverses
possibilités d'empilement des trois tôles représentées aux figures 1 à 3 et
- la figure 8 est une vue simplifiée et schématique d'une tôle non conforme à l'invention
et appartenant à un autre jeu de tôles.
[0010] Les figures 1 à 3 illustrent, à titre d'exemples non limitatifs, trois tôles 1 ;
10 ; 100 appartenant à un même jeu de tôles et donc présentant toutes les trois des
nervures 2 identiques. Aux différentes figures 1 à 8, les bords des tôles sont plans
et donc constituent de facto des portions de zones non nervurées. Pour faciliter la
lecture, ces portions de zones non nervurées sont considérées comme étant les bords
de la tôle. Elles ne seront pas décrites plus en détail.
[0011] Les trois tôles 1 ; 10 ; 100, particulièrement illustrées aux figures 1 à 3, sont
maintenant décrites séparément.
[0012] Le jeu de tôles considéré peut comprendre au moins une quatrième tôle, non illustrée,
dont les nervures 2 sont séparées par une zone non nervurée, étant entendu que la
répartition des zones non nervurées entre les nervures est différente de celle des
tôles 1 ; 10 ; 100. Ici, pour simplifier la lecture, seules trois tôles 1 ; 10 ; 100
sont représentées.
[0013] La figure 1 illustre une tôle 1 constitutive d'un jeu de tôles conforme à un premier
mode de réalisation de l'invention. Ici, les nervures 2 sont, en section transversale,
en forme de trapèze. Il est à noter que la tôle 1 est, en tant que telle, connue de
l'état de la technique.
[0014] Les nervures 2 sont identiques, en forme et en dimensions, sur la tôle 1 et sur l'ensemble
des tôles constitutives d'un jeu de tôles donné, donc ici sur toutes les tôles illustrées
aux figures 1 à 7. La base B de chaque nervure 2 est ouverte. La largeur LB de la
base ouverte d'une nervure 2 est non nulle et au moins égale à deux fois l'épaisseur
de la tôle 1. La base B est définie par l'espace entre les zones de jonction 3, 3'
respectivement des flancs 4, 5 de la nervure 2 avec le plan P définissant l'ensemble
des parties non nervurées de la tôle 1. Par la suite, pour faciliter la lecture, la
référence P désignera les parties non nervurées entre deux nervures 2 voisines sur
une tôle 1.
[0015] Le sommet S de chaque nervure 2 est plat et parallèle au plan P. Ici, à la figure
1, chaque partie non nervurée P a une face visible plane. La face visible est, dans
l'exemple illustré à la figure 1, la face opposée à la face P1 qui est la face orientée
vers le haut de la figure 1. En variante, la face visible est non plane, par exemple
d'aspect granuleux ou rainuré. La face visible peut également être peinte ou décorée
d'une manière différente des nervures 2.
[0016] Dans un autre mode de réalisation, les nervures ont une autre forme géométrique.
A titre d'exemples non limitatifs, on peut citer des nervures aux flancs parallèles
et/ou au sommet pointu, donc à section transversale triangulaire comme les nervures
20, 20', 20" de la tôle 200 illustrée à la figure 8. Dans tous les cas, il est important
que, sur un jeu de tôles donné, toutes les nervures soient identiques non seulement
sur une tôle donnée mais également entre toutes les tôles constitutives du jeu de
tôles.
[0017] Les nervures sont toutes de même forme géométrique, leurs répartitions, sur une ou
plusieurs tôles constitutives d'un jeu de tôles donné sont variables.
[0018] La figure 1 illustre une tôle 1 comportant six nervures 2. Les bords latéraux de
la tôle 1, parallèles à la plus grande dimension des nervures 2, sont formés par des
sections planes 6, 7. Une telle configuration des bords 6, 7 des tôles permet un chevauchement
entre deux tôles 1 voisines, de sorte à réaliser un recouvrement qui assure l'étanchéité
de la liaison lorsque plusieurs tôles sont en position sur un bâtiment. On conçoit
aisément que le nombre de nervures 2 sur une tôle 1 peut être différent de celui illustré
à la figure 1, cela en restant dans le cadre de l'invention.
[0019] La largeur DP de la partie non nervurée P entre deux nervures 2 voisines sur la tôle
1 est, ici, constante. Une telle configuration correspond à une répartition régulière
des nervures 2 sur la tôle 1.
[0020] On définit, de manière générale, la distance DP de la partie non nervurée entre les
nervures comme étant donnée par la relation :

avec m un nombre entier, non nul, PU le pas utile et LB la largeur de la base ouverte
d'une nervure.
[0021] Le pas utile PU d'une tôle est, conformément à l'invention, défini comme étant la
somme de la largeur LB de la base B d'une nervure 2 et de la plus petite largeur Lpp
de la partie non nervurée P située entre deux nervures 2 voisines, cela en considérant
la partie non nervurée sur l'ensemble des tôles constitutives d'un même jeu de tôles.
En d'autres termes, le pas utile PU correspond à la plus petite distance entre la
zone de jonction 3 du flanc 4 d'une première nervure 2 avec le plan P et la zone de
jonction 3 du flanc 4 d'une seconde nervure 2 avec le plan P, la seconde nervure 2
étant prise comme la plus proche de la première nervure.
[0022] Ainsi, selon l'invention le pas utile PU est défini par la relation suivante :

[0023] D'où la relation générale définissant la largeur d'une partie non nervurée :

[0024] Une telle définition du pas utile PU et de la dimension DP de la partie non nervurée
entre deux nervures permet de ménager, selon les modes de réalisation illustrés aux
figures 1 à 8, des parties non nervurées de dimensions variables, mais prédéfinies,
de chaque côté d'une nervure.
[0025] Les parties non nervurées correspondent, dans tous les cas, à un multiple entier
du pas utile PU tel que défini précédemment, avec une largeur la plus petite Lpp entre
nervures qui est non nulle.
[0026] Pour faciliter la lecture, aux figures 1 à 7, la plus petite largeur Lpp de la partie
non nervurée prise sur l'ensemble des tôles constitutives du jeu de tôles correspond
au cas général où cette largeur Lpp est non nulle et, en l'espèce, différente de la
largeur LB de la base B d'une nervure 2. En d'autres termes, la largeur Lpp correspond
à la largeur de la zone non nervurée P située entre deux nervures 2 voisines sur la
tôle 1.
[0027] Hors du cadre de l'invention, lorsque les nervures sont jointives, la plus petite
largeur Lpp est égale à zéro. Dans un mode de réalisation, cette largeur Lpp est égale
à la largeur LB de la base B d'une nervure.
[0028] De même, pour plus de lisibilité, les dimensions des parties non nervurées et des
bases de nervures aux différentes figures ne sont pas obligatoirement à l'échelle.
[0029] Pour la tôle 1, la largeur LB de la base ouverte B de chaque nervure 2 est supérieure
à la plus petite largeur Lpp de la partie non nervurée entre deux nervures 2 voisines,
prises sur l'ensemble du jeu de tôles est nulle.
[0030] Le pas utile PU, à la tôle 1, est donc égal au cas général, selon la relation donnée
précédemment. A la tôle 1, les nervures 2 étant régulièrement espacées, la distance
DP entre deux nervures 2 est donc identique et constante sur toute la largeur L1 de
la tôle 1. En d'autres termes, les zones non nervurées entre deux nervures 2 voisines
sur la tôle 1 sont identiques sur toute la largeur L1 de la tôle 1.
[0031] Plus précisément, la tôle 1 illustre le cas particulier où le multiple m est ici
égal à un.
[0032] Il s'agit donc du cas particulier, couvert par l'invention, où la largeur DP entre
deux nervures voisines est égale au pas utile PU diminué de la largeur LB de la base
ouverte B d'une nervure 2.
[0033] On peut donc écrire la relation, pour la tôle 1, comme suit : DP = (m PU) - LB, avec
m=1 soit : DP = PU - LB soit DP= (Lpp + LB)-LB
Donc ici : DP= Lpp
[0034] La figure 2 illustre une tôle 10 également en matériau métallique et constitutive
du même jeu de tôles que celui auquel appartient la tôle 1. Pour faciliter la lecture,
les parties non nervurées de la tôle 10 sont, comme pour la tôle 1, planes, étant
entendu qu'en variante elles peuvent avoir un aspect non plan.
[0035] La tôle 10 est pourvue de nervures 2 identiques en termes de forme et de dimensions
aux nervures 2 équipant la tôle 1.
[0036] Ici, la répartition des nervures 2 sur la tôle 10 n'est pas régulière sur toute la
largeur L10 de la tôle 10. En l'espèce, la partie non nervurée P entre deux nervures
2 situées globalement en position médiane sur la tôle 10 est de même dimension DP
que celle de la partie non nervurée P entre deux nervures 2 de la tôle 1. En revanche,
les largeurs DP10 des parties non nervurées P10 situées entre une nervure 2 et un
bord 11 ou 12 de la tôle 10 sont supérieures à celles des parties non nervurées P
entre les nervures 2 situées en position médiane de la tôle 10. Ici, la largeur DP10
de la partie non
[0037] nervurée P10 entre une nervure 2 voisine du bord 11 et une des nervures 2 en position
médiane la plus proche est identique à la largeur DP10 de la partie non nervurée P10
entre la nervure 2 la plus proche du bord 12 et l'autre nervure 2 en position médiane
la plus proche du bord 12.
[0038] La largeur DP10 de la partie P10 est donnée par la relation générale :

[0039] Selon l'invention, m est un multiple entier, différent de un. En l'espèce m est égal
à deux.
[0040] En d'autres termes, la largeur D10 obéit à la relation: DP10= 2PU - LB.
[0041] Ici aussi, les parties non nervurées P, P10 de la tôle 10 sont planes. En variante,
elles sont pourvues de reliefs décoratifs, par exemple des ondulations.
[0042] La figure 3 illustre une tôle 100 appartenant au même jeu que les tôles 1 et 10.
En conséquence, la tôle 100 comprend des nervures 2, 2', 2" identiques à celles équipant
les tôles 1 et 10. Pour faciliter le repérage des nervures selon leurs positions sur
la tôle 100, les références 2, 2' et 2" sont utilisées.
[0043] Ici, on observe des parties non nervurées ayant diverses dimensions. Une partie non
nervurée P100 s'étend entre un bord 13 et une première nervure 2. Une seconde partie
non nervurée P101 s'étend entre la nervure 2, et une autre nervure 2', globalement
en position excentrée sur la droite de la tôle 100, en regardant la figure 3. Une
autre partie non nervurée P, de même dimension que les parties non nervurées P de
la tôle 1, s'étend entre la nervure 2 ' et une nervure 2" proximale.
[0044] Comme pour les tôles 1 et 10, les dimensions DP100, DP101 et DP, respectivement des
parties non nervurées P100, P101, et P de la tôle 100 sont données par la relation
générale telle que définie précédemment. La largeur de la partie non nervurée P est,
comme pour les tôles 1 et 10, égale à la largeur Lpp, donc obéit à la relation générale
DP= m (Lpp + LB)- LB avec m=1.
[0045] Ici, DP100 correspond au cas où m=2, comme pour la largeur DP10 à la tôle 10, alors
que DP101 correspond au cas où m=3.
[0046] Les figures 1 à 3 représentent ainsi, à titre non limitatif, des exemples possibles
et non limitatifs de tôles conformes à l'invention et constitutives d'un même jeu
de tôles.
[0047] Les figures 4 à 7 illustrent quelques-unes des possibilités d'empilement des tôles
1, 10 et 100. Pour plus de lisibilité, les empilements sont illustrés avec un exemplaire
de chacune des tôles 1, 10 et 100. On conçoit aisément que chaque tôle 1, 10 ou 100
peut être utilisée en plusieurs exemplaires. De plus, chaque type de tôle 1, 10 ou
100 peut être en plusieurs exemplaires de diverses couleurs et/ou finition.
[0048] Dans tous les cas, les figures 4 à 7 illustrent la possibilité, grâce à l'invention,
d'empiler des tôles différentes pour autant qu'elles appartiennent à un même jeu de
tôles. Les figures 4 et 5 illustrent respectivement l'empilement d'une tôle 1 sur
une tôle 10 ou sur une tôle 100. On note dans les deux cas que l'empilement est optimal
car l'espace entre les tôles et minimal : soit les nervures 2 ; 2' ; 2" des tôles
1, 10, 100 empilées sont en regard les unes des autres soit une nervure est positionnée
au-dessus d'une partie non nervurée de la tôle 10 ou 100 sur laquelle est posée la
tôle 1.
[0049] Compte tenu de l'épaisseur nominale de chaque tôle 1, 10 et 100, à savoir une épaisseur
inférieure au centimètre, on réalise un empilement d'une hauteur contrôlée, facilement
palettisable et dont les dimensions correspondent sensiblement aux dimensions d'une
des tôle 1, 10 ou 100. En d'autres termes, le stockage et le transport de jeux de
tôles 1 et 10 ou de tôles 1 et 100 sont optimisés. La manœuvre de tels jeux de tôles
empilées est par ailleurs facilitée, son encombrement étant réduit au mieux.
[0050] Les figures 6 et 7 illustrent un empilement avec les trois tôles 1, 10 et 100 des
figures 1 à 3.
[0051] Ici, la figure 6 illustre un empilement avec, dans l'ordre en partant du haut de
la figure 6, une tôle 1, 10 et 100. On note que, pour optimiser l'espace entre deux
tôles, donc éviter qu'une nervure 2, 2', 2" supporte, par son sommet S, une zone d'une
partie non nervurée P, P10, P100, P101, il convient de décaler, vers la gauche de
la figure 6, la tôle 100 par rapport aux tôles 1 et 10. Ainsi, le bord 11 de la tôle
10 est en appui sur la partie non nervurée P101 de la tôle 100.
[0052] Une telle configuration permet d'empiler les trois tôles 1, 10 et 100 en optimisant
l'épaisseur de l'empilement de tôles, cela de manière similaire aux empilements illustrés
aux figures 4 et 5. En revanche, du fait du décalage de la tôle 100 par rapport aux
tôles 1 et 10, une des dimensions de l'empilement illustré à la figure 6 est supérieur
à la dimension équivalente aux figures 4 et 5. Néanmoins, un tel empilement de tôles
reste palettisable, l'encombrement général de l'empilement restant contenu dans une
plage acceptable avec une mise en palettes.
[0053] La figure 7 illustre un autre mode de réalisation d'un empilement avec les trois
tôles1, 10 et 100. Ici, la tôle 100 est décalée vers la droite de la figure 7. Comme
pour la figure 6, l'empilement est réalisé, respectivement, avec des tôles 1, 10 et
100 en partant du haut de la figure 7. Ici aussi on obtient un empilement dont une
des dimensions est supérieure à la dimension correspondante d'une tôle 1, 10 ou 100.
Un tel empilement, comme celui de la figure 6, reste aisément palettisable.
[0054] La figure 8 illustre une réalisation hors de l'invention, avec une tôle 200 constitutive
d'un autre jeu de tôles. Ici, outre la forme géométrique des nervures différente de
la forme géométrique des nervures 2, 2', 2" illustrées aux figures précédentes, on
note une répartition différente des nervures. D'une part, on observe certaines nervures,
référencées 20, qui sont dites mitoyennes, donc une tôle 200 pourvue de parties non
nervurées entre deux nervures 20 voisines réduites à une largeur minimale, de facto
correspondant à la valeur du pliage de la tôle. Ici trois nervures 20 sont illustrées
à gauche de la figure 8.
[0055] En partie centrale de la tôle 200, en regardant la figure 8, deux nervures, identiques
aux nervures 20 mais référencées 20' pour faciliter leur repérage, sont représentées
mitoyennes, sans partie non nervurée entre elles, comme pour les nervures 20. On conçoit
que ce nombre de nervures 20, 20' peut être différent.
[0056] En d'autre termes, il s'agit de l'illustration, en partie gauche et centrale de la
tôle 200, du cas particulier où Lpp = 0.
[0057] A droite de la tôle 200, selon la figure 8, deux nervures 20' et 20" sont séparées
par une partie non nervurée, étant entendu que, dans l'exemple, la nervure 20" est
identique aux nervures 20, 20'. La référence 20" est utilisée pour faciliter le repérage.
[0058] Ainsi, une partie non nervurée P200 est ménagée entre deux nervures 20 et 20' et
une autre partie non nervurée P200' est ménagée entre deux nervures 20' et 20".
[0059] A la tôle 200, le pas utile PU200 est donc égal à la largeur LB20 de la base B20
d'une nervure 20. La largeur DP200 de la partie non nervurée P200 entre les nervures
20 et 20' obéit à la relation : DP200= (m PU200) - LB20 avec m=4.
[0060] On notre que la largeur DP200' obéit elle à la relation DP200'= (m PU200) - LB20
avec m=3.
[0061] On conçoit aisément que l'empilement des nervures mitoyennes 20, 20' entre des tôles
200 est effectué de manière aisée.
[0062] Grace à l'invention, en jouant sur l'orientation des tôles, il est possible de réaliser
des empilements dont l'encombrement est optimal, tant pour le stockage que le transport
sur palette. Une telle solution permet de réaliser des jeux de tôles avec des répartitions
de nervures différentes, sur une ou plusieurs tôles, dont les couts de stockage, de
manipulation et de transport sont optimaux.