DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention se rapporte au domaine des bougies d'allumage à semi-conducteur
équipant les turbomachines servant à la propulsion des aéronefs.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement un procédé destiné à tester une telle
bougie d'allumage.
ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE
[0003] Les bougies d'allumage à semi-conducteur sont largement utilisées pour initier la
combustion du mélange d'air et de carburant au sein des chambres de combustion des
turbomachines d'aéronef.
[0004] Il s'agit de bougies comportant une électrode centrale, une électrode de masse entourant
l'électrode centrale, et un élément semi-conducteur, de forme annulaire, interposé
entre les deux électrodes. L'électrode de masse est électriquement et physiquement
en contact avec cet élément semi-conducteur alors qu'il y a un petit entrefer de quelques
dixièmes de millimètres entre l'électrode centrale et l'élément semi-conducteur.
[0005] Lorsque qu'une tension suffisante est appliquée entre les deux électrodes, l'air
présent dans l'entrefer devient alors ionisé et contribue ainsi à la formation d'un
arc électrique entre les deux électrodes. De par la polarisation surfacique du semi-conducteur,
l'arc « adhère » au semi-conducteur indépendamment de la pression environnante.
[0006] Les bougies d'allumage de ce type présentent ainsi l'avantage de pouvoir être alimentées
sous des tensions relativement basses, typiquement de l'ordre de 3 kV. La tension
requise pour l'alimentation d'une telle bougie est en outre indépendante de la pression
interne de la chambre de combustion.
[0007] Lorsqu'une défaillance de démarrage est observée sur une turbomachine d'aéronef équipée
d'une telle bougie d'allumage, cette dernière est retirée pour être remplacée.
[0008] Toutefois, dans un souci d'économie, il est souhaitable de disposer d'un procédé
fiable permettant de déterminer avec un faible taux d'erreur le caractère opérationnel
ou défectueux d'une telle bougie d'allumage, de manière à éviter la mise au rebut
de bougies encore bonnes pour le service tout en évitant de remettre en service des
bougies défectueuses.
[0009] Le document
FR 2 960 913 A1 divulgue un procédé d'allumage d'une turbomachine comportant une étape de préchauffage
d'une bougie d'allumage, et précise que dans certaines conditions givrantes ou humides,
un bouchon de glace ou d'eau peut recouvrir la surface exposée du semi-conducteur.
[0010] Le document
US 3 376 367 A divulgue un procédé de test d'érosion d'un matériau semi-conducteur.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0011] L'invention a notamment pour but d'apporter une solution simple, économique et efficace
au problème ci-dessus.
[0012] Elle propose à cet effet un procédé de test d'une bougie d'allumage à semi-conducteur
comprenant deux bornes et une tête comportant deux électrodes respectivement reliées
aux deux bornes et séparées l'une de l'autre par un élément semi-conducteur, le procédé
comprenant :
- une étape consistant à déposer de l'eau sur la tête, entre les deux électrodes, de
sorte que l'eau forme un ménisque recouvrant l'élément semi-conducteur,
- une étape consistant à appliquer entre la première borne et la deuxième borne une
tension électrique égale à une tension de fonctionnement de la bougie d'allumage,
- une étape consistant à identifier au moins une caractéristique d'arcs électriques
induits entre les électrodes lors de l'application de la tension électrique, et
- une étape consistant à déterminer le caractère opérationnel ou défectueux de la bougie
d'allumage en fonction de la caractéristique des arcs électriques.
[0013] Le procédé proposé consiste ainsi à faire claquer la bougie d'allumage en présence
d'une faible quantité d'eau sur sa tête. Après d'intenses recherches, les inventeurs
se sont en effet aperçus qu'un tel test se révèle particulièrement efficace pour discriminer
les bougies encore fonctionnelles des bougies défectueuses. De plus, l'utilisation
d'eau dans le procédé de test proposé présente l'avantage de ne pas requérir de précautions
particulières pour garantir la sécurité des opérateurs et de ne pas occasionner de
pollution de l'environnement.
[0014] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la première caractéristique est
le nombre d'arcs électriques observés pendant un laps de temps prédéterminé durant
lequel est appliquée la tension électrique.
[0015] En variante, la première caractéristique peut être la dispersion ou l'absence de
dispersion du ménisque d'eau au bout d'une durée prédéterminée.
[0016] En variante encore, les deux types de caractéristiques ci-dessus peuvent être identifiés
de manière cumulative et utilisés pour déterminer le caractère opérationnel ou défectueux
de la bougie d'allumage.
[0017] L'étape consistant à appliquer la tension électrique entre la première borne et la
deuxième borne est de préférence mise en œuvre au moyen d'un boitier d'allumage de
turbomachine.
[0018] Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, le procédé de test comprend une
étape de test préalable, mise en œuvre avant l'étape consistant à déposer de l'eau
sur la tête de la bougie d'allumage, et consistant à :
- appliquer entre la première borne et la deuxième borne une tension électrique égale
à la tension de fonctionnement de la bougie d'allumage, l'élément semi-conducteur
étant exposé à l'air,
- identifier au moins une caractéristique d'arcs électriques induits entre les électrodes
lors de l'application de la tension électrique, et
- poursuivre ou arrêter le procédé de test en fonction de la caractéristique des arcs
électriques.
[0019] L'étape de test préalable permet de détecter les bougies d'allumage les plus défectueuse
et d'éviter la mise en œuvre des étapes ultérieures du procédé de test pour ces bougies.
[0020] La deuxième caractéristique est de préférence le nombre d'arcs électriques observés
pendant un laps de temps prédéterminé durant lequel est appliquée la tension électrique.
[0021] Le procédé de test selon l'invention trouve une application particulièrement avantageuse
au test de bougies d'allumage usagées, mais ce procédé peut également être utilisé
pour tester des bougies d'allumage neuves, par exemple en sortie de chaîne de fabrication.
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0022] L'invention sera mieux comprise, et d'autres détails, avantages et caractéristiques
de celle-ci apparaîtront à la lecture de la description suivante faite à titre d'exemple
non limitatif et en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique en section axiale d'une bougie d'allumage à semi-conducteur;
- la figure 2 est un diagramme d'un procédé de test applicable à la bougie d'allumage
de la figure 1 conformément à un mode de réalisation préféré de l'invention ;
- les figures 3-5 illustrent une tête de la bougie d'allumage, respectivement au cours
de différentes étapes du procédé de la figure 2.
[0023] Dans l'ensemble de ces figures, des références identiques peuvent désigner des éléments
identiques ou analogues.
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PRÉFÉRÉS
[0024] La figure 1 illustre une bougie d'allumage 10 à semi-conducteur de type connu, comprenant
de manière générale deux bornes 12, 14, et une tête 16 comportant deux électrodes
18, 20 respectivement reliées aux deux bornes 12, 14 et séparées l'une de l'autre
par un élément semi-conducteur 22 par exemple de type céramique semiconductrice.
[0025] Plus précisément, la bougie d'allumage comporte un corps externe 30 creux s'étendant
selon un axe 32, un corps intermédiaire 34 creux s'étendant selon l'axe 32, à l'intérieur
du corps externe 30, et un corps interne 36 en forme générale de tige s'étendant selon
l'axe 32, à l'intérieur du corps intermédiaire 34. De plus, l'élément semi-conducteur
22 s'étend dans le prolongement du corps intermédiaire 34 et au contact de ce dernier,
à l'intérieur du corps externe 30 et autour du corps interne 36.
[0026] Le corps externe 30 comporte une partie globalement cylindrique 40 présentant une
première extrémité formant l'une des électrodes 18, dite « électrode de masse », une
seconde extrémité 42 formant l'une des bornes 12, qui est ainsi reliée à l'électrode
de masse 18, et une platine annulaire 44 de support de la bougie. Des bougies d'autres
types peuvent en variante comporter un filetage ou tout autre moyen permettant la
fixation de la bougie dans un moteur. Par ailleurs, la borne 12 délimite extérieurement
l'entrée d'un connecteur de la bougie d'allumage.
[0027] Le corps interne 36 présente une première extrémité formant l'autre électrode 20,
dite « électrode centrale », qui est entourée à distance par l'électrode de masse
18, et une seconde extrémité opposée formant l'autre borne 14, qui est ainsi reliée
à l'électrode centrale 20.
[0028] Le corps intermédiaire 34 comporte une partie 50 en contact avec le corps interne
36, et une partie 52 agencée axialement au niveau et au-delà de la borne 14 formée
par le corps interne 36 et présentant un diamètre intérieur élargi de manière à ménager
un espace entre cette partie 52 et la borne 14 et à délimiter ainsi extérieurement
une partie de fond du connecteur de la bougie d'allumage.
[0029] Les corps externe 30 et interne 36 sont réalisés en un matériau conducteur de l'électricité
et apte à opérer sous de fortes températures, tel qu'un superalliage à base de nickel
à faible fluage à haute température. Le corps intermédiaire 34 est réalisé en un matériau
électriquement isolant de type céramique pour garantir l'isolation entre les électrodes
18 et 20.
[0030] Comme expliqué ci-dessus, lorsque qu'une tension suffisante est appliquée aux bornes
12 et 14 d'une telle bougie d'allumage au sein d'une chambre de combustion de turbomachine,
un faible courant électrique parcourt l'élément semi-conducteur 22 et favorise l'ionisation
du mélange d'air et de carburant près de la bougie, favorisant ainsi la formation
d'arcs électriques 56 entre les deux électrodes 18 et 20.
[0031] En fonctionnement, il est généralement souhaitable d'obtenir une série de tels arcs
électriques. Par conséquent, une tension discontinue ou variable est appliquée aux
bornes 12 et 14 de la bougie de manière à soumettre lesdites bornes par intermittence
à une tension d'un niveau suffisant pour déclencher une décharge électrique.
[0032] Lorsqu'un problème de démarrage a été détecté sur une turbomachine en fonctionnement,
la ou les bougies d'allumage équipant la turbomachine sont démontées.
[0033] La présente invention propose un procédé de test fiable permettant de déterminer
si une telle bougie d'allumage 10 usagée est encore opérationnelle ou si au contraire
la bougie d'allumage est à mettre au rebut.
[0034] Le procédé de test selon l'invention comprend en particulier :
- une étape S1 consistant à déposer de l'eau sur la tête 16 de la bougie, entre les
deux électrodes 18 et 20, de sorte que l'eau forme un ménisque 58 recouvrant l'élément
semi-conducteur 22 (figures 2 et 4),
- une étape S2 consistant à appliquer entre la première borne 12 et la deuxième borne
14 une tension électrique égale à une tension de fonctionnement de la bougie d'allumage
10, par exemple au moyen d'un boitier d'allumage de turbomachine 60 (illustré très
schématiquement sur les figures 3-5),
- une étape S3 consistant à identifier au moins une première caractéristique d'arcs
électriques 62 induits entre les électrodes 18, 20 lors de l'application de la tension
électrique (figures 2 et 5), et
- une étape S4 consistant à déterminer le caractère opérationnel ou défectueux de la
bougie d'allumage 10 en fonction de la première caractéristique des arcs électriques
62.
[0035] La tension de fonctionnement de la bougie d'allumage 10 est typiquement d'amplitude
égale à 3 kV.
[0036] Au moment de la mise en œuvre de l'étape S2, l'eau peut être à l'état liquide ou
à l'état gelé, en fonction des conditions de fonctionnement à simuler. Dans le cas
d'eau gelée, la bougie d'allumage surmontée du ménisque d'eau est donc placée dans
des conditions permettant le gel de l'eau, préalablement à la mise en œuvre de l'étape
S2.
[0037] Dans tous les cas, le dépôt de l'eau sur la tête 16 de la bougie dans l'étape S1
peut être mis en œuvre manuellement par un opérateur, ou au moyen d'un dispositif
commandé ou automatisé prévu à cet effet.
[0038] Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, la première caractéristique précitée
est le nombre d'arcs électriques 62 observés pendant un laps de temps prédéterminé.
L'étape S4 consiste alors à comparer ce nombre à un nombre théorique calculé en fonction
de la fréquence de la tension appliquée aux bornes 12, 14 de la bougie et de la durée
du laps de temps considéré.
[0039] De plus, la comparaison entre le nombre d'arcs électriques 62 observés et le nombre
théorique consiste de préférence simplement à vérifier l'absence de ratés d'arcs électriques
pendant le laps de temps prédéterminé.
[0040] Dans le cas d'une bougie d'allumage opérationnelle, il est à noter que la puissance
des arcs électriques 62 est suffisante pour disperser le ménisque d'eau 58 dans les
premières secondes d'application de la tension électrique (comme illustré schématiquement
par les gouttelettes d'eau 64 sur la figure 5). Au contraire, cette puissance est
en général insuffisante pour disperser le ménisque d'eau 58 lorsque la bougie d'allumage
testée est inapte pour le service.
[0041] À cet égard, en variante, la première caractéristique des arcs électriques 62 identifiée
au cours de l'étape S3 précitée peut être la dispersion ou l'absence de dispersion
du ménisque d'eau 58 au bout d'une durée prédéterminée.
[0042] Par ailleurs, la quantité d'eau déposée sur l'élément semi-conducteur 22 représente
typiquement le volume de deux à trois gouttes, et est plus généralement inférieure
à 1 cm
3. L'eau peut par exemple être déposée au moyen d'une pipette, ou par trempage de la
tête 16 de la bougie dans un récipient contenant de l'eau.
[0043] Le comptage des arcs électriques 62 peut par exemple être réalisé au moyen d'une
fibre optique 66 placée à quelques centimètres en regard des électrodes 18 et 20 dans
l'axe 32 de la bougie d'allumage 10, et d'un boitier électronique 68 convertissant
la lumière produite par les arcs électriques en impulsions électriques et comptant
ces dernières.
[0044] Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, le procédé de test comporte une
étape de test préalable S0 (figures 2 et 3) mise en œuvre avant l'étape S1 consistant
à déposer de l'eau sur la tête 16. Cette étape de test préalable S0 consiste à :
- appliquer entre la première borne 12 et la deuxième borne 14 une tension électrique
égale à la tension de fonctionnement de la bougie d'allumage 10, l'élément semi-conducteur
22 étant exposé à l'air (sous-étape S0-A),
- identifier au moins une deuxième caractéristique d'arcs électriques 70 induits entre
les électrodes 18, 20 lors de l'application de la tension électrique (sous-étape S0-B),
et
- poursuivre ou arrêter le procédé de test en fonction de la caractéristique des arcs
électriques 70 (sous-étape S0-C).
[0045] Ainsi, si la deuxième caractéristique des arcs électriques 70 diffère d'une caractéristique
attendue, le procédé de test est terminé et la bougie d'allumage est considérée comme
défectueuse. En revanche, si la deuxième caractéristique des arcs électriques 70 est
conforme à la caractéristique attendue, le procédé de test se poursuit par la mise
en œuvre des étapes S1 à S4.
[0046] La deuxième caractéristique des arcs électriques 70 identifiée au cours de l'étape
de test préalable S0 est de préférence de même type que la première caractéristique
des arcs électriques 62 identifiée au cours de l'étape S3. Dans ce cas, l'étape de
test préalable S0 est similaire à l'enchaînement des étapes S1-S4, à cette différence
près que l'élément semi-conducteur est exposé à l'air dans l'étape de test préalable
S0.
[0047] L'étape de test préalable S0 offre donc un moyen simple et rapide de détecter les
bougies d'allumage les plus défectueuse et d'éviter la mise en œuvre des étapes ultérieures
du procédé de test pour ces bougies. Au contraire, les étapes ultérieures S1-S4 permettent
une discrimination plus fine entre les bougies d'allumage opérationnelles et les bougies
défectueuses, et permettent ainsi d'optimiser la fiabilité du procédé de test.
[0048] De plus, l'utilisation d'eau dans l'étape S1 offre l'avantage de ne pas requérir
de dispositions contraignantes pour garantir la sécurité des opérateurs le mettant
en œuvre.
[0049] Il est à noter que le procédé de test, décrit ci-dessus dans son application à des
bougies d'allumage usagées, peut également trouver une application dans la validation
de bougies d'allumage non usagées avant commercialisation, c'est-à-dire avant leur
première mise en service.
1. Procédé de test d'une bougie d'allumage (10) à semi-conducteur comprenant deux bornes
(12, 14) et une tête (16) comportant deux électrodes (18, 20) respectivement reliées
aux deux bornes et séparées l'une de l'autre par un élément semi-conducteur (22),
le procédé comprenant :
- une étape (S1) consistant à déposer de l'eau sur la tête (16), entre les deux électrodes
(18, 20), de sorte que l'eau forme un ménisque d'eau (58) recouvrant l'élément semi-conducteur
(22),
- une étape (S2) consistant à appliquer entre la première borne (12) et la deuxième
borne (14) une tension électrique égale à une tension de fonctionnement de la bougie
d'allumage (10),
- une étape (S3) consistant à identifier au moins une première caractéristique d'arcs
électriques (62) induits entre les électrodes (18, 20) lors de l'application de la
tension électrique, et
- une étape (S4) consistant à déterminer le caractère opérationnel ou défectueux de
la bougie d'allumage (10) en fonction de la première caractéristique des arcs électriques
(62).
2. Procédé de test selon la revendication 1, dans lequel la première caractéristique
est le nombre d'arcs électriques (62) observés pendant un laps de temps prédéterminé
durant lequel est appliquée la tension électrique.
3. Procédé de test selon la revendication 1, dans lequel la première caractéristique
est la dispersion ou l'absence de dispersion du ménisque d'eau (58) au bout d'une
durée prédéterminée.
4. Procédé de test selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel l'étape
(S2) consistant à appliquer la tension électrique entre la première borne (12) et
la deuxième borne (14) est mise en œuvre au moyen d'un boitier d'allumage de turbomachine
(68).
5. Procédé de test selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, comprenant une étape
de test préalable (S0), mise en œuvre avant l'étape (S1) consistant à déposer de l'eau
sur la tête (16), et consistant à :
- appliquer entre la première borne (12) et la deuxième borne (14) une tension électrique
égale à la tension de fonctionnement de la bougie d'allumage (10), l'élément semi-conducteur
(22) étant exposé à l'air,
- identifier au moins une deuxième caractéristique d'arcs électriques (70) induits
entre les électrodes (18, 20) lors de l'application de la tension électrique, et
- poursuivre ou arrêter le procédé de test en fonction de la deuxième caractéristique
des arcs électriques (70).
6. Procédé de test selon la revendication 5, dans lequel la deuxième caractéristique
est le nombre d'arcs électriques (70) observés pendant un laps de temps prédéterminé
durant lequel est appliquée la tension électrique.
7. Procédé de test selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel la bougie
d'allumage (10) est une bougie usagée.
1. Verfahren zum Testen einer Halbleiterzündkerze (10) mit zwei Anschlüssen (12, 14)
und einem Kopf (16), der zwei Elektroden (18, 20) enthält, welche jeweils mit den
beiden Anschlüssen verbunden sind und durch ein Halbleiterelement (22) voneinander
getrennt sind, wobei das Verfahren Folgendes umfasst:
- einen Schritt (S1), der darin besteht, Wasser auf dem Kopf (16) zwischen den beiden
Elektroden (18, 20) derart einzubringen, dass das Wasser eine Wasserkuppe (58) bildet,
die das Halbleiterelement (22) bedeckt,
- einen Schritt (S2), der darin besteht, zwischen dem ersten Anschluss (12) und dem
zweiten Anschluss (14) eine elektrische Spannung anzulegen, die gleich einer Funktionsspannung
der Zündkerze (10) ist,
- einen Schritt (S3), der darin besteht, mindestens ein erstes Merkmal von Lichtbögen
(62) zu bestimmen, die zwischen die Elektroden (18, 20) während des Anlegens der elektrischen
Spannung induziert werden, sowie
- einen Schritt (S4), der darin besteht, die Funktionsfähigkeit oder Fehlerhaftigkeit
der Zündkerze (10) in Abhängigkeit des ersten Merkmals der Lichtbögen (62) festzustellen.
2. Verfahren zum Testen nach Anspruch 1, in dem das erste Merkmal die Anzahl von Lichtbögen
(62) ist, die während eines vorgegebenen Zeitraumes beobachtet werden, in dem die
elektrische Spannung angelegt wird.
3. Verfahren zum Testen nach Anspruch 1, in dem das erste Merkmal die Dispersion oder
die fehlende Dispersion der Wasserkuppe (58) am Ende einer vorgegebenen Zeitdauer
darstellt.
4. Verfahren zum Testen nach einem der Ansprüche 1 bis 3, in dem der Schritt (S2), der
darin besteht, die elektrische Spannung zwischen dem ersten Anschluss (12) und dem
zweiten Anschluss (14) anzulegen, mithilfe eines Zündgehäuses der Turbomaschine (68)
umgesetzt wird.
5. Verfahren zum Testen nach einem der Ansprüche 1 bis 4, das einen vorhergehenden Testschritt
(S0) umfasst, der vor dem Schritt (S1), welcher darin besteht, Wasser auf dem Kopf
(16) einzubringen, umgesetzt wird und darin besteht:
- zwischen dem ersten Anschluss (12) und dem zweiten Anschluss (14) eine elektrische
Spannung anzulegen, die gleich der Funktionsspannung der Zündkerze (10) ist, wobei
das Halbleiterelement (22) der Luft ausgesetzt wird,
- mindestens ein zweites Merkmal von Lichtbögen (70) zu bestimmen, die während des
Anlegens der elektrischen Spannung zwischen den Elektroden (18, 20) induziert werden,
und
- das Verfahren zum Testen in Abhängigkeit des zweiten Merkmals der Lichtbögen (70)
fortzusetzen oder zu stoppen.
6. Verfahren zum Testen nach Anspruch 5, in welchem das zweite Merkmal die Anzahl von
Lichtbögen (70) darstellt, die während eines vorgegebenen Zeitraumes beobachtet werden,
in dem die elektrische Spannung angelegt wird.
7. Verfahren zum Testen nach einem der Ansprüche 1 bis 6, in welchem die Zündkerze (10)
eine gebrauchte Kerze ist.
1. Method for testing a semiconductor spark plug (10) comprising two terminals (12, 14)
and a head (16) comprising two electrodes (18, 20) each connected to one of the two
terminals and separated from each other by a semiconducting element (22), the method
comprising:
- a step (S1) consisting of depositing water on the head (16) between the two electrodes
(18, 20), such that the water forms a water meniscus (58) covering the semiconducting
element (22),
- a step (S2) consisting of applying an electric voltage equal to an operating voltage
of the spark plug (10) between the first terminal (12) and the second terminal (14),
- a step (S3) consisting of identifying at least a first characteristic of the electric
arcs (62) induced between the electrodes (18, 20) when the electric voltage is applied,
and
- a step (S4) consisting of determining the operational or defective nature of the
spark plug (10) depending on the first characteristic of the electric arcs (62).
2. Test method according to claim 1, wherein the first characteristic is the number of
electric arcs (62) observed during a predetermined time period during which the electric
voltage is applied.
3. Test method according to claim 1, wherein the first characteristic is the dispersion
or absence of dispersion of the water meniscus (58) at the end of a predetermined
duration.
4. Test method according to any one of claims 1 to 3, wherein the step (S2) consisting
of applying an electric voltage between the first terminal (12) and the second terminal
(14) is preferably implemented by means of a turbomachine ignition box (68).
5. Test method according to any one of claims 1 to 4, comprising a preliminary test step
(S0) implemented before the step (S1) consisting of depositing water on the head (16),
and consisting of:
- applying an electric voltage between the first terminal (12) and the second terminal
(14) equal to the operating voltage of the spark plug (10), the semiconducting element
(22) being exposed to air,
- identifying at least one second characteristic of electric arcs (70) induced between
the electrodes (18, 20) when the electric voltage is applied, and
- continuing or stopping the test method depending on the second characteristic of
the electric arcs (70).
6. Test method according to claim 5, wherein the second characteristic is the number
of electric arcs (70) observed during a predetermined time period during which the
electric voltage is applied.
7. Test method according to any one of claims 1 to 6, in which the spark plug (10) is
a used plug.