[0001] Le domaine de l'invention est celui de la conception et de la fabrication des équipements
sanitaires.
[0002] Plus précisément, l'invention concerne un mécanisme de chasse d'eau destiné à être
monté sur un réservoir d'eau de toilettes, du type comprenant des moyens d'actionnement
du mécanisme de la chasse d'eau sous forme d'au moins un bouton poussoir.
[0003] Dans le domaine de l'invention, il est connu de proposer des mécanismes de chasse
d'eau comprenant un bâti monté dans le réservoir d'eau des toilettes. Le bâti comprend
un moyen d'obturation d'un orifice ménagé dans un fond du réservoir et au travers
duquel l'eau du réservoir peut être évacuée. Le moyen d'obturation est relié par un
mécanisme de transmission à des moyens d'actionnement accessibles de l'extérieur du
réservoir par un utilisateur.
[0004] Selon une approche assez ancienne, ces moyens d'actionnement peuvent être constitués
par une tirette, c'est-à-dire par un moyen de préhension à l'extrémité d'une tige
destinée à être tirée vers le haut pour provoquer l'évacuation de l'eau à partir du
réservoir. Ainsi, clairement, en déplaçant la tirette vers le haut, on provoque également
un déplacement vers le haut du moyen d'obturation de la chasse et, inversement, en
relâchant la tirette, celle-ci, ainsi que le moyen d'obturation se déplacent vers
le bas jusqu'à ce que le moyen d'obturation reprenne sa position d'obturation de l'orifice
ménagé dans le fond du réservoir.
[0005] Selon une approche plus récente mais toutefois déjà très largement répandue, les
moyens d'actionnement sont constitués par un bouton poussoir (ou par deux boutons
poussoirs, l'un pour libérer une « grande chasse » et l'autre pour libérer une « petite
chasse ») présentés sur une paroi supérieure (en pratique le couvercle) du réservoir,
de telle sorte que l'utilisateur doit enfoncer le bouton poussoir vers l'intérieur
du réservoir pour provoquer une chasse d'eau. Bien entendu, dans ce cas, il est nécessaire
de mettre en oeuvre un système qui inverse la course du bouton poussoir au niveau
des moyens d'obturation, de telle sorte qu'un déplacement vers le bas du ou des boutons
poussoirs se traduisent par un déplacement vers le haut des moyens d'obturation, tandis
qu'un déplacement vers le haut du ou des boutons poussoirs se traduit par un déplacement
vers le bas des moyens d'obturation.
[0006] Pour obtenir cela, on monte à l'intérieur du réservoir un système inverseur à levier,
ce levier étant monté pivotant autour d'un axe porté soit par le bâti du mécanisme
de chasse d'eau monté à l'intérieur du réservoir, soit par la paroi du réservoir lui-même
ou du couvercle. Une des extrémités du levier est reliée par une tige de liaison au
bouton poussoir, tandis que l'autre extrémité du levier (opposé à la première extrémité
par rapport à l'axe de pivotement) est reliée aux moyens d'obturation.
[0007] Un tel mécanisme donne globalement satisfaction et s'avère relativement fiable.
[0008] Pour installer un mécanisme de chasse d'eau du type à bouton poussoir tel que décrit
précédemment, le couvercle du réservoir est retiré et il est procédé à l'installation
du bâti du mécanisme de chasse à l'intérieur du réservoir. La tige de liaison mentionnée
précédemment, s'étendant à partir d'une extrémité du système inverseur à levier, est
donc présentée au-dessus du bâti du mécanisme de chasse d'eau en attente d'être couplée
au bouton poussoir.
[0009] Le corps creux qui loge le bouton poussoir et à l'intérieur duquel le bouton poussoir
est monté mobile, est disposé et fixé sur le couvercle du réservoir, puis le couvercle
est rapporté sur le réservoir tandis que l'installateur fait en sorte de faire coïncider
la position de la tige de liaison avec le bouton poussoir.
[0010] Il est à noter que, généralement, le mécanisme de chasse d'eau en question est proposé
par le fabricant en un seul modèle adaptable aux différentes tailles de réservoir
concernant ses dimensions. En revanche, les réservoirs peuvent quant à eux varier
sensiblement en forme et en dimensions, notamment en hauteur.
[0011] Ainsi, dans certains cas, l'espace disponible en hauteur à l'intérieur du réservoir
est inférieur à la hauteur du bâti du mécanisme de chasse d'eau monté dans le réservoir
cumulé à la hauteur du système inverseur à levier et à la hauteur de la tige de liaison.
Il n'y a alors pas possibilité de venir faire reposer le couvercle sur le réservoir
puisque la tige de liaison dépasse du rebord supérieur du réservoir.
[0012] De façon classique dans ce genre de situation, l'installateur ajuste la hauteur de
la tige de liaison en procédant à une adaptation de celle-ci.
[0013] Cela étant, une tendance actuelle est de vouloir réduire notablement la hauteur de
certains réservoirs.
[0014] Or, avec les mécanismes de chasse d'eau à bouton poussoir tels que décrits précédemment,
il n'est pas possible de réduire la hauteur du réservoir en deçà d'une certaine limite,
celle-ci étant fixée par la hauteur du bâti du mécanisme de chasse d'eau cumulée à
la hauteur du système inverseur à levier.
[0015] En tout état de cause, le volume d'eau à évacuer détermine la hauteur de l'ensemble
du mécanisme de chasse d'eau monté à l'intérieur du réservoir, et le concepteur du
mécanisme de chasse d'eau ne peut donc intervenir sur la hauteur du bâti du mécanisme.
La seule possibilité pour le concepteur de ce type de mécanisme est de travailler
sur la réduction de la hauteur au-dessus du bâti monté au fond du réservoir.
[0016] Pour diminuer la hauteur restante, il a été proposé d'intégrer le système inverseur
à levier dans le corps creux dans lequel le bouton poussoir est monté.
[0017] Un tel mécanisme de chasse d'eau est décrit dans le document de brevet publié sous
le numéro
FR3031527.
[0018] Ce mécanisme comprend :
- un corps creux fixé sur un couvercle du réservoir ;
- un bouton poussoir monté mobile dans le corps creux entre une position de repos et
au moins une position appuyée ;
- un bâti monté à l'intérieur du réservoir et comprenant un moyen d'obturation mobile
entre une position d'obturation et une position de libération d'un orifice de passage
d'eau ménagée dans un fond du réservoir ;
- un mécanisme de transmission entre le bouton poussoir et le moyen d'obturation, comprenant
:
- une tige de traction couplée au moyen d'obturation, la tige de traction s'étendant
au travers d'un passage inférieur du corps creux et étant mobile en hauteur par rapport
au corps creux ;
- un système inverseur à levier logé dans le corps creux, le système inverseur à levier
comprenant un levier mobile en rotation autour d'un axe permettant d'inverser le déplacement
en hauteur du ou des boutons poussoirs par rapport à celui de la tige de traction.
[0019] Un tel mécanisme de chasse d'eau peut être fabriqué et livré toujours avec une tige
de traction entre le système inverseur à levier et les moyens d'obturation, l'installateur
ayant à charge d'adapter la hauteur de cette tige de traction. Toutefois, l'installateur,
dispose d'une plus grande marge de manoeuvre vis-à-vis d'un réservoir de hauteur notablement
réduite, du fait de l'intégration du système inverseur à levier dans le corps creux.
[0020] Ce mécanisme comprend également des moyens de blocage en hauteur de la tige de traction
par rapport au corps creux, permettant de verrouiller ou de déverrouiller la position
de la tige de traction par rapport au corps creux logeant le bouton poussoir. Ces
moyens de blocage peuvent prendre différente formes et permettent à l'installateur
:
- de rendre opérant le blocage de la tige de traction, dans un premier temps, en réalisant
une action sur le bouton poussoir pour le mettre dans une configuration particulière
;
- de réaliser l'opération d'installation ;
- de déverrouiller la tige de traction, dans un dernier temps, en réalisant une action
sur le bouton poussoir de manière à le sortir de sa configuration particulière.
[0021] Grâce aux moyens de blocage en hauteur, l'installateur va pouvoir figer en hauteur
la position de la tige de traction par rapport au corps creux, ceci le temps de l'installation
du couvercle sur le réservoir. La capacité de pouvoir figer la position de la tige
de traction par rapport au corps creux permet de réaliser le couplage de la tige de
traction au mécanisme d'obturation présent dans le réservoir (à l'inverse, si la tige
de traction est libre en translation, elle remonte au fur et à mesure que l'on cherche
à la coupler au mécanisme interne).
[0022] Ce mécanisme présente une conception simplifiant le réglage en hauteur de la tige
couplant le bouton poussoir au moyen d'obturation.
[0023] Toutefois, l'installateur doit bien penser à verrouiller la position en hauteur de
la tige le temps de la coupler au mécanisme interne. Il doit bien entendu penser également
à déverrouiller la position de la tige de traction pour permettre l'utilisation de
la chasse d'eau lors d'une action sur le bouton poussoir, faute de quoi celui-ci est
bloqué conjointement à la tige de traction.
[0024] Ceci devient d'autant plus fastidieux si l'installateur doit s'y reprendre à plusieurs
reprises pour régler parfaitement la hauteur de la tige de traction par rapport au
mécanisme interne au réservoir.
[0025] L'invention a notamment pour objectif de pallier cet inconvénient de l'art antérieur.
[0026] Plus précisément, l'invention a pour objectif de proposer un mécanisme de chasse
d'eau du type à bouton poussoir qui soit encore plus facile et rapide à installer
que ce qui est permis par l'art antérieur.
[0027] En ce sens, l'invention a pour objectif de proposer un tel mécanisme qui ne contraint
pas l'installateur à intervenir sur le verrouillage/déverrouillage de la tige de traction
lors de l'installation et de la mise en service du mécanisme de chasse d'eau.
[0028] L'invention a également pour objectif de fournir un tel mécanisme de chasse d'eau
dont le ressenti de l'utilisateur n'est pas impacté par l'amélioration du mécanisme.
[0029] Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints grâce
à l'invention qui a pour objet un mécanisme de chasse d'eau destiné à être monté sur
un réservoir d'eau de toilettes, comprenant :
- un corps creux destiné à être fixé sur un couvercle du réservoir
- au moins un bouton poussoir monté mobile en hauteur dans le corps creux entre une
position de repos et au moins une position appuyée ;
- un bâti destiné à être monté à l'intérieur du réservoir et comprenant un moyen d'obturation
mobile entre une position d'obturation et une position de libération d'un orifice
de passage d'eau ménagée dans un fond du réservoir ;
- un mécanisme de transmission entre le ou les boutons poussoirs et le moyen d'obturation,
comprenant :
- une tige de traction couplée au moyen d'obturation, la tige de traction s'étendant
au travers d'un passage inférieur du corps creux et étant mobile en hauteur selon
un axe de translation T par rapport au corps creux ;
- un système inverseur à levier logé dans le corps creux, le système inverseur à levier
comprenant un levier mobile en rotation autour d'un axe de rotation R permettant d'inverser
le déplacement en hauteur du ou des boutons poussoirs par rapport à celui de la tige
de traction ;
- des moyens de blocage en hauteur de la tige de traction par rapport au corps creux,
caractérisé en ce que le levier occupe une position de blocage en hauteur de la tige
de traction dans la position de repos du ou des boutons poussoirs, le ou les boutons
poussoirs étant couplés au levier pour entraîner la rotation du levier et, lors d'un
actionnement du ou des boutons poussoir, le libérer de sa position de blocage, le
levier présentant une roue dentée centrée sur l'axe de rotation R, la roue dentée
étant engrenée sur une crémaillère portée par le ou l'un des boutons poussoirs.
[0030] En d'autres termes, le levier du système inverseur à levier fait également partie
des moyens de blocage en hauteur de la tige de traction par rapport au corps creux.
[0031] Par « blocage en hauteur », il est entendu que la translation de bas en haut et de
haut en bas de la tige de traction est bloquée.
[0032] Grâce au mécanisme selon l'invention, l'installateur n'a pas à réaliser d'action
particulière pour bloquer ou débloquer la tige de traction de sa position quand le
ou les boutons poussoirs sont en position de repos.
[0033] En effet, le blocage en hauteur de la tige de traction se réalise dès lors que le
ou les boutons poussoirs sont en position de repos. Dans cette position, le levier
assume sa position de blocage de la hauteur de la tige de traction. La tige de traction,
bloquée en hauteur, permet alors de simplifier l'installation du mécanisme de chasse
d'eau.
[0034] Ce blocage en hauteur de la tige de traction se réalise automatiquement lors du fonctionnement
classique du mécanisme de chasse d'eau et ainsi également pendant le montage.
[0035] Comparativement à un mécanisme selon l'art antérieur comprenant un système inverseur
à levier logé dans le corps creux, pour le mécanisme selon l'invention, quand le ou
les boutons poussoirs sont dans une position de repos, la tige de traction fait saillie
du corps creux, et une poussée exercée sur la tige de traction en direction du corps
creux ne peut pas faire rentrer la tige de traction dans le corps creux. Seul un actionnement
du ou des boutons poussoirs peut effectivement débloquer la tige de traction et entraîner
sa remontée à l'intérieur du corps creux.
[0036] Ainsi, lorsque la tige de traction est bloquée dans une position abaissée, la mise
en place du bouton poussoir sur le réservoir permet de réaliser en même temps le réglage
en faisant pénétrer la tige de traction jusqu'à la profondeur ajustée pour coopérer
correctement avec le moyen d'obturation. Un exemple d'installation et de réglage automatique
du mécanisme de chasse d'eau est décrit plus en détails par la suite.
[0037] La liaison mécanique roue dentée/crémaillère assure efficacement le couplage du ou
des boutons poussoirs au levier, ainsi que l'entrainement du levier lors de la descente
ou de la remontée du ou des boutons poussoirs.
[0038] Cette conception présente également un faible encombrement tout en présentant un
faible nombre de pièces et en étant facile à monter.
[0039] Selon une caractéristique préférée, le mécanisme de chasse d'eau comprend des moyens
de rappel du ou des boutons poussoirs dans sa ou leurs positions de repos.
[0040] Ces moyens de rappel du ou des boutons poussoirs dans sa ou leurs positions de repos
exercent également une fonction de rappel du levier dans sa position de blocage en
hauteur de la tige de traction. Ainsi, le blocage de la tige de traction reste opérant
pendant toute l'opération d'installation du mécanisme, ou redevient opérant automatiquement
si l'installateur actionne par mégarde l'un des boutons poussoirs. Bien entendu, après
l'installation du mécanisme, le rappel du ou des boutons poussoirs dans sa ou leurs
positions de repos est utilisé uniquement dans le cadre du fonctionnement classique
du mécanisme de chasse d'eau.
[0041] Selon un mode de réalisation préféré :
- la tige de traction présente une rainure ;
- le levier présente un pion excentré de l'axe de rotation R, le pion s'étendant parallèlement
à l'axe de rotation R et étant inséré et susceptible de coulisser dans la rainure.
[0042] La coopération de la rainure avec le pion permet d'avoir une sensation d'effort dégressif
(plus important au départ et de moins en moins par la suite) lorsqu'on appui sur le
ou les boutons poussoirs.
[0043] La rainure peut être conçue de manière à augmenter la force s'exerçant sur le moyen
d'obturation pour le soulever de sa position d'obturation (position dans laquelle
l'eau présente dans le réservoir exerce une force importante tendant à maintenir le
moyen d'obturation dans sa position basse d'obturation).
[0044] En d'autres termes, le pion et la rainure permettent de transformer la trajectoire
courbe du pion (rotation du levier) en une trajectoire rectiligne pour la tige de
traction. La forme de la rainure (rainure droite, courbe, inclinée...), permet alors
de modifier la distance parcourue par la tige de traction pour un degré de rotation
identique du levier, selon la position angulaire du levier.
[0045] Préférentiellement, le levier est mobile entre :
- une position haute dans la position appuyée du ou des boutons poussoirs ;
- une position basse dans la position de repos du ou des boutons poussoirs, le levier
étant susceptible de pivoter à partir de la position basse vers la position haute
selon un premier sens de rotation tandis que le levier est amené en butée dans un
second sens de rotation inverse du premier sens de rotation,
et le levier dans la position de blocage est incliné par rapport à l'axe de translation
T selon le second sens de rotation.
[0046] La position basse du levier correspond alors également à la position de blocage.
[0047] Le blocage en hauteur de la tige de traction est permis grâce à la conception du
mécanisme de transmission. En effet, dans la position de blocage (ou position basse)
du levier, une remontée de la tige de traction dans le corps creux est bloquée par
le levier.
[0048] Ce blocage résulte de la position du levier qui est alors en butée selon le second
sens de rotation, une force s'exerçant sur la tige de traction en direction du corps
creux faisant s'appuyer la tige de traction sur le levier et plaquant le levier sur
sa butée dans le second sens de rotation.
[0049] En d'autres termes, l'application d'une force sur la tige de traction en direction
du corps creux :
- permet de faire remonter le levier vers sa position haute en le faisant pivoter selon
le premier sens de rotation, dans le cas où le levier n'était pas dans sa position
de blocage ;
- ne permet pas de faire remonter le levier vers sa position haute si le levier est
dans sa position de blocage, du fait que la tige de traction appuie alors sur le levier
de façon à ce qu'il ait tendance à pivoter selon le second sens de rotation, et non
selon le premier sens de rotation.
[0050] Selon une caractéristique préférée, la rainure présente une piste inférieure avec
un décrochement dans lequel le pion vient se loger dans la position de repos du ou
des boutons poussoirs.
[0051] Dans ce cas, le décrochement fait partie, voire constitue, des moyens de blocage.
Ce décrochement renforce la capacité du levier à rester dans la position de blocage.
Seul un actionnement du ou des boutons poussoirs permet de faire pivoter le levier
de manière à déloger le pion du décrochement.
[0052] Selon une autre caractéristique préférée, le pion présente un méplat complémentaire
de la rainure dans la position de blocage du levier.
[0053] Le méplat fait également partie des moyens de blocage. Il permet d'optimiser le contact
entre la surface de la rainure en contact avec le pion quand le levier est dans la
position de blocage. Ce méplat permet de répartir et de centrer les forces s'exerçant
sur le levier qui est en position de blocage quand la tige de traction exerce une
pression en direction du corps creux (par exemple lors de l'installation du mécanisme
de chasse d'eau selon l'invention). Le méplat aide ainsi à stabiliser le levier dans
sa position de blocage.
[0054] Selon un mode de réalisation préférentiel, les moyens de blocage comprennent :
- une butée de blocage s'étendant dans un plan perpendiculaire à l'axe de translation
T de la tige de traction ;
- un logement complémentaire de la butée de blocage,
l'un du levier ou du corps creux présentant la butée de blocage, l'autre du levier
ou du corps creux présentant le logement, la butée de blocage et le logement coopérant
ensemble dans la position de repos du ou des boutons poussoirs pour bloquer en hauteur
de la tige de traction.
[0055] Cette butée de blocage et ce logement complémentaire induisent ou augmentent la capacité
du levier à bloquer en position la tige de traction.
[0056] En effet, une force appliquée sur la tige de traction alors que le levier est dans
sa position de blocage produit une liaison appui plan entre la butée de blocage et
l'une des surface du logement qui est adaptée à empêcher ou à tout le moins grandement
limiter la capacité du levier à tourner autour de son axe de rotation.
[0057] Avantageusement, la rainure s'étend perpendiculairement à l'axe de translation T
de la tige de traction.
[0058] La réalisation de la rainure est ainsi simplifiée.
[0059] De plus, la conception de la rainure permet de faciliter le soulèvement du moyen
d'obturation.
[0060] En effet, la course du pion décrit un arc de cercle et ne remonte pas ou ne descend
pas de la même hauteur selon que le levier approche d'une position horizontale ou
d'une position verticale.
[0061] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description suivante de modes de réalisation préférentiels de l'invention,
donnés à titre d'exemples illustratifs et non limitatifs, et des dessins annexés parmi
lesquels :
- la figure 1 est une vue d'ensemble en coupe d'un réservoir de toilette équipé d'un
mécanisme de chasse d'eau à bouton poussoir selon l'invention ;
- la figure 2 est une vue éclatée du bouton poussoir, du corps creux et du mécanisme
de transmission ;
- les figures 3a, 3b et 3c sont des vues en coupe illustrant le mécanisme de transmission
selon respectivement, le cas où les boutons poussoirs sont dans une position de repos,
le cas où les boutons poussoirs sont partiellement enfoncés, et le cas où les boutons
poussoirs sont complètement enfoncés ;
- les figures 4a, 4b et 4c sont des vues en coupe selon un angle de vue opposé à celui
des figures 3a, 3b et 3c
- les figures 5a et 5b sont des vues en coupe selon deux angles de vue opposés du mécanisme
de transmission selon un deuxième mode de réalisation ;
- la figure 6 est une vue en coupe du mécanisme de transmission selon un premier mode
de réalisation correspondant à celui des figures 3a, 3b et 3c ;
- la figure 7 est une vue en coupe du mécanisme de transmission selon un troisième mode
de réalisation ;
- la figure 8 est une vue en coupe du mécanisme de transmission selon un quatrième mode
de réalisation ;
- la figure 9 est une vue en coupe du mécanisme de transmission selon un quatrième mode
de réalisation ;
- les figures 10, 11 et 12 sont des vues en coupe et en perspective selon des angles
de vue différents du mécanisme de transmission selon le quatrième mode de réalisation.
[0062] En référence à la figure 1, un mécanisme de chasse d'eau selon l'invention est destiné
à être monté sur un réservoir 1 d'eau de toilettes et comprend :
- un bouton poussoir 2 et notamment deux boutons poussoirs dont l'un correspond à une
« grande chasse » et l'autre à une « petite chasse », destinés à être présentés sur
le couvercle 10 lui-même prévu pour venir reposer sur le rebord supérieur 100 du réservoir
pour refermer celui-ci, les boutons poussoirs étant mobiles de haut en bas et inversement
;
- un bâti 3 destiné à être monté à l'intérieur du réservoir et comprenant un moyen d'obturation
30 mobile entre une position basse d'obturation, dans laquelle il obture l'orifice
11 de passage d'eau ménagé dans un fond 12 du réservoir, à la base de celui-ci, et
une position haute de libération de l'orifice 11 de passage d'eau (autorisant ainsi
la libération d'une petite ou d'une grande chasse d'eau en direction de la cuvette
des toilettes) ;
- un mécanisme de transmission 4 entre les boutons poussoirs 2 et le moyen d'obturation
30, comprenant notamment un système inverseur à levier 40, conçu pour inverser le
déplacement en hauteur des boutons poussoir par rapport au déplacement en hauteur
du moyen d'obturation 30.
[0063] Le système inverseur à levier est donc ainsi désigné en ce qu'il permet de transformer
un déplacement de haut en bas des boutons poussoirs (correspondant en pratique à un
appui sur le ou les boutons poussoirs) en un déplacement de bas en haut du moyen d'obturation
(entraînant une chasse de l'eau) et, inversement, de transformer un déplacement de
haut en bas du moyen d'obturation en un déplacement de bas en haut du ou des boutons
poussoirs. Cela correspond donc à une utilisation classique des boutons poussoirs
des mécanismes de chasse d'eau selon laquelle lorsque l'utilisateur appuie sur le
bouton poussoir, il engendre une chasse d'eau (le moyen d'obturation passant en position
haute) tandis que, lorsque le moyen d'obturation reprend sa position d'obturation
de l'orifice de passage d'eau du réservoir, donc en étant en position basse, son déplacement
vers le bas entraîne une remontée du ou des boutons poussoirs en position d'attente.
[0064] Par ailleurs, on note que le bâti (ou corps) du mécanisme de chasse d'eau, présent
à l'intérieur du réservoir, peut présenter différentes parties constitutives et fonctionnelles
connues de l'art antérieur, à savoir :
- un flotteur, éventuellement réglable, destiné à stopper l'écoulement d'eau à l'intérieur
du réservoir ;
- un système de surverse ;
- un culot à montage rapide ;
[0065] En référence aux figures 1 et 2, le mécanisme de chasse d'eau selon l'invention comprend
un corps creux 20.
[0066] Les boutons poussoirs 2 sont montés dans le corps creux 20, à l'intérieur duquel
ils sont mobiles de haut en bas et inversement, ce corps creux étant conçu pour être
solidarisé sur le couvercle du réservoir. Cette fixation du corps creux au couvercle
du réservoir peut être obtenue selon tous moyens appropriés, notamment à l'aide d'un
système à écrou.
[0067] Les boutons poussoirs 2 sont montés mobiles en hauteur dans le corps creux 20 entre
une position de repos et au moins une position appuyée.
[0068] Tel que cela sera détaillé par la suite, l'un des boutons poussoirs 2 porte une crémaillère
200.
[0069] En référence aux figures 1 et 2, le mécanisme de chasse d'eau comprend également
des moyens de rappel 5 des boutons poussoirs dans leurs positions de repos. Ces moyens
de rappel sont des ressorts 50.
[0070] Tel que représenté sur les figures 2, 4a, 4b et 4c, le corps creux 20 présente un
passage inférieur 21. Ce passage inférieur est situé au niveau d'un fond du corps
creux. Le passage inférieur est plus précisément centré sur le fond du corps creux
et présente une section circulaire.
[0071] Tel qu'illustré par la figure 1, le mécanisme de transmission 4 comprend également
une tige de traction 42 destinée à être couplée au moyen d'obturation 30. Cette tige
de traction est destinée à tracter le moyen d'obturation pour le déplacer en hauteur
et libérer l'orifice de passage d'eau ménagé dans le fond du réservoir.
[0072] La tige de traction 42 s'étend au travers du passage inférieur 21 du corps creux
20. Elle est mobile en hauteur selon un axe de translation T par rapport au corps
creux.
[0073] Tel qu'illustré par la figure 1, la tige de traction 42 est notamment mobile entre
:
- une position abaissée (figure 1, figure 4a ou figure 6), et
- une position remontée (figure 4c) à l'intérieur du corps creux 20.
[0074] Plus précisément, tel que représenté sur les figures 2 à 12, la tige de traction
42 comprend une tête 421 logée à l'intérieur du corps creux 20, et une tige 422 s'étendant
à partir de la tête 421. En référence aux figures 3a à 4c, la tige de traction est
mobile selon un axe de translation T, la tige 422 étant conçue coulissante au travers
du passage inférieur 21 du corps creux.
[0075] Dans la position abaissée, la tête 421 de la tige de traction 42 vient en butée contre
le fond du corps creux 20.
[0076] La tige de traction 42 présente également une rainure 420. Cette rainure 420 est
située sur la tête 421 de la tige de traction 42 et est destinée à former une liaison
pivot-glissant avec le système inverseur tel que cela est détaillé par la suite.
[0077] La rainure 420 s'étend perpendiculairement à l'axe de translation T de la tige de
traction 42.
[0078] En référence aux figures 4a à 12, la rainure 420 présente une piste inférieure 4201
et une piste supérieure 4202.
[0079] Tel qu'expliqué précédemment et selon les figures 2 à 12, le système inverseur 40
à levier est logé à l'intérieur du corps creux 20. Ce système inverseur est couplé
aux boutons poussoirs 2 et à la tige de traction 42 de manière à pouvoir inverser
le mouvement réalisé par les boutons poussoirs par rapport à celui réalisé par la
tige de traction 42 et en conséquence à celui réalisé par le moyen d'obturation 30.
[0080] Le système inverseur 40 comprend à cet effet un levier 41 mobile en rotation autour
d'un axe de rotation R.
[0081] Le levier 41 présente une roue dentée 410 centrée sur l'axe de rotation R. Cette
roue dentée 410 est engrenée sur la crémaillère 200 portée par l'un des boutons poussoirs
2.
[0082] De cette manière, un enfoncement du bouton poussoir 2 provoque une rotation (ou pivotement)
du levier 41 autour de l'axe de rotation R.
[0083] Le levier 41 présente également un pion 411 excentré de l'axe de rotation R. Ce pion
411 s'étend parallèlement à l'axe de rotation R. Le pion 411 présente une forme cylindrique
complémentaire de la rainure 420, le pion du levier étant inséré dans la rainure et
étant susceptible de coulisser dans la rainure. Le pion et la rainure forment ainsi
une liaison pivot-glissant. Le pion 411 est notamment présenté par un bras 412 du
levier qui s'étend depuis la roue dentée 410.
[0084] Selon le principe de l'invention, le levier occupe une position de blocage en hauteur
de la tige de traction dans la position de repos du ou des boutons poussoirs, le ou
les boutons poussoirs étant couplés au levier pour entraîner la rotation du levier
et, lors d'un actionnement du ou des boutons poussoir, le libérer de sa position de
blocage.
[0085] En effet, le mécanisme de chasse d'eau comprend également des moyens de blocage 7
en hauteur de la tige de traction par rapport au corps creux. Ces moyens de blocage
et la position de blocage du levier permettent de bloquer la tige de traction 42 dans
sa position abaissée.
[0086] En référence à la figure 1, le mécanisme de chasse d'eau comprend avantageusement
des moyens d'accouplement 6 de la tige de traction 42 avec le moyen d'obturation 30
par mise en contact.
[0087] Ces moyens d'accouplement sont notamment :
- des crans 60 présentés par la tige 422 de la tige de traction 42, la tige 422 présentant
en l'occurrence des crans régulièrement espacés, et
- un fourreau cranté 61, complémentaire de la tige 422, et présenté par le moyen d'obturation
30.
[0088] Le fourreau cranté est conçu pour permettre l'insertion de la tige 422 selon un sens
d'insertion et pour maintenir la tige captive du fourreau cranté lors de la traction
de la tige de traction selon un sens opposé au sens d'insertion. De cette manière,
la tige de traction permet de soulever le moyen d'obturation.
[0089] Tel qu'illustré par la figure 1, la tige de traction 42 présente une tige 422 suffisamment
longue pour pouvoir réaliser un réglage de la hauteur d'accouplement de la tige de
traction 42 avec le moyen d'obturation 30. Ce réglage s'effectue lors de l'insertion
progressive de la tige 422 de la tige de traction 42 au travers du fourreau cranté
61. Une fois que le corps creux est assemblé sur le couvercle du réservoir et que
le couvercle est en position sur le réservoir, alors la tige a été insérée jusqu'à
la bonne profondeur pour permettre le fonctionnement du mécanisme.
[0090] Plus précisément, suite au réglage précédemment décrit de la hauteur de la tige de
traction par rapport au moyen d'obturation, alors le moyen d'obturation est en position
basse d'obturation quand la tige de traction est en position abaissée et le ou les
boutons poussoirs sont en position de repos.
[0091] Grâce à la conception du mécanisme selon l'invention, l'installation peut être réalisée
aisément par l'installateur.
[0092] En effet, grâce au fait que la tige de traction du mécanisme selon l'invention est
toujours dans une position abaissée dès que le ou les boutons poussoirs sont en position
de repos, alors l'installateur n'a pas à réaliser d'action particulière pour s'assurer
que la tige de traction assume sa position abaissée, ou reste dans sa position abaissée
lors :
- de la réalisation du réglage de la hauteur de cette tige de traction, ou
- lors de la mise en place du corps creux sur le couvercle (le couvercle reposant sur
le réservoir), ou lors de la mise en place du couvercle sur le réservoir (le corps
creux étant préalablement installé sur le couvercle), la tige de traction s'accouplant
alors à la bonne hauteur avec le moyen d'obturation.
[0093] Tel qu'expliqué précédemment, cette installation du mécanisme de chasse d'eau selon
l'invention est facilité par le levier qui assume une position de blocage en hauteur
de la tige de traction quand le ou les boutons poussoirs sont dans leurs positions
de repos.
[0094] Le levier 41 est plus précisément mobile entre :
- une position basse dans la position de repos du ou des boutons poussoirs 2 (figures
3a et 4a) ;
- une position haute dans la position appuyée du ou des boutons poussoirs 2 (figures
3c et 4b).
[0095] Le levier 41 peut en effet pivoter à partir de la position basse vers la position
haute selon un premier sens de rotation, et à partir de la position haute vers la
position basse selon un deuxième sens de rotation inverse du premier sens de rotation.
[0096] A partir de la position basse du levier 41, le levier est amené en butée dans le
second sens de rotation inverse du premier sens de rotation.
[0097] La position basse du levier correspond ainsi à sa position de blocage en hauteur
de la tige de traction.
[0098] Le fonctionnement du système inverseur à levier et la liaison pivot-glissant sont
illustrés par les figures 3a à 4c.
[0099] Tel que l'on peut l'observer sur ces figures, un enfoncement des boutons poussoirs
2 entraîne l'abaissement de la crémaillère 200, la rotation du levier 41 autour de
son axe de rotation R depuis sa position de blocage (ou position basse) jusqu'à sa
position haute, et ainsi la remontée de la tige de traction 42 depuis sa position
abaissée jusqu'à sa position remontée.
[0100] Selon ce mode de réalisation, un déplacement angulaire déterminé ne provoque pas
une translation sur la même distance selon que le levier 41 est à proximité de sa
position basse (levier 41 orienté vers le fond du corps creux 20) ou à proximité d'une
position intermédiaire dans laquelle le bras 412 du levier 41 est parallèle à la rainure
420 (ou perpendiculaire à l'axe de translation T de la tige de traction).
[0101] Les moyens de blocage 7 en hauteur de la tige peuvent être réalisés de différentes
manières.
[0102] Selon le mode de réalisation illustré par les figures 5a et 5b, dans sa position
de blocage le levier 41 est incliné par rapport à l'axe de translation T selon le
second sens de rotation.
[0103] Cette inclinaison, ainsi que complémentairement les moyens de rappel 5 (illustrés
sur la figure 2) qui maintiennent les boutons poussoirs 2 dans leur position de repos
(et le maintien du levier 41 dans sa position de blocage), font qu'une remontée de
la tige de traction 42 vient appuyer sur le levier 41 en le poussant selon le second
sens de rotation. Dans sa position de blocage, le levier 41 est cependant amené en
buté selon le second sens de rotation, c'est ainsi que la remontée de la tige de traction
42 est bloquée par le levier 41 qui ne peut pas pivoter selon le second sens de rotation.
[0104] En d'autres termes, tel qu'illustré par la figure 5a, le levier 41 est incliné par
rapport à l'axe de translation T selon le second sens de rotation. Le levier est également
amené en buté selon le second sens de rotation. Cela implique que le levier 41, pivotant
selon le second sens de rotation depuis sa position haute pour atteindre sa position
de blocage, doit dépasser une position d'équilibre (ou position intermédiaire).
[0105] Cette position d'équilibre (ou position intermédiaire) correspond à un état du levier
dans lequel une remontée de la tige de traction 42 est susceptible de le faire pivoter
selon le second sens de rotation ou selon le premier sens de rotation.
[0106] Selon le présent mode de réalisation, cette position intermédiaire correspond à la
position atteinte par le levier 41 quand il est parallèle à l'axe de translation T
de la tige de traction 42. Le dépassement de cette position d'équilibre fait qu'une
remontée de la tige de traction 42 pousse sur le levier de manière à le faire pivoter
selon le second sens de rotation.
[0107] Lors de l'actionnement d'un bouton poussoir, le bras 412 du levier 41 doit repasser
par la position intermédiaire (dans laquelle il est aligné avec l'axe de translation
T de la tige de traction) puis continuer de pivoter selon le premier sens de rotation.
[0108] Tel qu'illustré par les figures 6 à 10 et de manière commune à ces différents modes
de réalisation, le levier 41 présente une position de blocage dans lequel le bras
412 du levier 41 est parallèle à l'axe de translation T de la tige de traction 42.
[0109] Le levier 41 est alors dans un état dans lequel une remontée de la tige de traction
42 est susceptible de le faire pivoter selon le second sens de rotation ou selon le
premier sens de rotation. Toutefois, le levier est directement en butée dans le second
sens de rotation, le pion étant en fin de course à l'intérieur de la rainure.
[0110] Les moyens de blocage 7 en rotation, complémentaires de la position de blocage du
levier 41, permettent cependant de stabiliser le levier dans sa position de blocage
en hauteur de la tige de traction 42.
[0111] En référence au mode de réalisation illustré par la figure 6, les moyens de blocage
7 comprennent :
- une butée de blocage 70 s'étendant dans un plan perpendiculaire à l'axe de translation
T de la tige de traction ;
- un logement 71 complémentaire de la butée de blocage 70 ;
le corps creux 20 présentant la butée de blocage 70, et le levier 41 présentant le
logement, la butée de blocage et le logement coopérant ensemble dans la position de
repos du ou des boutons poussoirs pour bloquer en hauteur de la tige de traction.
[0112] Quand les boutons poussoirs 2 sont en position de repos, le levier 41 est positionné
de telle manière qu'une remontée de la tige de traction 42 est bloquée par le levier
grâce à sa position de blocage et à la coopération de la butée de blocage 70 avec
le logement 71.
[0113] Plus précisément, un appui sur le levier 41 selon l'axe de translation T, en provenance
de la tige de traction 42, renforce la coopération de la butée de blocage 70 avec
le logement 71 en créant une liaison appui plan adaptée à stabiliser le levier dans
sa position de blocage et à empêcher l'entraînement en rotation du levier 41 autour
de l'axe de rotation R, selon le premier sens de rotation.
[0114] En d'autres termes, la butée de blocage 70 est une excroissance du corps creux venant
se loger dans une cavité présentée par le levier 41, la coopération de l'excroissance
avec la cavité empêchant toute translation du levier selon l'axe de translation T
de la tige de traction.
[0115] Ce mode de réalisation des moyens de blocage permet également de ne pas impacter
l'utilisation du bouton poussoir lors de libération d'une chasse d'eau. En effet,
l'utilisateur ne ressent pas de résistance supplémentaire lors de l'actionnement du
bouton poussoir autre que celle résultant de la présence des moyens de rappel et de
l'eau située dans le réservoir. Il n'y a pas de résistance résultant du fait que le
levier soit amené à quitter sa position de blocage.
[0116] Selon un autre mode de réalisation illustré par la figure 7, le pion 411 présente
un méplat 413 complémentaire de la rainure 420 dans la position de repos du ou des
boutons poussoirs 2.
[0117] Ce méplat 413 permet d'avoir une liaison appui plan entre le méplat 413 du levier
41 et la piste inférieure 4201 de la rainure 420, lorsque le levier 41 est dans sa
position de repos.
[0118] Selon ce mode de réalisation, le méplat 413 et au moins la portion de la piste inférieure
4201 destinée à être en contact avec le méplat s'inscrivent dans des plans perpendiculaires
à l'axe de translation T de la tige de traction 42.
[0119] Cette conception du méplat permet de stabiliser le levier 41 dans sa position de
blocage lorsqu'une force est exercée sur la tige de traction 42 pour tendre à la faire
remonter dans le corps creux 20.
[0120] Le méplat et la portion de la piste inférieure peuvent également être orientés de
manière à provoquer une rotation du levier selon le second sens de rotation dans le
cas où le levier est dans sa position de repos et où une force est exercée sur la
tige de traction pour tendre à la faire remonter dans le corps creux. Dans ce cas,
en étant en position de repos le levier ne peut pas pivoter plus selon le second sens
de rotation et bloque en hauteur la tige de traction.
[0121] Selon encore un autre mode de réalisation illustré par la figure 8, la piste inférieure
4201 de la rainure 420 présente avec un décrochement 4200 dans lequel le pion 411
du levier 41 vient se loger dans la position de repos du ou des boutons poussoirs
2.
[0122] Ce décrochement 4200 crée un jeu permettant une infime remontée de la tige de traction
42 alors que le levier 41 est en position de blocage, permettant au pion 411 de se
loger dans le décrochement 4200.
[0123] La tige de traction est ainsi bloquée en hauteur et ne peut remonter dans le corps
creux sous le seul effet d'une force appliquée sur la tige de traction alors que le
levier est en position de blocage.
[0124] Plus précisément, dans le cas où une force est exercée sur la tige de traction 42
pour tendre à la faire remonter dans le corps creux 20, la tige de traction remonte
alors légèrement et le pion 411 du levier 41 (qui est dans sa position de blocage)
vient se loger dans le décrochement 4200. Dans cette situation, la coopération du
pion avec le décrochement stabilise le levier dans sa position de blocage du fait
qu'une rotation selon le premier sens de rotation est limitée par la marche formée
par le décrochement 4200 par rapport à la piste inférieure 4201. Pour pouvoir tourner
dans le premier sens de rotation, le pion doit alors se dégager du décrochement et
franchir la marche. Ce décrochement participe ainsi à stabiliser le levier dans sa
position de blocage lorsqu'une force est appliquée sur la tige de traction.
[0125] En référence au quatrième mode de réalisation illustré par les figures 9 à 12, les
moyens de blocage 7 comprennent une butée de blocage 70 située directement au-dessus
du pion 411 du levier 41, selon l'axe de translation T de la tige de traction 42,
dans la position de repos du ou des boutons poussoirs 2.
[0126] En référence aux figures 9 et 12, dans ce mode de réalisation la butée de blocage
70 est plus précisément formée par une nervure 201 présentée par le corps creux 20.
[0127] La nervure s'étend longitudinalement selon l'axe de translation T de la tige de traction
42.
[0128] Cette nervure 201 présente un épaulement 202 situé directement au-dessus ou au contact
du pion 411 du levier 41 dans la position de repos du ou des boutons poussoirs 2.
[0129] L'épaulement permet de créer une surface d'appui sur laquelle le pion 411 du levier
41 est en appui dans l'éventualité où une force serait appliquée du la tige de traction
selon l'axe de translation T, en direction du corps creux, alors que les boutons poussoirs
2 sont en position de repos. En étant présenté par la nervure 201, la surface d'appui
créée par l'épaulement 202 permet de répartir sur le corps creux les contraintes exercées
par le pion lors de la survenue d'un tel événement.
[0130] Bien entendu l'épaulement et la surface d'appui sont conçus (forme, orientation,
...) de manière à maintenir le levier dans sa position de blocage quand le bouton
poussoir est en position de repos et si une force susceptible de faire remonter la
tige de traction dans le corps creux est exercée sur ladite tige.
[0131] Cet épaulement présente également des dimensions telles qu'il surplombe complètement
le pion selon l'axe de translation T, quand le bouton poussoir est en position de
repos.
[0132] Grâce à la forme et à la taille de la butée de blocage, ce mode de réalisation a
pour avantage d'empêcher le déverrouillage intempestif des moyens de blocage en hauteur
lors de l'installation du bouton poussoir.
[0133] Ce mode de réalisation a également pour avantage d'être particulièrement robuste,
et notamment plus robuste que le mode de réalisation illustré par la figure 6.
[0134] En effet, si une force telle que décrite précédemment est exercée sur la tige de
traction, alors les contraintes s'exercent principalement sur la nervure 201 et ainsi
sur le corps creux 20, et non sur l'axe de rotation du levier 41.
[0135] Ces différents modes de réalisation des moyens de blocage peuvent être combinés les
uns aux autres, partiellement ou complétement. Bien entendu, certaines caractéristiques
de ces différents modes de réalisation peuvent nécessiter d'être adaptées à la combinaison
réalisée.
[0136] Par exemple, la rainure peut présenter un décrochement et le pion peut présenter
un méplat complémentaire du décrochement.