Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne un clavier musical optimisé pour un mécanisme de sonnerie d'une
pièce d'horlogerie.
[0002] L'invention concerne également un procédé de réalisation d'un clavier musical optimisé
pour un mécanisme de sonnerie d'une pièce d'horlogerie.
Arrière-plan de l'invention
[0003] Dans le domaine de l'horlogerie, il peut être prévu de munir une pièce d'horlogerie,
telle qu'une montre d'un mécanisme de sonnerie susceptible de générer un son ou une
mélodie dans des instants prédéterminés ou à la demande. Pour la génération d'une
mélodie, il est connu de monter dans le mécanisme de sonnerie un module musical ayant
au moins un clavier musical. Ce clavier musical est constitué de plusieurs lames,
qui sont en général toutes reliées à un même talon pour un montage sur une partie
fixe de la pièce d'horlogerie, telle qu'un pont ou une platine ou une carrure par
exemple. Les lames sont de préférence rectilignes et parallèles l'une par rapport
à l'autre dans un même plan.
[0004] Normalement la longueur d'une lame définit une note spécifique, lorsqu'elle est activée
par un organe d'activation correspondant du module musical. L'organe d'activation
vient agir sur une extrémité libre de la lame pour la faire vibrer afin qu'elle génère
la note définie. Bien entendu, il est aussi connu d'avoir plusieurs groupes de lames
parallèles dimensionnées d'une même longueur pour générer une même note musicale lors
de leur activation.
[0005] Les figures 1a et 1b représentent une forme d'exécution d'un clavier musical classique
pour un mécanisme de sonnerie selon une vue tridimensionnelle et une vue de dessus.
Le clavier musical 1 est sous forme monobloc. Il comprend un ensemble de lames 3 rectilignes
reliées à un talon 2 pour la fixation notamment au moyen de vis non représentées passant
par des trous 5 du talon 2 du clavier 1 dans un boîtier d"une pièce d'horlogerie.
Ces lames 3 peuvent être disposées parallèles l'une par rapport à l'autre dans un
même plan. L'espace entre chaque lame 3 peut être identique.
[0006] Chaque extrémité libre des lames 3 comprend un élément 4 sous forme de came, qui
définit une rampe. La rampe peut définir de préférence une pente d'angle aigu par
rapport à l'extrémité libre de la lame 3. Pour l'activation d'au moins une lame 3
du clavier musical 1, il est prévu un organe d'activation, tel qu'une goupille, qui
vient en contact de la rampe de la came 4 pour soulever ou fléchir la lame 3, lors
du déplacement dudit organe d'activation dans une direction de l'extrémité libre de
la lame. Une fois que l'organe d'activation est déplacé au-delà de ladite came 4,
la lame 3 est relâchée pour la mettre en vibration et générer une note déterminée.
[0007] Pour faciliter la réalisation des lames 3 du clavier musical 1, il peut être utilisé
une fraise à boule ou à cylindre en passant sur le talon 2 du clavier 1 et en dessinant
un cordon p en fonction de la longueur des lames à réaliser. La longueur des lames
est calculée pour obtenir une fréquence spécifique et la largeur et l'épaisseur des
lames sont identiques pour toutes les lames. En procédant de cette manière et comme
on peut le voir sur la figure 1b, le point A et le point B ne sont pas symétriques
par rapport au plan de flexion de la lame 3, et cela engendre une mise en torsion
de la lame, lorsque celle-ci est fléchie par le passage d'une goupille. L'énergie
de flexion se répartit ainsi dans les modes de flexion et de torsion. La flexion n'est
plus pure et donc l'énergie transmise à la lame n'est pas maximisée dans son premier
mode de flexion, qui est celui que l'on souhaite rayonner.
[0008] Le premier mode propre de flexion de la lame 3 n'est pas correctement activé et l'amortissement
est plus prononcé du fait que la lame 3 vibre selon des modes de flexion et de torsion.
Dans ces conditions, on constate qu'il y a un transfert vibratoire d'une lame 3 activée
à une autre lame 3 voisine, car lors de la flexion de la lame 3 à activer, une contrainte
est générée au niveau de l'encastrement de la lame 3 au talon 2. Cette contrainte
peut pré-contraindre les lames 3 voisines si celles-ci sont couplées entre elles et
donc générer une flexion non désirée de ces mêmes lames 3. Ainsi lorsque la goupille
passe sur la came 4 à l'extrémité libre d'une lame 3, elle active cette lame 3, mais
aussi les lames 3 voisines. La mélodie présente alors des parasites, car au lieu d'avoir
le son pur généré par l'activation d'une seule lame 3, deux, trois ou quatre lames
3 voisines peuvent vibrer en même temps, mais à des amplitudes vibratoires plus faibles.
Cela a pour conséquence de générer une dissonance et on constate que le son n'est
plus aussi pur que souhaité, ce qui constitue un inconvénient d'un clavier musical
de l'art antérieur.
[0009] On peut citer encore le brevet
US 3,013,460, qui décrit un clavier musical avec un certain nombre de lames, qui sont toutes reliées
à un talon venant directement de matière avec les lames. Le clavier peut être fixé
sur une platine par des vis, qui passent par des ouvertures d'une plaque de couverture
sur le dessus du talon, et des ouvertures dans le talon. L'épaisseur des lames est
ajustée par une roue d'usinage, qui peut être déplacée depuis le talon et sur une
partie de chaque lame pour régler la mélodie du clavier. Un couvert de la plaque sert
à cacher les parties usinées de chaque lame. Cependant, rien n'est décrit concernant
un usinage des lames depuis le talon de telle manière à éviter toute dissonance lors
de l'activation d'une des lames, ce qui constitue un inconvénient.
Résumé de l'invention
[0010] L'invention a donc pour but de pallier les inconvénients de l'état de la technique
en fournissant un clavier musical optimisé pour un mécanisme de sonnerie d'une pièce
d'horlogerie, afin d'éviter tout transfert vibratoire d'une lame activée aux lames
voisines pour ne pas générer un son dissonant.
[0011] A cet effet, l'invention concerne un clavier musical optimisé pour un mécanisme de
sonnerie d'une pièce d'horlogerie, qui comprend les caractéristiques définies dans
la revendication indépendante 1.
[0012] Des formes d'exécution particulières du clavier musical optimisé sont définies dans
les revendications dépendantes 2 à 10.
[0013] Un avantage du clavier musical optimisé pour un mécanisme de sonnerie selon l'invention
réside dans le fait que dans le prolongement des espaces entre chaque lame, il est
réalisé des rainures dans le talon, ce qui permet de découpler les lames entre elles
et de limiter le transfert vibratoire d'une lame à une autre. De plus, cela limite
aussi très localement les contraintes au niveau de l'encastrement de la lame activée
au talon. En effet, lorsqu'une lame est activée, la flexion de la lame génère une
contrainte au niveau de l'encastrement de la lame, mais grâce aux rainures dans le
talon, cette dernière n'est pas suffisante pour pré-contraindre les lames voisines,
qui restent donc inactives.
[0014] Avantageusement, lors de la réalisation d'un tel clavier musical optimisé, chaque
lame est usinée une par une avec une fraise à boule ou à cylindre pour obtenir une
symétrie entre des points de liaison au talon par rapport au plan de flexion de la
lame. Ainsi, le premier mode de flexion est parfaitement activé lorsqu'une goupille
d'activation vient fléchir une lame lors de son passage. L'énergie transmise, au premier
mode de flexion, est donc maximale. Il en est de même de l'amplitude vibratoire, qui
est aussi maximale, ce qui a pour effet d'augmenter le niveau acoustique de la mélodie
ainsi que la perception du son.
[0015] L'invention concerne aussi un procédé de réalisation d'un clavier musical optimisé
pour un mécanisme de sonnerie d'une pièce d'horlogerie, qui comprend les caractéristiques
de la revendication indépendante 11.
[0016] Des étapes particulières du procédé de réalisation d'un clavier musical sont définies
dans les revendications dépendantes 12 à 14.
Brève description des dessins
[0017] Les buts, avantages et caractéristiques du clavier musical pour un mécanisme de sonnerie
d'une pièce d'horlogerie, et du procédé de réalisation du clavier musical apparaîtront
mieux dans la description suivante notamment en regard des dessins sur lesquels :
les figures 1a et 1b déjà citées représentent une vue tridimensionnelle et une vue
de dessus d'une forme d'exécution d'un clavier musical d'un mécanisme de sonnerie
de l'art antérieur,
les figures 2a et 2b représentent une vue tridimensionnelle et une vue de dessus d'une
forme d'exécution d'un clavier musical optimisé d'un mécanisme de sonnerie selon l'invention,
et
les figures 3a et 3b représentent une comparaison entre un clavier musical classique
générant des parasites sonores à chaque activation d'une lame et un clavier musical
optimisé selon l'invention sans parasites sonores à chaque activation d'une lame.
Description détaillée de l'invention
[0018] Dans la description suivante, tous les éléments d'un mécanisme de sonnerie d'une
pièce d'horlogerie, qui est muni d'au moins un clavier musical, et qui sont bien connus
dans ce domaine technique, ne seront décrits que sommairement.
[0019] Les figures 2a et 2b représentent une forme d'exécution d'un clavier musical 1 pour
un module musical d'un mécanisme de sonnerie. Le clavier 1 comprend un ensemble de
lames 3, qui peuvent être rectilignes. Ces lames 3 peuvent être disposées parallèles
l'une par rapport à l'autre dans un même plan. L'espace entre chaque lame 3 peut être
identique. Une extrémité de chaque lame est fixée à un même talon 2. Le talon 2 comprend
des trous 5 pour le passage de vis non représentées afin de fixer le talon 2 par exemple
sur un pont relié à une platine ou directement sur une platine ou une carrure dans
le boîtier d'une pièce d'horlogerie, telle qu'une montre musicale. De préférence,
les lames 3 viennent de matière avec le talon 2 pour former une seule pièce d'un même
matériau, c'est-à-dire un clavier musical 1 monobloc. Le matériau peut être par exemple
un matériau métallique, tel que de l'acier ou du cuivre, ou un métal précieux comme
l'or ou le platine, ou également un matériau de structure amorphe, tel que du verre
métallique.
[0020] Pour l'activation des lames 3 du clavier musical 1, il peut être prévu un élément
4 sous forme de came, qui définit une rampe, à une extrémité libre de chaque lame
3. La rampe de la came 4 définit de préférence une pente d'angle aigu par rapport
à l'extrémité libre de la lame 3. Un organe d'activation, tel qu'une goupille, peut
venir en contact de la rampe de la came 4 de manière à soulever ou fléchir la lame
correspondante 3. Chaque goupille d'activation de la lame correspondante 3 peut se
trouver par exemple sur un cylindre ou un disque du mécanisme de sonnerie. Généralement,
l'activation de chaque lame par l'intermédiaire de la came 4 est effectuée par le
déplacement d'une goupille respective dans un plan parallèle aux lames 3 et dans la
direction de l'extrémité libre de la lame 3 à activer. Une fois que l'organe d'activation,
c'est-à-dire la goupille, est déplacé au-delà de ladite came 4, la lame 3 est relâchée
pour la mettre en vibration et lui permettre d'émettre une note spécifique définie
notamment par sa longueur depuis le talon 2.
[0021] Une partie rectiligne de la lame, qui se situe derrière chaque élément 4 du côté
de l'extrémité libre de chaque lame 3 est nécessaire pour l'accordage fréquentiel
du clavier musical 1. Le clavier musical 1 est dimensionné de telle sorte à avoir
des lames 3, dont les fréquences fondamentales restent inférieures aux fréquences
souhaitées, qui constituent la mélodie ou la sonnerie. L'enlèvement de matière de
cette extrémité permet d'augmenter la fréquence de chaque lame 3 et d'obtenir ainsi
un accordage précis de chacune d'entre elles à 5 Hz près. Cette retouche en longueur
de chaque lame 3 évite toute retouche en épaisseur de la lame 3, dans le cas où la
fréquence de la lame 3 est supérieure à la fréquence cible. La retouche en épaisseur
diminuerait la raideur de chaque lame 3. L'énergie emmagasinée lors de la flexion
de la lame 3 serait plus faible, et le niveau acoustique le serait aussi.
[0022] Selon l'invention au niveau de la fixation des lames 3 au talon 2, c'est-à-dire à
l'encastrement des lames 3 au talon 2, il est prévu des rainures 6 dans le talon 2
s'étendant dans le prolongement de chaque espace entre des lames voisines 3. De préférence,
la largeur de chaque rainure 6 peut être identique à l'espace entre deux lames voisines
3. Chaque rainure 6 peut être réalisée rectiligne et selon la direction de l'espace
correspondant entre deux lames voisines 3. La profondeur de chaque rainure 6 peut
être identique à l'épaisseur de chaque lame 3, voire supérieure pour éviter tout transfert
vibratoire d'une lame 3 à une autre lame voisine 3 lors de leur activation. L'épaisseur
du talon 2 peut être choisie entre 2 à 10 fois supérieure à l'épaisseur de chaque
lame 3. Les rainures 6 peuvent être réalisées aussi dans toute l'épaisseur du talon
2.
[0023] Cette épaisseur du talon 2 est nécessaire pour considérer que les conditions aux
limites de chaque lame 3 soient définies comme « encastré-libre ». Sans cette surépaisseur
du talon 2, c'est-à-dire avec une épaisseur similaire à celle des lames 3 ou des rainures
6, cela conduit à diminuer la raideur de chaque lame 3. Ainsi l'ensemble constitué
du talon 2 et des lames 3 jusqu'à l'extrémité de chaque rainure 6 subirait une déformation
lors de l'activation de chaque lame 3. L'épaisseur du talon permet aussi d'avoir une
surface d'appui avec la platine ou l'habillage de la pièce d'horlogerie tout en laissant
les lames 3 vibrer librement. Sans ce talon 2, et du fait que l'encastrement de chaque
lame 3 se situe à différents endroits en fonction des longueurs des lames 3 différentes,
certaines lames 3 seraient en contact direct avec la platine ou carrure. Cela empêcherait
la lame activée 3 de vibrer correctement et avec une augmentation de l'amortissement.
[0024] Pour la réalisation du clavier musical 1, il peut être choisi une préforme comprenant
déjà la forme d'un talon 2 prolongé depuis un côté perpendiculairement par une portion
plane d'épaisseur inférieure où les lames doivent être réalisées. Une surface supérieure
de la portion plane est dans un prolongement parallèle à une surface supérieure du
talon 2.
[0025] Les lames 3 du clavier musical 1 sont donc usinées une par une depuis leur extrémité
libre à leur fixation au talon 2. Les espaces entre deux lames 3 voisines sont réalisés
par un outil d'usinage, qui peut être par exemple une fraise ou une découpe au fil.
Les rainures 6 dans le talon 2 peuvent être obtenues directement par l'outil d'usinage
à la suite de chaque espace entre deux lames voisines, voire en fin d'usinage du clavier
musical 1. L'épaisseur de chaque lame 3 et la came 4 de l'extrémité libre de chaque
lame 3 est adaptée par une opération de fraisage, notamment au moyen d'une fraise
à boule ou à cylindre.
[0026] Au niveau de la fixation de chaque lame 3 au talon 2 comme montré à la figure 2b,
il est obtenu par ce type d'usinage une symétrie entre les points A1 et B1 par rapport
au plan de flexion de la lame 3 lié au talon 2. Chaque ligne p1 reliant les points
A1 et B1 est perpendiculaire à la direction de chaque lame 3. Ainsi, le premier mode
de flexion est parfaitement activé lorsqu'une goupille vient fléchir la lame 3 lors
de son passage. L'énergie transmise, au premier mode de flexion, est maximale. L'amplitude
vibratoire est, elle aussi, maximale ce qui a pour effet d'augmenter le niveau acoustique
de la mélodie ainsi que la perception du son.
[0027] Il est encore à noter que concernant les rainures 6 dans le talon 2 du clavier musical
1, elles ont pour but de découpler les lames 3 entre elles et de limiter le transfert
vibratoire d'une lame 3 à une autre lame voisine 3. En effet, lorsqu'une lame 3 est
activée par exemple fléchie par une goupille, la flexion de la lame 3 génère une contrainte
au niveau de l'encastrement de la lame 3 au talon 2. Ces rainures 6 évitent le couplage
entre lames 3 du clavier musical 1 et limitent très localement les contraintes au
niveau de l'encastrement de chaque lame activée 3. Les rainures 6 empêchent d'imposer,
aux lames voisines, un déplacement normal. La mélodie générée par le clavier musical
1 dans cette configuration de la présente invention peut être considérée comme pure
et sans parasites ou dissonances.
[0028] A titre comparatif les figures 3a et 3b représentent une comparaison lors de l'activation
par exemple de la lame 3 de sonorité la plus aiguë entre un clavier musical 1 classique
à la figure 3a et un clavier musical 1 optimisé avec les rainures 6 selon l'invention
à la figure 3b. Suite à une flexion de la lame 3 de sonorité la plus aiguë, qui est
la lame 3 la plus petite, on remarque que la lame 3 activée après le passage de la
goupille vibre. Il en est de même pour les lames 3 voisines de la lame 3 activée pour
le clavier musical 1 classique, qui subissent elles aussi un déplacement en flexion,
ce qui n'est pas le cas du clavier musical 1 optimisé avec les rainures 6. Une échelle
de vibration est donnée entre Min et Max et représentée sur les trois lames 3 pour
le clavier musical 1 classique et le clavier musical 1 optimisé sans génération de
dissonances, car les deux lames 3 voisines de la lame 3 activée la plus aiguë ne vibre
normalement pas.
[0029] A partir de la description qui vient d'être faite, plusieurs variantes de réalisation
du clavier musical pour un mécanisme de sonnerie d'une pièce d'horlogerie peuvent
être conçues par l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention définie par
les revendications. Chaque lame peut être d'une forme rectiligne avec une section
transversale rectangulaire ou circulaire ou autre, qui peut être identique sur toute
la longueur de la lame. La section transversale peut également varier progressivement
ou de manière discontinue le long de la longueur de chaque lame.
1. Clavier musical (1) pour un mécanisme de sonnerie d'une pièce d'horlogerie (1), le
clavier musical comprenant plusieurs lames (3) reliées à un talon (2) pour la fixation
du clavier dans la pièce d'horlogerie,
caractérisé en ce que le clavier musical (1) comprend des rainures (6) dans le talon (2) s'étendant chacune
dans le prolongement de chaque espace entre des lames voisines (3).
2. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lames (3) viennent de matière avec le talon (2) pour former une seule pièce monobloc
d'un même matériau.
3. Clavier musical (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que les lames (3) sont rectilignes et disposées parallèles l'une par rapport à l'autre
dans un même plan depuis le talon (2).
4. Clavier musical (1) selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que chaque lame (3) est obtenue par usinage avec une symétrie entre des points de liaison
(A1, B1) au talon (2) par rapport à un plan de flexion de chaque lame (3) à activer.
5. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lames (3) sont toutes ou en partie de longueur différente depuis le talon jusqu'à
une extrémité libre pour la génération chacune d'une note spécifique lors de leur
activation.
6. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque lame (3) comprend à proximité d'une extrémité libre un élément (4) sous forme
de came, qui définit une rampe de manière à permettre à un organe d'activation du
mécanisme de sonnerie d'activer ladite lame au passage de la rampe.
7. Clavier musical (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une partie rectiligne de chaque lame (3), qui se situe derrière chaque élément (4)
du côté de l'extrémité libre de chaque lame (3) permet d'effectuer un accordage fréquentiel
du clavier musical (1) par réduction de longueur de lame.
8. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que la profondeur de chaque rainure (6) dans le talon (2) est identique ou supérieure
à l'épaisseur de chaque lame (3).
9. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les rainures (6) dans le talon (2) sont réalisées aussi dans toute l'épaisseur du
talon (2).
10. Clavier musical (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épaisseur du talon (2) est entre 2 à 10 fois supérieure à l'épaisseur de chaque
lame (3).
11. Procédé de réalisation d'un clavier musical (1) pour un mécanisme de sonnerie d'une
pièce d'horlogerie,
caractérisé en ce que le procédé comprend les étapes de :
- se munir d'une préforme initiale comprenant une forme d'un talon (2) prolongé depuis
un côté perpendiculairement par une portion plane d'épaisseur inférieure à l'épaisseur
du talon (2),
- usiner des lames (3) dans la portion plane avec un espace identique entre chaque
paire de lames (3) voisines et une longueur différente ou en partie différente de
chaque lame depuis le talon (2), et
- usiner des rainures (6) dans le talon (2) dans le prolongement chacune des espaces
entre deux lames (3) voisines.
12. Procédé de réalisation d'un clavier musical (1) selon la revendication 11, caractérisé en ce que les lames (3) sont usinées une par une depuis leur extrémité libre à leur fixation
au talon (2).
13. Procédé de réalisation d'un clavier musical (1) selon la revendication 11, caractérisé en ce que les espaces entre chaque paire de lames (3) voisines sont réalisés par fraisage ou
par découpe au fil.
14. Procédé de réalisation d'un clavier musical (1) selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'usinage des lames (3) depuis le talon (2) à leur extrémité libre est effectué par
fraisage au moyen d'une fraise à boule ou à cylindre de manière à avoir une symétrie
entre des points de liaison (A1, B1) au talon (2) par rapport à un plan de flexion
de chaque lame (3) à activer, et en ce que l'épaisseur des lames et chaque élément (4) sous forme de came à l'extrémité libre
de chaque lame (3) est effectué par fraisage au moyen d'une fraise à boule ou à cylindre.