| (19) |
 |
|
(11) |
EP 3 559 371 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
|
13.09.2023 Bulletin 2023/37 |
| (22) |
Date de dépôt: 21.12.2017 |
|
| (86) |
Numéro de dépôt: |
|
PCT/FR2017/053801 |
| (87) |
Numéro de publication internationale: |
|
WO 2018/115780 (28.06.2018 Gazette 2018/26) |
|
| (54) |
PROCÉDÉ DE FABRICATION D'UN SOL CARRELÉ
HERSTELLUNGSVERFAHREN FÜR EINEN GEFLIESTEN BODEN
METHOD FOR MAKING A TILED FLOOR
|
| (84) |
Etats contractants désignés: |
|
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL
NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR |
| (30) |
Priorité: |
22.12.2016 FR 1663188
|
| (43) |
Date de publication de la demande: |
|
30.10.2019 Bulletin 2019/44 |
| (73) |
Titulaire: SAINT-GOBAIN WEBER |
|
94370 Sucy-en-Brie (FR) |
|
| (72) |
Inventeurs: |
|
- WIETZERBIN, Karine
69100 Villeurbanne (FR)
- COMOY, Daniel
01400 Condeissiat (FR)
|
| (74) |
Mandataire: Saint-Gobain Recherche |
|
B.P. 135
39, quai Lucien Lefranc 93303 Aubervilliers Cedex 93303 Aubervilliers Cedex (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
EP-A1- 2 578 771 DE-U1-202015 100 204 FR-A1- 2 752 859
|
WO-A1-2016/061346 FR-A1- 2 693 221 FR-A1- 2 774 715
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un sol carrelé sur un
support à revêtir.
[0002] Il est obligatoire en raison des normes en vigueur dans la construction neuve ou
dans la réhabilitation de logements anciens de prévoir des solutions d'isolation acoustique
permettant de diminuer la transmission des bruits d'impact au travers du sol. Il existe
aujourd'hui de nombreuses solutions pour satisfaire à ces exigences normalisées.
[0003] Traditionnellement, les systèmes d'isolation acoustique sous carrelage se composent
de plusieurs éléments appliqués successivement sur le support à revêtir. On applique
généralement une colle prête à l'emploi qui permet de faire adhérer le système d'isolation
au support. Il est nécessaire que le système d'isolation apporte l'affaiblissement
acoustique et la résistance mécanique. Une couche de mortier-colle est alors appliquée
sur la partie supérieure du système d'isolation et est destinée au collage du carrelage.
Contrairement aux systèmes acoustiques sous chape, dans les systèmes sous carrelage,
il n'est pas nécessaire d'installer une chape, dont l'épaisseur est généralement supérieure
à 25 mm, et les carreaux sont partie prenante dans le fonctionnement et la performance
du système.
[0004] Actuellement, deux types de systèmes différents d'isolation acoustique sous carrelage
existent. Le premier système est constitué de plaques rigides qui apportent à la fois
l'affaiblissement acoustique et la résistance mécanique. Ces plaques se présentent
généralement sous la forme de rectangle d'environ 0,5 m
2 et sont prêtes à être directement carrelées. Les plaques ou dalles sont positionnées
les unes après les autres de façon à recouvrir la totalité de la surface à revêtir.
En fonction de la taille de la pièce à isoler, le nombre nécessaire de ces plaques
peut être important, et il peut être nécessaire de les découper, d'où une mise en
oeuvre qui peut être longue et fastidieuse pour l'opérateur. Le plus souvent, des
bandes de jointement sont positionnées entre chaque plaque de sorte à minimiser les
espaces qui pourraient apparaître entre les différentes plaques. Ces raccords entre
les plaques qui sont par conséquent nombreux représentent des points de faiblesse
mécanique et, potentiellement, acoustique. L'avantage de ce système est de pouvoir
poser directement le carrelage sur l'isolant acoustique. Il reste toutefois d'une
utilité limitée pour les grandes surfaces à isoler.
[0005] Le second système est constitué d'un matelas déformable, se présentant préférentiellement
en rouleau, et apportant les propriétés d'affaiblissement acoustiques. La résistance
mécanique est alors apportée par application d'une mini-chape (parfois appelée couche
d'interposition ou de ragréage) sur laquelle sera ensuite posé le carrelage. Classiquement,
cette mini-chape a une épaisseur inférieure à 10 mm. L'application du matelas permet
de couvrir une surface plus importante avec un unique rouleau et permet notamment
un gain de temps pour l'installateur par rapport à des systèmes dans lesquels il faut
poser un grand nombre de plaques les unes à côté des autres et éventuellement les
découper. Toutefois, avec ce type de système, il est nécessaire de préparer sur site
la mini-chape, notamment par gâchage d'une composition de mortier stockée sous forme
pulvérulente. Cette opération génère notamment un nombre important de déchets, peut
entraîner la génération de poussières lors de la manipulation des sacs de poudre et
nécessite une consommation d'eau non négligeable. De plus, du fait de la consistance
à l'état frais de la mini-chape, plus fluide que celle d'une colle carrelage, il est
indispensable de prévoir des moyens de jointement entre les différentes lés de rouleau
appliqués au sol. Du point de vue de l'applicateur, la fabrication de la mini-chape
reste un travail pénible qui nécessite, en plus du temps de préparation (disposition
de témoins d'épaisseur et préparation de la composition du mortier gâché) et d'application,
un temps de séchage d'au moins plusieurs heures avant de pouvoir continuer la pose
du carrelage constituent pour lui une perte de temps.
[0006] WO 2016/061346 A1 décrit un procédé de fabrication d'un sol carrelé sur un support à revêtir qui comprend
les étapes a), b), d) et e) de la revendication 1 ci-dessous.
[0007] On cherche donc à trouver des solutions permettant de faciliter la pose et également
de diminuer les temps d'attente entre les différentes étapes pour les carreleurs.
C'est dans ce cadre que s'inscrit la présente invention qui propose un procédé qui
assure l'isolation acoustique, et qui résulte d'un système qui puisse être positionné
directement et facilement sous le carrelage, sans nécessiter la pose d'aucune mini-chape.
Ce système permet de gagner du temps lors de la pose du système en lui-même et donc
de raccourcir notablement la durée totale des chantiers nécessitant la mise en oeuvre
de systèmes acoustiques avec une finition carrelée collée.
[0008] Un des objets de la présente invention est un procédé qui utilise un système d'isolation
acoustique se présentant sous forme de rouleau destiné à être positionné sur un support
et directement sous carrelage. L'affaiblissement acoustique et la résistance mécanique
sont apportés par un seul et même système enroulable, donc facile à appliquer sur
le support à revêtir et qui permet de couvrir une surface importante. Ce système est
constitué d'une partie isolante comprenant au moins une sous-couche souple apportant
l'isolation acoustique et au moins une autre sous-couche apportant la résistance mécanique
positionnée au regard des carreaux, les deux sous-couches étant solidaires entre elles.
[0009] Le système d'isolation utilisé dans le procédé selon la présente invention permet
d'obtenir un affaiblissement acoustique équivalent aux systèmes actuellement sur le
marché. La valeur de l'indice d'affaiblissement ΔLw des bruits d'impact, qui permet
de caractériser les performances d'isolation aux bruits d'impact des systèmes sols
est comprise entre 15 et 20 dB (norme ISO 10140-3). Lorsqu'on parle de système positionné
directement sous-carrelage, on comprend qu'aucune chape ou autre système apportant
la résistance mécanique n'est placé entre le système d'isolation utilisé dans le procédé
selon la présente invention et le carrelage. Une couche de colle à carrelage nécessaire
pour fixer les carreaux est toutefois appliquée entre le système isolant et les carreaux.
La résistance mécanique du système d'isolation est notamment testée sur des systèmes
complets, c'est-à-dire sur des systèmes comprenant le système d'isolation utilisé
dans le procédé selon la présente invention sur lequel on a appliqué une couche de
colle à carrelage puis les carreaux, par des mesures de résistance au poinçonnement
des carreaux.
[0010] La sous-couche souple est constituée d'au moins un matériau fibreux d'origine minérale
ou synthétique, du type fibres de verre et/ou fibres de polyester ou du type couche
alvéolaire synthétique telle qu'en polyéthylène ou polyuréthane. Elle est préférentiellement
constituée d'un non-tissé synthétique cardé thermo-lié, aiguilleté ou non aiguilleté.
Elle peut également être un non-tissé minéral obtenu par voie fondue. Elle peut encore
être un matériau alvéolaire tel qu'une mousse synthétique, du type mousse polyuréthane.
A titre d'exemple, la sous-couche souple est un non-tissé aiguilleté en fibres de
polyester, ou un non-tissé en fibres de verre. La sous-couche souple peut comprendre
plusieurs couches disposées les unes sur les autres et assemblées entre elles. Par
exemple, chacune des faces de la sous-couche souple peut être recouverte d'un film,
par exemple une feuille de polyéthylène, directement collée sur le non-tissé. Ces
films sont notamment présents lorsque la sous-couche est un non-tissé en fibres de
verre, afin d'éviter au manipulateur d'être en contact avec les fibres de verre. Cette
sous-couche, même composée de plusieurs sous-couches, reste suffisamment souple et
par conséquent ne gêne pas l'enroulabilité du système complet comprenant la sous-couche
apportant la résistance mécanique.
[0011] La sous-couche apportant la résistance mécanique solidaire de la sous-couche souple
est celle positionnée en regard des carreaux Deux types de sous-couches apportant
la résistance mécanique nécessaire à l'application directe du carreau selon les normes
actuellement en vigueur peuvent être utilisés dans le système utilisé dans le procédé
selon la présente invention.
[0012] Selon un premier mode de réalisation, la sous-couche apportant la résistance mécanique
est une sous-couche à base de fibres agglomérées telles que des fibres végétales du
type bois, chanvre, des fibres minérales du type laine de roche, ou à base de matière
composite synthétique telle que des fibres synthétiques ou de la résine synthétique,
ou encore à base d'un mélange de fibres et de résine, d'une épaisseur comprise de
préférence entre 2 et 8 mm. Cette sous-couche est donc considérée comme épaisse et
relativement rigide, ce qui rend nécessaire qu'elle soit adaptée pour être facilement
enroulable. Elle est est pré-découpée sous la forme de lamelles d'une largeur de quelques
centimètres, typiquement d'une largeur comprise entre 2 et 5 cm. La profondeur de
la découpe est inférieure à l'épaisseur totale de la sous-couche. Cette découpe apporte
la flexibilité suffisante pour que l'ensemble du système isolant formé par la sous-couche
souple et la sous-couche plus rigide apportant la résistance mécanique soit enroulable.
La largeur des lamelles joue notamment un rôle sur l'épaisseur finale du rouleau :
plus les lamelles sont de faible épaisseur, plus il est possible d'avoir un rouleau
compact et par conséquent moins encombrant. Cette sous-couche peut être à base de
matière composite dans le sens où au moins un des matériaux la constituant et cités
ci-dessus est pris dans une résine organique ou dans un liant minéral tel que du ciment,
du gypse ou dans un mortier. Elle peut par exemple être faite d'aiguilletés de fibres
synthétiques pris dans une résine.
[0013] Selon un second mode de réalisation, la sous-couche apportant la résistance mécanique
est une sous-couche flexible et fine d'une épaisseur inférieure à 4 mm. Elle peut
par conséquent s'enrouler aisément sans opération supplémentaire, comme par exemple
des pré-découpes qui deviennent nécessaires si la sous-couche est plus rigide. Elle
peut être un voile de renfort, une grille de renfort, en particulier une grille de
verre. A titre d'exemple, la sous-couche rigide peut être une armature en treillis
de verre dont les mailles sont de dimension 9x9 mm.
[0014] Les deux sous-couches constituant le système d'isolation utilisé dans le procédé
selon la présente invention, c'est-à-dire la sous-couche souple et la sous-couche
apportant la résistance mécanique, sont solidarisées entre elles lors du procédé de
fabrication du système utilisé dans le procédé selon la présente invention, par exemple
par collage par apport thermique et/ou à l'aide d'une colle. La manière de rendre
ces deux sous-couches solidaires est adaptée en fonction du type de matériau de chacune
des couches.
[0015] Le système d'isolation acoustique enroulable utilisé dans le procédé selon la présente
invention peut également permettre de réaliser l'étanchéité, notamment si le système
est destiné à protéger des supports sensibles à l'eau. Il peut ainsi comprendre, en
plus des deux sous-couches le constituant, un moyen assurant l'étanchéité qui constitue
une sous-couche supplémentaire (encore appelée « sous-couche étanche »). Le moyen
d'étanchéité ou sous-couche étanche est obligatoirement positionné au-dessus de la
sous-couche souple apportant l'isolation acoustique. Il peut être positionné entre
la sous-couche souple et la sous-couche apportant la résistance mécanique, notamment
lorsque celle-ci est un voile ou une grille de renfort. Il peut également être positionné
au-dessus de la sous-couche apportant la résistance mécanique, donc juste en dessous
des carreaux. Ce moyen permettant d'assurer l'étanchéité peut être une feuille de
matériau synthétique, par exemple en polyéthylène, de préférence d'une épaisseur inférieure
à 2 mm, voire inférieure à 1 mm. La sous-couche étanche est couplée avec la partie
isolante acoustique. Ainsi, elle fait intégralement partie du système d'isolation
acoustique sous forme de rouleau et est une des sous-couches de ce système. Elle est
suffisamment souple pour ne pas gêner l'enroulement de l'ensemble du système. Le système
utilisé dans le procédé selon la présente invention peut donc être un système d'isolation
acoustique étanche enroulable, qui présente notamment l'avantage de minimiser les
zones de jointement à traiter après la pose puisqu'il devient possible de recouvrir
des surfaces importantes avec un seul rouleau du système isolant et étanche.
[0016] Le système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon l'invention se présente
donc sous la forme d'un rouleau permettant de couvrir une surface variant entre 10
et 60 m
2. Ces rouleaux sont facilement stockables. Une fois fabriqués, ils sont protégés dans
un emballage. Une fois sur site, il suffit à l'applicateur de retirer l'emballage
et de dérouler le rouleau sur la surface à carreler. Le gain de temps est pour lui
considérable, puisqu'il devient possible de recouvrir plus de 10 m
2 sans avoir besoin de manipuler un nombre important de plaques ni d'appliquer une
mini-chape.
[0017] La présente invention porte sur un procédé de fabrication d'un sol carrelé sur un
support à revêtir caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- a. application d'une colle prête à l'emploi sur le support
- b. positionnement par déroulement et collage les uns à côté des autres, sans espacement
sur ledit support, de plusieurs lés du système isolant acoustique constitué d'une
partie isolante comprenant au moins une sous-couche souple apportant l'isolation acoustique
et au moins une autre sous-couche apportant la résistance mécanique, les deux sous-couches
étant solidaires entre elles;
- c. positionnement de moyens de désolidarisation sur le périmètre et au niveau de tous
les points singuliers émergeant du support à revêtir, notamment les bordures le long
des murs, les angles de pièces, les tuyaux de canalisation, ou les endroits où les
lés ne sont pas parfaitement juxtaposés,
- d. application d'une colle à carrelage directement sur la sous-couche supérieure du
système isolant acoustique et
- e. pose des carreaux.
[0018] Ce procédé de fabrication d'un sol carrelé sur un support à revêtir permet d'obtenir
un ensemble d'isolation au son d'impact comprenant le sol, le système isolant acoustique
sous forme de rouleau et le revêtement sous forme de carreaux.
[0019] La sous-couche supérieure du système est celle qui est la plus éloignée du support.
La sous-couche supérieure est la sous-couche apportant la résistance mécanique ou,
lorsqu'un moyen assurant l'étanchéité du système est présent, cela peut être la sous-couche
étanche si le moyen d'étanchéité est positionné sur la sous-couche apportant la résistance
mécanique.
[0020] Plusieurs rouleaux du système utilisé dans le procédé selon la présente invention
sont déroulés et positionnés les uns à côté des autres, de sorte à recouvrir la totalité
du support à revêtir.
[0021] Les lés sont posés de sorte à ne pas laisser d'espacement entre eux pour limiter
tout risque de défaut d'isolation acoustique, ni d'étanchéité lorsque le système comprend
une sous-couche assurant l'étanchéité. Comme dans tout système acoustique flottant,
l'étape de positionnement de la couche isolante doit être suivie d'une étape consistant
à positionner un moyen de désolidarisation sur le périmètre de la pièce et au niveau
de tous les points singuliers émergeant de la surface à couvrir (colonne, canalisation,
etc.) afin d'éviter les ponts acoustiques. Ces moyens de désolidarisation comprennent
au moins une baguette en matériaux résilients, préférentiellement en matériaux souples,
plastiques. En effet, les moyens de désolidarisation peuvent comprendre une seule
baguette s'étendant sur la totalité du périmètre de la pièce à couvrir ou plusieurs
baguettes sont misent bout à bout pour s'étendre sur la totalité du périmètre de la
pièce à couvrir. Une telle baguette est formée de deux bandes perpendiculaires l'une
à l'autre et faites de matières pour obtenir une baguette de section en L. Cette baguette
de section en L permet d'avoir une bande, parallèle au plan du sol, qui vient au contact
du système d'isolation acoustique c'est-à-dire de l'ensemble formé par au moins une
sous-couche souple apportant l'isolation acoustique et au moins une autre sous-couche
apportant la résistance mécanique. L'autre bande de la baguette, celle qui est orthogonale
au plan du sol, vient au contact du mur ou muret ou élément venant délimiter la pièce
à revêtir. On comprend donc que cette baguette fait office de tampon, joint entre
les couches appliquées sur le système isolant acoustique (la colle et le revêtement)
et le mur délimitant la pièce à couvrir. Toutefois, la baguette formant les moyens
de désolidarisation n'est pas limitée à une baguette ayant une forme en L. En effet,
cette baguette pourra ne comprendre qu'une seule bande agencée orthogonalement au
plan du sol et placée entre les couches appliquées sur le système isolant acoustique
et le mur délimitant la pièce à couvrir.
[0022] L'étape de positionnement des lés peut éventuellement être suivie d'une étape consistant
à positionner un moyen de jointement au niveau de la partie jointive de deux lés positionnés
consécutivement sur le support, après l'étape c). Le moyen de jointement n'est nécessaire
que s'il faut traiter un espacement trop important entre les lès (contrairement à
un système classique, ce genre de défaut d'application est très avantageusement diminué
par l'enroulabilité de la sous couche), ou si le système contient une couche d'étanchéité.
De façon générale lorsqu'il est nécessaire d'avoir un système étanche, l'ensemble
des points singuliers de la surface à revêtir est traité avant l'étape de pose du
carrelage. Les points singuliers sont notamment les bordures le long des murs, les
angles de pièces, les tuyaux de canalisation, ou les endroits où les lés ne sont pas
parfaitement juxtaposés. Le moyen de jointement peut être une bande que le carreleur
colle au niveau de toutes les parties jointives. Si le raccord est effectué dans le
seul but d'assurer l'étanchéité, alors il peut également être un liquide ou mastic
d'étanchéité que le carreleur vient appliquer au niveau des parties jointives entre
les différents lés. Il est alors nécessaire de prévoir un temps de séchage du moyen
de jointement avant de pouvoir appliquer la colle à carrelage.
[0023] Si le système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon la présente invention
ne comprend pas de sous-couche étanche intégrée directement au système, il reste possible
de dissocier l'isolation acoustique de l'étanchéité. Des systèmes d'étanchéité usuels
indépendants peuvent alors être posés sur le système isolant acoustique utilisé dans
le procédé selon l'invention et avant la pose du carrelage.
[0024] Après l'étape de positionnement des lés et des éventuels moyens de jointements entre
lés adjacents, le procédé selon l'invention comprend une étape d'application d'une
colle à carrelage puis la pose des carreaux. L'épaisseur de colle appliquée est comprise
entre 0,5 à 5 mm selon l'outil spécifié avec le système (peigne cranté ou demi-lune,
etc). L'utilisation du système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon
la présente invention, qui apporte la rigidité suffisante, permet avantageusement
d'éviter de devoir appliquer une mini-chape. En fonction du système acoustique choisi,
l'utilisation de certaines colles spécifiques peuvent être préconisées par le fabriquant.
[0025] L'étape e) du procédé selon l'invention est l'étape de pose des carreaux, qui est
réalisée de façon usuelle par le carreleur. Après un temps de séchage d'environ 24
heures, un mortier de jointement est appliqué entre les carreaux.
[0026] D'autres détails avantageux sont décrits ci-après en regard des figures illustrant
l'invention :
La figure 1 représente une vue en coupe d'un sol revêtu de carreaux positionnés sur
le système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon la présente invention
dans lequel la sous-couche apportant la rigidité mécanique est prédécoupée sous forme
de lamelles
La figure 2 représente une vue d'un rouleau du système acoustique utilisé sur la vue
représentée figure 1.
La figure 3 représente une vue en coupe d'un sol revêtu de carreaux positionnés sur
le système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon la présente invention
dans lequel la sous-couche apportant la rigidité mécanique est une couche souple et
fine.
Les figures 4 et 4' sont des vues de dessus du système d'isolation utilisé sur la
vue représentée sur la figure 3. La figure 4' représente deux lés mis côte à côte.
La figure 5 représente une vue d'un rouleau du système acoustique représenté aux figures
3 et 4.
Les figures 6a, 6b, 7 et 8 sont des vues des moyens de désolidarisation seuls et agencés
dans un ensemble formé d'un sol revêtu de carreaux positionnés sur le système d'isolation
acoustique utilisé dans le procédé selon la présente invention.
[0027] La vue en coupe représentée sur la figure 1 montre un sol (1) revêtu de carreaux
(4) posés directement sur un système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé
selon la présente invention, une fois déroulé et posé sur le support à revêtir (5).
Ce système est constitué d'une sous-couche souple apportant l'isolation acoustique
isolante (2a) couplée à une sous couche (2b-1) apportant la résistance mécanique.
La sous-couche (2b-1) représentée sur la figure 1 est prédécoupée par des entailles
(3) disposées à intervalle régulier sur la totalité de sa surface. Les entailles (3)
permettent ainsi au système d'isolation représenté sur la figure 2 de pouvoir s'enrouler
sous la forme de lamelles. Le système d'isolation acoustique représenté sur la figure
2 comprend les deux sous-couches (2a) et (2b-1) associées entre elle. Le rouleau se
présente de telle sorte que lorsque l'opérateur le déroule, la sous-couche souple
(2a) apportant l'isolation acoustique est celle faisant face au support à revêtir.
La fixation du système d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon la présente
invention sur le support à isoler est effectuée par exemple au moyen d'une colle acrylique
C1 ou vinylique appliquée sur le support avant de dérouler le système d'isolation
utilisé dans le procédé selon la présente invention. La sous-couche (2b-1) apportant
la résistance mécanique est, sur la figure 1, la couche la plus éloignée du support
et donc celle sur laquelle sera appliquée la colle à carrelage C2 puis les carreaux
(4). Les carreaux sont positionnés les uns à côté des autres, en laissant entre chacun
un espace qui sera rempli par un mortier de jointement lors de la dernière étape du
procédé de fabrication du sol carrelé.
[0028] La figure 3 est une vue de coupe d'un sol revêtu de carreaux positionnés sur le système
d'isolation acoustique utilisé dans le procédé selon la présente invention dans lequel
la sous-couche apportant la rigidité mécanique (2b-2) est une couche souple et fine,
par exemple de type voile de renfort ou grille de renfort. Comme sur la figure 1,
les carreaux (4) sont positionnés directement sur la sous-couche apportant la résistance
mécanique (2b-2). La sous-couche souple est celle qui est en contact et qui est collée
sur le support (5) à revêtir.
[0029] La figure 4 est une vue de dessus du système isolant utilisé dans le procédé selon
la présente invention selon le mode de réalisation dans lequel la sous-couche (2b-2)
apportant la résistance mécanique est une grille de renfort, positionnée au-dessus
de la sous-couche souple (2a) apportant l'isolation acoustique. La figure 4' montre
deux lés du système d'isolation utilisé dans le procédé selon la présente invention
tel que représenté sur la figure 4. Les deux lés sont positionnés côté à côté sur
toute la longueur (6). Une bande de désolidarisation, non représentée sur la figure
peut être positionnée sur la longueur (6) pour rendre les deux lés solidaires et limiter
les ponts acoustiques.
[0030] La figure 5 est une représentation d'un rouleau du système d'isolation acoustique
utilisé dans le procédé selon la présente invention représenté sur les figures 4 et
4'. La sous-couche souple (2a) apportant l'isolation acoustique est celle qui est
directement positionnée et collée contre le support à revêtir lorsque l'opérateur
déroule le rouleau.
[0031] Les performances acoustiques sont évaluées pour différents systèmes d'isolation utilisé
dans le procédé selon la présente invention. La valeur de l'indice d'affaiblissement
ΔLw des bruits d'impact permet notamment de caractériser les performances d'isolation
aux sons d'impact des systèmes sols (EN ISO 10140-3 et 717-2). Ainsi, les systèmes
acoustiques dits sous carrelage traditionnellement installés dans ce genre d'ouvrage
ont un indice ΔLw compris entre 15 et 20 dB, voire jusqu'à 22 dB en cas d'épaisseurs
plus élevées du système. A titre d'exemples comparatifs, on peut citer les systèmes
suivants existants sur le marché:
- sous-couche acoustique isolante weber.sys impact qui se présente sous forme de plaques
de 8 mm d'épaisseur assurant à la fois l'isolation acoustique et la résistance mécanique
puisque le carrelage peut être directement posé dessus. L'indice acoustique de ce
système est de ΔLw=20 dB (norme ISO 10140-3).
- le système Lankophonic Plak vendu par la société Parexlanko qui est une plaque rigide
d'environ 8 mm d'épaisseur sur laquelle on pose une trame supplémentaire avant de
poser le carrelage a un indice d'affaiblissement acoustique de ΔLw=18 dB (norme ISO
10140-3).
- le système Kit Mapefonic commercialisé par la société Mapei se présente sous la forme
d'un rouleau acoustique collé sur le support à isoler, sur lequel on applique une
mini-chape et dont les performances annoncées donnent un indice d'affaiblissement
de ΔLw=19 dB (norme ISO 10140-3).
[0032] La réalisation de la mesure standardisée pour la caractérisation de l'indice d'affaiblissement
ΔLw est lourde et coûteuse. De ce fait, elle est réservée à un usage limité, principalement
lors de la commercialisation d'un système acoustique. Par conséquent, des techniques
permettant l'étalonnage des performances acoustiques plus adaptées à un processus
de criblage sur un grand nombre de systèmes ont pu être mises en place et validées
par la communauté acoustique. Le couplage d'une technique d'étalonnage et de quelques
mesures standardisées correspondantes permet de manière rigoureuse et à moindre frais
de classer de manière relative les performances d'un grand nombre de systèmes tout
en s'informant de quels seraient leurs niveaux de performances absolues.
[0033] L'une de ces techniques comparatives d'étalonnage consiste à caractériser le rayonnement
énergétique de dalles support en béton traitées par les systèmes sols à caractériser.
La comparaison de la dalle traitée avec la dalle support en béton de référence permet
d'évaluer de manière relative le gain d'isolation aux sons d'impact ∂L en dB et donc
de réaliser le classement des systèmes étudiés selon leur performance. Dans les faits,
des échantillons de dimensions avoisinant 500 x 500 mm sont suspendus en condition
libre-libre (c'est-à-dire suspendus avec des tendeurs ou sur un système de ressorts)
et instrumentalisés sur la face arrière avec un nombre suffisant d'accéléromètres.
Des frappes au marteau d'impact sont opérées sur la face avant de l'échantillon. Les
puissances rayonnées sont collectées par les accéléromètres. Un post-traitement des
mesures consistant à réaliser la somme énergétique sur les bandes de tiers d'octave
de fréquence 100 Hz à 3150 Hz permet de calculer le gain d'isolation relatif ∂L en
dB des dalles traitées par rapport à la dalle support et par conséquent le classement
des différents systèmes. Des tests opérés selon la méthode d'étalonnage comparative
décrite ci-dessus sur des systèmes de référence pour lesquelles les valeurs d'isolement
selon la méthode standardisée (effectué en organisme externe de certification) sont
disponibles, ont permis d'établir un lien clair entre le classement des dits systèmes
selon l'échelle relative en ∂L et l'échelle absolue en ΔLw.
[0034] Des tests d'étalonnage comparatif ont également été effectués sur des systèmes utilisé
dans le procédé selon la présente invention une fois recouverts de carreaux.
[0035] Le système de référence (système Ref) est un système se présentant sous la forme
de plaque, commercialisé sous la référence weber.sys impact, qui comprend une couche
isolante dont la partie souple est à base de fibres de polyester et la partie rigide
est un aiguilleté de fibres synthétiques imprégnées de résine.
[0036] Les systèmes en rouleau et ne nécessitant pas l'application d'une mini-chape, donc
conforme à la présente invention qui ont été testés sont les suivants :
- le premier système testé (système 1) comprend une sous-couche isolante d'environ 4
mm d'épaisseur à base de fibres de polyester aiguilleté et une sous-couche rigide
de 3 mm d'épaisseur qui est un aiguilleté de fibres synthétiques imprégnées de résine
et prédécoupée sous forme de lamelles.
- le deuxième système testé (système 2) comprend une sous-couche isolante d'environ
4 mm d'épaisseur à base de fibres de polyester aiguilleté et une sous-couche rigide
de 3 mm d'épaisseur qui est un aiguilleté de fibres synthétiques imprégnées de résine
et prédécoupée sous forme de lamelles sur lequel on a positionné une sous-couche étanche
du type weber.sys étanche au-dessus de la sous-couche rigide.
- le troisième système testé (système 3) comprend une sous-couche isolante souple qui
est un voile de verre non tissé d'environ 5 mm d'épaisseur et de grammage 300 g/m2. La sous-couche apportant la rigidité est identique à celle des systèmes 1 et 2 (aiguilleté
de fibres synthétiques imprégnées de résine, prédécoupé sous forme de lamelles, d'une
épaisseur de 3 mm). Une sous-couche étanche du type weber.sys étanche est positionnée
au-dessus de la sous-couche rigide.
- le quatrième système testé (système 4) comprend la même sous couche isolante souple
que celle du système 3 (un voile de verre non tissé d'environ 5 mm d'épaisseur et
de grammage 300 g/m2), associée à une sous-couche apportant la rigidité qui est une grille de verre de
1 mm d'épaisseur dont les mailles ont une dimension 9x9 mm.
- le cinquième système testé (système 5) est identique au système 4 et comprend en sus
une sous-couche étanche du type weber.sys étanche positionnée sous la sous-couche
apportant la rigidité.
[0037] Les résultats consignés dans le tableau 1 ci-dessous montrent clairement que les
performances acoustiques du système acoustique en rouleau utilisé dans le procédé
selon la présente invention sont au moins équivalentes aux performances du système
acoustique se présentant sous forme de plaques et similaires à celles des systèmes
acoustiques utilisés actuellement sur le marché pour la réalisation traditionnelles
de ce type d'ouvrage aux propriétés acoustique et étanche.
Tableau 1
| |
Amélioration relative de l'isolation aux bruits d'impact selon méthode comparative
d'étalonnage en dB |
| Référence |
∂Lref |
| Système 1 |
∂Lref +2 |
| Système 2 |
∂Lref +4 |
| Système 3 |
∂Lref + 10 |
| Système 4 |
∂Lref +9 |
| Système 5 |
∂Lref +8 |
[0038] Des tests de résistance au poinçonnement ont été réalisés sur un système utilisé
dans le procédé selon la présente invention. Ces essais sont réalisés pour des systèmes
complets dans le sens où ils sont effectués une fois que le carrelage a été posé.
Ils consistent à évaluer le comportement d'un revêtement de sol soumis à un enfoncement.
Ces tests nécessaires pour avoir l'avis technique du CSTB (Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment) consistent à imposer un déplacement de 1mm/min à un poinçon
cylindrique positionné à 3 cm d'un coin d'un carreau. Le dispositif permet de tracer
la courbe effort/déformation et on relève les valeurs d'efforts atteintes lors du
premier incident visible sur la courbe et/ou sur l'échantillon testé, ainsi que la
force à rupture. Des mesures ont été effectuées 16 heures après la pose du carrelage
sur le système 4 pour lequel la couche rigide est un voile de verre en plaques. La
valeur de la force à rupture pour le système 4 utilisé dans le procédé selon la présente
invention est de 1 kN, ce qui est conforme à l'exigence du CSTB.
[0039] Aux figures 6a, 6b, 7 et 8, les moyens de désolidarisation agencés sur le périmètre
de la pièce et au niveau de tous les points singuliers émergeant de la surface à couvrir
sont représentés. Ces moyens de désolidarisation comprennent au moins une baguette
6 en matériaux résilients, préférentiellement en matériaux souples, plastiques. En
effet, les moyens de désolidarisation peuvent comprendre une seule baguette s'étendant
sur la totalité du périmètre de la pièce à couvrir ou plusieurs baguettes sont misent
bout à bout pour s'étendre sur la totalité du périmètre de la pièce à couvrir. Une
telle baguette 6 est formée de deux bandes 6a, 6b perpendiculaires l'une à l'autre
et faites de matières pour obtenir une baguette de section en L. Cette baguette de
section en L permet d'avoir une bande 6a, parallèle au plan du sol, qui vient au contact
du système d'isolation acoustique c'est-à-dire de l'ensemble formé par au moins une
sous-couche souple apportant l'isolation acoustique et au moins une autre sous-couche
apportant la résistance mécanique. L'autre bande 6b de la baguette, celle qui est
orthogonale au plan du sol, vient au contact du mur ou muret ou élément venant délimiter
la pièce à revêtir. On comprend donc que cette baguette fait office de tampon, joint
entre les couches appliquées sur le système isolant acoustique (la colle et le revêtement)
et le mur délimitant la pièce à couvrir. Toutefois, la baguette formant les moyens
de désolidarisation n'est pas limitée à une baguette ayant une forme en L. En effet,
cette baguette pourra ne comprendre qu'une seule bande agencée orthogonalement au
plan du sol et placée entre les couches appliquées sur le système isolant acoustique
et le mur délimitant la pièce à couvrir.
1. Procédé de fabrication d'un sol carrelé sur un support (5) à revêtir comprenant les
étapes suivantes dans l'ordre précisé :
a. application d'une colle (C1) prête à l'emploi sur le support
b. positionnement par déroulement et collage les uns à côté des autres, sans espacement
sur ledit support, de plusieurs lés d'un système isolant acoustique constitué d'une
partie isolante comprenant au moins une sous-couche souple (2a) apportant l'isolation
acoustique et au moins une autre sous-couche (2b-1, 2b-2) apportant la résistance
mécanique, les deux sous-couches étant solidaires entre elles;
c. positionnement de moyens de désolidarisation (6) sur le périmètre et au niveau
de tous les points singuliers émergeant du support à revêtir, notamment les bordures
le long des murs, les angles de pièces, les tuyaux de canalisation, ou les endroits
où les lés ne sont pas parfaitement juxtaposés, lesdits moyens de désolidarisation
comprenant au moins une baguette en matériaux résilients,
d. application d'une colle à carrelage (C2) directement sur la sous-couche supérieure
du système isolant acoustique et
e. pose des carreaux (4).
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un moyen de jointement est positionné au niveau de la partie jointive de deux lés
positionnés consécutivement sur le support, après l'étape c).
3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la sous-couche souple (2a) est constituée d'au moins un matériau fibreux d'origine
minérale ou synthétique, du type fibres de verre et/ou fibres de polyester ou du type
couche alvéolaire synthétique telle qu'en polyéthylène ou polyuréthane.
4. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la sous-couche souple (2a) est constituée d'un non-tissé synthétique cardé thermo-lié,
aiguilleté ou non aiguilleté.
5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la sous-couche souple (2a) comprend plusieurs couches disposées les unes sur les
autres et assemblées entre elles.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la sous-couche (2b-1) apportant la résistance mécanique est une sous-couche à base
de fibres agglomérées telles que des fibres végétales du type bois, chanvre, des fibres
minérales du type laine de roche, ou à base de matière composite synthétique telle
que des fibres synthétiques ou de la résine synthétique, ou encore à base d'un mélange
de fibres et de résine, d'une épaisseur de préférence comprise entre 2 et 8 mm.
7. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la sous-couche (2b-1) apportant la résistance mécanique est prédécoupée en lamelles.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la sous-couche (2b-2) apportant la résistance mécanique est une sous-couche flexible
et fine d'une épaisseur inférieure à 4 mm.
9. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la sous-couche (2b-2) apportant la résistance mécanique est un voile de renfort,
une grille de renfort, en particulier une grille de verre.
10. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le système isolant acoustique comprend en outre une sous-couche assurant l'étanchéité
qui fait intégralement partie du système d'isolation acoustique.
11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la sous-couche étanche est positionnée au-dessus de la sous-couche souple apportant
l'isolation acoustique.
12. Procédé selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que la sous-couche étanche est positionnée soit entre la sous-couche souple (2a) apportant
l'isolation acoustique et la sous-couche (2b-1,2b-2) apportant la résistance mécanique
soit au-dessus de la sous-couche (2b-1,2b-2) apportant la résistance mécanique et
sous les carreaux.
13. Procédé selon l'une des revendications 10 à 12 caractérisé en ce que la sous-couche étanche est une feuille de matériau synthétique tel que du polyéthylène,
revêtue sur chaque face d'un matériau non tissé tel qu'un non tissé en fibre de polypropylène,
ladite feuille ayant une épaisseur inférieure à 2 mm, voire inférieure à 1 mm.
14. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de désolidarisation comprennent au moins une baguette formée de deux bandes
perpendiculaires l'une à l'autre et faites de matières pour obtenir une baguette de
section en L.
15. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de désolidarisation comprennent une seule baguette s'étendant sur la totalité
du périmètre de la surface à couvrir.
16. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de désolidarisation comprennent au moins deux baguettes agencées côte
à côte pour s'étendre sur la totalité du périmètre de la surface à couvrir.
1. Herstellungsverfahren für einen gefliesten Boden auf einem zu belegenden Träger (5),
umfassend die folgenden Schritte in der angegebenen Reihenfolge:
a. Auftragen eines gebrauchsfertigen Klebstoffs (C1) auf den Träger
b. Anordnen durch Abrollen und abstandsloses Verkleben mehreren Bahnen eines schallisolierenden
Systems nebeneinander auf den Träger, die aus einem isolierenden Teil bestehen, der
mindestens eine nachgiebige Teilschicht (2a), die für die Schallisolierung sorgt,
und mindestens eine andere Teilschicht (2b-1, 2b-2), die für die mechanische Beständigkeit
sorgt, umfasst, wobei die zwei Teilschichten fest miteinander verbunden sind;
c. Anordnen von Distanziermitteln (6) am Umfang und an allen aus dem zu belegenden
Träger heraustretenden Einzelstellen, einschließlich der Kanten entlang der Wände,
der Ecken von Räumen, der Leitungsrohre oder der Stellen, an denen die Bahnen nicht
perfekt nebeneinander angeordnet sind, wobei die Distanziermittel mindestens eine
Leiste aus elastischem Materialien umfassen,
d. Auftragen eines Fliesenklebers (C2) direkt auf die obere Teilschicht des schallisolierenden
Systems und
e. Auflegen der Fliesen (4).
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass nach Schritt c) ein Zusammenfügemittel an der Fügestelle zweier auf dem Träger aufeinanderfolgend
angeordneter Bahnen angeordnet wird.
3. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die nachgiebige Teilschicht (2a) aus mindestens einem Fasermaterial mineralischen
oder synthetischen Ursprungs, vom Typ Glasfaser und/oder Polyesterfaser oder vom Typ
synthetische Schaumschicht, wie Polyethylen oder Polyurethan, besteht.
4. Verfahren nach dem vorstehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass die nachgiebige Teilschicht (2a) aus einem kardierten, thermogebundenen, genadelten
oder nicht genadelten synthetischen Vliesstoff besteht.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 oder 4,
dadurch gekennzeichnet, dass die nachgiebige Teilschicht (2a) mehrere übereinander angeordnete und untereinander
zusammengefügte Schichten umfasst.
6. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Teilschicht (2b-1), die für die mechanische Beständigkeit sorgt, eine Schicht
auf der Basis von agglomerierten Fasern, wie pflanzlichen Fasern vom Typ Holz, Hanf,
Mineralfasern vom Typ Steinwolle, oder auf der Basis von synthetischem Verbundmaterial,
wie synthetischen Fasern oder Kunstharzfasern, oder auch auf der Basis einer Mischung
aus Fasern und Harz mit einer Dicke von vorzugsweise zwischen 2 und 8 mm ist.
7. Verfahren nach dem vorstehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass die Teilschicht (2b-1), die für die mechanische Beständigkeit sorgt, in Lamellen
vorgeschnitten ist.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6,
dadurch gekennzeichnet, dass die Teilschicht (2b-2), die für die mechanische Beständigkeit sorgt, eine dünne biegsame
Teilschicht mit einer Dicke von weniger als 4 mm ist.
9. Verfahren nach dem vorstehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet, dass die Teilschicht (2b-2), die für die mechanische Beständigkeit sorgt, ein Verstärkungsvlies,
ein Verstärkungsgitter, insbesondere ein Glasgitter, ist.
10. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass das schallisolierende System ferner eine Teilschicht umfasst, eine die Dichtheit
sicherstellende Teilschicht umfasst, die integraler Bestandteil des schallisolierenden
Systems ist.
11. Verfahren nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die dichte Teilschicht über der nachgiebigen Teilschicht, die für Schallisolierung
sorgt, angeordnet ist.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 10 oder 11,
dadurch gekennzeichnet, dass die dichte Teilschicht entweder zwischen der nachgiebigen Teilschicht (2a), die für
die Schallisolierung sorgt, und der Teilschicht (2b-1, 2b-2), die für die mechanische
Beständigkeit sorgt, oder über der Teilschicht (2b-1, 2b-2), die für die mechanische
Beständigkeit sorgt, und unter den Fliesen angeordnet ist.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 10 bis 12,
dadurch gekennzeichnet, dass die dichte Teilschicht eine Folie aus synthetischem Material, wie Polyethylen, ist,
die auf jeder Seite mit einem Vliesmaterial, wie Polypropylenfaservlies, beschichtet
ist, wobei die Folie eine Dicke von weniger als 2 mm oder weniger als 1 mm aufweist.
14. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Distanziermittel mindestens eine Leiste umfassen, die aus zwei zueinander senkrecht
zueinander verlaufenden Streifen gebildet ist und aus Material hergestellt ist, sodass
sich eine Leiste mit L-Profil ergibt.
15. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Distanziermittel eine einzelne Leiste umfassen, die sich über den gesamten Umfang
der zu belegenden Oberfläche erstreckt.
16. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass die Distanziermittel mindestens zwei derart nebeneinander angeordnete Leisten umfassen,
dass sie sich über den gesamten Umfang der zu belegenden Oberfläche erstrecken.
1. A method of manufacturing a tiled floor on a substrate (5) to be covered comprising
the following steps in the order shown:
a. applying a ready to use adhesive (C1) to the substrate,
b. positioning by unrolling and sticking them side by side, with no gaps, on said
substrate, a plurality of widths of an acoustic insulation system consisting of an
insulating part comprising at least one flexible sub-layer (2a) providing acoustic
insulation and at least one other sub-layer (2b-1, 2b-2) providing mechanical strength,
the two sub-layers being fastened together,
c. positioning separation means (6) at the perimeter and at the level of all the singular
points emerging from the substrate to be covered, in particular the borders along
the walls, the corners of rooms, pipes, or places where the widths are not perfectly
juxtaposed, separation means (6) comprising at least one resilient material strip,
d. applying a tile adhesive (C2) directly to the top sub-layer of the acoustic insulation
system, and
e. laying tiles (4).
2. The method as claimed in claim 1, characterized in that jointing means are positioned at the level of the joining part of two widths positioned
consecutively on the substrate, after the step c).
3. The method as claimed in either one of the preceding claims, characterized in that the flexible sub-layer (2a) is constituted of at least one fibrous material of mineral
or synthetic origin, of the glass fiber and/or polyester fiber type or of the synthetic
cellular layer type, such as polyethylene or polyurethane.
4. The method as claimed in the preceding claim, characterized in that the flexible sub-layer (2a) is constituted of a felted or non-felted thermally bonded
and carded synthetic non-woven material.
5. The method as claimed in either one of claims 3 or 4, characterized in that the flexible sub-layer (2a) comprises a plurality of layers disposed on one another
and assembled to one another.
6. The method as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the sub-layer (2b-1) providing mechanical strength is a sub-layer based on compressed
fibers such as plant fibers of wood, hemp type, mineral fibers of rock wool type,
or based on synthetic composite materials such as synthetic fibers or synthetic resin,
or based on a mixture of fibers and resin, preferably between 2 and 8 mm inclusive
thick.
7. The method as claimed in the preceding claim, characterized in that the sub-layer (2b-1) providing mechanical strength is precut into slats.
8. The method as claimed in any one of claims 1 to 6, characterized in that the sub-layer (2b-2) providing mechanical strength is a thin and flexible sub-layer
less than 4 mm thick.
9. The method as claimed in the preceding claim, characterized in that the sub-layer (2b-2) providing mechanical strength is a reinforcing mat, a reinforcing
mesh, in particular a glass mesh.
10. The method as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the acoustic insulation system further comprises a sub-layer providing water-tightness
which is an integral part of the acoustic insulation system.
11. The method as claimed in claim 10, characterized in that the watertight sub-layer is positioned on top of the flexible sub-layer providing
acoustic insulation.
12. The method as claimed in either one of claims 10 or 11, characterized in that the watertight sub-layer is positioned either between the flexible sub-layer (2a)
providing acoustic insulation and the sub-layer (2b-1, 2b-2) providing mechanical
strength or on top of the sub-layer (2b-1, 2b-2) providing mechanical strength and
under the tiles.
13. The method as claimed in any one of claims 10 to 12, characterized in that the watertight sub-layer is a sheet of synthetic material such as polyethylene covered
on each side with a nonwoven material such as a polypropylene fiber nonwoven material,
said sheet having a thickness less than 2 mm, or even less than 1 mm.
14. The method as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the separation means comprise at least one strip formed of two substrips perpendicular
to one another and made of materials to obtain an L-section strip.
15. The method as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the separation means comprise a single strip extending over the totality of the perimeter
of the surface to be covered.
16. The method as claimed in any one of the preceding claims, characterized in that the separation means comprise at least two strips arranged side by side to extend
over the totality of the perimeter of the surface to be covered.
RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION
Cette liste de références citées par le demandeur vise uniquement à aider le lecteur
et ne fait pas partie du document de brevet européen. Même si le plus grand soin a
été accordé à sa conception, des erreurs ou des omissions ne peuvent être exclues
et l'OEB décline toute responsabilité à cet égard.
Documents brevets cités dans la description