[0001] La présente invention concerne un dispositif de sécurité pour une commande d'ouverture
d'un ouvrant telle qu'une porte d'un véhicule automobile. Plus spécifiquement mais
non exclusivement, l'invention s'applique particulièrement au domaine de la sécurisation
d'un véhicule automobile vis-à-vis d'un choc provoqué par un accident.
[0002] On connaît des poignées pour ouvrant de véhicule, munies d'un dispositif de sécurité
permettant, en cas d'accident, d'éviter l'ouverture de l'ouvrant sous l'effet de la
décélération subie par la partie préhensible de la poignée.
[0003] Généralement, la fermeture d'un ouvrant, par exemple une porte du véhicule, est réalisée
au moyen d'une serrure comprenant un pêne solidaire de la porte apte à coopérer avec
une gâche solidaire de la carrosserie. Lors de l'ouverture depuis l'extérieur du véhicule,
le pêne est dégagé de la gâche en actionnant un système connu sous le nom générique
de « commande d'ouverture extérieure » ou connu également sous le signe « COE ». Un
tel système comprend une poignée qui, lorsqu'elle est manœuvrée en traction par un
utilisateur, entraîne le déverrouillage de la serrure.
[0004] L'action exercée sur la poignée, se traduit, à travers une chaîne cinématique de
la COE, par le dégagement du pêne de la gâche et donc par l'ouverture de la portière.
Lorsque l'utilisateur relâche la poignée, celle-ci est ramenée en position de repos
par un ressort de rappel.
[0005] Il existe également à l'intérieur des véhicules un système d'ouverture appelé « commande
d'ouverture intérieure » ou « COI » dont la chaîne cinématique est du même type que
celle de la COE, mais généralement indépendante de cette dernière.
[0006] En l'absence de tout dispositif de sécurité, on comprend que lors d'un choc latéral,
la force d'inertie liée à la masse de la poignée peut atteindre, voire dépasser, la
force de traction habituellement nécessaire pour ouvrir la portière. En effet, un
choc latéral est capable de développer sur la poignée des accélérations instantanées
de grandes intensités. L'intensité des forces d'inertie générées peut donc être considérable,
même avec des poignées allégées.
[0007] D'autre part, la raideur du ressort de rappel de la poignée est bien entendu très
insuffisante pour s'opposer à l'effort d'ouverture exercée par la force d'inertie
appliquée à la poignée.
[0008] Une première solution de dispositif de sécurité proposée dans l'état de la technique
consiste en un dispositif à contrepoids et ressort de rappel. Le contrepoids est monté
sur un axe auquel est également reliée la poignée, de manière à produire sur l'axe,
lors d'un choc latéral, un couple inertiel contraire à celui de la force d'inertie
appliquée à la poignée. Ce dispositif de sécurité agit donc par compensation d'inertie
sans toutefois s'opposer au mouvement d'ouverture normale de la portière car il s'agit
dans ce cas de mouvements lents à faible accélération. Lorsqu'un utilisateur tire
sur la poignée pour ouvrir la portière, il entraîne en même temps le contrepoids du
dispositif de sécurité, lequel est ramené ensuite dans sa position initiale par le
ressort de rappel quand l'utilisateur relâche la poignée.
[0009] Cette première solution a comme avantage d'être relativement peu coûteuse, mais elle
présente par ailleurs de nombreux autres inconvénients. En particulier, la présence
du contrepoids augmente l'encombrement du système de commande d'ouverture extérieure
dans l'épaisseur de la portière et alourdit le véhicule avec des masses non fonctionnelles.
D'autre part, ce dispositif de sécurité connu ne fonctionne pas pour des accélérations
très élevées du fait de l'inertie du contrepoids.
[0010] Une deuxième solution de dispositif de sécurité proposée dans l'état de la technique
est également une solution inertielle, mais fonctionnant cette fois par blocage de
la chaîne cinématique de la commande d'ouverture extérieure. Ce deuxième dispositif
de sécurité connu est constitué d'une masse d'inertie disposée de manière à entraîner,
lors d'un choc latéral, un organe apte à bloquer par exemple le levier de renvoi de
la chaîne cinématique empêchant ainsi le dégagement du pêne de la serrure hors de
la gâche. Un ressort de rappel est présent pour ramener la masse d'inertie dans sa
position de repos.
[0011] On connaît notamment du document
FR 2 871 500 une commande d'ouverture d'une portière de véhicule automobile comprenant une poignée
montée pivotante sur une embase comprenant une branche de préhension pourvue en extrémité
externe d'une colonne d'actionnement agissant sur un ensemble de transmission.
[0012] Dans ce document, la commande d'ouverture comprend un organe de verrouillage de la
poignée en cas d'accélérations causées par un accident et un organe élastique de rappel
maintenant normalement cet organe en position de non-verrouillage de la poignée. Dans
ce document, l'organe de verrouillage comprend une masselotte et deux crochets reliés
à la masselotte et est monté au niveau de la colonne d'actionnement.
[0013] L'inconvénient d'une commande d'ouverture selon ce document est que lors d'un choc,
la poignée tend à être éjectée dans un sens de rotation prédéfini et il en va de même
des crochets reliés à la masselotte qui tendent également à tourner dans le même sens
d'éjection de la poignée. L'efficacité de blocage de l'organe de verrouillage est
alors compromise et le verrouillage de la poignée est également rendu incertain. En
outre, cette configuration de fonctionnement est limitée à une conception très particulière
de la poignée qui impose la présence de la colonne d'actionnement.
[0014] L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de proposer une commande
d'ouverture à blocage inertiel de sécurité présentant une sensibilité accrue aux accélérations
provoquées par un accident.
[0015] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de commande d'ouverture d'un
ouvrant de véhicule automobile comprenant :
- un socle de la commande d'ouverture,
- un levier de poignée configuré pour être monté pivotant sur le socle autour d'un axe
de poignée, comprenant une branche de préhension principale et une branche secondaire
de prolongement de la branche principale situées chacune de part et d'autre de l'axe
de poignée et un centre de gravité situé du côté de la branche principale, l'une des
deux branches formant la branche active,
- une chaîne cinématique configuré pour transmettre un mouvement du levier de poignée
vers une serrure de la commande d'ouverture pour déverrouiller l'ouvrant, ladite chaîne
comprenant au moins une branche active du levier de poignée,
- un organe de sécurité inertiel, distinct des éléments mobiles de la commande d'ouverture
comprenant la chaîne cinématique et la poignée, comprenant une masse inertielle et
un élément bloqueur configuré pour bloquer par effet d'inertie la transmission de
mouvement par la chaîne cinématique,
caractérisé en ce que l'organe inertiel est couplé cinématiquement à la branche secondaire du levier de
poignée et s'étend du côté de la branche secondaire par rapport à l'axe de poignée
et en ce que l'organe inertiel est monté mobile sur un élément mobile de la commande d'ouverture.
[0016] Lorsque le véhicule est heurté latéralement, le choc résultant fait subir des accélérations
aux éléments mobiles de la commande d'ouverture qui se traduit par un déplacement
dans un sens opposé au choc. Par leur inertie, les éléments mobiles se déplacent et
peuvent transmettre le mouvement à la serrure et provoquer ainsi l'ouverture non intentionnelle
de la porte.
[0017] En particulier, dans le cas de l'invention, l'inertie provoque un couple inertiel
sur le levier de poignée ce qui a pour effet de déplacer le centre de rotation de
l'organe inertiel couplé de façon cinématique à la branche secondaire du levier. L'inertie
de la poignée sur l'organe inertiel ajouté à l'inertie propre de l'organe inertiel
provoque la rotation de ce dernier. L'organe inertiel « décolle » alors de sa position
repos pour venir immobiliser la chaîne cinématique d'entraînement avec son élément
bloqueur contre le socle ou un élément de la chaîne cinématique.
[0018] D'une part, le positionnement de l'organe inertiel sur un élément mobile de la commande
d'ouverture augmente les accélérations reçues par l'organe inertiel ce qui le rend
plus sensible, même pour de faibles accélérations. Il est possible de concevoir cet
organe inertiel embarqué par ailleurs avec une masse et des dimensions réduites.
[0019] Le positionnement de l'organe inertiel au niveau d'un prolongement interne de la
branche principale de préhension de l'autre côté de l'axe de poignée lui confère une
réactivité accrue. En effet, grâce à ce positionnement très spécifique, le levier
de la poignée exerce sur l'organe inertiel un moment d'inertie qui a pour effet de
faire tourner l'organe inertiel dans le sens contraire à celui de la branche secondaire.
[0020] Ainsi, l'organe inertiel réagit très rapidement au choc de sorte que l'organe inertiel
immobilise la chaîne cinématique avant même que la poignée n'ait pu l'actionner.
[0021] En utilisation réelle, en l'absence de choc latéral, l'organe inertiel est en position
de repos et l'élément de blocage de l'organe inertiel s'étend de préférence contre
une surface inférieure de la branche secondaire du levier ou d'un autre élément mobile
relié de manière cinématique du côté de la branche secondaire.
[0022] Une commande d'ouverture selon l'invention peut en outre comporter l'une ou plusieurs
des caractéristiques suivantes.
[0023] De préférence, l'organe inertiel délimite un profil inférieur qui forme un angle
obtus de telle sorte que l'élément bloqueur s'étende dans une direction oblique par
rapport au corps principal. L'avantage produit par cette caractéristique est de permettre
à l'organe inertiel par un faible angle de rotation de venir bloquer la chaîne cinématique.
[0024] Par exemple, l'organe inertiel présente une section longitudinale selon la direction
d'extension de l'élément bloqueur configurée en L ou en V d'angle obtus au sommet.
[0025] Dans l'exemple décrit, l'organe inertiel comprenant un axe de pivotement pour être
monté pivotant sur la branche secondaire, l'axe de pivotement s'étend transversalement
à la direction prédéfinie dans une région intermédiaire située entre le corps principal
et l'élément bloqueur. Ainsi, selon cette caractéristique, la masse inertielle est
déportée de l'axe de pivotement afin d'augmenter les effets d'inertie sur l'élément
bloqueur.
[0026] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, l'organe inertiel est monté mobile
directement sur la branche secondaire.
[0027] De préférence, l'organe inertiel a une configuration au repos rabattue contre une
surface inférieure de la branche secondaire et une configuration active par effet
d'inertie déployée en saillie à l'extérieur de la branche secondaire. Grâce à la configuration
rabattue, l'organe inertiel n'entrave pas le fonctionnement normal de la commande
d'ouverture.
[0028] De préférence, l'organe inertiel est monté sur une extrémité libre de la branche
secondaire de telle sorte que l'élément bloqueur s'étende dans une direction longitudinale
de la branche secondaire et le corps principal s'étende librement en vis-à-vis d'une
face avant terminale de la branche secondaire.
[0029] Par exemple, l'organe inertiel comprend un premier moyen d'accouplement en rotation
avec un deuxième moyen d'accouplement en rotation complémentaire solidaire de la branche
secondaire.
[0030] De préférence, l'élément de blocage a une forme de dent de blocage de forme générale
rectangulaire ou ovale.
[0031] Selon une caractéristique particulière, le corps principal comprend un logement de
guidage en rotation d'un arbre de pivotement, le logement de guidage consiste en au
moins un demi-palier doté d'un évidement hémicylindrique.
[0032] Par exemple, la branche secondaire se termine par une joue latérale et un arbre de
pivotement s'étendant transversalement à la joue latérale.
[0033] Dans une variante, la branche secondaire se termine par deux flasques supportant
une tige autour de laquelle l'organe inertiel peut pivoter.
[0034] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la branche secondaire est pourvue
d'une lame élastique formant ressort pouvant être sollicitée le long de son axe longitudinal
en flambage lors du pivotement de l'organe inertiel, l'organe inertiel et la lame
étant munis de premier et deuxième moyens d'accrochage complémentaires.
[0035] Par exemple, les premier et deuxième moyens d'accrochage comprennent une protubérance
et une encoche de réception de la protubérance, la protubérance étant apte à s'engager
dans l'encoche lors du pivotement de l'organe inertiel pour retenir l'organe inertiel.
[0036] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la branche secondaire formant
la branche active du levier de poignée, l'organe inertiel est monté mobile sur un
élément de la chaîne cinématique, tel qu'un levier de renvoi monté pivotant sur le
socle.
[0037] De préférence, la chaîne cinématique comprenant un levier de renvoi pivotant autour
d'un axe de renvoi formé par un arbre de renvoi, la branche active et l'arbre de renvoi
comprennent des moyens de couplage complémentaires afin de permettre l'entraînement
en rotation de l'arbre de renvoi par la branche active.
[0038] De préférence, l'organe inertiel comprend une surface de coincement de la chaîne
cinématique par effet de coincement de l'organe inertiel avec le socle ou un élément
de la chaîne cinématique.
[0039] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la commande comprend un organe
de rappel élastique exerçant une force sur l'organe inertiel, ce dernier étant apte
à surmonter la force exercée par l'organe de rappel élastique par effet d'inertie.
[0040] De préférence, l'organe inertiel est du type monostable comprenant une position stable
de repos, bistable irréversible comprenant deux positions stables de repos et active,
la position active étant irréversible, bistable réversible comprenant deux positions
stables de repos et active, la position active étant réversible.
[0041] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de
la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente une vue en perspective d'une commande d'ouverture extérieure
selon un premier mode de réalisation dans une configuration poignée rentrée ;
- la figure 2 représente une vue en coupe longitudinale de la commande d'ouverture extérieure
de la figure 1 ;
- la figure 3 représente une vue à échelle agrandie de la partie cerclée III de la figure
1 ;
- les figures 4 à 6 représentent des vues analogues respectivement aux figures 1 à 3
dans une configuration poignée déployée en fonctionnement normal ;
- les figures 7 et 8 représentent des vues analogues respectivement aux figures 1 et
3 dans une configuration de poignée éjectée consécutivement à un choc ;
- les figures 9A et 9B sont des vues partielles à échelle agrandie respectivement d'une
extrémité du levier de poignée et d'un organe de sécurité inertiel de la commande
d'ouverture selon le premier mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 10 représente une vue en perspective d'une commande d'ouverture extérieure
selon un deuxième mode de réalisation de l'invention dans une configuration du levier
de poignée rentrée ;
- la figure 11 représente une vue en perspective éclatée du système de poignée de la
commande d'ouverture extérieure de la figure 10 et d'une partie d'une chaîne cinématique
d'entraînement et la figure 11A représente une vue à échelle agrandie d'un levier
de renvoi illustré en figure 11;
- la figure 12 est une vue en perspective partielle du levier de poignée et de la chaîne
cinématique dans une configuration débloquée de la chaîne cinématique ;
- la figure 13 est une vue en coupe partielle longitudinale de la figure 12 ;
- les figures 14 et 15 représentent des vues analogues à celles des figures 12 et 13
dans une configuration de blocage de la chaîne cinématique ;
- la figure 16 représente une vue en perspective éclatée d'un levier de poignée pourvu
d'un organe inertiel selon une première variante des premier et deuxième modes de
réalisation de l'invention ;
- la figure 17 représente une vue agrandie d'une extrémité du levier de poignée de la
figure 16 ;
- les figures 18 et 19 représentent des vues agrandies de l'organe inertiel de la figure
17 ;
- la figure 20 représente une vue d'un levier de poignée en perspective selon une deuxième
variante de réalisation des premier et deuxième modes de réalisation de l'invention
;
- la figure 21 est une vue éclatée d'une extrémité du levier de poignée et de l'organe
inertiel représentés sur la figure 20 ;
- la figure 22 est une vue selon un autre point de vue de l'extrémité du levier de poignée
et de l'organe inertiel de la figure 21 ;
- les figures 23 et 24 sont des vues de l'extrémité du levier de poignée et de l'organe
inertiel de la figure 22 selon deux configurations distinctes ;
- les figures 25A à 25C sont des vues à caractère schématique illustrant le principe
de fonctionnement d'une commande d'ouverture d'une première conception respectivement
dans trois configurations distinctes ;
- les figures 26A à 26C sont des vues à caractère schématique illustrant le principe
de fonctionnement d'une commande d'ouverture d'une deuxième conception respectivement
dans trois configurations distinctes.
[0042] On a représenté de façon schématique sur
les figures 1 à 9 un dispositif de commande d'ouverture d'un ouvrant de véhicule automobile selon un
premier mode de réalisation de l'invention. La commande d'ouverture est désignée par
la référence générale 10.
[0043] La commande d'ouverture 10 est prévue pour être montée sur un panneau extérieur (non
représenté) de carrosserie d'un ouvrant qui est par exemple une porte latérale de
véhicule. La commande d'ouverture 10 comporte pour l'essentiel un support fixe 12
de poignée, désigné également par socle ou étrier de fixation selon le type de conception
de la poignée, et un système de poignée 14 conforme à l'invention.
[0044] En service, le support 12 est destiné à être fixé à l'ouvrant. Dans l'exemple illustré,
le support 12 comprend un boîtier 16. Le boîtier 16 a par exemple une forme générale
parallélépipédique et est adapté pour être logé dans une découpe ou un évidement du
panneau extérieur de l'ouvrant de telle manière que sa face extérieure 16A affleure
la surface du panneau extérieur de l'ouvrant. Le boîtier 16 est par ailleurs ouvert
du côté de sa face extérieure 16A et fermé par un fond 16B du côté intérieur afin
de délimiter un logement 18 destiné à loger le système de poignée 14.
[0045] Le système de poignée 14 comprend un levier de poignée 20 configuré pour être monté
pivotant autour d'un axe de pivotement X1 sur le socle 12 de la commande d'ouverture
10. Le levier de poignée 20 est dans l'exemple décrit monté articulé par rapport au
panneau, autour de l'axe géométrique de poignée X1, sur le support 12. L'axe de poignée
X1 est ici sensiblement vertical et parallèle au plan général du panneau extérieur.
[0046] Dans l'exemple décrit, le système de poignée 14 est du type « flush », c'est-à-dire
que le support 12 sur lequel le système de poignée 14 est monté mobile forme une cavité
(non représentée) apte à recevoir complètement le système de poignée 14 en configuration
rentrée. Dans cette configuration, la surface extérieure du levier de poignée 20 affleure
la surface extérieure de la paroi extérieure de l'ouvrant. En configuration sortie
ou déployée, le levier de poignée 20 sort au moins partiellement de la cavité du support
12 de manière à pouvoir être saisi par un utilisateur du véhicule en vue d'ouvrir
la porte. Pour ce faire, l'utilisateur peut déplacer le levier de poignée 20 davantage
vers l'extérieur afin de commander la serrure de la porte en vue de son ouverture.
[0047] Il est toutefois entendu que d'autres montages mobiles sont envisageables, comme
notamment en pivotement suivant un axe situé à une autre position ou encore en translation
suivant une direction essentiellement perpendiculaire au plan moyen de la porte. Il
est également à noter que le montage mobile de la poignée par rapport au support est
connu en soi de l'homme de métier.
[0048] Le levier 20 est notamment configuré pour la préhension par un utilisateur. A cet
effet, le levier 20 présente une portion externe 20.1, ou branche de préhension principale,
que l'utilisateur peut saisir. A l'opposé de la portion externe 20.1, le levier 20
présente une portion interne 20.2 qui forme une branche de prolongement interne secondaire
20.2 de la branche principale 20.1, qui est destinée de préférence à s'étendre de
façon invisible depuis l'extérieur de la carrosserie. De façon classique, sur la portion
externe 20.1, le levier 20 inclut une palette de préhension 22, laquelle a globalement
une forme plate et allongée.
[0049] La branche principale 20.1 et la branche secondaire 20.2 sont situées chacune de
part et d'autre de l'axe de poignée X1 du levier 20. En outre, le levier 20 comprend
un centre de gravité G1 situé du côté de la branche principale 20.1. De préférence,
comme cela est visible sur
la figure 2, le centre de gravité G1 du levier 20 est déporté de l'axe de poignée X1.
[0050] Comme cela est visible sur
la figure 1, le socle 16 a une forme générale de boîtier présentant un logement 18 à l'intérieur
duquel est destinée à être logé le levier 20. Le levier 20 est de préférence mobile
en rotation par rapport au boîtier 16. A cet effet, la commande d'ouverture 10 comprend
une articulation 24 autour de laquelle le levier 20 est articulé en rotation autour
de l'axe de poignée X1.
[0051] Cette commande d'ouverture 10 est destinée à coopérer avec une serrure (non représentée)
de l'ouvrant du véhicule automobile susceptible d'adopter une configuration verrouillée
et une configuration déverrouillée. De façon classique, le pivotement du levier 20
du système de poignée 14 autour de son axe d'articulation X1 actionne la serrure dans
l'une ou l'autre de ses deux configurations verrouillée ou déverrouillée par l'intermédiaire
d'une chaîne cinématique d'entraînement (non représentée sur les figures).
[0052] De façon connue en soi, la chaîne cinématique 100 est configurée pour transmettre
un mouvement du levier de poignée 20 vers une serrure de la commande d'ouverture pour
déverrouiller l'ouvrant. Plus précisément, ladite chaîne 100 comprend au moins une
branche d'actionnement ou branche active du levier de poignée 20. Cette branche d'actionnement
forme une partie active du levier de poignée 20 qui va entraîner par son mouvement
les autres éléments de la chaîne 100 jusqu'au mécanisme de serrure de la commande
d'ouverture 10.
[0053] En effet, de façon classique, le levier de poignée 20 est configuré pour actionner
la chaîne cinématique d'entraînement 100 pour déverrouiller l'ouvrant. Dans ce premier
mode de réalisation, la branche d'actionnement ou branche active est formée par la
branche secondaire 20.2 du levier de poignée 20 qui est couplée cinématiquement à
un levier de renvoi (non représenté) formant un autre élément de la chaîne cinématique.
Dans cet exemple, bien que cela ne soit pas illustré sur
les figures 1 à 9, le levier de renvoi est monté pivotant autour d'un axe de renvoi parallèle à l'axe
de poignée dans le socle 12. Un ressort de torsion monté autour de l'axe de renvoi
rappelle par exemple le levier de renvoi et par la suite la poignée en position de
verrouillage.
[0054] Ainsi, lorsqu'un utilisateur actionne le levier de poignée 20 par préhension de la
branche principale 20.1, c'est-à-dire en le faisant pivoter autour de son axe de poignée
X1 dans le sens F1 (
figure 4), la partie active de poignée formée par la branche secondaire 20.2 entraîne en rotation
le levier de renvoi et le fait pivoter autour de son axe de renvoi. Le pivotement
du levier de renvoi dans une position de déverrouillage désengâche alors la serrure
et autorise l'ouverture de l'ouvrant.
[0055] Conformément à l'invention, la commande d'ouverture 10 comprend encore un organe
de sécurité inertiel 30. Cet organe de sécurité inertiel 30, ci-après désigné par
organe inertiel 30 est mobile entre une position de repos dans laquelle l'organe inertiel
30 ne bloque pas la chaîne cinématique 100 et une position active dans laquelle l'organe
inertiel 30 bloque la chaîne cinématique.
[0056] De préférence, l'organe inertiel 30 a une configuration au repos rabattue contre
une surface inférieure de la branche secondaire 20.2 (
figure 3) et une configuration active par effet d'inertie déployée en saillie à l'extérieur
de la branche secondaire 20.2 (
figure 8).
[0057] On a représenté en détail sur
la figure 9B un exemple d'organe inertiel 30 de la commande d'ouverture 10 selon le premier mode
de réalisation de l'invention. Cet organe inertiel 30 comprend selon l'invention un
corps principal 32 formant une masse inertielle de l'organe 30 et un élément bloqueur
34 destiné à bloquer la chaîne cinématique 100 comme cela est visible notamment sur
les figures 9A, 9B. L'élément bloqueur 34 est relié au corps principal 32.
[0058] De préférence, le centre de gravité G2 de l'organe inertiel 30 est situé au niveau
du corps principal 32. Dans l'exemple illustré sur
la figure 9B, on voit que l'organe inertiel 30 est formé d'une seule pièce.
[0059] L'organe inertiel 30 s'étend selon une direction principale longitudinale de la masse
inertielle 32 vers l'élément bloqueur 34. L'organe inertiel 30 délimite en outre une
face frontale supérieure 30A destinée à être tournée vers l'extrémité de la branche
secondaire 20.2 et une face dorsale inférieure 30B opposée tournée vers l'extérieur.
[0060] De préférence, l'organe inertiel 30 délimite un profil inférieur 30A qui forme un
angle obtus de telle sorte que l'élément bloqueur 34 s'étende dans une direction oblique
par rapport au corps principal 32. De préférence, l'organe inertiel 30 présente une
section longitudinale selon la direction d'extension de l'élément bloqueur 34 configurée
en L ou en V d'angle obtus au sommet.
[0061] Du côté de la face dorsale 30B, l'élément bloqueur 34 et le corps principal 32 se
rejoignent selon un profil dorsal configuré en L ou en V formant un angle obtus, par
exemple arrondi ou anguleux le long d'une arête transversale.
[0062] Du côté de la face frontale 30A, l'élément bloqueur 34 et le corps principal 32 se
rejoignent selon un profil également en L ou en V marqué par une arête transversale
de rupture d'incidence séparant le corps principal 32 du prolongement de l'élément
bloqueur 34.
[0063] Le matériau du bloqueur 34 peut comprendre par exemple un alliage adapté à la coulée
sous pression, comme un alliage de zinc, aluminium, magnésium.
[0064] Dans l'exemple illustré, l'élément bloqueur 34 comporte un ergot de blocage 34E formé
par une saillie transversale 34E et configuré pour venir en butée contre un relief
60 du socle 12 uniquement lors du déplacement de l'organe 30 par effet d'inertie et
à contourner le relief autrement.
[0065] Plus particulièrement, l'organe inertiel 30 est couplé cinématiquement à la branche
secondaire 20.2 du levier de poignée et s'étend du côté de la branche secondaire 20.2
par rapport à l'axe de poignée X1. Au sens de la présente invention, on comprendra
par couplage cinématique de l'organe inertiel 30, qu'il est solidaire en mouvement
de la branche secondaire 20.2 en étant relié de façon directe ou indirecte à la branche
secondaire 20.2. En effet, dans ce premier mode de réalisation illustré par
les figures 1 à 9, l'organe inertiel 30 est relié mécaniquement directement à une extrémité de la branche
secondaire 20.2.
[0066] Toutefois, dans un autre mode de réalisation non illustré sur les figures de la présente
description, l'organe inertiel peut être relié mécaniquement à un autre élément de
la chaîne cinématique tout en restant couplé cinématiquement à la branche secondaire
du levier de poignée. Dans ce cas, la branche secondaire forme la partie active du
levier de poignée permettant l'actionnement de la chaîne cinématique. Par exemple,
l'organe inertiel peut être monté sur le levier de renvoi.
[0067] L'organe inertiel 30 est par ailleurs de préférence monté mobile en rotation sur
une extrémité libre de la branche secondaire 20.2. A cet effet, de préférence, l'organe
inertiel 30 et la branche secondaire 20.2 comprennent respectivement des premier 36
et deuxième 38 moyens d'accouplement en rotation complémentaires. L'organe inertiel
30 est destiné à être monté articulé sur la branche secondaire 20.2 grâce à ces moyens
d'accouplement 36 et 38.
[0068] En outre, de préférence, l'organe inertiel 30 comprenant un axe de pivotement X2
(
figure 3) pour être monté pivotant sur la branche secondaire 20.2, l'axe de pivotement s'étend
transversalement dans une région intermédiaire située entre le corps principal 32
et l'élément bloqueur 34 (
figure 9B), par exemple le long de l'arête de rupture d'incidence. Le moyen d'accouplement
en rotation 36 comprend dans cet exemple un corps de moyeu 40 formant une partie réceptrice
d'un arbre de pivotement 42 formant le moyen d'accouplement en rotation complémentaire
38.
[0069] Dans l'exemple illustré, la branche secondaire 20.2 se termine par une joue latérale
44 à partir de laquelle s'étend l'arbre de pivotement 42 pour recevoir latéralement
l'organe inertiel 30. De préférence, le corps de moyeu 40 est monté libre à pivotement
autour de l'arbre de pivotement 42 porté par l'extrémité libre de la branche secondaire
20.2. Afin de maintenir le corps de moyeu 40, l'organe inertiel 30 présente sur sa
face interne 30B un ensemble de nervures 48 de rigidification.
[0070] De préférence, l'organe inertiel 30 est monté sur une extrémité libre de la branche
secondaire 20.2 de telle sorte que l'élément bloqueur 34 s'étende dans une direction
longitudinale de la branche secondaire 20.2 et le corps principal 32 s'étende librement
en vis-à-vis d'une face avant terminale de la branche secondaire 20.2.
[0071] En référence à
la figure 9A, la branche secondaire 20.2 comprend selon une direction principale longitudinale
une face supérieure et une face inférieure et des faces latérales. La branche secondaire
20.2 comprend encore un logement latéral 46 formé par un dégagement pratiqué dans
l'une des faces latérales adapté pour recevoir au moins partiellement l'élément bloqueur
34 dans sa position de repos.
[0072] En outre, de préférence, la commande d'ouverture 10 comprend un organe de rappel
élastique exerçant une force sur l'organe inertiel 30, ce dernier étant apte à surmonter
la force exercée par l'organe de rappel élastique (non visible sur les figures) pour
passer de la position de repos à la position active d'immobilisation de la chaîne
d'entraînement cinématique. L'organe de rappel comprend dans cet exemple un ressort
de torsion hélicoïdal conformé pour être reçu coaxialement autour du corps de moyeu
40 de l'organe inertiel 30.
[0073] Dans ce premier mode de réalisation, le fond du socle 12 comprend encore une saillie
en relief 60 ou un bossage 60 conformé pour coopérer avec l'élément bloqueur 34 de
l'organe inertiel 30 par effet de contact, notamment dans cet exemple, par contact
de l'ergot 34E de l'élément bloqueur 34 contre un sommet du relief 60 dans la configuration
déployée en saillie de l'élément bloqueur 34.
[0074] Lorsque survient un choc, comme cela est le cas sur
les figures 7 à 9, l'organe inertiel 30 et les éléments mobiles (poignée 20, éléments de la chaîne cinématique
100) subissent une forte accélération qui se traduit par un déplacement représenté
par la flèche F1 dans le sens opposé à celui du choc. Lors du choc, tous les éléments
mobiles de la commande d'ouverture 10 réagissent plus ou moins vite selon leur inertie.
De par sa masse et sa géométrie ainsi que son positionnement, l'organe inertiel 30
réagit plus rapidement au choc que la branche principale 20.1 et la branche secondaire
20.2 du levier de poignée 20. L'organe inertiel 30 vient alors se coincer contre le
relief 60 du support 12 (
figure 8) ce qui empêche le levier de poignée 20 de poursuivre son mouvement et donc d'activer
la chaîne cinématique 100 permettant le déverrouillage de la serrure. La tige de blocage
34 de l'organe inertiel 30 se trouve en prise avec le bossage 60 interrompant le basculement
de la branche secondaire 20.2. L'organe inertiel 30 bloque ainsi le mouvement du levier
de poignée 20 avant même que la branche active 20.2 de la poignée 20 n'ait pu faire
pivoter suffisamment le levier de renvoi pour permettre le déverrouillage de la serrure.
[0075] Pour éviter que, dans un fonctionnement normal de la commande d'ouverture 10 illustré
par exemple par
les figures 4 à 6, c'est-à-dire en l'absence de choc sur le véhicule, l'organe inertiel 30 vienne malencontreusement
bloquer la chaîne cinématique 100 empêchant alors l'ouverture de l'ouvrant, l'organe
de rappel élastique rappelle l'organe inertiel 30 en position de fonctionnement normal.
L'organe de rappel élastique comprend dans cet exemple et comme cela a déjà été précisé
plus haut un ressort hélicoïdal de torsion. En variante, l'organe de rappel élastique
peut comprendre un ressort de compression à spires, un ressort de traction à spires,
un ressort de torsion à spires.
[0076] Dans ce fonctionnement normal, l'élément bloqueur 34 de l'organe inertiel 30 est
positionné contre la face inférieure de la branche secondaire 20.2 de telle sorte
que l'élément bloqueur 34 ne peut entraver le pivotement du levier et par conséquent
l'entraînement de la chaîne cinématique 100 (
figure 5).
[0077] On a représenté sur
les figures 10 à 15, une commande d'ouverture selon un deuxième mode de réalisation de l'invention. Dans
ce deuxième mode de réalisation, les éléments analogues à ceux du premier mode de
réalisation portent des références identiques. Dans ce deuxième mode de réalisation,
l'organe inertiel 30 vient coopérer avec un autre élément de la chaîne cinématique
100 tel qu'un levier de renvoi.
[0078] Comme cela est illustré sur
les figures 10 et 11, la chaîne cinématique 100 du système de poignée 14 comprend un levier de renvoi 102
monté pivotant autour d'un axe de renvoi sur le socle 12.
[0079] A cet effet, dans cet exemple, le levier de renvoi 102 comprend une cage rotative
104 délimitant une cavité interne de forme générale cylindrique à l'intérieur de laquelle
un corps de moyeu 106 s'étend de façon centrale. Le levier de renvoi 102 comprend
également une embase 108 s'étendant en périphérie de la cage et comprenant des moyens
de raccordement du levier de renvoi à des éléments d'entraînement de la serrure (non
représentée) tels que par un exemple des éléments de tringlerie ou un câble Bowden.
[0080] Dans l'exemple décrit, le socle 12 comprend également un arbre d'entraînement 110
en rotation du levier de renvoi 102. Cet arbre 110 est destiné à être reçu à l'intérieur
du corps de moyeu 106 selon une liaison de type arbre-moyeu. Par exemple, le corps
de moyeu 106 et l'arbre 110 comprennent des régions de liaison complémentaires de
type à cannelures.
[0081] En outre, la commande d'ouverture 10 comprend également un organe de rappel élastique
112 monté à l'intérieur de la cage 104 du levier de renvoi 102 pour rappeler le levier
de renvoi 102 en position de repos de serrure déverrouillée. L'organe de rappel 112
comprend par exemple un ressort de torsion hélicoïdal du levier de renvoi 102.
[0082] Classiquement, en fonctionnement normal, le levier de poignée 20 étant articulé sur
le socle 12 comprend une partie active formée par la branche secondaire 20.2, influençant
en rotation le levier de renvoi 102 également articulé sur le socle 12 qui va lui-même
entraîner le déplacement de la serrure et le déverrouillage de l'ouvrant.
[0083] Afin de transmettre la rotation du levier de poignée 20 au levier de renvoi 102,
l'arbre de rotation du levier de renvoi 110 comprend dans cet exemple une tige d'extension
longitudinale autour de l'axe principal pourvue d'une ailette 114 en saillie d'extension
radiale destinée à coopérer avec une région médiane 116 de la face inférieure de la
branche secondaire 20.2 du levier de poignée 20 en fonctionnement normal (
figures 12 et 13). L'ailette 114 comprend par exemple un profil curviligne pour s'adapter à la région
médiane de la branche secondaire 20.2.
[0084] Par ailleurs, dans ce deuxième mode de réalisation, l'élément bloqueur 34 est représenté
selon une variante de réalisation de l'élément bloqueur 34 décrit en relation avec
le premier mode de réalisation. Les éléments analogues aux deux variantes sont désignés
par des références identiques.
[0085] Dans cette variante, l'organe inertiel 30 comprend une surface de coincement ou de
butée 34E de la chaîne cinématique 100 par effet de coincement ou de butée de l'organe
inertiel 30 avec un élément de la chaîne cinématique 100, ici le levier de renvoi
102. L'élément 34 a dans cet exemple la forme d'une dent de blocage rectangulaire
pourvue en extrémité de la surface de coincement.
[0086] L'élément de blocage 34 a par exemple une forme de dent 34E de blocage de forme générale
rectangulaire ou ovale configurée pour venir en coincement contre un relief, ici le
levier de renvoi 102 uniquement lors du déplacement de l'organe 30 par effet d'inertie.
[0087] Lors d'un choc, illustré en
figures 14 et 15, l'élément bloqueur 34 vient intercepter l'ailette radiale 114 avec sa surface frontale
de coincement 34E afin de bloquer la chaîne cinématique 100.
[0088] On a représenté sur
les figures 16 à 19, une première variante du système de poignée. Dans cette première variante, l'organe
inertiel 30 a un corps principal formant la masse inertielle 32 se prolongeant par
un élément de blocage 34 en forme de languette oblongue. La languette a une forme
générale ovale. L'organe élastique de rappel de l'organe inertiel 30 porte la référence
50.
[0089] Le corps principal 32 a une forme générale de prisme à base triangulaire et l'élément
bloqueur 34 s'étend transversalement à partir du centre d'une des faces longitudinales
du corps principal 32.
[0090] L'élément de blocage 34 comprend un orifice 52 prolongé par un manchon creux 54 délimitant
un alésage cylindrique de réception d'une tige de pivotement 56. En outre, dans cette
variante, la branche secondaire 20.2 est pourvue à son extrémité terminale de deux
flasques 58 supportant la tige de pivotement 56 autour de laquelle est articulé l'organe
inertiel 30 par engagement de la tige 56 à l'intérieur de l'alésage cylindrique. Par
exemple, l'organe de rappel élastique 50 comprend également un ressort hélicoïdal
de torsion conformé pour être monté autour de la surface externe périphérique du manchon
creux 54.
[0091] En outre, afin de guider la rotation de l'organe inertiel 30 autour de la tige de
pivotement 56, le corps principal 32 comprend en outre un logement 60 de guidage en
rotation d'un arbre de pivotement, le logement de guidage 60 consiste en au moins
un demi-palier doté d'un évidement hémicylindrique.
[0092] Une deuxième variante est illustrée par
les figures 20 à 24 qui diffère de la première variante uniquement en ce que le système de poignée 14
fournit un blocage irréversible de la chaîne cinématique 100 d'entraînement après
activation par inertie. En effet, peu de temps après le choc, la poignée 14 et l'organe
inertiel 30 sont rappelés vers leurs positions d'origine par leurs ressorts respectifs.
Pour éviter un effet uniquement transitoire et insuffisant de l'organe inertiel 30,
il peut être souhaitable de provoquer un blocage irréversible. Les éléments identiques
aux deux variantes portent des références inchangées.
[0093] Ainsi, la branche secondaire 20.2 comprend à son extrémité libre une lame élastique
62 formant ressort pouvant être sollicitée le long de son axe longitudinal en flambage
lors du pivotement de l'organe inertiel 30. Cette lame élastique 62 s'étend dans cet
exemple axialement en extrémité de la branche secondaire 20.2. La lame élastique 62
est fixée par exemple avec un pion d'ancrage 64 sur la branche secondaire 20.2. La
lame élastique 62 est réalisée par exemple dans un matériau tel que de l'acier.
[0094] En outre, l'organe inertiel 30 et la lame élastique 62 sont munis de moyens complémentaires
d'accrochage 66 et 68. Les moyens complémentaires d'accrochage 66 et 68 sont aptes
à coopérer par le pivotement de l'organe inertiel 30 à l'encontre de l'action de son
organe de rappel élastique. Les moyens complémentaires d'accrochage comprennent notamment
par exemple un ergot en saillie 66 ou protubérance sur l'organe inertiel 30 et une
encoche 68 ménagée en extrémité de la lame ressort 62.
[0095] On va maintenant décrire les principaux aspects de fonctionnement d'un système de
poignée selon les deux modes de réalisation précédemment décrits en référence à des
schémas de principes
des figures 25A à 25C d'une part et
des figures 26A à 26C d'autre part. La forme des poignées relève ici d'une conception différente que celles
précédemment décrites en référence aux
figures 1 à 24 (poignée de type non nécessaire affleurante) mais le principe de fonctionnement reste
le même.
[0096] Sur
les figures 25A à 25C, la branche principale de préhension 20.1 du levier de poignée 20 comprend une partie
active 20.3 de poignée à distance de l'axe de pivotement de poignée X1 en forme de
crochet qui s'accroche à un bras de renvoi 102 au câble Bowden de la serrure 120.
Une extrémité du fil de gâche de la serrure est montée sur le bras de renvoi 102.
On notera que dans ce cas, la branche secondaire 20.2 ne forme pas un élément de la
chaîne cinématique 100.
[0097] En configuration de repos illustré en
figure 25A, l'organe inertiel 30 ne bloque pas le mouvement du levier de poignée 20 en pivotement.
L'organe inertiel 30 est dans une position de repos.
[0098] Lorsqu'un usager fait pivoter le levier de poignée 20 en fonctionnement normal illustré
en figure 25B, l'organe inertiel 30 est maintenu dans sa configuration de repos par l'organe élastique
de rappel, l'accélération générée par l'action de l'utilisateur étant nettement insuffisante
pour entraîner l'organe inertiel 30 dans sa configuration active. Le levier de renvoi
102 peut alors être entraîné en mouvement jusqu'à provoquer le déverrouillage de la
serrure, dans ce cas, par traction du fil de gâche 120 ou d'une tringlerie connue
en soi.
[0099] Lors d'un choc, comme cela est illustré sur
la figure 25C, l'organe inertiel 30 est entraîné en rotation par son moment d'inertie et empêche
le pivotement complet de levier de poignée 20 ce qui empêche l'actionnement du bras
de renvoi 102.
[0100] Les figures 26A à 26C illustrent un autre mode de réalisation. Dans cet autre mode, le levier de poignée
20 comprend une branche active formé par la branche secondaire de prolongement 20.2.
Cette branche 20.2 vient actionner un bras de renvoi 102.
[0101] Dans ce mode de réalisation, l'organe inertiel 30 est monté en extrémité de la branche
secondaire 20.2 de telle sorte qu'il vient coopérer par effet de coincement sur le
bras de renvoi 102 en cas de choc (
figure 26C).
[0102] L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation précédemment décrits. D'autres
modes de réalisation à la portée de l'homme du métier peuvent aussi être envisagés
sans sortir du cadre de l'invention définie par les revendications ci-après. C'est
ainsi notamment, que l'on ne s'éloignerait pas du cadre de l'invention en modifiant
les formes de détail de la poignée ou de sa branche active.
[0103] En outre, l'organe inertiel peut être monté mobile sur un autre élément mobile qu'un
levier de renvoi ou un levier de poignée. L'invention ne se limite pas à un organe
inertiel monté en pivotement sur un élément mobile de la commande d'ouverture. L'organe
inertiel peut être monté glissant sur un élément mobile de la commande d'ouverture,
par exemple sur le levier de renvoi, sur la branche secondaire ou encore sur un autre
levier mobile de la chaîne cinématique.
1. Dispositif (10) de commande d'ouverture d'un ouvrant de véhicule automobile comprenant
:
- un socle (12) de la commande d'ouverture (10),
- un levier de poignée (20) configuré pour être monté pivotant sur le socle (12) autour
d'un axe de poignée (X1), comprenant une branche de préhension principale (20.1) et
une branche secondaire (20.2) de prolongement de la branche principale (20.1) situées
chacune de part et d'autre de l'axe de poignée (X1) et un centre de gravité (G1) situé
du côté de la branche principale (20.1), l'une des deux branches (20.1, 20.2) formant
la branche active,
- une chaîne cinématique (100) configurée pour transmettre un mouvement du levier
de poignée (20) vers une serrure de la commande d'ouverture pour déverrouiller l'ouvrant,
ladite chaîne (100) comprenant au moins une branche active du levier de poignée (14),
- un organe de sécurité inertiel (30), distinct des éléments mobiles de la commande
d'ouverture (10) comprenant la chaîne cinématique (100) et la poignée (20), comprenant
un corps principal (32) formant masse inertielle et un élément bloqueur (34) relié
au corps (32) et configuré pour bloquer par effet d'inertie la transmission de mouvement
par la chaîne cinématique (100),
caractérisé en ce que l'organe inertiel (30) est couplé cinématiquement à la branche secondaire (20.2)
du levier de poignée (20) et s'étend du côté de la branche secondaire (20.2) par rapport
à l'axe de poignée (X1) et
en ce que l'organe inertiel (30) est monté mobile sur un élément mobile de la commande d'ouverture
(10).
2. Dispositif (10) selon la revendication précédente, dans lequel l'organe inertiel (30)
comprenant un axe de pivotement pour être monté pivotant sur la branche secondaire
(20.2), l'axe de pivotement s'étend transversalement à la direction prédéfinie dans
une région intermédiaire située entre le corps principal (32) et l'élément bloqueur
(34).
3. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'organe inertiel (30) est monté mobile directement sur la branche secondaire (20.2).
4. Dispositif (10) selon la revendication précédente, dans lequel l'organe inertiel (30)
a une configuration au repos rabattue contre une surface inférieure de la branche
secondaire (20.2) et une configuration active par effet d'inertie déployée en saillie
à l'extérieur de la branche secondaire (20.2).
5. Dispositif (10) selon la revendication 3 ou 4, dans lequel l'organe inertiel (30)
est monté sur une extrémité libre de la branche secondaire (20.2) de telle sorte que
l'élément bloqueur (34) s'étende dans une direction longitudinale de la branche secondaire
(20.2) et le corps principal (32) s'étende librement en vis-à-vis d'une face avant
terminale de la branche secondaire (20.2).
6. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'organe inertiel (30) comprend un premier moyen d'accouplement en rotation (36) avec
un deuxième moyen d'accouplement en rotation complémentaire (38) solidaire de la branche
secondaire (20.2).
7. Dispositif (10) selon la revendication 1, dans lequel, la branche secondaire (20.2)
formant la branche du levier de poignée (20) d'actionnement de la chaîne cinématique,
l'organe inertiel (30) est monté mobile sur un élément de la chaîne cinématique (100),
tel qu'un levier de renvoi (102) monté pivotant sur le socle (12).
8. Dispositif (10) selon la revendication précédente, dans lequel la chaîne cinématique
(100) comprenant un levier de renvoi (102) pivotant autour d'un axe de renvoi formé
par un arbre de renvoi (110), la branche active (20.2) et l'arbre de renvoi (110)
comprennent des moyens de couplage complémentaires afin de permettre l'entraînement
en rotation de l'arbre de renvoi (110) par la branche active (20.2).
9. Dispositif (10) selon la revendication 7 ou 8, dans lequel l'organe inertiel (30)
comprend une surface de coincement ou de butée (34E) de la chaîne cinématique (100)
par effet de coincement ou de butée de l'organe inertiel (30) avec le socle (12) ou
un élément de la chaîne cinématique (100).
10. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'organe inertiel (30) délimite un profil inférieur (30A) qui forme un angle obtus
de telle sorte que l'élément bloqueur (34) s'étende dans une direction oblique par
rapport au corps principal (32).
11. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'organe inertiel (30) présente une section longitudinale selon la direction d'extension
de l'élément bloqueur (32) configurée en L ou en V d'angle obtus au sommet.
12. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'élément de blocage (34) a une forme de dent (34E) de blocage de forme générale rectangulaire
ou ovale configurée pour venir en coincement contre un relief (60) uniquement lors
du déplacement de l'organe (30) par effet d'inertie.
13. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel l'élément
de blocage (34) comprend un ergot (34E) de blocage s'étendant transversalement et
configuré pour venir en butée contre un relief (60) uniquement lors du déplacement
de l'organe (30) par effet d'inertie et à contourner le relief (60) autrement.
14. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
le corps principal (32) comprend un logement de guidage en rotation d'un arbre de
pivotement, le logement de guidage consiste en au moins un demi-palier doté d'un évidement
hémicylindrique.
15. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
la branche secondaire (20.2) se termine par une joue latérale (44) et un arbre de
pivotement (42) s'étendant transversalement à la joue latérale (44) autour duquel
l'organe inertiel (30) peut pivoter.
16. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
la branche secondaire (20.2) se termine par deux flasques (58) supportant une tige
(56) autour de laquelle l'organe inertiel (30) peut pivoter.
17. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant
une lame élastique (62) formant ressort pouvant être sollicitée le long de son axe
longitudinal en flambage lors du déplacement de l'organe inertiel (30), l'organe inertiel
(30) et la lame (62) étant munis de premier et deuxième moyens d'accrochage complémentaires
(66, 68).
18. Dispositif (10) selon la revendication précédente, dans lequel les premier et deuxième
moyens d'accrochage (66, 68) comprennent une protubérance (66) et une encoche (68)
de réception de la protubérance, la protubérance (66) étant apte à s'engager dans
l'encoche (68) lors du pivotement de l'organe inertiel (30) pour retenir l'organe
inertiel (30).
19. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant
un organe de rappel élastique (50) exerçant une force sur l'organe inertiel (30),
ce dernier étant apte à surmonter la force exercée par l'organe de rappel élastique
(50) par effet d'inertie.
20. Dispositif (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
l'organe inertiel (30) est du type monostable comprenant une position stable de repos,
bistable irréversible comprenant deux positions stables de repos et active, la position
active étant irréversible, bistable réversible comprenant deux positions stables de
repos et active, la position active étant réversible.