[0001] L'invention concerne un collecteur-broyeur de déchets de restauration.
[0002] Dans la restauration, collective ou non, quand le service est terminé, les déchets
de restauration sont collectés dans des récipients affectés à cette tâche ou dans
des collecteurs-broyeurs réduisant leur volume.
[0003] Par déchets on comprend les restes alimentaires, comprenant ce qui n'a pas été consommé
ou qui est impropre à la consommation, tels que des purées de légumes, des restes
de salades, des os, des croûtes de pain ou de garniture, des pelures, noyaux et restes
de fruits. Dans la restauration rapide s'ajoutent les assiettes, gobelets et couverts
à usage unique ainsi que les cannettes ou bouteilles de boisson en verre, en aluminium
ou en plastique, les gobelets et récipients en carton ou polystyrène, les briques
de liquide et les serviettes en papier.
[0004] Ces déchets sont collectés et répartis soit par le personnel de service, soit directement
par le consommateur qui, non seulement dessert son lieu de consommation mais aussi
son plateau. Le contenu du plateau est réparti entre des zones de collecte des éléments
réutilisables après lavage et des bacs ou conteneurs des déchets alimentaires. L'état
de la technique fournit déjà des appareils dits « industriels » car visant le traitement
des déchets de restauration collective. Les appareils connus comprennent, portés par
un bâti, une trémie de collecte des déchets et un broyeur disposé au-dessus d'une
zone de réception d'un bac collecteur des déchets déchiquetés. Il divulgue des appareils
collectant les broyats alimentaires, aliments plus vaisselle et les cannettes, bouteilles
ou recipients de boisson. On connait par
US-A-2015/234637 un appareil de broyage compact comportant deux compartiments indépendants recevant
les broyats de dechets alimentaires et les dechets non alimentaires. L'appareil fonctionne
sur batterie et panneau photovoltaïque. Il est également équipé d'un ventilateur assurant
l'extraction d'air. Il est plutôt destiné à un usage particulier.
[0005] Outre les bruits et les nuisances olfactives, de tels appareils présentent l'inconvénient
d'être fragiles au niveau de leurs moyens de broyage qui subissent des efforts variant
en fonction de la résistance offerte par les déchets disposés dans la trémie, par
exemple entre des restes alimentaires seuls ou accompagnés de leur vaisselle en matière
broyable et de cannettes, bouteilles ou récipients métalliques ou en d'autres matériaux.
Cette fragilité est d'autant plus marquée que la durée de fonctionnement de ces appareils,
notamment dans la restauration rapide, est élevée et qu'ils doivent être utilisables
sur une plage horaire proche de 24H. Cet inconvénient est augmenté quand l'appareil
est utilisé par des consommateurs non informés de son fonctionnement et des contraintes
qui en résultent, ou tout simplement laxistes en ne respectant pas les instructions
de déversement dans les bacs.
[0006] Il en résulte que les couteaux, lames ou disques des moyens de broyage, mais aussi
leurs moyens moteurs et moyens intermédiaires d'entraînement sont soumis à des pannes
fréquentes qui, quand elles sont longues, obligent à prévoir des appareils de rechange.
[0007] De tels arrêts de fonctionnement sont d'autant plus onéreux qu'il faut faire appel
au constructeur ou à une société de maintenance, en général distante, puisque le personnel
de cuisine et de service n'est pas apte à assurer cette maintenance.
[0008] L'invention a pour objet de fournir un collecteur-broyeur de déchets de restauration
dont la structure permet d'assurer, sur le lieu d'utilisation, une maintenance rapide
n'imposant pas le déplacement d'un spécialiste et permettant une reprise rapide du
service.
[0009] Elle s'applique aux appareils comprenant au moins une trémie d'alimentation et un
broyeur débitant sur au moins un bac de réception disposé sous lui et sans contact
avec le broyeur logés dans un meuble de protection.
[0010] Selon l'invention, la trémie, le broyeur, ses moyens d'entraînement, ses moyens de
connexion électrique et ses moyens de contrôle, de fonctionnement et de sécurisation,
sont portés par le châssis d'un chariot, amovible et interchangeable, s'insérant sous
la paroi supérieure du meuble avec porte faciale, le meuble comportant, dans une paroi
supérieure, au moins deux ouvertures, débouchant sur deux bacs indépendants de réception
des broyats, ces bacs étant affectés à la collecte, respectivement, des broyats du
tout-venant alimentaire et des broyats du tout-venant non alimentaire, en particulier
de cannettes métalliques, récipients et bouteilles en plastique, en carton, polystyrène
ou en verre, et que le circuit électrique du chariot est alimenté par un seul connecteur,
apte à recevoir la fiche d'un câble d'alimentation électrique parvenant au meuble.
[0011] Avec cette structure, tous les moyens techniques sont portés par un chariot amovible
qui, en cas de dysfonctionnement, est déconnecté de son unique source d'alimentation,
puis, après enlèvement des bacs de collecte, est sorti du meuble, pour être remplacé
par un chariot en stock, supportant les mêmes moyens, mais en état de fonctionner.
Ainsi, le temps d'arrêt du service est limité au délai de fourniture d'un nouveau
chariot et ne dépend plus du temps de réparation des moyens ayant causés la panne,
tels que casse totale ou partielle d'un moyen de broyage, remplacement d'un moteur
électrique, défaillance d'un composant électrique, mécanique ou autre.
[0012] La trémie est divisée par un séparateur vertical en deux couloirs correspondants
aux bacs sous-jacents. De préférence, la paroi supérieure du meuble comporte une troisième
ouverture sous laquelle est disposé un entonnoir de collecte des liquides faisant
partie d'un réseau tubulaire allant dans un troisième bac de collecte, affecté aux
liquides.
[0013] Ainsi, avant d'engager une cannette métallique ou une bouteille ou récipient en plastique,
en carton, en polystyrène ou en verre dans le couloir spécifique ménagé dans la trémie,
l'opérateur peut en déverser le reste du contenu dans la troisième ouverture, en dégageant
ainsi les bacs de collecte, respectivement, des déchets alimentaires et des déchets
non alimentaires, d'un volume de liquide inadapté perturbant leur contenu.
[0014] Dans une forme d'exécution, le plan supérieur du châssis porte la trémie et le broyeur,
tandis que sa partie inférieure est divisée :
- en une zone antérieure, d'accueil des bacs de collecte des broyats et des liquides,
et,
- en une zone postérieure, supportant un coffret de pilotage qui, contenant les moyens
de commande et de contrôle, est accessible par une porte postérieure.
[0015] Avec cet aménagement, quand le chariot est disposé dans le meuble, la porte du coffret
fait face à la paroi arrière du meuble et ne peut pas être ouverte, par exemple par
le personnel de restauration ou plus généralement par un utilisateur, et ne peut donc
être ouverte que par le personnel de maintenance après que le chariot ait été sorti
du meuble. Cela offre une sécurisation des réglages fonctionnels de l'appareil.
[0016] Dans une forme de réalisation, le broyeur est divisé, longitudinalement et par une
paroi verticale, en deux couloirs, correspondants à ceux de la trémie, et verticalement
en
- un niveau de broyage inférieur, dans lequel ses deux arbres parallèles sont motorisés
avec des rotations inverses et à des vitesses différentes, sont synchronisées et portent
des disques de broyage qui, munis de dents périphériques, sont espacés et s'intercalent
dans les intervalles entre disques de l'arbre voisin,
- et un niveau supérieur d'amenage, dans lequel deux autres arbres parallèles, également
motorisés et à rotations inverses synchronisées, portent des bras diamétraux dentés,
espacés longitudinalement et aptes à happer les déchets déversés dans la trémie en
fournissant un effort de traction vers le bas, s'ajoutant aux couples d'entraînement
fournis par les disques du broyeur;
- les arbres des deux niveaux étant reliés, par un entraînement par chaîne, à un motoréducteur
avec variateur de vitesses piloté par la valeur du courant absorbé.
[0017] L'organisation du broyeur utilise au mieux l'énergie électrique affectée à la fonction
de broyage, tandis que le pilotage du moteur par le courant instantané débité par
le broyeur permet d'ajuster en permanence les vitesses et le sens d'entraînement des
arbres, pour obtenir un excellent rendement et une puissance parfaitement adaptée.
[0018] Avantageusement, le broyeur comprend dans son boitier des lames latérales et fixes
de débourrage s'étendant horizontalement, à partir de deux des cotés en vis-à-vis
du boitier, entre la paroi du boitier et l'un des deux arbres motorisés du niveau
inférieur, chaque lame s'insérant, avec un jeu fonctionnel réduit, dans l'un des intervalles
formés entre deux disques calés sur le même arbre, pour le passage d'entrecroisement
des disques en vis-à-vis de l'arbre voisin.
[0019] Cela permet, immédiatement après déchiquetage et broyage, d'éliminer les déchets,
et plus spécialement ceux filamenteux qui, s'agrégeant dans ces intervalles, augmentent
la puissance électrique consommée, tout en réduisant la vitesse et le rendement.
[0020] De préférence, chaque disque comprend un alésage axial hexagonal par lequel il est
calé en rotation sur un arbre de même section transversale, mais avec un décalage
angulaire par rapport à ses voisins, afin que les dents sur un arbre soient réparties
en hélices en offrant une attaque de broyage en hélice.
[0021] Ce montage des disques répartit l'effort instantané de broyage le long des arbres,
améliore la résistance à l'usure des dents, réduit les pannes du broyeur et permet
de limiter la puissance électrique instantanée nécessaire.
[0022] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
qui suit, donnée en référence aux dessins schématiques annexés, représentant une forme
d'exécution du broyeur-compacteur selon l'invention.
Figure 1 est une vue en perspective éclatée de l'ensemble de l'appareil;
Figure 2 est une vue en plan par-dessus;
Figure 3 est une vue de coté en coupe verticale et transversale selon III-III à la
figure 2, montrant l'aménagement de la trémie, du broyeur et des bacs de collecte;
Figure 4 est une vue en coupe verticale selon IV-IV à la figure 3, passant par l'intérieur
du broyeur;
Figure 5 est une vue en coupe verticale selon V-V à la figure 2, montrant les moyens
d'entraînement à chaînes des arbres du broyeur, et le réseau de collecte des liquides;
Figure 6 est une vue en coupe selon IV-IV à la figure 3 montrant à échelle agrandie
les composants du broyeur et
Figure 7 est une vue en coupe selon VII-VII à la figure 6 montrant, à échelle agrandie,
l'entrecroisement des disques et des lames de débourrage.
- L'appareil représenté aux figures comprend, de façon générale et en allant du haut
vers le bas de la figure, un meuble de protection 9, ici de forme globalement rectangulaire.
En variante, il a une autre forme, par exemple carrée. Ce meuble est réalisé en métal
inoxydable afin de pouvoir respecter la réglementation concernant l'hygiène dans la
restauration. En variante, il est en un autre matériau, par exemple en polymère. Outre
une porte faciale 10, ici en deux volets, permettant d'accéder au volume intérieur
du meuble 9, celui-ci comprend une paroi supérieure 11. Cette paroi 11 est adaptée
pour recevoir des accessoires de restauration, typiquement des plateaux de repas P.
La paroi 11 est pourvue d'au moins deux ouvertures. Ici trois ouvertures référencées
13 à 15 sont illustrées. Les ouvertures sont rectangulaire 13, d'accueil du tout-venant
alimentaire, avec ou sans vaisselles et couverts broyables, circulaire 14, d'accueil
de canettes métalliques ou des récipients ou bouteilles en matière plastique, en carton,
en polymères ou en verre, et circulaire 15, pour la vidange des liquides. En variante
on conçoit que la forme et/ou le nombre et/ou la disposition des ouvertures sont différentes
et adaptées aux fonctions de broyage recherchées. Ici, les ouvertures 13 à 15 sont
dépourvues d'un moyen d'obturation. En variante, des capots rigides ou souples équipent
les ouvertures.
[0023] A la figure 1, le meuble 9 est illustré avec la porte 10 ouverte. En partie avant
de la figure 1 une trémie 1, un broyeur 2, un motoréducteur électrique d'entraînement
3 et des bacs de collecte 4a, 4b et 4c sont illustrés.
[0024] Selon l'invention, la trémie 1, le broyeur 2 et le motoréducteur 3 sont portés par
le plateau supérieur 6a d'un châssis tubulaire 6. Ce dernier est muni de roulettes
avec lesquelles il forme un chariot 8 permettant de l'engager dans ou de le sortir
du meuble de protection 9 par la porte faciale 10.
[0025] La partie inférieure du chariot 8 est divisée, sous le plateau 11, en :
- une partie antérieure A1 recevant sans contact les bacs 4a, 4b et 4c, en appui sur
le sol, et,
- une partie postérieure A2, supportant un coffret 17 contenant les moyens de commande,
de contrôle et de pilotage, dont l'alimentation électrique s'effectue par un unique
connecteur 18, visible figure 1.
[0026] La figure 4, montre que quand le chariot 8 est à l'intérieur du meuble 9, la porte
17a du coffret 17 est proche de la paroi postérieure 9a du meuble 9 et ne peut donc
pas être ouverte pour modifier les réglages fonctionnels du broyeur 2. Cela assure
une protection contre toute tentative d'intervention non compétente et/ou non autorisée.
[0027] Les figures 1 et 3 montrent que la trémie qui, ne s'étend longitudinalement que sur
une longueur égale à celle cumulée des bacs 4a et 4b, est divisée par un séparateur
vertical 19 délimitant deux couloirs 19a et 19b, superposés aux bacs 4a et 4b sous-jacents.
[0028] Dans cette réalisation, le séparateur 19 est muni d'une fenêtre 20 laissant passer
un faisceau immatériel F généré entre un émetteur 22 et un récepteur 23 disposés sur
deux des bords opposés de la trémie 1. Cet équipement est associé à un automate de
sécurité qui, disposé dans le coffret 17, gère d'une part l'arrêt du motoréducteur
3 dès que la barrière immatérielle F est occultée, par exemple par une main ou un
déversement de déchets, et d'autre part et après un délai temporisé, la remise en
fonctionnement du motoréducteur 3.
[0029] Les figures 1, 3 et 5 montrent qu'un entonnoir 25 de collecte des liquides est disposé
sous l'ouverture 15 de la paroi supérieure 11 du meuble 9. Il est raccordé à l'extrémité
supérieure d'un réseau tubulaire 26, dont l'extrémité inférieure débouche au-dessus
du bac 4c de collecte des liquides.
[0030] Comme le montre les figures 4 et 7, le boîtier 27 du broyeur 2 est en forme de boite
ouverte vers le haut et vers le bas et est divisé transversalement, par une paroi
verticale 28 délimitant deux couloirs 29a et 29b, en correspondance avec ceux 19a
et 19b de la trémie 1.
[0031] De manière fonctionnelle, le boîtier 27 du broyeur 2 est aussi divisé en un niveau
supérieur d'amenage et un niveau inférieur de broyage. Dans chacun de ces niveaux,
il porte un groupe de deux arbres parallèles et motorisés, respectivement 32a et 32b
et 34a et 34b. Les arbres sont montés libres en rotation dans des paliers du boitier
et ont une section polygonale, par exemple hexagonale, par laquelle ils sont liés
en rotation, respectivement, à des bras dentés 33 et à des disques 35.
[0032] Les bras dentés 33, visibles figures 2 à 7, sont munis de crans ou dents à leurs
extrémités diamétrales. Ils sont calés sur leur arbre, 32a ou 32b, avec interposition
des bagues entretoises 30 leur donnant un écartement longitudinal de la valeur de
trois à quatre disques 35. Les arbres 32a et 32b ont un entraxe plus grand que les
arbres 34a afin que, en fonctionnement, les bras calés sur un arbre décrivent des
trajectoires circulaires qui ne sécantes pas celles des bras dentés 33 de l'autre
arbre. Ils sont destinés à happer la matière introduite dans la trémie 1, pour la
tirer dans la partie inférieure du broyeur. Leur action exerce sur les déchets alimentaires
et sur les cannettes, récipients ou bouteilles une pré-compression, qui s'ajoute à
l'action de tirage réalisée pour le broyage par les disques 35 et réduit donc la puissance
demandée au motoréducteur.
[0033] Comme le montre plus en détail la figure 6, les disques 35 sont munis sur toute leur
périphérie de dents crochues 36. Ils sont calés en rotation sur leur arbre 34a ou
34b par le profil hexagonal de leur alésage axial, coopérant avec celui de l'arbre.
Ils sont espacés longitudinalement les uns des autres par de bagues entretoises 40
ayant une longueur égale à leur épaisseur pour former entre eux des intervalles 41
pouvant accueillir les disques de l'arbre voisin. Ce sont ces bagues entretoises 40
qui déterminent un faible jeu fonctionnel entre disques opposés. Les arbres parallèles
34a et 34b ont un entraxe permettant l'entrecroisement des disques par engagement
des disques de l'un des arbres dans les intervalles 41 de l'autre arbre. De plus et
comme le montrent les figures 6 et 7, les dents des disques en vis-à-vis délimitent
des trajectoires circulaires qui se sécantent.
[0034] Les flèches 31 de la figure 6 montrent que le sens de rotation des arbres 32a et
32b sont inverses et qu'il en est de même pour les sens de rotation des arbres 34a
et 34b.
[0035] Dans la forme d'exécution de la figure 5, la liaison en rotation entre, d'une part,
un pignon moteur 37, calé sur l'arbre du moteur 3, et, d'autre part, des pignons entraînés
38a, 38b, 38c et 38d, calés sur les arbres 32a et 32b et 34a et 34b, est assurée par
une chaîne triple 39 avec des maillons très résistants (figure 3), pour supprimer
les risques de panne par rupture de l'entrainement.
[0036] Ce mode d'entraînement des arbres assure leur synchronisation avec des rapports de
vitesses constants. A titre d'exemple, l'arbre de broyage 34a porte des disques de
broyage 35, ayant un diamètre de l'ordre de 100 à 180 mm, et pivote avec une vitesse
V1, de l'ordre de 18 tours/mn, alors que l'autre arbre de broyage 34b pivote à une
vitesse V2, de l'ordre 22 tours/mn, tandis que les arbres d'amenage 32a et 32b tournent
à une même vitesse V3, de l'ordre de 13 à 15 tours/min.
[0037] L'alimentation du motoréducteur électrique 3 est assurée par un variateur de vitesse
lui-même piloté par les moyens disposés dans le coffret 17 réagissant à un capteur
disposé dans le moteur et mesurant le courant électrique instantané nécessaire à l'entraînement
des arbres. Ainsi, quand le courant appelé dépasse une valeur d'alerte, par exemple
en raison d'efforts mécaniques importants pour assurer l'amenage et/ou le broyage,
l'alimentation du motoréducteur 3 est temporairement modifiée pour que les arbres
qu'il entraîne s'arrêtent et tournent en sens inverse, puis reviennent à la normale,
pour tenter de réduire les efforts de bourrage en déplaçant les matériaux qui en sont
la cause. Selon les réglages, cette opération de débourrage peut être réalisée plusieurs
fois de suite et conduire à l'arrêt complet, si les causes du bourrage ne sont pas
supprimées et risquent de faire chauffer le motoréducteur et de l'endommager.
[0038] Pour réduire les risques de pannes mécaniques, par exemple consécutifs à la destruction
d'un bras diamétral 33, ou de la denture d'un disque 35, ces éléments ont au moins
une épaisseur de l'ordre de 10 à 18 mm, sont réalisés en acier allié, traité pour
augmenter sa dureté jusqu'à 58 HRC et présentent des faces latérales usinées et rectifiées.
[0039] Dans une réalisation, pour réduire le couple résistant provenant de l'attaque simultanée
des résidus alimentaires par les dents à crochets 36 des disques 35, chaque disque
est calé en rotation sur son arbre hexagonal 34a ou 34b avec un décalage angulaire
d'environ 5 degrés par rapport à ses voisins. Avec ce montage, et comme le montre
la figure 6, les dents 36 juxtaposées sur un même arbre sont réparties en hélice et
offrent un début de broyage non linéaire, qui réduit la valeur de l'effort instantané.
[0040] De plus, pour éliminer les bourrages par accumulation de broyats divers entre les
disques 35 et réduire les frottements, obligeant à augmenter le couple moteur sur
les arbres 34a et 34b, le boîtier 27 du broyeur 2 comprend des lames latérales de
débourrage 42. Chaque lame 42 s'étend horizontalement entre une paroi extérieure du
boîtier 27 et l'un des deux arbres de broyage 34a ou 34b, et s'insère, avec un jeu
fonctionnel réduit, dans chacun des intervalles 41 formés entre les disques 35 calés
sur un même arbre, comme montré à la figure 7.
[0041] Ces lames 42 sont réalisées dans la même matière que les disques 35 et sont fabriquées
de la même façon et avec les mêmes traitements pour offrir la même résistance dans
le temps.
[0042] En complément des aménagements qui viennent d'être décrits pour améliorer la résistance
de l'appareil et pour réduire les diverses pannes de ses composants, l'appareil selon
l'invention comporte aussi des moyens sécurisant son utilisation par un personnel
non averti des dangers de celle-ci.
[0043] Ces moyens comprennent, par exemple :
- Une barrière immatérielle F et 22-23 ménagée sur les bords de la trémie 1 pour déclencher
l'arrêt du motoréducteur 3, si son faisceau F est occulté, de manière temporaire par
le déversement de déchets, ou de manière permanente, par exemple par l'engagement
dans la trémie des mains ou bras d'un opérateur. La barrière est associée à un automate
du boitier 17 qui, pour une occultation temporaire, réalimente le motoréducteur après
un arrêt de quelques secondes, mais maintient l'arrêt jusqu'à la fin de l'occultation.
- Des capteurs 43 disposés sur le bord supérieur avant du chariot 8, visibles à la figure
1, et détectant le remplissage maximal des bacs 4a et 4b, pour déclencher l'arrêt
du motoréducteur 3.
- Et un capteur 44, visible à la figure 5, et disposé sur le volet inférieur de la porte
10 en deux volets pour en détecter l'ouverture et déclencher l'arrêt du motoréducteur
3.
[0044] Comme montré figure 1, le volet de porte supérieur comporte une patte 45 saillant
vers le bas et venant dans la trajectoire de fermeture du volet inférieur, pour suivre
son mouvement de fermeture, permettre la mise en fonctionnement et garantir la sécurité
du personnel en empêchant son ouverture sans ouverture du volet inférieur déclenchant
l'arrêt de l'alimentation électrique.
[0045] Tous ces capteurs sont reliés électriquement aux moyens du coffret 17 afin qu'ils
réagissent sur l'alimentation du motoréducteur 3 pour arrêter ce dernier dès qu'une
main de l'opérateur ou du personnel n'est plus en sécurité et risque d'être happée
par les bras dentés des moyens d'amenage ou par les dents des disques de broyage 35.
[0046] Quand l'appareil est en situation d'utilisation, porte 10 fermée, le chariot 8 est
entièrement dans le meuble 9 et connecté par son unique connecteur 18 à un câble d'alimentation
extérieur parvenant au meuble.
[0047] Dans cette configuration, l'ouverture de la porte 10 pour procéder au vidage des
bacs provoque automatiquement l'arrêt d'alimentation du motoréducteur 3 et la sécurisation
de l'appareil, si cela n'a pas été fait par l'un des capteurs 43 ayant détecté le
remplissage de l'un des bacs.
[0048] Quand il faut desservir, le porteur de chaque plateau P amène le plateau à proximité
de l'appareil et vide dans l'ouverture 13 les déchets alimentaires avec, éventuellement,
la vaisselle non réutilisable et des serviettes en papier. Le couloir 19a de la trémie
puis celui 29a du boîtier de broyeur orientent ces déchets vers les bras dentés 33,
puis vers les disques de broyage 35. Les broyats tombent dans le bac 4a.
[0049] Avant ou après, le reste de boisson contenu dans une cannette ou un autre récipient
jetable est vidé dans l'ouverture 15, où l'entonnoir 25 et le réseau 26, conduisent
le liquide vers le bac 4c. Ensuite, le récipient, la cannette ou la bouteille est
jeté par l'ouverture 14 et guidée par les couloirs 19b et 29b dans le broyeur. Celui-ci
transforme le récipient, cannette, bouteille en broyats qui tombent dans le bac 4b.
[0050] Compte tenu des précautions prises pour améliorer la résistance des composants de
l'appareil, celui-ci peut fonctionner durablement, sans qu'une panne n'arrête la récupération
des déchets alimentaires. Toutefois, dans le cas où une telle panne se produit et
s'avère irréparable sur place, par exemple par cassure d'élément, panne de composant,
bourrage bloquant ou tout simplement pour limiter au maximum le temps de non fonctionnement
de l'appareil, la collecte de déchets et leur broyage ne sont arrêtés que le temps
de sortir le chariot 8 du meuble 9 et de le remplacer par un autre chariot, identique
ou similaire, avec des composants en état de fonctionnement.
[0051] Dans d'autres modes de réalisation, le chariot est mobile sur des rails intégrés
au meuble. De même, pour faciliter leurs déplacements , les bacs de collecte de déchet
sont montés sur roulettes.
[0052] En variante, l'appareil est fourni avec un jeu de plusieurs chariots, équipés chacun
d'organes de broyage différents. Dans un tel cas, le meuble est aussi fourni avec
des parois supérieures amovibles, afin de pouvoir s'adapter aux différents compartiments
de broyage. Un tel kit permet, avec un même appareil, de pouvoir choisir de broyer
que des déchets alimentaires, que des déchets non alimentaires de nature variée, par
exemple en métal, plastique, verre, polystyrène, carton ou bois. Ceci permet une plus
grande adaptabilité de l'appareil.
[0053] En variante, des moyens de réfrigération et/ou de ventilation équipent l'appareil.
[0054] Le boitier de commande et de gestion de l'appareil peut être pilotable à distance,
par exemple par une liaison non filaire.
[0055] Un horodateur peut être monté sur l'appareil et limiter les périodes d'utilisation.
[0056] De même, un monnayeur peut équiper l'appareil lorsque ce dernier est, par exemple,
dans un lieu public et destiné à un usage public.
[0057] Outre les éléments de sécurité évoqués, il est possible d'équiper l'appareil d'alarmes
visuelles et/ou sonores, si besoin associé à des moyens physiques d'obturation automatique
des accès aux parties actives de l'appareil, par exemple la porte faciale et les ouvertures
en partie supérieure.
[0058] Dans un autre mode de réalisation, la séparation de la trémie est déplaçable, par
exemple par des jeux de rainures, ce qui permet d'adapter les dimensions des bacs
de collecte.
[0059] Dans un mode de réalisation, le collecteur broyeur est adapté pour effectuer régulièrement,
de manière cyclique, un nettoyage des différents organes. Le nettoyage est avantageusement
paramétrable par l'utilisateur.
[0060] Des alarmes de bacs pleins sont prévues de manière préférée.
[0061] Il est également possible de prévoir une détection automatique de surcouple moteur,
par exemple lorsqu'un objet non prévu est mis dans le broyeur et que cela entraine
un risque de casse. Uen telle alarme est avantageusement couplée avec un débourrage
automatique.
[0062] On conçoit que le démarrage et/ou l'arret du collecteur broyeur peut être automatique,
programmable ou entièrement manuel.
[0063] Avec une telle solution, on optimise l'emploi d'un collecteur broyeur, ce dernier
pouvant s'adapter aux différents lieux et usages. A titre d'exemples non limitatifs,
un tel collecteur-broyeur est utilisable en restauration collective, en établissement
de santé, en établissement scolaire, en établissement de repos, en établissement militaire,
en maisons de retraite, en restauration traditionnelle ou non, en centre de vacances
et de loisirs, dans des bases de vie ou plateformes en mer scientifiques, minières,
pétrolières ou industrielles, sur des bateaux ou des trains ou tout autre lieu dans
lequel la gestion et le tri des déchets provenant de la restauration ou alimentation
de personnes représentent un volume important et doivent être optimisés.
[0064] Il ressort de la description qui précède que l'appareil selon l'invention :
- a une structure mécanique plus résistante que celle des appareils existants, lui permettant
de ne subir que très peu de pannes,
- améliore la sécurité des utilisateurs et du personnel de service, grâce à de nombreux
capteurs de sécurité arrêtant automatiquement le broyeur dès qu'une manoeuvre manuelle
est susceptible de blesser le personnel,
- et, en cas de panne, mécanique ou électrique, arrêtant l'appareil de manière accidentelle,
remplace le temps de réparation par le temps de substitution du chariot défectueux
par un autre chariot.
1. Collecteur-broyeur de déchets de restauration comprenant un meuble (9) pourvu d'une
porte faciale (10) et comportant dans une paroi supérieure (11) au moins deux ouvertures
(13 à 15), ledit collecteur-broyeur comprenant également une trémie d'alimentation
(1), un broyeur (2) débitant sur au moins un bac de réception des broyats, disposé
sous le broyeur et sans contact avec lui, des moyens d'entraînement (3 et 39), des
moyens de connexion électrique (18) et des moyens (17) de contrôle de fonctionnement
et de sécurisation, caractérisé en ce que la trémie (1), le broyeur (2), les moyens d'entraînement (3 et 39), les moyens de
connexion électrique (18) et les moyens (17) de contrôle de fonctionnement et de sécurisation,
sont portés par le châssis (6) d'un chariot (8), ledit chariot (8) étant amovible
et interchangeable et s'insérant sous la paroi supérieure (11) du meuble (9) et en ce que le circuit électrique du chariot (8) est alimenté par un seul connecteur (18), apte
à recevoir la fiche d'un câble d'alimentation électrique.
2. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend deux bacs indépendants (4a, 4b) respectivement de réception des broyats
du tout-venant alimentaire et des broyats de cannettes, bouteilles ou récipients,
tandis que la trémie (1) est divisée par un séparateur vertical (19) en deux couloirs
(19a, 19b) correspondants aux bacs sous-jacents.
3. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1 caractérisé en ce que la paroi supérieure (11) du meuble comporte une troisième ouverture (15) sous laquelle
est disposé un entonnoir (25) de collecte des liquides, cet entonnoir faisant partie
d'un réseau tubulaire (26) débouchant sur un troisième bac de collecte (4c).
4. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1 caractérisé en ce que le plateau supérieur (6a) du châssis (6) porte la trémie (1) et le broyeur (2) avec
son motoréducteur (3), tandis que sa partie inférieure est divisée en une zone antérieure
(A1) de réception des bacs (4a, 4b et 4c) de collecte des déchets et des liquides,
et en une zone postérieure (A2) supportant un coffret de pilotage (17) qui, contenant
les moyens de commande et de contrôle, est accessible par une porte postérieure (17a).
5. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon les revendications 1 et 4, prises
ensemble, caractérisé en ce que le broyeur (2) est divisé par une paroi transversale (28), en deux couloirs verticaux
(29a et 29b), correspondants à ceux (19a et 19b) de la trémie, et, verticalement a)
en un niveau de broyage inférieur, dans lequel ses deux arbres parallèles (34a et
34b) sont motorisés, avec des rotations inverses et à des vitesses différentes et
synchronisées, et portent des disques de broyage (35) qui, munis de dents crochues
périphériques (36), sont espacés et s'intercalent dans les intervalles (41) entre
disques de l'arbre voisin, et b) un niveau supérieur d'amenage, dans lequel deux autres
arbres parallèles (32a et 32b), également motorisés et à rotations inverses synchronisées,
portent des bras diamétraux dentés (33), espacés longitudinalement et aptes à happer
les déchets déversés dans la trémie (1) en fournissant un effort de traction vers
le bas, s'ajoutant aux couples d'entraînement fournis par les disques du broyeur ;
alors que c) les arbres (32a-32b et 34a-34b) des deux niveaux étant reliés, par une
transmission par chaînes (39), à un motoréducteur (3) à variateur de vitesse contrôlant
le courant de celui-ci pour gérer son arrêt et sa reprise en sens inverse jusqu'au
déblocage.
6. Collecteur-broyeur de déchets de restauration, selon les revendications 1 et 5 prises
ensemble, caractérisé en ce qu'il comprend des lames de débourrage (42) s'étendant horizontalement entre le boîtier
(27) du broyeur et chacun des deux arbres motorisés (34a et 34b) du niveau inférieur,
chaque lame (42) s'insérant avec un jeu fonctionnel réduit dans l'un des intervalles
(42) formés entre les disques (35) calés sur un même arbre.
7. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon les revendications 1 et 5 prises
ensemble, caractérisé en ce que chaque disque (35) comprend un alésage axial de section transversale polygonale par
lequel il est calé en rotation sur un arbre (34a ou 34b) de même section transversale,
chaque disque (35) étant décalé angulairement par rapport à ses voisins, afin que
les dents des disques d'un arbre soient réparties en hélices et offrent une attaque
de broyage en hélice.
8. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1, caractérisé en ce que la trémie est sécurisée par une barrière immatérielle (F) comprenant, un émetteur
(22) et un récepteur (23) disposés en vis-à-vis et sur deux de ses bords opposés,
cette barrière étant associée à un automate de sécurité gérant l'arrêt du motoréducteur
(3), dès que cette barrière est occultée, puis sa remise en route après détection
du passage de déchets alimentaires.
9. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bord supérieur avant du chariot (8) porte des capteurs (43) interrompant l'alimentation
du broyeur (2) dès qu'ils sont remplis.
10. Collecteur-broyeur de déchets de restauration selon la revendication 1 caractérisé en ce que la porte (10) du meuble (9) comprend deux volets, dont celui inférieur supporte un
capteur (44) relié aux moyens de pilotage et de sécurisation du broyeur (2) pour arrêter
le fonctionnement du broyeur, dès ouverture de la dite porte, tandis que celui supérieur
porte une patte inférieure (45) saillant vers le bas dans la trajectoire de fermeture
de la porte inférieure.