Domaine technique
[0001] La présente invention concerne une pièce d'horlogerie comprenant un oscillateur mécanique
dont la fréquence moyenne est synchronisée sur une fréquence de consigne déterminée
par un oscillateur électronique auxiliaire. A cet effet, la pièce d'horlogerie comprend
un dispositif de régulation capable de corriger une dérive temporelle éventuelle dans
le fonctionnement de l'oscillateur mécanique, lequel cadence la marche du mouvement
mécanique qui l'incorpore.
[0002] Plus particulièrement, la pièce d'horlogerie est munie d'un mouvement mécanique qui
comprend :
- un mécanisme indicateur d'au moins une donnée temporelle,
- un résonateur mécanique susceptible d'osciller autour d'une position neutre correspondant
à son état d'énergie potentielle minimale, et
- un dispositif d'entretien du résonateur mécanique formant avec ce résonateur mécanique
un oscillateur mécanique qui est agencé pour cadencer la marche du mécanisme indicateur.
[0003] Cette pièce d'horlogerie est munie en outre d'un dispositif de régulation agencé
pour réguler la fréquence moyenne de l'oscillateur mécanique et comprenant :
- un capteur pour pouvoir détecter un nombre de périodes ou d'alternances dans l'oscillation
du résonateur mécanique dans une plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique,
- un oscillateur auxiliaire,
- un dispositif de freinage qui est agencé pour pouvoir appliquer momentanément une
force de freinage au résonateur mécanique, et
- un circuit de régulation comprenant un dispositif de mesure agencé pour pouvoir mesurer,
sur la base d'un signal de détection fourni par le capteur, une dérive temporelle
de l'oscillateur mécanique relativement à l'oscillateur auxiliaire, ce circuit de
régulation étant agencé pour déterminer si la dérive temporelle mesurée correspond
à au moins une certaine avance ou à au moins un certain retard et pour pouvoir, si
c'est le cas, générer un signal de commande qui active sélectivement le dispositif
de freinage en fonction de la dérive temporelle mesurée, de manière à engendrer au
moins une impulsion de freinage qui est appliquée au résonateur mécanique pour corriger
au moins partiellement cette dérive temporelle.
Arrière-plan technologique
[0005] La pièce d'horlogerie divulguée dans le document
CH 713306 A2 comprend un mouvement mécanique, muni d'un oscillateur mécanique, et un système électromagnétique
formé d'au moins un aimant monté sur le balancier d'un oscillateur mécanique et d'une
bobine portée par un support du balancier. Le système électromagnétique fait partie
d'un dispositif de régulation prévu pour réguler la fréquence moyenne de l'oscillateur
mécanique dans le cas où cet oscillateur présente une dérive temporelle positive relativement
à un oscillateur auxiliaire, par exemple un oscillateur à quartz, comme dans le cas
où il présente une dérive temporelle négative. Après avoir observé qu'une impulsion
de freinage, appliquée au résonateur formant l'oscillateur mécanique dans une alternance
de son oscillation, engendre un déphase négatif lorsqu'elle intervient avant le passage
du résonateur par sa position neutre et un déphase positif lorsqu'elle intervient
après le passage du résonateur par sa position neutre, ce document propose une solution
dans laquelle la dérive temporelle est mesurée et le mouvement d'oscillation du résonateur
est observé pour que le dispositif de régulation puisse lui appliquer sélectivement
une ou plusieurs impulsions de freinage, respectivement via un ou plusieurs court-circuit
de la bobine, dans une ou plusieurs premières demi-alternances respectives (situées
avant le passage du résonateur par sa position neutre) lorsque la dérive temporelle
mesurée correspond à au moins une certaine avance et dans une ou plusieurs secondes
demi-alternances respectives (situées après le passage du résonateur par sa position
neutre) lorsque la dérive temporelle correspond à au moins un certain retard. Pour
ce faire, le circuit électronique du dispositif de régulation comprend un compteur
temporel ou un minuteur permettant de déterminer, sur la base de détections d'impulsions
de tension induite dans la bobine, si une impulsion de tension induite intervient
dans une première demi-alternance ou dans une seconde demi-alternance de manière à
pouvoir appliquer sélectivement les impulsions de freinage comme indiqué ci-dessus.
Le procédé de régulation implémenté dans ce document, bien que remarquable, requière
un circuit électronique relativement complexe qui consomme donc une certaine énergie
électrique qui est prise de l'oscillateur mécanique, ce qui tend à réduire son amplitude
d'oscillation et donc la durée de fonctionnement normal pour une certaine énergie
mécanique stockée dans un barillet du mouvement mécanique.
[0006] La pièce d'horlogerie divulguée dans le document
EP 3339982 A1 est remarquable par le système prévu pour engendrer des impulsions de freinage mécanique
appliquées au balancier de l'oscillateur mécanique. Cependant, le procédé de régulation
s'apparente à celui du document précédent. Il est prévu un capteur agencé pour pouvoir
détecter les passages du résonateur par sa position neutre. Sur la base de la connaissance
de la période de consigne pour l'oscillateur mécanique et des détections opérées par
le capteur, un circuit logique de commande détermine à l'aide d'un compteur temporel
les instants auxquels les impulsions de freinage doivent être déclenchées pour qu'elles
interviennent sélectivement avant ou après le passage du résonateur mécanique par
sa position neutre dans des alternances correspondantes, c'est-à-dire pour appliquer
les impulsions de freinage mécanique soit dans des premières demi-alternances, soit
des deux secondes demi-alternances. Dans ce cas aussi, un circuit électronique relativement
complexe est nécessaire.
Résumé de l'invention
[0007] Le but principal de la présente invention est de simplifier le circuit électronique
du dispositif de régulation de la fréquence moyenne d'un oscillateur mécanique, en
fournissant une alternative aux dispositifs de régulation de l'art antérieur, décrits
dans l'arrière-plan technologique, qui soit aisée à implémenter dans une pièce d'horlogerie.
[0008] A cet effet, l'invention concerne une pièce d'horlogerie telle que définie précédemment
dans le domaine de l'invention et qui est caractérisée par le fait que le circuit
de régulation comprend un dispositif générateur d'au moins une fréquence qui est agencé
de manière à pouvoir générer un signal digital périodique à une fréquence F
SUP ; et par le fait que le circuit de régulation est agencé pour pouvoir fournir, lorsqu'il
détermine une dérive temporelle correspondant à au moins un certain retard dans la
marche de la pièce d'horlogerie, momentanément au dispositif de freinage un premier
signal de commande pour activer ce dispositif de freinage de manière que le dispositif
de freinage génère, durant une première période de correction, une série d'impulsions
de freinage périodiques qui sont appliquées au résonateur mécanique à la fréquence
F
SUP. Cette fréquence F
SUP et la durée de la première période de correction sont prévues et le dispositif de
freinage est agencé de manière que la série d'impulsions de freinage périodiques à
la fréquence F
SUP puisse engendrer, au cours de la première période de correction, une phase synchrone
dans laquelle l'oscillateur mécanique est synchronisé sur une fréquence de correction
qui est supérieure à une fréquence de consigne F0c prévue pour l'oscillateur mécanique.
[0009] Dans un mode de réalisation principal, la fréquence F
SUP est comprise dans une première plage de valeurs s'étendant entre (M+1)/M et (M+2)/M,
inclus, multipliés par une fréquence Fz(N) égale au double d'une fréquence de consigne
F0c pour l'oscillateur mécanique divisée par un nombre entier positif N, soit [(M+1)/M]·Fz(N)
< F
SUP =< [(M+2)/M]·Fz(N) avec Fz (N) = 2·F0c/N, M étant égal à cent fois deux à la puissance
K avec K égal à un nombre entier positif supérieur à zéro et inférieur à treize, soit
0 < K < 13 et M = 100.2
K, et N étant prévu inférieur à M divisé par trente, soit N < M/30.
[0010] Dans le cas où le circuit de régulation détermine une dérive temporelle correspondant
à au moins une certaine avance dans la marche de la pièce d'horlogerie, deux modes
de réalisation généraux sont prévus. Dans le premier mode de réalisation général,
le circuit de régulation est agencé pour pouvoir, après avoir détecté ladite au moins
une certaine avance, arrêter l'oscillateur mécanique et ensuite bloquer momentanément
le résonateur mécanique de manière à corriger au moins partiellement ladite au moins
une certaine avance détectée.
[0011] Dans le deuxième mode de réalisation général, ledit dispositif générateur d'au moins
une fréquence est un dispositif générateur de fréquences agencé de manière à pouvoir
en outre générer un signal digital périodique à une fréquence F
INF et le circuit de régulation est agencé pour pouvoir fournir, lorsqu'il détermine
une dérive temporelle correspondant à au moins une certaine avance dans la marche
de la pièce d'horlogerie, momentanément au dispositif de freinage un deuxième signal
de commande pour activer ce dispositif de freinage de manière que le dispositif de
freinage génère, durant une deuxième période de correction, une série d'impulsions
de freinage périodiques qui sont appliquées au résonateur mécanique à la fréquence
F
INF. Cette fréquence F
INF et la durée de la deuxième période de correction sont prévues et le dispositif de
freinage est agencé de manière que la série d'impulsions de freinage périodiques à
la fréquence F
INF puisse engendrer, au cours de la deuxième période de correction, une phase synchrone
dans laquelle l'oscillateur mécanique est synchronisé sur une fréquence de correction
qui est inférieure à la fréquence de consigne F0c.
[0012] La fréquence F
INF est avantageusement comprise dans une deuxième plage de valeurs s'étendant entre
(M-2)/M, inclus, et (M-1)/M multipliés par la fréquence Fz(N), soit [(M-2)/M]·Fz(N)
=< F
INF < [(M-1)/M]·Fz(N).
[0013] Dans une variante principale du deuxième mode de réalisation général, le circuit
de régulation est agencé pour pouvoir fournir, chaque fois que le circuit de mesure
détermine une dérive temporelle correspond à au moins une certaine avance ou à au
moins un certain retard, momentanément au dispositif de freinage un signal de commande
qui est sélectivement formé par :
- un premier signal d'activation périodique du dispositif de freinage, qui est déterminé
par ledit signal digital périodique à ladite fréquence FINF, lorsque la dérive temporelle correspond à ladite au moins une certaine avance, de
manière à générer une première série d'impulsions de freinage périodiques qui sont
appliquées au résonateur mécanique à la fréquence FINF, et
- un deuxième signal d'activation périodique du dispositif de freinage, qui est déterminé
par ledit signal digital périodique à ladite fréquence FSUP, lorsque la dérive temporelle correspond audit au moins un certain retard, de manière
à générer une deuxième série d'impulsions de freinage périodiques qui sont appliquées
au résonateur mécanique à la fréquence FSUP.
[0014] En particulier, les impulsions de freinage ont une durée T
P inférieure à au quart d'une période de consigne T0c, soit T
P < T0c/4, T0c étant par définition l'inverse de la fréquence de consigne F0c.
[0015] Dans une variante préférée, le nombre entier positif K est supérieur à deux et inférieur
à dix, soit 2 < K < 10, et le nombre N est inférieur au nombre M divisé par cent (N
< M/100).
[0016] Dans une variante générale, le circuit de régulation est agencé de manière que le
signal de commande est fourni au dispositif de freinage, chaque fois que ce circuit
de régulation détermine que la dérive temporelle correspond à ladite au moins une
certaine avance ou audit au moins un certain retard, durant une période de correction
au cours de laquelle la fréquence de l'oscillateur mécanique est synchronisée respectivement
sur une première fréquence de correction Fcor1 qui est dans ladite deuxième plage
de valeurs calculée avec Fz (N=2) = F0c ou sur une deuxième fréquence de correction
Fcor2 qui est dans ladite première plage de valeurs calculée avec Fz (N=2) = F0c.
[0017] Dans une variante préférée, la durée de la phase synchrone est prévue largement supérieure
à une durée maximale d'une phase transitoire intervenant généralement au début des
périodes de correction avant la phase synchrone.
Brève description des figures
[0018] L'invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide des dessins
annexés, donnés à titre d'exemples nullement limitatifs, dans lesquels :
- La Figure 1 montre, en partie schématiquement, un premier mode de réalisation d'une
pièce d'horlogerie selon l'invention ;
- La Figure 2 montre le schéma du circuit électronique d'une variante du dispositif
de régulation du premier mode de réalisation ;
- La Figure 3 est un organigramme d'un mode de fonctionnement du dispositif de régulation
de la Figure 2 implémenté dans son circuit logique de commande ;
- La Figure 4 donne, pour un premier mode de régulation selon l'invention mis en œuvre
dans le premier mode de réalisation de l'invention et dans le cas d'une pièce d'horlogerie
dont le mécanisme indicateur d'une donnée temporelle présente de l'avance, des graphes
représentant l'évolution temporelle de la position angulaire du résonateur mécanique,
une première série d'impulsions de freinage appliquées à ce résonateur mécanique,
dans une période de correction, en fonction d'une dérive temporelle également représentée,
ainsi qu'un graphe de l'évolution de la fréquence instantanée de l'oscillateur mécanique
dans une zone temporelle englobant la période de correction considérée ;
- La Figure 5 donne, pour le premier mode de régulation et dans le cas d'une pièce d'horlogerie
dont le mécanisme indicateur d'une donnée temporelle présente du retard, des graphes
représentant l'évolution temporelle de la position angulaire du résonateur mécanique,
une deuxième série d'impulsions de freinage appliquées à ce résonateur mécanique,
dans une période de correction, en fonction d'une dérive temporelle également représentée,
ainsi qu'un graphe de l'évolution de la fréquence instantanée de l'oscillateur mécanique
dans une zone temporelle englobant la période de correction considérée ;
- La Figure 6 montre, en partie schématiquement, un deuxième mode de réalisation d'une
pièce d'horlogerie selon l'invention ;
- La Figure 7 montre le résonateur mécanique et un dispositif de freinage électromagnétique
formant le dispositif de régulation du deuxième mode de réalisation ;
- La Figure 8 montre le schéma du circuit électronique d'une variante du dispositif
de régulation du deuxième mode de réalisation ; et
- La Figure 9 donne, dans le cadre du deuxième mode de réalisation, les graphes de la
position angulaire du résonateur mécanique sur une période d'oscillation, de la tension
induite dans une bobine du dispositif de freinage électromagnétique et d'un intervalle
de temps distinct au cours duquel un court-circuit est appliqué à la bobine, dans
un régime stable d'une synchronisation entre un générateur de fréquence du dispositif
de régulation et le résonateur mécanique oscillant qui est obtenue au cours d'une
série d'impulsions de freinage appliquées au résonateur mécanique.
Description détaillée de l'invention
[0019] A la Figure 1 est représentée une pièce d'horlogerie selon la présente invention.
Hormis l'agencement du circuit de régulation et du mode de fonctionnement de ce circuit
de commande, lequel met en œuvre un procédé de régulation selon la présente invention,
cette pièce d'horlogerie correspond essentiellement au premier mode de réalisation
de la pièce d'horlogerie décrit dans le document
EP 3 339 982 à l'aide des figures 1 et 2 de ce document, de sorte qu'on se référera à l'enseignement
de ce document et que toutes les variantes de réalisation ne seront pas décrites ici.
[0020] La pièce d'horlogerie 2 comprend un mouvement horloger mécanique 4 qui incorpore
un mécanisme 6 agencé pour indiquer au moins une donnée temporelle, un résonateur
mécanique 14, formé par un balancier 16 monté pivotant sur la platine 5 et un spiral
18, et un dispositif d'entretien du résonateur mécanique formant avec ce résonateur
mécanique un oscillateur mécanique qui cadence la marche du mécanisme indicateur d'une
donnée temporelle. Le dispositif d'entretien comprend un échappement 12, formé par
une ancre et une roue d'échappement qui est reliée cinématiquement au barillet 8 par
l'intermédiaire du rouage 10. Le résonateur mécanique est susceptible d'osciller le
long d'un axe d'oscillation, ici un axe géométrique circulaire, autour d'une position
neutre correspondant à un état d'énergie potentielle mécanique minimale. Chaque oscillation
du résonateur mécanique définit une période d'oscillation et deux alternances.
[0021] La pièce d'horlogerie 2 comprend en outre un dispositif pour réguler la fréquence
moyenne de l'oscillateur mécanique, ce dispositif de régulation 20 comprenant un circuit
électronique de régulation 22 qui est associé à une base de temps de référence constituée
par un oscillateur auxiliaire 36. Cet oscillateur auxiliaire est formé par un résonateur
à quartz 23 et un circuit d'horloge 38 qui entretient le résonateur à quartz et reçoit
de ce dernier un signal de fréquence de référence que ce circuit d'horloge fournit
en sortie sous la forme d'un signal périodique digital de référence S
Q. On notera que d'autres types d'oscillateurs auxiliaires peuvent être prévus, notamment
un oscillateur intégré entièrement dans le circuit de régulation. Par définition,
l'oscillateur auxiliaire est plus précis que l'oscillateur mécanique. Le dispositif
de régulation 20 comprend aussi un capteur 24 pour détecter au moins une position
angulaire du balancier lorsqu'il oscille, permettant de détecter, pour une plage de
fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique, un nombre d'alternances ou de périodes
dans l'oscillation du résonateur mécanique. Le dispositif de régulation comprend encore
un dispositif de freinage mécanique 26 agencé pour pouvoir appliquer momentanément
une force de freinage au résonateur mécanique 14, en particulier des impulsions de
freinage mécanique à son balancier. Finalement, l'ensemble horloger comprend une source
d'énergie 32 associée à un dispositif 34 de stockage de l'énergie électrique engendrée
par la source d'énergie. La source d'énergie est par exemple formée par une cellule
photovoltaïque ou par un élément thermoélectrique, ces exemples n'étant nullement
limitatifs. Dans le cas d'une pile, la source d'énergie et le dispositif de stockage
forment ensemble un seul et même composant électrique.
[0022] De manière générale, le dispositif de régulation 20 comprend aussi un dispositif
de mesure agencé pour mesurer, sur la base de signaux de position fournis par le capteur,
une dérive temporelle D
T de l'oscillateur mécanique relativement à l'oscillateur auxiliaire (base de temps
de référence 36). On comprend qu'une telle mesure est aisée dès lors qu'il est prévu
un capteur capable de détecter le passage du résonateur mécanique par une certaine
position angulaire, notamment par sa position neutre. Un tel événement a lieu dans
toutes les alternances (demi-périodes d'oscillation) de l'oscillateur mécanique. Le
circuit de mesure sera décrit plus en détails par la suite.
[0023] Le capteur 24 est agencé pour pouvoir détecter le passage d'au moins un point de
référence du balancier 16 par une certaine position angulaire donnée relativement
à un support de ce résonateur mécanique. Dans une variante avantageuse, le capteur
est agencé pour détecter le passage du résonateur mécanique par sa position neutre.
On notera que, dans cette variante, le capteur peut être associé à l'ancre de l'échappement
de manière à détecter le basculement de cette ancre lors des impulsions d'entretien
de l'oscillation qui sont prévues sensiblement lorsque le résonateur mécanique passe
par sa position neutre.
[0024] Dans une variante particulière, le capteur 24 est un capteur optique, du type photoélectrique,
qui comprend une source de lumière, agencée de manière à pouvoir envoyer un faisceau
de lumière en direction du balancier, et un détecteur de lumière, agencé pour recevoir
en retour un signal lumineux dont l'intensité varie périodiquement en fonction de
la position du balancier. Par exemple, le faisceau est envoyé sur la surface latérale
15 de la serge 17, cette surface présentant une zone limitée avec une réflectivité
différente des deux zones avoisinantes, de sorte que le capteur peut détecter le passage
de cette zone limitée et fournir au dispositif de régulation un signal de position
lorsque cet événement se produit. On comprendra que la surface circulaire présentant
une réflexion variable pour le faisceau de lumière peut être située à d'autres endroits
du balancier. La variation peut dans un cas particulier être produite par un trou
dans la surface réfléchissante. Le capteur peut aussi détecter le passage d'une certaine
partie du balancier, par exemple un bras, la position neutre correspondant par exemple
au milieu d'un signal réfléchi par ce bras. On comprend donc que la modulation du
signal lumineux permet de détecter de diverses manières au moins une position angulaire
du balancier, par une variation négative ou positive de la lumière captée. Dans d'autres
variantes, le capteur de position peut être du type capacitif ou du type inductif
et être ainsi agencé de manière à pouvoir détecter une variation de capacité, respectivement
d'inductance en fonction de la position du balancier. Le capteur comprend des moyens
pour convertir le signal lumineux analogique en un signal digital Sc. Il peut aussi
comprendre une bascule qui permet de diviser par deux la fréquence du signal lumineux
lorsque celui-ci intervient une fois par alternance, de sorte que le signal Sc corresponde
à la fréquence d'oscillation F0 de l'oscillateur mécanique. L'homme du métier connaît
de nombreux capteurs qui pourront aisément être incorporés dans l'ensemble horloger
selon l'invention.
[0025] Le dispositif de freinage mécanique 26 est agencé pour pouvoir appliquer au balancier
16 des impulsions de freinage mécanique de manière à réguler la fréquence de l'oscillateur
mécanique lorsqu'une certaine dérive temporelle D
T de cet oscillateur mécanique est constatée. Dans une variante avantageuse, un couple
de freinage appliqué au résonateur mécanique par une quelconque impulsion de freinage
mécanique est prévu inférieur à un couple de blocage de l'oscillateur mécanique et
la durée des impulsions de freinage est prévue de manière à prendre au maximum une
certaine énergie au résonateur mécanique de sorte que l'amplitude de l'oscillation
demeure supérieure à une valeur minimale donnée. En d'autres termes, le couple de
freinage est prévu inférieur au couple exercé par le spiral à l'amplitude minimale
prévue et la durée des impulsions est telle que cette amplitude minimale soit respectée
pour un couple de force minimal prédéfini qui est exercé par le barillet (à noter
que l'oscillateur mécanique est entretenu par le barillet via l'échappement), ceci
afin de ne pas bloquer momentanément le mouvement d'oscillation du résonateur mécanique
durant les impulsions de freinage et de maintenir l'oscillateur mécanique dans sa
plage de fonctionnement utile dès que le barillet exerce un couple de force supérieur
au couple de force minimal prévu. Dans une autre variante plus générale, on peut appliquer
un couple de freinage supérieur au couple exercé par le spiral à l'amplitude minimale
prévue, mais la durée des impulsions est déterminée, en tenant compte de l'entretien
de l'oscillateur mécanique, de sorte que cette amplitude minimale soit maintenue pour
le couple de force minimal du barillet à partir duquel il est prévu que la pièce d'horlogerie
soit fonctionnelle et pour toute position angulaire du résonateur mécanique lors de
l'application d'une impulsion de freinage. On remarquera que l'énergie prélevée au
résonateur mécanique est maximale lorsque l'impulsion de freinage intervient lors
du passage de ce résonateur par sa position neutre.
[0026] A la Figure 1, le dispositif de freinage mécanique est formé par un actionneur 26
qui comprend un organe de freinage mécanique 28 agencé pour être actionné, en réponse
à un signal de commande S
F fourni par le circuit de régulation au circuit de commande 30 de cet actionneur,
de manière à exercer, durant les impulsions de freinage, un couple de freinage mécanique
sur une surface de freinage 15 du balancier pivotant 16. Dans la variante représentée,
la surface de freinage est circulaire et définie par la surface latérale externe de
la serge 17 du balancier. L'organe de freinage mécanique 28 comprend une partie mobile
(définie par l'extrémité libre de cet organe) qui définit un patin de freinage agencé
de manière à pouvoir venir exercer une certaine pression contre la surface de freinage
circulaire lors de l'application des impulsions de freinage au résonateur mécanique.
[0027] L'actionneur 26 comprend un élément piézoélectrique alimenté par un le circuit de
commande 30 qui lui applique une tension électrique d'activation en fonction du signal
de commande S
F fourni par le circuit de régulation 22. Lorsque l'élément piézoélectrique est mis
momentanément sous tension, l'organe de freinage vient en contact avec une surface
de freinage du balancier pour le freiner. Dans l'exemple représenté à la Figure 1,
la lame formant l'organe de freinage se courbe et sa partie d'extrémité vient presser
contre la surface latérale circulaire 15 de la serge 17 du balancier 16. La partie
d'extrémité de la lame définit donc un patin de freinage mobile. Dans une variante
préférée, le balancier pivotant et l'organe de freinage mécanique sont agencés de
manière que les impulsions de freinage puissent être appliquées principalement par
un frottement sec dynamique entre l'organe de freinage mécanique et la surface de
freinage 15. Dans une autre variante, on peut prévoir un frottement visqueux entre
l'organe de freinage et une partie de freinage du balancier.
[0028] Dans une variante particulière (non représentée), le balancier comprend un arbre
central qui définit ou qui porte une partie autre que la serge du balancier définissant
une surface de freinage circulaire. Dans ce cas, un patin de l'organe de freinage
est agencé de manière à venir exercer une pression contre cette surface de freinage
circulaire lors de l'application des impulsions de freinage mécanique.
[0029] Une surface de freinage circulaire, pour un organe oscillant qui est pivoté (balancier),
associé à au moins un patin de freinage, porté par le dispositif de freinage du dispositif
de régulation, constitue un système de freinage mécanique qui présente des avantages
déterminants. En effet, grâce à un tel système, des impulsions de freinage peuvent
être appliquées au résonateur mécanique à n'importe quel instant des oscillations,
et ceci de manière indépendante de l'amplitude d'oscillation du balancier. On notera
encore que le patin de l'organe de freinage peut aussi présenter une surface de contact
circulaire, de même rayon que la surface de freinage, mais une surface plane a pour
avantage de laisser une certaine marge dans le positionnement de l'organe de freinage
relativement au balancier, ce qui permet d'avoir de plus grandes tolérances de fabrication
et de montage du dispositif de freinage dans le mouvement horloger ou à sa périphérie.
[0030] De manière avantageuse, les divers éléments du dispositif de régulation 20 forment
un module indépendant du mouvement horloger. Ainsi, ce module peut être assemblé ou
associé au mouvement mécanique 4 que lors de leur montage notamment dans une boîte
de montre. En particulier, un tel module peut-être fixé à un cercle d'emboîtage qui
entoure le mouvement horloger. On comprend que le module de régulation électronique
peut donc être avantageusement associé au mouvement horloger une fois ce dernier entièrement
monté et réglé, le montage et démontage de ce module pouvant intervenir sans devoir
intervenir sur le mouvement mécanique lui-même.
[0031] De manière générale, le circuit de régulation 22 est agencé pour pouvoir déterminer
si une dérive temporelle, qui est mesurée par le dispositif de mesure sur la base
des signaux qu'il reçoit du capteur 24 et de la base de temps de référence 36, correspond
à au moins une certaine avance ou à au moins un certain retard et pour pouvoir, si
c'est le cas, générer un signal de commande qui active sélectivement le dispositif
de freinage, pour engendrer des impulsions de freinage périodiques qui sont appliquées
au résonateur mécanique avec une fréquence de freinage qui est fonction de la dérive
temporelle mesurée, de sorte à corriger au moins partiellement cette dérive temporelle
mesurée.
[0032] Dans une variante principale, le circuit de régulation 22 comprend un dispositif
générateur de fréquences agencé de manière à pouvoir générer un premier signal digital
périodique S
FI à une première fréquence F
INF (première fréquence de freinage) et un deuxième signal digital périodique S
FS à une deuxième fréquence F
SUP (deuxième fréquence de freinage).
[0033] La première fréquence F
INF est comprise dans une plage de valeurs s'étendant entre (M-2)/M, inclus, et (M-1)/M
multipliés par une fréquence Fz (N) qui est égale au double d'une fréquence de consigne
F0c, pour l'oscillateur mécanique, divisée par un nombre entier positif N, soit Fz
(N) = 2·F0c/N et [(M-2)/M]·Fz (N) =< F
INF < [(M-1)/M]·Fz (N), M étant égal à cent fois deux à la puissance K avec K égal à
un nombre entier positif supérieur à zéro et inférieur à treize, soit 0 < K < 13 et
M = 100·2
K, et N étant prévu inférieur à M divisé par trente, soit N < M/30. La deuxième fréquence
F
SUP est comprise dans une plage de valeurs s'étendant entre (M+1)/M et (M+2)/M, inclus,
multipliés par la fréquence Fz (N), avec M et N tels que définis ci-avant, soit [(M+1)/M]·Fz
(N) < F
SUP =< [(M+2)/M]·Fz (N). L'opérateur '=<' signifie 'égal ou inférieur à', la limite en
question étant comprise dans la plage de valeurs.
[0034] Le circuit de régulation 22 est agencé pour fournir, chaque fois qu'il détermine
que la dérive temporelle D
T de l'oscillateur mécanique correspond au moins à une certaine avance ou au moins
à un certain retard, momentanément au dispositif de freinage 26 un signal de commande
S
F durant une période de correction, ce signal de commande S
F étant sélectivement formé par :
- le premier signal digital périodique SFI lorsque la dérive temporelle correspond au moins à la certaine avance, de manière
à générer une première série d'impulsions de freinage 60 qui sont appliquées au résonateur
mécanique 14 avec une première fréquence de déclenchement F1D égale à la première fréquence FINF (première fréquence de freinage), et
- le deuxième signal digital périodique SFS lorsque la dérive temporelle correspond au moins au certain retard, de manière à
générer une deuxième série d'impulsions de freinage 61 qui sont appliquées au résonateur
mécanique avec une deuxième fréquence de déclenchement F2D égale à la deuxième fréquence FSUP (deuxième fréquence de freinage).
[0035] Dans une variante préférée, le nombre entier positif K est supérieur à deux et inférieur
à dix, soit 2 < K < 10 et le nombre N est inférieur au nombre M divisé par cent (N
< M/100).
[0036] Les impulsions de freinage ont une durée T
P inférieure à la moitié d'une période de consigne T0c, soit T
P < T0c/2, T0c étant par définition l'inverse de la fréquence de consigne F0c pour
l'oscillateur mécanique formé du résonateur 14 et de l'échappement 12. De préférence,
dans ce premier mode de réalisation, les impulsions de freinage ont une durée T
P inférieure au quart de la période de consigne T0c, soit T
P < T0c/4.
[0037] La Figure 2 représente de manière détaillée le circuit de régulation 22 et le circuit
de commande 30 de l'actionneur 26 formant le dispositif de freinage mécanique caractérisant
le premier mode de réalisation. Le circuit de régulation comprend :
- deux étages DIV1 et DIV2 d'un diviseur de fréquence qui reçoit en entrée de la base
de temps de référence 36 le signal périodique digital de référence SQ et qui fournit en sortie un signal d'horloge SH à une moindre fréquence,
- un compteur différentiel bidirectionnel CB qui reçoit à une entrée le signal d'horloge
SH et à une seconde entrée le signal digital Sc du capteur 24, lequel fournit via ce
signal digital Sc une impulsion digitale à chaque alternance ou à chaque période de
l'oscillation du résonateur mécanique 14, et qui fournit en sortie un signal de mesure
SD correspondant à une valeur représentative de la dérive temporelle DT de l'oscillateur,
- un circuit logique de commande 40 qui reçoit en entrée seulement le signal de mesure
SD (hormis un signal de cadencement à une fréquence généralement bien supérieure à celle
de l'oscillateur à quartz, soit bien supérieure à la fréquence du signal de référence
SQ) et qui fournit en sortie, en fonction de la valeur du signal de mesure SD, sélectivement un signal de commande SR et un signal de commande SA (lesquels seront décrits par la suite lors de la description d'un premier mode de
régulation selon l'invention en référence aux Figures 3 à 5),
- un premier générateur de fréquence 42 fournissant, lorsqu'il est activé par le signal
de commande SA, momentanément le premier signal digital périodique SFI et un deuxième générateur de fréquence 44 fournissant, lorsqu'il est activé par le
signal de commande SR, momentanément le deuxième signal digital périodique SFS, les premier et deuxième générateurs de fréquence formant ensemble le dispositif
générateur de fréquences mentionné précédemment, et
- une porte logique 'OR' qui est connectée en entrée aux sorties respectives des deux
générateurs de fréquence 42 et 44 et qui fournit en sortie le signal de commande SF.
[0038] Si le signal digital Sc fourni par le capteur 24 présente une période correspondant
à une alternance de l'oscillateur mécanique, une bascule peut être agencée dans le
circuit de régulation 22 en amont du compteur CB de manière à diviser par deux les
impulsions périodiques du signal Sc et fournir en entrée du compteur CB une seule
impulsion par période d'oscillation T0.
[0039] Le circuit de commande 30 du dispositif de freinage comprend une source de tension
d'alimentation V
ACT qui alimente l'organe de freinage pour l'actionner via un interrupteur 50, lequel
est commandé par un signal périodique S
P fourni par un minuteur 48 incorporé dans le circuit de commande pour gérer la durée
des impulsions de freinage. Le minuteur reçoit sélectivement, via le signal de commande
S
F, le premier signal digital périodique S
FI et le deuxième signal digital périodique S
FS qui l'activent périodiquement durant une période de correction en fonction d'une
détection d'une certaine avance ou d'un certain retard dans la marche de l'oscillateur
mécanique et donc dans la marche de la pièce d'horlogerie, et ceci de manière répétitive
au cours de périodes de correction distinctes et successives lorsqu'une dérive temporelle
perdure. Ainsi, le minuteur 48 rend l'interrupteur 50 périodiquement conducteur durant
chaque période de correction pour générer, selon le cas, soit une première série d'impulsions
de freinage 60, soit une deuxième série d'impulsions de freinage 61 (voir Figures
4 et 5).
[0040] Dans une variante préférée, la surface de freinage du balancier 16 est configurée
de manière à permettre au dispositif de freinage de débuter, dans une plage de fonctionnement
utile de l'oscillateur mécanique, une impulsion de freinage de chaque première série
d'impulsions de freinage et une impulsion de freinage de chaque deuxième série d'impulsions
de freinage à n'importe quelle position angulaire du résonateur mécanique 14 entre
les deux positions angulaires extrêmes qu'il peut occuper lorsqu'il oscille dans la
plage de fonctionnement utile de la pièce d'horlogerie. Comme l'amplitude d'oscillation
du balancier-spiral est généralement supérieure à 180° (+/-180°) dans un mouvement
mécanique classique, la condition susmentionnée implique, dans la variante représentée
à la Figure 1, que la surface latérale 15 du balancier est circulaire et sensiblement
continue sur l'entier du pourtour du balancier, de sorte que l'organe de freinage
mobile 28 peut venir appuyer contre la surface latérale circulaire sensiblement en
tout point.
[0041] La Figure 3 donne l'organigramme d'un premier mode de régulation implémenté dans
le circuit de régulation 22 du premier mode de réalisation. Après l'activation du
circuit au début de son alimentation électrique ou dans le cadre d'une initialisation
intervenant lors de cette activation, le compteur CB est remis à zéro et il commence
à comptabiliser une différence éventuelle entre le premier nombre d'impulsions compris
dans le signal Sc reçu du capteur 24 et le deuxième nombre d'impulsions compris dans
le signal d'horloge S
H. Le diviseur DIV1 & DIV2 est agencé de manière que le signal d'horloge fournit un
signal de consigne avec un nombre d'impulsions par unité de temps correspondant au
nombre d'impulsions prévu dans le signal Sc par unité de temps pour une marche correcte
de la pièce d'horlogerie, c'est-à-dire sans dérive temporelle.
[0042] Dans chaque séquence du premier mode de régulation, le circuit logique 40 détermine
premièrement si la valeur du compteur CB est supérieure à un nombre entier positif
N1
H (correspondant à une avance de l'oscillateur mécanique) ou inférieure à un nombre
entier négatif -N2
H (correspondant à un retard de l'oscillateur mécanique). Si CB > N1
H (premier cas considéré), le circuit logique active le générateur de fréquence 42
via un signal de commande S
A et ce générateur de fréquence commence à fournir le premier signal digital périodique
S
FI, à la première fréquence F
INF définie précédemment, au circuit de commande 30 du dispositif de freinage via la
porte logique 46. Il en résulte que le dispositif de freinage commence alors à générer
une première série d'impulsions de freinage 60 de manière périodique à la première
fréquence F
INF. Une telle situation est représentée à la Figure 4 qui montre :
- dans le graphe supérieur 54B, la position angulaire θ du résonateur mécanique 14 sur
une pluralité de périodes d'oscillation au cours de laquelle intervient une première
série d'impulsions de freinage 60,
- dans le graphe intermédiaire 56A, l'évolution correspondante de la fréquence de l'oscillateur
mécanique (la fréquence de consigne F0c est égale à 4 Hz dans l'exemple traité, soit
F0c = 4 Hz), et
- dans le graphe inférieur 58A, l'évolution correspondante de la dérive temporelle DT de l'oscillateur mécanique.
[0043] On notera que, pour avoir une représentation visible de la position angulaire du
résonateur mécanique et des impulsions de freinage, la Figure 4 montre de fait seulement
une série tronquée d'impulsions de freinage avec un bien moins grand nombre d'impulsions
qu'en réalité, de sorte que la dérive temporelle D
T correspond ici à une fraction ε1
H de la dérive temporelle N1
H. Mais ceci permet d'exposer clairement le principe de fonctionnement. Dans le premier
cas, dans l'exemple donné, la fréquence naturelle F0 = 4.0005 Hz, ce qui correspond
à une avance d'environ dix secondes par jour. Lorsque la dérive temporelle atteint
ou dépasse une valeur ε1
H, à savoir en réalité une valeur N1
H, le dispositif de freinage est actionné via le générateur de fréquence 42 et il commence
à appliquer périodiquement au résonateur mécanique des impulsions de freinage 60 à
une fréquence F
INF définie précédemment (par souci de clarté du dessin, toutes les impulsions sont représentées
à la Figure 4 telles qu'elles interviennent durant une phase stable / synchrone exposée
par la suite). On remarquera que, dans l'exemple donné, les impulsions de freinage
interviennent dans chaque période d'oscillation et donc avec une fréquence F0c, de
sorte que la fréquence Fz(N) = 2·F0c/N, qui sert à définir les plages pour les fréquences
de freinage, est prévue avec N = 2. Par exemple, comme représenté à la Figure 4, la
première fréquence de freinage F
INF est égale à 0.99975·F0c = 3.9990 Hz, soit F
INF = Fz (2)·(L-1)/L = F0c·(L-1)/L avec L = 4'000. Cette première fréquence F
INF est dans la plage [(M-2)/M]·Fz(2) à [(M-1)/M]·Fz(2) avec K = 6, soit M = 100·2
6.
[0044] Pendant la phase d'activation du générateur de fréquence 42, le circuit logique 40
attend que la valeur du compteur CB devienne égale ou inférieure à un nombre entier
N1
L, lequel est inférieur au nombre N1
H et de préférence inférieur en valeur absolue à N1
H. Dans l'exemple représenté à la Figure 4, N1
L est égal à zéro de sorte que la fraction ε1
L de la dérive temporelle N1
L donnée sur cette Figure 4 vaut également zéro. Dès que le circuit logique a détecté
l'événement attendu, soit lorsque la valeur du compteur CB devient égale ou inférieure
à un nombre entier N1
L, le circuit logique met un terme à l'activation du générateur 42 de sorte que ce
dernier est désactivé, ce qui met fin à une séquence de correction / période de correction.
Si la valeur N1
H = 4 et que le compteur CB compte les alternances de l'oscillateur mécanique, ceci
correspond à une dérive temporelle d'une demi-seconde. Dans l'exemple donné, la durée
D
PC d'une période de correction vaut au minimum le nombre L susmentionné multiplié par
la dérive temporelle D
T corrigée, soit D
PC = L·D
T = 4'000·0,5 = 2'000 secondes. Ainsi, les périodes de correction durent chacune environ
34 minutes, y compris la phase transitoire initiale.
[0045] A la Figure 4, le graphe 56A de la fréquence de l'oscillateur mécanique, formé par
le résonateur mécanique 14 et l'échappement 12, montre l'évolution de cette fréquence
résultant d'une séquence du premier mode de régulation dans le premier cas décrit
ci-avant. Alors que la fréquence de l'oscillateur mécanique est supérieure à la fréquence
de consigne F0c en l'absence d'impulsions de freinage, cette fréquence diminue dès
qu'intervient une première série d'impulsions de freinage 60. On observe une phase
transitoire avant que la fréquence d'oscillation se stabilise à une première fréquence
de correction Fcor1 qui est égale à la première fréquence F
INF avec Fz (N=2) = F0c, soit Fcor1 = F
INF (N=2), et donc qu'une phase synchrone apparaisse. Ainsi, durant cette phase synchrone,
on observe une synchronisation de l'oscillateur mécanique sur la première fréquence
de correction Fcor1 qui est légèrement inférieur à la fréquence de consigne, ce qui
permet d'effectuer une correction de la dérive temporelle, comme le montre le graphe
inférieur 58A de la Figure 4. A la fin d'une séquence du premier mode de régulation,
la valeur de la dérive temporelle est diminuée et est ici égale au nombre entier N1
L qui correspond à un seuil inférieur pour la dérive temporelle, alors que le nombre
entier N1
H, qui engendre le déclenchement d'une première série d'impulsions de freinage, correspond
à un seuil supérieur de la dérive temporelle.
[0046] On remarquera que, en valeurs absolues, la différence entre F
INF (N=2) et F0c est de préférence prévue supérieure à une différence typique entre F0
et F0c. Ainsi, le dispositif de freinage est généralement activé moins de la moitié
du temps, soit moins de 12 heures par jour. Dans l'exemple donné ici, en prenant comme
hypothèse que la fréquence naturelle F0 reste stable au cours du temps, le dispositif
de freinage devra être actionné pendant environ 8 heures par jour.
[0047] Dans chaque séquence du mode de régulation, si CB < -N2
H (second cas considéré), le circuit logique 40 active le générateur de fréquence 44
via un signal de commande S
R et ce générateur de fréquence commence à fournir le deuxième signal digital périodique
S
FS, à la deuxième fréquence F
SUP définie précédemment, au circuit de commande 30 du dispositif de freinage via la
porte logique 46. Il en résulte que le dispositif de freinage commence alors à générer
une deuxième série d'impulsions de freinage 61 de manière périodique à la deuxième
fréquence F
SUP. Une telle situation est représentée à la Figure 5 qui montre :
- dans le graphe supérieur 54B, la position angulaire du résonateur mécanique 14 sur
une pluralité de périodes d'oscillation au cours de laquelle intervient une seconde
série d'impulsions de freinage 61,
- dans le graphe intermédiaire 56B, l'évolution correspondante de la fréquence de l'oscillateur
mécanique, et
- dans le graphe inférieur 58B, l'évolution correspondante de la dérive temporelle DT de l'oscillateur mécanique.
[0048] On notera que, pour avoir une représentation visible de la position angulaire du
résonateur mécanique et des impulsions de freinage, la Figure 5, comme la Figure 4,
montre de fait seulement une série tronquée d'impulsions de freinage avec un bien
moins grand nombre d'impulsions qu'en réalité, de sorte que la dérive temporelle D
T correspond ici à une fraction -ε2
H de la dérive temporelle -N2
H. Dans le second cas, dans l'exemple donnée, la fréquence naturelle F0 = 3.9995 Hz,
ce qui correspond environ à un retard de dix secondes par jour. Lorsque la dérive
temporelle atteint ou devient inférieure à une valeur -ε2
H, à savoir en réalité une valeur -N2
H, le dispositif de freinage est actionné via le générateur de fréquence 44 et il commence
à appliquer périodiquement au résonateur mécanique des impulsions de freinage 61 à
une fréquence F
SUP définie précédemment (par souci de clarté du dessin, toutes les impulsions sont représentées
à la Figure 5 telles qu'elles interviennent durant une phase stable / synchrone exposée
par la suite). Dans l'exemple représenté, comme dans le premier cas, la fréquence
Fz(N) = 2·F0c/N est prévue avec N = 2, de sorte que la fréquence Fz(2) = F0c. La deuxième
fréquence de freinage F
SUP est égale à 1.00025·F0c = 4.001, soit à F
SUP = F0c·(L+1)/L avec L = 4'000. Cette deuxième fréquence F
SUP est dans la plage [(M+1)/M]·Fz(2) à [(M+2)/M]·Fz(2) avec K = 6, soit M = 100·2
6. On notera que rien n'oblige à prendre une même valeur pour N et une même valeur
L dans le second cas (correction d'un retard) que dans le premier cas (correction
d'une avance).
[0049] Pendant la phase d'activation du générateur de fréquence 44, le circuit logique 40
attend que la valeur du compteur CB devienne égale ou supérieure à un nombre entier
N2
L, lequel est supérieur au nombre N2
H et de préférence inférieur en valeur absolue à N2
H. Dans l'exemple représenté à la Figure 5, N2
L est égal à zéro, comme N1
L, de sorte que la fraction ε2
L de la dérive temporelle N2
L donnée sur cette Figure 5 vaut également zéro. Dès que le circuit logique a détecté
l'événement attendu, soit lorsque la valeur du compteur CB devient égale ou supérieure
au nombre entier N2
L, le circuit logique met un terme à l'activation du générateur 44 de sorte que ce
dernier est désactivé, ce qui met fin à une séquence de correction. La séquence de
correction est prévue en boucle, de sorte que le circuit logique 40 revient ensuite
au début d'une prochaine séquence et il attend la détection d'une nouvelle dérive
temporelle. Chaque séquence de correction correspond à une période de correction.
[0050] A la Figure 5, le graphe 56B de la fréquence de l'oscillateur mécanique montre l'évolution
de cette fréquence résultant d'une séquence du premier mode de régulation dans le
second cas considéré. Alors qu'en absence d'impulsions de freinage la fréquence de
l'oscillateur mécanique est ici inférieure à la fréquence de consigne F0c = 4 Hz,
la fréquence de l'oscillateur mécanique augmente dès qu'intervient une deuxième série
d'impulsions de freinage 61. Comme dans le premier cas, on observe une phase transitoire
avant que la fréquence de l'oscillateur mécanique se stabilise à une deuxième fréquence
de correction Fcor2 égale à la deuxième fréquence F
SUP avec Fz (N=2) = F0c, soit Fcor2 = F
SUP (N=2) et donc qu'une phase synchrone apparaisse au cours de la deuxième série d'impulsions
de freinage 61. Ainsi, durant cette phase synchrone, on observe une synchronisation
de l'oscillateur mécanique sur la deuxième fréquence de correction Fcor2 qui est légèrement
supérieure à la fréquence de consigne F0c, ce qui permet d'effectuer une correction
de la dérive temporelle D
T, comme le montre le graphe inférieur 56B de la Figure 5. Dans ce second cas, à la
fin d'une séquence du premier mode de régulation, la valeur absolue de la dérive temporelle
est diminuée relativement au début de la séquence et est ici égale au nombre entier
N2
L qui correspond à un seuil inférieur pour la dérive temporelle, alors que le nombre
entier N2
H, qui engendre le déclenchement d'une deuxième série d'impulsions de freinage, correspond
à un seuil supérieur pour la dérive temporelle (à noter que la notion de seuil inférieur
et seuil supérieur est considérée en valeurs absolues).
[0051] Le circuit de régulation est agencé de manière que chaque période de correction a
une durée suffisante à l'établissement de la phase synchrone dans laquelle la fréquence
de l'oscillateur mécanique est synchronisée, en fonction d'une dérive positive ou
négative détectée, respectivement sur une première fréquence de correction Fcor1 qui
est égal à la fréquence F
INF calculée avec Fz (N=2) = F0c ou sur une deuxième fréquence de correction Fcor2 qui
est égal à la fréquence F
SUP calculée avec Fz (N=2) = F0c.
[0052] Dans une variante préférée, la durée de la phase synchrone est prévue largement supérieure
à une durée maximale de la phase transitoire, notamment au moins dix fois supérieure.
[0053] La pièce d'horlogerie selon l'invention est remarquable par le fait qu'une correction
d'une dérive temporelle, détectée par le circuit de régulation en association avec
un capteur, est effectuée par la génération d'une série d'impulsions de freinage de
manière périodique à une fréquence sélectionnée proche mais différente d'une fréquence
Fz(N) = 2·F0c/N, N étant un nombre entier positif, ce qui permet de réguler la fréquence
moyenne de l'oscillateur mécanique pour qu'elle égale une fréquence de consigne F0c
sans avoir à gérer les instants de déclenchement des impulsions de freinage relativement
à la position angulaire de l'oscillateur mécanique comme dans l'art antérieur. On
pourrait prévoir de déterminer l'instant d'une première impulsion de freinage de chaque
série d'impulsions relativement à la position angulaire de l'oscillateur mécanique
pour assurer une phase transitoire relativement courte avant la phase stable de la
synchronisation, mais une telle variante n'est pas nécessaire.
[0054] En référence aux Figures 6 à 9, on décrira ci-après un deuxième mode de réalisation
de l'invention et un deuxième mode de régulation selon l'invention. A la Figure 6,
les éléments du mouvement horloger 4A de la pièce d'horlogerie 3 déjà décrits précédemment
ne seront pas décrits ici à nouveau. Le dispositif de régulation 72 de ce deuxième
mode de réalisation comprend :
- une base de temps de référence 36,
- un dispositif de freinage électromagnétique 76 pour freiner le résonateur mécanique
14A au cours de périodes de correction, et
- un circuit de régulation 74 qui reçoit un signal périodique digital SQ de la base de temps de référence et qui est agencé pour engendrer des séries d'impulsions
84 de court-circuit de la bobine 78 via un interrupteur 50 (voir Figures 8 et 9) respectivement
au cours de périodes de correction de dérives temporelles détectées successivement
par ce circuit de régulation.
[0055] Par 'freinage électromagnétique' on comprend un freinage du résonateur mécanique
engendré via une interaction électromagnétique entre au moins un aimant permanent,
porté par le résonateur mécanique ou un support de ce résonateur mécanique, et au
moins une bobine portée respectivement par le support ou le résonateur mécanique et
associée à un circuit électronique dans lequel un courant induit dans la bobine par
l'aimant permanent peut être engendré.
[0056] Dans une variante générale (non représentée), le dispositif de freinage électromagnétique
est formé par un système électromagnétique qui comprend une bobine 78 portée par un
support 5 du résonateur mécanique 14A et au moins un aimant permanent porté par un
balancier de ce résonateur mécanique, ce système électromagnétique étant agencé de
manière qu'une tension induite est générée entre les deux bornes 78A & 78B de la bobine
dans chaque alternance de l'oscillation du résonateur mécanique pour une plage de
fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique. Le dispositif de régulation est agencé
de manière à permettre au circuit de régulation de diminuer momentanément l'impédance
entre les deux bornes de la bobine, durant des intervalles de temps distincts T
P, pour engendrer des impulsions de freinage électromagnétique du résonateur mécanique.
Dans la variante avantageuse du deuxième mode de réalisation décrite en référence
aux Figures 8 et 9, un court-circuit de la bobine est effectué durant chaque intervalle
de temps distinct T
P.
[0057] Dans la variante particulière représentée aux Figures 6 et 7, le système électromagnétique
du dispositif de freinage électromagnétique comprend une première paire d'aimants
bipolaires 64 & 65 à aimantation axiale et de polarités opposées. Ces deux aimants
bipolaires sont agencés sur le balancier 16A symétriquement relativement à un demi-axe
de référence 68 de ce balancier, ce demi-axe de référence définissant une position
angulaire zéro ('0') lorsque le résonateur mécanique est dans sa position neutre (état
d'énergie potentielle minimale). On considère ici un système de coordonnées polaires
centré sur l'axe d'oscillation du résonateur mécanique 14A et fixe relativement à
la platine 5 du mouvement horloger 3. De manière générale, la bobine 78 est agencée
avec un décalage angulaire relativement à la position angulaire zéro de manière qu'une
tension induite dans la bobine intervienne substantiellement, lorsque l'oscillateur
mécanique oscille dans sa plage de fonctionnement utile, dans chaque alternance alternativement
avant et après le passage du résonateur mécanique par sa position neutre dans cette
alternance. Le décalage angulaire de la bobine est défini comme la distance angulaire
minimale entre la position angulaire zéro et la position angulaire du centre de la
bobine. Dans la plage de fonctionnement utile de la pièce d'horlogerie 3, les positions
angulaires extrêmes (amplitudes d'oscillation) du résonateur mécanique sont prévues,
en valeurs absolues, sensiblement égales ou supérieures au décalage angulaire de la
bobine. De préférence, comme représenté à la Figure 7, le décalage angulaire est prévu
sensiblement égal à 180°. On notera que le balancier 16A est représenté sur la Figure
7 dans une position angulaire θ égale à 90° (θ = 90°).
[0058] A la Figure 9 sont représentées, pour un décalage angulaire de 180° et pour une amplitude
d'oscillation du résonateur mécanique dans la plage de fonctionnement utile de l'oscillateur,
la position angulaire du balancier 16A (courbe 82) sur une période d'oscillation et
la tension induite (courbe 86) générée dans la bobine 78 au cours de cette période
d'oscillation. Dans la plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique, le
système électromagnétique formé de la bobine et de la première paire d'aimants 64
& 65 engendre, dans chaque alternance de cet oscillateur mécanique, deux impulsions
de tension induite 88
A et 88
B, à savoir une impulsion 88
A dans chaque première demi-alternance A1
1, A2
1 et une impulsion 88
B dans chaque seconde demi-alternance A1
2, A2
2. On remarque que les impulsions 88
A et 88
B sont séparées deux à deux par des zones temporelles sans tension induite dans la
bobine 28. Grâce au positionnement de la bobine avec un décalage angulaire de 180°,
les deux impulsions de tension induite 88
A et 88
B intervenant dans chaque alternance présentent une symétrie relativement à l'instant
du passage du résonateur mécanique 14A par sa position neutre.
[0059] Dans une variante avantageuse représentée aux Figures 8 et 9, des impulsions de freinage
électromagnétique sont engendrées par un court-circuit de la bobine 78 durant des
intervalles de temps distincts T
P qui sont sensiblement égaux ou supérieures aux zones temporelles sans tension induite
dans la bobine autour des deux positions extrêmes du résonateur mécanique pour la
plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique. Dans le cas préféré (décalage
angulaire de 180° de la bobine), les zones temporelles sans tension induite dans la
bobine autour des deux positions extrêmes du résonateur mécanique sont sensiblement
égales.
[0060] De préférence, le dispositif de régulation 72 comprend un circuit d'alimentation
formé par une capacité de stockage C
AL et un circuit redresseur d'une tension induite (signal S
B) dans la bobine 78 par une deuxième paire d'aimants bipolaires 66 & 67 portée à cet
effet par le balancier 16A. A la Figure 8, ce circuit d'alimentation est représenté
comme une partie du circuit de régulation 74. Cependant, on peut aussi le considérer
comme un circuit spécifique qui est associé au circuit de régulation pour l'alimenter.
La seconde paire d'aimants bipolaires 66 & 67 est couplée momentanément à la bobine
28 dans chaque alternance de l'oscillation du résonateur mécanique et sert donc essentiellement
à l'alimentation électrique du dispositif de régulation, bien qu'elle puisse intervenir
dans une phase transitoire initiale de chaque période de correction qui sera décrite
par la suite. La deuxième paire d'aimants bipolaires présente un demi-axe milieu 69
entre ses deux aimants qui est décalé du décalage angulaire que présente la bobine
78 relativement au demi-axe de référence 68, de sorte que ce demi-axe 69 est aligné
sur le centre de la bobine lorsque le résonateur mécanique est dans sa position de
repos.
[0061] Le circuit d'alimentation est relié, d'une part, à une borne de la bobine et, d'autre
part, à un potentiel de référence (masse) du dispositif de régulation au moins périodiquement
lors de passage du résonateur mécanique par sa position neutre, mais de préférence
constamment. La deuxième paire d'aimants génère des impulsions de tension induite
90
A et 90
B lors des passages du balancier 8B par la position angulaire zéro, ces impulsions
présentant une plus grande amplitude que les impulsions de tension induite générées
par la première paire d'aimants 64 & 65 et servant à l'alimentation de la capacité
de stockage dont la tension est représentée par la courbe 94 à la Figure 9. Le redresseur
est prévu ici à double alternance, de sorte que chaque pic central des impulsions
90
A et 90
B recharge la capacité d'alimentation.
[0062] Le circuit de régulation 74 d'une variante avantageuse du deuxième mode de réalisation,
lequel met en œuvre un deuxième mode régulation de l'invention, est représenté à la
Figure 8. Il reçoit en entrée, d'une part, le signal périodique de référence S
Q fourni par le circuit d'horloge 38 et, d'autre part, un signal de tension induite
S
B (courbe 86 représentée à la Figure 9) fourni par la bobine 78. Sur la base de ces
deux signaux, le circuit de régulation effectue la régulation voulue de la marche
de la pièce d'horlogerie. Pour ce faire, il comprend un dispositif de mesure qui comprend
un diviseur DIV1 & DIV2 fournissant un signal d'horloge S
H, un compteur bidirectionnel CB à deux entrées (du type différentiel), et un comparateur
52 qui reçoit en entrée une tension de référence U
Ref et le signal de tension induite S
B.
[0063] Comme montré à la Figure 9, il est prévu de détecter dans chaque période d'oscillation,
pour la plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique, un pic central négatif
d'une impulsion de tension induite 90A intervenant une fois dans chaque période d'oscillation.
Le comparateur 52 indique si la tension induite dans la bobine devient inférieure
à la tension de référence U
Ref (qui est négative). On comprend que la valeur de U
Ref est sélectionnée ici pour être, en valeurs absolues, supérieure aux amplitudes des
impulsions de tension induite 88
A et 88
B qui sont générées par la première paire d'aimants 64 & 65 et inférieure à l'amplitude
des pics centraux des impulsions 90
A (à noter que, relativement aux amplitudes des impulsions de tension induite 88
A et 88
B, les pics centraux ont une valeur maximale plus élevée que représentée à la Figure
9 dans le cas d'un décalage angulaire de 180° pour la bobine). Ainsi, dans le second
mode de réalisation, le capteur est de préférence formé par un système électromagnétique
comprenant la bobine 78 et une paire d'aimants 66 & 67 additionnelle relativement
au système magnétique du dispositif de freinage.
[0064] Par analogie avec le premier mode de réalisation tel que décrit, le comparateur 52
peut aussi être considéré comme une partie du capteur et non du dispositif de mesure.
On remarquera que, de manière générale, une paire d'aimants additionnelle est avantageuse
mais pas indispensable, car dans une autre variante les impulsions 88
A et 88
B peuvent aussi servir à l'alimentation électrique du dispositif de régulation et également
à la détection du nombre d'alternances ou de périodes d'oscillation du résonateur
mécanique. De manière générale, la tension de référence est sélectionnée de manière
que, dans la plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique, le comparateur
52 fournisse à une première entrée du compteur CB un nombre d'impulsions prédéterminé
par période d'oscillation du résonateur mécanique, et le signal d'horloge S
H est prévu pour qu'il délivre un même nombre d'impulsions par période de consigne
T0c (inverse de la fréquence de consigne F0c) à une deuxième entrée du compteur CB.
Ce compteur CB, comme dans le premier mode de réalisation, fournit en sortie un signal
correspondant à son état et qui donne une mesure de la dérive temporelle D
T de l'oscillateur mécanique relativement à l'oscillateur auxiliaire 36.
[0065] L'état du compteur CB est fourni à deux comparateurs 82 et 84. Le premier comparateur
82 effectue une comparaison de l'état du compteur CB avec un premier nombre entier
N1 supérieur à zéro, pour déterminer si la dérive temporelle mesurée est supérieure
ou non à ce premier nombre N1, et détecte ainsi si au moins une certaine avance est
intervenue dans la marche de l'oscillateur mécanique. Le deuxième comparateur 84 effectue
une comparaison de cet état avec un deuxième nombre entier négatif -N2, N2 étant supérieur
à zéro, pour déterminer si la dérive temporelle mesurée est inférieure ou non à ce
deuxième nombre -N2, et détecte ainsi si au moins un certain retard est intervenu
dans la marche de l'oscillateur mécanique. La sortie du premier comparateur 82 est
fournie à un premier générateur de fréquence 42A agencé pour générer un premier signal
digital périodique S
FI à la première fréquence F
INF durant une période de correction chaque fois que cette sortie indique que l'état
du compteur CB est supérieure au nombre N1. Plus particulièrement, le premier générateur
42A de la fréquence F
INF comprend des moyens agencés pour permettre de l'activer et ensuite de le désactiver,
le signal fourni par le premier comparateur étant fourni à une entrée 'start' du premier
générateur pour l'activer dès que ce premier comparateur indique que l'état du compteur
CB est supérieure au nombre N1. De manière similaire, la sortie du deuxième comparateur
84 est fournie à un deuxième générateur de fréquence 44A agencé pour générer un deuxième
signal digital périodique S
FS à la deuxième fréquence F
SUP durant une période de correction chaque fois que cette sortie indique que l'état
du compteur CB est inférieure au nombre -N2. Plus particulièrement, le deuxième générateur
44A de la fréquence F
SUP comprend des moyens agencés pour permettre de l'activer et ensuite de le désactiver,
le signal fourni par le deuxième comparateur étant fourni à une entrée 'start' du
deuxième générateur pour l'activer dès que le deuxième comparateur indique que l'état
du compteur CB est inférieure au nombre -N2. Les premier et deuxième signaux digitaux
périodiques S
FI et S
FS ainsi que les fréquences F
INF et F
SUP ont déjà été décrites dans le cadre du premier mode de réalisation et présentent
dans le deuxième mode de réalisation les mêmes caractéristiques que dans ce premier
mode de réalisation, de sorte que ces signaux et ces fréquences ne seront pas décrits
ici à nouveau. Le signal de commande S
F est similaire à celui décrit dans le premier mode de réalisation ; il est formé du
signal S
FI lorsque le premier générateur de fréquence est activé et du signal S
FS lorsque le deuxième générateur de fréquence est activé.
[0066] On comprend que les deux générateurs de fréquence ne sont jamais activés simultanément.
Le point de liaison électrique 86 correspond en pratique à un élément électronique,
par exemple une porte logique 'OU', ou à un circuit électronique, par exemple un multiplexeur
à deux ou trois positions d'entrée et une seule sortie (il s'agit donc ici d'un commutateur
à deux ou trois entrées). Dans le cas de trois positions d'entrée, il est avantageusement
prévu une position neutre dans laquelle le commutateur n'est connecté à aucun des
deux générateurs de fréquence. Comme dans le premier mode de réalisation, le signal
de commande S
F est fourni à un temporisateur 48 qui fournit en sortie le signal périodique S
P déjà décrit précédemment. Pour chaque impulsion élémentaire du signal S
FI ou du signal S
FS, correspondant à une période de la fréquence respective, le minuteur génère une impulsion
d'activation de l'interrupteur 50 qui est ici un interrupteur de court-circuit de
la bobine 78. Ainsi, dans chaque période du signal S
FI et du signal S
FS est engendrée une impulsion de court-circuit au cours d'un intervalle de temps distinct
d'une durée T
P.
[0067] Un compteur à N (référencé CN) reçoit également le signal de commande S
F et il compte le nombre d'impulsions élémentaires (nombre de périodes) dans ce signal
de commande S
F depuis le début de chaque période de correction. Il est donc remis à zéro au début
d'une quelconque période de correction, simultanément à l'activation, selon le cas,
du premier ou deuxième générateur de fréquence. Ce compteur à N stoppe le générateur
de fréquence qui a été activé dans la période de correction considérée dès qu'il a
compté N impulsions élémentaires (soit N périodes) via une entrée 'Stop' que comporte
chacun des deux générateurs de fréquence, N étant un nombre entier supérieur à un
(N > 1). Dans une variante avantageuse, le compteur à N est alors désactivé jusqu'au
début d'une prochaine période de correction. De préférence, le nombre N est largement
plus grand que '1', ce nombre N étant par exemple compris entre 100 et 10'000. Dans
chaque période de correction sont donc générées N impulsions de court-circuit de la
bobine 78 au cours de N intervalles de temps distincts respectifs ayant chacun une
durée T
P.
[0068] On remarquera qu'on peut connaître approximativement quelle dérive temporelle D
T (erreur temporelle absolue) est corrigée par un certain nombre N d'impulsions de
court-circuit générées dans une période de correction, de sorte qu'il est aisé de
sélectionner un nombre N qui soit en relation avec la dérive temporelle D
T détectée. Dans une variante préférée où les deux différences de fréquence entre la
fréquence de consigne F0c et respectivement la première fréquence F
INF et la deuxième fréquence F
SUP sont prévues de même valeur et où le nombre N1 est égal au nombre N2, le nombre N
est choisi de manière qu'une dérive temporelle détectée, négative ou positive, est
sensiblement corrigée lors d'une période de correction qui suit sa détection. Un même
résultat peut être obtenu avec un nombre N1 différent du nombre N2 si les deux différences
de fréquence susmentionnées ne sont pas prévues de même valeur.
[0069] De manière générale, sur la base de l'enseignement donné dans le document
CH 713 306, on comprend que, d'une part, les impulsions de tension induite 88
A engendrent, si des impulsions 84 de court-circuit de la bobine 78 interviennent au
moins partiellement lors de ces impulsions 88
A, des impulsions distinctes de freinage électromagnétique qui engendrent des déphasages
négatifs dans l'oscillation du résonateur mécanique 14A, de sorte qu'elles peuvent
générer du retard dans la marche de la pièce d'horlogerie pour corriger une avance.
D'autre part, les impulsions de tension induite 88
B engendrent, si des impulsions 84 de court-circuit de la bobine 78 interviennent au
moins partiellement lors de ces impulsions 88
B, des impulsions distinctes de freinage électromagnétique qui engendrent des déphasages
positifs dans l'oscillation du résonateur mécanique, de sorte qu'elles peuvent générer
de l'avance dans la marche de la pièce d'horlogerie pour corriger un retard. On notera
qu'un décalage angulaire de 180° présente l'avantage d'une grande efficacité pour
engendrer les impulsions de freinage par les impulsions de court-circuit 84, ce qui
permet de corriger efficacement une avance ou un retard dans la marche de la pièce
d'horlogerie.
[0070] Comme dans le premier mode de réalisation, lors d'une période de correction au cours
de laquelle est générée soit une première série d'impulsions de freinage par une première
série correspondante d'impulsions de court-circuit de la bobine, soit une deuxième
série d'impulsions de freinage par une deuxième série correspondante d'impulsions
de court-circuit de la bobine, on observe dans une première partie de la période de
correction une phase transitoire (plus au moins longue selon le cas et notamment selon
le moment auquel intervient la première impulsion de court-circuit des N impulsions
de court-circuit générées à chaque période de correction) au cours de laquelle la
fréquence instantanée de l'oscillateur mécanique passe de la fréquence qu'il a avant
la période de correction en question à la fréquence de correction sélectionnée, à
savoir soit la fréquence F
INF (N=2) soit la fréquence F
SUP (N=2) en fonction de la dérive temporelle détectée que l'on corrige. Suite à la phase
transitoire intervient une phase stable / phase synchrone dans une seconde partie
de la période de correction. Au cours de la phase synchrone, la fréquence de l'oscillateur
est synchronisée sur la fréquence de correction sélectionnée, à savoir soit sur la
première fréquence de correction Fcor1 soit sur la deuxième fréquence de correction
Fcor2. On observe donc que, pour autant que la dérive temporelle naturelle de la pièce
d'horlogerie reste dans une plage nominale pour laquelle le dispositif de freinage
électromagnétique du résonateur mécanique a été dimensionné, dans chaque période de
correction intervient une phase synchrone où l'oscillateur mécanique présente la fréquence
de correction sélectionnée au travers de la sélection de la fréquence de freinage
F
INF ou F
SUP, et ceci quelle que soit la position angulaire du balancier 16A lors d'une première
impulsion de court-circuit dans une quelconque période de correction. Dans la phase
synchrone, si aucune perturbation extérieure particulière n'intervient (par exemple
un choc ou une certaine accélération du balancier due à un mouvement brusque), chaque
impulsion de court-circuit engendre une impulsion de freinage électromagnétique, ce
qui n'est pas toujours le cas dans la phase transitoire.
[0071] Dans la phase synchrone, on observe à la Figure 9 que les impulsions de court-circuit
84 sont callées entre deux impulsions de tension induite 88
B et 88
A entourant une position angulaire extrême du résonateur mécanique et deux impulsions
de freinage distinctes interviennent respectivement au début et à la fin de chaque
intervalle de temps T
P, ces deux impulsions de freinage distinctes correspondant à deux quantités d'énergie
qui sont prélevées au résonateur mécanique lors d'une impulsion de freinage correspondant
à une impulsion de court-circuit et qui sont variables (la variation de l'une étant
opposée à la variation de l'autre, de sorte que si une des deux quantités d'énergie
augmente ou diminue l'autre respectivement diminue ou augmente) en fonction de l'écart
de fréquence entre la fréquence naturelle F0 de l'oscillateur mécanique et la fréquence
de correction sélectionnée et de la fréquence de freinage sélectionnée. Deux impulsions
de freinage sont distinctes lorsqu'elles sont séparées par une zone temporelle ayant
une durée non nulle. Par fréquence naturelle F0, on comprend la fréquence que présenterait
naturellement l'oscillateur mécanique au cours de la période de correction considérée,
c'est-à-dire dans le cas hypothétique d'une absence d'impulsions de court-circuit.
[0072] On remarquera que, dans la définition de la présente invention dans le texte descriptif
et les revendications, les impulsions de freinage dans le deuxième mode de réalisation
correspondent respectivement aux impulsions de court-circuit qui les produisent, de
sorte que chaque impulsion de freinage d'une première série d'impulsions de freinage
et d'une deuxième série d'impulsions de freinage englobe l'ensemble des impulsions
de freinage distinctes pouvant intervenir durant l'intervalle de temps T
P de l'impulsion de court-circuit correspondante. On remarquera encore que, dans la
phase transitoire, si les intervalles de temps Tp sont inférieurs à des zones temporelles
sans tension induite dans la bobine, il est possible qu'aucune impulsion de freinage
n'apparaisse dans des impulsions de court-circuit initiales. Dans la phase synchrone
d'une période de correction, une impulsion de freinage peut ne contenir qu'une seule
impulsion de freinage distincte, ce qui est le cas lorsque l'intervalle de temps T
P a une durée inférieure à celles des zones temporelles sans tension induite situées
autour des positions angulaires extrêmes. Dans la variante avantageuse représentée
à la Figure 9, chaque impulsion de freinage intervenant dans la phase synchrone d'une
période de correction présente deux impulsions de freinage distinctes, respectivement
au début et à la fin de chaque impulsion de court-circuit correspondante qui est engendrée
durant un intervalle de temps T
P.
[0073] La Figure 9 correspond à une situation où la fréquence d'oscillation naturelle F0
de l'oscillateur mécanique est un peu inférieure à la fréquence de consigne F0c, de
sorte que la pièce d'horlogerie retarde en l'absence de régulation. Dans ce cas, dans
chaque période d'oscillation au cours de phases synchrones de périodes de correction
successives d'un certain retard dans la marche de la pièce d'horlogerie, une première
impulsion de freinage distincte, engendrée dans la zone initiale de chaque impulsion
de court-circuit 84 et intervenant dans la seconde demi-alternance A1
2 d'une première alternance d'oscillation A1 (au début des intervalles de temps distincts
Tp), est plus forte qu'une deuxième impulsion de freinage distincte engendrée dans
la zone finale de chaque impulsion de court-circuit et intervenant dans la première
demi-alternance A2
1 d'une seconde alternance A2 (à la fin des intervalles de temps distincts T
P). Les première et deuxième impulsions de freinage distinctes sont engendrées respectivement
par les impulsions de tension induite 88
B et 88
A lors de chaque impulsion de court-circuit 84 (respectivement au début et à la fin
des intervalles de temps distincts T
P). Ainsi, dans ce cas, le déphasage positif généré par une impulsion de tension 88
B dans une demi-alternance A1
2 est supérieur au déphasage négatif généré par l'impulsion de tension 88
A dans la demi-alternance A2
1 suivante, de sorte qu'une petite correction du retard détecté intervient lors de
chaque impulsion de court-circuit.
[0074] Dans la situation où la pièce d'horlogerie avance naturellement, c'est l'inverse
qui est observé, à savoir que, dans la phase synchrone de la période de correction,
la deuxième impulsion de freinage distincte susmentionnée est plus forte que la première
impulsion de freinage distincte lors de chaque impulsion de court-circuit, de sorte
qu'une petite correction de l'avance détectée intervient lors de chaque impulsion
de court-circuit.
1. Pièce d'horlogerie (2; 3) munie d'un mouvement mécanique (4) qui comprend :
- un mécanisme (6) indicateur d'au moins une donnée temporelle,
- un résonateur mécanique (14; 14A) susceptible d'osciller le long d'un axe d'oscillation
autour d'une position neutre correspondant à son état d'énergie potentielle minimale,
et
- un dispositif d'entretien (12) du résonateur mécanique formant avec ce résonateur
mécanique un oscillateur mécanique qui est agencé pour cadencer la marche du mécanisme
indicateur ;
la pièce d'horlogerie étant munie en outre d'un dispositif de régulation qui est agencé
pour réguler la fréquence moyenne de l'oscillateur mécanique et qui comprend :
- un capteur (24; 66,67,78) agencé pour pouvoir détecter un nombre d'alternances ou
de périodes dans l'oscillation du résonateur mécanique dans une plage de fonctionnement
utile de l'oscillateur mécanique,
- un oscillateur auxiliaire (23),
- un dispositif de freinage (26; 64,65,78) qui est agencé pour pouvoir appliquer momentanément
une force de freinage au résonateur mécanique,
- un circuit de régulation (22; 74) comprenant un dispositif de mesure (DIV1 & DIV2,
CB) agencé pour pouvoir mesurer, sur la base d'un signal de détection (Sc) fourni
par le capteur, une dérive temporelle de l'oscillateur mécanique relativement à l'oscillateur
auxiliaire, ce circuit de régulation étant agencé pour déterminer si une dérive temporelle
mesurée correspond à au moins une certaine avance ou à au moins un certain retard
et pour pouvoir, si c'est le cas, générer un signal de commande qui active sélectivement
le dispositif de freinage en fonction de la dérive temporelle mesurée, de manière
à engendrer au moins une impulsion de freinage qui est appliquée au résonateur mécanique
pour corriger au moins partiellement la dérive temporelle mesurée ;
caractérisée en ce que le circuit de régulation (22; 74) comprend un dispositif générateur d'au moins une
fréquence qui est agencé de manière à pouvoir générer un signal digital périodique
à une fréquence F
SUP ; et
en ce que le circuit de régulation est agencé pour pouvoir fournir, lorsqu'il détermine une
dérive temporelle correspondant à au moins un certain retard dans la marche de la
pièce d'horlogerie, momentanément au dispositif de freinage un premier signal de commande
pour activer ce dispositif de freinage de manière que le dispositif de freinage génère,
durant une première période de correction, une série d'impulsions de freinage périodiques
qui sont appliquées au résonateur mécanique à ladite fréquence F
SUP ; cette fréquence F
SUP et la durée de la première période de correction étant prévues et le dispositif de
freinage étant agencé de manière que la série d'impulsions de freinage périodiques
à la fréquence F
SUP puisse engendrer, au cours de la première période de correction, une phase synchrone
dans laquelle l'oscillateur mécanique est synchronisé sur une fréquence de correction
(Fcor2) qui est supérieure à une fréquence de consigne F0c prévue pour l'oscillateur
mécanique.
2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite fréquence FSUP est comprise dans une première plage de valeurs s'étendant entre (M+1)/M et (M+2)/M,
inclus, multipliés par une fréquence Fz(N) égale au double de ladite fréquence de
consigne F0c divisée par un nombre entier positif N, soit [(M+1)/M]·Fz(N) < FSUP =< [(M+2)/M]·Fz(N) avec la fréquence Fz(N) = 2·F0c/N, M étant égal à cent fois deux à la puissance
K avec K égal à un nombre entier positif supérieur à zéro et inférieur à treize, soit
0 < K < 13 et M = 100·2K, et N étant prévu inférieur à M divisé par trente, soit N < M/30.
3. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que ledit dispositif générateur d'au moins une fréquence est un dispositif générateur
de fréquences agencé de manière à pouvoir en outre générer un signal digital périodique
à une fréquence FINF ; et en ce que le circuit de régulation est agencé pour pouvoir fournir, lorsqu'il détermine une
dérive temporelle correspondant à au moins une certaine avance dans la marche de la
pièce d'horlogerie, momentanément au dispositif de freinage un deuxième signal de
commande pour activer ce dispositif de freinage de manière que le dispositif de freinage
génère, durant une deuxième période de correction, une série d'impulsions de freinage
périodiques qui sont appliquées au résonateur mécanique à ladite fréquence FINF ; cette fréquence FINF et la durée de la deuxième période de correction étant prévues et le dispositif de
freinage étant agencé de manière que la série d'impulsions de freinage périodiques
à la fréquence FINF puisse engendrer, au cours de la deuxième période de correction, une phase synchrone
dans laquelle l'oscillateur mécanique est synchronisé sur une fréquence de correction
(Fcor1) qui est inférieure à la fréquence de consigne F0c.
4. Pièce d'horlogerie selon la revendication 3, caractérisée en ce que ladite fréquence FINF est comprise dans une deuxième plage de valeurs s'étendant entre (M-2)/M, inclus,
et (M-1)/M multipliés par ladite fréquence Fz(N), soit [(M-2)/M]·Fz(N) =< FINF < [(M-1)/M]·Fz(N).
5. Pièce d'horlogerie selon la revendication 3 ou 4,
caractérisée en ce que le circuit de régulation est agencé pour pouvoir fournir, chaque fois que le circuit
de mesure détermine une dérive temporelle correspondant à au moins une certaine avance
ou à au moins un certain retard, momentanément au dispositif de freinage un signal
de commande qui est sélectivement formé par :
- un premier signal d'activation périodique du dispositif de freinage, qui est déterminé
par ledit signal digital périodique à ladite fréquence FINF, lorsque la dérive temporelle correspond à ladite au moins une certaine avance, de
manière à générer une première série d'impulsions de freinage périodiques qui sont
appliquées au résonateur mécanique à la fréquence FINF, et
- un deuxième signal d'activation périodique du dispositif de freinage, qui est déterminé
par ledit signal digital périodique à ladite fréquence FSUP, lorsque la dérive temporelle correspond audit au moins un certain retard, de manière
à générer une deuxième série d'impulsions de freinage périodiques qui sont appliquées
au résonateur mécanique à la fréquence FSUP.
6. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2 ou 4, caractérisée en ce que le nombre entier positif K est supérieur à deux et inférieur à dix, soit 2 < K <
10, et le nombre N est inférieur au nombre M divisé par cent (N < M/100).
7. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le dispositif de freinage (26) est formé par un actionneur qui comprend un organe
de freinage mécanique (28) agencé pour être actionné, en réponse audit signal de commande
(SF), de manière à exercer, durant les impulsions de freinage, un couple de freinage
mécanique sur une surface de freinage (15) d'un balancier pivotant (16) que comprend
le résonateur mécanique (14).
8. Pièce d'horlogerie selon la revendication 7, caractérisée en ce que le balancier pivotant comprend une serge (17) qui définit la surface de freinage,
laquelle est circulaire ; et en ce que l'organe de freinage mécanique (28) comprend une partie mobile qui définit un patin
de freinage agencé de manière à pouvoir venir exercer une certaine pression contre
la surface de freinage circulaire (15) lors de l'application des impulsions de freinage
au résonateur mécanique.
9. Pièce d'horlogerie selon la revendication 8, caractérisée en ce que le balancier pivotant et l'organe de freinage mécanique sont agencés de manière que
les impulsions de freinage mécanique puissent être appliquées principalement par un
frottement sec dynamique entre l'organe de freinage mécanique et la surface de freinage.
10. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que la surface de freinage (15) est configurée de manière à permettre au dispositif de
freinage de débuter, dans une plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique,
une impulsion de freinage de chaque première série d'impulsions de freinage et une
impulsion de freinage de chaque deuxième série d'impulsions de freinage à n'importe
quelle position angulaire du résonateur mécanique le long dudit axe d'oscillation.
11. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les impulsions de freinage mécanique ont une durée TP inférieure au quart d'une période de consigne T0c, soit TP < T0c/4, T0c étant par définition l'inverse de la fréquence de consigne F0c.
12. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le dispositif de freinage (76) est formé par un système électromagnétique qui comprend
une bobine (78) portée par le résonateur mécanique (14A) ou un support (5) de ce résonateur
mécanique et au moins un aimant permanent (64,65) porté respectivement par ce support
ou ce résonateur mécanique, le système électromagnétique étant agencé de manière qu'une
tension induite est générée par ledit au moins un aimant permanent entre les deux
bornes (78A,78B) de la bobine dans chaque alternance de l'oscillation du résonateur
mécanique pour une plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique ; et en ce que le dispositif de régulation est agencé de manière à permettre au circuit de régulation
de diminuer périodiquement l'impédance entre les deux bornes de la bobine durant des
intervalles de temps distincts (TP) pour générer ladite série d'impulsions de freinage périodiques à ladite fréquence
FINF et ladite série d'impulsions de freinage périodiques à ladite fréquence FSUP.
13. Pièce d'horlogerie selon la revendication 12, caractérisée en ce que le système électromagnétique comprend une paire d'aimants bipolaires (64,65) à aimantation
axiale et de polarités opposées, ces deux aimants bipolaires étant agencés sur un
balancier (16A) symétriquement relativement à un demi-axe de référence (62A) de ce
balancier, ce demi-axe de référence définissant une position angulaire zéro lorsque
le résonateur mécanique est dans sa position neutre ; et en ce que la bobine est agencée sur ledit support et présente un décalage angulaire relativement
à la position angulaire zéro de manière qu'une tension induite dans cette bobine intervienne
substantiellement, lorsque l'oscillateur mécanique oscille dans sa plage de fonctionnement
utile, dans chaque alternance alternativement avant et après le passage du résonateur
mécanique par sa position neutre dans cette alternance, les positions angulaires extrêmes
du résonateur mécanique dans ladite plage de fonctionnement utile étant, en valeurs
absolues, supérieures audit décalage angulaire qui est défini comme la distance angulaire
minimale entre la position angulaire zéro et la position angulaire du centre de la
bobine.
14. Pièce d'horlogerie selon la revendication 13, caractérisée en ce que ledit décalage angulaire est sensiblement égal à 180°.
15. Pièce d'horlogerie selon la revendication 13 ou 14, caractérisée en ce que les impulsions de freinage électromagnétique sont engendrées par un court-circuit
de la bobine durant les intervalles de temps distincts (TP) qui sont sensiblement égaux ou supérieures à la durée maximale de zones temporelles
sans tension induite dans la bobine autour des deux positions extrêmes du résonateur
mécanique pour la plage de fonctionnement utile de l'oscillateur mécanique.
16. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisée en ce qu'elle comprend un circuit d'alimentation formé par une capacité de stockage (CAL) et un circuit redresseur d'une tension induite dans la bobine (78) par au moins
un aimant permanent (66, 67) porté par le balancier (16A) et couplé à la bobine.
17. Pièce d'horlogerie selon une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisée en ce que le capteur est formé par la bobine et au moins un aimant permanent (66, 67) porté
par le balancier et couplé à la bobine, ce capteur comprenant en outre un comparateur
(52) recevant, à une première entrée, un signal (SB) représentatif de la tension induite par cet au moins un aimant permanent et, à une
seconde entrée, une tension de référence, cette dernière étant sélectionnée de manière
que le comparateur fournisse à un compteur bidirectionnel (CB) du dispositif de mesure
un nombre d'impulsions prédéterminé par période d'oscillation de l'oscillateur mécanique
pour la plage de fonctionnement utile de cet oscillateur mécanique.
1. Uhr (2; 3), die mit einem mechanischen Werk (4) versehen ist, die umfasst:
- einen Anzeigemechanismus (6) für wenigstens eine Zeitangabe,
- einen mechanischen Resonator (14; 14A), der geeignet ist, entlang einer Schwingungsachse
um eine neutrale Position entsprechend seinem potentiellen minimalen Energiezustand
zu schwingen, und
- eine Instandhaltungsvorrichtung (12) für den mechanischen Resonator, die mit diesem
mechanischen Resonator einen mechanischen Oszillator bildet, der angeordnet ist, um
den Gang des Anzeigemechanismus zu takten;
wobei die Uhr weiter mit einer Regulierungsvorrichtung versehen ist, die angeordnet
ist, um die mittlere Frequenz des mechanischen Oszillators zu regulieren und die umfasst:
- einen Messwertaufnehmer (24; 66, 67, 78), der angeordnet ist, um eine Anzahl von
Halbschwingungen oder von Perioden in der Schwingung des mechanischen Resonators in
einem Nutzbetriebsbereich des mechanischen Oszillators aufspüren zu können,
- einen Hilfsoszillator (23),
- eine Bremsvorrichtung (26; 64, 65, 78), die angeordnet ist, um momentan eine Bremskraft
auf den mechanischen Resonator anwenden zu können,
- eine Regulierungsschaltung (22; 74), die eine Messvorrichtung (DIV1 & DIV2, CB)
umfasst, die angeordnet ist, um auf der Basis eines von dem Messwertaufnehmer bereitgestellten
Empfangssignals (Sc) eine zeitliche Abweichung des mechanischen Oszillators in Bezug
auf den Hilfsoszillator messen zu können, wobei diese Regulierungsschaltung angeordnet
ist, um zu bestimmen, ob eine gemessene zeitliche Abweichung wenigstens einem gewissen
Vorgang oder wenigstens einem gewissen Nachgang entspricht, und um, wenn es der Fall
ist, ein Steuersignal generieren zu können, das die Bremsvorrichtung in Abhängigkeit
von der gemessenen zeitlichen Abweichung selektiv aktiviert, sodass wenigstens ein
Bremsimpuls erzeugt wird, der auf den mechanischen Resonator angewendet wird, um die
gemessene zeitliche Abweichung wenigstens teilweise zu korrigieren;
dadurch gekennzeichnet, dass die Regulierungsschaltung (22; 74) eine Generatorvorrichtung für wenigstens eine
Frequenz umfasst, die angeordnet ist, um ein periodisches digitales Signal mit einer
Frequenz F
SUP generieren zu können; und dadurch, dass die Regulierungsschaltung angeordnet ist,
um, wenn sie eine zeitliche Abweichung entsprechend wenigstens einem gewissen Nachgang
im Gang der Uhr bestimmt, der Bremsvorrichtung momentan ein erstes Steuersignal bereitzustellen,
um diese Bremsvorrichtung zu aktivieren, sodass die Bremsvorrichtung während einer
ersten Korrekturperiode eine Reihe von periodischen Bremsimpulsen generiert, die auf
den mechanischen Resonator mit der Frequenz F
SUP angewendet werden; wobei diese Frequenz F
SUP und die Dauer der ersten Korrekturperiode so vorgesehen sind und die Bremsvorrichtung
so angeordnet ist, dass die Reihe von periodischen Bremsimpulsen mit der Frequenz
F
SUP während der ersten Korrekturperiode eine synchrone Phase erzeugen kann, in der der
mechanische Oszillator auf eine Korrekturfrequenz (Fcor2) synchronisiert wird, die
höher ist als eine Sollfrequenz F0c, die für den mechanischen Oszillator vorgesehen
ist.
2. Uhr nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Frequenz FSUP in einem ersten Wertebereich umfasst ist, der sich zwischen (M+1)/M und einschließlich
(M+2)/M erstreckt, multipliziert mit einer Frequenz Fz(N) gleich dem Zweifachen der
Sollfrequenz F0c, dividiert durch eine positive ganze Zahl N, das heißt [(M+1)/M]·FZ(N)<FSUP=<[(M+2)/M·FZ(N) mit der Frequenz FZ(N)=2·F0c/N, wobei M gleich hundert mal zwei hoch K ist, mit K gleich einer positiven
ganzen Zahl größer als null und kleiner als dreizehn, das heißt 0<K<13 und M=100·2K,
und wobei N vorgesehener Weise kleiner ist als M dividiert durch dreißig, das heißt
N<M/30.
3. Uhr nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Generatorvorrichtung für wenigstens eine Frequenz eine Generatorvorrichtung für
Frequenzen ist, die angeordnet ist, um weiter ein periodisches digitales Signal mit
einer Frequenz FINF generieren zu können; und dadurch, dass die Regulierungsschaltung angeordnet ist,
um, wenn sie eine zeitliche Abweichung entsprechend wenigstens einen gewissen Vorgang
im Gang der Uhr bestimmt, der Bremsvorrichtung momentan ein zweites Steuersignal bereitzustellen,
um diese Bremsvorrichtung zu aktivieren, sodass die Bremsvorrichtung während einer
zweiten Korrekturperiode eine Reihe von periodischen Bremsimpulsen generiert, die
auf den mechanischen Resonator mit der Frequenz FINF angewendet werden; wobei diese Frequenz FINF und die Dauer der zweiten Korrekturperiode so vorgesehen sind und die Bremsvorrichtung
so angeordnet ist, dass die Reihe von periodischen Bremsimpulsen mit der Frequenz
FINF während der zweiten Korrekturperiode eine synchrone Phase erzeugen kann, in der der
mechanische Oszillator auf eine Korrekturfrequenz (Fcor1) synchronisiert wird, die
niedriger ist als die Sollfrequenz F0c.
4. Uhr nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Frequenz FINF in einem zweiten Wertebereich umfasst ist, der sich zwischen einschließlich (M-2)/M
und (M-1)/M erstreckt, multipliziert mit der Frequenz Fz(N), das heißt [(M-2)/M]·FZ(N)=<FINF<[(M-1)/M]·FZ(N).
5. Uhr nach Anspruch 3 oder 4,
dadurch gekennzeichnet, dass die Regulierungsschaltung angeordnet ist, um jedes Mal, wenn die Messschaltung eine
zeitliche Abweichung entsprechend wenigstens einem gewissen Vorgang oder wenigstens
einem gewissen Nachgang bestimmt, der Bremsvorrichtung momentan ein Steuersignal bereitstellen
zu können, das selektiv gebildet wird von:
- einem ersten periodischen Aktivierungssignal der Bremsvorrichtung, das von dem periodischen
digitalen Signal mit der Frequenz FINF bestimmt wird, wenn die zeitliche Abweichung dem wenigstens einen gewissen Vorgang
entspricht, um eine erste Reihe von periodischen Bremsimpulsen zu generieren, die
auf den mechanischen Resonator mit der Frequenz FINF angewendet werden, und
- einem zweiten periodischen Aktivierungssignal der Bremsvorrichtung, das von dem
periodischen digitalen Signal mit der Frequenz FSUP bestimmt wird, wenn die zeitliche Abweichung dem wenigstens einen gewissen Nachgang
entspricht, um eine zweite Reihe von periodischen Bremsimpulsen zu generieren, die
auf den mechanischen Resonator mit der Frequenz FSUP angewendet werden.
6. Uhr nach Anspruch 2 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die positive ganze Zahl K größer ist als zwei und kleiner als zehn, das heißt 2<K<10,
und die Zahl N kleiner ist als die Zahl M dividiert durch hundert (N<M/100).
7. Uhr nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Bremsvorrichtung (26) von einem Wirkglied gebildet wird, das ein mechanisches
Bremsorgan (28) umfasst, das angeordnet ist, um betätigt zu werden, in Antwort auf
das Steuersignal (SF), sodass während der Bremsimpulse ein mechanisches Bremsmoment auf eine Bremsoberfläche
(15) einer drehenden Unruh (16) ausgeübt wird, die der mechanische Resonator (14)
umfasst.
8. Uhr nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die drehende Unruh einen Fußkreis (17) umfasst, der die Bremsoberfläche definiert,
die kreisförmig ist; und dadurch, dass das mechanische Bremsorgan (28) einen beweglichen
Teil umfasst, der eine Bremsbacke definiert, die angeordnet ist, um einen gewissen
Druck gegen die kreisförmige Bremsoberfläche (15) bei der Anwendung der Bremsimpulse
auf den mechanischen Resonator ausüben zu können.
9. Uhr nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass die drehende Unruh und das mechanische Bremsorgan so angeordnet sind, dass die mechanischen
Bremsimpulse hauptsächlich durch eine dynamische Trockenreibung zwischen dem mechanischen
Bremsorgan und der Bremsoberfläche angewendet werden können.
10. Uhr nach einem der Ansprüche 7 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Bremsoberfläche (15) so ausgestaltet ist, dass der Bremsvorrichtung ermöglicht
wird, in einem Nutzbetriebsbereich des mechanischen Oszillators einen Bremsimpuls
jeder ersten Reihe von Bremsimpulsen und einen Bremsimpuls jeder zweiten Reihe von
Bremsimpulsen an irgendeiner Winkelposition des mechanischen Resonators entlang der
Schwingungsachse zu starten.
11. Uhr nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Impulse zur mechanischen Bremsung eine Dauer Tp aufweisen, die kleiner ist als
ein Viertel einer Sollperiode T0c, das heißt TP<T0c/4, wobei T0c per Definition der Kehrwert der Sollfrequenz F0c ist.
12. Uhr nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Bremsvorrichtung (76) von einem elektromagnetischen System gebildet wird, das
eine Spule (78), die von dem mechanischen Resonator (14A) oder einem Halter (5) dieses
mechanischen Resonators getragen wird, und wenigstens einen Permanentmagnet (64, 65)
umfasst, der jeweils von diesem Halter oder diesem mechanischen Resonator getragen
wird, wobei das elektromagnetische System so angeordnet ist, dass eine induzierte
Spannung von dem wenigstens einen Permanentmagnet zwischen den zwei Klemmen (78A,
78B) der Spule in jeder Halbschwingung der Schwingung des mechanischen Resonators
für einen Nutzbetriebsbereich des mechanischen Oszillators generiert wird; und dadurch,
dass die Regulierungsvorrichtung angeordnet ist, um der Regulierungsschaltung zu ermöglichen,
die Impedanz zwischen den zwei Klemmen der Spule während verschiedener Zeitintervalle
(Tp) zu verringern, um die Reihe von periodischen Bremsimpulsen mit der Frequenz FINF und die Reihe von periodischen Bremsimpulsen mit der Frequenz FSUP zu generieren.
13. Uhr nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass das elektromagnetische System ein Paar von bipolaren Magneten (64, 65) mit axialer
Magnetisierung und entgegengesetzten Polaritäten umfasst, wobei diese zwei bipolaren
Magnete auf einer Unruh (16A) symmetrisch in Bezug auf eine Referenzhalbachse (62A)
dieser Unruh angeordnet sind, wobei diese Referenzhalbachse eine Winkelposition null
definiert, wenn sich der mechanische Resonator in seiner neutralen Position befindet;
und dadurch, dass die Spule auf dem Halter angeordnet ist und einen Winkelversatz
in Bezug auf die Winkelposition null aufweist, sodass eine induzierte Spannung in
dieser Spule im Wesentlichen, wenn der mechanische Oszillator in seinem Nutzbetriebsbereich
schwingt, in jeder Halbschwingung alternativ vorwärts und nach dem Durchgang des mechanischen
Resonators durch seine neutrale Position in dieser Halbschwingung auftritt, wobei
die Winkelendpositionen des mechanischen Resonators in dem Nutzbetriebsbereich, in
absoluten Wert, größer sind als der Winkelversatz, der definiert wird als die minimale
Winkeldistanz zwischen der Winkelposition null und der Winkelposition des Mittelpunkts
der Spule.
14. Uhr nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, dass der Winkelversatz im Wesentlichen gleich 180° ist.
15. Uhr nach Anspruch 13 oder 14, dadurch gekennzeichnet, dass die Impulse zur elektromagnetischen Bremsung erzeugt werden durch einen Kurzschluss
der Spule während der verschiedenen Zeitintervalle (TP), die im Wesentlichen gleich oder größer sind als die maximale Dauer von Zeitzonen
ohne induzierte Spannung in der Spule um die zwei Endpositionen des mechanischen Resonators
für den Nutzbetriebsbereich des mechanischen Oszillators.
16. Uhr nach einem der Ansprüche 13 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass es eine Speisungsschaltung umfasst, die von einer Speicherkapazität (CAL) gebildet wird, und eine Gleichrichterschaltung für eine Spannung, die in der Spule
(78) durch wenigstens einen Permanentmagnet (66, 67) induziert wird, der von der Unruh
(16A) getragen wird und an die Spule gekoppelt ist.
17. Uhr nach einem der Ansprüche 13 bis 15, dadurch gekennzeichnet, dass der Messwertaufnehmer von der Spule und wenigstens einem Permanentmagnet (66, 67)
gebildet wird, der von der Unruh getragen wird und an die Spule gekoppelt ist, wobei
dieser Messwertaufnehmer weiter einen Komparator (52) umfasst, der an einem ersten
Eingang ein Signal (SB) empfängt, das bezeichnend ist für die Spannung, die durch diesen wenigstens einen
Permanentmagnet induziert wird, und an einem zweiten Eingang eine Referenzspannung,
wobei diese Letztere so ausgewählt wird, dass der Komparator einem bidirektionalen
Zähler (CB) der Messvorrichtung eine vorbestimmte Anzahl von Impulsen pro Schwingungsperiode
des mechanischen Oszillators für den Nutzbetriebsbereich dieses mechanischen Oszillators
bereitstellt.
1. Timepiece (2; 3) provided with a mechanical movement (4) which includes:
- a mechanism (6) for indicating at least one time data item,
- a mechanical resonator (14; 14A) capable of oscillating around a neutral position
corresponding to its state of minimum potential energy, and
- a device (12) for maintaining the oscillation of the mechanical resonator forming
with said mechanical resonator a mechanical oscillator which is arranged to pace the
running of the indicator mechanism ;
the timepiece being also provided with a control device arranged to control the mean
frequency of the mechanical oscillator and which includes:
- a sensor (24; 66, 67, 78) arranged to be capable of detecting a number of periods
or vibrations in the oscillation of the mechanical resonator in a useful operating
range of the mechanical oscillator,
- an auxiliary oscillator (23),
- a braking device (26; 64, 65, 78) which is arranged to be capable of momentarily
applying a braking force to the mechanical resonator,
- a control circuit (22; 74) including a measuring device (DIV1 & DIV2, CB) arranged
to be capable of measuring, on the basis of a detection signal (Sc) provided by the
sensor, a temporal drift of the mechanical oscillator relative to the auxiliary oscillator,
this control circuit being arranged to determine whether a measured temporal drift
corresponds to at least a certain gain or to at least a certain loss and if so, to
be capable of generating a control signal which selectively activates the braking
device as a function of the measured temporal drift in order to generate at least
one braking pulse which is applied to the mechanical resonator to at least partially
correct the measured temporal drift ;
characterized in that the control circuit (22; 74) includes a device for generating at least a frequency
F
SUP which is arranged to be capable of generating a periodic digital signal at this frequency
F
SUP ; and
in that, when the control circuit determines a temporal drift corresponding to at least a
certain loss in the operation of the timepiece, the control circuit is arranged to
be capable of momentarily providing to the braking device a first control signal to
activate said braking device such that the braking device generates, during a first
correction period, a series of periodic braking pulses which are applied to the mechanical
resonator at said frequency F
SUP; this frequency F
SUP and the duration of the first correction period being provided and the braking device
being arranged so that the series of periodic braking pulses at frequency F
SUP is capable to generate, in the first correction period, a synchronous phase in which
the mechanical oscillator is synchronized to a correction frequency (Fcor2) which
is greater than a set point frequency F0c provided for the mechanical oscillator.
2. Timepiece according to claim 1, characterized in that said frequency FSUP is comprised in a first range of values extending from (M+1)/M to (M+2)/M inclusive
multiplied by a frequency FZ (N) equal to twice the set point frequency F0c divided by a positive integer number
N, that is to say [(M+1)/M]·FZ (N) < FSUP =< [(M+2)/M]·FZ (N) where FZ (N) = 2·F0c/N, M being equal to one hundred times two to the power of K where K is
equal to a positive integer number greater than zero and less than thirteen, that
is to say 0 < K < 13 and M = 100·2K, and N being less than M divided by thirty, that is to say N < M/30.
3. Timepiece according to claim 1 or 2, characterized in that said device for generating at least one frequency is a frequency generator device
arranged also to be capable of generating a periodic digital signal at a frequency
FINF ; and in that, when the control circuit determines a temporal drift corresponding to at least a
certain gain in the operation of the timepiece, the control circuit is arranged to
be capable of momentarily providing to the braking device a second control signal
to activate said braking device such that the braking device generates, during a second
correction period, a series of periodic braking pulses which are applied to the mechanical
resonator at said frequency FINF; this frequency FINF and the duration of the second correction period being provided and the braking device
being arranged so that the series of periodic braking pulses at frequency FINF is capable to generate, in the second correction period, a synchronous phase in which
the mechanical oscillator is synchronized to a correction frequency (Fcor1) which
is less than set point frequency F0c.
4. Timepiece according to claim 3, characterized in that said frequency FINF is comprised in a second range of values extending from (M-2)/M to (M-1)/M inclusive
multiplied by the frequency FZ (N), that is to say [(M-2)/M]·FZ (N) =< FINF < [(M-1)/M]·FZ (N).
5. Timepiece according to claim 3 or 4,
characterized in that each time that the measuring circuit determines a temporal drift corresponding to
at least a certain gain or to at least a certain loss, the control circuit is arranged
to be capable of momentarily providing to the braking device a control signal which
is selectively formed by:
- a first periodic braking device activation signal, which is determined by said periodic
digital signal at said frequency FINF, when the temporal drift corresponds to said at least a certain gain, in order to
generate a first series of periodic braking pulses which are applied to the mechanical
resonator at said frequency FINF, and
- a second periodic braking device activation signal, which is determined by said
periodic digital signal at said frequency FSUP, when the temporal drift corresponds to said at least a certain loss, in order to
generate a second series of periodic braking pulses which are applied to the mechanical
resonator at said frequency FSUP.
6. Timepiece according to claim 2 or 4, characterized in that the positive integer number K is greater than two and less than ten, that is to say
2 < K < 10, and the number N is less than the number M divided by a hundred (N < M/100).
7. Timepiece according to any of the preceding claims, characterized in that the braking device (26) is formed by an actuator which includes a mechanical braking
member (28) arranged to be actuated, in response to said control signal (SF), in order to exert, during the braking pulses, a mechanical braking torque on a
braking surface (15) of a pivoting balance (16) comprised in the mechanical resonator
(14).
8. Timepiece according to claim 7, characterized in that the pivoting balance includes a rim (17) which forms the braking surface, which is
circular; and in that the mechanical braking member (28) includes a movable portion which forms a brake
pad arranged to be capable of exerting a certain pressure against the circular braking
surface (15) during the application of braking pulses to the mechanical resonator.
9. Timepiece according to claim 8, characterized in that the pivoting balance and the mechanical braking member are arranged such that the
mechanical braking pulses can be applied mainly by dynamic dry friction between the
mechanical braking member and the braking surface.
10. Timepiece according to any of claims 7 to 9, characterized in that the braking surface (15) is configured to allow the braking device to start, in a
useful operating range of the mechanical oscillator, a braking pulse of each first
series of braking pulses and a braking pulse of each second series of braking pulses
in any angular position of the mechanical resonator along said axis of oscillation.
11. Timepiece according to any of the preceding claims, characterized in that the mechanical braking pulses have a duration TP less than a quarter of a set point period T0c, that is to say TP < T0c/4, T0c being by definition the inverse of set point frequency F0c.
12. Timepiece according to any of claims 1 to 6, characterized in that the braking device (76) is formed by an electromagnetic system which comprises a
coil (78) carried by the mechanical resonator (14A) or a support (5) of said mechanical
resonator and at least one permanent magnet (64, 65) respectively carried by said
support or said mechanical resonator, the electromagnetic system being arranged such
that an induced voltage is generated by said at least one permanent magnet between
the two coil terminals (78A, 78B) in each vibration of oscillation of the mechanical
resonator for a useful operating range of the mechanical oscillator; and in that the control device is arranged to allow the control circuit to periodically decrease
the impedance between the two coil terminals during distinct time intervals (TP) to generate said first series of periodic braking pulses at the first frequency
FINF and said second series of braking pulses at the second frequency FSUP.
13. Timepiece according to claim 12, characterized in that the electromagnetic system comprises a pair of bipolar magnets (64, 65) with axial
magnetization and opposite polarity, said two bipolar magnets being symmetrically
arranged on a balance (16A) with respect to a reference half-axis (62A) of said balance,
this reference half-axis defining a zero angular position when the mechanical resonator
is in its neutral position; and in that the coil is arranged on said support and has an angular offset relative to the zero
angular position such that a voltage induced in said coil occurs substantially, when
the mechanical oscillator oscillates in its useful operating range, in each vibration
alternately prior to and after the passage of the mechanical resonator through its
neutral position in said vibration, the extreme angular positions of the mechanical
resonator in said useful operating range being, in absolute value, greater than said
angular offset which is defined as the minimum angular distance between the zero angular
position and the angular position of the centre of the coil.
14. Timepiece according to claim 13, characterized in that said angular offset is substantially equal to 180°.
15. Timepiece according to claim 13 or 14, characterized in that the electromagnetic braking pulses are generated by a short circuit of the coil during
the distinct time intervals (TP) which are substantially equal to or greater than the maximum duration of time portions
with no voltage induced in the coil around the two extreme positions of the mechanical
resonator for the useful operating range of the mechanical oscillator.
16. Timepiece according to any of claims 13 to 15, characterized in that the timepiece includes a power supply circuit formed by a storage capacitor (CAL) and a rectifier circuit for a voltage induced in the coil (78) by at least one permanent
magnet (66, 67) carried by the balance (16A) and coupled to the coil.
17. Timepiece according to any of claims 13 to 15, characterized in that the sensor is formed by the coil and at least one permanent magnet (66, 67) carried
by the balance and coupled to the coil, said sensor further comprising a comparator
(52) receiving, at a first input, a signal (SB) representative of the voltage induced by said at least one permanent magnet and,
at a second input, a reference voltage, the latter being selected such that the comparator
supplies to a bidirectional counter (CB) of the measuring device a predetermined number
of pulses per oscillation period of the mechanical oscillator for the useful operating
range of said mechanical oscillator.