Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne un système d'actionnement d'une ampoule à vide dans
le but d'ouvrir un circuit électrique dans un appareil électrique de moyenne tension
ou haute tension, c'est-à-dire un appareil opérant à une tension supérieure à 1000V.
[0002] L'invention concerne également un appareil électrique comportant un tel système d'actionnement
pour au moins une de ses phases. Dans le présent document, le terme appareil électrique
regroupe indifféremment plusieurs types d'appareils comme un interrupteur, un disjoncteur,
un contacteur, un interrupteur fusible, un recloser, un sectionneur, etc.
Etat de la technique
[0003] Un appareil électrique moyenne tension ou haute tension du type de celui décrit dans
le document
EP2182536 comporte une ampoule à vide qui est placée non pas dans le circuit principal comprenant
l'interrupteur principal d'une phase de l'appareil, mais dans une dérivation en parallèle
de cet interrupteur principal. Lorsque l'interrupteur principal est fermé, il ne passe
donc aucun courant dans l'ampoule à vide. Celle-ci n'est sollicitée que durant une
opération d'ouverture du circuit principal, à l'aide d'un mécanisme d'ouverture de
l'interrupteur principal qui permet d'abord de commuter le courant du circuit principal
vers la dérivation, ce qui permet d'ouvrir l'interrupteur principal pendant que le
courant passe intégralement dans l'ampoule à vide. Celle-ci est ensuite ouverte à
son tour par le mécanisme d'ouverture.
[0004] Grâce à cette architecture, l'ampoule à vide reçoit un courant uniquement durant
la phase d'ouverture du circuit principal de phase, et non pas quand l'interrupteur
principal est fermé. De plus, l'ampoule n'est pas sollicitée durant une opération
de fermeture du circuit principal et elle n'a pas à supporter non plus un éventuel
courant de court-circuit, en particulier quand l'appareil électrique est un interrupteur.
Elle doit juste être capable de supporter une tension transitoire de rétablissement
TTR (ou Transient Recovery Voltage - TRV) après la coupure du courant dans le circuit
principal.
[0005] Il en résulte que l'ampoule à vide peut avantageusement être simplifiée et conçue
d'une taille bien inférieure par rapport à une architecture classique dans laquelle
l'ampoule à vide serait placée dans le circuit principal de l'appareil électrique.
[0006] Par ailleurs, le mécanisme d'ouverture qui permet de commuter le courant du circuit
principal vers la dérivation puis d'ouvrir ensuite l'ampoule à vide placée dans la
dérivation doit être très précis et reproductible pour s'assurer d'une part que, pour
chaque phase, l'ouverture de l'ampoule à vide est bien effectuée seulement une fois
que l'interrupteur principal est déjà suffisamment ouvert pour ne pas risquer d'arc
électrique sur l'interrupteur principal par réallumage ou réamorçage sous l'effet
de la tension TTR, et d'autre part que les ampoules à vide des différentes phases
de l'appareil sont bien ouvertes simultanément.
[0007] Le document
EP3300097 décrit déjà un tel mécanisme d'ouverture. Il comporte notamment un dispositif d'entrainement
de l'électrode mobile de l'ampoule à vide. Ce dispositif d'entrainement est actionné
par le contact mobile de l'interrupteur principal grâce à une palette mobile. Le dispositif
d'entrainement entraîne alors l'électrode mobile vers la position ouverte, par l'intermédiaire
d'un écrou de réglage pour ajuster précisément le mouvement de l'électrode mobile.
Ce dispositif d'entrainement comporte cependant un certain nombre de petites pièces
mécaniques qui nécessitent des ajustements précis pour obtenir une bonne reproductibilité
du système.
[0008] Par ailleurs, un des enjeux d'un tel système d'actionnement est d'atteindre des performances
conformes aux normes en vigueur pour les appareils concernés. Un autre enjeu est de
minimiser le nombre de sollicitations de l'ampoule à vide. En effet, lors d'une coupure
dans le circuit principal de l'appareil électrique ayant un tel système d'actionnement,
l'ampoule à vide devrait préférentiellement s'ouvrir seulement s'il y a réellement
une charge active dans le circuit principal et que le courant dépasse le pouvoir de
coupure du contact mobile principal. Cela évite aussi d'ouvrir l'ampoule à vide systématiquement
à chaque mouvement d'ouverture même en l'absence de courant principal, ce qui avantageusement
réduit son utilisation et simplifie davantage sa conception.
[0009] Par ailleurs, même si on coupe le circuit principal alors qu'il n'y a pas ou peu
de courant principal, il peut néanmoins rester dans certains cas des charges capacitives
dans les câbles en aval de l'appareil électrique, et le fait que l'ampoule à vide
ne s'ouvre pas dans un tel cas, permet de réduire les contraintes diélectriques liées
aux charges capacitives.
[0010] Un des buts de l'invention est donc de trouver un système simple, fiable et économique
qui d'une part permet d'éviter les contraintes d'ajustements mécaniques précis des
pièces impliquées dans l'ouverture d'une ampoule à vide placée en dérivation d'un
circuit principal d'un appareil électrique, et qui d'autre part permet de minimiser
le nombre d'ouvertures de l'ampoule à vide en n'effectuant une ouverture que si nécessaire,
c'est-à-dire que si le courant circulant dans le circuit principal de l'appareil électrique
est supérieur à un seuil prédéterminé, correspondant par exemple au pouvoir de coupure
du contact principal.
Exposé de l'invention
[0011] Pour cela, l'invention décrit un système d'actionnement d'une ampoule à vide d'un
appareil électrique, l'ampoule à vide étant connectée en dérivation d'un circuit principal
d'une phase de l'appareil électrique et comprenant une électrode mobile et une électrode
fixe, l'électrode mobile étant mobile entre une position fermée dans laquelle les
deux électrodes sont en contact l'une avec l'autre et une position ouverte dans laquelle
les deux électrodes sont séparées. Le système d'actionnement comprend :
- un contact de dérivation qui est connecté à un contact mobile du circuit principal
lors d'un mouvement d'ouverture de l'appareil électrique,
- un électroaimant dont la bobine est raccordée entre l'électrode mobile et le contact
de dérivation, et dont le noyau est mécaniquement lié à l'électrode mobile, de sorte
que le noyau entraîne l'électrode mobile vers la position ouverte seulement quand
la valeur du courant qui traverse la bobine atteint un seuil prédéterminé.
[0012] Selon une caractéristique, le noyau entraîne l'électrode mobile vers la position
ouverte quand le courant traverse la bobine pendant au moins une durée prédéterminée.
[0013] Selon une autre caractéristique, le noyau est mécaniquement lié à l'électrode mobile
par l'intermédiaire un dispositif tampon.
[0014] Selon une autre caractéristique, le dispositif tampon comprend un poussoir relié
au noyau et coopérant avec une pièce d'entraînement reliée à l'électrode mobile.
[0015] Selon une autre caractéristique, durant le mouvement d'ouverture de l'appareil électrique,
le poussoir entraîne la pièce d'entraînement après avoir effectué au préalable une
distance D entre le poussoir et un côté de la pièce d'entraînement. Ladite durée prédéterminée
est déterminée par la distance D.
[0016] Selon une autre caractéristique, le système d'actionnement comprend un circuit électronique
placé en dérivation de la bobine et comprenant un interrupteur électronique, de sorte
que l'interrupteur électronique est en position fermée et shunte la bobine tant que
la valeur du courant qui traverse le circuit électronique n'atteint pas le seuil prédéterminé.
[0017] Selon une autre caractéristique, le système d'actionnement comporte également un
dispositif de court-circuit qui met en court-circuit la bobine sur elle-même lorsque
l'ampoule à vide est en position ouverte.
[0018] L'invention décrit également un appareil électrique comportant au moins un interrupteur
principal de phase et une ampoule à vide placée en dérivation de l'interrupteur principal
de phase, et comportant un tel système d'actionnement de l'ampoule à vide.
[0019] Dans le cas d'un appareil électrique multiphases (par exemple triphasé) ayant donc
un interrupteur principal pour chacune des phases, l'appareil comporte préférentiellement
une ampoule à vide en dérivation de chaque interrupteur principal et donc un système
d'actionnement de l'ampoule à vide pour chaque phase.
Brève description des figures
[0020] D'autres caractéristiques vont apparaître dans la description détaillée qui suit
faite en regard des dessins annexés dans lesquels :
[FIG.1] la figure 1 représente, en position fermée, un schéma simplifié d'un premier
mode de réalisation du circuit interrupteur d'une phase d'un appareil électrique avec
un système d'actionnement selon l'invention,
[FIG.2] [FIG.3] [FIG.4] [FIG.5] [FIG.6] les figures 2 à 6 montrent le système d'actionnement
de la figure 1, durant les différentes étapes successives du mouvement d'ouverture
du circuit interrupteur,
[FIG.7] la figure 7 représente, en position fermée, un schéma simplifié d'un autre
mode de réalisation du système d'actionnement selon l'invention.
Description détaillée
[0021] La figure 1 montre un circuit interrupteur d'une phase d'un appareil électrique comprenant
un circuit principal 10, un contact fixe principal 12 et un contact mobile principal
14 (appelé aussi par la suite couteau mobile 14).
[0022] Le circuit interrupteur comporte également un circuit de dérivation 11 qui est connecté
en parallèle du circuit principal 10, entre un point de connexion amont 15 et un contact
de dérivation 13. Ce circuit de dérivation 11 comporte une ampoule à vide 20 ayant
une électrode fixe 21 conductrice (appelée aussi tige fixe) et une électrode mobile
22 conductrice (appelée aussi tige mobile).
[0023] En position fermée du circuit principal 10, le couteau mobile 14 est en contact uniquement
avec le contact principal 12 et permet le passage du courant dans le circuit principal.
Aucun courant ne passe donc dans le circuit de dérivation 11. Le mouvement d'ouverture
du circuit principal 10 se fait en plusieurs étapes successives. Lors d'une première
étape, le couteau mobile 14 entre en contact avec le contact de dérivation 13 tout
en restant également en contact avec le contact principal 12, comme indiqué en figure
2. Puis dans une étape suivante, le couteau mobile 14 se sépare du contact principal
12 et reste en contact avec le contact de dérivation 13, comme indiqué dans les figures
3 et 4. Ensuite dans une dernière étape, pour parvenir à la position ouverte du circuit
principal 10, le couteau mobile 14 se sépare aussi du contact de dérivation 13, comme
indiqué dans la figure 5.
[0024] Optionnellement, par exemple dans le cas d'un interrupteur de phase trois positions,
le circuit interrupteur pourrait en plus comporter un contact de mise à la terre (non
représenté sur les figures) que le couteau mobile 14 atteindrait en fin de position
ouverte.
[0025] L'électrode 22 de l'ampoule à vide 20 est mobile selon un axe longitudinal X entre
une position fermée dans laquelle les deux électrodes 21, 22 sont en contact l'une
avec l'autre et une position ouverte dans laquelle les deux électrodes 21, 22 sont
séparées. L'électrode fixe 21 est connectée avec le point de connexion amont 15. De
façon classique, l'ampoule à vide 20 comporte également un ressort de rappel (non
représenté sur les figures) pour effectuer le mouvement de fermeture de l'ampoule,
c'est-à-dire ramener l'électrode mobile 22 à sa position fermée.
[0026] Selon l'invention, le système d'actionnement de l'ampoule à vide comprend un électroaimant
ayant une bobine 30 d'excitation entourant un noyau mobile 31 métallique qui est actionné
lorsqu'un courant traverse la bobine 30. La bobine 30 est raccordée d'un côté au contact
de dérivation 13 et de l'autre côté à l'électrode mobile 22 au niveau d'un point de
connexion dit intermédiaire 24 (voir figure 2). Ainsi, la bobine 30 reçoit du courant
si l'ampoule à vide est en position fermée et si le couteau mobile 14 est en contact
avec le contact de dérivation 13. En présence de courant dans la bobine, le noyau
se déplace selon l'axe longitudinal X en direction de l'ouverture de l'ampoule à vide
20. En l'absence de courant dans la bobine 30, un ressort de rappel (non représenté
dans les figures) ramène le noyau 31 dans une position repos initiale.
[0027] Le noyau mobile 31 de l'électroaimant est mécaniquement lié à l'électrode mobile
22, de telle façon qu'il entraîne l'électrode mobile 22 vers la position ouverte lorsqu'un
courant suffisant circule dans la bobine 30. Selon un mode de réalisation, cette liaison
mécanique se fait par l'intermédiaire d'un dispositif tampon 25 qui est conçu pour
que le noyau 31 entraîne effectivement l'électrode mobile 22 seulement quand un courant
suffisant, supérieur à un seuil prédéterminé, a circulé dans la bobine 30 pendant
une durée prédéterminée, de façon à conférer au noyau mobile une énergie cinétique
suffisante. Le point de connexion intermédiaire 24 est situé entre l'électrode mobile
22 et ce dispositif tampon 25. Le conducteur qui relie le point de connexion intermédiaire
24 à la bobine 30 peut être souple pour faciliter le déplacement de l'électrode mobile
22.
[0028] Selon le mode de réalisation présenté dans les figures 2 à 6, le dispositif tampon
est de conception mécanique et comprend un poussoir 26 relié au noyau 31 et une pièce
d'entraînement 27 reliée à l'électrode mobile 22 qui coopère avec le poussoir 26.
La pièce d'entraînement 27 est par exemple de forme rectangulaire et comporte un premier
côté transversal 28 et un second côté transversal 29 opposé, formant un espace dans
lequel est logée une extrémité du poussoir 26. Le premier côté transversal 28 est
relié à l'électrode mobile 22. Le second côté transversal 29 est évidé en son milieu
pour permettre au poussoir 26 de coulisser selon l'axe longitudinal X par rapport
à la pièce 27.
[0029] Durant l'ouverture du circuit principal 10, la séquence de fonctionnement du système
d'actionnement est alors la suivante :
- a) En figure 1, correspondant à la position fermée du circuit principal 10, le couteau
14 est déconnecté du contact de dérivation 13. Donc, aucun courant ne circule dans
la bobine 30. Le noyau 31 est rappelé dans sa position repos par son ressort de rappel,
le poussoir 26 n'est pas en contact avec le second côté transversal 29 mais s'en trouve
éloigné d'une certaine distance D.
- b) En figure 2, le couteau mobile 14 entre en contact avec le contact de dérivation
13 et l'ampoule à vide 20 est toujours fermée. Le circuit de dérivation passant par
l'ampoule à vide 20 et la bobine 30 est donc désormais alimenté. Néanmoins, tant que
le couteau mobile 14 reste en contact avec le contact principal 12, le courant continue
de passer principalement dans le circuit principal 10, à cause de l'impédance de la
bobine 30.
- c) En figure 3, le couteau mobile 14 continue son mouvement et quitte le contact principal
12 pour ne rester connecté qu'avec le contact de dérivation 13. Le courant passe donc
désormais dans le circuit de dérivation. La bobine 30 est alimentée et va être capable
d'entraîner le noyau 31. Quand le noyau 31 commence son déplacement pour effectuer
un mouvement d'ouverture, il entraîne le poussoir 26 qui va commencer par parcourir
la distance D avant d'entrer en contact avec le second côté transversal 29. Donc le
poussoir 26 n'entraîne pas encore la pièce d'entraînement 27 ce qui fait que, tant
que la distance D n'est pas franchie, l'ampoule à vide 20 reste fermée, ce qui est
le cas dans la figure 3.
[0030] On voit ainsi que s'il n'y a pas de courant circulant dans le circuit principal 10
lors de l'ouverture du circuit principal, le poussoir 26 ne bouge pas et l'ampoule
à vide 20 n'est avantageusement pas actionnée, ce qui limite son utilisation aux cas
où c'est nécessaire.
[0031] De plus, la distance D fournit avantageusement un seuil qui joue un rôle de tampon
permettant de s'assurer que le courant circule dans la bobine 30 de l'électroaimant
avec une intensité suffisante et pendant un temps suffisant avant de commencer l'ouverture
de l'ampoule à vide 20. La bobine 30 de l'électroaimant et la valeur de la distance
D, qui est par exemple de l'ordre de quelques millimètres, sont configurés pour :
- i) s'assurer que l'ampoule à vide 20 ne s'ouvre pas tant que le couteau mobile 14
ne s'est pas éloigné suffisamment du contact principal 12,
- ii) définir un seuil de courant prédéterminé, par exemple de l'ordre de 30 A correspondant
au pouvoir de coupure du couteau mobile 14, avant de commencer le mouvement d'ouverture
de l'ampoule à vide. De plus, il faut préférentiellement que ce courant suffisant
circule aussi durant une durée suffisante. En effet, on veut éviter que l'électrode
mobile 22 démarre son mouvement d'ouverture sans pouvoir aller rapidement jusqu'en
position ouverte, ce qui pourrait arriver si le courant circule dans la bobine 20
avec une amplitude faible ou seulement pendant un temps très court, par exemple à
cause d'éventuelles impulsions de courant générées par des charges capacitives à vide
lors d'une ouverture du circuit principal.
[0032] La distance D permet donc de garantir un effet de seuil en deçà duquel le contact
mobile de l'ampoule ne bouge pas, et au-delà duquel le contact mobile terminera complètement
son mouvement d'ouverture.
[0033] Par ailleurs, l'effort du ressort de rappel de l'électrode mobile 22 et du ressort
de rappel du noyau, l'inertie mécanique des différentes pièces et la différence de
pression entre la pression dans l'environnement externe de l'ampoule et le vide de
l'ampoule, font que le courant circulant dans la bobine 30 doit être suffisamment
élevé pour vaincre ces différents efforts mécaniques et effectuer le mouvement d'ouverture.
d) En figure 4, la distance D a été franchie, le poussoir 26 et le second côté transversal
29 sont donc en contact, et le noyau mobile 31 entraîne désormais le dispositif tampon
25 et l'électrode mobile 22, provoquant l'ouverture de l'ampoule à vide.
Lorsque l'électrode mobile 22 se séparera de l'électrode fixe 21, le courant circulant
dans la bobine 30 va cependant cesser quand il n'y aura plus d'arc dans l'ampoule
et le noyau mobile 31 ne sera plus maintenu. Néanmoins, l'électroaimant est conçu,
notamment grâce à sa propre inductance, pour se décharger suffisamment lentement de
façon à ce que le noyau mobile 30 puisse maintenir l'ampoule à vide 20 ouverte suffisamment
longtemps après que le couteau mobile 14 se sépare du contact de dérivation 13.
e) De plus, l'invention prévoit optionnellement un dispositif de mise en court-circuit
de la bobine 30 de l'électroaimant. Ce dispositif prévoit un contact de fin d'ouverture
32 qui est mécaniquement et électriquement lié au noyau mobile 31. En position fermée
de l'ampoule à vide, le contact 32 n'est pas raccordé. En fin de position ouverte
représentée en figure 5, le contact de fin d'ouverture 32 vient en contact avec une
borne de fin d'ouverture 16 laquelle est reliée au contact de dérivation 13 et donc
à une extrémité de la bobine 30. Dans cette configuration, les éléments 26 et 27 sont
réalisés en matériau conducteur, par exemple en métal. Pour améliorer le contact électrique,
des pastilles de contacts peuvent bien sûr être prévues sur les parties du poussoir
26 et du second côté transversal 29 qui sont en contact les unes avec les autres durant
le mouvement d'ouverture. Par ailleurs, pour assurer un bon contact électrique entre
le contact 32 et la borne 16, on peut évidemment utiliser un mécanisme de ressort
de pression de contact classique.
Ainsi, comme indiqué en figure 5, ce dispositif de mise en court-circuit a pour effet
de court-circuiter le circuit d'alimentation de la bobine 30, lorsque l'ampoule à
vide 20 est en position ouverte. En effet, le circuit d'auto alimentation de la bobine
30 est le suivant : borne de fin d'ouverture 16, bobine 30, point de connexion intermédiaire
24, poussoir 26, noyau 31, contact de fin d'ouverture 32. Grâce à ce dispositif, on
rallonge le maintien de l'ampoule à vide 20 en position ouverte et stable (environ
1 seconde avec le dispositif au lieu de 200-300 msec) avant que, sous l'effet de son
ressort de rappel, le noyau mobile 31 revienne à sa position initiale et l'électrode
mobile 22 referme l'ampoule à vide 20.
f) la figure 6 montre la position finale du mouvement d'ouverture du circuit principal,
à savoir circuit principal ouvert et retour de l'ampoule à vide 20 dans sa position
fermée, lorsque l'action du ressort de rappel du noyau 31 est supérieure à la force
d'ouverture de l'électroaimant sous l'action du courant résiduel circulant dans la
bobine 30. Le contact de fin d'ouverture 32 est alors séparé de la borne de fin d'ouverture
16 et le poussoir 26 se trouve de nouveau à une distance D du second côté transversal
29.
[0034] Alternativement, l'invention prévoit un autre mode de réalisation représenté en figure
7. Dans ce mode, le dispositif tampon est de conception électronique et comprend un
circuit électronique 33 en parallèle de la bobine 30 connecté par exemple entre le
contact de dérivation 13 et le point de connexion intermédiaire 24. Ce circuit électronique
33 contrôle l'alimentation de la bobine 30 car il comporte un interrupteur électronique,
par exemple de type thyristor, qui permet de shunter ou non la bobine 30, suivant
que l'interrupteur électronique est fermé ou ouvert.
[0035] Lorsque le circuit principal de l'appareil est fermé, l'interrupteur du circuit électronique
33 est fermé et la bobine 30 est donc shuntée, car son impédance est plus élevée.
Ainsi, lors du mouvement d'ouverture du circuit principal 10, le courant de dérivation
qui commence à passer dans le circuit de dérivation va principalement circuler directement
dans le circuit électronique 33, sans passer par la bobine 30.
[0036] Ensuite, si le circuit électronique 33 détecte que la valeur du courant de dérivation
atteint un seuil suffisant prédéterminé, il commande l'ouverture de son interrupteur
électronique. La bobine 30 est alors alimentée, ce qui va permettre d'entraîner le
noyau 31 et d'ouvrir l'ampoule à vide 20. Ainsi, le circuit électronique 33 est conçu
pour alimenter la bobine 30, via une commande d'ouverture de son interrupteur électronique,
uniquement quand une certaine valeur suffisante de courant est atteinte. Il peut de
plus attendre que le courant circule dans le circuit de dérivation pendant une durée
suffisamment longue permettant ainsi la commutation dans le circuit de dérivation.
[0037] L'interrupteur du circuit électronique 33 reviendra ensuite à sa position fermée
seulement une fois que la position finale du mouvement d'ouverture du circuit principal
sera atteinte.
[0038] Le circuit électronique 33 peut-être indifféremment auto-alimenté, alimenté lors
de la commutation et donc être normalement fermé, ou encore être alimenté par une
source externe.
1. Système d'actionnement d'une ampoule à vide (20) d'un appareil électrique, l'ampoule
à vide étant connectée en dérivation d'un circuit principal (10) d'une phase de l'appareil
électrique et comprenant une électrode mobile (22) et une électrode fixe (21), l'électrode
mobile étant mobile entre une position fermée dans laquelle les deux électrodes sont
en contact l'une avec l'autre et une position ouverte dans laquelle les deux électrodes
sont séparées,
caractérisé en ce que le système d'actionnement comprend :
- un contact de dérivation (13) qui est connecté à un contact mobile (14) du circuit
principal (10) lors d'un mouvement d'ouverture de l'appareil électrique,
- un électroaimant dont la bobine (30) est raccordée entre l'électrode mobile (22)
et le contact de dérivation (13), et dont le noyau (31) est mécaniquement lié à l'électrode
mobile (22), de sorte que le noyau (31) entraîne l'électrode mobile (22) vers la position
ouverte seulement quand la valeur du courant qui traverse la bobine (30) atteint un
seuil prédéterminé.
2. Système d'actionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le noyau (31) entraîne l'électrode mobile (22) vers la position ouverte quand le
courant traverse la bobine (30) pendant au moins une durée prédéterminée.
3. Système d'actionnement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le noyau (31) est mécaniquement lié à l'électrode mobile (22) par l'intermédiaire
un dispositif tampon (25).
4. Système d'actionnement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif tampon (25) comprend un poussoir (26) relié au noyau (31) et coopérant
avec une pièce d'entraînement (27) reliée à l'électrode mobile (22).
5. Système d'actionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que, durant le mouvement d'ouverture de l'appareil électrique, le poussoir (26) entraîne
la pièce d'entraînement (27) après avoir effectué au préalable une distance (D) entre
le poussoir (26) et un côté (29) de la pièce d'entraînement (27).
6. Système d'actionnement selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite durée prédéterminée est déterminée par la distance (D).
7. Système d'actionnement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit électronique (33) placé en dérivation de la bobine (30) et
comprenant un interrupteur électronique, de sorte que l'interrupteur électronique
est en position fermée et shunte la bobine (30) tant que la valeur du courant qui
traverse le circuit électronique (33) n'atteint pas le seuil prédéterminé.
8. Système d'actionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte également un dispositif de court-circuit qui met en court-circuit la bobine
(30) sur elle-même lorsque l'ampoule à vide (20) est en position ouverte.
9. Appareil électrique doté d'un interrupteur principal de phase et d'une ampoule à vide
placée en dérivation de l'interrupteur principal de phase, caractérisé en ce que l'appareil électrique comporte un système d'actionnement de l'ampoule à vide selon
une des revendications précédentes.