Domaine technique
[0001] L'invention concerne le domaine de la mesure de la précision d'une pièce d'horlogerie
comprenant un mouvement horloger qui incorpore un transducteur électromécanique à
rotation continue, lequel est soit agencé dans la chaîne cinématique reliant une source
d'énergie à un affichage analogique de l'heure, soit en liaison cinématique avec une
telle chaîne cinématique. En particulier, l'invention concerne la mesure de la marche
d'un tel mouvement horloger, respectivement d'une telle montre, et elle concerne également
la mesure de la précision d'un oscillateur à quartz formant une base de temps électronique
interne qui permet de réguler la vitesse de rotation du rotor du transducteur électromécanique.
[0002] Par marche, on comprend dans ce texte la dérive temporelle journalière de l'heure
affichée par la pièce d'horlogerie. La précision de l'oscillateur à quartz peut aussi
être donnée sous la forme d'une dérive temporelle journalière. Une dérive temporelle
journalière est mesurée relativement à une base de temps externe très précise qui
permet de mesurer avec une très grande précision des intervalles de temps.
[0003] Selon deux modes de réalisation principaux de l'invention, le transducteur électromécanique
est formé respectivement par une petite génératrice en liaison avec la chaîne cinématique
reliant un barillet, formant une source d'énergie mécanique, à un affichage analogique
de l'heure et par un moteur à rotation continue qui est alimenté par une source d'énergie
électrique et qui entraîne, via une chaîne cinématique, un affichage analogique de
l'heure.
Arrière-plan technologique
[0004] Les transducteurs électromécaniques considérés dans le cadre de l'invention sont
généralement réversibles, de sorte qu'ils peuvent soit produire de l'énergie électrique
à partir d'une source d'énergie mécanique tout en permettant une régulation de la
vitesse de rotation du rotor en freinant de manière contrôlée ce rotor, soit produire
une énergie mécanique, plus particulièrement un couple moteur, à partir d'une alimentation
électrique. Dans ce dernier cas, des impulsions électriques motrices peuvent être
fournies au stator de manière à assurer soit un certain couple de force, soit une
certaine vitesse de rotation, notamment une vitesse de rotation nominale dans un mouvement
horloger. De tels transducteurs sont aussi parfois nommés 'transducteurs électromagnétiques',
étant donné que le couplage rotor-stator est du type électromagnétique. En effet,
en mode moteur, pour passer d'un courant électrique à une force d'entraînement mécanique
d'un mécanisme d'affichage de l'heure, il est prévu qu'un tel courant électrique circule
dans au moins une bobine de manière à générer un champ magnétique qui est couplé à
des aimants permanents portés par le rotor. En mode génératrice, pour passer d'une
force d'entraînement mécanique du rotor de la génératrice à un courant électrique,
lequel peut alimenter un circuit électronique de régulation de la vitesse de rotation
moyenne du rotor, un couple de force entraîne en rotation le rotor dont les aimants
induisent alors un courant électrique dans la bobine du stator.
[0006] Pour des montres classiques du type électromécanique, c'est-à-dire des montres comprenant
un mouvement électronique à quartz associé à un moteur pas-à-pas, il est connu de
pouvoir mesurer précisément la marche de telles montres une fois qu'elles sont emboitées
et prêtes à être utilisées, sans devoir ouvrir un fond ou une trappe de pile. Pour
ce faire, il existe des appareils de mesure agencés pour effectuer des mesures temporelles
précises entre les pas du moteur, en utilisant un capteur magnétique capable de détecter
précisément un certain instant relatif à chacune des impulsions électriques fournies
aux moteurs pas-à-pas pour l'entraîner. Les impulsions électriques engendrent des
impulsions magnétiques dans le stator du moteur pour entraîner en rotation son rotor
qui est muni d'au moins un aimant permanent. Les impulsions magnétiques se propagent
partiellement hors du stator et elles peuvent être détectées par un capteur magnétique
à l'extérieur de la montre. De tels appareils de mesure peuvent déterminer précisément
la marche de la montre électromécanique étant donné que les impulsions motrices sont
engendrées à intervalles de temps réguliers, notamment chaque seconde, ces intervalles
de temps étant déterminés par la base de temps électronique interne, c'est-à-dire
par l'oscillateur à quartz qui est inhibé de manière connue pour ajuster la fréquence
moyenne de cette base de temps.
[0007] Contrairement aux montres classiques du type électromécanique qui comprennent un
moteur pas-à-pas, les pièces d'horlogerie comprenant un transducteur électromécanique
à rotation continue dans leur mouvement, comme exposées précédemment, ne présentent
pas un événement parfaitement périodique qui soit détectable depuis l'extérieur de
la pièce d'horlogerie par un dispositif de mesure du type décrit précédemment. En
effet, malgré une régulation prévue pour asservir la vitesse de rotation moyenne du
transducteur électromécanique à rotation continue de sorte que l'heure affichée soit
en moyenne correcte et qu'il n'y ait pas de dérive temporelle à long terme, la vitesse
de rotation instantanée variant autour de la vitesse de rotation nominale. Ainsi,
dans le cas particulier d'une montre à génératrice subissant une impulsion de freinage
dans chaque alternance du signal de tension induite engendré dans les bobines de cette
génératrice, si on mesure les durées entre ces impulsions de freinage avec des moyens
appropriés et qu'on effectue, comme pour la montre électromécanique avec un moteur
pas-à-pas, une moyenne de ces mesures pour obtenir une vitesse moyenne, il faut alors
une période de mesure très longue, par exemple un jour, pour obtenir la marche de
la pièce d'horlogerie avec une précision suffisante alors que pour la montre électromécanique
susmentionnée, il suffit par exemple de deux minutes pour obtenir la marche avec une
précision semblable. La même problématique se pose dans le cas particulier d'une montre
équipée d'un moteur à rotation continue qui recevrait une impulsion motrice à chaque
période du signal de tension induite susmentionné. Ensuite, dans le cas où les impulsions
de freinage ou les impulsions motrices ne sont pas prévues régulièrement dans chaque
alternance ou chaque période du signal de tension induite, la mesure devient encore
plus problématique. On comprend donc qu'il y a un besoin réel de trouver une méthode
de mesure de la marche d'une montre terminée dont le mécanisme d'affichage de l'heure
est en liaison cinématique avec un transducteur électromécanique à rotation continue.
Par 'montre terminée', on comprend une montre dont la boîte de montre est fermée avec
le mouvement monté à l'intérieur.
Résumé de l'invention
[0008] Le but de la présente invention est de fournir une méthode de mesure de la marche
d'une pièce d'horlogerie dont le mécanisme d'affichage de l'heure comprend une chaîne
cinématique entre un dispositif moteur et l'affichage de l'heure qui incorpore un
transducteur électromécanique à rotation continue ou qui est en liaison cinématique
avec un tel transducteur électromécanique à rotation continue, en tenant compte du
fait que la vitesse de rotation de son rotor est généralement variable même si elle
est régulée pour être en moyenne égale à une vitesse de rotation nominale.
[0009] A cet effet, l'invention concerne une méthode de mesure de la fréquence moyenne d'un
signal digital qui est dérivé d'un signal périodique de référence engendré par un
oscillateur formant une base de temps électronique d'une pièce d'horlogerie. La pièce
d'horlogerie comprend un mouvement incorporant un mécanisme formé par une chaîne cinématique
qui est agencée entre un dispositif moteur du mouvement et un dispositif d'affichage
analogique de l'heure, cette chaîne cinématique comprenant ou étant reliée cinématiquement
à un transducteur électromécanique à rotation continue dont la vitesse de rotation
moyenne est régulée par un dispositif de régulation, associé à la base de temps électronique,
en fonction d'une vitesse de rotation nominale. Dans le cas d'un moteur à rotation
continue, on comprend qu'il forme le dispositif moteur susmentionné. Le dispositif
de régulation est agencé pour fournir au transducteur électromécanique successivement
des impulsions de régulation pour réguler sa vitesse de rotation moyenne, ces impulsions
de régulation définissant respectivement de mêmes événements qui sont synchronisés
sur les flancs montants ou sur les flancs descendants dudit signal digital et qui
sont détectables, par un dispositif de mesure sans contact galvanique avec le mouvement,
à des instants de détection respectifs présentant un même déphasage temporel avec
lesdits mêmes événements.
[0010] La méthode de mesure comprend les étapes suivantes :
- A) Mesure, sans contact galvanique avec le mouvement, d'une pluralité d'intervalles
de temps successifs intervenant chacun entre deux instants de détection qui sont détectés
pour deux impulsions de régulation respectives parmi les impulsions de régulation;
- B) Détermination, pour chaque intervalle de temps de la pluralité d'intervalles de
temps, d'un nombre entier correspondant qui est égal à l'arrondi, à l'entier le plus
proche, du résultat de la division de cet intervalle de temps par la période moyenne
théorique;
- C) Sommation des nombres entiers déterminés à l'étape B) pour la pluralité d'intervalles
de temps, pour obtenir ainsi un nombre total de périodes dudit signal digital;
- D) Sommation des intervalles de temps mesurés de la pluralité d'intervalles de temps,
pour obtenir ainsi une durée totale de mesure correspondant au nombre total de périodes;
- E) Calcul de la fréquence moyenne dudit signal digital en divisant le nombre total
de périodes par la durée totale de mesure.
[0011] Pour une pièce d'horlogerie ayant un oscillateur à quartz formant sa base de temps
électronique interne, on notera que cet oscillateur à quartz est normalement fabriqué
de manière que sa propre erreur journalière soit positive, c'est-à-dire que sa fréquence
naturelle soit légèrement supérieure à une fréquence de référence théorique, sans
toutefois dépasser une erreur journalière maximale, par exemple quinze secondes par
jour.
[0012] Selon un mode de mise en œuvre principal de la méthode de mesure, le signal digital
est un signal digital inhibé qui présente des périodes de durées variables en fonction
d'une inhibition d'un certain nombre de périodes du signal périodique de référence
au cours de cycles d'inhibition successifs. De manière classique, le mouvement est
agencé de sorte que la fréquence moyenne du signal digital inhibé détermine une avance
des organes indicateurs du dispositif d'affichage analogique de l'heure.
[0013] Selon une variante préférée du mode de mise en œuvre principal, l'inhibition est
effectuée selon un procédé qui répartit l'inhibition du certain nombre de périodes
du signal périodique de référence au cours de chaque cycle d'inhibition. De plus,
la pluralité d'intervalles de temps successifs est prévue de manière que l'augmentation
de la durée d'un intervalle de temps quelconque parmi cette pluralité, résultant de
l'inhibition d'une ou plusieurs période(s) du signal périodique de référence au cours
de cet intervalle de temps, soit au maximum égale à la moitié de la période moyenne
théorique du signal digital inhibé.
[0014] Ensuite, la précision du dispositif d'affichage analogique de l'heure est déterminée
en calculant une erreur relative donnée par le résultat de la division de la différence
entre la fréquence moyenne du signal digital inhibé, obtenue à l'étape E) susmentionnée,
et la fréquence moyenne théorique, pour ce signal digital inhibé, par cette fréquence
moyenne théorique.
[0015] Finalement, la marche de la pièce d'horlogerie est obtenue en multipliant l'erreur
relative susmentionnée par le nombre de secondes dans un jour.
[0016] La méthode de mesure de l'invention s'applique à une pièce d'horlogerie dont le transducteur
électromécanique est soit une génératrice, soit un moteur à rotation continue.
Brève description des figures
[0017] L'invention sera décrite ci-après de manière détaillée à l'aide des dessins annexés,
donnés à titre d'exemples nullement limitatifs, dans lesquels :
- La Figure 1 montre partiellement une pièce d'horlogerie comprenant dans son mouvement
une génératrice électromécanique à rotation continue et pour laquelle la méthode de
mesure selon l'invention peut s'appliquer,
- La Figure 2 est une vue en coupe partielle du mouvement de la Figure 1, avec en plus
divers éléments de ce mouvement représentés schématiquement,
- La Figure 3 montre schématiquement un mode de réalisation d'un circuit électronique
formant le mouvement de la Figure 1,
- La Figure 4 est une vue schématique en perspective d'un dispositif de mesure permettant
de mettre en œuvre la méthode de mesure selon l'invention,
- Les Figures 5A et 5B montrent un signal de tension aux deux bornes du stator de la
génératrice du mouvement de la Figure 1 et la détection d'impulsions de champ magnétique
reçus par le dispositif de mesure de la Figure 4 pour respectivement deux modes de
régulation de la vitesse de rotation du rotor de la génératrice,
- La Figure 6 montre partiellement, de manière agrandie, le signal de tension représenté
aux Figures 5A et 5B ainsi que divers signaux digitaux intervenant dans le circuit
électronique du mouvement pour rythmer l'avance des organes de l'affichage de l'heure
et pour permettre la régulation de la vitesse de rotation du rotor du transducteur
électromécanique, et
- La Figure 7 est un tableau donnant un exemple d'un certain nombre d'intervalles de
temps, mesurés au cours d'une période de mesure légèrement supérieure à un cycle d'inhibition,
et divers nombres dérivés de ces intervalles de temps dans le cadre de la méthode
de mesure selon l'invention.
Description détaillée de l'invention
[0018] On décrira à l'aide des figures annexées un mode de mise en œuvre de la méthode de
mesure selon l'invention appliquée à une pièce d'horlogerie 2 comprenant dans son
mouvement 4 une génératrice électromécanique 6 à rotation continue (ci-après 'la génératrice'),
laquelle présente une liaison cinématique 9 avec une chaîne cinématique 8 qui est
agencée entre un barillet 10, définissant une source d'énergie mécanique et formant
un dispositif moteur, et un affichage de l'heure 12. La chaîne cinématique 8 comprend,
dans la variante représentée, un mobile 8A et un rouage 8B, représenté schématiquement,
en prise avec le dispositif d'affichage de l'heure 12 comprenant les aiguilles 14A,14B,14C.
[0019] De manière générale, la génératrice 6 est formée par un rotor muni d'aimants permanents
et un stator comprenant au moins une bobine au travers de laquelle passe un flux magnétique
variable qui est engendré par les aimants du rotor lorsque ce dernier est en rotation.
Dans la variante représentée, le stator 16 comprend un support 20 portant trois bobines
22A, 22B et 22C agencées régulièrement autour de l'axe de rotation 19 du rotor et
reliées à un circuit électronique 24. Le rotor 18 comprend un arbre central 32 portant
deux flasques 28A, 28B, de préférence en matériau ferromagnétique, sur chacun desquels
sont agencés régulièrement, autour de l'axe de rotation, six aimants permanents 30A
et 30B présentant des polarités alternées. En d'autres termes, deux aimants adjacents
30A et 30B d'un même flasque présentent des polarités inversées, alors que deux aimants
30A tout comme deux aimants 30B, portés respectivement par les deux flasques et alignés
selon la direction de l'axe de rotation 19, présentent une même polarité. L'arbre
32 du rotor porte un pignon 34 en prise avec la roue du mobile 8A. Ainsi, dans la
variante représentée, la liaison cinématique 9 est formée par l'engrènement du pignon
34 avec la roue du mobile 8A.
[0020] Le mouvement 4 comprend encore une platine 36 et un pont 38 dans lesquels sont respectivement
agencés deux paliers 40A et 40B munis chacun d'un dispositif antichoc et dans lesquels
est pivoté le rotor 18.
[0021] A la Figure 3, le circuit électronique 24 est relié aux bornes 44A et 44B des bobines
du stator 16. Lorsque le rotor 18 est entraîné en rotation, un flux magnétique variable,
engendré par les aimants du rotor, passe au travers des bobines et engendre dans chacune
d'elles une tension induite alternative. Etant donné que les bobines sont au nombre
de trois, que les aimants portés par chaque flasque sont au nombre de six avec des
polarités alternées, et que ces aimants et ces bobines sont agencés régulièrement
autour de l'axe de rotation du rotor, les trois tensions induites respectivement dans
les trois bobines sont sensiblement en phase. Dans une première variante, les trois
bobines sont agencées en série et les tensions de crête s'additionnent sensiblement.
On notera que dans une seconde variante les trois bobines peuvent être agencées en
parallèle. Les trois bobines délivrent ensemble, lorsque le rotor est entraîné en
rotation, une tension alternative U
1 au circuit électronique 24 qui comprend un redresseur 46, lequel fournit une tension
U
1* sensiblement continue à un régulateur de tension 48. Le régulateur de tension fournit
une tension d'alimentation U
2 au circuit électronique, en particulier à un circuit 50 de régulation de la vitesse
de rotation moyenne du rotor 18.
[0022] Le circuit de régulation 50 comprend un interrupteur 52, formé par un transistor,
qui est commandé par une unité de commande 54. L'interrupteur 52 est agencé entre
les deux bornes 44A et 44B du stator 16, de sorte que lorsque cet interrupteur est
fermé, c'est-à-dire passant, ces deux bornes sont reliées électriquement et la tension
U
1 est nulle, les bobines 22A - 22C du stator étant alors en court-circuit. Lorsque
l'interrupteur est ouvert, c'est-à-dire non passant, la tension U
1 est proportionnelle à la tension induite dans les trois bobines par les aimants du
rotor tournant. La vitesse de rotation moyenne de la génératrice 6 est régulée, en
fonction d'une vitesse de rotation nominale, par un dispositif de régulation formé
par le circuit de régulation 50. Le circuit de régulation est associé à une base de
temps électronique 25 qui est formée par : - un oscillateur à quartz 26 qui engendre
un signal périodique de référence S
PR, - un premier diviseur de fréquence 60 qui reçoit le signal périodique de référence
S
PR et qui fournit un signal digital périodique S
DP dont la fréquence F
DP est égale à la fréquence naturelle F
NR du signal périodique de référence S
PR divisée par un nombre entier donné, par exemple deux, et - un deuxième diviseur de
fréquence 62 qui reçoit le signal S
DP et qui fournit un signal digital inhibé S
DI à une unité logique 64, laquelle traite ce signal digital inhibé pour générer un
signal d'horloge S
Ho. Le signal digital inhibé S
DI est aussi fourni à l'unité de commande 54. On remarquera que le premier diviseur
et le deuxième diviseur forment généralement les deux premiers étages d'une unité
de division qui forme aussi au moins une première partie de l'unité logique 64.
[0023] En général, étant donné que la fabrication des oscillateurs à quartz ne permet pas
d'obtenir une fréquence naturelle très précise, il est prévu de produire des oscillateurs
à quartz ayant une fréquence naturelle supérieure à une fréquence de référence théorique
F
RT, dans une certaine plage de valeurs de fréquence donnée. En général, la fréquence
de référence théorique F
RT est égale à 32'768 Hz. Dans la variante décrite, le diviseur de fréquence 60 est
un diviseur par deux, de sorte que la fréquence théorique FT
DP du signal digital S
DP est égale à 16'384 Hz et la période théorique PT
DP correspondante vaut 1 /16'384 seconde. Par exemple, l'erreur journalière d'oscillateurs
à quartz non inhibés est prévue entre une et vingt secondes.
[0024] Le deuxième diviseur de fréquence est associé à une unité d'inhibition 66 qui, de
manière classique, inhibe un nombre déterminé d'impulsions dans le signal digital
S
DP pour corriger une erreur prédéterminée de l'oscillateur à quartz 26 résultant des
tolérances de fabrication et du fait que, comme déjà indiqué, les quartz sont produits
de manière à présenter une fréquence naturelle trop élevée dans une certaine plage
de fréquences au-dessus d'une fréquence de référence théorique F
RT. Ensuite, pour chaque oscillateur à quartz produit, on détermine sa fréquence naturelle
F
NR et on calcule un nombre d'inhibitions par cycle d'inhibition, ce nombre d'inhibitions
étant introduit dans l'unité d'inhibition 66. En général, les inhibitions sont réparties
sur chacun des cycles d'inhibition successifs. Dans une variante connue, un cycle
d'inhibition dure 64 secondes et le nombre d'inhibitions déterminé est divisé par
ce nombre de secondes pour obtenir un nombre d'inhibition unitaire par seconde. Ce
dernier nombre est un nombre réel. A chaque seconde au cours d'un cycle d'inhibition
on ajoute le nombre d'inhibition unitaire dans un compteur et on inhibe la partie
entière du résultat de l'addition effectuée par ce compteur, en ne conservant ensuite
dans le compteur que la partie fractionnaire restante. Prenons deux exemples simples
: a) le nombre d'inhibition déterminé est 32 et le nombre d'inhibition unitaire est
donc 0.5, de sorte qu'il est prévu l'inhibition d'une période du signal digital périodique
toutes les deux secondes ; b) le nombre d'inhibition déterminé est 96 et le nombre
d'inhibition unitaire est 1.5, de sorte qu'il est prévu alternativement une inhibition
et deux inhibitions au cours des secondes successives d'un cycle d'inhibition. On
notera que, de manière avantageuse, lorsque le nombre d'inhibition unitaire est supérieur
à un, des inhibitions effectuées au cours d'une même seconde ne sont pas cumulées
dans une même période du signal digital inhibé, mais sont distantes d'un certain intervalle
de temps unitaire, par exemple de sensiblement 125 ms (1/8 seconde).
[0025] On remarquera que l'inhibition de périodes du signal de référence engendré par le
quartz, pour ajuster la précision d'une montre électronique et diminuer ainsi sa marche,
est une technique bien connue par la personne du métier qui connaît diverses manières
de l'implémenter. La présente invention ne se limite donc pas à une seule implémentation
possible, mais à plusieurs variantes connues dans la mesure où certaines conditions
restent valides, comme exposé par la suite.
[0026] Pour réguler la vitesse de la génératrice, le signal d'horloge S
Ho détermine une valeur de consigne pour la fréquence de la tension induite dans les
bobines, laquelle correspond à la fréquence du signal de tension U
1. Cette valeur de consigne est une fonction de la vitesse de rotation nominale de
la génératrice et elle est déterminée par la base de temps 25, de sorte qu'elle est
entachée d'une erreur correspondant à celle de la base de temps. Un comparateur de
tension 58, dont une entrée est reliée à une des bornes 44A, 44B et l'autre entrée
à une tension de référence 59, génère un signal F
UG qui est fourni à un compteur réversible 56 et à l'unité de commande 54. Plus particulièrement,
le signal F
UG est un signal digital dont la période correspond à la période électrique de la génératrice,
c'est-à-dire à la période de la tension induite dans son stator et donc de la tension
U
1. Ce signal F
UG décrémente le compteur réversible 56 à chaque période électrique détectée alors que
l'unité logique 64 incrémente ce compteur réversible à chaque période du signal d'horloge
S
Ho. Ainsi, le compteur réversible intègre, depuis un instant initial, une dérive temporelle
de la génératrice et donc de l'affichage analogique de l'heure relativement à une
avance de consigne déterminée par la valeur de consigne qui est dérivée du signal
digital inhibé fourni par la base de temps interne 25. L'état du compteur réversible
est fourni à l'unité de commande 54 qui gère la vitesse de rotation moyenne de la
génératrice selon une méthode donnée.
[0027] Le circuit de régulation 50 est agencé pour fournir à la génératrice successivement
des impulsions de régulation pour réguler sa vitesse de rotation moyenne de sorte
qu'elle soit au plus proche d'une vitesse de rotation nominale prévue pour le rotor
de la génératrice. Les impulsions de régulation sont formées ici par des impulsions
de freinage du rotor de la génératrice qui sont engendrées chacune par un court-circuit
momentané de la bobine ou des bobines formant le stator de cette génératrice. La vitesse
de rotation nominale est déterminée par la construction du mouvement 4, en particulier
par la chaîne cinématique 8 et la liaison cinématique 9. Dans la variante décrite
ici, la vitesse de rotation nominale est égale à 64 / 9 = 7,1111 tours par seconde.
Pour la génératrice décrite précédemment, la fréquence électrique nominale du signal
de tension alternative U
1 est celle de la tension induite dans ses trois bobines. Elle vaut le triple de la
vitesse de rotation nominale, soit 64 / 3 = 21,3333 Hz. Ainsi, la période électrique
nominale vaut 46,875 ms et la durée nominale d'une alternance du signal U
1 est égale exactement à 23,4375 ms.
[0028] A la Figure 4 est montré schématiquement un dispositif de mesure 70 susceptible de
mettre en œuvre la méthode de mesure selon l'invention, moyennant un logiciel approprié
dont le contenu deviendra évident à la lecture de la description détaillée de cette
méthode de mesure. Le dispositif de mesure 70 comprend une bobine de détection 72
capable de détecter une variation d'un champ magnétique provenant de la pièce d'horlogerie
2. En effet, une variation du champ magnétique engendre une tension induite dans la
bobine de détection. A titre d'exemple, le dispositif de mesure 70 peut être matériellement
un appareil nommé 'Analyzer Twin' de la société Witschi Electronic SA à Büren en Suisse,
dans lequel on implémente un logiciel spécifique pour la mise en œuvre de la méthode
de mesure selon l'invention. D'autres appareils de mesure similaires pour montres
électroniques peuvent aussi être utilisés. En effet, il n'est pas utile que l'appareil
de mesure puisse aussi être utilisé pour des montres mécaniques, comme c'est le cas
du modèle 'Analyser Twin'.
[0029] De manière générale, la méthode de mesure selon l'invention prévoit de mesurer, en
particulier pour une pièce d'horlogerie 2 comme une montre-bracelet ou pour un mouvement
4 prêt à être emboîté, la fréquence moyenne d'un signal digital interne au circuit
électronique du mouvement 4, ce signal digital étant dérivé du signal périodique de
référence S
PR engendré par l'oscillateur à quartz 26 formant la base de temps électronique 25 de
ce mouvement 4. Il est prévu que la vitesse de rotation moyenne de la génératrice
6 soit régulée par un circuit de régulation, associé à la base de temps électronique,
en fonction d'une vitesse de rotation nominale. Le dispositif de régulation est agencé
pour pouvoir fournir à la génératrice successivement des impulsions de freinage en
court-circuitant les bornes 44A et 44B des bobines du stator 16 de la génératrice
pour réguler sa vitesse de rotation moyenne. L'unité de commande 54 du dispositif
de régulation génère chacune des impulsions de freinage de la manière suivante : Lorsqu'il
est prévu de générer une impulsion de freinage en vue de réguler la vitesse de rotation
de la génératrice, notamment en fonction de l'état du compteur réversible 56 ou éventuellement
aussi d'autres événements détectés, l'unité de commande attend de détecter dans le
signal digital F
UG provenant du comparateur 58, selon la variante, soit un prochain flanc montant, soit
un flanc suivant parmi les flancs montants et descendants ; puis elle déclenche directement
ou après un délai donné l'impulsion de freinage, via le signal de commande Scom qu'elle
fournit à l'interrupteur 52, en fermant cet interrupteur à un instant td
n, n = 1, 2, 3, .... Dans une variante spécifique, comme montré à la Figure 6, le signal
de commande Scom passe de son état logique '0' (interrupteur ouvert) à son état logique
'1' (interrupteur fermé et donc passant) au premier flanc montant du signal digital
inhibé S
DI, reçu par l'unité de commande pour gérer temporellement les impulsions de freinage,
suite au flanc considéré du signal F
UG. Dans une autre variante spécifique, il est prévu de commencer une impulsion de freinage
au premier flanc détecté, montant ou descendant, du signal S
DI suite à la détection du passage par zéro considéré du signal de tension U
1.
[0030] Dans le cadre de l'invention, les impulsions de régulation définissent respectivement
de mêmes événements qui sont synchronisés sur les flancs montants ou sur les flancs
descendants du signal digital inhibé S
DI et qui sont détectables, par un dispositif de mesure sans contact galvanique avec
le mouvement et de préférence par un capteur de champ magnétique 72, à des instants
de détection correspondant. Dans un mode de mise en œuvre principal de la méthode
de mesure de l'invention décrit à l'aide des figures, cet événement est la fin de
chaque impulsion de freinage. Comme montré à la Figure 6, les fins respectives tf
n, n = 1, 2, 3, ..., des impulsions de freinage BP
n sont synchronisées et de plus en phase avec des flancs montants du signal digital
inhibé S
DI et également avec des flancs montants du signal digital périodique S
DP. On notera que, de par la génération du signal S
DI, les flancs montants de ce signal S
DI sont en phase avec des flancs montants correspondants du signal digital périodique
S
DP. Les impulsions de freinage BP
n sont identifiées aux figures soit par des impulsions de commande correspondantes
du signal de commande S
Com (Figures 5A et 5B), soit par les zones étendues (c'est-à-dire non ponctuelles) de
la tension U1 où cette dernière présente une valeur nulle (Figure 6), résultant des
impulsions de commande. Les impulsions de freinage BP
n ont des durées de freinage T
BPn.
[0031] Dans la variante représentée, le signal S
DI a une fréquence moyenne FM
DI qui est, sur un cycle d'inhibition, légèrement inférieure au quart de la fréquence
moyenne FM
DP du signal digital périodique S
DP. Le signal digital inhibé S
DI est dérivé du signal S
DP avec l'application de l'inhibition prévue pour corriger l'erreur relative de l'oscillateur
à quartz. Pour générer le signal digital inhibé S
DI, on divise le signal digital périodique S
DP deux fois par deux dans le diviseur 62 en appliquant l'inhibition lors de la première
de ces deux divisions par deux successives. Pour expliquer comment intervient l'inhibition,
on a introduit à la Figure 6 un signal fictif inhibé S
FI ayant, en dehors des périodes subissant une inhibition, la fréquence du signal S
DP. Sans inhibition, la période P
DI du signal S
DI vaut exactement quatre fois la période P
DP du signal S
DP. Par contre, lorsqu'intervient une inhibition 'Inh' lors de la première division
par deux du signal S
DP, une période P
DP de ce signal est inhibée, c'est-à-dire qu'elle est ignorée et donc pas prise en compte,
de sorte que la période P
DI* du signal S
DI générée lors de cette inhibition est supérieure à celle de la période P
DI, puisque la période P
DI* a de fait une durée égale à cinq fois la période P
DP. On comprend donc que P
DI* = 1.25·P
DI (+25%). Le signal digital inhibé S
DI est donc caractérisé par une fréquence moyenne FM
DI et une période moyenne PM
DI. Comme le signal d'horloge S
Ho est déterminé par le signal S
DI et que ce signal d'horloge détermine une valeur de consigne pour la fréquence de
la tension induite dans les bobines de la génératrice, il est prévu pour le signal
S
DI une fréquence moyenne théorique FMT
DI et une période moyenne théorique PMT
DI correspondante qui sont fonctions respectivement de la fréquence électrique nominale
et de la période électrique nominale de la tension U
1 (lesquelles sont égales à celles de la tension induite). Sur un cycle d'inhibition,
la fréquence F
DP du signal digital périodique S
DP peut aussi légèrement varier, de sorte que sur un cycle d'inhibition C
Inh et également sur la durée totale de mesure T
Mes le signal S
DP présente une fréquence moyenne FM
DP et une période moyenne PM
DP correspondante. Ensuite, à la période P
DP du signal S
DP et à la période moyenne PM
DP correspond une même période théorique PT
DP, aussi nommée période moyenne théorique PT
DP, et une même fréquence théorique FT
DP correspondante, aussi nommée fréquence moyenne théorique. La fréquence théorique
FT
DP est, par construction de l'oscillateur de la base de temps, inférieure à la fréquence
moyenne FM
DP.
[0032] Dans la variante décrite aux figures, la fréquence théorique FT
DP = 16'384 Hz et la période théorique PT
DP = 1/16'384 seconde. Ensuite, la fréquence moyenne théorique FMT
DI vaut FT
DP/4, soit FMT
DI = 4'096 Hz, et la période moyenne théorique PMT
DI = 1 /4'096 seconde. Finalement, on remarquera que la fréquence naturelle F
NR du signal périodique de référence S
PR présente également, sur un cycle d'inhibition ou une durée totale de mesure, une
fréquence naturelle moyenne FM
NR qui vaut le double de la fréquence moyenne FM
DP du signal S
DP. A ces fréquences F
NR et FM
NR correspond la fréquence de référence théorique F
RT = 32'768 Hz, laquelle est, par construction de l'oscillateur, inférieure à la fréquence
naturelle F
NR.
[0033] A l'aide des Figures 4, 5A, 6 et 7, on décrira plus en détails la méthode de mesure
selon l'invention pour un premier mode de régulation de la vitesse de rotation moyenne
du transducteur électromécanique dans lequel le dispositif de régulation est agencé
pour engendrer les impulsions de régulation de manière que, en fonctionnement normal,
deux impulsions de régulation successives quelconques présentent entre leurs débuts
respectifs td
n approximativement un même nombre entier positif d'alternances du signal de tension
induite qui est généré par les aimants du rotor dans la ou les bobine(s) du stator
lorsque ce rotor est en rotation. Dans ce premier mode de régulation, la régulation
de la vitesse de rotation moyenne du rotor est obtenue par une variation de la durée
T
BPn des impulsions de régulation. Dans la variante décrite ici pour une génératrice dont
la vitesse de rotation moyenne est régulée par des impulsions de freinage, il est
prévu de générer une impulsion de freinage à chaque alternance. La méthode de mesure
comprend les étapes suivantes :
- A) Mesure par le dispositif de mesure 70, qui comprend ou est associé à une base de
temps externe très précise, d'une pluralité d'intervalles de temps successifs TIn, n = 1, 2, 3, ..., N, intervenant chacun entre deux instants de détection correspondant
respectivement à deux instants finaux tfn-1 et tfn de deux impulsions de freinage successives BPn-1 et BPn ;
- B) Détermination, pour chaque intervalle de temps TIn de la pluralité d'intervalles de temps TIn, n = 1, 2, 3, ..., N, d'un nombre entier Mn(SDP) qui est égal à l'arrondi, à l'entier le plus proche, du résultat NRn(SDP) de la division de cet intervalle de temps TIn par la période théorique PTDP du signal digital périodique SDP, soit NRn (SDP) = TIn/PTDP = TIn·FTDP, ou/et d'un nombre entier Mn(SDi) qui est égal à l'arrondi, à l'entier le plus proche, du résultat NRn(SDI) de la division de l'intervalle de temps TIn par la période moyenne théorique PMTDI du signal digital inhibé SDI, soit NRn(SDI) = TIn/PMTDI = TIn·FMTDI ;
- C) Sommation des nombres entiers Mn(SDP), respectivement Mn(SDi) déterminés à l'étape B) pour la pluralité d'intervalles de temps TIn, n = 1, 2, 3, ..., N, pour obtenir ainsi un nombre total de périodes TNP (SDP), respectivement TNP (SDI) du signal digital périodique SDP, respectivement du signal digital inhibé SDI ;
- D) Sommation des intervalles de temps TIn de la pluralité d'intervalles de temps mesurés à l'étape A), pour obtenir ainsi une
durée totale de mesure TMes correspondant au nombre total de périodes TNP (SDP), respectivement TNP (SDI) ;
- E) Calcul de la fréquence moyenne FMDP, respectivement FMDI du signal SDP ou/et du signal SDI en divisant le nombre total de périodes TNP (SDP), respectivement TNP (SDI) par la durée totale de mesure TMes, soit FMDP = TNP (SDP)/TMes et FMDI = TNP (SDI)/TMes.
[0034] A l'étape A), les instants finaux sont détectés ici par un capteur magnétique 72
du dispositif de mesure qui est agencé pour pouvoir détecter de courtes impulsions
de tension induite DE
n, n = 1, 2, 3, ..., intervenant en fin des impulsions de freinage BP
n étant donné la brusque chute du courant induit dans les bobines du stator de la génératrice
lorsque l'interrupteur 52 est ouvert (rendu non passant) à la fin de chaque impulsion
de freinage. Pour détecter précisément un même instant spécifique des impulsions de
tension induite DE
n, il est prévu deux comparateurs en parallèle qui détectent, sur le flanc montant
de ces impulsions, l'instant où la tension induite atteint une tension de seuil Us
ou -U
S respectivement pour les impulsions positives et négatives qui se succèdent alternativement,
étant donné que les impulsions de freinage sont effectuées à chaque alternance de
la tension U
1 aux bornes du stator 16 de la génératrice 6. On remarquera que les instants de détection
présentent un même petit déphasage temporel avec les fins respectives des impulsions
de freinage correspondantes.
[0035] Comme indiqué ci-avant, dans le cadre de l'invention, il est prévu de mesurer soit
la fréquence moyenne FM
DI du signal digital inhibé S
DI, de manière à pouvoir finalement déterminer la marche de la pièce d'horlogerie, soit
la fréquence moyenne FM
DP du signal digital périodique S
DP de manière à pouvoir déterminer la précision de l'oscillateur 26 (généralement un
oscillateur à quartz) fournissant le signal périodique de référence S
PR. Ainsi, dans une première variante, le signal digital est le signal digital périodique
S
DP dont la fréquence moyenne FM
DP est égale à la fréquence naturelle moyenne FM
NR, sur la durée totale de mesure T
Mes, du signal périodique de référence S
PR divisée par un nombre entier donné, par exemple par deux. La précision de l'oscillateur
est déterminée en calculant une erreur relative ER (S
DP) donnée par le résultat de la division de la différence entre la fréquence moyenne
FM
DP du signal S
DP, obtenue à l'étape E), et la fréquence théorique FT
DP de ce signal S
DP par cette fréquence théorique, soit ER (S
DP) = (FM
DP - FT
DP) / FT
DP. On remarquera que l'erreur relative du signal périodique de référence S
PR généré par l'oscillateur 26 est identique, soit ER (S
PR) = ER (S
DP). Dans une deuxième variante, le signal digital est donc le signal digital inhibé
S
DI qui présente des périodes P
DI et P
DI* de durées variables en fonction d'une inhibition d'un certain nombre de périodes
du signal périodique de référence au cours de cycles d'inhibition successifs. La fréquence
moyenne FM
DI du signal digital inhibé déterminant une avance des organes indicateurs 14A à 14C
du dispositif 12 d'affichage analogique de l'heure, la précision du dispositif d'affichage
analogique de l'heure est déterminée en calculant une erreur relative ER (S
DI) donnée par le résultat de la division de la différence entre la fréquence moyenne
FM
DI du signal digital inhibé S
DI, obtenue à l'étape E), et la fréquence moyenne théorique FMT
DI de ce signal S
DI par cette fréquence moyenne théorique, soit ER (S
DI) = (FM
DI - FMT
DI) / FMT
DI. La marche de la pièce d'horlogerie est obtenue en multipliant l'erreur relative
ER (S
DI) par le nombre de secondes dans un jour, soit Marche = ER (S
DI)·86'400 [s/jour].
[0036] A titre d'exemple, en prenant les résultats de mesure donnés dans le tableau de la
Figure 7, on a une durée totale de mesure T
Mes = 64.007533 secondes, le nombre total de périodes TNP (S
DP) = 1'048'810 et le total de périodes TNP (S
DI) = 262'175. On obtient :

Avec FT
DP = 16'384 Hz et FMT
DI = 4'096 Hz, on obtient :

ER (S
PR) correspond ici environ à 9 s/jour alors que ER (S
DI) correspond à une Marche = 0.0477 [s/jour], et donc à une erreur annuelle d'environ
17.5 s pour une fréquence de référence moyenne annuelle qui correspondrait à la fréquence
de référence moyenne FM
NR donnée par le double de FM
DP, soit FM
NR = 32'771.5 Hz.
[0037] On remarquera que les intervalles de temps TI
n se suivent sans interruption. Ainsi, la durée totale de mesure T
Mes est constituée d'une pluralité d'intervalles de temps TI
n, n = 1, 2, 3, ..., N, qui sont contigus, ces intervalles de temps étant mesurés par
le dispositif de mesure de manière très précise. La durée totale de mesure T
Mes correspond donc à une période de temps sans interruption entre un instant initial
tfo et un instant terminal tf
N. Cette variante avantageuse est facultative pour la mesure de la fréquence moyenne
du signal digital périodique S
DP, mais elle est préférable pour le signal digital inhibé S
DI car les inhibitions n'interviennent généralement pas à chaque intervalle de temps
TI
n et ces inhibitions ne sont pas distribuées nécessairement de manière parfaitement
homogène au cours du temps.
[0038] On remarquera que la durée totale de mesure T
Mes est prévue très légèrement supérieure à la durée d'un cycle d'inhibition C
Inh qui vaut ici théoriquement 64 secondes. De fait, le dernier intervalle de temps TI
N correspond à l'intervalle de temps, entre deux fins tf
N-1 et tf
N d'impulsions de freinage, au cours duquel intervient la fin d'une mesure temporelle
d'un cycle d'inhibition C
Inh depuis l'instant final tfo d'une impulsion de freinage initiale BP
0, cet instant tfo étant sélectionné comme début de la mesure. La mesure temporelle
d'un cycle d'inhibition est effectuée aussi par le dispositif de mesure qui comprend
ou est associé à une base de temps externe très précise, par exemple une base de temps
atomique. Dans la variante représentée, le nombre total N d'intervalles de temps contigus
mesurés est égal à 2731, soit N = 2731. La fréquence électrique nominale du signal
de tension U
1 est égale à 64/3 Hz. La période électrique nominale vaut donc 46.8750 millisecondes.
Ainsi, la durée nominale d'une alternance du signal de tension U
1 vaut 23.4375 ms. 2731 alternances à cette durée nominale donne une durée totale légèrement
supérieure à 64 s, soit 64.0078125 s. On notera que la durée nominale d'une alternance
correspond exactement à 96 périodes moyennes théoriques PMT
DI = 1/4'096 s du signal S
DI et à 384 périodes théoriques PT
DP = 1 / 16'384 s du signal S
DP.
[0039] Le tableau de la Figure 7 donne la pluralité d'intervalles temps TI
n, n = 1, 2, 3, ..., N = 2731, obtenus à l'étape A) de la méthode de mesure, ainsi
que les nombres réels NR
n (S
DP) et NR
n(S
DI) et les nombres entiers arrondis correspondants M
n (S
DP) et M
n(S
Di) obtenus à l'étape B) de cette méthode de mesure. Etant donné que la vitesse de rotation
de la génératrice varie, on observe que les nombres entiers M
n(S
DP) et M
n(S
Di) sont variables autour des nombres entiers nominaux respectifs 384 et 96. Comme un
facteur '4' est prévu entre les nombres entiers nominaux 96 et 384, et étant donné
que les événements détectés DE
n sont synchrones avec des flancs montants du signal digital inhibé S
DI, les nombres entiers nominaux M
n(S
DP) sont des nombres pairs en l'absence d'inhibition durant des intervalles de temps
correspondants TI
n et des nombres impairs lorsqu'une inhibition intervient au cours des intervalles
de temps correspondants (au plus une inhibition par intervalle de temps est prévue
dans la variante décrite ici). Ainsi, on peut aisément déterminer sur le tableau de
la Figure 7 les intervalles de temps au cours desquels interviennent des inhibitions.
[0040] Le nombre total d'inhibitions dans la variante décrite est égal à 110. Ce nombre
est égal à la différence entre le nombre total de périodes TNP(S
DP) = 1'048'810 et le total de périodes TNP(S
DI) = 262'175 multiplié par le facteur '4' susmentionné. Grâce aux arrondis effectués
dans la méthode de mesure selon l'invention, on peut déterminer aussi bien le nombre
effectif de périodes du signal digital périodique S
DP, lequel est non inhibé, que le nombre effectif de périodes du signal digital inhibé
S
DI, lequel est dérivé du signal S
DP avec l'application du procédé d'inhibition pour corriger l'erreur de ce signal S
DP. L'arrondi effectué sur les nombres réels NR
n(S
DI) pour obtenir les nombres entiers M
n(S
Di) a pour conséquence que ces nombres entiers M
n(S
Di) sont indépendants du fait qu'une inhibition ait lieu ou non au cours de l'intervalle
de temps TI
n correspondant. Ainsi, grâce à la méthode de mesure selon l'invention, malgré le fait
que le transducteur électromécanique a une vitesse de rotation variable, on détermine
les nombres effectifs de périodes du signal digital inhibé S
DI au cours des intervalles de temps TI
n qui sont fonction des impulsions de régulation appliquées au transducteur électromécanique,
ces impulsions de régulation pouvant intervenir ou non au cours de chacun de ces intervalles
de temps. De plus, dans le cadre de la méthode de mesure selon l'invention, on peut
déterminer les nombres effectifs de périodes du signal digital périodique S
DP, lequel est non inhibé, au cours des intervalles de temps TI
n et déterminer ainsi, outre la précision de l'oscillateur interne, le nombre d'inhibitions
par cycle d'inhibition qui a été prévu pour la pièce d'horlogerie considérée et qui
est stocké, au moment de la mesure, dans une mémoire de l'unité d'inhibition 66 ou
une mémoire interne accessible à cette unité d'inhibition. On remarquera que ce nombre
d'inhibitions peut généralement être remplacé ou corrigé, notamment suite à une constatation
que la marche de la pièce d'horlogerie n'est pas optimale ou hors d'une plage spécifique
prévue pour la pièce d'horlogerie en question. Le nombre réel théorique NT
IC d'inhibitions par cycle d'inhibition à prévoir se calcule aisément en multipliant
la durée d'un cycle d'inhibition C
Inh par l'erreur relative ER(S
PR) de la fréquence de référence et en divisant le résultat par la période moyenne PM
DP du signal digital périodique S
DP sur lequel on effectue les inhibitions, soit NT
IC = C
Inh·ER(S
DP)/PM
DP car ER(S
PR) = ER(S
DP). Pour la variante décrite, on obtient NTic = 110.112.
[0041] Dans une autre variante, il est prévu une impulsion de freinage à chaque période
de la tension U
1, de sorte que seules les impulsions de tension induite positives DE
2n-1 ou seules les impulsions de tension induites négatives DE
2n apparaissent (voir Figure 5A), selon que les impulsions de freinage sont appliquées
lors des flancs montants ou des flancs descendants du signal de tension U
1, et elles sont détectées à l'aide d'un seul comparateur de tension avec la tension
de seuil U
S, respectivement -U
S. La durée moyenne théorique des intervalles de temps est alors égale à 46.8750 ms.
[0042] Pour garantir une haute précision de la méthode de mesure selon l'invention, trois
conditions exposées ci-après sont avantageusement à respecter.
[0043] La première condition impose une durée maximale aux intervalles de temps mesurés
TI
n. La mesure de la pluralité d'intervalles de temps successifs TI
n à l'étape A) est effectuée de manière que chacun soit inférieur à une durée maximale
TI
Max qui est égale à la période moyenne théorique pour le signal digital considéré divisée
par le double de l'erreur relative maximale ER
Max pour la fréquence naturelle F
NR du signal périodique de référence S
PR relativement à la fréquence de référence théorique F
RT, soit TI
Max(S
DP) = PT
DP/2·ER
Max(F
NR) pour la mesure de la fréquence moyenne FM
DP du signal digital périodique S
DP, soit TI
Max(S
DI) = PMT
DI/2·ER
Max(F
NR) pour la mesure de la fréquence moyenne FM
DI du signal digital inhibé S
DI. Comme la méthode de mesure repose sur un arrondi à la valeur entière la plus proche,
pour obtenir un nombre entier de périodes M
n(S
DP), respectivement M
n(S
Di) du signal digital considéré qui corresponde pour chaque intervalle de temps TI
n au nombre entier effectif de périodes du signal digital considéré, il faut que chaque
nombre réel obtenu NR
n(S
DP), respectivement NR
n(S
Di) s'écarte au maximum d'une demi-période du signal digital considéré relativement
au nombre entier M
n(S
DP), respectivement M
n(S
Di). Comme PMT
DI = 4·PT
DP, on comprend que la condition est plus stricte pour la mesure de la fréquence moyenne
FM
DP du signal S
DP et donc de la précision de l'oscillateur de la base de temps interne. De plus, pour
le signal S
DI, comme il y a des inhibitions prévues pour corriger l'erreur de l'oscillateur et
que ces inhibitions sont généralement réparties au cours des cycles d'inhibition,
la première condition discutée ici n'est pas nécessaire pour garantir une haute précision
de mesure mais elle permet d'assurer dans tous les cas une haute précision. A titre
d'exemple numérique, si on prend comme erreur maximale pour l'oscillateur vingt secondes
/jour, ER
Max(F
NR) vaut approximativement 230 ppm (0.00023), TI
Max(S
DP) = 132.7 ms et TI
Max(S
DI) = 530.8 ms. Dans la variante considérée, la durée théorique d'une alternance du
signal U
1 est égale à 23.4375 ms, de sorte qu'il faut au moins une impulsion de freinage toutes
les cinq alternances pour mesurer précisément la fréquence moyenne de l'oscillateur,
respectivement au moins une impulsion de freinage toutes les vingt-deux alternances
pour mesurer précisément, en l'absence d'inhibition au cours d'au moins un des intervalles
de temps TI
n, la fréquence moyenne du signal digital inhibé et donc la marche de la pièce d'horlogerie.
[0044] La deuxième condition concerne le nombre maximum d'inhibitions qui peuvent intervenir
au cours de chaque intervalle de temps TI
n. Dans le but d'obtenir un nombre entier de périodes M
n(S
Di) du signal digital inhibé S
DI qui corresponde, pour chacun des intervalles de temps TI
n, au nombre entier effectif de périodes de ce signal digital inhibé, la pluralité
d'intervalles de temps successifs est prévue de manière que l'augmentation de la durée
d'un intervalle de temps quelconque parmi cette pluralité, résultant de l'inhibition
d'une ou plusieurs période(s) du signal périodique de référence au cours de cet intervalle
de temps, soit au maximum égale à la moitié de la période moyenne théorique PMT
DI du signal digital inhibé (étant entendu qu'un nombre valant un entier et demi est
arrondi à cet entier). Dans la variante décrite, ce sont des périodes du signal digital
périodique S
DP qui sont inhibées. Comme le rapport entre la période moyenne théorique PMT
DI du signal digital inhibé et la période théorique PT
DP du signal S
DP vaut quatre, soit PMT
DI = PT
DP/4, cette deuxième condition implique pour cette variante qu'il y ait au plus deux
inhibitions par intervalle de temps TI
n. Comme la période P
DP du signal S
DP est pratiquement inférieure à la période théorique PT
DP, on a une certaine marge en limitant les inhibitions par intervalle de temps mesuré
à deux inhibitions.
[0045] On remarquera que la deuxième condition est avantageuse pour assurer dans tous les
cas une haute précision de mesure, mais elle n'est pas nécessaire dans tous les cas.
En effet, dans un mode du procédé d'inhibition qui répartit les inhibitions au cours
d'un cycle d'inhibition selon un schéma sensiblement uniforme, par exemple en répartissant
au mieux le nombre d'inhibitions dans des sous-périodes des cycles d'inhibition et
en évitant d'effectuer dans ces sous-périodes plus de deux impulsions dans un court
laps de temps, on pourrait avoir plus de deux inhibitions par intervalle de temps
si les intervalles de temps TI
n sont, dans une variante, assez longs. Avec une impulsion de freinage toutes les alternances,
comme dans la variante décrite précédemment, on observe que le nombre maximum d'inhibitions
au cours de chaque alternance est bien égal à deux. Au tableau de la Figure 7, prenons
l'intervalle de temps TI
233 où intervient déjà une inhibition, on a NR
233(S
DI) = 94.240. Si on ajoutait encore une inhibition, on obtiendrait approximativement
NR(S
DI) = 94.490 qui s'arrondit correctement à M (S
DI) = 94. Avec trois inhibitions, on aurait un NR(S
DI) supérieur à 94.50, ce qui engendrerait une erreur dans la comptabilité du nombre
effectif de périodes du signal digital inhibé. Par contre, si l'intervalle de temps
TI
n avait une durée suffisamment longue pour que l'erreur engendrée par l'oscillateur
soit supérieure à une période théorique PT
DP du signal S
DP, alors on pourrait avoir trois inhibitions au cours d'un tel intervalle de temps
et toujours avoir un arrondi correct au nombre de périodes effectives du signal S
DI. Selon les calculs et résultats donnés en lien avec la première condition exposée
précédemment, on peut donc conclure qu'on pourrait avoir trois inhibitions au cours
d'un intervalle de temps supérieur à 22 alternances du signal de tension U1, soit
au moins 23 alternances entre deux impulsions de freinage déterminant l'intervalle
de temps considéré et de préférence au moins 24 alternances, soit 12 périodes électriques.
Ainsi, la personne du métier peut comprendre qu'il y a un certain lien entre les intervalles
de temps qui sont mesurés lors de la mise en œuvre de la méthode de mesure de l'invention
et le procédé d'inhibition à prévoir, et donc qu'il existe une certaine relation entre
le nombre d'impulsions de régulation par unité de temps, lors de la mise en œuvre
de la méthode de mesure de l'invention, et le mode de répartition des inhibitions
au cours des cycles d'inhibition.
[0046] La troisième condition pour garantir une haute précision de mesure concerne la durée
totale de mesure T
Mes pour mesurer la fréquence moyenne du signal digital inhibé et la marche de la pièce
d'horlogerie. Comme indiqué, les procédés d'inhibition classiques prévoient de répartir
les inhibitions au cours de chaque cycle d'inhibition. Dans un mode de mise en œuvre
particulier, les inhibitions, dont le nombre entier maximum par cycle d'inhibition
est 255 ou 511, sont réparties par seconde. Un cycle d'inhibition dure théoriquement
64 [s]. Comme déjà exposé précédemment, dans chaque sous-période d'une seconde, on
effectue un nombre entier d'inhibitions, correspondant à la valeur entière du nombre
total d'inhibitions prévues divisé par 64, et on ajoute périodiquement une inhibition
additionnelle correspondant à la sommation des parties fractionnaires au cours des
secondes, chaque fois que cette sommation dépasse l'unité. Dans chaque sous-période
d'une seconde, il est prévu d'effectuer les inhibitions toutes les TU = 125 ms en
commençant au début de la sous-période. Ainsi, si trois impulsions sont prévues dans
une sous-période donnée, la première intervient au temps zéro de cette sous-période,
la deuxième après 125 ms et la troisième après 250 ms (= 2·TU). Ensuite, il n'y a
plus d'inhibition dans cette sous-période, à savoir durant un peu moins de 750 ms.
[0047] Comme on ne sait pas à quel instant d'un cycle d'inhibition on débute le premier
intervalle de temps TI
1 de la méthode de mesure, il est avantageusement prévu que la durée totale de mesure
T
Mes englobe au plus près entièrement un cycle d'inhibition pour être sûr que toutes les
inhibitions prévues pour un cycle d'inhibition soient intervenues durant la pluralité
d'intervalles de temps TI
n mesurés. Cependant, comme les intervalles de temps sont déterminés par les impulsions
de freinage qui dépendent notamment de la vitesse de rotation variable de la génératrice,
il n'est pratiquement pas possible d'obtenir une durée totale de mesure T
Mes égale exactement à un cycle d'inhibition. Par conséquent, dans une variante préférée,
on prévoit de terminer les mesures des intervalles de temps à la première impulsion
de freinage suivant une période de temps correspondant à un cycle d'inhibition. Ainsi,
T
Mes = C
Inh + T
add. On remarquera que la probabilité qu'une impulsion d'inhibition soit comptabilisée
en trop est élevée, voire même plus d'une inhibition si la durée additionnelle T
add devait dépasser TU = 125 ms. Pour éviter ceci, dans une variante préférée, on prévoit
que les intervalles de temps TI
n soient inférieurs à TU/2. Dans la variante considérée, ceci veut dire qu'il faut
une impulsion de freinage au minimum à chaque période électrique du signal de tension
U
1. De plus, il est prévu de débuter le premier intervalle de temps TI
1 à la fin de l'impulsion de freinage qui suit directement la détection d'une inhibition.
Ainsi, on assure ne pas compter une inhibition en trop relativement au nombre total
d'inhibition prévue dans un cycle d'inhibition. Dans la variante préférée ici exposée,
il est donc prévu d'effectuer des mesures d'intervalles de temps entre des impulsions
de freinage et d'effectuer les calculs exposés en relation avec le tableau de la Figure
7 avant de débuter la méthode de mesure pour la pluralité d'intervalles de temps TI
n déterminant la durée totale de mesure T
Mes.
[0048] A la Figure 5B sont représentés le signal de commande Scom, le signal de tension
U
1 et le signal de tension U
Det détecté par le dispositif de mesure dans une mise en œuvre de la méthode de mesure
selon l'invention pour un deuxième mode de régulation de la vitesse de rotation moyenne
du transducteur électromécanique dans lequel le dispositif de régulation est agencé
pour engendrer les impulsions de régulation BP
n de manière que deux impulsions de régulation successives quelconques présentent entre
leurs débuts respectifs td
n approximativement un nombre entier positif d'alternances d'un signal de tension induite
généré par le flux magnétique variable dans le stator, formé par au moins une bobine,
lorsque le rotor du transducteur électromécanique est en rotation. Dans le deuxième
mode de régulation, les impulsions de régulation présentent, au moins sur une certaine
période de régulation, sensiblement une même durée et la régulation de la vitesse
de rotation moyenne du rotor au cours de cette période de régulation est obtenue par
une variation du nombre entier positif d'alternances susmentionnés entre les impulsions
de régulation. Sinon, la méthode de mesure reste similaire à celle exposée précédemment
pour le premier mode de régulation et les trois conditions exposées précédemment s'appliquent
également. Dans le cas d'une pièce d'horlogerie munie d'une génératrice, on comprend
qu'il est préférable de mettre en œuvre la méthode de mesure lorsque le barillet qui
entraîne cette génératrice est remonté, de manière que le couple de force soit relativement
élevé et qu'il soit alors nécessaire d'effectuer suffisamment d'impulsions de freinage
pour réguler la vitesse de rotation de la génératrice.
[0049] Finalement, tout l'enseignement donné dans la présente description de l'invention
en relation avec une pièce d'horlogerie munie d'une génératrice s'applique également,
par analogie, à une pièce d'horlogerie munie d'un moteur à rotation continue et d'une
alimentation électrique pour alimenter ce moteur par des impulsions électriques motrices.
Dans un tel mode de réalisation, le transducteur électromécanique est ainsi un moteur
à rotation continue formant le dispositif moteur du mouvement horloger. Ce moteur
est formé par un rotor muni d'aimants permanents et un stator comprenant au moins
une bobine au travers de laquelle passe un flux magnétique variable qui est engendré
par les aimants du rotor lorsque ce dernier est en rotation. Dans ce cas, les impulsions
de régulation sont des impulsions motrices qui sont engendrées chacune par une alimentation
électrique momentanée de ladite au moins une bobine du stator. Pour ce faire, l'interrupteur
52 du circuit de régulation est alors agencé entre une borne électrique du stator
et une borne de l'alimentation électrique susceptible de délivrer un certain courant
d'alimentation à la bobine.
1. Verfahren zur Messung der mittleren Frequenz eines digitalen Signals (S
DP, S
DI), das von einem periodischen Referenzsignal (S
PR) abgeleitet ist, das von einem Oszillator (26) erzeugt wird, der eine elektronische
Zeitbasis (25) eines Zeitmessers (2) bildet, wobei dieser Zeitmesser ein Uhrwerk (4)
umfasst, das einen Mechanismus integriert, der von einer kinematischen Kette (8) gebildet
wird, die zwischen einer Motorvorrichtung (10) des Uhrwerks und einer Vorrichtung
(12) zur Analoganzeige der Uhrzeit eingerichtet ist, wobei diese kinematische Kette
einen sich kontinuierlich drehenden elektromechanischen Wandler (6) umfasst oder kinematisch
damit verbunden ist, dessen mittlere Drehzahl von einer Reguliervorrichtung (50),
die mit der elektronischen Zeitbasis assoziiert ist, in Abhängigkeit von einer Solldrehzahl
reguliert wird, wobei diese Reguliervorrichtung zum sukzessiven Versorgen des elektromechanischen
Wandlers mit Regulierimpulsen (BP
n) zum Regulieren seiner mittleren Drehzahl eingerichtet ist, wobei diese Regulierimpulse
jeweils dieselben Ereignisse (tf
n) definieren, die an den ansteigenden Flanken oder an den abfallenden Flanken des
digitalen Signals synchronisiert werden und die durch eine Messvorrichtung (70) ohne
galvanischen Kontakt mit dem Uhrwerk zu Erfassungszeitpunkten mit derselben zeitlichen
Phasenverschiebung mit denselben Ereignissen erfassbar sind;
wobei das Messverfahren die folgenden Schritte umfasst:
A) Messen einer Vielzahl von sukzessiven Zeitintervallen (TIn), die jeweils zwischen zwei Erfassungszeitpunkten eintreten und die für zwei jeweilige
Regulierimpulse aus den Regulierimpulsen erfasst werden, ohne galvanischen Kontakt
mit dem Uhrwerk;
B) für jedes Zeitintervall der Vielzahl von Zeitintervallen Bestimmen einer entsprechenden
ganzen Zahl (Mn(SDP), Mn(SDI)), die gleich der Rundung auf die nächste ganze Zahl des Ergebnisses (NRn(SDP), NRn(SDI)) der Division dieses Zeitintervalls durch eine theoretische mittlere Periode (PTDP, PMTDI) ist, die von dem digitalen Signal gegeben wird;
C) Summieren der im Schritt B) bestimmten ganzen Zahlen für die Vielzahl von Zeitintervallen,
um so eine Gesamtanzahl von Perioden des digitalen Signals zu erhalten;
D) Summieren von gemessenen Zeitintervallen der Vielzahl von Zeitintervallen, um so
eine Gesamtmessdauer (TMes) zu erhalten, die der Gesamtanzahl von Perioden entspricht;
E) Berechnen der mittleren Frequenz des digitalen Signals durch Dividieren der Gesamtanzahl
von Perioden durch die Gesamtmessdauer.
2. Messverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Messen der Vielzahl von sukzessiven Zeitintervallen im Schritt A) so durchgeführt
wird, dass jedes gemessene Zeitintervall kürzer als eine maximale Dauer ist, die gleich
der theoretischen mittleren Periode für das digitale Signal dividiert durch das Doppelte
des maximalen relativen Fehlers für die natürliche Frequenz (FNR) des periodischen Referenzsignals relativ zu einer theoretischen Referenzfrequenz
(FRT) ist.
3. Messverfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das digitale Signal ein periodisches digitales Signal (SDP) ist, dessen mittlere Frequenz gleich der mittleren natürlichen Frequenz über die
Gesamtmessdauer des periodischen Referenzsignals dividiert durch eine gegebene ganze
Zahl ist.
4. Messverfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Präzision des Oszillators durch Berechnen eines relativen Fehlers, der durch
das Ergebnis der Division der Differenz zwischen der mittleren Frequenz des periodischen
digitalen Signals, die im Schritt E) erhalten wurde, und einer theoretischen mittleren
Frequenz, die gleich dem Kehrwert der theoretischen mittleren Periode (PTDP) ist, gegeben wird, für diese theoretische mittlere Frequenz bestimmt wird.
5. Messverfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das digitale Signal ein inhibiertes digitales Signal (SDI) ist, das Perioden von variablen Dauern (PDI, PDI*) in Abhängigkeit von einer Inhibition einer bestimmten Anzahl von Perioden des periodischen
Referenzsignals im Verlauf von sukzessiven Inhibitionszyklen aufweist; und dass die
mittlere Frequenz des inhibierten digitalen Signals einen Vorgang von Anzeigerorganen
der Vorrichtung zur Analoganzeige der Uhrzeit bestimmt.
6. Messverfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Präzision der Vorrichtung zur Analoganzeige der Uhrzeit durch Berechnen eines
relativen Fehlers, der durch das Ergebnis der Division der Differenz zwischen der
mittleren Frequenz des inhibierten digitalen Signals, die im Schritt E) erhalten wurde,
und einer theoretischen mittleren Frequenz, die gleich dem Kehrwert der theoretischen
mittleren Periode (PMTDI) ist, gegeben wird, für diese theoretische mittlere Frequenz bestimmt wird.
7. Messverfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der Gang des Zeitmessers durch Multiplizieren des relativen Fehlers mit der Anzahl
von Sekunden in einem Tag erhalten wird.
8. Messverfahren nach einem der Ansprüche 5 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Inhibition gemäß einem Verfahren durchgeführt wird, das die Inhibition der bestimmten
Anzahl von Perioden des periodischen Referenzsignals im Verlauf jedes Inhibitionszyklus
aufteilt; und dass die die Vielzahl von sukzessiven Zeitintervallen vorgesehen wird,
so dass die Verlängerung der Dauer eines beliebigen Zeitintervalls aus dieser Vielzahl,
die aus der Inhibition von einer oder mehreren Perioden des periodischen Referenzsignals
im Verlauf dieses Zeitintervalls resultiert, maximal gleich der Hälfte von einer/der
theoretischen mittleren Periode des inhibierten digitalen Signals ist.
9. Messverfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der elektromechanische Wandler ein Generator (6) ist, der von einem Rotor (18), der
mit Permanentmagneten ausgestattet ist, und einem Stator (16), der mindestens eine
Spule (22A, 22B, 22C) umfasst, durch die ein variabler Magnetfluss, der von den Magneten
des Rotors erzeugt wird, wenn dieser letztere sich in Drehung befindet, hindurchströmt,
gebildet wird; und dass die Regulierimpulse Impulse zur Bremsung des Rotors sind,
die jeweils durch einen momentanen Kurzschluss der mindestens einen Spule erzeugt
werden.
10. Messverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass der elektromechanische Wandler ein sich kontinuierlich drehender Motor ist, der von
einem Rotor, der mit Permanentmagneten ausgestattet ist, und einem Stator, der mindestens
eine Spule umfasst, durch die ein variabler Magnetfluss, der von den Magneten des
Rotors erzeugt wird, wenn dieser letztere sich in Drehung befindet, hindurchströmt,
gebildet wird, wobei der sich kontinuierlich drehende Motor die Motorvorrichtung bildet;
und dass die Regulierimpulse elektrische motorische Impulse sind, die jeweils durch
eine momentane Stromversorgung der mindestens einen Spule erzeugt werden.
11. Messverfahren nach Anspruch 9 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass die Reguliervorrichtung zum Erzeugen der Regulierimpulse eingerichtet ist, so dass
im Normalbetrieb beliebige zwei sukzessive Regulierimpulse zwischen ihren jeweiligen
Anfängen (tdn) dieselbe positive ganze Zahl von Halbwellen eines induzierten Spannungssignals aufweisen,
das von dem variablen Magnetfluss in der mindestens einen Spule erzeugt wird, wenn
der Rotor sich in Drehung befindet; und dass die Regulierung der mittleren Drehzahl
des Rotors durch eine Variation der Dauer von Regulierimpulsen erhalten wird.
12. Messverfahren nach Anspruch 9 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass die Reguliervorrichtung zum Erzeugen der Regulierimpulse eingerichtet ist, so dass
im Normalbetrieb beliebige zwei sukzessive Regulierimpulse zwischen ihren jeweiligen
Anfängen (tdn) eine positive ganze Zahl von Halbwellen eines induzierten Spannungssignals aufweisen,
das von dem variablen Magnetfluss in der mindestens einen Spule erzeugt wird, wenn
der Rotor sich in Drehung befindet; dass die Regulierimpulse mindestens über eine
bestimmte Regulierperiode im Wesentlichen dieselbe Dauer aufweisen und dass die Regulierung
der mittleren Drehzahl des Rotors im Verlauf der Regulierperiode durch eine Variation
der positiven ganzen Zahl erhalten wird.