[0001] L'invention concerne le domaine de l'exploitation du sous-sol tel que l'exploitation
minière et pétrolière, et plus particulièrement le domaine du forage. L'invention
concerne un dispositif de maintenance pour la détermination de la position d'un point
de blocage d'un élément tubulaire, de préférence dans un forage. L'invention concerne
également un procédé pour déterminer la position d'un point de blocage d'un élément
tubulaire dans un forage.
[Art antérieur]
[0002] Le forage est utilisé depuis des années pour creuser des trous dans la terre. Généralement,
le forage désigne l'ensemble des techniques permettant de creuser ou forer la terre
jusqu'à des profondeurs élevées, ainsi que le résultat de leur application. Historiquement,
le forage permettait de trouver et exploiter des ressources comme l'eau. Puis au fil
des ans, les techniques de forage se sont développées avec l'exploitation d'autres
ressources comme le pétrole et le gaz. De nouveaux domaines d'application faisant
appel à des techniques de forage sont également apparus comme le domaine de la géothermie,
de la géotechnique, de l'environnement et également de la recherche scientifique.
[0003] De manière générale, le forage consiste à creuser à l'aide d'un foret rotatif disposé
à l'extrémité d'un élément tubulaire tel qu'une colonne tubulaire ou garniture de
forage à travers des couches de terre et de roche. Au fur et à mesure que le forage
progresse, des tubes de forage sont utilisés pour faire progresser plus profondément
le trou de forage. Cependant, à mesure de la progression du forage, il n'est pas rare
que le tube de forage se coince notamment à cause d'effondrement de terrain, mettant
un terme aux opérations de forage.
[0004] En raison de la longueur du tube, de la difficulté d'accès et de dégagement, il s'avère
difficile voir impraticable de procéder au dégagement de la ou des sections bloquées.
[0005] Afin de parvenir à un dégagement, il est de pratique courante de dévisser (« back-off
» en terminologie anglo-saxonne) ou couper le train de tiges à un endroit précis pour
récupérer un maximum de tiges de forage et de l'équipement pour une utilisation ultérieure,
ou encore d'abandonner le train de tiges de forage au niveau du point de blocage.
Ces solutions sont lourdes de conséquences, chronophages, coûteuses, mettant en jeu
la sécurité des opérateurs et la stabilité du forage. Il est donc nécessaire de connaitre
avec précision le point de blocage d'un tube de forage afin de limiter ces conséquences.
[0006] Les techniques courantes, développées par les groupes pétroliers, se basent sur un
outil communément appelé FPI (« Free Point Indicator » en terminologie anglo-saxonne).
Cet outil permet de déterminer l'endroit où le tube de forage est bloqué pour pouvoir,
par la suite, le libérer par exemple au moyen d'explosifs. Pour cela l'outil est fixé
de façon amovible aux parois internes du tube de forage qui subit une contrainte de
traction ou de torsion. Le FPI mesure des déformations qui permettent d'estimer le
point de blocage du tube de forage. Néanmoins, cet outil ne mesure que quelques mètres
à chaque fois obligeant la réalisation d'un grand nombre de mesures pour couvrir l'ensemble
du tube. En outre, le protocole de descente est long, pouvant s'étendre sur plusieurs
heures, pour déterminer la portion bloquée. Par ailleurs, cette technologie est particulièrement
coûteuse et fragile du fait de l'électronique et des systèmes mécaniques embarqués.
[0007] Un autre système nommé HFPT (« Halliburton Free Point Tool » en terminologie anglo-saxonne)
permet également de déterminer la position d'un point de blocage dans un forage. Pour
cela, cet outil mesure une valeur magnétique de référence et une valeur magnétique
après l'exercice d'une contrainte sur le tube de forage puis une comparaison de ces
mesures est faite. Néanmoins, ce système nécessite également un équipement électrique
complexe. Une autre technique basée sur des capteurs magnétiques consiste à marquer
des repères magnétiques dans le tubage qui sont par la suite lus par les capteurs
magnétiques lors de la remonté du système de forage. Cette technique nécessite un
équipement spécifique et onéreux. Une telle méthode est par exemple illustrée dans
le document
US2008060808.
[0008] Des techniques utilisant des capteurs acoustiques ont aussi été mises en œuvre. Pour
cela, et comme décrit dans le document
US7660197, des transmetteurs configurés pour générer et recevoir des ondes acoustiques ont
été utilisés. Selon la vitesse et la direction de propagation des ondes acoustiques,
il semble possible de déterminer une contrainte dans le tube de forage. Toutefois,
ces techniques déterminant une contrainte ne permettent pas de mettre en évidence
de façon fiable et précise la position du point de blocage d'un tube. En outre, plusieurs
capteurs sont nécessaires, entrainant un surcoût d'utilisation et une immobilisation
totale du forage durant un temps souvent excessif. Par exemple, selon le document
US7389183, des données acoustiques et des données de perméabilité magnétique sur un tube subissant
ou non une contrainte sont comparées pour déterminer la nature et le lieu du blocage.
Ces techniques nécessitent de réaliser plusieurs mesures à la fois acoustiques et
magnétiques, d'une part en présence d'une contrainte, et d'autre part sans contrainte.
De plus, les données recueillies doivent être analysées et comparées entre elles,
ce qui augmente d'autant plus le temps d'utilisation et la complexité du système.
En outre, ces techniques s'avèrent être consommatrices de temps et couteuses du fait
de la pluralité de capteurs et de l'équipement nécessaire. Au surplus, elles nécessitent
un temps d'immobilisation important du forage.
[0009] D'autres techniques utilisant des fibres optiques ont également été développées.
Par exemple, une première fibre peut être enroulée autour de l'extrémité supérieure
du tube et une seconde fibre est alors enroulée à l'extrémité inférieure du tube,
puis une torsion est appliquée et mesurée. Cette technique nécessite de descendre
le tube petit à petit et de réaliser des mesures ponctuelles le long du tube. En outre,
des explosifs sont également nécessaire pour dégager la tige lorsque celle-ci est
coincée (
CN106351646). Or ces techniques sont tout aussi chronophages, nécessitent plusieurs mesures et
des mesures point à point. Elles ne permettent pas de mettre en évidence de façon
fiable et précise la position d'un point de blocage d'un tube. En outre, elles ne
sont pas sécurisées pour les opérateurs et nécessitent un temps d'immobilisation du
forage.
[0010] Ainsi, il existe un besoin pour de nouveaux systèmes et de nouvelles méthodes pour
déterminer un point de blocage d'un élément tubulaire dans un forage capables de répondre
aux problèmes engendrés par les méthodes existantes.
[Problème technique]
[0011] L'invention a donc pour but de remédier aux inconvénients de l'art antérieur. En
particulier, l'invention a pour but de proposer un dispositif de maintenance pour
la détermination de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire. Ce dispositif
étant adapté à une utilisation dans un forage, peu onéreux notamment grâce à une faible
durée d'immobilisation du forage par exemple, et pouvant être descendu rapidement
dans le forage. En outre, le dispositif permet de contrôler en une seule mesure plusieurs
dizaines de mètres, de préférence une centaine de mètres.
[0012] L'invention a en outre pour but de proposer un procédé pour déterminer la position
d'un point de blocage d'un élément tubulaire par l'intermédiaire d'un dispositif de
maintenance, ledit procédé étant rapide et simple à mettre en œuvre, avec un nombre
réduit de mesure, et permettant de maitriser les coûts notamment, grâce à la réduction
du temps d'immobilisation de l'appareil de forage et des personnels impliqués.
[Brève description de l'invention]
[0013] A cet effet, l'invention porte sur un dispositif de maintenance pour la détermination
de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire caractérisé en ce qu'il
comporte un câble à fibre optique et une pluralité de guides de maintien, chaque guide
de maintien étant fixé au câble à fibre optique et comportant un moyen d'accroche
à l'élément tubulaire, de préférence à une paroi interne de l'élément tubulaire.
[0014] La mise en œuvre d'un câble à fibre optique permet de disposer d'un dispositif complètement
passif et donc aucun système électrique n'est descendu dans le forage.
[0015] Cela améliore la sécurité des opérateurs, des installations et du forage. En outre,
le câble à fibre optique permet notamment, grâce à la fibre optique, une mesure aisée
de la déformation. Les mesures sont d'une justesse, d'une précision et d'une fiabilité
augmentées.
[0016] Les guides de maintien permettent de rendre solidaire le câble à fibre optique au
tube de forage, de préférence aux parois interne du tube de forage.
[0017] Selon d'autres caractéristiques optionnelles du dispositif de maintenance, ce dernier
peut inclure facultativement une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, seules
ou en combinaison :
- il comporte un câble de sécurité et chaque guide de maintien est agencé de façon à
permettre un mouvement de translation des guides de maintien par rapport au câble
de sécurité. Cette caractéristique permet d'augmenter la robustesse du dispositif
de maintenance. En outre, ceci permet un degré de liberté entre le câble de sécurité
et les guides de maintien, se traduisant par un coulissement du câble de sécurité
à l'intérieur de chaque guide de maintien. Ce degré de liberté permet de libérer le
câble à fibre optique lors de la mesure.
- il comporte une pluralité de butées, chaque butée étant couplée au câble de sécurité
et à un des guides de maintien de façon à limiter le mouvement dudit guide de maintien
par rapport au câble de sécurité. Ceci permet d'augmenter et d'améliorer la sécurité
du dispositif de maintenance, aussi bien durant la descente dans l'élément tubulaire
du dispositif de maintenance que lors de la remontée. Les butées permettent d'améliorer
la protection et la sécurité en constituant une protection du câble à fibre optique
en évitant qu'une force de traction trop importante lui soit imposée.
- il comporte une pluralité de paires de butées, chaque butée d'une paire de butées
étant couplée au câble de sécurité et étant positionnée respectivement de part et
d'autre d'un des guides de maintien de façon à limiter le mouvement dudit guide de
maintien par rapport au câble de sécurité. La pluralité de paires de butées permet
de limiter le mouvement de chaque guide de maintien par rapport au câble de sécurité.
Ceci permet également, d'augmenter et d'améliorer la sécurité du dispositif de maintenance,
aussi bien durant la descente dans l'élément tubulaire du dispositif de maintenance
que lors de la remontée. Les butées permettent d'améliorer la protection et la sécurité
en constituant une protection du câble à fibre optique en évitant qu'une force de
traction trop importante lui soit imposée.
- le moyen d'accroche est sélectionné parmi : un moyen d'accroche mécanique, un moyen
d'accroche magnétique, un moyen d'accroche électromagnétique, un moyen d'accroche
chimique, de préférence un moyen d'accroche adhésif. Le moyen d'accroche permet de
fixer indirectement le câble à fibre optique à l'élément tubulaire et plus précisément
à une paroi interne de l'élément tubulaire.
- les moyens d'accroche des guides de maintien permettent une fixation fixe et amovible
à la paroi interne de l'élément tubulaire. Une fixation fixe permet tant qu'elle est
active d'empêcher tout mouvement d'un guide de maintien par rapport à l'élément tubulaire.
Par contre la fixation est amovible donc le guide de maintien peut être détaché.
- les guides de maintien comprennent des aimants et un système de serrage. Les aimants
permettent d'assurer la fixation des guides de maintien avec l'élément tubulaire.
Le système de serrage permet de retenir le câble à fibre optique sur les guides de
maintien. Les guides de maintien permettent alors de solidariser le câble à fibre
optique avec l'élément tubulaire sans l'utilisation de mécanismes mobiles et/ou électriques.
- le câble de sécurité est un câble en acier (e.g. standard ou inoxydable), en matériaux
composites ou en matériaux textiles. Ceci permet d'assurer la robustesse du dispositif
de maintenance et d'assurer une protection à l'ensemble des composants. En effet,
avantageusement, le câble de sécurité est configuré pour résister à au moins l'ensemble
du poids du dispositif additionné d'un coefficient de sécurité pour prendre en compte
les aléas de manœuvre (e.g. traction, choc...).
- il comprend en outre un ou plusieurs lests. Le lest permet d'assurer la descente du
dispositif de maintenance dans le forage. Ceci permet d'assurer la descente totale
dans le forage des deux câbles, de la pluralité des guides de maintien et de la pluralité
de paires de butées ou de la pluralité de butées. En outre, le lest permet la mise
en tension du ou des câbles de sécurité et à fibre optique.
- les guides de maintien présentent une forme longitudinale et sont traversés sur leur
longueur par le câble de sécurité. Ceci permet d'assurer une parfaite sécurité du
dispositif. En outre, cela permet un degré de liberté du câble de sécurité et d'éviter
tout risque de rupture du dispositif.
- chaque guide de maintien comprend une conduite adaptée au câble à fibre optique, pour
accueillir le câble à fibre optique. Cette caractéristique permet de sécuriser le
câble à fibre optique et d'augmenter la qualité et la fiabilité de la fixation.
- les guides de maintien de la pluralité de guides de maintien peuvent être espacés
les uns des autres d'une distance de l'ordre de la taille d'une section de l'élément
tubulaire, par exemple, chaque guide de maintien est espacé d'au plus 20 mètres. Cela
permet d'augmenter la précision de l'analyse.
- les guides de maintien présentent une forme longitudinale comportant deux extrémités
et une portion centrale et les guides de maintien présentent à leurs extrémités un
diamètre de section transversale inférieur au diamètre de section transversale de
la portion centrale. Ceci permet de passer plus facilement d'éventuelles réductions
de diamètre de l'élément tubulaire.
- il comprend en outre un équipement de mesures de pression et/ou de température et/ou
acoustique. Ce ou ces équipements permettent de recueillir des données supplémentaires
afin de parfaire la détermination de la position d'un point de blocage d'un élément
tubulaire, mais également d'assurer une surveillance et un contrôle de l'élément tubulaire
ou du point de blocage.
[0018] Selon un autre aspect l'invention concerne un système pour déterminer la position
d'un point de blocage d'un élément tubulaire comportant un dispositif de mesure répartie
par réflectométrie et un dispositif de maintenance selon l'invention, ledit dispositif
de mesure répartie par réflectométrie étant relié au dispositif de maintenance et
configuré pour réaliser une mesure de déformation de l'élément tubulaire. Le système
permet de déterminer la position d'un point de blocage de façon simple et rapide.
En effet, un tel système permet de ne réaliser qu'un seul ensemble de mesure. En outre,
les mesures sont précises, justes et fiables. Ceci permet également de mesurer les
déformations de la fibre optique sur toute sa longueur de manière à déterminer où
l'élément tubulaire est bloqué.
[0019] Selon un autre aspect l'invention concerne un procédé pour déterminer la position
d'un point de blocage d'un élément tubulaire par l'intermédiaire d'un dispositif de
maintenance comprenant un câble à fibre optique et une pluralité de guides de maintien,
chaque guide de maintien étant fixé au câble à fibre optique et comportant un moyen
d'accroche à l'élément tubulaire, de préférence à une paroi interne de l'élément tubulaire,
le dispositif de maintenance étant inséré dans l'élément tubulaire et les guides de
maintien étant fixés à l'élément tubulaire par l'intermédiaire des moyens d'accroche,
ledit procédé comprenant :
- une étape de première mesure répartie par réflectométrie,
- une étape d'application d'une contrainte sur l'élément tubulaire ou de suppression
d'une contrainte appliquée sur l'élément tubulaire antérieurement à l'étape de première
mesure répartie par réflectométrie,
- une étape de seconde mesure répartie par réflectométrie, et
- une étape de détermination de la position du point de blocage de l'élément tubulaire
par comparaison des première et seconde mesures par réflectométrie.
[0020] Un procédé selon l'invention permet de contrôler en une seule mesure typiquement
une centaine de mètres d'un élément tubulaire. Cela permet un gain de temps considérable.
En outre, les mesures sont fiables, justes et précises. Par ailleurs, le procédé selon
l'invention ne nécessite pas des étapes d'ancrage successives à différentes hauteurs
des parois de l'élément tubulaire pour réaliser les mesures. Le dispositif de maintenance
peut donc être descendu de plusieurs mètres voire centaines de mètres le long de l'élément
tubulaire avant de réaliser les mesures nécessaires à la détermination de la position
d'un point de blocage. Ceci permet à nouveau un gain de temps considérable et une
réduction d'utilisation de matériel coûteux et spécifique. En outre, le procédé est
sécurisé car celui-ci ne nécessite pas l'utilisation de capteur actif ou d'ancrage
actif.
[0021] Selon d'autres caractéristiques optionnelles du procédé, ce dernier peut inclure facultativement
une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, seules ou en combinaison :
- les étapes de mesure de la déformation comportent le calcul de la rétrodiffusion de
Brillouin dans la fibre optique au moyen d'un dispositif de mesure répartie de déformation.
Ceci permet de réaliser les mesures en temps réel et de façon autonome. En outre,
une telle étape est faiblement consommatrice d'énergie.
- il comprend en outre une étape de mesure de la longueur du câble à fibre optique déroulée.
Ceci permet d'éviter toute sur-longueur d'un câble par rapport à l'autre. Cela minimise
le risque de rupture.
- il comprend en outre une étape de mesure acoustique par un équipement de mesure de
rétrodiffusion Rayleigh. Cette étape permet de recueillir des données afin de parfaire
la détermination de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire, mais
également d'assurer une surveillance et un contrôle de l'élément tubulaire ou du point
de blocage.
- il comprend en outre une étape de mesure de pression par un équipement de mesure de
rétrodiffusion Brillouin et/ou Rayleigh. Ceci permet de recueillir des données afin
de parfaire la détermination de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire,
mais également d'assurer une surveillance et un contrôle de l'élément tubulaire ou
du point de blocage
- il comprend en outre une étape de mesure de température par un équipement de mesure
de rétrodiffusion de Brillouin. Cette étape permet de recueillir des données afin
de parfaire la détermination de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire,
mais également d'assurer une surveillance et un contrôle de l'élément tubulaire ou
du point de blocage.
[0022] Selon un autre aspect l'invention porte sur un élément tubulaire comprenant un dispositif
de maintenance selon l'invention pour la détermination de la position d'un point de
blocage dudit élément tubulaire.
[0023] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de
la description suivante donnée à titre d'exemple illustratif et non limitatif, en
référence aux Figures annexées :
[Fig 1] représente un schéma d'un mode de réalisation du dispositif de maintenance
selon l'invention.
[Fig 2] représente un schéma d'un mode de réalisation du dispositif de maintenance
selon l'invention.
[Fig 3] représente un schéma d'un mode de réalisation du dispositif de maintenance
selon l'invention.
[Fig 4] représente un schéma d'un mode de réalisation du dispositif de maintenance
selon l'invention.
[Fig 5] représente un schéma d'un guide de maintien selon l'invention.
[Fig 6] représente un schéma d'un système pour déterminer la position d'un point de
blocage d'un élément tubulaire selon l'invention.
[Fig 7] représente un schéma d'un mode de réalisation du procédé de détermination
de la position d'un point de blocage selon l'invention.
[Fig 8A] représente un graphique d'une mesure absolue de déformation par fibre optique.
[Fig 8B] représente un graphique d'une mesure relative de déformation par fibre optique.
[Fig 9] représente un schéma d'un mode de réalisation du système d'assemblage selon
l'invention.
[Fig 10] représente un schéma d'un mode de réalisation du procédé de mise en place
selon l'invention, les étapes en pointillées étant facultatives.
[Description de l'inventionl
[0024] Dans la suite de la description, l'expression «
point de blocage » correspond au coincement d'un élément tubulaire par exemple dans un forage empêchant
la progression de cet élément tubulaire. Un point de blocage peut-être, par exemple,
la conséquence d'un éboulement, d'une restriction, ou d'une déformation de la formation
rocheuse.
[0025] Par «
forage » on entend au sens de l'invention l'action de forer et/ou son résultat.
[0026] Par «
position » on entend au sens de l'invention un emplacement précis dans l'espace occupé par
le point de blocage, par exemple sur toute la hauteur du forage, et donc plus particulièrement
une profondeur ou une distance par rapport à la surface.
[0027] Le terme «
élément tubulaire» au sens de l'invention correspond de préférence à une tige de forage utilisée pour
le forage d'un puits, un tubage, ou cuvelage. Toutefois, un élément tubulaire peut
correspondre également à une pièce, un objet ou un conduit, dont la longueur est supérieure
à la largeur, par exemple de forme cylindrique ou rectangulaire. Ainsi, ce terme peut
également correspondre à tout équipement faisant partie de la garniture de forage
ou de complétion, tel qu'un stabilisateur, masse-tige (« drill collar » en terminologie
anglo-saxonne), garniture d'étanchéité (« packer » en terminologie anglo-saxonne),
olive de suspension (« hanger » en terminologie anglo-saxonne), ou tiges lourdes («
heavy-weight » en terminologie anglo-saxonne).
[0028] On entend par «
contrainte » au sens de l'invention une force appliquée sur un matériau ou un corps. Cette force
peut être exercée par une torsion, une traction, une poussée ou toute autre force
entrainant une «
déformation » ou un déplacement du matériau ou du corps sur lequel elle s'exerce.
[0029] Par «
déformation », on entend un changement de forme ou de dimension d'un matériau ou d'un corps sans
dépasser la limite de rupture du matériau ou du corps en question. Par exemple, une
déformation au sens de l'invention tend à étirer ou comprimer un matériau ou un corps
subissant une force et notamment sous forme d'une contrainte.
[0030] Les termes «
fixe », «
fixé », ou «
fixer », au sens de l'invention correspondent à l'association directe ou indirecte d'un
élément par rapport à un autre sans mouvement de ces éléments l'un par rapport à l'autre,
inamovible ou amovible avec un ou plusieurs éléments intermédiaires. Deux éléments
peuvent être fixés mécaniquement, électriquement ou liés par un canal de communication.
[0031] Les termes «
couplé » ou «
assembler » et leurs dérivés au sens de l'invention correspondent à l'attache, à la connexion
directe ou indirecte, mobile ou immobile, inamovible ou amovible avec un ou plusieurs
éléments intermédiaires. Deux éléments peuvent être couplés mécaniquement, électriquement
ou liés par un canal de communication.
[0032] Par «
relié » au sens de l'invention on entend une liaison entre au moins deux élément, la liaison
pouvant être physique, électrique, numérique.
[0033] Le terme «
amovible » au sens de l'invention correspond à la capacité à être détaché, enlevé ou démonté
aisément sans avoir à détruire des moyens de fixation soit parce qu'il n'y a pas de
moyen de fixation soit parce que les moyens de fixation sont aisément et rapidement
démontables (e.g. encoche, vis, languette, ergot, clips). Par exemple, par amovible,
il faut comprendre que l'objet n'est pas fixé par soudure ou par un autre moyen non
prévu pour permettre de détacher l'objet.
[0034] Par «
traverser » on entend au sens de l'invention, la pénétration d'un dispositif d'une extrémité
à l'autre, de préférence dans le sens longitudinal du dispositif et en son centre.
Un degré de liberté, de préférence un mouvement de translation selon l'axe longitudinal
du dispositif peut être autorisé.
[0035] Par l'expression «
un seul ensemble de mesures », on entend au sens de l'invention l'absence de succession de types de mesures différentes.
Il s'agit d'un seul type de mesure, réalisé par réflectométrie. Ainsi, au sens de
l'invention, une seule mesure correspond à la réalisation de mesures par réflectométrie
sans déplacement du dispositif de maintenance, permettant d'identifier la position
d'un point de blocage.
[0036] Par «
traiter », «
calculer », «
afficher », «
extraire » «
comparer », «
mesurer » ou plus largement «
opération exécutable » au sens de l'invention, une action effectuée par un dispositif ou un processeur
sauf si le contexte indique autrement. À cet égard, les opérations se rapportent à
des actions et/ou des processus d'un système de traitement de données, par exemple
un système informatique ou un dispositif informatique électronique, qui manipule et
transforme les données représentées en tant que quantités physiques (électroniques)
dans les mémoires du système informatique ou d'autres dispositifs de stockage, de
transmission ou d'affichage de l'information. Ces opérations peuvent se baser sur
des applications ou des logiciels.
[0037] Par «
essentiellement », on entend au sens de l'invention au moins 50 % de la constitution, de préférence
au moins 70 % de la constitution, de façon plus préférée au moins 90 % de la constitution,
de façon encore plus préférée au moins 95 % de la constitution.
[0038] Par «
juste », «
fiable », «
précis » on entend au sens de l'invention, des mesures de préférence répétables et exactes
de la position du point de blocage, dont la précision est par exemple de l'ordre du
mètre.
[0039] En outre, les différentes caractéristiques présentées et/ou revendiquées peuvent
être avantageusement combinées. Leur présence dans la description ou dans des revendications
dépendantes différentes, n'excluent pas cette possibilité.
[0040] Les solutions actuelles pour déterminer la position d'un point de blocage d'un élément
tubulaire sont généralement longues, laborieuses et couteuses. En outre, elles nécessitent
souvent l'insertion dans l'élément tubulaire de matériel électronique couteux et source
de risque notamment dans un contexte de forage d'hydrocarbures.
[0041] Ainsi, les inventeurs ont développé un nouveau dispositif de maintenance pour la
détermination de la position d'un point de blocage d'un élément tubulaire dans un
forage permettant rapidité et fiabilité, justesse et précision des mesures, et en
outre une sécurité augmentée (sans aucun système électrique descendu dans le forage).
[0042] L'invention va être décrite dans le contexte d'un blocage d'un élément tubulaire
dans un forage. L'invention ne se limite pas, toutefois, à cet exemple, et peut trouver
des applications dans toute configuration dans laquelle il y a un blocage d'un équipement
au cours d'un forage.
[0043] Dans la suite de la description, les mêmes références sont utilisées pour désigner
les mêmes éléments.
[0044] Selon un premier aspect, l'invention concerne
un dispositif 1 de maintenance pour la détermination de la position d'un point 2 de blocage d'un élément tubulaire,
de préférence un tube de forage. Un dispositif 1 de maintenance selon l'invention
permet de pallier aux difficultés rencontrées avec les systèmes de l'art antérieur.
La mise en œuvre d'un dispositif 1 de maintenance selon l'invention est parfaitement
adaptée pour une utilisation de l'exploitation du sous-sol telle que l'exploitation
minière et pétrolière, et plus particulièrement du forage.
[0045] En effet, un dispositif 1 de maintenance selon l'invention est complètement passif
et donc aucun système électrique n'est descendu dans le forage. Ceci permet également
de sécuriser le lieu du forage tel que le forage, les opérateurs et les installations.
En outre, le dispositif 1 de maintenance assure une résistance élevée.
[0046] Un dispositif 1 de maintenance peut être selon un mode de réalisation préférée de
l'invention un câble, mais l'invention ne se limite pas à un câble. En effet, tout
type de dispositif comprenant un câble 40 à fibre optique et une pluralité de guides
20 de maintien peut être mis en œuvre.
[0047] La
Figure 1 schématise un mode de réalisation d'un dispositif 1 de maintenance selon l'invention.
Comme illustré, le dispositif 1 de maintenance comporte un câble 40 à fibre optique
et une pluralité de guides 20 de maintien.
[0048] Le dispositif 1 de maintenance comporte
une pluralité de guides 20 de maintien.
[0049] Chaque guide 20 de maintien peut comporter un
moyen 21 d'accroche à l'élément tubulaire. De préférence le moyen 21 d'accroche permet de fixer le câble
40 à fibre optique à l'élément tubulaire et plus précisément à une paroi interne de
l'élément tubulaire. Cette fixation entre l'élément tubulaire et le câble 40 à fibre
optique par l'intermédiaire du moyen 21 d'accroche des guides 20 de maintien est de
préférence fixe et amovible. Le moyen 21 d'accroche est de préférence agencé à la
périphérie de la portion centrale 20C de chaque guide 20 de maintien.
[0050] Le moyen d'accroche 21 est sélectionné parmi : un moyen d'accroche mécanique, un
moyen d'accroche magnétique, un moyen d'accroche électromagnétique, un moyen d'accroche
chimique, de préférence un moyen d'accroche adhésif. Un moyen d'accroche mécanique
peut par exemple être sélectionné parmi : ancre, bras mobile, crampon ou garniture
d'étanchéité (« packer » en terminologie anglo-saxonne). Un moyen d'accroche magnétique
peut par exemple être sélectionné parmi : aimant permanent, dispositif électrostatique.
Un moyen d'accroche électromagnétique peut par exemple être sélectionné parmi : un
dispositif électromagnétique, électroaimant. Un moyen d'accroche chimique, de préférence
adhésif peut par exemple être sélectionné parmi : adhésif permanent, adhésif temporaire,
colle, ruban, adhésif.
[0051] Ainsi, en particulier, un moyen 21 d'accroche peut correspondre à un aimant, une
pluralité d'aimants, aimants permanents, électroaimants, plastoaimants, des organes
mobiles ou à leurs combinaisons, configuré pour se fixer à l'élément tubulaire. De
préférence, le moyen 21 d'accroche est une pluralité d'aimants 22 annulaires permanents.
Ces aimants 22 peuvent être couplés avec une tige 24. Les aimants 22 de la pluralité
d'aimants sur la tige 24 peuvent être séparés par un espace 23 dans le but de limiter
l'interaction directe entre deux aimants 22. En outre, le nombre d'aimant 22 de la
pluralité d'aimants peut être fonction de la configuration de l'élément tubulaire.
En effet, selon la force de friction recherchée, le nombre d'aimant 22 de la pluralité
d'aimants sera élevé si la force de friction doit être importante ou réduit si la
force de friction recherchée doit être faible. Alternativement, le nombre d'aimant
22 de la pluralité d'aimants peut également être fonction des caractéristiques de
l'élément tubulaire.
[0052] En outre, les guides 20 de maintien peuvent être fixés au câble 40 à fibre optique.
Les guides 20 de maintien de la pluralité de guides de maintien peuvent être espacés
les uns des autres d'une distance de l'ordre de la taille d'une section de l'élément
tubulaire. Par exemple, chaque guide 20 de maintien est espacé de 20 mètres, de préférence
de 15 mètres et de manière plus préférée de 10 mètres du guide 20 de maintien suivant.
La distance séparant deux guides 20 de maintien est de manière encore plus préférée
supérieure à 2 mètres. La distance entre deux guides 20 de maintien permet de donner
la résolution spatiale, lors de la réalisation des mesures. Par exemple, une distance
de 2 mètres entre deux guides de maintien donne une résolution spatiale de mesure
de 2 mètres égale à l'espacement entre deux guides 20 de maintien.
[0053] Un câble 40 à fibre optique est généralement constitué d'au moins une âme, une gaine optique et d'un revêtement.
Il peut être prévu une ou plusieurs armatures de câble 40 à fibre optique.
[0054] L'âme du câble 40 à fibre optique permet de transporter les signaux optiques entre
une source lumineuse et un récepteur. L'âme peut être de verre ou de polymère et se
différencie par son diamètre. Ainsi, l'âme de câble 40 à fibre optique selon l'invention
peut correspondre à une fibre optique multimode ou à une fibre optique monomode ou
à fibre multi-cœurs. L'âme peut être pour une fibre multimode de 62,5/125 µm (micromètre),
de 50/125 µm ou de 9/125 µm pour une fibre monomode. De préférence, le type de câble
à fibre optique est spécifique pour la mesure de déformation. Par exemple, il peut
s'agir d'un câble à fibre de type « tight-buffered » (ou fibre serrée en français),
pour une fibre serrée dans l'armature, ou un câble à fibre de type « loose-tube »
(ou fibre libre en français), c'est-à-dire que la fibre est libre de toute contrainte
à l'intérieur de l'armature, pour une mesure de température et/ou vibrations acoustiques.
[0055] La gaine optique entoure l'âme de la fibre optique. La gaine permet de retenir les
ondes lumineuses tout en permettant la circulation sur toute la longueur de la fibre.
En outre, la gaine permet de provoquer la réfraction.
[0056] Le revêtement peut être constitué de polymère. Il entoure la gaine et permet d'assurer
la protection de la fibre optique, notamment en absorbant les chocs que pourrait subir
le câble 40 à fibre optique lors de sa descente ou remontée dans un forage. L'épaisseur
du revêtement est par exemple comprise entre 250 µm et 900 µm.
[0057] Alternativement, le câble 40 à fibre optique présente une armature de câble à fibre
optique. De préférence, cette armature de câble 40 à fibre optique est structurée.
Ceci permet d'améliorer la fixation du câble à fibre optique aux guides 20 de maintien.
En effet, cela augmente le coefficient de friction avec le moyen de fixation 27 par
écrasement du guide de maintien. Ceci permet également d'améliorer la sensibilité
de mesure de la déformation.
[0058] De préférence, le câble à fibre optique est de type « tight-buffered ». Ceci permet
d'isoler et de protéger la fibre optique. En outre, un câble à fibre optique de type
« tight-buffered » permet une mesure améliorée des déformations du câble à fibre optique.
[0059] La longueur du câble 40 à fibre optique peut être de l'ordre de la profondeur d'un
forage. Par exemple une longueur du câble à fibre optique peut être de 5 Km (Kilomètre).
[0060] Un câble 40 à fibre optique permet de transporter des signaux optiques entre une
source de lumière et un récepteur.
[0061] Par ailleurs, la fibre est de préférence solidaire de l'armature extérieure du câble
à fibre optique, ce qui permet d'améliorer la sensibilité des mesures. Ceci permet
des mesures précises, au mètre voir au centimètre, fiables et justes.
[0062] Le câble 40 à fibre optique peut être fixé à l'élément tubulaire par l'intermédiaire
des guides de maintien.
[0063] En outre, une des extrémités du câble 40 à fibre optique peut comprendre un dispositif
41 d'étanchéité destiné à étanchéifier l'extrémité du câble à fibre optique. Ce dispositif
41 peut être de diamètre supérieur à celui des guides 20 de maintien. Cette caractéristique
permet d'éviter que le dispositif d'étanchéité ne passe au travers des guides de maintien.
Le dispositif 41 d'étanchéité permet également de maintenir le câble 40 à fibre optique
dans les guides de maintien. De préférence, le dispositif d'étanchéité permet également
de limiter le mouvement du câble à fibre optique. Cela est avantageux car le dispositif
d'étanchéité permet d'étanchéifier l'extrémité du câble à fibre optique tout en évitant
que le câble à fibre optique ne se libère des guides de maintien.
[0064] Avantageusement le câble 40 à fibre optique résiste aux conditions de température
et de pression présentes dans un forage. Le câble 40 à fibre optique peut aussi être
résistant aux différents composés et éléments chimiques présents dans un forage.
[0065] Avantageusement, le câble 40 à fibre optique est apte à être connecté en surface
à un dispositif 110 de mesure répartie par réflectométrie qui sera détaillé ci-après.
[0066] En outre, comme cela est illustré à la
figure 2, le dispositif de maintenance peut comporter un câble de sécurité 10.
[0067] Avantageusement,
le câble 10 de sécurité possède une résistance à la traction de plus de 1 kN (kilonewton), de préférence
de plus de 2 kN et de manière encore plus préférée supérieure à 20 kN. Par exemple,
le câble 10 de sécurité peut résister à minima à une force qui est égale à l'ensemble
des forces du système moyennant un coefficient de sécurité prédéterminé. Le câble
10 de sécurité permet de résister à l'ensemble du poids du dispositif tout en prenant
en compte un coefficient de sécurité pour prendre en compte les aléas de manœuvre
(traction si blocage du dispositif dans le forage, choc si le dispositif est lâché
brutalement). Ceci permet de sécuriser le dispositif 1 de maintenance autant durant
sa descente dans le forage que lors de sa remontée. Ainsi, il est possible d'exercer
une force importante de traction sur le câble 10 de sécurité si le dispositif 1 de
maintenance se retrouve bloqué lors de son utilisation dans le forage, et cela sans
entrainer la rupture du câble 10 de sécurité.
[0068] La résistance à la traction définit la limite à la rupture. Ainsi, le dispositif
1 de maintenance possède une limite à la rupture supérieure à 1 kN, de préférence
à 2 kN et de façon encore plus préférée supérieure à 20 kN. De préférence la limite
à la rupture est mesurée selon la norme ISO6892.
[0069] Pour cela, le câble 10 de sécurité peut être en acier inoxydable, fibres de carbone
ou en matériaux composites, en matériaux textiles ou en acier standard (non inoxydable).
[0070] En outre, la surface du câble 10 de sécurité peut être lisse ou rugueuse. De préférence
la surface du câble 10 de sécurité est rugueuse. Ceci permet d'améliorer la fixation
des butées 30, détaillée ci-après.
[0071] De préférence, le câble 10 de sécurité est léger ; c'est-à-dire que son poids n'excède
pas plus de 65 kg/km (kilogramme par kilomètre), de préférence 30 kg/km. Ceci permet
de faciliter son utilisation et sa mise en œuvre.
[0072] La longueur du câble 10 de sécurité peut être définie en fonction du forage à réaliser.
Par exemple, plus le forage sera profond plus le câble 10 de sécurité sera long. Par
exemple, le câble 10 de sécurité peut présenter une longueur supérieure à 2500 mètres,
de préférence supérieure à 5000 mètres. De manière préférée, le câble 10 de sécurité
possède une longueur comprise entre 10 mètres et 2500 mètres, et manière encore plus
préférée entre 10 mètres et 5000 mètres.
[0073] Comme cela est illustré à la figure 2, le dispositif de maintenance peut comporter
une pluralité de butées 30.
Chaque butée 30 est avantageusement couplée, de préférence fixée, au câble 10 de sécurité. En outre,
elles peuvent être couplées à un des guides 20 de maintien via un organe 31 de sécurité
de façon à limiter le mouvement dudit guide 20 de maintien par rapport au câble 10
de sécurité.
[0074] Alternativement, comme illustré à la
figure 3, le dispositif 1 de maintenance peut comporter
une pluralité de paires de butées 30. Chaque butée 30 d'une pluralité de paires de butées est alors couplée, de préférence
fixée, au câble 10 de sécurité, respectivement de part et d'autre d'un guide 20 de
maintien de façon à limiter le mouvement dudit guide de maintien.
[0075] En outre, il peut être prévu que chaque butée 30 comprenne un passage, tel qu'un
perçage, par exemple en son centre, permettant au câble de sécurité de traverser chaque
butée.
[0076] Les butées 30 sont de préférence de forme double conique symétrique, dont la base
du cône est en regard de chaque guide 20 de maintien. En outre, les butées peuvent
être en inox, plastique, polymères, matériau non corrosif, métal. De préférence, elles
sont essentiellement en aluminium pour éviter la corrosion. Cela dépend également
du milieu dans lequel le dispositif est introduit.
[0077] Chaque butée 30 peut posséder de préférence un diamètre extérieur inférieur au diamètre
extérieur des guides 20 de maintien. De préférence, chaque butée 30 possède un diamètre
extérieur supérieur au diamètre extérieur des extrémités 20A, 20B des guides 20 de
maintien. Alternativement, si chaque butée 30 possède un diamètre extérieur inférieur
au diamètre extérieur des extrémités 20A, 20B des guides 20 de maintien, elles possèdent
un diamètre extérieur supérieur au diamètre extérieur de la saillie 25, de préférence
de la conduite, du guide 20 de maintien. Ceci permet d'éviter que les butées ne traversent
les guides 20 de maintien et inversement.
[0078] Chaque butée 30 couplée au câble 10 de sécurité et à un des guides 20 de maintien,
peut être couplée au guide de maintien par l'intermédiaire d'une de ses extrémités,
de préférence à l'extrémité aval du guide 20 de maintien, à savoir l'extrémité 20B.
[0079] Alternativement, chaque butée 30 de la pluralité de paires de butées peut être disposée
de part et d'autre d'un guide 20 de maintien. Une des butées 30 de la paire de butées
est disposée en amont du guide 20 de maintien et l'autre butée 30 de la paire de butées
est disposée en aval dudit guide 20 de maintien.
[0080] Chaque butée 30 peut être à quelques centimètres (cm) en amont et/ou en aval de chaque
guide 20 de maintien, de préférence à 10 cm, de manière plus préférée de 1 cm à 20
cm ou de 5 cm à 15 cm, de manière encore plus préférée à une distance favorisant une
élongation maximum de l'ordre de 1 % du câble à fibre optique. Ainsi, le nombre de
paire de butées 30, ou le nombre de butées 30, est de préférence compris entre 10
et 500. De préférence le nombre de paire de butées est égal au nombre de guides.
[0081] En outre, chaque butée 30 peut être fixée au câble 10 de sécurité. La fixation est
de préférence une fixation par écrasement uniquement sur le câble 10 de sécurité.
Le couplage de chaque butée au guide 20 de maintien est de préférence direct, amovible
et extensible.
[0082] Chaque butée 30 permet de contrôler l'élongation maximale du câble 40 à fibre optique
qui préférentiellement ne dépasse pas 1 % à 1,5 % afin d'éviter une rupture du câble
à fibre optique. En effet, le câble 40 à fibre optique est généralement fixé de manière
amovible aux guides 20 de maintien, une élongation trop importante de la distance
entre deux guides 20 de maintien pourrait entrainer une rupture du câble 40 à fibre
optique. Chaque butée 30 permet de limiter l'écartement entre deux guides 20 de maintien.
De préférence cet écartement est calculé pour ne pas être supérieur à 1,5 % d'élongation
maximale subi par le câble 40 à fibre optique.
[0083] Selon un mode de réalisation optionnel et comme illustré à la
figure 4, le dispositif de maintenance comporte deux parties. Une première partie 1A ne comporte
pas de guide de maintien tandis qu'une seconde partie 1B, aussi appelée section de
mesure, comporte les guides 20 de maintien. La première partie 1A, par exemple longue
de plusieurs kilomètres (e.g. au moins deux km), est de préférence constituée d'un
ou deux câbles comportant la fibre optique et de l'acier ou des matériaux composites.
La première partie 1A peut donc comporter le câble 40 à fibre optique et le câble
10 de sécurité. Alternativement elle peut être formée à partir d'un seul câble à fibre
optique renforcé. Néanmoins, elle ne comporte pas de guide de maintien. La seconde
partie comporte les guides 20 de maintien. En outre, dans ce cas, le dispositif de
maintenance peut comprendre un système de jonction 60 de câbles. Un tel système de
jonction 60 de câbles permet au câble 40 à fibre optique de rejoindre le câble de
sécurité pour ne former qu'un seul câble à fibre optique renforcé. De préférence,
le câble à fibre optique rejoint le câble de sécurité après la section de mesure par
l'intermédiaire du système de jonction spécifique. En particulier, la seconde partie
1B peut présenter une sur-longueur par rapport au câble de sécurité, après le système
de jonction 60.
[0084] Comme illustré à
la figure 5, les guides 20 de maintien présentent avantageusement une forme longitudinale comportant
deux extrémités 20A, 20B et une portion centrale 20C. Les guides 20 de maintien présentent
à leurs extrémités 20A, 20B un diamètre, de préférence un diamètre extérieur, de section
transversale inférieure au diamètre, de préférence au diamètre extérieur, de section
transversale de la portion centrale 20C. Ceci permet de faciliter le passage des guides
20 de maintien dans l'élément tubulaire et particulièrement des différentes sections
de l'élément tubulaire, lors de réduction de diamètre intérieur de l'élément tubulaire.
[0085] Alternativement, les guides 20 de maintien peuvent être de forme cylindrique, oblongue,
allongée, effilée, tubulaire, sphérique ou sphéroïde. De préférence, les guides 20
de maintien sont de forme cylindrique.
[0086] Avantageusement, les guides 20 de maintien peuvent être essentiellement constitués
en matériaux non corrosifs, inoxydables ou en composites ou en métal et de préférence
en aluminium. Ceci permet d'éviter la corrosion. Cela dépend également du milieu dans
lequel le dispositif est introduit.
[0087] En outre, chaque guide 20 de maintien peut être agencé de façon à accueillir le câble
10 de sécurité. Ainsi, chaque guide de maintien peut comprendre une conduite, une
cavité, un interstice ou un logement pour accueillir le câble 10 de sécurité. De préférence,
chaque guide 20 de maintien comprend une conduite 25 formée dans le guide 20 de maintien
pour accueillir le câble 10 de sécurité. Cette conduite 25 peut faire saillie dans
le guide 20 de maintien sur toute sa longueur et de préférence en son centre. Autrement
dit chaque guide 20 de maintien peut être traversé par le câble 10 de sécurité, de
préférence dans le sens longitudinal et en son centre. En outre, chaque guide 20 de
maintien peut être agencé de façon à permettre un mouvement de translation des guides
20 de maintien par rapport au câble 10 de sécurité. Ceci permet un degré de liberté
entre le câble 10 de sécurité et le guide 20 de maintien, se traduisant par un coulissement
du câble 10 de sécurité à l'intérieur du guide 20 de maintien.
[0088] Chaque guide 20 de maintien peut être agencé de façon à accueillir le câble 40 à
fibre optique. Ainsi, chaque guide de maintien peut comprendre une conduite, une cavité,
un orifice, un interstice ou un logement pour accueillir le câble 40 à fibre optique.
De préférence, chaque guide 20 de maintien peut comprendre une conduite 26. Cette
conduite 26 peut faire saillie dans le guide 20 de maintien en périphérie de la portion
20C centrale du guide 20 de maintien. De préférence, cette conduite 26 est diamétralement
opposée au moyen 21 d'accroche. En outre, cette conduite 26 est, de préférence, de
forme longitudinale dans le sens de la longueur du guide 20 de maintien. Le câble
40 à fibre optique peut pénétrer le guide 20 de maintien par l'intermédiaire de cette
conduite 26. En outre, cette conduite 26 présente un moyen de fixation 27.
[0089] Le moyen de fixation 27 d'un guide 20 de maintien peut correspondre à une fixation
par écrasement, par collage, frottement ou sertissage. De préférence, les guides 20
de maintien comprennent un moyen de fixation 27 par écrasement. Ce moyen de fixation
27 peut être agencé sur le guide 20 de maintien et de préférence sur la surface opposée
à celle du moyen 21 d'accroche. De préférence, le moyen 27 de fixation peut être à
proximité du logement 26 qui accueille le câble 40 à fibre optique. Alternativement,
ce moyen 27 de fixation peut être disposé à chaque extrémité du logement 26 destiné
à accueillir le câble 40 à fibre optique. Ceci permet d'augmenter la qualité et la
fiabilité de la fixation. Chaque guide 20 de maintien peut être fixé à un câble 40
à fibre optique. Le moyen de fixation 27 permet de fixer le câble 40 à fibre optique
au guide 20 de maintien. Cette fixation n'autorise aucun degré de liberté entre le
guide 20 de maintien et le câble à fibre optique.
[0090] Ainsi, le nombre de guide 20 de maintien fixé au câble 40 à fibre optique peut être
compris entre 2 et 500. Le nombre de guide 20 de maintien traversé par le câble 10
de sécurité peut être compris entre 2 et 500. Par exemple, pour un câble à fibre optique
de 5 km de long, le nombre de guide de maintien est au minimum de deux, un au niveau
du fond du forage et un second en tête de forage.
[0091] En outre, un dispositif 1 de maintenance selon l'invention peut comprendre
un ou plusieurs lest(s) 50. Un lest 50 au sens de l'invention peut correspondre à un poids, une gueuse, une barre
de charge. De préférence, il s'agit d'une gueuse comprenant des ressorts arqués (bow-springs
en terminologie anglosaxonne). Ceci permet le centrage du lest 50 dans l'élément tubulaire.
En effet, le lest 50 est fixé à une des extrémités du câble 10 de sécurité et/ou du
câble 40 à fibre optique. Ce lest 50 peut également être assimilé à une tige, de préférence
en métal, de plusieurs mètres de long et centrée à l'intérieur de l'élément tubulaire
par les bow-springs.
[0092] Le poids du lest 50 doit être suffisant pour entrainer la descente totale du dispositif
1 de maintenance dans l'élément tubulaire. Typiquement, la somme du lest, des guides
et des butées doit être supérieure à la force de friction créée par les moyens d'accroche,
par exemple les aimants.
[0093] Le dispositif 1 de maintenance peut comprendre en outre
un équipement de mesure de pression, et/ou de température et/ou acoustique. Le couplage du câble 40 à fibre optique aux parois internes de l'élément tubulaire
grâce aux guides 20 de maintien permet de réaliser des mesures séismiques VSP (« Vertical
Seismic Profil » en terminologie anglo-saxonne) grâce à l'utilisation de la fibre
optique. Un équipement de mesure spécifique nommée DAS (« Distributed Acoustic Sensing
» en terminologie anglo-saxonne) peut également être ajouté au dispositif 1 de maintenance.
Des mesures de pression et également de température peuvent être réalisées en utilisant
la fibre optique installée dans le forage. Cependant, pour ces dernières mesures,
il n'y aucun avantage à ce que la fibre soit couplée à l'élément tubulaire par les
guides 20 de maintien. Le dispositif 1 de maintenance peut comprendre un équipement
de mesure de rétrodiffusion Rayleigh pour des mesures acoustique. Le dispositif 1
de maintenance peut comprendre un équipement de mesure de rétrodiffusion Brillouin
pour des mesures de température et/ou de déformation. Le dispositif 1 de maintenance
peut comprendre un équipement de mesure de rétrodiffusion Brillouin et/ou Rayleigh
pour des mesures de pression.
[0094] Ainsi, un tel dispositif 1 de maintenance en plus de permettre la détermination de
la position d'un point 2 de blocage d'un élément tubulaire peut également grâce à
un équipement de mesure de pression, et/ou de température et/ou acoustique, permettre
de compléter l'analyse d'un point 2 de blocage, sa nature, sa composition. Ceci peut
également permettre de confirmer le point 2 de blocage de l'élément tubulaire. En
outre, cette caractéristique permet également de réaliser des mesures indépendamment
d'un blocage.
[0095] Selon un autre aspect, l'invention se rapporte à
un système 100 pour déterminer la position d'un point 2 de blocage d'un élément tubulaire.
[0096] La survenue d'un point 2 de blocage empêchant la progression d'un forage est imprévisible
et souvent la conséquence de conditions extérieures par exemple un éboulement ou un
glissement de terrain. Néanmoins, il est aussi possible que l'équipement se coince,
se détériore ou se désolidarise entrainant l'arrêt de la progression du forage. En
outre, la position du point 2 de blocage peut être aléatoire sur toute la hauteur
du forage mais peut également être aléatoire selon la longueur de l'équipement (e.g.
élément tubulaire) inséré dans le forage. Un tel système 100 selon l'invention permet
de déterminer la position un point 2 de blocage de façon simple et rapide. En effet,
ce système 100 permet de ne réaliser qu'un seul ensemble de mesures de type réflectométrie.
En outre, les mesures sont précises, justes et fiables.
[0097] La
figure 6 représente un mode de réalisation d'un tel système 100 selon l'invention. Ce système
comporte en particulier un dispositif 1 de maintenance selon l'invention et un dispositif
110 de mesure répartie par réflectométrie. Le dispositif 110 de mesure répartie par
réflectométrie est de préférence relié au dispositif 1 de maintenance et est configuré
pour réaliser une mesure de déformation de l'élément 3 tubulaire. Avantageusement,
le dispositif 110 de mesure répartie par réflectométrie est en surface. Cela permet
de récupérer les résultats de mesure directement en surface.
[0098] Le dispositif 110 de mesure répartie par réflectométrie permet de mesurer les déformations
du câble 40 à fibre optique sur toute sa longueur de manière à déterminer l'endroit
où est coincé l'élément 3 tubulaire. La mesure réalisée est de préférence une mesure
de type B-OTDR (Brillouin Optical Time Domaine Reflectometry en terminologie anglo-saxonne
ou Réflectométrie optique temporelle). Ainsi, le dispositif 110 de mesure répartie
par réflectométrie est de préférence de type B-OTDR. Ce type de dispositif 110 est
encore dénommé capteur à fibre optique réparti par rétrodiffusion Brillouin.
[0099] Alternativement, d'autres dispositifs de mesure sont envisageables tels que capteur
à réseau de bragg, capteur de diffusion Rayleigh (phase-OTDR), OFDR (pour Optical
Frequency Domain Reflectometry en terminologie anglo-saxonne ou Réflectométrie optique
du domaine fréquentiel en français).
[0100] De tels dispositifs de mesure sont utilisés pour le contrôle permanent de l'intégrité
et de la sécurité des systèmes et structures dans l'industrie pétrolière. Brièvement,
un signal lumineux est injecté dans une fibre optique et le signal lumineux rétrodiffusé
par la fibre optique permet ensuite de déduire l'état structurel de l'élément tubulaire.
Avantageusement ces dispositifs optoélectroniques de mesure répartie par rétrodiffusion
Brillouin mesurent en temps réel en tout point de la fibre optique du câble 40 à fibre
optique.
[0101] Le dispositif 110 de mesure répartie par réflectométrie peut en particulier comporter une source lumineuse émettant un
signal lumineux continu. Cette source de lumière est avantageusement matérialisée
par un laser, de préférence un laser DFB (de l'acronyme anglais « Distributed Feedback
»), utilisant un réseau de Bragg. La longueur d'onde d'émission λ0 est de préférence
égale à 1550nm, à la fréquence correspondante v0. La raie de l'onde lumineuse émise
est centrée sur la longueur d'onde d'émission λ0 et sa largeur est au plus de 1 MHz
(MégaHertz).
[0102] Ce dispositif 110 de mesure répartie par réflectométrie comporte au moins un modulateur
acousto-optique. Il peut comporter également un ou plusieurs amplificateurs si nécessaire
pour donner du gain. Le modulateur acousto-optique transforme le signal continu de
fréquence v0 en un signal impulsionnel de fréquence vp = v0 + vA , où vA est la fréquence
propre au modulateur, et est généralement supérieure ou égale à 100 et inférieure
ou égale à 500 MHz, de préférence de l'ordre de 200 MHz.
[0103] L'oscillateur local, comprend avantageusement un circulateur qui dirige le signal
lumineux continu incident, à la fréquence v0, provenant du laser, dans une fibre optique
de référence. Cette fibre optique de référence est avantageusement identique à la
fibre optique sous test. La fibre de référence n'est soumise à aucune déformation.
Elle est placée à une température de référence, en général comprise entre 18 et 25°C
(Celsius), de préférence à une température de l'ordre de 20°C. Cette fibre de référence
permet elle aussi d'émettre un signal par rétrodiffusion Brillouin en réponse au signal
continu émanant de la source lumineuse, de sorte que l'oscillateur local permet de
transformer la fréquence incidente v0 en une fréquence vOL = v0 + vBref, où vBref
représente la fréquence Brillouin de la fibre optique de référence, et qui se situe
dans la même gamme de fréquence que la fréquence vBz issue du signal rétrodiffusé
par la fibre optique en test. La fréquence Brillouin de la fibre optique de référence
se situe donc dans une gamme de fréquence autour de 11 GHz, en général entre 10,5
GHz et 11,5 GHz. Le circulateur de l'oscillateur local envoi alors le signal rétrodiffusé
vers le coupleur pour le mélanger avec le signal rétrodiffusé en provenance de la
fibre optique sous test.
[0104] Alternativement, un équipement de mesure de rétrodiffusion Brillouin et/ou Rayleigh
comprend une source lumineuse émettant un signal lumineux continu. Cette source de
lumière est avantageusement matérialisée par un laser, de préférence un laser DFB
(de l'acronyme anglais « Distributed Feedback »), utilisant un réseau de Bragg. La
longueur d'onde d'émission λ
0 est de préférence égale ou sensiblement égale à 1550 nm, à la fréquence correspondante
v
0. La raie de l'onde lumineuse émise est centrée sur la longueur d'onde d'émission
λ
0 et sa largeur est au plus de 1 MHz.
[0105] Avantageusement, la source de lumière est accordable en fréquence et il est possible
de faire varier sa fréquence de manière continue à une vitesse d'au moins 1 GHz/s
(Gigahertz par seconde) sur un intervalle d'au moins 125 GHz. De façon plus préférée,
la source de lumière est apte à émettre un rayonnement laser continu à une fréquence
optique ν
0 pouvant être variée, sur la durée de l'ensemble des acquisitions, suivant une rampe
continue de 250 GHz au moins. Cette modulation de fréquence doit être continue et
non par pas de fréquence et permet ainsi de diminuer les effets d'interférences intra-impulsion
et donc le bruit. Cette caractéristique est particulièrement importante lorsqu'un
suivi de la rétrodiffusion Rayleigh est souhaité.
[0106] La source de lumière, par exemple un laser, émet un signal lumineux continu moyennement
puissant, typiquement de l'ordre de 20 mW, dans une fibre optique le reliant à un
premier coupleur ou à un troisième coupleur.
[0107] Le
premier coupleur, recevant le signal lumineux via source de lumière ou via le premier bras du troisième
coupleur, est apte à diviser ledit signal lumineux continu en deux signaux de fréquence
identique répartis dans deux bras.
[0108] Le premier bras relie le premier coupleur à un bloc fibre de référence comportant
une fibre de référence, ledit bloc fibre de référence étant apte à émettre un autre
signal lumineux de fréquence ν
0 - ν
bref, où ν
bref est la fréquence Brillouin de la fibre de référence, destiné à être transmise au
modulateur ou à être mélangé audit signal initial par un quatrième coupleur. Ainsi,
le bloc de référence permet de renvoyer l'information dans une bande de fréquence
plus basse améliorant ainsi les performances du dispositif. La fibre optique de référence
est conservée sans déformation et à une température de référence. Le second bras relit
le premier coupleur à un deuxième coupleur situé en aval du modulateur et est apte
à transmettre au deuxième coupleur un signal lumineux continu à une fréquence ν
0, constituant ainsi un oscillateur local. De façon plus particulière, le second bras
relit le premier coupleur à un deuxième coupleur situé en amont du module de photo-détection
et de préférence il est positionné juste avant ledit module de photo-détection.
[0109] Le premier coupleur est apte à diriger suffisamment d'énergie du signal lumineux
vers le premier bras de façon à dépasser le seuil de Diffusion Brillouin Stimulée
(Stimulated Brillouin Scattering) et ainsi que, dans la fibre de référence, l'onde
rétrodiffusée soit décalée en fréquence de -ν
bref par rapport à l'onde optique. De façon avantageuse, le premier coupleur est apte
à diriger la majorité de l'énergie du signal lumineux vers le premier bras. De préférence,
le premier coupleur est apte à diriger plus de 70%, de façon plus préférée plus de
80 %, de façon encore plus préférée sensiblement 90 % de l'énergie du signal lumineux
vers le premier bras.
[0110] Le bloc de référence comprend avantageusement un circulateur qui dirige le signal
lumineux continu incident, à la fréquence v
0, provenant du premier coupleur, dans une fibre optique de référence. Cette fibre
optique de référence peut être identique à la fibre optique à tester. Avantageusement,
la fibre de référence n'est soumise à aucune déformation. Elle est placée à une température
de référence, en général comprise entre 18 et 25°C, de préférence à une température
de l'ordre de 20°C. Cette fibre de référence permet elle aussi d'émettre un signal
par rétrodiffusion Brillouin en réponse au signal continu émanant de la source lumineuse,
de sorte que le bloc de référence permet de transformer la fréquence incidente v
0 en une fréquence v
br = v
0-v
Bref, où v
Bref représente la fréquence Brillouin de la fibre optique de référence, et qui se situe
par exemple dans la même gamme de fréquence que la fréquence v
bAS issue du signal rétrodiffusé par la fibre optique à tester. En outre, de façon avantageuse,
la fibre optique de référence du bloc fibre de référence présente une fréquence Brillouin
différente de celle de la fibre optique à tester. Par exemple, la fibre optique de
référence présente une fréquence Brillouin décalée d'au moins 200 MHz, de préférence
d'au moins 300 MHz par rapport à la réponse Brillouin de la fibre à mesurer. De préférence,
la fréquence Brillouin de la fibre optique de référence présente un écart de fréquence
avec la fréquence Brillouin de la fibre optique à tester, compris entre 300 MHz et
1 GHz. Ainsi, cela permet d'éviter tout recouvrement spectral des spectres Rayleigh
et Brillouin tout en limitant les exigences pour le traitement de signal ultérieur.
En effet, le module de photo-détection situé en fin du montage optoélectronique reçoit
un signal issu de la rétrodiffusion de Rayleigh qui se trouve modulé à la fréquence
du modulateur acousto-optique ν
A (par exemple 200 MHz) et de la rétrodiffusion de Brillouin modulé à la fréquence
(ν
bAs - ν
bref + ν
A) sans qu'il n'y ait de recouvrement entre les deux spectres.
[0111] Une telle architecture permet de positionner la fibre de référence sur le même bras
optique que la fibre optique à tester. Cela a pour avantage d'améliorer la qualité
de mesure en ayant un signal dans l'oscillateur local issu directement de la source
et donc sans parasites à basses fréquences. Il n'est donc ensuite pas nécessaire d'utiliser
de filtre électrique basse fréquence en sortie du module de photo-détection. Cette
configuration permet également de mesurer la raie anti-Stokes de la rétrodiffusion
Brillouin et, contrairement aux dispositifs de l'art antérieur, d'accéder à des mesures
proches du DC (par exemple autour de 100 MHz) dans le domaine électrique où il n'était
jusqu'alors pas possible de faire des mesures fiables.
[0112] Le
troisième coupleur permet de diviser le signal lumineux incident émis par la source lumineuse, en deux
signaux de fréquence identique répartis dans deux bras du dispositif.
[0113] Le premier bras relie le troisième coupleur au premier coupleur et le premier bras
est apte à transmettre au premier coupleur un signal lumineux continu à une fréquence
ν
0. Le second bras relie le troisième coupleur à un quatrième coupleur situé en amont
du modulateur et ce second bras est apte à transmettre au quatrième coupleur un signal
initial à une fréquence ν
0.
[0114] De façon avantageuse, le troisième coupleur est apte à diriger la majorité de l'énergie
du signal lumineux vers le premier bras. De préférence, le troisième coupleur est
apte à diriger plus de 70%, de façon plus préférée plus de 80 %, de façon encore plus
préférée sensiblement 90 % de l'énergie du signal lumineux vers le premier bras.
[0115] Comme cela a été spécifié, le
quatrième coupleur est apte à mélanger le signal initial ν
0 provenant du second bras du troisième coupleur au signal lumineux de fréquence ν
0 - ν
bref provenant de la fibre de référence et à les injecter dans le modulateur. Les signaux
issus de la fibre optique de référence sont donc recombinés au signal initial ν
0 dans le quatrième coupleur. A la sortie du quatrième coupleur, on obtient un signal
qui contient un signal à la fréquence ν
0 - ν
bref provenant de la fibre optique de référence et un signal à la même fréquence que le
signal initial v
0.
[0116] Le
modulateur est apte à imposer un décalage de fréquence d'au moins 100 Mhz au signal continu
et à le transformer en un signal impulsionnel destiné à être injecté dans une fibre
optique à tester. De façon préférée, le modulateur est un modulateur acousto-optique.
Le modulateur peut être associé à un ou plusieurs amplificateurs si nécessaire pour
donner du gain. Le signal provenant du modulateur comporte au moins deux composantes,
- une composante continue de fréquence ν0 - νbref, transformée en une composante impulsionnelle de fréquence vp1 = ν0 - νbref + vA, et
- une composante continue de fréquence v0, transformée en une composante impulsionnelle de fréquence vp2 = v0 + vA.
[0117] Le modulateur est apte à générer un signal impulsionnel présentant une fréquence
décalée par rapport à la fréquence du signal lumineux continu. Le décalage de fréquence
v
A appliqué à ladite fréquence décalée peut être supérieur ou égal à 100 MHz. La fréquence
v
A est la fréquence propre au modulateur et est généralement supérieure ou égale à 100
MHz et inférieure ou égale à 1 GHz, de préférence sensiblement égale à 200 MHz. La
largeur temporelle de l'impulsion ainsi générée peut par exemple être comprise entre
10 ns et 500 ns, de préférence elle est sensiblement égale à 20 ns. Le signal impulsionnel
est alors dirigé vers un circulateur qui l'injecte ensuite dans la fibre optique à
tester, sur laquelle doit être effectuée la mesure répartie. Au passage du signal
impulsionnel, la fibre optique émet en sens inverse un signal par rétrodiffusion Brillouin
spontanée à la fréquence v
F1 = ν
0 - ν
bref+ν
A + ν
bAS(z) ; et ν
0 - ν
bref + ν
A - v
bS(z) dans lequel ν
bAS est la fréquence Brillouin anti-Stokes à mesurer en tout point de coordonnée z le
long de la fibre optique. v
bS(z) est la fréquence Brillouin Stokes. La fibre optique émet également en sens inverse
un signal par rétrodiffusion de Rayleigh à la fréquence v
F2 = ν
0 + ν
A.
[0118] Ces signaux rétrodiffusés sont dirigés, par le circulateur, vers le deuxième coupleur
où ils sont recombinés avec un signal ν
0 provenant de l'oscillateur local. En outre, avantageusement, le second bras peut
comporter un brouilleur de polarisation disposé alors en amont des entrées d'un deuxième
coupleur. Cela permet de diminuer les effets d'interférences dus à la polarisation
entre le bras de l'oscillateur local et le bras de mesure, aussi appelé bras « pompe
», et situé entre le circulateur et un deuxième coupleur.
[0119] Le
deuxième coupleur est apte à coupler le signal de l'oscillateur local au signal de rétrodiffusion provenant
de la fibre optique à tester avant de le transmettre au module de photo-détection.
Le deuxième coupleur peut être associé à des modules optionnels tels qu'à un module
de séparation (polarization beam splitter) ou d'hybridation de polarisation. Le signal
de rétrodiffusion peut être modulé au moins à une fréquence Brillouin ν
rB égale à ν
0 - ν
bref + ν
A + ν
bAS, où ν
bAS est la fréquence de rétrodiffusion Brillouin anti-Stokes pouvant être mesurée en
tout point z de la fibre optique à tester. Cela donne la possibilité à l'utilisateur
de mesurer la raie anti-Stokes de rétrodiffusion Brillouin tout en profitant d'un
oscillateur local sans parasite à basses fréquences et ainsi permet d'améliorer la
qualité de la mesure.
[0120] Le signal de rétrodiffusion provenant de la fibre optique à tester peut également
être modulé à une fréquence Rayleigh ν
rR égale à ν
0 + ν
A. Cela est possible lorsque le dispositif selon l'invention comporte le troisième
coupleur et quatrième coupleur. Ce deuxième coupleur permet alors à la rétrodiffusion
Rayleigh créée dans la fibre optique à tester de se coupler avec la fréquence de l'oscillateur
local. Ainsi, le dispositif selon l'invention permet également de mesurer le spectre
de rétrodiffusion Rayleigh. De façon préférée, le signal de rétrodiffusion est modulé
à une fréquence ν
rR égale à ν
0 + ν
A et à une fréquence ν
rB égale à ν
0 - ν
bref + ν
A + ν
bAS.
[0121] Ce ou ces battements sont détectables électroniquement grâce à l'utilisation d'un
module de photo-détection positionné en aval du deuxième coupleur et il est apte à transmettre le signal de
rétrodiffusion reçu à un module de traitement. Le module de photo-détection comporte
au moins un photo-détecteur. De façon avantageuse, le module de photo-détection présente
une bande passante d'au moins 800 MHz, de préférence d'au moins 1GHz. Le module de
photo-détection situé en fin du montage optoélectronique est apte à recevoir un signal
issu de la rétrodiffusion de Rayleigh modulé à la fréquence du modulateur acousto-optique
ν
A et de la rétrodiffusion de Brillouin modulé à la fréquence (ν
bAS - ν
bref + ν
A). Dans ces conditions, en sortie du module de photo-détection le signal électrique
obtenu correspondant aux battements détectés à la fréquence de v
Batt1 = ν
A +(ν
bAS - v
Bref) correspondant à la rétrodiffusion Brillouin et à la fréquence de v
Batt2 = ν
A correspondant à la rétrodiffusion de Rayleigh. Grace à l'architecture du dispositif
selon l'invention, ces battements ont été obtenus à partir d'une seule mesure et une
seule fibre optique à tester. En outre, ces battements présentent une fréquence plus
faible que les signaux incidents du fait que la fréquence ν
0 issue de la source lumineuse est éliminée. Typiquement, un premier battement correspondant
à
Batt1 = ν
A + (ν
bAS - v
Bref) présente une fréquence supérieure à 200 MHz, et de préférence autour de 500 MHz,
et un second battement correspondant à v
Batt2 = ν
A présente une fréquence par exemple sensiblement égale à 200 MHz, correspondant à
l'ordre de grandeur de la fréquence propre au modulateur. En effet, ν
A - (ν
bS + v
Bref) est à environ 20 GHZ et donc hors bande. La configuration optique permet donc d'augmenter
le rendement du module de photo-détection en limitant la bande passante à moins de
2 GHz au lieu de 11GHz, de préférence à moins de 1 GHz, par exemple entre 400 MHz
et 1 GHz.
[0122] Avantageusement, le dispositif selon l'invention peut ne pas comprendre de filtre
électrique basse fréquence en sortie du module de photo-détection. En effet, comme
spécifié précédemment, le positionnement de la fibre de référence sur le même bras
optique que la fibre optique à tester permet d'améliorer la qualité de mesure en ayant
un signal dans l'oscillateur local sans parasites à basses fréquences. En supprimant
ces parasites à basses fréquences, cette configuration donne en outre accès à des
informations non exploitables avec les configurations de l'art antérieur (e.g. < 100
MHz).
[0123] Le ou les signaux de battement obtenus peuvent être alors numérisés, au moyen d'un
module convertisseur analogique -
numérique. Puis ils sont traités par un module de traitement numérique. De façon avantageuse,
le module convertisseur analogique - numérique présente une bande passante d'au moins
800 MHz, de préférence d'au moins 1 GHz et une vitesse d'échantillonnage d'au moins
1,6 Gech/s, de préférence d'au moins 2 Gech/s.
[0124] Le
module de traitement est avantageusement configuré pour relier ladite fréquence Brillouin anti-Stokes
ν
bAS à une valeur de température et/ou à une valeur de déformation en tout point « z »
de ladite fibre optique à tester. Ainsi, il est apte à séparer la mesure de température
et la mesure de déformation afin d'obtenir, à partir d'une seule mesure, des valeurs
distinctes de température et de déformation. Ce dernier peut comporter une carte d'acquisition
qui permet d'acquérir le signal généré par le module de photo-détection et donc avoir
une bande passante et une fréquence d'échantillonnage en mesure d'analyser un signal
correspondant à : ν
A + ν
bAS - ν
bref. Ainsi, avantageusement, le module de traitement est apte à mesurer un signal ayant
une bande passante d'au moins 800 MHz, de préférence d'au moins 1 GHz et une vitesse
d'échantillonnage d'au moins 1,6 Gech/s, de préférence d'au moins 2 Gech/s dans le
but de détecter les deux spectres simultanément (spectre Brillouin et spectre Rayleigh).
En outre, de façon avantageuse, il convient d'utiliser une carte d'acquisition avec
une résolution élevée comme par exemple une résolution supérieure ou égale à 10 bits.
Cela permet, considérant les faibles variations d'intensité du spectre rétrodiffusé
Brillouin en fonction de la température, d'atteindre une précision de l'ordre de 1°C.
Les modules convertisseur analogique - numérique et de traitement peuvent être distincts
mais peuvent être intégrés dans un seul et même ensemble positionné directement après
le module de photo-détection.
[0125] Le module de traitement est apte à découper le signal numérisé en une pluralité de
tronçons (T1...Ti...TN) par application d'une fenêtre temporelle glissante de type
fenêtre rectangulaire ou de Hamming, ou de Hann ou de Blackman-Harris, chaque tronçon
présentant une largeur égale à la largeur temporelle d'une impulsion du signal impulsionnel
injecté dans la fibre optique à tester, la largeur de chaque tronçon étant en outre
centrée autour d'une date t correspondant à un point de coordonnée z de ladite fibre
optique à tester.
[0126] De plus, le module de traitement numérique utilise avantageusement un algorithme
de transformé de fourrier discrète (de préférence rapide), au moyen par exemple d'un
circuit intégré logique connu sous l'acronyme anglais FPGA (pour « Field Programmable
Gate Array »). Il permet ainsi de calculer directement la fréquence Brillouin, l'intensité
totale de la rétrodiffusion Brillouin et/ou l'intensité totale de la rétrodiffusion
Rayleigh en tout point de coordonnée « z » de la fibre optique sous test. Le module
de traitement numérique permet en outre de moyenner les spectres obtenus dans le domaine
fréquentiel, pour chaque point z de ladite fibre, à l'issue de l'application de l'algorithme
de transformée de fourrier discrète (de préférence rapide), afin de déterminer la
mesure répartie de la variation fréquentielle tout le long de ladite fibre optique
sous test.
[0127] Selon un autre aspect, l'invention se rapporte à
un procédé 200 pour déterminer la position d'un point 2 de blocage d'un élément 3 tubulaire par l'intermédiaire d'un dispositif 1 de maintenance comprenant
un câble 40 à fibre optique et une pluralité de guides 20 de maintien. Chaque guide
20 de maintien peut être fixé au câble 40 à fibre optique et comporter un moyen 21
d'accroche à l'élément 3 tubulaire. En outre, le dispositif de maintenance 1 est de
préférence inséré dans l'élément tubulaire 3 et les guides 20 de maintien sont fixés
à l'élément tubulaire 3 par l'intermédiaire des moyens 21 d'accroche.
[0128] De préférence, le procédé 200 pour déterminer la position d'un point 2 de blocage
d'un élément 3 tubulaire par l'intermédiaire d'un dispositif 1 de maintenance comprend
l'utilisation d'un câble 10 de sécurité, une pluralité de guides 20 de maintien, une
pluralité de paires de butées 30 ou une pluralité de butées 30 et un câble 40 à fibre
optique.
[0129] Un tel procédé,
illustré à la figure 7, selon l'invention permet de contrôler en un seul ensemble de mesures une centaine
de mètres de l'élément 3 tubulaire. Cela permet un gain de temps considérable. En
outre, les mesures sont justes, fiables et précises. Le procédé 200 selon l'invention
permet également un gain de temps considérable et une réduction d'utilisation de matériel
coûteux et spécifique. En outre le procédé est sécurisé car celui-ci ne nécessite
pas l'utilisation de capteur actif.
[0130] Un procédé 200 pour déterminer la position d'un point 2 de blocage comprend
- une étape 240 de première mesure répartie par réflectométrie,
- une étape 250 d'application d'une contrainte sur l'élément 3 tubulaire ou de suppression
d'une contrainte appliquée sur l'élément 3 tubulaire antérieurement à l'étape 240
de mesure répartie par réflectométrie,
- une étape 260 de seconde mesure répartie par réflectométrie, et
- une étape 290 de détermination de la position du point 2 de blocage de l'élément 3
tubulaire par comparaison des première et seconde mesures réparties par réflectométrie.
[0131] En outre, un procédé 200 selon l'invention peut comprendre une étape 210 de réalisation
d'une contrainte, une étape d'insertion 220 du dispositif de maintenance dans l'élément
tubulaire et/ou une étape 230 de fixation des guides de maintien à l'élément 3 tubulaire.
Par ailleurs, un procédé 200 selon l'invention ne nécessite pas la répétition d'une
pluralité de mesures mais permet en une seule mesure d'identifier la position d'un
point de blocage sur plusieurs dizaines de mètres.
[0132] L'étape 210 de réalisation d'une contrainte sur l'élément tubulaire peut être réalisée jusqu'à la profondeur où l'élément 3 tubulaire
est coincé. La contrainte peut être réalisée par traction ou par tout moyen permettant
de réaliser une déformation uniforme sur toute la longueur de l'élément 3 tubulaire.
Cette contrainte sur l'élément tubulaire est par exemple maintenue durant toute l'étape
220 d'insertion du dispositif de maintenance dans l'élément tubulaire. Ainsi, la réalisation
d'une contrainte peut être mise en œuvre avant l'étape 220 d'insertion du dispositif
1 de maintenance dans l'élément tubulaire tel qu'illustré sur la figure 7 ou après
insertion du câble à fibre optique et avant la fixation des guides de maintien (non
illustré).
[0133] L'étape 220 d'insertion du dispositif 1 de maintenance dans l'élément 3 tubulaire peut comprendre l'insertion
du câble 10 de sécurité et du câble 40 à fibre optique dans l'élément 3 tubulaire
en parallèle. En outre, cela permet de couvrir plusieurs centaines de mètres lors
d'une même étape 220 d'insertion.
[0134] Dans le cadre d'un dispositif 1 de maintenance comportant deux parties 1A et 1B,
tel qu'illustré à la figure 4, un seul câble peut être déroulé en surface.
[0135] Un tel procédé peut comprendre en outre,
une étape 225 de mesure de la longueur du câble 40 à fibre optique déroulé. De préférence, cette étape est réalisée en parallèle de l'étape 220 d'insertion du
dispositif 1 de maintenance dans l'élément 3 tubulaire. En outre, la longueur de câble
40 à fibre optique déroulé peut être mesurée en continu et en permanence. Alternativement,
la longueur du câble 10 de sécurité déroulé peut également être mesurée en parallèle
de la longueur du câble 40 à fibre optique déroulé. Cela permet d'éviter toute sur
longueur d'un câble par rapport à l'autre. Ainsi cela permet de supprimer un risque
de rupture d'un des câbles.
[0136] Dans le cas où un seul câble est déroulé en surface, de préférence dans le cas d'un
câble illustré à la figure 4, il n'y a qu'une seule mesure de la longueur du câble
déroulé. En effet, les câbles à fibre optique et de sécurité se rejoignent, un seul
câble est donc présent en surface.
[0137] L'étape 230 de fixation des guides 20 de maintien à l'élément 3 tubulaire permet de fixer le câble 40 à fibre
optique à la paroi interne de l'élément 3 tubulaire. Cela permet d'améliorer la précision,
la fiabilité et la justesse des mesures. En outre, lors de cette étape, le poids,
notamment du ou des lest(s) 50, peut être neutralisé. Pour cela, une force de traction
peut être exercée sur le câble 10 de sécurité de façon à remonter le ou les lest(s)
50 lorsque tous les guides 20 de maintien sont fixés. Ceci permet d'éviter qu'une
des butées 30 ne soit en contact avec le guide 20 de maintien correspondant. En outre,
cela permet aux forces de tension du câble 40 à fibre optique et aux forces de frictions
créées par les guides 20 de maintien de s'annuler.
[0138] L'étape 240 de première mesure répartie par réflectométrie de la fibre optique est de préférence une mesure de type B-OTDR. Alternativement,
la mesure peut être de type FDR (Réflectométrie Fréquentielle). Plus particulièrement,
la mesure réalisée peut être de type étalonnage qui est réalisée une fois le dispositif
1 de maintenance descendu et avant la relaxation ou la création de la contrainte sur
l'élément 3 tubulaire. L'étape de mesure peut comporter le calcul de la rétrodiffusion
de Brillouin dans la fibre optique au moyen d'un dispositif 110 de mesure répartie
par réflectométrie. L'étape 240 de première mesure répartie de la déformation de la
fibre optique est de préférence réalisée pendant la contrainte.
[0139] Lors des mesures réparties par réflectométrie, le laser 1 du dispositif 110 de mesure
répartie par réflectométrie émet un signal impulsionnel de fréquence vp = v0 + vA.
La largeur temporelle de l'impulsion ainsi générée est par exemple comprise entre
10 ns et 200 ns, de préférence elle est de 20 ns. Le signal impulsionnel est alors
dirigé vers un circulateur qui l'injecte ensuite dans la fibre optique, sur laquelle
doit être effectuée la mesure répartie.
[0140] Au passage du signal impulsionnel, la fibre optique émet en sens inverse un signal
par rétrodiffusion Brillouin spontanée à la fréquence vF = v0 + vA + vBz ; vBz étant
la fréquence Brillouin à mesurer en tout point de coordonnée z le long de la fibre
optique. Ce signal rétrodiffusé est dirigé par le circulateur vers le coupleur où
il est recombiné avec un signal provenant de l'oscillateur local formant le deuxième
bras du dispositif.
[0141] Les signaux issus de la fibre optique sous test et de la fibre optique de référence
sont donc recombinés dans le coupleur. A la sortie du coupleur, on obtient un signal
qui contient un battement entre le signal provenant de la fibre optique sous test
et de la fibre optique de référence de l'oscillateur local. Ce battement, de plus
basse fréquence, est détectable électroniquement grâce à l'utilisation d'un photo-détecteur,
de bande passante inférieure à 1 GHz, de préférence 500 MHz. En sortie du photo-détecteur
on obtient donc un signal électrique correspondant au battement détecté à la fréquence
de vBatt = vA+(vBz - vBref). Le battement présente une fréquence plus faible que les
signaux incidents du fait que la fréquence v0 issue de la source lumineuse est éliminée.
Typiquement, le battement présente une fréquence inférieure à 500 MHz, et de préférence
autour de 200 MHz, correspondant à l'ordre de grandeur de la fréquence propre au modulateur
acousto-optique.
[0142] Le signal de battement obtenu est alors numérisé, au moyen d'un module convertisseur
analogique - numérique. Puis il est traité par un module de traitement numérique.
[0143] La configuration avantageuse du dispositif 110 selon l'invention permet de s'affranchir
de tous les contrôles préalables nécessaires lorsque l'on utilise un laser en anneau
Brillouin afin d'éviter des perturbations sur le signal (par instabilité de cavité
laser). Il permet en outre de réduire la fréquence à détecter par le photo-détecteur
à moins de 500 MHz, et plus particulièrement dans une bande de fréquences centrée
autour de 200 MHz. La configuration optique permet donc d'augmenter le rendement du
photo-détecteur en limitant la bande passante à moins de 1 GHz au lieu de 11 GHz,
de préférence à 500 MHz.
[0144] Le module de traitement numérique, quant à lui, utilise avantageusement un algorithme
de transformé de fourrier rapide FFT, au moyen par exemple d'un circuit intégré logique
connu sous l'acronyme anglais FPGA (pour « Field Programmable gate array »). Il permet
ainsi de calculer directement la fréquence Brillouin en tout point de coordonnée z
de la fibre optique. Le module de traitement numérique permet en outre de moyenner
les spectres obtenus dans le domaine fréquentiel, pour chaque point z de ladite fibre,
à l'issue de l'application de l'algorithme de transformée de fourrier rapide FFT,
afin de déterminer la mesure répartie de la variation fréquentielle tout le long de
ladite fibre optique sous test.
[0145] Lorsque la mesure de la déformation de la fibre optique pendant la contrainte est
terminée, le procédé peut comprendre
une étape 250 d'application d'une contrainte ou de suppression de la contrainte appliquée sur l'élément 3 tubulaire. Par exemple, la déformation
qui était appliquée est levée, l'élément 3 tubulaire est alors dans un état relâché.
[0146] Le procédé peut comprendre
une étape 260 de seconde mesure répartie par réflectométrie. De préférence, cette seconde mesure est réalisée après suppression de la contrainte.
L'étape 260 de mesure de la déformation peut comporter le calcul de la rétrodiffusion
de Brillouin dans la fibre optique au moyen d'un dispositif 110 de mesure répartie
de déformation. De préférence il s'agit d'une mesure de type B-OTDR. Ceci permet de
mesurer une compression ou déformation du câble 40 à fibre optique.
[0147] Le procédé peut comprendre
une étape 290 de détermination de la position du point 2 de blocage de l'élément 3 tubulaire par comparaison des
première et seconde mesures réparties par réflectométrie. Ceci permet de déterminer
la déformation de la fibre optique pendant la contrainte et après suppression de la
contrainte. La comparaison de ces deux mesures donne la position du changement d'état
de l'élément tubulaire. Typiquement sur une mesure relative Brillouin de déformation,
lorsque la différence entre la mesure avant relaxation de l'élément tubulaire et après
relaxation est nulle alors l'élément tubulaire se trouve coincé. Lorsque la mesure
relative de déformations mesurée est proportionnelle à la force exercée en surface
sur l'élément 3 tubulaire, alors celui-ci n'est pas coincé. Ainsi le procédé ne comporte
qu'un seul ensemble de mesures. En outre, le procédé permet un gain de temps tout
en étant passif et plus sécurisé.
[0148] Deux exemples de résultats de détermination de la position du point 2 de blocage
sont présentés aux figures 8A et 8B.
La
figure 8A représente les mesures réparties par fibre optique de déformation. Une mesure typique
de déformation absolue est réalisée par un dispositif 110 de mesure par fibre optique
sur le câble 40 à fibre optique présent dans l'invention. Le câble à fibre optique
est placé, à une profondeur d'environ 400 mètres dans l'élément 3 tubulaire. Un seul
ensemble de mesures est réalisé, une mesure lorsque la contrainte sur l'élément tubulaire
est présente et une mesure lorsque la contrainte sur l'élément tubulaire est supprimée.
Sur la figure 8A les résultats ont des valeurs différentes jusqu'à une distance de
450 mètres. Après cette distance, les deux mesures sont identiques. La mesure réalisée
permet de conclure que l'élément tubulaire est coincé dans le forage à partir de la
profondeur 450 mètres. La mesure est précise au mètre près, fiable et juste. En outre,
elle est rapide et simple.
[0149] La
figure 8B représente les mesures réparties de déformation par fibre optique. Une mesure de
déformation relative est réalisée par un dispositif 110 de mesure par fibre optique
sur le câble 40 à fibre optique selon l'invention. Le câble à fibre optique est placé,
à une profondeur d'environ 400 mètres dans l'élément 3 tubulaire. Une mesure est réalisée
lorsque la contrainte sur l'élément tubulaire est présente et une mesure est réalisée
lorsque la contrainte sur l'élément tubulaire est supprimée. Sur la figure 8B, la
variation brute de palier indique la profondeur à partir de laquelle l'élément tubulaire
est coincé. La mesure est également précise, juste et fiable. Elle est également simple
et rapide.
[0150] Le procédé peut comprendre en outre
une étape 270a de mesure acoustique. Cela permet de compléter le procédé pour déterminer le point 2 de blocage d'un élément
3 tubulaire. En effet, cela peut permettre l'apport d'informations supplémentaires,
comme par exemple la nature du blocage, par exemple un blocage en torsion ou un blocage
en traction. Pour cela, le procédé peut comprendre un équipement de rétrodiffusion
Rayleigh pour des mesures acoustiques, un équipement VSP (Vertical Seismic Profiling
en terminologie anglo-saxonne ou profil sismique vertical en français), un dispositif
de génération de vibration acoustique à la profondeur souhaitée.
[0151] Le procédé peut comprendre en outre
une étape 270b de mesure de pression. Le procédé peut comprendre en outre
une étape 270c de mesure de température. Cela peut permettre l'apport d'informations supplémentaires, mais également une surveillance
du point 2 de blocage ou de l'élément 3 tubulaire. Pour cela, le procédé peut comprendre
un équipement de mesure de rétrodiffusion Brillouin pour des mesures de température
et/ou de déformation. Le procédé peut également comprendre un équipement de mesure
de rétrodiffusion Brillouin et/ou Rayleigh pour des mesures de pression.
[0152] Selon un autre aspect, l'invention concerne
un système 300 d'assemblage d'un dispositif 1 de maintenance pour la détermination de la position d'un point
2 de blocage d'un élément 3 tubulaire.
[0153] Le système, illustré à la
figure 9 peut comprendre une grue 305 de levage. Cette grue de levage permet d'élever le câble
10 de sécurité et le câble 40 à fibre optique du dispositif 1 de maintenance par l'intermédiaire
de poulies.
[0154] Le système peut comprendre
au moins une poulie 311,312 pour le câble 10 de sécurité, destinée à transmettre un mouvement au câble 10 de sécurité. Une première poulie
311 couplée à la grue 305 de levage, permet de transmettre le mouvement d'élévation
de la grue 305 de levage au câble 10 de sécurité. De préférence, la première poulie
311 est couplée à la grue 305 de levage au moyen d'une élingue 310. Une seconde poulie
312, de préférence en surface au niveau du sol, permet de dérouler le câble 10 de
sécurité au fur et à mesure des mouvements d'élévation ou de descente de la grue 305
de levage. Cette seconde poulie 312 est, de préférence, fixée à la tête du forage
par une élingue 313. Ainsi, la première 311 et la seconde 312 poulie permettent de
transmettre les mouvements de la grue 305 de levage au câble 10 de sécurité. Les mouvements
de la grue 305 de levage actionnent la mise en rotation des poulies 311,312 qui permettent
alors pour la première poulie 311 la transmission du mouvement d'élévation, et pour
la seconde poulie 312 la transmission du mouvement d'élévation entrainant le déroulement
du câble 10 de sécurité.
[0155] Le câble 10 de sécurité peut être déroulé à partir d'un touret 330, couplé à un appareil
de levage 320. L'appareil de levage 320 est de préférence un treuil. Le treuil peut
être motorisé ou non. Il permet de commander l'enroulement et le déroulement du câble
10 de sécurité.
[0156] Le système peut comprendre également
une poulie 340 pour le câble 40 à fibre optique, destinée à transmettre un mouvement au câble 40 à fibre optique. Cette poulie 340
peut être également couplée à la grue 305 de levage. Cette poulie 340 permet de transmettre
le mouvement d'élévation de la grue 305 de levage au câble 40 à fibre optique. Ainsi,
lors de la mise en mouvement de la grue 305 de levage, la rotation de la poulie 340
est actionnée, ce qui permet la transmission du mouvement d'élévation de la grue 305
de levage au câble 40 à fibre optique.
[0157] Par ailleurs, le câble 40 à fibre optique peut être déroulé à partir d'un touret
350 relié à un appareil de levage 360. Cet appareil 360, est également de préférence,
un treuil. Ce treuil peut être ancré au sol au moyen d'un moyen d'ancrage 370. Le
treuil peut également être motorisé ou non. Il permet de commander l'enroulement et
le déroulement du câble 40 à fibre optique. En outre, le treuil peut comprendre un
dispositif de comptage de tour pour le déroulement du câble à fibre optique. Ceci
permet de mesurer la longueur du câble à fibre optique déroulé.
[0158] Le système peut comprendre
une fourchette 380, destinée à maintenir les guides 20 de maintien et les butées 30 lors de l'assemblage.
La fourchette 380 peut présenter au moins deux bras. Elle peut être posée sur la tête
du puits. Cette fourchette 380 permet de retenir les guides 20 de maintien et les
butées 30 afin que les guides 20 de maintien et les butées 30 ne tombent dans le forage
par gravité lors de l'assemblage.
[0159] Ce système 300 d'assemblage permet un gain de temps pour l'assemblage d'un dispositif
1 de maintenance pour la détermination de la position d'un point 2 de blocage d'un
élément 3 tubulaire. En effet, ce système 300 est rapide et facile à mettre en œuvre.
En outre, il est simple d'utilisation et ne nécessite pas un matériel spécifique et
coûteux. Par ailleurs, les poulies permettent de dérouler les câbles. De plus, la
fourchette permet de maintenir à la surface les guides de maintien et butées qui reposent
sur elle afin d'éviter que ces dernières ne tombent par gravité lorsqu'elles ne sont
pas fixées sur les deux câbles.
[0160] Selon un autre aspect, l'invention se rapporte à
un procédé 400 de mise en place d'un dispositif 1 de maintenance pour la détermination de la position d'un point
2 de blocage d'un élément 3 tubulaire, représenté en
figure 10.
[0161] De préférence, le dispositif 1 de maintenance est assemblé dans un premier temps
à l'horizontal par rapport au sol, et à proximité de la tête du forage.
[0162] Le procédé peut comprendre
une étape 410 de fixation des guides de maintien au câble 40 à fibre optique. Cette fixation est de préférence fixe et amovible entre
le moyen 27 de fixation d'un guide 20 de maintien et le câble 40 à fibre optique.
[0163] En outre, lors de cette étape de fixation, la distance entre chaque guide 20 de maintien
peut ne pas être déterminée. En effet, la fixation n'étant pas encore amovible à cette
étape entre les guides 20 de maintien et le câble 40 à fibre optique, la distance
entre chaque guide 20 de maintien n'est pas fixée. Par ailleurs, le moyen 27 de fixation,
de préférence par écrasement, des guides 20 de maintien n'est pas activé. Ainsi, les
guides 20 de maintien sont proches les uns des autres.
[0164] Le procédé, illustré à la figure 10, peut comprendre
une étape 415 pour étanchéifier une extrémité du câble 40 à fibre optique. De préférence, l'extrémité est l'extrémité
du câble à fibre optique qui pénétrera en premier dans le forage. Ceci permet d'une
part de limiter le mouvement du câble à fibre optique en évitant que le câble à fibre
optique ne se libère des moyens d'accroche et d'autre part de permettre la résistance
du câble à fibre optique aux conditions environnementales de pression, température
et chimique du forage.
[0165] Un procédé conforme à l'invention peut comprend
une étape 420 de couplage des guides 20 de maintien avec le câble 10 de sécurité.
[0166] Cette étape peut comprendre également l'assemblage du câble 10 de sécurité avec les
butées 30. En effet, chaque guide 20 de maintien peut être positionné entre au moins
une butée 30. Alternativement chaque guide 20 de maintien peut être positionné entre
une butée 30 amont et une butée 30 aval. La butée 30 amont et la butée aval constituant
une paire de butées de la pluralité de paires de butées. En outre le système de fixation
par écrasement de chaque butée peut ne pas être activé. Ceci permet au câble de sécurité
de coulisser librement entre chaque butée et chaque guide de maintien.
[0167] Un tel procédé peut comprendre
une étape 425 de fixation d'un ou plusieurs lests à une des extrémités du câble 10 de sécurité. De préférence l'extrémité est l'extrémité
qui pénétrera en premier dans l'élément 3 tubulaire. En outre, le ou les lests fixés
sur le câble 10 de sécurité peut être à proximité d'une butée 30.
[0168] Un procédé selon l'invention peut comprendre
une étape 430 de fixation d'une des butées sur le câble 10 de sécurité. La butée à proximité immédiate du lest 50 peut être
fixée sur le câble 10 de sécurité par fixation par écrasement. De préférence, la butée
30 fixée sur le câble 10 de sécurité est la butée à proximité immédiate du (des) lest
50. Ceci permet de maintenir l'ensemble des butées 30 et la pluralité de guides 20
de maintien sur le câble 10 de sécurité lorsque celui-ci sera soulevé pour pénétrer
dans l'élément 3 tubulaire.
[0169] Un procédé conforme à l'invention peut comprendre
une étape 440 de d'élévation par soulèvement vertical de l'ensemble du dispositif 1 de maintenance. Ainsi, l'ensemble câble 40 à fibre
optique, câble 10 de sécurité, pluralité de guides 20 de maintien, pluralité de butées
30 et lests 50, peut être soulevé à la verticale par la grue 305 de levage. L'ensemble
peut être placé en tête de forage.
[0170] Grâce au simple couplage des guides 20 de maintien sur le câble 10 de sécurité et
de la pluralité de butées 30, sous l'effet de la gravité, les guides 20 de maintien
et les butées 30 peuvent coulisser le long du câble 10 de sécurité. L'ensemble des
butées et des guides de maintien peuvent alors reposer sur la seule butée fixée au
câble de sécurité, à savoir, la butée à proximité immédiate du ou des lests 50. Ceci
permet de faciliter le maintien et l'acheminement du dispositif 1 de maintenance en
tête de puits de forage.
[0171] Toujours afin de faciliter le maintien et l'acheminement du dispositif 1 de maintenance
en tête de forage, le câble 40 à fibre optique peut être placé sur la poulie 340 pour
câble à fibre optique et le câble 10 de sécurité sur au moins une poulie 311, 312
pour le câble de sécurité. Le dispositif 1 de maintenance peut être soulevé à la verticale
à une hauteur permettant de placer le ou les lests 50 à l'intérieur du forage. La
hauteur dépend de la longueur du dispositif 1 de maintenance.
[0172] Par ailleurs, afin de maintenir la pluralité de guides 20 de maintien et la pluralité
de butées 30 qui reposent sur la seule butée fixée au câble de sécurité, la fourchette
380 peut être placée sur la tête de puits. Ceci permet de maintenir à la surface les
guides de maintien et les butées qui reposent donc sur la fourchette. De préférence,
la fourchette 380 est placée sous la butée 30 la plus proche du ou des lests 50 qui
est fixée au câble 10 de sécurité.
[0173] Un procédé selon l'invention peut comprendre
une étape 450 de fixation des guides de maintien sur un dispositif 1 de maintenance. Pour cela, le procédé peut comprendre
une étape 455 de descente du dispositif 1 de maintenance dans le forage. La descente du dispositif 1 de maintenance
peut être réalisée au moyen d'une unité de logging. En outre, le dispositif 1 de maintenance
peut être descendu de 10 mètres de profondeur dans le puits. La ou les butées 30 du
guide 20 de maintien le plus proche du ou des lests 50 peuvent alors être fixées au
câble 10 de sécurité. Par ailleurs, le câble 40 à fibre optique peut être fixé au
guide 20 de maintien par fixation, de préférence par fixation par écrasement.
[0174] Une fois la ou les butées 30 fixées sur le câble 10 de sécurité et le guide 20 de
maintien fixé sur le câble 40 à fibre optique,
une étape 455 de descente peut être à nouveau réalisée par l'unité de logging. Le dispositif 1 de maintenance
est de préférence à nouveau descendu par exemple de 10 mètres en profondeur dans le
forage. La descente du dispositif est fonction de la résolution spatiale souhaitée,
ainsi le dispositif peut être descendu de plus ou moins 10 mètres.
[0175] L'étape de fixation 450 des guides de maintien sur le dispositif de maintenance peut
être réitérée jusqu'à ce que la totalité de la pluralité des guides de maintien soit
fixée sur le câble à fibre optique.
[0176] Un procédé 400 de mise en place est rapide et simple à mettre en œuvre avec un nombre
réduit d'étape, et permettant de maîtriser les coûts notamment, grâce au matériel
utilisé mais également grâce à la réduction du temps d'assemblage à proximité du forage.
[0177] Selon un autre aspect, l'invention concerne
un élément 3 tubulaire comprenant un dispositif 1 de maintenance, de préférence agencé à l'intérieur de
l'élément 3 tubulaire, pour la détermination de la position d'un point 2 de blocage
dudit élément tubulaire.
[0178] Un élément 3 tubulaire équipé d'un dispositif 1 de maintenance peut comprendre un
câble 10 de sécurité, une pluralité de guides 20 de maintien, une pluralité de butées
ou une pluralité de paires de butées 30 et un câble 40 à fibre optique. Cet élément
3 tubulaire permet de déterminer avec précision, fiabilité et justesse un point 2
de blocage. En outre, un tel élément 3 tubulaire est sécurisé pour une exploitation
des sous-sols.
[0179] Comme cela a été présenté, l'invention permet de déterminer la position du point
2 de blocage d'un élément 3 tubulaire de façon sécurisée, rapide et simple. En effet,
il est possible de contrôler en une seule mesure une centaine de mètres d'élément
3 tubulaire. Cela permet un gain de temps lors de la mise en œuvre de l'invention.
En outre, les mesures sont fiables, simples et précises. Par ailleurs, l'invention
permet un gain de temps du fait de la réalisation d'un seul ensemble de mesures, de
par son équipement et ses installations. En outre, l'appareil de forage n'est pas
immobilisé durant de longue période. L'invention est également moins coûteuse du fait
de son équipement et de la réduction du temps d'immobilisation du forage. De plus,
l'invention est particulièrement sécurisée par l'ensemble de son équipement et avantageusement
sécurisante par l'absence de capteur actif et donc sans aucun système ou dispositif
électrique.