DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne une coiffe pour un récipient à col, destinée à bloquer
un bouchon dans le col dudit récipient. L'invention concerne en particulier une coiffe
de verrouillage adaptée à des flacons, par exemple pour produits pharmaceutiques susceptibles
de subir une étape de lyophilisation, avant le verrouillage du bouchon par la coiffe.
ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L'INVENTION
[0002] On connaît des documents
EP2464577 et
EP2464580, des coiffes de verrouillage pour récipients à col. Ces coiffes comprennent une bague
externe et un muselet formé de deux anneaux reliés entre eux par plusieurs branches
sensiblement identiques s'étendant dans une direction axiale. Une telle coiffe permet
de bloquer un bouchon dans le col du récipient, ledit bouchon étant maintenu dans
le muselet. Pour certaines applications médicales nécessitant la lyophilisation du
contenu du récipient, il est possible de disposer la coiffe sur le récipient, sans
enfoncer complètement le bouchon et sans verrouiller la coiffe sur le col du récipient.
Le bouchon comprend en outre une ouverture dans son pied qui autorise la sortie des
vapeurs d'eau au cours de la lyophilisation. La demanderesse a néanmoins observé que
la configuration de ces coiffes perturbait négativement les flux évaporatoires, dégradant
ainsi l'efficacité de lyophilisation. En effet, lors de la lyophilisation, l'anneau
inférieur du muselet entoure complètement le col du récipient et la bague entoure
le muselet, ce qui réduit drastiquement les capacités d'échanges gazeux entre l'intérieur
et l'extérieur du récipient.
[0003] Le document
WO2012/069538 propose un dispositif de bouchage configuré pour entourer une partie supérieure du
bouchon : lors de la lyophilisation, le bouchon qui présente une ouverture dans son
pied, n'est que partiellement enfoncé dans le col du récipient, et le dispositif de
bouchage n'atteint pas ledit col. Les flux évaporatoires peuvent transiter de l'ouverture
du bouchon vers l'extérieur, sans perturbation. Cette solution présente néanmoins
l'inconvénient d'un maintien peu sécurisé du bouchon dans le col durant la lyophilisation,
car seule une petite partie du pied est maintenue dans le col, alors qu'une partie
très substantielle du bouchon portant le dispositif de bouchage n'est pas maintenue.
De plus, le dispositif de bouchage est uniquement posé sur le bouchon, et non maintenu
sur ce dernier : le dispositif de bouchage et le bouchon sont donc susceptibles de
se désolidariser accidentellement.
OBJET DE L'INVENTION
[0004] La présente invention propose une solution visant à remédier à tout ou partie des
inconvénients de l'état de la technique. L'invention porte sur une coiffe de verrouillage
permettant une lyophilisation efficace tout en assurant une bonne tenue du bouchon,
dans une position de maintien intermédiaire, préalable au passage en position de verrouillage.
BREVE DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0005] L'invention concerne une coiffe de verrouillage pour un récipient à col, destinée
à bloquer un bouchon dans le col du récipient et susceptible d'adopter deux positions
sur ledit récipient : une position de maintien intermédiaire dans laquelle le bouchon
est partiellement enfoncé dans le col ; et une position de verrouillage dans laquelle
le bouchon est enfoncé et verrouillé dans le col. La coiffe comprend un corps externe
et une cage configurée pour s'emboiter et se verrouiller axialement dans le corps
externe. La cage comporte :
- un anneau supérieur,
- une pluralité n de branches reliées à l'anneau supérieur et définissant avec celui-ci
une forme générale cylindrique de la cage,
- n/2 ponts médians et n/2 ponts inférieurs, chacun reliant deux branches voisines entre
elles, les ponts médians et les ponts inférieurs étant disposés en alternance sur
le pourtour de la cage, chaque pont médian supportant une première languette flexible
destinée à bloquer le bouchon à l'intérieur de la cage, contre l'anneau supérieur,
lorsque la coiffe est dans la position de maintien intermédiaire, et chaque pont inférieur
supportant une deuxième languette flexible.
[0006] La coiffe est remarquable en ce que, dans la position de maintien intermédiaire :
- seuls les ponts inférieurs et les branches sont destinés à entourer une collerette
du col du récipient,
- les ponts médians sont situés, selon une direction axiale, entre l'anneau supérieur
et les ponts inférieurs, chaque pont médian étant conçu pour ménager un espace ouvert
entre lui et la collerette.
[0007] Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non limitatives de l'invention, prises
seules ou selon toute combinaison techniquement réalisable :
- les ponts médians occupent entre 20% et 40% du périmètre de la cage et les ponts inférieurs
occupent entre 40% et 70% dudit périmètre ;
- chaque espace ouvert présente une hauteur, selon la direction axiale, comprise entre
0,2mm et 2mm, et une largeur, selon le périmètre de la cage, sensiblement égale à
la largeur d'un pont médian ;
- les deuxièmes languettes sont destinées à demeurer en contact sur la collerette du
col du récipient, lorsque la coiffe est dans la position de maintien intermédiaire,
et à prendre appui sous la collerette, lorsque la coiffe est dans sa position de verrouillage
;
- chaque deuxième languette est inclinée vers l'intérieur de la cage, en direction de
l'anneau supérieur, et les n/2 deuxièmes languettes sont configurées pour autoriser
un passage de la position de maintien intermédiaire à la position de verrouillage
de la coiffe lorsqu'une force comprise entre 30 N et 70 N, préférentiellement entre
30N et 50N, est appliquée sur la coiffe ;
- au moins un pont inférieur supporte une troisième languette flexible, inclinée vers
l'extérieur de la cage et orientée vers l'anneau supérieur, et présente une zone sécable
adjacente à ladite troisième languette ;
- le corps externe présente une partie sécable.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0008] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
détaillée de l'invention qui va suivre en référence aux figures annexées sur lesquelles
:
- Les figures 1a et 1b présentent des vues en coupe, selon deux sections orthogonales,
d'un récipient à col avec un bouchon partiellement enfoncé dans le col et une coiffe
de verrouillage conforme à la présente invention, en position de maintien intermédiaire
;
- La figure 1c présente une vue en perspective d'un récipient à col avec un bouchon
partiellement enfoncé dans le col et une cage d'une coiffe de verrouillage, conforme
à la présente invention, en position de maintien intermédiaire ;
- La figure 1d présente une vue en perspective d'un récipient à col avec un bouchon
(non visible) et une coiffe de verrouillage conforme à la présente invention, disposée
sur le récipient, en position de maintien intermédiaire ;
- Les figures 2a, 2b présentent une cage d'une coiffe de verrouillage conforme à l'invention
;
- Les figures 3a, 3b présentent un corps externe d'une coiffe de verrouillage conforme
à la présente invention ;
- Les figures 3c, 3d présentent une capsule pour le corps externe d'une coiffe de verrouillage
conforme à la présente invention ;
- Les figures 4a et 4b présentent des vues en coupe, selon deux sections orthogonales,
d'un récipient à col avec un bouchon enfoncé dans le col et une coiffe de verrouillage
conforme à la présente invention, en position de verrouillage ;
- La figure 4c présente une vue en perspective d'un récipient à col avec un bouchon
enfoncé dans le col et une cage d'une coiffe de verrouillage, conforme à la présente
invention, en position de verrouillage ;
- La figure 4d présente une vue en perspective d'un récipient à col avec un bouchon
(non visible) et une coiffe de verrouillage conforme à la présente invention, disposée
sur le récipient, en position de verrouillage ;
- La figure 5a présente une cage d'une coiffe de verrouillage pour un récipient à col,
selon un mode particulier de mise en œuvre de la présente invention ;
- Les figures 5b, 5c présentent un corps externe d'une coiffe de verrouillage pour un
récipient à col, selon un mode particulier de mise en œuvre de la présente invention
;
- Les figures 5d, 5e présentent une capsule d'un corps externe d'une coiffe de verrouillage
pour un récipient à col, selon un mode particulier de mise en œuvre de la présente
invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0009] Dans la partie descriptive, les mêmes références sur les figures pourront être utilisées
pour des éléments de même type. Les figures sont des représentations schématiques
qui, dans un objectif de lisibilité, ne sont pas nécessairement à l'échelle.
[0010] La présente invention concerne une coiffe de verrouillage 100 pour un récipient 200
à col, destinée à bloquer un bouchon 10 dans le col 201 dudit récipient 200. Le récipient
200 peut en particulier adopter la forme d'un flacon, présentant un col 201 d'ouverture
circulaire, se terminant par une collerette 202 évasée par rapport au périmètre extérieur
du col 201. En d'autres termes, le diamètre extérieur de la collerette 202 est supérieur
au diamètre extérieur du col 201, comme illustré sur les figures 1a,1b.
[0011] Dans le domaine des applications pharmaceutiques, il existe des standards en termes
de diamètre intérieur de col 201 de récipient 200 : 13mm et 20mm en sont des exemples.
[0012] Le bouchon 10 présente une section circulaire et une forme en T avec une tête 11
et un pied 12, la tête 11 étant de diamètre supérieur au pied 12. Ainsi, lorsque le
pied 12 du bouchon 10 est complètement enfoncé dans le col 201, la tête 11 se bloque
contre la collerette 202.
[0013] Comme énoncé en introduction, lorsque le contenu du flacon est destiné à être lyophilisé,
le bouchon 10 présente une ouverture 13 dans son pied 12, pour permettre le passage
des flux évaporatoires tant que le bouchon 10 n'est pas complètement enfoncé dans
le col 202 (figures 1b et 4b).
[0014] La coiffe 100, lorsqu'elle est associée au bouchon 10, est susceptible d'adopter
deux positions sur le récipient 200 : une première position, dite de maintien intermédiaire
dans laquelle le bouchon 10 est partiellement enfoncé dans le col 201 (figures 1a,
1b, 1c, 1d). C'est dans cette position que le récipient 200 peut être soumis à une
étape de lyophilisation, car l'enfoncement partiel du bouchon permet aux flux évaporatoires
de transiter à travers l'ouverture 13 aménagée dans le pied 12 du bouchon 10. Nous
décrirons plus loin les caractéristiques de la coiffe 100 qui permettent la circulation
efficace de ces flux évaporatoires.
[0015] La coiffe 100 associée au bouchon 10 peut également adopter une deuxième position,
dite de verrouillage, dans laquelle le bouchon 10 est totalement enfoncé et verrouillé
dans le col 201 par la coiffe 100 (figures 4a, 4b, 4c, 4d). Dans cette position, le
bouchon 10 ferme de manière hermétique le récipient 200, le pied 12 (et donc l'ouverture
13) se trouvant totalement entouré par le col 201 du récipient 200.
[0016] La coiffe 100 comprend un corps externe 30 et une cage 20 configurée pour s'emboiter
et se verrouiller axialement dans le corps externe 30.
[0017] La cage 20 comporte un anneau supérieur 21 et une pluralité n de branches 22 reliées
à l'anneau supérieur 21 et définissant avec celui-ci une forme générale cylindrique
de la cage 20, d'axe central z (figures 2a, 2b).
[0018] La cage 20 comprend également n/2 ponts médians 25 et n/2 ponts inférieurs 26, chacun
reliant deux branches 22 voisines entre elles. Notons que les adjectifs « supérieur
», « médian » et « inférieur » sont utilisés en référence à une cage 20 montée dans
une coiffe 100 en position de maintien intermédiaire ou en position de verrouillage
sur un récipient 200. Le récipient 200 étant en position verticale, l'anneau supérieur
21 de la cage 20 se trouve en situation « haute », à une altitude plus importante
que les autres éléments de la cage 20 ; les ponts médians 25 et les ponts inférieurs
26 se trouvent respectivement à une altitude médiane et basse. Ainsi, les ponts médians
25 sont situés, selon une direction axiale z, entre l'anneau supérieur 21 et les ponts
inférieurs 26.
[0019] Les ponts médians 25 et les ponts inférieurs 26 sont disposés en alternance sur le
pourtour de la cage 20. Dans l'exemple illustré sur les figures 2a et 2b, la cage
comporte six branches 22, trois ponts médians 25 et trois ponts inférieurs 26.
[0020] Avantageusement, les ponts médians 25 occupent entre 20% et 40% du périmètre de la
cage 20, par exemple 30% ; et les ponts inférieurs 26 occupent entre 40% et 70% dudit
périmètre, par exemple 60%. Le périmètre résiduel pour atteindre 100% est occupé par
les branches 22 (figure 2a).
[0021] La cage 20 comprend en outre une pluralité de premières languettes 23, chacune étant
supportée par un pont médian 25. Chaque première languette 23 est flexible et inclinée
par rapport aux branches 22 vers l'intérieur de la cage 20, d'un angle compris entre
20° et 60°, avantageusement autour de 45°, en direction de l'anneau supérieur 21.
[0022] Ces premières languettes 23 sont destinées à bloquer le bouchon 10 à l'intérieur
de la cage 20, contre l'anneau supérieur 21, lorsque le bouchon 10 est associé à la
coiffe 100. Les premières languettes 23 fléchissent pour laisser passer la tête 11
du bouchon 10 lorsque celui-ci est introduit dans la cage 20, et viennent se bloquer
sous la tête 11, pour empêche le bouchon 10 de s'extirper de ladite cage 20.
[0023] Grâce à ces premières languettes 23, le bouchon 10 reste bien solidaire de la coiffe
100 et aucune séparation accidentelle entre bouchon 10 et coiffe 100 ne peut s'opérer,
en particulier, lorsque la coiffe 100 est dans sa position de maintien intermédiaire
sur le récipient 200.
[0024] La cage 20 comprend également une pluralité de deuxièmes languettes 24, chacune supportée
par un pont inférieur 26. Chaque deuxième languette 24 est flexible et inclinée par
rapport aux branches 22 vers l'intérieur de la cage 20, d'un angle compris entre 20°
et 60°, avantageusement autour de 30°, en direction de l'anneau supérieur 21.
[0025] Ces deuxièmes languettes 24 sont destinées à demeurer au-dessus de la collerette
202, un peu surélevées ou en contact sur celle-ci, lorsque la coiffe 100 est dans
la position de maintien intermédiaire (figure 1a). Dans cette position de maintien
intermédiaire, les ponts inférieurs 26 et les branches 22 sont destinés à entourer
au moins en partie la collerette 202. Cette configuration permet un maintien mécanique
plus stable et sécurisé de l'ensemble bouchon 10 / coiffe 100, durant les étapes de
lyophilisation.
[0026] Dans la cage 20 selon la présente invention, chaque pont médian 25 est conçu pour
ménager un espace ouvert 251 entre lui et la collerette 202, lorsque la coiffe 100
est dans sa position de maintien intermédiaire (figure 1c). La cage 20 présente ainsi
n/2 espaces ouverts 251 répartis sur son pourtour, permettant une évacuation efficace
des flux évaporatoires lors d'étapes de lyophilisation.
[0027] Avantageusement, chaque espace ouvert 251 présente une hauteur, selon la direction
axiale z, comprise entre 0,2mm et 2mm, et une largeur, selon le périmètre de la cage
20, sensiblement égale à la largeur d'un pont médian 25. La hauteur de l'espace ouvert
251 peut-être défini comme la distance, selon la direction axiale z, entre le pont
médian 25 et une ligne marquant le début de l'inclinaison vers l'intérieur de la cage
20, des deuxièmes languettes 24 (figure 2a). En effet, c'est au niveau de cette ligne
de début d'inclinaison que le contact entre la collerette 202 et les deuxièmes languettes
24 est susceptible de s'établir, définissant ainsi la position de maintien intermédiaire.
[0028] Par ailleurs, les deuxièmes languettes 24 sont destinées à prendre appui sous la
collerette 202 du col 201 du récipient 200, lorsque la coiffe 100 est dans la position
de verrouillage (figures 4a, 4c). En effet, lors du passage en position verrouillée,
l'ensemble bouchon 10 / coiffe 100 va descendre dans / autour du col 201 du récipient
200, de manière à enfoncer complètement le pied 12 du bouchon 10 dans le col 201,
jusqu'à ce que sa tête 11 s'appuie sur la collerette 202. Lors de l'enfoncement, les
deuxièmes languettes 24 fléchissent et s'effacent pour laisser passer la collerette
202, et viennent se bloquer sous cette dernière, verrouillant ainsi le bouchon 10
sur le récipient 200.
[0029] Notons que, en position de verrouillage, les premières languettes 23 s'effacent car
elles se trouvent en appui contre la bordure périphérique de la collerette 202. Elles
ne restent donc pas sous la tête 11 du bouchon 10 et laissent celle-ci prendre appui
sur la collerette 202. Les ponts médians 25 entourent alors la bordure périphérique
de la collerette 202, éliminant l'espace ouvert 251.
[0030] Avantageusement, les deuxièmes languettes 24 sont configurées pour autoriser un passage
de la position de maintien intermédiaire à la position de verrouillage de la coiffe
100 associée au bouchon 10, lorsqu'une force faible comprise entre 30 N et 70 N, préférentiellement
entre 30N et 50N, est appliquée sur la coiffe 100.
[0031] Pour cela, les deuxièmes languettes 24 présentent une inclinaison par rapport aux
branches 22 de l'ordre 20° à 60°, une épaisseur entre 0.6 et 1.3mm et une flexibilité
conférée par le choix du matériau formant la cage 20.
[0032] Cette configuration avantageuse, grâce à laquelle le passage en position de verrouillage
est rendu possible par application d'une force de faible amplitude, permet de verrouiller
collectivement une pluralité de coiffes 100 sur leurs récipients 200 respectifs, au
moyen d'un plateau exerçant une force en partie supérieure de la pluralité de coiffes
100. Cette force de fermeture faible permet aussi de compenser les importantes variations
de hauteur des récipients 200 et d'arriver ainsi à une fermeture de l'intégralité
desdits récipients présents sous le plateau de fermeture sans générer de casse.
[0033] Revenant à la description des autres éléments de la coiffe 100 selon l'invention,
le corps externe 30 se présente sous une forme générale cylindrique d'axe central
z (figures 1d, 3a, 3b, 4d). Une extrémité 30a du corps externe 30 est semi-fermée
et l'autre extrémité 30b est ouverte. L'extrémité ouverte 30b est prévue pour accueillir
la cage 20, qui viendra s'emboiter dans le corps externe 30, disposant l'anneau supérieur
21 contre la surface intérieure de l'extrémité semi-fermée 30a.
[0034] Le corps externe 30 est configuré pour entourer complètement la cage 20 lorsque cette
dernière est emboitée, de manière à empêcher tout accès à ladite cage 20 par l'extérieur,
lorsque la coiffe 100 verrouille le bouchon 10 sur le récipient 200.
[0035] Le corps externe 30 comprend une rainure 31 circulaire, aménagée dans ses parois
intérieures cylindriques et apte à coopérer avec des moyens complémentaires de la
cage 20, pour verrouiller axialement la cage 20 dans le corps externe 30 (figure 3a).
Ces moyens sont, par exemple, des crans 221 disposées sur les branches 22 de la cage
20 (visibles sur les figures 2a et 2b) et prévus pour venir se bloquer dans la rainure
31, lorsque la cage 20 est complètement introduite dans le corps externe 30. Le corps
externe 30 peut ainsi tourner librement autour de l'axe central z, lorsque la coiffe
100 est en position de verrouillage sur le récipient, sans endommager la cage 20 et
risquer d'affecter la fiabilité et l'étanchéité de fermeture du récipient 200.
[0036] L'extrémité semi-fermée 30a du corps externe 30 est obturée par une capsule 32, dont
le rôle est d'empêcher tout accès au bouchon 10 (figures 3c, 3d). Lorsque l'on souhaite
accéder au contenu du récipient 200, la capsule 32 doit être retirée, faisant ainsi
apparaître l'orifice de l'extrémité semi-fermée 30a et de l'anneau supérieur 21 de
la cage 20 : la tête 11 du bouchon 10 est accessible et le contenu du récipient 200
peut être prélevé, par exemple, en insérant une aiguille à travers le bouchon 10.
[0037] Avantageusement, la capsule 32, une fois retirée, ne peut pas être fixée à nouveau
sur le corps externe 30, de manière à assurer un usage unique du récipient 200 et
de son contenu. Les modes de fixation irréversibles de la capsule 32 sur le corps
30 connus des documents
EP2464577 et
EP2464580 pourront être mis en œuvre dans la cadre de la présente invention.
[0038] On notera aussi que, comme le bouchon 10 peut être introduit dans la coiffe 100 après
assemblage de la cage 20, du corps externe 30 et de la capsule 32 formant la coiffe
100, on peut avantageusement stocker séparément la coiffe de verrouillage 100 et le
bouchon avant utilisation.
[0039] Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, la coiffe de verrouillage
100 est complètement retirable et permet le retrait du bouchon 10 pour une ouverture
totale du récipient (figures 5a à 5e).
[0040] Dans ce cas, la cage 20 comprend au moins un pont inférieur 26 supportant une troisième
languette 27 inclinée vers l'extérieur de la cage 20, en direction de l'anneau supérieur
21. Le (au moins un) pont inférieur 26 présente en outre une zone sécable 28 adjacente
à ladite troisième languette 27 (figure 5a) .
[0041] Le corps externe 30 présente lui aussi une partie sécable 35 (figures 5b, 5c). La
partie sécable 35 pourra par exemple consister en une portion de l'extrémité semi-fermée
30a et de la paroi cylindrique, ladite portion étant délimitée par une double rainure
au niveau de laquelle l'épaisseur du corps externe 30 est réduite (figure 5c). Une
capsule 32, telle que par exemple illustrée sur les figures 5d et 5e, est fixée sur
la surface externe de l'extrémité semi-fermée 30a du corps externe 30. Pour cela,
la capsule 32 peut comporter un tenon destiné à traverser un orifice présent par exemple
au centre de l'extrémité semi-fermée 30a du corps externe 30, et en particulier dans
la portion de ladite extrémité appartenant à la partie sécable 35. La fixation entre
la capsule 32 et le corps externe 30 pourra se faire par bouterollage.
[0042] En pratique, lorsque l'on souhaite accéder au contenu du récipient 200, on soulève
un bord de la capsule 32 pour s'en saisir et exercer un effort d'arrachement. Cet
effort est transmis de la capsule 32 à la partie sécable 35 par l'intermédiaire du
tenon bouterollé dans l'orifice de l'extrémité fermée 30a du corps externe 30. Cet
effort, s'il est suffisant, va induire une rupture au niveau de la double rainure,
du fait de son épaisseur réduite. Une portion de l'extrémité fermée 30a et de la paroi
cylindrique du corps externe 30 étant supprimée, le corps externe 30 peut être aisément
retiré.
[0043] Cela donne accès à la cage 20 qui verrouille le bouchon 10 dans le col 201 du récipient
200. Rappelons que la troisième languette 27 est initialement élaborée de sorte qu'elle
soit inclinée vers l'extérieur de la cage 20, en direction de l'anneau supérieur 21
; du fait de ses propriétés élastiques, elle est apte à se rabattre parallèlement
aux parois intérieures du corps externe 30, lorsque la cage 20 est verrouillée axialement
dans le corps externe 30. Lorsque le corps externe 30 est retiré, la troisième languette
27 retrouve avantageusement son inclinaison initiale, vers l'extérieur de la cage
20, ce qui facilite sa préhension par l'utilisateur. La languette d'ouverture 27 présente
avantageusement une forme allongée, qui facilite d'autant plus la préhension.
[0044] La préhension et l'application d'un force en tension sur la troisième languette 27
provoque la casse au niveau de la zone sécable 28 du pont inférieur 26 : la cage 20
peut alors être aisément désolidarisée du col 201 du récipient 200 laissant libre
accès au retrait du bouchon 10.
[0045] La troisième languette 27, de par sa forme, son inclinaison et sa localisation par
rapport à la zone sécable 28 formée sur un deuxième pont 26, favorise une rupture
fiable et répétable sur une pluralité de cages 20.
[0046] Les différents éléments formant la coiffe 100 selon la présente invention (cage 20,
corps externe 30, capsule 32) sont préférentiellement réalisés par moulage d'une matière
plastique, compatible à la fois avec les procédés de lyophilisation, avec les procédés
de stérilisation gamma, autoclave et à l'oxyde d'éthylène (ETO), et avec les domaines
d'applications visés. Par exemple, la cage 20, le corps externe 30 et la capsule 32
pourront être formés à partir de matériaux tels que le polycarbonate (PC), le polypropylène
(PP) ou le poly-téréphtalate de butylène (PBT). Notons que la capsule 32 pourra être
formée à partir de matériaux plastiques souples tel que, par exemple, le polypropylène
(PP), pour faciliter sa préhension, dans le mode de réalisation particulier de la
coiffe 100 totalement retirable.
[0047] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de mise en œuvre et exemples
décrits, et on peut y apporter des variantes de réalisation sans sortir du cadre de
l'invention tel que défini par les revendications.
1. Coiffe de verrouillage (100) pour un récipient (200) à col, destinée à bloquer un
bouchon (10) dans le col (201) du récipient (200) et susceptible d'adopter deux positions
sur ledit récipient (200) : une position de maintien intermédiaire dans laquelle le
bouchon (10) est partiellement enfoncé dans le col (201) ; et une position de verrouillage
dans laquelle le bouchon (10) est enfoncé et verrouillé dans le col (201) ; la coiffe
(100) comprenant un corps externe (30) et une cage (20) configurée pour s'emboiter
et se verrouiller axialement dans ledit corps externe (30) ; la cage (20) comportant
:
- un anneau supérieur (21),
- une pluralité n de branches (22) reliées à l'anneau supérieur (21) et définissant
avec celui-ci une forme générale cylindrique de la cage (20),
- n/2 ponts médians (25) et n/2 ponts inférieurs (26), chacun reliant deux branches
(22) voisines entre elles, les ponts médians (25) et les ponts inférieurs (26) étant
disposés en alternance sur le pourtour de la cage (20), chaque pont médian (25) supportant
une première languette (23) flexible destinée à bloquer le bouchon (10) à l'intérieur
de la cage (20), contre l'anneau supérieur (21), lorsque la coiffe (100) est dans
la position de maintien intermédiaire, et chaque pont inférieur (26) supportant une
deuxième languette (24) flexible,
la coiffe (100) étant
caractérisée en ce que, dans la position de maintien intermédiaire :
- seuls les ponts inférieurs (26) et les branches (22) sont destinés à entourer une
collerette (202) du col (201) du récipient (200),
- les ponts médians (25) sont situés, selon une direction axiale, entre l'anneau supérieur
(21) et les ponts inférieurs (26), chaque pont médian (25) étant conçu pour ménager
un espace ouvert (251) entre lui et la collerette (202) .
2. Coiffe de verrouillage (100) selon la revendication précédente, dans laquelle les
ponts médians (25) occupent entre 20% et 40% du périmètre de la cage (20) et les ponts
inférieurs (26) occupent entre 40% et 70% dudit périmètre.
3. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
chaque espace ouvert (251) présente :
- une hauteur, selon la direction axiale, comprise entre 0,2mm et 2mm,
- et une largeur, selon le périmètre de la cage (20), sensiblement égale à la largeur
d'un pont médian (25).
4. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
les deuxièmes languettes (24) sont destinées à demeurer en contact sur la collerette
(202) du col (201) du récipient (200), lorsque la coiffe (100) est dans la position
de maintien intermédiaire, et à prendre appui sous la collerette (202), lorsque la
coiffe (100) est dans sa position de verrouillage.
5. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
chaque deuxième languette (24) est inclinée vers l'intérieur de la cage (20), en direction
de l'anneau supérieur (21), et les n/2 deuxièmes languettes (24) sont configurées
pour autoriser un passage de la position de maintien intermédiaire à la position de
verrouillage de la coiffe (100) lorsqu'une force comprise entre 30 N et 70 N, préférentiellement
entre 30N et 50N, est appliquée sur la coiffe (100).
6. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
au moins un pont inférieur (26) supporte une troisième languette (27) flexible, inclinée
vers l'extérieur de la cage (20) et orientée vers l'anneau supérieur (21), et présente
une zone sécable (28) adjacente à ladite troisième languette (27).
7. Coiffe de verrouillage (100) selon la revendication précédente, dans laquelle le corps
externe (30) présente une partie sécable (35).