DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne une coiffe pour un récipient à col, destinée à bloquer
un bouchon dans le col dudit récipient. L'invention concerne en particulier une coiffe
de verrouillage adaptée à des flacons, par exemple pour produit pharmaceutique, nécessitant
le retrait total du bouchon et de la coiffe pour l'extraction ou la reconstitution
du produit.
ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L'INVENTION
[0002] On connaît le document
EP2814752 qui propose un dispositif de verrouillage de bouchon sur un récipient à col, totalement
retirable. Ce dispositif comprend une bague externe conformée pour recouvrir le bouchon
et entourer la collerette supérieure du col du récipient. Il comprend également une
bague interne en forme d'anneau, apte à être logée dans la bague externe et pourvue
de crans internes inférieurs destinés à prendre appui sous ladite collerette pour
se fixer sur le récipient. La bague interne comprend également des crans externes
permettant sa solidarisation dans la bague externe. Une telle coiffe permet de bloquer
un bouchon dans le col du récipient, ledit bouchon étant maintenu dans la bague interne.
[0003] Ces dispositifs de verrouillage sont usuellement utilisés pour conserver des produits
pharmaceutiques dans des flacons. Certains produits sont prélevés à l'aide d'une seringue,
enfoncée à travers le bouchon en élastomère, après retrait d'une capsule de protection
en partie supérieure du dispositif de verrouillage. D'autres produits nécessitent
l'ouverture complète de la bouteille pour en être extraits ou pour être reconstitués.
[0004] Le document précité prévoit une zone frangible, au niveau de la bague externe du
dispositif de verrouillage, apte à être cassée pour autoriser l'ouverture de ladite
bague et son retrait par rapport à la collerette du récipient. La bague interne est
quant à elle pourvue d'un pontet déformable et sécable, apte à être cassé pour autoriser
le retrait de ladite bague par rapport à la collerette, autorisant l'accès au bouchon
et son retrait du col du récipient.
[0005] Un inconvénient de cette solution vient du manque de répétabilité de l'ouverture
entre deux dispositifs, en particulier de la rupture du pontet déformable sécable,
car il est difficile de tirer de façon répétable sur la bague interne jusqu'à rupture
du pontet. Un autre inconvénient de cette solution vient du manque de répétabilité
de l'assemblage entre les bagues interne et externe, lequel assemblage doit assurer
l'étanchéité de la fermeture.
[0006] Le document
EP2464577 présente un dispositif de verrouillage d'un bouchon dans le col d'un récipient fiable
et répétable en termes d'étanchéité de fermeture mais ne permettant pas le retrait
complet dudit dispositif pour extraire le bouchon.
[0007] Le document
US5269429 propose un capuchon de fermeture comprenant un point de rupture, de manière à permettre
le retrait dudit capuchon.
OBJET DE L'INVENTION
[0008] La présente invention propose une solution alternative aux solutions connues et visant
à remédier à tout ou partie des inconvénients de l'état de la technique. L'invention
porte sur une coiffe de verrouillage assurant de manière fiable l'étanchéité de la
fermeture et permettant un retrait, d'une part, ergonomique et sécurisé de la coiffe,
et d'autre part, répétable sur une pluralité de coiffes, pour extraire le bouchon
en élastomère et accéder au contenu du récipient.
BREVE DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0009] L'invention concerne une coiffe de verrouillage pour un récipient à col, destinée
à bloquer un bouchon dans le col du récipient et comprenant :
- un corps externe présentant une partie sécable,
- une cage configurée pour s'emboiter et se verrouiller axialement dans le corps externe
et destinée à entourer une collerette du col du récipient dans une position verrouillée
de la coiffe ; la cage présentant une zone sécable.
La partie sécable du corps externe et la zone sécable de la cage étant conçues de
sorte que, lorsque la coiffe est en position de verrouillage sur le récipient, la
rupture de la partie sécable et de la zone sécable permette de retirer ladite coiffe
dudit récipient.
[0010] La coiffe de verrouillage est remarquable en ce que la cage comporte :
- un anneau supérieur, contre lequel le bouchon est destiné à prendre appui lorsqu'il
est disposé dans la cage,
- une pluralité n de branches reliées à l'anneau supérieur et définissant avec celui-ci
une forme générale cylindrique de la cage,
- n/2 premiers ponts et n/2 deuxièmes ponts, chacun reliant deux branches voisines entre
elles, les premiers ponts et les deuxièmes ponts étant disposés en alternance sur
le pourtour de la cage,
- au moins une languette d'ouverture, supportée par un deuxième pont, inclinée vers
l'extérieur de la cage et orientée vers l'anneau supérieur, ladite languette d'ouverture
étant adjacente à la zone sécable, laquelle est située sur ledit deuxième pont, l'application
d'une force en tension sur la languette d'ouverture étant apte à provoquer la casse
au niveau de la zone sécable.
[0011] Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non limitatives de l'invention, prises
seules ou selon toute combinaison techniquement réalisable :
- la cage comporte une pluralité de premières languettes flexibles destinées à bloquer
le bouchon à l'intérieur de la cage, contre l'anneau supérieur, lorsque la coiffe
est dans une position de maintien intermédiaire, chaque première languette étant supportée
par un premier pont ;
- la cage comporte une pluralité de deuxièmes languettes flexibles destinées à prendre
appui sous une collerette du col du récipient, lorsque la coiffe est dans la position
de verrouillage, chaque deuxième languette étant supportée par un deuxième pont ;
- les premiers ponts occupent entre 20% et 40% du périmètre de la cage et les deuxièmes
ponts occupent entre 40% et 70% dudit périmètre ;
- les premiers ponts sont situés, selon une direction axiale, entre l'anneau supérieur
et les deuxièmes ponts, chaque premier pont étant conçu pour ménager un espace ouvert
entre lui et la collerette, lorsque la coiffe est dans la position de maintien intermédiaire
;
- chaque espace ouvert présente une hauteur, selon la direction axiale, comprise entre
0,2mm et 2mm, et une largeur, selon le périmètre de la cage, sensiblement égale à
la largeur d'un premier pont ;
[0012] L'invention concerne en outre un récipient présentant un col d'ouverture circulaire
se terminant par une collerette évasée, et comprenant un bouchon disposé dans ledit
col et associé à une coiffe de verrouillage telle que ci-dessus.
Avantageusement, chaque deuxième languette est inclinée vers l'intérieur de la cage,
en direction de l'anneau supérieur, et les n/2 deuxièmes languettes de la cage sont
configurées pour autoriser un passage de la position de maintien intermédiaire à la
position de verrouillage de la coiffe sur le récipient lorsqu'une force comprise entre
30 N et 70 N, préférentiellement entre 30N et 50N, est appliquée sur la coiffe.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0013] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
détaillée de l'invention qui va suivre en référence aux figures annexées sur lesquelles
:
- Les figures 1a et 1b présentent des vues en coupe, selon deux sections orthogonales,
d'un récipient à col avec un bouchon partiellement enfoncé dans le col et une coiffe
de verrouillage conforme à la présente invention, en position de maintien intermédiaire
;
- Les figures 1c et 1d présentent des vues en coupe, selon deux sections orthogonales,
d'un récipient à col avec un bouchon enfoncé dans le col et une coiffe de verrouillage
conforme à la présente invention, en position de verrouillage ;
- Les figures 2a et 2b présentent des cages d'une coiffe pour verrouillage d'un récipient
à col, conforme à la présente invention ;
- Les figures 3a, 3b présentent un corps externe d'une coiffe de verrouillage conforme
à la présente invention ;
- Les figures 3c, 3d présentent une capsule d'un corps externe d'une coiffe de verrouillage
conforme à la présente invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0014] Dans la partie descriptive, les mêmes références sur les figures pourront être utilisées
pour des éléments de même type. Les figures sont des représentations schématiques
qui, dans un objectif de lisibilité, ne sont pas nécessairement à l'échelle.
[0015] La présente invention concerne une coiffe de verrouillage 100 pour un récipient 200
à col, destinée à bloquer un bouchon 10 dans le col 201 dudit récipient 200. Le récipient
200 peut en particulier adopter la forme d'un flacon, présentant un col 201 d'ouverture
circulaire, se terminant par une collerette 202 évasée par rapport au périmètre extérieur
du col 201. En d'autres termes, le diamètre extérieur de la collerette 202 est supérieur
au diamètre extérieur du col 201, comme illustré sur les figures 1a, 1b.
[0016] Dans le domaine des applications pharmaceutiques, il existe des standards en termes
de diamètre intérieur de col 201 de récipient 200 : 13mm et 20mm en sont des exemples.
[0017] Le bouchon 10 présente une section circulaire et une forme en T avec une tête 11
et un pied 12, la tête 11 étant de diamètre supérieur au pied 12. Ainsi, lorsque le
pied 12 du bouchon 10 est complètement enfoncé dans le col 201, la tête 11 se bloque
contre la collerette 202.
[0018] Notons que lorsque le contenu du flacon est destiné à être lyophilisé, le bouchon
10 présente une ouverture 13 dans son pied 12, pour permettre le passage des flux
évaporatoires tant que le bouchon 10 n'est pas complètement enfoncé dans le col 202
(figures 1b et 1d).
[0019] La coiffe 100, lorsqu'elle est associée au bouchon 10, est susceptible d'adopter
deux positions sur le récipient 200 : une première position, dite de maintien intermédiaire
dans laquelle le bouchon 10 est partiellement enfoncé dans le col 201 (figures 1a,
1b). C'est dans cette position que le récipient 200 peut être soumis à une étape de
lyophilisation, car l'enfoncement partiel du bouchon permet à aux flux évaporatoires
de transiter à travers l'ouverture 13 aménagée dans le pied 12 du bouchon 10. Nous
décrirons plus loin les caractéristiques avantageuses de la coiffe 100 qui permettent
la circulation efficace de ces flux évaporatoires.
[0020] La coiffe 100 associée au bouchon 10 peut également adopter une deuxième position,
dite de verrouillage, dans laquelle le bouchon 10 est totalement enfoncé, et verrouillé
dans le col 201 par la coiffe 100 (figures 1c, 1d). Dans cette position, le bouchon
10 ferme de manière hermétique le récipient 200, le pied 12 (et donc l'ouverture 13
quand elle est présente) se trouvant totalement entouré par le col 201 du récipient
200.
[0021] La coiffe 100 comprend un corps externe 30 et une cage 20 configurée pour s'emboiter
et se verrouiller axialement dans ledit corps externe 30.
[0022] La cage 20 comporte un anneau supérieur 21, une pluralité n de branches 22 reliées
à l'anneau supérieur 21 et définissant avec celui-ci une forme générale cylindrique
de la cage 20, d'axe central z (figures 2a, 2b).
[0023] La cage 20 comprend également n/2 premiers ponts 25 et n/2 deuxièmes ponts 26, chacun
reliant deux branches 22 voisines entre elles. Les premiers ponts 25 et les deuxièmes
ponts 26 sont disposés en alternance sur le pourtour de la cage 20. Dans les exemples
illustrés sur les figures 2a et 2b, la cage comporte six branches 22, trois premiers
ponts 25 et trois deuxièmes ponts 26.
[0024] De manière avantageuse, les premiers ponts 25 occupent entre 20% et 40% du périmètre
de la cage 20, par exemple 30% ; et les deuxièmes ponts 26 occupent entre 40% et 70%
dudit périmètre, par exemple 60%. Le périmètre résiduel pour atteindre 100% est occupé
par les branches 22.
[0025] Préférentiellement, la cage 20 comprend une pluralité de premières languettes 23,
chacune étant supportée par un premier pont 25. Chaque première languette 23 est flexible
et inclinée par rapport aux branches 22 vers l'intérieur de la cage 20, d'un angle
compris entre 20° et 60°, avantageusement autour de 45°, en direction de l'anneau
supérieur 21.
[0026] Ces premières languettes 23 sont destinées à bloquer le bouchon 10 à l'intérieur
de la cage 20, contre l'anneau supérieur 21, lorsque le bouchon 10 est associé à la
coiffe 100. Les premières languettes 23 fléchissent pour laisser passer la tête 11
du bouchon 10 lorsque celui-ci est introduit dans la cage 20, et viennent se bloquer
sous la tête 11, pour empêche le bouchon 10 de s'extirper de ladite cage 20.
[0027] Grâce à ces premières languettes 23, le bouchon 10 reste bien solidaire de la coiffe
100 et aucune séparation accidentelle entre bouchon 10 et coiffe 100 ne peut s'opérer,
en particulier, lorsque la coiffe 100 est dans sa position de maintien intermédiaire
sur le récipient 200.
[0028] La cage 20 comprend avantageusement une pluralité de deuxièmes languettes 24, chacune
supportée par un deuxième pont 26. Chaque deuxième languette 24 est flexible et inclinée
par rapport aux branches 22 vers l'intérieur de la cage 20, d'un angle compris entre
20° et 60°, avantageusement autour de 30°, en direction de l'anneau supérieur 21.
[0029] Ces deuxièmes languettes 24 sont destinées à demeurer au-dessus de la collerette
202, un peu surélevées ou en contact sur celle-ci, lorsque la coiffe 100 est dans
la position de maintien intermédiaire (figure 1a). Dans cette position de maintien
intermédiaire, les deuxièmes ponts 26 et les branches 22 sont destinés à entourer
au moins en partie la collerette 202. Cette configuration permet un maintien mécanique
plus stable et sécurisé de l'ensemble bouchon 10 / coiffe 100, durant de potentielles
étapes de lyophilisation.
[0030] Par ailleurs, les deuxièmes languettes 24 sont destinées à prendre appui sous la
collerette 202 du col 201 du récipient 200, lorsque la coiffe 100 est dans la position
de verrouillage (figures 1c). En effet, lors du passage en position verrouillée, l'ensemble
bouchon 10 / coiffe 100 va descendre dans / autour du col 201 du récipient 200, de
manière à enfoncer complètement le pied 12 du bouchon 10 dans le col 201, jusqu'à
ce que sa tête 11 s'appuie sur la collerette 202. Lors de l'enfoncement, les deuxièmes
languettes 24 fléchissent et s'effacent pour laisser passer la collerette 202, et
viennent se bloquer sous cette dernière, verrouillant ainsi le bouchon 10 sur le récipient
200.
[0031] Notons que, en position de verrouillage, les premières languettes 23 s'effacent car
elles se trouvent en appui contre la bordure périphérique de la collerette 202. Elles
ne restent donc pas sous la tête 11 du bouchon 10 et laissent celle-ci prendre appui
sur la collerette 202. Les premiers ponts 25 entourent alors la bordure périphérique
de la collerette 202.
[0032] Avantageusement, les deuxièmes languettes 24 sont configurées pour autoriser un passage
de la position de maintien intermédiaire à la position de verrouillage de la coiffe
100 associée au bouchon 10, lorsqu'une force faible comprise entre 30 N et 70 N, préférentiellement
entre 30N et 50N, est appliquée sur la coiffe 100. Pour cela, les deuxièmes languettes
24 présentent une inclinaison par rapport aux branches 22 de l'ordre 20° à 60°, une
épaisseur entre 0.6 et 1.3mm et une flexibilité conférée par le choix du matériau
formant la cage 20.
[0033] Cette configuration avantageuse, grâce à laquelle le passage en position de verrouillage
est rendu possible par application d'une force de faible amplitude, permet de verrouiller
collectivement une pluralité de coiffes 100 sur leurs récipients 200 respectifs, au
moyen d'un plateau exerçant une force en partie supérieure de la pluralité de coiffes
100. Cette force de fermeture faible permet aussi de compenser les importantes variations
de hauteur des récipients 200 et d'arriver ainsi à une fermeture de l'intégralité
desdits récipients présents sous le plateau de fermeture sans générer de casse.
[0034] La coiffe de verrouillage 100 selon la présente invention est complètement retirable
et permet le retrait du bouchon 10 pour une ouverture totale du récipient.
[0035] La cage 20 comprend au moins un deuxième pont 26 supportant une languette d'ouverture
27 inclinée vers l'extérieur de la cage 20, en direction de l'anneau supérieur 21.
Le (au moins un) deuxième pont 26 présente en outre une zone sécable 28 adjacente
à ladite languette d'ouverture 27 (figures 2a, 2b).
[0036] Le corps externe 30 présente lui aussi une partie sécable 35 (figures 3a, 3b). Le
corps externe 30 se présente sous une forme générale cylindrique d'axe central z.
Une extrémité 30a du corps externe 30 est fermée et l'autre extrémité 30b est ouverte.
L'extrémité ouverte 30b est prévue pour accueillir la cage 20, qui viendra s'emboiter
dans le corps externe 30, disposant l'anneau supérieur 21 contre la surface intérieure
de l'extrémité fermée 30a. La partie sécable 35 pourra par exemple consister en une
portion de l'extrémité fermée 30a et de la paroi cylindrique, ladite portion étant
délimitée par une double rainure au niveau de laquelle l'épaisseur du corps externe
30 est réduite (figure 3b).
[0037] Le corps externe 30 est configuré pour entourer complètement la cage 20 lorsque cette
dernière est emboitée, de manière à empêcher tout accès à ladite cage 20 par l'extérieur,
lorsque la coiffe 100 verrouille le bouchon 10 sur le récipient 200. Dans la position
de verrouillage de la coiffe 100, le corps externe 30 interdit donc notamment l'accès
à la languette d'ouverture 27.
[0038] Une capsule 32, illustrée sur les figures 3c et 3d, est fixée sur la surface externe
de l'extrémité fermée 30a du corps externe 30. Pour cela, la capsule 32 peut comporter
un tenon destiné à traverser un orifice (visible sur la figure 3a) présent par exemple
au centre de l'extrémité fermée 30a du corps externe 30, et en particulier dans la
portion de l'extrémité appartenant à la partie sécable 35. La fixation entre la capsule
32 et le corps externe 30 pourra se faire par bouterollage.
[0039] En pratique, lorsque l'on souhaite accéder au contenu du récipient 200, on soulève
un bord de la capsule 32 pour s'en saisir et exercer un effort d'arrachement. Cet
effort est transmis de la capsule 32 à la partie sécable 35 par l'intermédiaire du
tenon bouterollé dans l'orifice de l'extrémité fermée 30a du corps externe 30. Cet
effort, s'il est suffisant, va induire une rupture au niveau de la double rainure,
du fait de son épaisseur réduite. Une portion de l'extrémité fermée 30a et de la paroi
cylindrique du corps externe 30 étant supprimée, le corps externe 30 peut être aisément
retiré.
[0040] Cela donne accès à la cage 20 qui verrouille le bouchon 10 dans le col 201 du récipient
200. Rappelons que la languette 27 d'ouverture est initialement élaborée de sorte
qu'elle soit inclinée vers l'extérieur de la cage 20, en direction de l'anneau supérieur
21 ; du fait de ses propriétés élastiques, elle est apte à se rabattre parallèlement
aux parois intérieures du corps externe 30, lorsque la cage 20 est verrouillée axialement
dans le corps externe 30. Lorsque le corps externe 30 est retiré, la languette 27
d'ouverture retrouve avantageusement son inclinaison initiale, vers l'extérieur de
la cage 20, ce qui facilite sa préhension par l'utilisateur. La languette d'ouverture
27 présente avantageusement une forme allongée, qui facilite d'autant plus la préhension.
[0041] La préhension et l'application d'un force en tension sur la languette d'ouverture
27 provoque la casse au niveau de la zone sécable 28 du deuxième pont 26 : la cage
20 peut alors être aisément désolidarisée du col 201 du récipient 200 laissant libre
accès au retrait du bouchon 10.
[0042] La languette d'ouverture 27, de par sa forme, son inclinaison et sa localisation
par rapport à la zone sécable 28 formée sur un deuxième pont 26, favorise une rupture
fiable et répétable sur une pluralité de cages 20.
[0043] Revenant à la description d'autres éléments de la coiffe 100 selon l'invention, le
corps externe 30 comprend une rainure 31 circulaire, aménagée dans ses parois intérieures
cylindriques et apte à coopérer avec des moyens complémentaires de la cage 20, pour
verrouiller axialement la cage 20 dans le corps externe 30 (figure 3b). Ces moyens
sont, par exemple, des crans 221 disposées sur les branches 22 de la cage 20 (visibles
sur les figures 2a et 2b) et prévus pour venir se bloquer dans la rainure 31, lorsque
la cage 20 est complètement introduite dans le corps externe 30. Le corps externe
30 peut ainsi tourner librement autour de l'axe central z, lorsque la coiffe 100 est
en position de verrouillage sur le récipient 200, sans endommager la cage 20 et risquer
d'affecter la fiabilité et l'étanchéité de fermeture du récipient 200.
[0044] Selon un mode de réalisation particulièrement adapté à la mise en œuvre d'étapes
de lyophilisation, chaque premier pont 25 est conçu pour ménager un espace ouvert
251 entre lui et la collerette 202, lorsque la coiffe 100 est dans sa position de
maintien intermédiaire (figure 2b). La cage 20 présente ainsi n/2 espaces ouverts
251, répartis sur le pourtour de la cage 20, permettant une évacuation efficace des
flux évaporatoires lors d'étapes de lyophilisation.
[0045] Avantageusement, chaque espace ouvert 251 présente une hauteur, selon la direction
axiale z, comprise entre 0,2mm et 2mm, et une largeur, selon le périmètre de la cage
20, sensiblement égale à la largeur d'un premier pont 25. La hauteur de l'espace ouvert
251 peut-être défini comme la distance, selon la direction axiale z, entre le premier
pont 25 et une ligne marquant le début de l'inclinaison des deuxièmes languettes 24
vers l'intérieur de la cage 20. En effet, c'est au niveau de cette ligne de début
d'inclinaison que le contact entre la collerette 202 et les deuxièmes languettes 24
est susceptible de s'établir, définissant ainsi la position de maintien intermédiaire.
[0046] Les différents éléments formant la coiffe 100 selon la présente invention (cage 20,
corps externe 30, capsule 32) sont préférentiellement réalisés par moulage d'une matière
plastique, compatible avec les procédés de lyophilisation (lorsque requis), avec les
procédés de stérilisation gamma, autoclave et à l'oxyde d'éthylène (ETO), et avec
les domaines d'applications visés. Par exemple, la cage 20, le corps externe 30 et
la capsule 32 pourront être formés à partir de matériaux tels que le polycarbonate
(PC), le polypropylène (PP) ou le polytéréphtalate de butylène (PBT). Notons que la
capsule 32 pourra être formée à partir de matériaux plastiques souples tels que, par
exemple, le polypropylène (PP), pour faciliter sa préhension.
[0047] On notera aussi que, comme le bouchon 10 peut être introduit dans la coiffe 100 après
assemblage de la cage 20, du corps externe 30 et de la capsule 32 formant la coiffe
100, on peut avantageusement stocker séparément la coiffe de verrouillage 100 et le
bouchon avant utilisation.
[0048] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de mise en œuvre et exemples
décrits, et on peut y apporter des variantes de réalisation sans sortir du cadre de
l'invention tel que défini par les revendications.
1. Coiffe de verrouillage (100) pour un récipient (200) à col, destinée à bloquer un
bouchon (10) dans le col (201) du récipient (200) et comprenant :
- un corps externe (30) présentant une partie sécable (35),
- une cage (20) configurée pour s'emboiter et se verrouiller axialement dans le corps
externe (30) et destinée à entourer une collerette (202) du col (201) du récipient
(200) dans une position verrouillée de la coiffe (100) ; la cage (20) présentant une
zone sécable (28) ;
la partie sécable (35) du corps externe (30) et la zone sécable (28) de la cage (20)
étant conçues de sorte que, lorsque la coiffe (100) est en position de verrouillage
sur le récipient (200), leur rupture permette de retirer ladite coiffe (100) dudit
récipient (200),
la coiffe de verrouillage (100) étant
caractérisée en ce que la cage (20) comporte :
- un anneau supérieur (21), contre lequel le bouchon (10) est destiné à prendre appui
lorsqu'il est disposé dans la cage (20),
- une pluralité n de branches (22) reliées à l'anneau supérieur (21) et définissant
avec celui-ci une forme générale cylindrique de la cage (20),
- n/2 premiers ponts (25) et n/2 deuxièmes ponts (26), chacun reliant deux branches
(22) voisines entre elles, les premiers ponts (25) et les deuxièmes ponts (26) étant
disposés en alternance sur le pourtour de la cage (20),
- au moins une languette d'ouverture (27), supportée par un deuxième pont (26), inclinée
vers l'extérieur de la cage (20) et orientée vers l'anneau supérieur (21), ladite
languette d'ouverture (27) étant adjacente à la zone sécable (28), laquelle est située
sur ledit deuxième pont (26), l'application d'une force en tension sur la languette
d'ouverture (27) étant apte à provoquer la casse au niveau de la zone sécable (28).
2. Coiffe de verrouillage (100) selon la revendication précédente, dans laquelle la cage
(20) comporte :
- une pluralité de premières languettes (23) flexibles destinées à bloquer le bouchon
(10) à l'intérieur de la cage (20), contre l'anneau supérieur (21), lorsque la coiffe
(100) est dans une position de maintien intermédiaire, chaque première languette (23)
étant supportée par un premier pont (25),
- une pluralité de deuxièmes languettes (24) flexibles destinées à prendre appui sous
la collerette (202) du col (201) du récipient (200), lorsque la coiffe (100) est dans
la position de verrouillage, chaque deuxième languette (24) étant supportée par un
deuxième pont (26).
3. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
les premiers ponts (25) occupent entre 20% et 40% du périmètre de la cage (20) et
les deuxièmes ponts (26) occupent entre 40% et 70% dudit périmètre.
4. Coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle
les premiers ponts (25) sont situés, selon une direction axiale (z), entre l'anneau
supérieur (21) et les deuxièmes ponts (26), chaque premier pont (25) étant conçu pour
ménager un espace ouvert (251) entre lui et la collerette (202), lorsque la coiffe
(100) est dans la position de maintien intermédiaire.
5. Coiffe de verrouillage (100) selon la revendication précédente, dans laquelle chaque
espace ouvert (251) présente :
- une hauteur, selon la direction axiale (z), comprise entre 0,2mm et 2mm,
- et une largeur, selon le périmètre de la cage (20), sensiblement égale à la largeur
d'un premier pont (25).
6. Récipient (200) présentant un col (201) d'ouverture circulaire se terminant par une
collerette (202) évasée, et comprenant un bouchon (10) disposé dans ledit col (201)
et associé à la coiffe de verrouillage (100) selon l'une des revendications 2 à 5,
dans lequel chaque deuxième languette (24) est inclinée vers l'intérieur de la cage
(20), en direction de l'anneau supérieur (21), et les n/2 deuxièmes languettes (24)
de la cage (20) sont configurées pour autoriser un passage de la position de maintien
intermédiaire à la position de verrouillage de la coiffe (100) lorsqu'une force comprise
entre 30 N et 70 N, préférentiellement entre 30N et 50N, est appliquée sur la coiffe
(100).