[0001] Conformément à un premier aspect, la présente invention concerne un procédé de micro-fabrication
d'un composant horloger, et elle concerne plus spécifiquement un procédé d'obtention
de surfaces revêtues d'une couche colorée au moins par endroits d'un tel composant,
lesdites surfaces étant des surfaces en silicium, en silicium oxydé ou en verre (éventuellement
en verre métallique). Ce premier aspect concerne notamment un tel procédé dans lequel
lesdites surfaces sont différentes parcelles de la surface d'un wafer dans lequel
il est prévu de micro-fabriquer ensuite un lot de composants horlogers. Alternativement
lesdites surfaces pourraient également être constituées chacune par la surface d'un
des composants du lot de composants horlogers, ou encore par la surface d'une des
ébauches d'un lot d'ébauches de composants horlogers. Conformément à un second aspect,
la présente invention concerne un composant horloger dont la surface est recouverte
au moins par endroits d'une peinture, d'une laque, ou d'un vernis possédant une couleur
propre. Dans la suite du présent document, on utilisera l'expression « couche colorée
» pour désigner globalement tous les vernis colorés, peintures, laques et analogues.
D'autre part, on qualifiera de « colorée » une chose « qui a une ou plusieurs couleurs
».
ART ANTERIEUR
[0002] Reflet à la fois de la mode et de la technique, le monde de l'horlogerie accorde
une place toute particulière à l'esthétique. C'est probablement la raison pour laquelle
l'emploi de couleurs, notamment pour les aiguilles et les cadrans, est répandu depuis
longtemps.
[0003] Aujourd'hui, de plus en plus de composants horlogers sont réalisés en verre, en silicium
et/ou en silicium oxydé. Or ce type de matériau ne permet pas une bonne adhésion des
laques ou peintures qui sont actuellement disponibles sur le marché. Dans le but de
remédier à ce problème, on a proposé de prétraiter la surface à peindre avec un plasma
oxygène. Cette solution atteint son but. Toutefois, un inconvénient est que le traitement
au plasma ne modifie que temporairement l'était de surface du substrat à peindre.
L'application de la laque ou de la peinture doit donc ensuite être effectuée sans
tarder.
[0004] Il est connu également d'utiliser un promoteur d'adhésion chimique qui favorise la
formation de liaisons chimiques entre le substrat et la laque. Il s'avère toutefois
que, même si la tenue des promoteurs chimiques est supérieure à la durée des effets
du plasma, elle est limitée dans le temps également. Un autre inconvénient des techniques
connues est qu'elles agissent de manière sensiblement isotrope, et ne permettent donc
pas de ne traiter qu'une partie de la surface d'un composant.
BREF EXPOSE DE L'INVENTION
[0005] Un but de la présente invention est de remédier aux inconvénients de l'art antérieur
qui viennent d'être expliqués. La présente invention atteint ce but ainsi que d'autres
en fournissant, d'une part, un procédé d'obtention d'une surface en silicium, en oxyde
de silicium ou en verre, recouverte d'une couche colorée au moins par endroits, conformément
à la revendication 1 annexée, et en fournissant, d'autre part, un composant pour pièce
d'horlogerie dont la surface est au moins partiellement recouverte d'une couche colorée,
et qui est conforme à la revendication 9 annexée.
[0006] On comprendra notamment que l'étape d'application de la peinture, de la laque, ou
du vernis possédant une couleur propre, (étape b) peut être mise en oeuvre à l'aide
de toute technique que l'homme du métier jugera adéquate. Par exemple, pulvérisation
(spray), trempe (dipping), pinceau, etc.
[0007] Conformément à un mode de mise en oeuvre avantageux de l'invention, la couche de
métal déposée durant l'étape (a) est une couche de titane. Dès que le titane se trouve
en contact avec une source d'oxygène telle que l'air ou l'eau, une couche passive
d'oxyde de quelques nanomètres se forme instantanément. Ensuite, la couche d'oxyde
ne croît que très lentement. Cette couche est très adhérente et résistante. Elle va
protéger le titane de la corrosion. De plus, la couche est suffisamment fine pour
ne pas nuire à l'adhérence de la couche colorée.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0008] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif,
et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale d'une aiguille des minutes
en silicium mono- ou poly-cristallin qui constitue un mode de réalisation particulier
d'un composant horloger conforme à l'invention;
- la figure 2 est une vue en coupe transversale selon 2-2 de la figure 1 ;
- les figures 3, 4 et 5 sont trois schémas de principe illustrant respectivement trois
étapes d'un mode particulier de mise en oeuvre du procédé de l'invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DE MODES DE REALISATION
[0009] La figure 1 annexée est une vue schématique en coupe verticale d'une aiguille des
minutes réalisée à partir de silicium mono- ou poly-cristallin. On comprendra que
l'aiguille représentée dans la figure 1 constitue un mode de réalisation exemplaire
du composant horloger de l'invention. On peut voir dans cette figure que, conformément
à une pratique répandue, le corps en silicium 3 de l'aiguille 1 est revêtu sur tous
les côtés par une couche d'oxyde de silicium 5 dont l'épaisseur est de l'ordre de
1 micron. On comprendra toutefois que selon des variantes du mode de réalisation qui
fait l'objet du présent exemple, le silicium pourrait par exemple ne pas être revêtu
d'oxyde, ou alors, le corps de l'aiguille 1 pourrait être réalisé dans un autre matériau
différent du silicium. Selon l'invention, en effet, le choix du matériau à partir
duquel est réalisé le corps du composant horloger n'est pas déterminant, pour autant
que la surface recouverte par la couche d'accrochage et la couche colorée soit en
silicium, en silicium oxydé ou en verre, avantageusement, en silicium oxydé.
[0010] La figure 2 est une coupe transversale selon 2-2 de la figure 1. On remarquera que
la représentation schématique de la figure 2 ne respecte pas les proportions entre
les épaisseurs des différentes couches ; le but étant de faciliter la lecture du dessin.
Conformément à ce que montrent les figures, une couche d'accrochage 7 recouvre la
surface en SiO
2 de la face supérieure de l'aiguille 1. Conformément à l'invention, la couche 7 peut
être réalisée en titane, en chrome, en tantale, leurs oxydes et nitrures, ainsi qu'en
alliages de ces métaux. La couche 7 peut avantageusement être réalisée en titane,
en chrome, en tantale et leurs oxydes, et de préférence en titane ou en oxyde de titane.
Un exemple d'alliage est le titane-tungstène. L'épaisseur de la couche d'accrochage
est avantageusement d'au moins 5 nanomètres, elle est le plus avantageusement comprise
entre 10 et 50 nanomètres, et elle est de préférence comprise entre 10 et 25 nanomètres.
Le choix d'une couche d'accrochage dont l'épaisseur ne dépasse pas 50 nanomètres permet
d'éviter que la présence de celle-ci ne perturbe le comportement thermique ou mécanique
de la pièce. On peut voir encore que la couche d'accrochage 7 est recouverte par une
couche colorée référencée 9. Grâce aux caractéristiques de l'invention, le revêtement
à base de peinture, laque, ou vernis possédant une couleur propre, adhère parfaitement
à la surface du composant horloger et on n'observe normalement pas d'altération sur
le long terme pour autant que le composant horloger soit un composant interne, par
exemple une aiguille, une vis, un cadran, un pont, une platine, une masse oscillante,
etc.
[0011] Comme chacun le sait, les aiguilles, comme l'aiguille des minutes 1 notamment, sont
de très petite dimension. En effet, leur largeur ne dépasse que rarement quelques
centaines de microns. A cet égard, la demanderesse à observé que la couche colorée
formée sur la face supérieure de l'aiguille 1 présente parfois un bourrelet circonférentiel
(non représenté). Ce bourrelet est un effet de bord causé par la tension superficielle
présente dans la couche colorée liquide au moment de son application. Le bourrelet
circonférentiel est dû à une accumulation de liquide dans les régions où la couche
9 se trouve à cheval sur deux surfaces qui font un angle l'une avec l'autre. Dans
le cas de l'aiguille des minutes 1, les deux surfaces en question peuvent être la
face supérieure horizontale et le bord vertical de l'aiguille 1. La demanderesse est
parvenue à empêcher que de tels effets de bord ne se manifestent en rendant rugueuse
la surface qui est destinée à être revêtue de la couche colorée.
[0012] Les figures 3, 4 et 5 annexées sont trois schémas de principe semblables à celui
de la figure 2, et illustrant chacun le résultat d'une étape distincte d'un procédé
d'obtention d'une surface revêtue d'une couche colorée au moins par endroit et qui
est conforme à un mode de mise en oeuvre exemplaire de l'invention. Les figures 3,
4 et 5 sont des vues schématiques en coupe transversale montrant l'évolution de l'ébauche
d'une aiguille des heures 51 en cours de réalisation. A l'instar de ce qui était déjà
le cas dans le premier exemple, l'aiguille 51 comporte un corps en silicium cristallin
(référencé 53) revêtu sur tous les côtés par une couche d'oxyde de silicium 55 dont
l'épaisseur est de l'ordre de 1 micron.
[0013] En se référant tout d'abord à la figure 3, on peut voir que, conformément au présent
exemple, le procédé d'obtention d'une surface revêtue d'une couche colorée au moins
par endroit commence par une étape qui consiste à rendre rugueuse la surface en silicium
oxydé qui forme la face supérieure de l'ébauche de l'aiguille 51. L'homme du métier
dispose déjà d'un certain nombre de méthodes de micro-usinage qui permettent de rendre
une surface mate, ou autrement dit rugueuse. La demande de brevet
EP19185364 de la demanderesse (non publiée à ce jour) décrit une méthode particulièrement avantageuse
pour rendre une surface mate. Cette méthode comporte les étapes de :
- déposer une couche sacrificielle de résine sur l'étendue de la surface à rendre mate,
la couche sacrificielle étant réalisée sans exposition de la résine, ni recuit;
- attaquer la couche de résine sacrificielle par gravure ionique réactive profonde (DRIE).
Continuer la gravure assez longtemps pour transférer des inhomogénéités de la couche
sacrificielle sur l'étendue à rendre mate de la surface en silicium, de façon à ce
que ladite étendue soit rendue rugueuse.
[0014] On notera que dans l'exemple illustré, la surface rugueuse est constituée par la
couche d'oxyde de silicium 55 qui recouvre la face supérieure du corps de l'aiguille
51. On comprendra toutefois que selon d'autres modes de mise en oeuvre du procédé
de l'invention, la surface en silicium du corps de l'aiguille 51 pourrait avoir été
rendue rugueuse préalablement à la formation du revêtement en oxyde de silicium 55.
[0015] En se référant maintenant à la figure 4, on peut voir qu'une couche d'accrochage
57 recouvre la surface rugueuse en SiO
2 de l'ébauche de l'aiguille 51. Conformément à l'invention, la couche 57 est réalisée
en titane, en chrome, en tantale, leurs oxydes et nitrures, ainsi qu'en alliage de
ces métaux. On forme la couche d'accrochage 57 par dépôt physique en phase vapeur
(PVD) ou par dépôt chimique en phase vapeur (CVD). Le dépôt physique en phase vapeur
correspond à la variante préférée. En effet, un avantage du PVD est qu'il est compatible
avec des techniques comme la photolithographie (type lift-off), l'épargne ou le masquage
mécanique, qui permettent de protéger du dépôt certaines parties sélectionnées de
la surface. Conformément au présent exemple, la couche d'accrochage 57 est en titane.
Une couche d'accrochage en titane présente l'avantage de supporter une longue exposition
à l'air ambiant sans perdre son efficacité. Cette faculté donne notamment la possibilité
de retarder de plusieurs jours, si nécessaire, l'application de peintures, de laques
ou de vernis possédant des couleurs propres sur la couche d'accrochage. On comprendra
que cette possibilité peut s'avérer particulièrement utile dans le cas où on veut
appliquer plusieurs couleurs différentes. Les techniques de dépôt PVD et CVD présentent
l'avantage de permettre de réaliser des couches d'accrochage très minces. Dans le
présent exemple, l'épaisseur de la couche 57 est comprise entre 5 et 50 nanomètres.
On comprendra que cette épaisseur est suffisamment faible pour que la couche d'accrochage
57 reproduise les reliefs de la surface qu'elle recouvre sans les atténuer de manière
significative.
[0016] En se référant maintenant à la figure 5, on peut voir qu'une couche colorée 59 recouvre
la couche d'accrochage 57 dont est revêtue la face supérieure de l'ébauche de l'aiguille
51. Dans le présent exemple, la couche colorée est une couche de peinture. Comme déjà
mentionné, l'étape d'application de la peinture peut être mise en oeuvre à l'aide
de toute technique que l'homme du métier jugera adéquate. Par exemple, pulvérisation
(spray), trempe (dipping), pinceau, etc. On remarquera que la surface de la couche
colorée est plane. En effet, la peinture a comblé les inégalités du substrat en raison
de sa tension superficielle, à titre d'exemple, la peinture utilisée peut être de
la peinture rouge opaque de la marque Berluran®.
[0017] On comprendra en outre que diverses modifications et/ou améliorations évidentes pour
un homme du métier peuvent être apportées aux modes de réalisation et de mise en oeuvre
qui font l'objet de la présente description sans sortir du cadre de la présente invention
définie par les revendications annexées. En particulier, le dépôt de la couche de
titane par PVD ou CVD peut être précédé d'une étape consistant à protéger la surface,
de façon que seuls certains endroits de celle-ci, dont les endroits à colorer, soient
exposés au métal en phase vapeur. Conformément à cette variante, de préférence, une
étape additionnelle consistant à retirer, ou à dissoudre chimiquement, la protection
mise en place au début du procédé est en outre intercalée entre le dépôt de la couche
de titane et l'application de la couche colorée.
[0018] En outre, conformément à encore un autre mode de mise en oeuvre, au moins une couche
supplémentaire de métal peut être déposée entre la couche d'accrochage et la couche
colorée. Le métal de cette couche supplémentaire peut être choisi parmi les métaux
nobles ou les platinoïdes, ainsi que leurs alliages. Il s'agit notamment de l'or,
du ruthénium, du rhodium, du palladium, de l'osmium, de l'iridium, du platine et du
ruthénium. Le métal de cette couche supplémentaire est avantageusement de l'or. Cette
couche intermédiaire entre la couche d'accroché et la couche de couleur peut avoir
un effet esthétique intéressant sur la couche colorée, en particulier sur une peinture,
tel qu'améliorer l'éclat ou la teinte. Ainsi une couche d'or déposée par PVD ou CVD
sur une couche d'accroché en titane permettra à la couleur de la couche de peinture,
ou plus généralement de la couche colorée, d'avoir plus d'éclat.
[0019] On comprendra en outre que l'étendue de la couche de peinture, de laque, ou de vernis
possédant une couleur propre sera comprise à l'intérieur de l'étendue de la couche
d'accrochage. Conformément à encore un autre mode de mise en oeuvre, la couche colorée
ne recouvre que partiellement la couche d'accrochage. Ce mode particulier de mise
en oeuvre permet de jouer avec les surfaces de recouvrement de la couche d'accrochage,
d'une couche de métal supplémentaire au moins et/ou d'au moins une couche colorée,
afin de laisser apparaître différentes strates de couleurs et de créer ainsi des formes
et/ou des bordures.
1. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée au moins par endroits
d'un composant horloger, ladite surface étant une surface en silicium, en silicium
oxydé, en verre ou en verre métallique, et le procédé comportant les étapes suivantes
:
a) déposer une couche d'accrochage (7 ; 57) en métal sur l'étendue exposée de ladite
surface par PVD ou CVD, le métal étant choisi parmi le titane, le chrome, le tantale,
les alliages desdits métaux, ainsi que leurs oxydes et nitrures ;
b) appliquer une peinture, une laque ou un vernis possédant une couleur propre sur
la couche d'accrochage (7 ; 57).
2. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon la revendication
1, caractérisé en ce que la couche d'accrochage (7 ; 57) déposée durant l'étape a) possède une épaisseur d'au
moins 5 nanomètres, avantageusement une épaisseur comprise entre 10 et 50 nanomètres,
et de préférence une épaisseur comprise entre 10 et 25 nanomètres.
3. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon la revendication
1 ou 2, caractérisé en ce que la couche d'accrochage (7 ; 57) déposée durant l'étape a) est une couche de titane.
4. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon l'une quelconque
des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'une étape intermédiaire est intercalée entre l'étape (a) et l'étape (b), l'étape intermédiaire
consistant à déposer au moins une couche supplémentaire de métal avant de passer à
l'étape (b).
5. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon l'une quelconque
des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que l'étape (a) est précédée d'une étape préalable consistant à protéger ladite surface,
de façon que seul certains endroits de celle-ci, dont les endroits à recouvrir d'une
couche colorée, soient exposés ; et en ce qu'une étape intermédiaire est intercalée entre l'étape (a) et l'étape (b), l'étape intermédiaire
consistant à retirer, ou à dissoudre chimiquement la protection mise en place durant
l'étape préalable.
6. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon la revendication
5, caractérisé en ce qu'on protège ladite surface en ayant recours à la photolithographie (type lift-off),
à l'épargne ou au masquage mécanique.
7. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon la revendication
5 ou 6, caractérisé en ce qu'une sous-étape est intercalée entre l'étape (a) et l'étape intermédiaire, la sous-étape
consistant à déposer au moins une couche supplémentaire de métal.
8. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon l'une quelconque
des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite surface est la surface d'un composant horloger (1 ; 51).
9. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon la revendication
8, caractérisé en ce que le composant horloger (1 ; 51) est une aiguille en silicium.
10. Procédé d'obtention d'une surface recouverte d'une couche colorée selon l'une quelconque
des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite surface sur laquelle on dépose une couche d'accrochage (7 ; 57) durant l'étape
(a) est une surface dépolie (rugueuse).
11. Composant horloger (1 ; 51) comportant une surface en silicium, en silicium oxydé
ou en verre (éventuellement en verre métallique), ladite surface étant recouverte
au moins par endroits d'une couche de peinture, de laque, ou de vernis possédant une
couleur propre, caractérisé en ce que la couche de peinture, de laque, ou de vernis possédant une couleur propre, est rendue
solidaire de ladite surface par l'intermédiaire d'une couche d'accrochage (7 ; 57)
en titane, en chrome, en tantale, leurs oxydes et nitrures, ou en un alliage desdits
métaux.
12. Composant horloger (1 ; 51) selon la revendication 11, caractérisé en ce l'épaisseur
de la couche d'accrochage est d'au moins 5 nanomètres.
13. Composant horloger (1; 51) selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce qu'il est un composant horloger interne, par exemple une aiguille, une vis, un cadran,
un pont, une platine, une masse oscillante, etc.
14. Composant horloger (1 ; 51) selon la revendication 11 ou 13, caractérisé en ce que l'épaisseur de la couche d'accrochage (7 ; 57) est comprise entre 10 et 50 nanomètres.