Domaine Technique
[0001] De manière générale, l'invention concerne procédé de fixation d'une corne sur une
carrure d'une montre, un dispositif de connexion carrure-corne et un ensemble carrure-corne.
Arrière-plan technologique
[0002] Le document
CH 708815 concerne un élément d'habillage pour une carrure d'une montre-bracelet. L'élément
d'habillage se présente sous la forme d'une plaque de recouvrement séparée fixée sur
la carrure de la montre-bracelet et qui recouvre au moins partiellement une zone de
raccordement entre un brin d'un bracelet et la carrure de la montre.
[0003] Le document
EP 0466655 concerne une boite de montre et dispositif de fixation d'un bracelet à la boite de
montre. La carrure de la boite comporte un ou deux évidements disposés pour recevoir
l'extrémité de chaque brin de bracelet. Les extrémités de bracelet sont maintenues
par des moyens d'attache, constitués de griffes ou de creusures, correspondant à des
encoches ou des excroissances aménagées à proximité des extrémités des brins de bracelet,
et qui sont disposées sur des prolongements du fond de la boite ou sur des pièces
intermédiaires solidaires du fond de la boite ou de la carrure.
[0004] Le document
EP 0197416 concerne un ensemble constitué d'un élément de boite de montre et d'un bracelet comportant
au moins un brin. Le brin est réalisé en une première matière plastique thermoplastique.
L'élément de boite est réalisé en une deuxième matière plastique thermoplastique ayant
une température de fusion supérieure à la température de fusion de la première matière
plastique. L'élément de boite comporte une partie entourant au moins une extrémité
du brin et étant solidaire de cette extrémité.
Description générale de l'invention
[0005] Un premier aspect de l'invention concerne un dispositif de connexion carrure-attache
(ci-après carrure-corne) pour une montre, comprenant une attache à au moins une corne
ayant un premier connecteur et une carrure ayant un second connecteur, le premier
connecteur étant configuré pour coopérer avec le second connecteur pour fixer la corne
sur la carrure, dans lequel :
∘ le premier connecteur comprend une languette avec un évidement ;
∘ le second connecteur comprend une rainure avec une partie en contre-dépouille, la
partie en contre-dépouille étant configurée pour se loger dans l'évidement de la languette
; et
∘ la carrure et la corne sont configurées pour être rendues solidaires lorsque la
partie en contre-dépouille du second connecteur est logée dans l'évidement de la languette
du premier connecteur.
[0006] Par « une rainure avec une partie en contre-dépouille », on entend une rainure dont
la forme interdit un démoulage direct de matière solide comblant, même partiellement,
la partie en contre-dépouille de celle-ci.
[0007] Par « la carrure et l'attache sont configurées pour être rendues solidaires », on
entend que l'attache est configurée pour être liée de façon réversible ou irréversible,
par contact, à la carrure. Préférablement, la liaison est irréversible. On entend
par « liaison irréversible », tout liaison qui nécessite la destruction de la structure
des connecteurs pour séparer la carrure de l'attache.
[0008] Il sera apprécié qu'un tel dispositif rend aisée la connexion entre une carrure et
une attache comprenant au moins une corne d'une montre. En effet, il suffit d'appliquer
une compression entre la carrure et l'attache pour que la partie en contre-dépouille
du second connecteur se loge dans l'évidement de la languette du premier connecteur.
De cette façon, et grâce à la partie en la contre-dépouille, le retrait par une force
inverse à la compression est impossible : l'attache et la carrure sont solidaires.
[0009] Selon un mode de réalisation préféré, la languette est configurée pour se déformer
élastiquement lors de l'insertion dans la rainure, la languette et la partie en contre-dépouille
étant configurées telle façon à ce que la languette retrouve substantiellement sa
position de repos, préférablement retrouve sa position de repos, lorsque la partie
en contre-dépouille se loge dans l'évidement de la languette.
[0010] Préférablement, la rainure s'étend sur une longueur L. La longueur L peut être comprise
dans l'intervalle allant de 10% à 90%, préférablement dans l'intervalle allant de
40% à 80%, plus préférablement dans l'intervalle allant de 50% à 70%, le plus préférablement
dans l'intervalle allant de 60% à 70% de la longueur sur laquelle la languette est
configurée pour se déformer élastiquement lors de l'insertion dans la rainure
1. Il sera apprécié que de cette façon, les deux connecteurs sont fermement liés. De
plus, cette configuration mitige le risque de détachement et/ou d'endommagement des
connecteurs lors de l'application d'un moment de force sur l'un et/ou l'autre des
deux connecteurs.
1 Il est peut-être nécessaire de modifier selon les applications.
[0011] La rainure peut comprendre une partie en dépouille sur laquelle la languette est
configurée pour se fléchir élastiquement lors de l'insertion de la languette dans
la rainure. De cette façon la déformation élastique (c.-à-d. la flexion élastique)
de la languette est forcée et accompagnée par la partie en dépouille jusqu'au moment
où la partie en contre-dépouille du second connecteur se loge dans l'évidement de
la languette du premier connecteur.
[0012] Préférablement, l'évidement est traversant.
[0013] Selon un mode de réalisation, le premier connecteur comprend un tenon et le second
connecteur comprend une mortaise. La mortaise est configurée pour guider le tenon
lors de la mise en contact du premier connecteur de la corne avec le second connecteur
de la carrure. Selon un mode de réalisation préféré, le premier connecteur comprend
deux tenons ou plus et le second connecteur comprend deux mortaises ou plus. Les mortaises
sont configurées pour guider les tenons lors de la mise en contact du premier connecteur
de la corne avec le second connecteur de la carrure. Il sera apprécié que la présence
d'un ou plusieurs tenons et une ou plusieurs mortaises permet de guider l'insertion
du premier connecteur dans le second connecteur. La présence de plusieurs tenons et
mortaises permet de mitiger le risque de mauvaise insertion lorsque, p. ex. un couple
de force est appliqué aux premiers et/ou second connecteurs.
[0014] Le second connecteur comprend préférablement une ou plusieurs parties de support
pour la languette du premier connecteur afin de limiter les déformations élastiques
de la languette lorsque la partie en contre-dépouille est logée dans l'évidement de
la languette. Les une ou plusieurs parties de support peuvent, p. ex. limiter stériquement
(c.-à-d. géométriquement) les déformations élastiques de la languette.
[0015] La languette est préférablement en acier.
[0016] Le reste de l'attache (autre que la languette) est préférablement dans un matériau
différent de la languette. Selon un mode de réalisation, le reste de l'attache est
moulée autour de la languette, la languette faisant saillie de l'attache. Le moulage
est préférablement réalisé à partir d'une matière plastique. Les bords de la languette
peuvent être emprisonnés dans le moulage du reste de l'attache.
[0017] Le second connecteur peut être usiné, préférablement la carrure est usinée. La carrure
est préférablement en acier.
[0018] Un second aspect de l'invention concerne un procédé de fixation comprenant un dispositif
de connexion carrure-corne selon le premier aspect de l'invention. Le procédé comprend
l'insertion du premier connecteur de l'attache dans le second connecteur de la carrure
de telle façon à ce que la partie en contre-dépouille se loge dans l'évidement de
la languette.
[0019] Un troisième aspect de l'invention concerne un ensemble carrure-corne obtenu par
le procédé de fixation selon le second aspect de l'invention.
Brève description des dessins
[0020] D'autres particularités et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description
détaillée de certains modes de réalisation avantageux présentés ci-dessous, à titre
d'illustration, avec référence aux dessins annexés qui montrent :
Fig. 1: une vue en perspective d'un ensemble carrure-corne selon un mode de réalisation
de l'invention ;
Fig. 2: une vue en perspective d'une carrure et d'une attache selon un mode de réalisation
de l'invention ;
Fig. 3: une vue en perspective d'une carrure et d'une attache selon un mode de réalisation
de l'invention ;
Fig. 4: une vue en perspective d'une carrure et d'une attache selon un mode de réalisation
de l'invention ;
Fig. 5: une coupe transversale d'une carrure et d'une attache selon un mode de réalisation
de l'invention ;
Fig. 6: une coupe transversale d'une carrure et d'une attache lors de l'insertion de la corne
dans la carrure selon un mode de réalisation de l'invention ; et
Fig. 7: une coupe transversale d'un ensemble carrure-corne selon un mode de réalisation
de l'invention.
[0021] L'attention du lecteur est attirée sur le fait que les dessins ne sont pas à l'échelle.
En outre, pour des raisons de clarté, les proportions entre hauteur, longueur et/ou
largeur peuvent ne pas être correctement représentées. Enfin et surtout, les espaces,
évidements, entre les connecteurs mis en contact peuvent être plus grands ou plus
petits que dans une implémentation réelle de l'invention.
Description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention
[0022] Avec référence à la Fig. 1, un ensemble carrure 2 - attache à au moins une corne
4 (ci-après ensemble carrure-corne) selon un mode de réalisation de l'invention est
décrit. La carrure 2 est un élément d'une boite d'une montre (représentée partiellement)
servant à protéger le mouvement de la montre p.ex. de la poussière, l'humidité, des
chocs, etc..... Il s'agit de la partie médiane de la boîte de montre qui reçoit le
mouvement de la montre. Selon le mode de réalisation décrit, la carrure 2 est circulaire.
Cependant, d'autres formes conviennent, telles que p. ex. une forme carrée, une forme
rectangulaire, une forme ellipsoïdale, etc... La carrure 2 définit un plan principal
P situé à mi-hauteur de celle-ci.
[0023] L'attache à au moins une corne 4 permet de fixer un bracelet à la carrure 2. Dans
le mode de réalisation illustré à la Fig. 1, l'attache 4 comprend quatre cornes 4a
pourvues chacune de trous 6 alignés transversalement à la direction longitudinale
d'un bracelet (non représenté), les cornes 4a étant agencées afin d'attacher le bracelet
grâce à p. ex. une barrette traversant les trous 6. Il est évident que d'autres moyens
de fixation du bracelet sur l'attache conviennent. D'autre part, la forme, la longueur
et la largeur et le nombre de cornes 4a peut varier selon le type de montre.
[0024] Les Figs. 2-5 montrent l'attache 4 et la carrure 2 lorsqu'elles ne sont pas solidaires,
selon un mode de réalisation préféré de l'invention. L'attache 4 comprend un premier
connecteur 8 et la carrure 2 comprend un second connecteur 10. Le premier connecteur
8 est configuré pour coopérer avec le second connecteur 10 pour fixer l'attache 4
sur la carrure 2.
[0025] Le premier connecteur 8 comprend une surface intérieure circulaire 12, perpendiculaire
au plan principal P, configurée pour être en contact direct avec la carrure 2 lorsque
la carrure 2 et la corne 4 sont solidaires. Le premier connecteur 8 comprend deux
tenons 14 et une languette 16, tous faisant saillie de la surface intérieure circulaire
10 vers l'intérieur (c.-à-d. vers la carrure 2).
[0026] De manière générale, on définit la longueur d'un élément (p.ex. de la languette,
de l'évidement traversant) comme étant la distance (euclidienne) entre les deux points
les plus éloignés de l'élément dans un plan colinéaire au plan P.
[0027] La languette 16, en acier, comprend un évidement traversant 18 sur une longueur L'
de la languette 16. La longueur L' est comprise dans l'intervalle allant de 70% à
95%, préférablement de 70% à 90%, plus préférablement de 70% à 80% de la longueur
de languette 16.
[0028] Les reste de l'attache 4 (c.-à-d. autre que la languette) est surmoulée à la languette
16. De cette façon, la languette 16 est rendue solidaire au le reste de la l'attache
4. Le reste de l'attache 4 est en matière plastique.
[0029] Plus particulièrement, la languette 16 comprend deux arêtes courbes se rejoignant
à leurs extrémités. Le surmoulage est réalisé de telle façon à ce que l'arête radialement
la plus à l'extérieure soit emprisonnée dans le moulage et que l'arête radialement
la plus à l'intérieur soit libre et fasse saillie vers l'intérieur. L'espace entre
les deux arêtes restant libre après surmoulage correspond à l'évidement traversant
18. Il sera apprécié que d'autres techniques peuvent être utilisées pour emprisonner
la languette 16 dans le reste de l'attache 4.
[0030] L'arête 38 radialement la plus à l'intérieur de l'attache 4, faisant saillie vers
l'intérieur, comprend un surface plane de butée radialement extérieure 19. La surface
plane 19 est perpendiculaire au plan P et s'étend sur une longueur L" comprise dans
l'intervalle allant de 20% à 80%, préférablement 30% à 70%, plus préférablement 25%
à 40% de la longueur de la languette 16.
[0031] L'état (et position) de la languette 16 représenté aux Figs. 2-5 est l'état (et position)
de repos de celle-ci.
[0032] Les tenons 14 sont arrangés symétriquement de part et d'autre de l'attache 4 et ont
une forme cylindrique, la base du cylindre étant perpendiculaire au plan principal
P. Selon d'autres modes de réalisation, les tenons 14 peuvent avoir d'autres formes,
p. ex. parallélépipédique, conique, etc...
[0033] La carrure 2 comprend un second connecteur 10 configuré pour coopérer avec le premier
connecteur 8 de l'attache 4 pour fixer l'attache 4 sur la carrure 2. En particulier,
le second connecteur comprend une surface courbe oblongue 20 radialement en retrait
par rapport à la surface radialement extérieure de la carrure 2. La surface courbe
oblongue 20 est configurée pour être mise en contact direct avec la surface intérieure
circulaire 12 de l'attache 4. Le second connecteur 10 comprend une rainure 22, deux
mortaises 24 et deux parties de support 25 pour la languette, toutes faisant dépression
par rapport à la surface courbe oblongue 20.
[0034] La rainure comprend une partie en contre-dépouille 26. La partie en contre-dépouille
26 s'étend sur une longueur L. La longueur L peut être substantiellement égale à la
longueur L" de la surface plane 19. Le rapport entre la longueur L et la longueur
L" est compris dans un intervalle allant de 0.7 à 1.3, préférablement dans un intervalle
allant de 0.8 à 1.2 et plus préférablement dans un intervalle allant de 0.95 à 1.15.
[0035] La partie en contre-dépouille 26 comprend une surface de butée plane radialement
intérieure 28, sensiblement perpendiculaire au plan P, de préférence avec un angle
rentrant de l'ordre de 5°. D'autre part, la partie en contre-dépouille 26 comprend
aussi un évidement 30 délimité par la surface de butée plane radialement intérieure
28 et une surface de butée plane radialement extérieure 32. La surface de butée plane
radialement extérieure 32 est perpendiculaire au plan P. Le rapport entre hauteur
H de la surface radialement extérieure 32 et la hauteur H' de la languette est compris
entre 0.3 et 1.5, préférablement entre 0.35 et 0.5.
[0036] D'autre part, la rainure comprend une partie en dépouille 34 ayant une surface plane
en dépouille 36. La surface plane en dépouille fait un angle α par rapport à la plan
P. L'angle α est compris dans un intervalle allant de 10° à 45°, préférablement de
15° à 40°, plus préférablement de 20° à 35°.
[0037] La rainure comprend aussi deux parties de support 25 pour la languette. Les deux
parties de support 25 sont arrangées latéralement, symétriquement, aux bords de la
rainure. Le rapport entre la hauteur H" des parties de support 25 et la hauteur H'
de la languette est compris dans un intervalle allant de 0.8 à 1.5 et préférablement
de 1 à 1.15. De plus, la longueur L
(4) de chaque partie de support 25 est comprise dans l'intervalle allant de 2,5% à 20%,
préférablement de 5% à 15%, plus préférablement de 7% à 13% de la longueur de la languette.
[0038] Les mortaises 24 sont arrangées symétriquement de part et d'autre du second connecteur
10 (latéralement substantiellement aux bords du second connecteur 10). Les mortaises
26 ont une forme cylindrique dont la base du cylindre est perpendiculaire au plan
principal P. Selon d'autres modes de réalisation, les mortaises 26 peuvent avoir une
d'autres formes, p. ex. parallélépipédique, conique, etc...
[0039] La Fig. 6 est une vue en coupe montrant l'insertion de l'attache 4 dans la carrure
2 lorsque ceux-ci commencent à s'engager. L'arête faisant saillie 38 se déforme élastiquement
au contact de la surface plane en dépouille 36. Plus particulièrement, l'arête faisant
saillie 38 est fléchie par la surface plane en dépouille 36. Le reste de la carrure
et les extrémités de l'arête 38 sont maintenus en place par les parties de support
25 et les tenons 14 logés dans les mortaises 24 (non représenté - voir p.ex. Figs.
1-5). Dans ce contexte, il est à noter que les tenons 14 et la languette 16 entrent
(substantiellement) en même temps en contact avec les mortaises 24 et les parties
25, 34, respectivement. Il s'ensuit que les mortaises et les parties de support guident
les tenons et les extrémités de l'arête faisant saille lors de la mise en contact
du premier connecteur de la corne avec le second connecteur.
[0040] La Fig. 7 est une vue en coupe montrant l'insertion de l'attache 4 dans la carrure
2 lorsque ceux-ci sont engagés solidairement. L'arête a retrouvé sa position de repos
par insertion dans l'évidement 30 de la partie en contre-dépouille 26. Cette insertion
a eu lieu lorsque l'arête a dépassé la surface en dépouille 36 (en particulier lorsque
la surface plane de butée radialement extérieure 19 a dépassé surface de butée plane
radialement extérieure 32 de la partie en contre-dépouille 26). Selon un autre mode
de réalisation, l'arête peut ne retrouve que substantiellement sa position de repos.
Cela peut p. ex. être le cas lorsque l'évidement n'est pas traversant et que la partie
en contre-dépouille ne permet pas à l'arête de retrouver sa position de repos.
[0041] La surface radialement extérieure 32 de la partie en contre-dépouille 26 est en contact
direct avec la surface plane de butée radialement extérieure 19 de l'arête faisant
saillie 38. La carrure 2 et l'attache 4 sont ainsi rendue solidaires et forment un
ensemble carrure-corne. En effet, l'application d'une force inverse de celle appliquée
pour l'insertion de l'attache 4 dans la carrure 2 ne permet pas de séparer ces dernières.
[0042] De plus, la surface intérieure circulaire 12 de l'attache et la surface courbe oblongue
20 de la carrure 2 sont en contact direct, le cas échéant avec un jeu de l'ordre du
1/10 mm lorsque la carrure et l'attache sont solidaires.
[0043] Le rapport entre la hauteur H" des parties de support 25 et la hauteur H' de la languette
étant substantiellement les mêmes, les déformations élastiques éventuelles de l'arête
38 faisant saillie sont significativement réduites par rapport aux déformations possibles
lorsque l'arête faisant saillie n'est pas insérée dans le connecteur 10 de la carrure
2. En effet, les parties de support 25 limitent stériquement la déformation élastique
de l'arête 38, notamment en cas de force appliquée sur l'attache selon une direction
perpendiculaire au cadran. Il est dès lors beaucoup plus difficile de désolidariser
l'attache de la carrure que de les solidariser.
[0044] Alors que des modes de réalisation particuliers viennent d'être décrits en détail,
l'homme du métier appréciera que diverses modifications et alternatives à ceux-là
puissent être développées à la lumière de l'enseignement global apporté par la présente
divulgation de l'invention. Par conséquent, les agencements et/ou procédés spécifiques
décrits ci-dedans sont censés être donnés uniquement à titre d'illustration, sans
intention de limiter la portée de l'invention.
1. Un dispositif de connexion carrure-attache (ci-après carrure-corne) pour une montre,
comprenant une attache à au moins une corne ayant un premier connecteur et une carrure
ayant un second connecteur, le premier connecteur étant configuré pour coopérer avec
le second connecteur pour fixer l'attache sur la carrure, dans lequel :
le premier connecteur comprend une languette avec un évidement ;
le second connecteur comprend une rainure avec une partie en contre-dépouille, la
partie en contre-dépouille étant configurée pour se loger dans l'évidement de la languette
; et
la carrure et l'attache sont configurées pour être rendues solidaires lorsque la partie
en contre-dépouille du second connecteur est logée dans l'évidement de la languette
du premier connecteur.
2. Le dispositif de connexion carrure-corne tel que revendiqué à la revendication 1,
dans lequel la languette a une position de repos, et dans lequel la languette est
configurée pour se déformer élastiquement lors de l'insertion dans la rainure, la
languette et la partie en contre-dépouille étant configurées telle façon à ce que
la languette retrouve substantiellement sa position de repos lorsque la partie en
contre-dépouille se loge dans l'évidement de la languette.
3. Le dispositif de connexion carrure-corne tel que revendiqué à la revendication 2,
dans lequel la rainure comprend aussi une partie en dépouille sur laquelle la languette
est configurée pour se fléchir élastiquement lors de l'insertion de la languette dans
la rainure.
4. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, dans lequel l'évidement est traversant.
5. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 4, dans lequel la carrure et l'attache sont inséparablement solidaires.
6. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 5, dans lequel le premier connecteur comprend un tenon et le second connecteur
comprend une mortaise, la mortaise étant configurée pour guider le tenon lors de la
mise en contact du premier connecteur de l'attache avec le second connecteur de la
carrure.
7. Le dispositif de connexion carrure-corne selon la revendication 6, dans lequel le
premier connecteur comprend deux tenons ou plus et le second connecteur comprend deux
mortaises ou plus, les mortaises étant configurées pour guider les tenons lors de
la mise en contact du premier connecteur de l'attache avec le second connecteur de
la carrure.
8. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 7, dans lequel le second connecteur comprend une ou plusieurs parties de support
pour la languette du premier connecteur afin de limiter les déformations élastiques
de la languette lorsque la partie en contre-dépouille est logée dans l'évidement de
la languette.
9. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 8, dans lequel la languette est en acier.
10. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, dans lequel l'attache est moulée autour de la languette, le moulage étant préférablement
réalisé à partir d'une matière plastique.
11. Le dispositif de connexion carrure-corne selon l'une quelconque des revendications
1 à 10, dans laquelle la carrure est usinée, préférablement le second connecteur est
usiné.
12. Un procédé de fixation comprenant un dispositif de connexion carrure-corne selon l'une
quelconque des revendications 1 à 11, le procédé comprenant l'insertion du premier
connecteur de l'attache dans le second connecteur de la carrure de telle façon à ce
que la partie en contre-dépouille se loge dans l'évidement de la languette.
13. Ensemble carrure-corne obtenu par le procédé de fixation selon la revendication 12.