Domaine technique
[0001] L'invention s'inscrit dans le domaine du bâtiment.
[0002] L'invention porte plus particulièrement sur des éléments de construction empilés
verticalement et destinés à faire partie intégrante d'une baie de porte ou de fenêtre.
Art antérieur
[0003] Lors de l'édification d'un mur d'une construction, par exemple un bâtiment, il est
très fréquent de réserver ou de réaliser des ouvertures dans ces murs pour prévoir
l'intégration de portes et de fenêtres. Ces ouverture, appelées baies, comprennent
généralement deux montants et une structure portante de type linteau supportée par
les montants.
[0004] Lorsque ces baies sont réalisées dans des murs porteurs, il est essentiel que les
montants présentent une tenue mécanique optimale, car ce sont les montants qui devront
supporter la structure portante de type linteau.
[0005] Pour renforcer la structure des montants de la baie, il est connu de réaliser lesdits
montants par empilement d'éléments de construction comprenant des orifices traversant,
lesquels orifices sont tous alignés lorsque les éléments de construction du montant
considéré sont empilés. Un chaînage, généralement formé d'une armature métallique,
est alors insérée dans l'évidement formé par tous les orifices alignés des éléments
de construction du montant, puis un liant du type béton est coulé dans ledit évidemment.
Inconvénients de l'art antérieur
[0006] Cependant, le chaînage crée un pont thermique au niveau de la baie, ce qui a un effet
délétère sur l'isolation thermique de la porte ou de la fenêtre intégrée dans cette
baie. L'intégration d'un chaînage dans les montants de la baie induit donc une surconsommation
d'énergie.
[0007] D'autre part, suite à l'édification des murs et des baies de la construction dans
lesquels les éléments de construction sont intégrés, il est la plupart du temps nécessaire
d'appliquer au moins une couche d'enduit de protection. La pose de cet enduit est
également fastidieuse et nécessite l'utilisation d'outils appropriés, ce dont il résulte
que cette opération est difficile et coûteuse.
Objectifs de l'invention
[0008] L'invention vise en premier lieu à améliorer l'isolation thermique des baies de porte
ou de fenêtre ménagées dans un ou plusieurs pans de murs.
[0009] L'invention vise en outre à faciliter la pose et le contrôle de l'épaisseur d'un
enduit sur le ou les pans de murs dans lesquels sont ménagés les baies.
Exposé de l'invention
[0010] À cet effet, l'invention vise un élément de construction pour montants de baie de
porte ou de fenêtre du type brique, parpaing ou bloc de pierre, présentant en section
une forme générale de quadrilatère droit, lequel élément de construction comprend
deux faces latérales transversales et deux faces latérales longitudinales, caractérisé
en ce qu'il présente au moins un premier décaissement ménagé dans une paroi de l'élément
au niveau d'une de ses faces longitudinales et se prolongeant jusqu'à une première
arête dudit élément, et en ce qu'il est dépourvu d'orifice traversant de réception
d'un chaînage vertical du type armature métallique.
[0011] L'élément de construction de l'invention peut également comporter les caractéristiques
optionnelles suivantes considérées isolément ou selon toutes les combinaisons techniques
possibles :
- L'élément de construction comporte une partie principale structurale présentant une
forme générale de pavé droit, et une partie saillante qui présente deux parois perpendiculaires
et qui est rapportée par solidarisation contre deux faces adjacentes de ladite partie
principale en formant le premier décaissement.
- La hauteur de la partie saillante est inférieure à la hauteur de la partie principale.
- Les deux parois perpendiculaires de la partie saillante présentent une même largeur.
- Une paroi de la partie saillante présente une largeur qui est supérieure à la largeur
de l'autre paroi perpendiculaire.
- L'élément de construction présente une pluralités d'alvéoles traversantes remplies
de matériau isolant.
- La partie saillante est monobloc.
- L'élément de construction présente un second décaissement ménagé dans une paroi de
l'élément au niveau de la face latérale longitudinale opposée et se prolongeant jusqu'à
une seconde arête dudit élément, les première et seconde arête formant intersection
entre la face latérale longitudinale considérée et la même face latérale transversale.
- L'élément a une forme générale de pavé droit, et en ce qu'au moins ses faces supérieure
et inférieure sont rectifiées, de sorte que lesdites faces sont parallèles
[0012] L'invention porte en outre sur un montant d'une baie de fenêtre ou de porte, formé
par un empilement vertical composé au moins d'une pluralité d'éléments de construction
tels que décrits précédemment.
[0013] Le montant de l'invention peut également comporter les caractéristiques optionnelles
suivantes considérées isolément ou selon toutes les combinaisons techniques possibles
:
- Le montant est formé par un empilement successif d'éléments de construction tels que
décrits précédemment, et de pièces de construction cubiques de même hauteur et dont
la largeur est égale à celle de la plus grande des faces latérales transversales de
l'élément de construction.
[0014] L'invention porte en outre sur une baie de fenêtre ou de porte intégrée dans un mur
composé d'une pluralité de pièces unitaires de construction du type brique, bloc ou
parpaing, laquelle baie comprend une pièce de soutien du type linteau et deux montants
verticaux parallèles tels que décrits précédemment destinés à supporter la pièce de
soutien.
[0015] La baie de l'invention peut également comporter les caractéristiques optionnelles
suivantes considérées isolément ou selon toutes les combinaisons techniques possibles
:
- La face de chaque élément de construction du montant considéré comprenant le premier
ou le second décaissement est dans le même plan que l'une des faces latérales longitudinales
de la pièce unitaire de construction qui lui est adjacente.
Présentation des figures
[0016] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de
la description qui en est donnée ci-dessous, à titre indicatif et nullement limitatif,
en référence aux figures annexées parmi lesquelles :
[Fig. 1] La figure 1 est une vue de dessus d'un premier mode de réalisation de l'élément
de construction de l'invention ;
[Fig. 2] La figure 2 est une vue de dessus d'une variante du premier mode de réalisation
de l'invention ;
[Fig. 3] La figure 3 est une vue en perspective de l'élément de construction dans
une première variante d'un deuxième mode de réalisation ;
[Fig. 4] La figure 4 est une vue en perspective de l'élément de construction dans
une seconde variante du deuxième mode de réalisation ;
[Fig. 5] La figure 5 est une vue en perspective d'une partie de l'élément de construction
dans une troisième variante du deuxième mode de réalisation ;
[Fig. 6] La figure 6 est une vue en perspective d'un portion d'un pan de mur illustrant
une partie d'un montant de baie de porte, lequel montant comprend au moins une pluralité
d'éléments de construction de la figure 4 ;
[Fig. 7] La figure 7 est une vue en perspective d'une baie de porte dont les montants
comprennent une pluralité d'éléments de construction de la figure 3 ;
[Fig. 8] La figure 8 est une vue en perspective de deux murs adjacents dont un comprend
une baie de fenêtre et une baie de porte dont les montants comprennent au moins une
pluralité d'éléments de construction de la figure 4.
Description détaillée de l'invention
[0017] Il est tout d'abord précisé que sur les figures, les mêmes références désignent les
mêmes éléments quelle que soit la figure sur laquelle elles apparaissent et quelle
que soit la forme de représentation de ces éléments. De même, si des éléments ne sont
pas spécifiquement référencés sur l'une des figures, leurs références peuvent être
aisément retrouvées en se reportant à une autre figure.
[0018] Il est également précisé que les figures représentent essentiellement trois modes
de réalisation de l'objet de l'invention mais qu'il peut exister d'autres modes de
réalisation qui répondent à la définition de l'invention.
[0019] Comme cela a été précisé plus haut, et en référence à la figure 7, l'édification
d'un mur 19, 20 nécessite au moins deux types d'éléments de construction. Le premier
type 23, qui représente la majorité des éléments de construction du mur, sont des
pièces unitaires de construction 23 du type brique à structure alvéolaire, bloc plein
de béton ou de pierre naturelle ou composite, ou encore du type parpaing. Ces pièces
unitaires 23, généralement en forme de pavé rectangulaires, sont empilées selon des
techniques de maçonnerie connues pour former le pan du mur 19, 20, notamment la technique
de la maçonnerie à joint mince mettant en œuvre des pièces unitaires 23 rectifiées.
[0020] Dans la suite de la description, on nommera ces pièces unitaires des briques classiques
23 dans un souci de clarté de l'exposé. Les dimensions de ces briques classiques 23,
connues et largement utilisées dans le domaine du bâtiment et des travaux publics,
sont comprises entre deux cent quarante-huit et six cents millimètres inclus pour
leur longueur, entre cent cinquante et quatre cent vingt millimètres inclus pour leur
largeur l, et entre cent quatre-vingt-dix et trois cents cinquante millimètres, de
préférence deux cent quarante-neuf millimètres pour leur hauteur. On qualifie de hauteur
pour cette brique classique 23 la composante s'étendant verticalement lorsque ladite
brique 23 est intégrée dans le pan de mur 19, 20. Dans la suite de la description,
on considère que les dimensions des briques classiques 23 sont de manière non limitative
de cinq cents millimètres pour leur longueur, deux cents millimètres pour leur largeur
l, et deux cent quarante-neuf millimètres pour leur hauteur. En outre et de manière
connue, la résistance mécanique à la compression d'une telle brique classique est
de l'ordre de 4 N/mm
2, et la résistance thermique de l'ordre de 1,7 m
2.K/W.
[0021] Il est également nécessaire pour le mur édifié 19, 20 de comporter une partie de
structure porteuse, pour éviter tout affaissement voire écroulement du mur 19, 20.
Le mur 19, 20 comprend un deuxième type d'éléments de construction 24 empilés verticalement
au moins sur une partie de la hauteur du mur 19, 20, lequel empilement vertical 17
du mur 19, 20 ayant pour fonction de le consolider. L'empilement 17 d'éléments 24
selon le deuxième type est adapté pour intégrer un chaînage dans un évidement ménagé
dans ledit empilement 17, ce chaînage étant généralement constitué d'une ou plusieurs
armatures métalliques. Le chaînage sera par la suite pris dans un liant coulé dans
l'évidement, typiquement du béton.
[0022] Ce deuxième type d'élément de construction est appelé élément de chaînage 24 dans
la description qui suit pour sa capacité à accueillir un tel chaînage. L'élément de
chaînage 24 comprend un orifice traversant (non représenté) entre sa face inférieure
et sa face supérieure, l'axe de l'orifice traversant étant en outre parallèles à des
plans respectifs dans lesquels s'étendent les faces latérales de l'élément de chaînage
24. Cet orifice traversant est destiné à recevoir le chaînage vertical. En effet,
suite à l'empilement vertical d'une pluralité d'éléments de chaînage 24, l'ensemble
des orifices traversant desdits éléments 24 sont tous alignés pour former un évidement
par exemple cylindrique ou de section carré, s'étendant tout le long de l'empilement
vertical 17. Le chaînage est alors intégré dans cet évidemment, puis le liant type
ciment ou béton est coulé dans cet évidement comprenant le chaînage.
[0023] Comme les briques classiques 23, les éléments de chaînage 24 peuvent être du type
brique, bloc de béton ou de pierre naturelle ou composite, ou encore du type parpaing.
Un empilement vertical 17 formé d'éléments de chaînage 24 peut former l'encoignure
de deux murs adjacents 19, 20 et permet de consolider les deux murs.
[0024] Dans la grande majorité des cas, les murs édifiés comprennent des ouvertures appelées
baies, pour permettre l'intégration de fenêtres ou de portes. Ces baies comprennent
une pièce de soutien horizontale appelé linteau 39, et deux montants verticaux parallèles
sur lesquels reposent le linteau 39.
[0025] Chaque montant de la baie comprend une pluralité d'éléments de construction empilés
d'un troisième type 1a, 1a', 1b, 1b', 1c. Ce troisième type d'élément de construction
est l'objet de l'invention et sera nommé dans la suite « élément de baie ».
[0026] En référence aux figures 1 et 2, l'élément de baie 1a, 1a' dans un premier mode de
réalisation est décrit ci-après.
[0027] L'élément de baie 1a, 1a' de l'invention présente en section une forme générale de
quadrilatère droit. A l'instar de la brique classique 23 ou de l'élément de chaînage,
l'élément de baie 1a, 1a' a préférentiellement une forme générale de pavé droit, et
encore préférentiellement une forme générale de pavé rectangulaire. Il comprend de
fait des première 2a et seconde 3a faces latérales transversales et des première 4a
et seconde 5a faces latérales longitudinales. L'élément de baie comprend également
deux faces respectivement inférieure (non représentée) et supérieure 6a, 6a', qui
s'étendent sensiblement perpendiculairement aux faces latérales 2a - 5a. Bien entendu,
dans un empilement vertical 17 d'éléments de baie 1a, 1a', les faces supérieure 6a,
6a' et inférieure de l'un des éléments de baie 1a, 1a' sont au contact respectivement
de la face inférieure de l'élément de baie 1a, 1a' au-dessus et de la face supérieure
6a, 6a' de l'élément de baie en-dessous.
[0028] La hauteur de l'élément de baie 1a, 1a' est identique à la hauteur des briques classiques
23 et des éléments de chaînage 24, ce qui permet une intégration harmonieuse de tous
les types d'éléments de construction dans le mur considéré 19, 20, du point de vue
de la stabilité mécanique et de l'esthétique. En outre, la résistance mécanique à
la compression de l'élément de baie 1a, 1a' est également de l'ordre de 4 N/mm
2. Avantageusement, la longueur de l'élément de baie 1a, 1a' est sensiblement identique
la longueur de la brique classique 23 et de l'élément de chaînage 24.
[0029] De manière avantageuse, les faces 2a, 3a, 4a, 5a, 6a, 6a' des éléments de baie, et
en particulier les faces supérieure 6a, 6a' et inférieure, sont rectifiées. Cela signifie
que ces faces ont été meulées avec une grande précision, de sorte que les angles des
sommets et des arêtes de l'éléments de chaînage soient très proches d'une valeur de
90°, idéalement aussi proche que le permet la précision des outils mécaniques de meulage
des faces. De fait, les faces supérieures 6a, 6a' et inférieures sont parallèles,
et les faces latérales 2a, 3a, 4a, 5a sont parallèles deux à deux. Avantageusement,
les briques classiques 23 et les éléments de chaînage sont également rectifiés.
[0030] De la sorte, l'édification du mur, incluant l'édification du pan de mur 19, 20, et
l'édification des montants de baie, est une opération beaucoup plus simple et plus
rapide, puisque le contrôle du parallélisme entre deux éléments de baie superposés
1a, 1a', deux éléments de chaînage 24 adjacents ou superposés, deux briques classiques
23 adjacentes ou superposées, et/ou une brique classique 23 et un élément de baie
1a, 1a' adjacents est simplifié. En effet, l'utilisation d'éléments de baie 1a, 1a'
rectifiés, d'éléments de chaînage 24 rectifiés et de briques classiques 23 rectifiées
permet la mise en œuvre de la technique de maçonnerie dite à joint mince, un tel joint
présentant lors de son application une épaisseur de l'ordre d'un à trois millimètres.
L'utilisation d'une telle technique permet l'obtention automatique de l'aplomb et
évite ainsi les opérations ultérieures de vérification du bon aplomb du mur en cours
d'édification.
[0031] Un autre avantage résidant dans l'utilisation d'éléments de baie rectifiés est la
possibilité d'adapter de tels éléments 1a, 1a' à n'importe quelles briques classiques
23 rectifiées, quelles que soient les dimensions de longueur et de largeur de ladite
brique classique 23 rectifiée, pourvu que les hauteurs respectives des éléments de
baie rectifiés 1a, 1a' et des briques classiques 23 rectifiées soient identiques.
[0032] Selon l'invention, et contrairement à l'élément de chaînage 24 décrit précédemment,
l'élément de baie 1a, 1a' est dépourvu d'orifice traversant configuré pour la réception
de chaînage vertical. En effet et en premier lieu dans la mesure où le mur est déjà
consolidé par l'empilement des éléments de chaînage 24, il est inutile de prévoir
un quelconque chaînage dans les montants de baies de porte et de fenêtre. Par ailleurs,
conformément à la norme Eurocode 8, le chaînage vertical n'est pas obligatoire pour
supporter les linteaux dans les constructions de maisons individuelles situées en
zones non sismique. Outre une réalisation des baies plus rapide et moins couteuse,
car ne nécessitant pas l'intégration de chaînage et de liant, l'absence de chaînage
dans les éléments de baies 1a, 1a' se traduit par la suppression de ponts thermiques
dus audit chaînage. Il en résulte une amélioration de l'isolation thermique du mur
au niveau de ses baies.
[0033] Selon l'invention, l'élément de baie 1a, 1a' dans ce premier mode de réalisation
comprend un premier décaissement 9a ménagé dans une paroi de l'élément 1a, 1a' au
niveau de la première face latérale longitudinale 4a. En outre, ce décaissement 9a
se prolonge jusqu'à une première arête 12a dudit élément de baie 1a, 1a' formant l'intersection
avec ladite première face latérale longitudinale 4a et la seconde face latérale transversale
3a. Dans la suite de la description, la portion de l'élément de baie 1a, 1a' comprenant
le premier décaissement 9a sera nommée première portion 10a, tandis que l'autre portion
de l'élément de baie, adjacente à la première portion 10a, sera nommée seconde portion
11a.
[0034] La première portion 10a de l'élément de baie 1a, 1a' présente une largeur l équivalente
à celle des briques classiques 23. De fait, une fois l'empilement réalisé avec les
éléments de baie 1a, 1a', la face latérale 18a de cette première portion 9a est dans
le même plan que le reste du pan de mur considéré.
[0035] La largeur L de la seconde portion dudit élément de baie 1a, 1a' est de fait plus
grande que la largeur l de la brique classique 23. Plus précisément, la largeur L
répond à la formule suivante : L = l + x avec 10 mm ≤ x ≤ 45 mm. Préférentiellement,
x est de l'ordre de 35 millimètres.
[0036] L'épaulement 26a généré par ce décaissement 9a forme alors une butée d'enduit 26a,
facilitant la pose de l'enduit sur les briques classiques 23 sans déborder sur les
éléments de baie 1a, 1a' qui jouent une rôle esthétique important. Ces épaulements
26a évitent ainsi l'utilisation d'outils supplémentaires servant à la réalisation
d'une pose d'enduit propre, de tels outils étant par exemple des baguettes d'angles
d'enduit amovibles ou non, jouant le rôle de butées d'enduit. Bien entendu, ces épaulements
26a ont tous la même profondeur. L'enduit posé sur le pan de mur considéré recouvre
donc la face latérale 18a de la première portion décaissée 9a de l'élément de baie
1a, 1a'.
[0037] Avantageusement, l'arête d'intersection 15a entre la première face longitudinale
4a au niveau de la seconde portion et l'épaulement 26a est chanfreinée pour assurer,
au-delà de son rôle esthétique, le contrôle optimal de l'épaisseur d'enduit à poser
sur le pan de mur considéré. Ainsi, la largeur L de l'élément de baie 1a, 1a' de l'invention
est équivalente à la somme de la largeur l de la brique classique 23, de l'épaisseur
de l'enduit et de la profondeur du chanfrein 15a. De manière préférentielle, l'épaisseur
de l'enduit est de l'ordre de cinq à vingt millimètres, préférentiellement quinze
millimètres, et la profondeur du chanfrein 15a de l'ordre de cinq à vingt millimètres.
[0038] De manière avantageuse, pour améliorer l'esthétique de la baie, l'arête 14a d'intersection
entre la première face latérale longitudinale 4a et la première face latérale transversale
2a est également chanfreinée.
[0039] Selon une variante non représentée, l'élément de baie comprend un second décaissement
ménagé sur une profondeur de l'ordre de vingt à trente millimètres dans une paroi
au niveau de la seconde face latérale longitudinale 5a et dans la même première portion
de l'élément de baie. Ce second décaissement se prolonge jusqu'à une seconde arête
de l'élément de baie, les première et secondes arêtes formant intersection entre la
face latérale longitudinale considérée 4a, 5a et la seconde face latérale transversale
3a.
[0040] Cette variante de réalisation présente un intérêt particulier lorsque les murs intégrant
les éléments de baie sont les murs d'une construction du type bâtiment fermé. Ainsi,
le second décaissement de chaque élément de baie d'un montant est destiné à être exposé
à l'intérieur du bâtiment.
[0041] Pour améliorer encore la résistance thermique de l'élément de baie, une plaque d'isolant
thermique rigide, par exemple en liège ou en polystyrène et dont les hauteur et largeur
sont identiques à celles du second décaissement, est alors introduite dans les seconds
décaissements du montant considéré, pour améliorer le confort et la performance thermique
de l'élément de baie et du bâtiment.
[0042] En outre, l'épaisseur de chaque plaque d'isolant est identique à la profondeur du
second décaissement considéré, de sorte que la face de la plaque d'isolant soit dans
le même plan que la surface intérieure du pan de mur considéré. Cela facilitera par
la suite la pose du revêtement intérieur sur les murs, et évitera la création d'une
quelconque aspérité sur la surface de ce revêtement intérieur.
[0043] Enfin, de manière avantageuse et en référence à la figure 2, l'élément de baie 1a'
dans ce premier mode de réalisation peut comprendre une pluralité d'alvéoles traversantes
31 remplies de matériau isolant. Ainsi, on améliore encore l'isolation au niveau de
la baie sans affaiblissement structurel du mur.
[0044] En référence aux figures 3 à 5, un deuxième mode de réalisation de l'élément de baie
1b, 1b' va être décrit.
[0045] A la différence du premier mode de réalisation, l'élément de baie 1b, 1b' dans ce
deuxième mode de réalisation comprend une partie principale structurale 33 présentant
une forme générale de pavé droit, laquelle partie principale 33 est de même largeur
l que la brique classique 23, et une partie saillante 34, 34', 34" qui présente des
première 35 et seconde 36, 36' parois perpendiculaires entre elles et qui est rapportée
par solidarisation contre deux faces adjacentes de ladite partie principale 33, par
exemple par collage.
[0046] La partie saillante 34, 34', 34" est préférentiellement monobloc, c'est-à-dire formant
une pièce unique. Sa première paroi présente une longueur L, de même valeur que la
largeur L de l'élément de baie 1a, 1a' du premier mode de réalisation, tandis que
sa seconde paroi 36, 36', 36" présente une longueur L1, L1' qui est inférieure à la
longueur de la partie principale 33.
[0047] Ainsi, la première paroi 35 de la partie saillante 34, 34', 34" recouvre la totalité
d'une face latérale de la partie principale 33 pour former la première face latérale
transversale 2b de l'élément de baie 1b, 1b', tandis que la seconde paroi 36, 36',
36" de la partie saillante 34, 34', 34" recouvre en partie la face latérale adjacente
de la partie principale 33, pour former la première paroi longitudinale 4b et le premier
décaissement 9b de l'élément de baie 1b, 1b'.
[0048] Ce second mode de réalisation est particulièrement avantageux, car il permet d'utiliser,
pour la partie principale 33, une brique classique 23 telle que décrite précédemment.
[0049] Comme représenté sur les figures 3 et 4, la partie saillante 34, 34' présente en
outre une hauteur H1 inférieure à la hauteur H d'environ 250 millimètres de la partie
principale 33, libérant une hauteur supérieure i. Une même hauteur inférieure i non
visible sur ces figures est également libérée. Les hauteurs libérées inférieur et
supérieur i sont chacune comprise entre 2 et 12 millimètres, idéalement de 5 millimètres,
permettant de réaliser un joint de hauteur comprise entre 12 et 20 millimètres, de
préférence de 16 millimètres, entre deux éléments 1b, 1b' adjacent empilés l'un sur
l'autre en facilitant la mise en œuvre de l'empilement vertical des éléments 1b, 1b'.
[0050] Dans une première variante de ce second mode de réalisation de l'élément de baie
1b, représentée sur la figure 3, la longueur L1 de la seconde paroi 36 de la partie
saillante 34 est égale à la longueur L de la première paroi 35 de ladite partie saillante
34. Dans une seconde variante de ce second mode de réalisation de l'élément de baie
1, représenté sur la figure 4, la longueur L1' de la seconde paroi 36' est supérieure
à la longueur L de la première paroi 35 de ladite partie saillante 34'. A titre d'exemple,
la largeur L1' dans cette seconde variante est d'environ 420 millimètres. La figure
5 représente uniquement la partie saillante 34" selon une troisième variante du second
mode de réalisation, et présente des dimensions des parois 35, 36" identiques à celles
des parois 35, 36 de la partie saillante 34 de la première variante.
[0051] Pour les première et seconde variantes de réalisation de la partie saillante 34,
34', les éléments de baie 1b, 1b' comportent préférentiellement des alvéoles 31 dans
la partie principale 33 et des alvéoles 32 dans la partie saillante rapportée 34,
ou plus précisément entre la paroi composant la partie saillante 34 et la face externe
de la partie principale 33 située en regard de ladite paroi. Ces alvéoles 32 peuvent
être avantageusement remplies de matériau isolant 37 de type liège, polystyrène, mousse
minérale (voir figure 3) ou tout autre matériau isolant connu de l'homme du métier.
[0052] Pour la troisième variante représentée sur la figure 5, la partie saillante 34" comprend
un unique logement en forme de L ménagé dans les deux parois de la partie saillante,
au niveau des faces internes prévues pour être en vis-à-vis de la partie principale
structurale. Le matériau isolant 37 est inséré dans ce logement en L 32". Avantageusement,
la partie saillante comprend des picots 41 faisant saillie des faces internes des
parois 35, 36", permettant d'une part d'améliorer la résistance mécanique des parois
35, 36" et d'autre part de solidariser le matériau isolant 37 auxdites parois 35,
36" dans le logement 32". Ces picots 41 sont avantageusement de forme cylindrique
et présentent un diamètre compris entre 5 et 40 millimètres, préférentiellement de
l'ordre de 10 millimètres.
[0053] Selon un autre mode de réalisation, visible en partie sur la figure 6 et la figure
8, l'élément de baie 1c comprend une partie principale structurale de forme cubique,
et une partie saillante 40 présentant deux parois perpendiculaires de même longueur
L. La partie saillante 40 est rapportée par solidarisation, par exemple par collage,
contre deux faces adjacentes de la partie principale de manière à recouvrir totalement
lesdites deux faces.
[0054] Ainsi, l'élément cubique de baie 1c présente une largeur L égale à sa longueur, et
une hauteur H égale à l'élément de baie selon le second mode de réalisation. Enfin,
et à l'instar du second mode de réalisation de l'élément de baie 1b, la partie saillante
40 de l'élément cubique de baie 1c présente une hauteur H1 inférieure à la hauteur
H de la partie principale cubique, libérant les hauteurs supérieure et inférieure
de valeur i.
[0055] En outre, et de la même manière que l'élément de baie 1b, 1b' des figures 3 et 4,
la partie saillante 40 de l'élément cubique de baie 1c comprend des alvéoles traversantes
dans lesquelles un isolant est inséré.
[0056] La figure 6 illustre en outre une partie d'un pan de mur 21 formé de briques classiques
23 et d'un montant d'une baie de porte. Ce montant est formé d'un empilement successif
d'éléments de baie 1b' selon la seconde variante du second mode de réalisation et
d'élément cubiques de baie 1c tels que décrits ci-dessus. Il est également représenté
sur la figure 5 une partie de l'enduit 28 apposé contre le pan de mur. Le montant
de baie considéré présente une esthétique rappelant alors une disposition en besace
d'un empilement vertical 17 formant l'encoignure de deux murs 19, 20 telle que représenté
sur la figure 7.
[0057] La figure 7 représente une baie de porte 61 dans un premier mode de réalisation.
Cette baie de porte 61 comprend un linteau 39, le cas échéant recouverte d'une couche
isolante 38, et deux montants parallèles verticaux sur lesquels reposent le linteau
39. En outre, chaque montant vertical de la baie 61 est un empilement d'une pluralité
d'élément de baie 1b selon la première variante du deuxième mode de réalisation. Un
tel empilement est dit droit, car toutes les butées d'enduit 26b sont alignées, les
parties saillantes 34 étant toutes de taille identique.
[0058] Pour des raisons esthétiques, un élément de baie 1b sur deux comprend une partie
principale 33' moins longue que la partie principale 33 représentée sur les figures
3 et 4. Néanmoins dans le cadre de l'invention, cette partie principale raccourcie
33' présente la même hauteur H et la même largeur l que la partie principale 33 des
figures 3 et 4, et sa longueur reste supérieure à la longueur L1 de la seconde paroi
36 de la partie saillante 34. Les parties saillantes 34 sont donc toutes de taille
identique, et montées sur des parties principales 33, 33' de longueurs différentes.
[0059] La figure 8 quant à elle illustre un ensemble partiel de deux murs adjacents comprenant
deux pans de murs 19, 20 formés chacun par un empilement de pièces unitaires de construction
23, 33 du type brique, bloc ou parpaing alvéolaire s'étendant respectivement dans
deux plans perpendiculaires et dont l'encoignure est formée par un empilement vertical
17 composé d'une pluralité d'éléments de chaînage 24, agencés perpendiculairement
les uns au-dessus des autres pour former l'encoignure 17 des deux pans de murs 19,
20. La figure 7 représente en outre une baie de fenêtre 60 et une baie de porte 61'
selon un autre mode de réalisation. Pour chacune des deux baies 60, 61', les montants
verticaux sont chacun un empilement successif d'éléments de baie 1b' selon la seconde
variante du deuxième mode de réalisation, et d'éléments cubiques de baie 1c.
[0060] De manière avantageuse, il est possible de recouvrir le linteau 39 de la baie considérée,
et éventuellement le coffrage d'un volet roulant, d'une plaque de parement 27 présentant
une épaisseur identique à la profondeur des épaulements formant les butées d'enduit.
Cette plaque de parement 27, en plus de son rôle esthétique, comprend également une
butée d'enduit à l'instar des épaulements décrits ci-dessus. Enfin, cette plaque de
parement 27 comprend également des alvéoles traversantes remplies de matériau isolant.
1. Elément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') pour montants de baie de porte ou de fenêtre
du type brique, parpaing ou bloc de pierre, présentant en section une forme générale
de quadrilatère droit, lequel élément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') comprend
deux faces latérales transversales (2a, 2b, 3a, 3b) et deux faces latérales longitudinales
(4a, 4b, 5a, 5b), caractérisé en ce qu'il présente au moins un premier décaissement (9a, 9b) ménagé dans une paroi de l'élément
(1a, 1a', 1b, 1b') au niveau d'une de ses faces longitudinales (4a, 4b) et se prolongeant
jusqu'à une première arête (12a, 12b) dudit élément (1a, 1a', 1b, 1b'), et en ce qu'il est dépourvu d'orifice traversant configuré pour la réception d'un chaînage vertical
du type armature métallique.
2. Elément de construction (1b, 1b') selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comporte une partie principale structurale (33) et une partie saillante (34, 34')
qui présente deux parois perpendiculaires (35, 36, 36') et qui est rapportée par solidarisation
contre deux faces adjacentes de ladite partie principale (33) en formant le premier
décaissement (9b).
3. Elément de construction (1b, 1b') selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la hauteur (H1) de la partie saillante est inférieure à la hauteur (H) de la partie
principale (33).
4. Elément de construction (1b) selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que les deux parois perpendiculaires (35, 36) de la partie saillante (34) présentent
une même largeur (L).
5. Elément de construction (1b') selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce qu'une paroi (36') de la partie saillante (34') présente une largeur (L1) qui est supérieure
à la largeur (L) de l'autre paroi perpendiculaire (35).
6. Elément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce qu'il présente une pluralités d'alvéoles traversantes (31, 32) remplies de matériau isolant
(37).
7. Elément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce que la partie saillante (34, 34') est monobloc.
8. Elément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce qu'il présente un second décaissement ménagé dans une paroi de l'élément au niveau de
la face latérale longitudinale opposée (5a, 5b) et se prolongeant jusqu'à une seconde
arête (13a, 13b) dudit élément, les première (12a, 12b) et seconde arête (13a, 13b)
formant intersection entre la face latérale longitudinale considérée (4a, 4b, 5a,
5b) et la même face latérale transversale (3b).
9. Elément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') selon l'une quelconque des revendications
précédentes, caractérisé en ce qu'au moins ses faces supérieure (6a, 6a', 6b) et inférieure sont rectifiées, de sorte
que lesdites faces sont parallèles.
10. Montant d'une baie de fenêtre ou de porte, formé par un empilement vertical composé
au moins d'une pluralité d'éléments de construction (1a, 1a', 1b, 1b') selon l'une
quelconque des revendications 1 à 9.
11. Montant selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les éléments de construction (1a, 1a', 1b, 1b') sont successivement empilés avec
des pièces de construction cubiques (1c) de même hauteur et dont la largeur (L) est
égale à celle de la plus grande des faces latérales transversales (2a, 2b) de l'élément
de construction (1a, 1a', 1b, 1b').
12. Baie de fenêtre ou de porte intégrée dans un mur composé d'une pluralité de pièces
unitaires de construction (23) du type brique, bloc ou parpaing, laquelle baie comprend
une pièce de soutien (39) du type linteau et deux montants verticaux parallèles selon
la revendication 10 ou 11 destinés à supporter la pièce de soutien.
13. Baie selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la face (18a, 18b) de chaque élément de construction (1a, 1a', 1b, 1b') du montant
considéré comprenant le premier ou le second décaissement (9a, 9b) est dans le même
plan que l'une des faces latérales longitudinales de la pièce unitaire de construction
(23) qui lui est adjacente.