[0001] La présente invention concerne un détecteur de position d'une ferrure mobile, la
ferrure mobile étant portée par un chant appartenant à un ouvrant ou à un dormant
d'une huisserie telle qu'une porte, une fenêtre ou un volet, et concerne une huisserie
équipée d'un tel détecteur.
[0002] On connaît un détecteur de position d'un pion de ferrure d'une fenêtre oscillo-battante,
qui s'intègre dans l'interstice étroit ménagé entre l'ouvrant et le dormant de la
fenêtre, le détecteur étant fixé sur le chant de l'ouvrant. Le pion de ferrure, faisant
saillie du chant, est mobile le long du chant sous l'action de la poignée de la fenêtre,
entre une position de battement de l'ouvrant, une position d'oscillation de l'ouvrant,
et une position où l'ouvrant est maintenu fermé.
[0003] Un tel détecteur de position décrit par
DE 44 44 839 C1 comprend une unité de transmission, comprenant un boîtier monté sur le chant de l'ouvrant
et une tige coudée, partiellement logée dans le boîtier et déplacée en translation
par le pion de l'ouvrant. La tige est maintenue en appui contre le pion par un ressort
contenu dans le boîtier. La tige porte une plaque métallique, qui vient en regard
d'une unité de détection portée par le dormant, pour détecter la position de la tige
et ainsi déterminer la position du pion. L'unité de détection est reliée de façon
filaire à un circuit d'alimentation et d'exploitation déporté. Dans ce détecteur connu,
la tige sortant du boîtier peut être droite ou coudée, telle que la plaque métallique
est décalée par rapport à l'extrémité extérieure de la tige. Ce coude permet le déplacement
de la tige en évitant un logement saillant de verrouillage au niveau du chant de l'huisserie.
[0004] Néanmoins, le détecteur de
DE 44 44 839 C1 concernant une huisserie à ouvrant pivotant comprend une unité de détection déportée,
autrement dit un détecteur en deux parties, qui ne se préoccupe pas de l'intégration
de batteries et d'un circuit imprimé dans le boîtier accueillant la tige. D'autre
part, il est nécessaire de prévoir un espace important pour loger le débattement en
translation de la partie coudée de la tige. Enfin, la partie extérieure de la tige
n'est que peu guidée en translation.
[0005] L'invention vise par conséquent à porter remède aux inconvénients de l'art antérieur
en proposant un nouveau détecteur de position autonome et plus facile à installer
sur l'huisserie.
[0006] L'invention a pour objet un détecteur de position d'une ferrure mobile, la ferrure
mobile étant portée par un chant appartenant à un ouvrant ou à un dormant d'une huisserie
telle qu'une porte, une fenêtre ou un volet, le détecteur comprenant : un boîtier,
qui est configuré pour être fixé au chant et qui comprend deux extrémités longitudinales
traversées par un axe longitudinal du boîtier ; une tige coudée, qui est mobile en
translation par rapport au boîtier selon l'axe longitudinal et qui comprend : une
partie palpeuse, qui est parallèle à l'axe longitudinal et qui s'étend au moins partiellement
à l'extérieur du boîtier, la tige coudée étant configurée pour être actionnée en translation
par la ferrure mobile par l'intermédiaire de la partie palpeuse ; une partie arrière,
qui s'étend à l'intérieur du boîtier, la partie arrière étant transversalement décalée
par rapport à la partie palpeuse ; une partie intermédiaire, qui relie la partie palpeuse
à la partie arrière et qui s'étend transversalement à la partie palpeuse. Le détecteur
de position comprend également des moyens électroniques, qui comprennent : un système
capteur de position, générant une information de position en fonction de la position
en translation de la tige coudée, et un transmetteur de l'information de position.
Selon l'invention, le détecteur comprend en outre au moins une batterie ; la partie
intermédiaire, ladite au moins une batterie et les moyens électroniques sont disposés
à l'intérieur du boîtier ; et ladite au moins une batterie est disposée, selon l'axe
longitudinal, entre les moyens électroniques et la partie intermédiaire de la tige
coudée.
[0007] Une idée à la base de l'invention est de tirer parti d'une forme coudée de la tige
et de son intégration dans un boîtier d'un détecteur de position, pour que la partie
transversale et la partie arrière de ladite tige contournent ladite au moins une batterie,
de sorte que la partie arrière atteint les moyens électroniques, notamment le système
capteur de position et pour que la partie avant se déplace dans le même plan que la
ferrure de l'huisserie. La partie transversale, ladite au moins une batterie et les
moyens électroniques sont ainsi agencés dans le boîtier successivement selon l'axe
longitudinal, dimension selon laquelle l'espace disponible est généralement le plus
élevé. Les batteries classiques sont généralement de forme allongée, de sorte qu'il
est aisé de prévoir un passage longitudinal, transversalement entre ladite au moins
une batterie et une paroi longitudinale du boîtier, le passage longitudinal étant
traversé par la partie arrière, elle-même transversalement étroite, afin que la partie
arrière relie la partie transversale aux moyens électroniques. La partie transversale
de la tige étant reçue à l'intérieur du boîtier, elle est protégée de l'extérieur
et risque moins d'être cassée, notamment pendant le transport ou à l'installation
du détecteur. Le détecteur embarquant, en une seule unité, tous les moyens nécessaires
à son fonctionnement, le montage du détecteur sur l'huisserie est facilité en requérant
seulement la fixation de l'unique boîtier sur le chant.
[0008] Il est également tiré parti d'une telle tige coudée pour des raisons d'encombrement
spatial du détecteur de position, l'interstice entre l'ouvrant et le dormant étant
particulièrement exigu, rendant nécessaire le déplacement de la partie de tige à l'extérieur
du boîtier dans le plan dans lequel se déplace la ferrure. Ainsi, le boîtier du détecteur
peut être logé dans un alésage formé sur le chant de l'ouvrant, alors que la ferrure
se situe en surface du chant, la forme coudée de la tige permettant d'atteindre la
ferrure.
[0009] D'autres caractéristiques optionnelles et avantageuses de l'invention sont définies
comme suit.
[0010] De préférence, le boîtier comprend une paroi de façade reliant les deux extrémités
longitudinales entre elles, la paroi de façade étant destinée à être tournée en direction
opposée du chant lorsque le boîtier est fixé audit chant ; et la paroi de façade porte
une ouverture d'accès à ladite au moins une batterie.
[0011] De préférence, le détecteur comprend un tiroir mobile, dans lequel est reçue ladite
au moins une batterie, le tiroir mobile étant mobile par rapport au boîtier, entre
: une position fermée, dans laquelle le tiroir mobile obture l'ouverture et dans laquelle
ladite au moins une batterie est positionnée à l'intérieur du boîtier ; et une position
ouverte, dans laquelle le tiroir mobile fait saillie hors du boîtier au travers de
l'ouverture, rendant ladite au moins une batterie accessible depuis l'extérieur du
boîtier, au voisinage de la paroi de façade.
[0012] De préférence, la partie palpeuse s'étend le long de la paroi de façade ; et la partie
arrière s'étend le long d'une paroi de fond du boîtier, la paroi de fond étant parallèle
et opposée à la paroi de façade.
[0013] De préférence, dans lequel la partie arrière traverse un passage longitudinal délimité
à l'intérieur du boîtier, le passage longitudinal étant bordé, transversalement par
rapport à l'axe longitudinal, par ladite au moins une batterie et par la paroi de
fond.
[0014] De préférence, les moyens électroniques comprennent : une carte électronique primaire
portant le système capteur de position, la carte électronique primaire s'étendant
parallèlement à l'axe longitudinal et perpendiculairement à la paroi de façade ; et
une carte électronique secondaire portant au moins une partie du transmetteur, la
carte électronique secondaire s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal et parallèlement
à la paroi de façade.
[0015] De préférence, les moyens électroniques comprennent un bouton de programmation du
détecteur, qui est porté par la carte électronique secondaire de sorte à pouvoir être
actionné par un utilisateur depuis la paroi de façade à l'extérieur du boîtier.
[0016] De préférence, le boîtier comprend deux oreilles de fixation du boîtier sur le chant,
chaque oreille faisant saillie de l'une des deux extrémités longitudinales du boîtier
en étant coplanaires avec un plan d'oreilles, qui est orienté parallèlement à la paroi
de façade.
[0017] De préférence, le détecteur comprend une patte élastiquement déformable, pour la
fixation du boîtier sur le chant, qui s'étend à l'extérieur du boîtier.
[0018] De préférence, la patte et l'une des oreilles sont disposées parallèlement à l'une
des extrémités longitudinales, de sorte que le détecteur peut être fixé au chant par
pincement du chant entre la patte et ladite oreille.
[0019] De préférence, la patte comprend deux jambes définissant entre-elles une ouverture
configurée pour recevoir une nervure appartenant à l'huisserie et formée en surface
du chant, lorsque le détecteur est monté sur le chant.
[0020] De préférence, les moyens électroniques comprennent un magnétomètre et/ou un accéléromètre.
[0021] De préférence, le détecteur comprend un embout palpeur assemblé sur la partie palpeuse
de la tige coudée.
[0022] De préférence, une épaisseur de l'embout palpeur est supérieure à une épaisseur de
la partie palpeuse de la tige coudée.
[0023] L'invention a également pour objet une huisserie, telle qu'une porte, une fenêtre
ou un volet, comprenant : le détecteur tel que décrit ci-avant ; le dormant ; l'ouvrant,
qui est monté mobile sur le dormant ; et la ferrure mobile, portée par le chant appartenant
au dormant ou à l'ouvrant, le boîtier étant fixé audit chant, la partie palpeuse de
la tige coudée du détecteur étant actionnée en translation par la ferrure mobile.
[0024] L'invention et d'autres avantages de celle-ci apparaitront plus clairement à la lumière
de la description qui suit de modes de réalisation conformes à l'invention, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins ci-dessous dans lesquels
:
[Fig 1] La figure 1 est une vue en perspective d'un détecteur selon un premier mode
de réalisation conforme à l'invention.
[Fig 2] La figure 2 est une coupe longitudinale du détecteur de la figure 1, dont
une tige coudée est dans une position déployée.
[Fig 3] La figure 3 est une coupe longitudinale similaire à celle de la figure 2,
où la tige est dans une position escamotée.
[Fig 4] La figure 4 est une coupe transversale de la figure 2 selon le trait IV-IV.
[Fig 5] La figure 5 est une coupe transversale de la figure 2 selon le trait V-V.
[Fig 6] La figure 6 est une vue en perspective partielle d'un détecteur selon un deuxième
mode de réalisation conforme à l'invention.
[Fig 7] La figure 7 est une vue en perspective d'un détecteur selon un deuxième mode
de réalisation conforme à l'invention.
[Fig. 8] La figure 8 est une vue de côté du détecteur de la figure 7.
[Fig. 9] La figure 9 est une coupe transversale du détecteur de la figure 7, sur laquelle
le détecteur est représenté fixé sur un premier type d'huisserie.
[Fig. 10] La figure 10 est une coupe transversale du détecteur de la figure 7, sur
laquelle le détecteur est représenté fixé sur un deuxième type d'huisserie.
[0025] Selon le premier mode de réalisation, les figures 1 à 5 montrent un détecteur de
position 12 qui est prévu pour être intégré à une huisserie 1 coulissante, laquelle
est montrée partiellement, de façon très schématique, en traits discontinus sur les
figures 1 et 2. L'huisserie 1 comprend un ouvrant 3 coulissant et un dormant 4 sur
lequel l'ouvrant 3 est monté en coulissement. L'huisserie 1 est préférentiellement
une fenêtre. Alternativement, l'huisserie 1 est une porte, par exemple une porte-fenêtre
ou baie vitrée, ou encore une porte à galandage. Alternativement encore, l'huisserie
1 est un volet coulissant, ou toute autre huisserie coulissante similaire, notamment
applicable à un bâtiment.
[0026] Comme détaillé ci-dessous, le détecteur 12 est particulièrement indiqué pour une
huisserie à ouvrant coulissant. Toutefois, le détecteur 12 peut être intégré à une
huisserie à ouvrant pivotant, c'est-à-dire battant et/ou oscillant.
[0027] Le dormant 4 est une partie fixe de l'huisserie 1 et forme un cadre délimitant une
ouverture, telle qu'une baie, d'un bâtiment ou d'une structure habitable. Le dormant
4 s'étend dans un plan parallèle à un axe longitudinal X20 de l'huisserie 1 et à un
axe transversal Z20 de l'huisserie 1. Les axes X20 et Z20 sont perpendiculaires. Le
dormant 4 comprend, en son contour intérieur, un chant 6, qui appartient à une surface
périphérique interne du dormant 4, délimitant une partie de son contour intérieur.
Le chant 6 s'étend, pour sa dimension la plus longue, parallèlement à l'axe X20.
[0028] L'ouvrant 3 forme un panneau, préférentiellement vitré, qui s'étend dans un plan
parallèle à l'axe X20 et à l'axe Z20 de l'huisserie 1. L'ouvrant 3 comprend un chant
5, qui constitue une partie de la surface de contour extérieur de l'ouvrant 3. Le
chant 5 de l'ouvrant 3 est, pour sa dimension la plus longue, parallèle à l'axe X20.
Le chant 5 est tourné en regard du chant 6 du dormant 4.
[0029] L'huisserie 1 étant à ouvrant coulissant, l'ouvrant 3 coulisse par rapport au dormant
4, c'est-à-dire translate, selon l'axe Z20, entre une position ouverte, dans laquelle
les chants 5 et 6 sont distants selon l'axe Z20, de façon à laisser libre une partie
de l'ouverture délimitée par le dormant 4 de l'huisserie 1, et une position fermée,
dans laquelle le chant 5 vient contre le chant 6, de façon que l'ouvrant 3 obture
l'ouverture de l'huisserie 1. Sur la figure 1, l'ouvrant 3 est en position ouverte.
Diverses positions intermédiaires peuvent être prévues, notamment une position de
ventilation verrouillée.
[0030] L'ouvrant 3 est équipé d'une ferrure 112, qui est par exemple formée par une crémone.
Plus généralement, la ferrure 112 est un mécanisme interne de l'ouvrant 3, qui est
mobile par rapport au chant 5. De préférence, la ferrure 112 est mobile par rapport
au chant 5 suivant l'axe X20, en translation ou en basculement, entre une position
fonctionnelle de verrouillage de l'ouvrant 3 et une position fonctionnelle de déverrouillage
de l'ouvrant 3. Selon la situation, d'autres positions fonctionnelle de la ferrure
112 peuvent être prévues. Lorsque l'ouvrant 3 est en position fermée, la mise en position
de verrouillage de la ferrure 112 verrouille l'ouvrant 3 en position fermée. Pour
cela, la ferrure 112 comprend avantageusement un crochet ou un pion qui fait saillie
du chant 5 de l'ouvrant 3, et qui, en position de verrouillage, coopère mécaniquement
avec une pièce correspondante telle qu'une gâche ou un étrier, portée par le chant
6 dormant 4, en venant s'y accrocher ou s'y introduire.
[0031] L'ouvrant 3 est avantageusement équipé d'une poignée, actionnable par un utilisateur,
la poignée actionnant mécaniquement le déplacement de la ferrure 112 par une tringlerie
mécanique interne de l'ouvrant 3. Alternativement ou en complément, la ferrure 112
peut être actionnée par l'intermédiaire d'un actionneur électromécanique équipant
l'huisserie 1.
[0032] Dans la suite de la description, on mentionne la détection de la position d'une extrémité
de crémone 113 appartenant la ferrure 112 par le détecteur de position 12. Toutefois,
selon l'application, le détecteur 12 peut être conçu pour détecter la position de
tout point de la ferrure 112, en particulier d'un crochet ou d'un pion de la ferrure
112, mis en mouvement par la poignée ou par l'actionneur électromécanique, et pour
lequel une position de verrouillage de l'ouvrant 3 est détectable par le détecteur
de position 12.
[0033] Dans le présent exemple, on mentionne que la ferrure 112 et le détecteur 12 sont
portés par le chant 5 de l'ouvrant 3. En variante, on peut également équiper le détecteur
12 sur une huisserie dont la ferrure est portée par le chant du dormant, le détecteur
12 étant alors monté sur le chant du dormant et fonctionnant d'une façon similaire,
mutatis mutandis, à celle décrite ici. En variante, on peut également installer le
détecteur 12 sur une huisserie dont la ferrure est portée par le chant du dormant,
alors que le détecteur est monté sur le chant de l'ouvrant. En variante, on peut également
installer le détecteur 12 sur une huisserie dont la ferrure est portée par le chant
de l'ouvrant, alors que le détecteur est monté sur le chant du dormant.
[0034] Le détecteur 12 comprend essentiellement un boîtier 20, une tige coudée 22, des moyens
électroniques 24, visibles aux figures 2 à 5, et au moins une batterie 30, voire deux
batteries 30 et 30', visibles aux figures 2 à 4.
[0035] Le boîtier 20 est configuré pour être fixé au chant 5, de préférence en étant reçu
dans un alésage borgne 7, ou défonce, du chant 5, visible sur la figure 2. Ce chant
5 est de préférence le chant libre de l'ouvrant 3 lorsque celui-ci est ouvert, ce
chant étant face au dormant lorsque l'ouvrant 3 est fermé. L'alésage 7 est ménagé
dans une surface S5 du chant, la surface S5 étant préférentiellement parallèle à l'axe
X20 et à un axe transversal Y20 de l'huisserie, et étant tournée en direction du chant
6. L'axe Y20 est perpendiculaire aux axes X20 et Z20. L'alésage 7 peut permettre l'accès
à une zone creuse prévue dans le cadre de l'huisserie, ou être un alésage 7 dans un
cadre plein.
[0036] Dans le présent exemple, le boîtier 20 est de forme générale parallélépipédique,
en étant de forme allongée selon l'axe longitudinal X20. De préférence, dans le cas
d'une huisserie à ouvrant coulissant, le boîtier 20 est de faible épaisseur selon
l'axe Y20, comparativement aux autres dimensions. En variante, notamment pour le cas
d'une huisserie à ouvrant pivotant, le boîtier est de faible épaisseur selon l'axe
Z20. Le boîtier 20 enferme la ou les batteries 30, 30', les moyens électroniques 24
et une partie de la tige 22.
[0037] Selon l'axe longitudinal X20, le boîtier 20 comprend deux extrémités longitudinales
101 et 102. Les extrémités 101 et 102 sont traversées toutes deux par l'axe X20. L'extrémité
101 est tournée dans un sens X51 selon l'axe X20, dit « sens avant » alors que l'extrémité
102 est tournée dans un sens X52 selon l'axe X20, dit « sens arrière », opposé au
sens X51. A l'extrémité 101, le boîtier 20 forme une paroi transversale 45, appelée
paroi avant ou paroi de sortie, qui a préférentiellement une forme de congé arrondi,
la forme étant centrée sur un axe parallèle à l'axe Z20, pour correspondre à la forme
de l'alésage 7. A l'extrémité 102, le boîtier 20 comprend une paroi transversale 46,
ou paroi arrière, de forme similaire à la paroi avant 45.
[0038] Le boîtier 20 comprend des parois longitudinales reliant les parois 45 et 46 et s'étendant
parallèlement à l'axe X20, dont une paroi de façade 41, une paroi de fond 42, une
paroi latérale 43 et une paroi latérale 44. Les parois 41 et 42 sont parallèles aux
axes X20 et Y20 et sont tournées à l'opposé l'une de l'autre. Les parois 43 et 44
sont parallèles aux axes X20 et Z20 et sont tournées à l'opposé l'une de l'autre.
Les parois 43 et 44 relient entre elles les parois 41 et 42. En définitive, les parois
41, 42, 43, 44, 45 et 46 constituent une enveloppe essentiellement fermée pour le
détecteur 12. De préférence, les parois 42, 43, 44, 45 et 46 sont formées par une
seule pièce d'un seul tenant du boîtier 20, alors que la paroi 41 constitue une pièce
ou un sous ensemble rapporté, par exemple encliqueté ou vissé sur le reste du boîtier
20.
[0039] Comme montré sur les figures 1 et 2, lorsque le boîtier 20 est fixé sur le chant
5, la paroi de façade 41 est tournée en direction du chant 6, c'est-à-dire à l'opposé
du chant 5. Aussi, le boîtier 20 est partiellement reçu par l'alésage 7, en ce sens
que la paroi de façade 41 est laissée libre, contrairement à la paroi de fond 42 qui
est tournée en direction du chant 5, en particulier en direction du fond de l'alésage
7. De préférence, le boîtier 20 est partiellement reçu par l'alésage 7 de façon à
en faire partiellement saillie selon l'axe Z20. La forme en congé des extrémités 101
et 102 correspond à la forme de l'alésage 7, dont les extrémités selon l'axe X20 sont
généralement en congé intérieur arrondi.
[0040] Pour être fixé au chant 5, le boîtier 20 comprend des moyens de fixation. Ici, les
moyens de fixation comprennent deux oreilles de fixation 27 et 27', portées chacune
par l'une des extrémités 101 et 102. Chaque oreille 27 et 27' s'étend avantageusement
selon un plan P27 montré sur la figure 2, parallèle aux axes X20 et Y20. Le plan P27
peut être qualifié de « plan d'oreilles ». Chaque oreille 27 et 27' peut être mise
en appui contre la surface S5 du chant 5, les oreilles 27 et 27' étant avantageusement
coplanaires. Le plan P27 est avantageusement parallèle à la paroi de façade 41. L'oreille
27 fait saillie de la paroi 45 dans le sens X51 selon l'axe X20. L'oreille 27 fait
saillie de la paroi 46 dans le sens X52 selon l'axe X20. Chaque oreille 27 et 27'
est fixée à l'aide d'une vis, non représentée, ou tout moyen de fixation similaire,
implantée dans la surface S5 du chant 5. Alternativement, une seule oreille 27 est
fixée à l'aide d'une vis, l'autre oreille sert de cale sous la surface S5 du chant
5. Le détecteur doit alors être installé d'abord en logeant l'oreille 27' sous la
surface S5 du chant, en extrémité de l'alésage 7, puis en fixant l'oreille 27 par
la vis sur le chant 5. Les deux oreilles 27 et 27' sont alors préférentiellement dans
deux plans parallèles mais décalés l'un par rapport à l'autre suivant la direction
Z20. Une fois fixées, le plan P27 devient avantageusement coplanaire ou parallèle
à la surface S5. Les oreilles 27 et 27' viennent ici de matière respectivement avec
les parois 45 et 46, mais on pourrait prévoir des moyens de fixation rapportés sur
le boîtier 20, tels que des cavaliers.
[0041] En variante, le détecteur 12 comporte une pince de fixation séparée du boîtier 20,
qui est fixée sur la surface extérieure du chant 5 à l'extrémité de l'alésage 7 à
l'aide d'une vis ou de tout autre moyen de fixation similaire. On fixe le boîtier
20 au chant 5 par l'intermédiaire de la pince de fixation, par exemple par encliquetage
de l'oreille 27 sur ladite pince.
[0042] Un tiroir mobile 61 reçoit la batterie 30, ou les batteries 30 et 30'. Le tiroir
mobile 61 est mobile par rapport au boîtier 20 en translation parallèlement à l'axe
Z20, c'est-à-dire transversalement par rapport à l'axe longitudinal X20. Le tiroir
61 coulisse au travers d'une ouverture 63 d'accès aux batteries 30, 30', cette ouverture
63 étant ménagée dans la paroi de façade 41 de sorte à être accessible par l'utilisateur
même lorsque le détecteur 12 est monté sur le chant 5.
[0043] La translation du tiroir 61 s'effectue entre une position fermée, montrée sur les
figures, dans laquelle le tiroir 61 est à l'intérieur du boîtier 20, et une position
ouverte, dans laquelle le tiroir 61 fait saillie à partir de la paroi de façade 41
selon l'axe Z20, de façon à être au moins partiellement à l'extérieur du boîtier 20
pour donner accès au batteries 30, 30'. En fonctionnement du détecteur 12, le tiroir
61 est en position fermée pour que les batteries 30 et 30' alimentent les moyens électroniques
24 en énergie électrique. Lorsque le tiroir 61 est en position ouverte, les moyens
électroniques 24 ne sont avantageusement plus alimentés par les batteries 30 et 30'.
Grâce au tiroir 61, l'accès aux batteries 30 peut être effectué sans démonter le détecteur
12 du chant 5, lorsque l'ouvrant 3 est lui-même en position ouverte. En d'autres termes,
en position ouverte du tiroir 61, le tiroir 61 fait saillie hors du boîtier 20 au
travers de l'ouverture d'accès 63, rendant les batteries 30 et 30' accessibles depuis
l'extérieur du boîtier 20, au voisinage de la paroi 41.
[0044] Chaque batterie 30 et 30' est par exemple de forme cylindrique à base circulaire.
Par exemple, chaque batterie 30 et 30' est une pile AAA. Chaque batterie 30 et 30'
est fixée au tiroir 61. Pour des questions de compacité du boîtier 20, chaque batterie
est agencée longitudinalement, c'est-à-dire que chaque batterie définit un axe longitudinal
qui est parallèle à l'axe X20. Si plusieurs batteries sont prévues pour le détecteur
12, ces batteries sont préférentiellement agencées côte à côte en étant réparties
parallèlement à l'axe Z20. De préférence, toutes les batteries du détecteur 12 sont
agencées dans un même plan parallèle aux axes X20 et Z20, pour des raisons de compacité
du boîtier 20 dans le sens de l'axe Y20.
[0045] Le tiroir 61 comprend une façade 62, c'est-à-dire une paroi, qui, en position fermée,
obture l'ouverture d'accès 63. En position fermée du tiroir 61, la façade 62 est coplanaire
avec la paroi 41. En position ouverte, la façade 62 est éloignée de la paroi 41 vers
l'extérieur du boîtier 20, selon l'axe Z20, de sorte à ne plus obturer l'ouverture
63. De préférence, la ou les batteries 30, 30' et la façade 62 sont alignées le long
de l'axe Z20.
[0046] Le tiroir 61 comprend également, respectivement pour chaque batterie 30 et 30', des
supports de réception 64 et 64' solidaires de la façade 62. Les batteries 30 et 30'
sont fixées sur leur support 64 et 64' respectif. Dans le cas illustré où les batteries
30 et 30' sont cylindriques à base circulaire, chaque support 64 et 64' se présente
par exemple sous la forme d'un berceau en forme de demi-tube, épousant la forme de
la batterie concernée, laquelle est reçue au sein dudit berceau. En position fermée
du tiroir 61, les supports 64 et 64' sont entièrement disposés à l'intérieur du boîtier
20. En position ouverte du tiroir 61, les supports 64 et 64' se trouvent positionnés
à l'extérieur du boîtier 20, donnant ainsi accès aux batteries 30 et 30' pour leur
remplacement.
[0047] Le tiroir 61 est particulièrement avantageux lorsque l'on prévoit une pluralité de
batteries, comme c'est le cas dans l'exemple illustré. Le tiroir 61 permet facilement
d'atteindre la batterie 30' lorsque le tiroir 61 est en position ouverte, même si
la batterie 30' est positionnée, en fonctionnement du détecteur 12, à proximité de
la paroi de fond 42, opposée à l'ouverture d'accès 63. En variante, notamment si une
seule batterie est prévue, on peut simplement prévoir que la batterie est reçue dans
un logement fixe appartenant au boîtier 20, au même emplacement que le tiroir 61,
le logement débouchant sur l'extérieur du boîtier 20 par l'ouverture d'accès 63, et
étant fermé par une paroi amovible du boîtier, au même emplacement que la façade 62.
[0048] Le tiroir 61 est positionné dans le boîtier 20 à une position centrale entre les
extrémités longitudinales 101 et 102, ou pour le moins à distance des extrémités 101
et 102.
[0049] Lorsque le tiroir 61 est en position fermée, le boîtier 20 et le tiroir 61 délimitent
un logement avant 21, à l'intérieur du boîtier 20. Le logement avant 21 est délimité,
selon l'axe Z20, par les parois de façade 41 et de fond 42. Le logement avant 21 est
délimité, selon l'axe Y20, par les parois latérales 43 et 44. Selon l'axe X20, le
logement avant 21 est délimité par le tiroir 61 et par l'extrémité 101, à savoir la
paroi avant 45. Le logement avant 21 est fermé par un couvercle avant 121 rapporté
sur le boîtier 20, et formant une partie de la paroi de façade 41. De préférence,
ce couvercle 121 est clippé au boîtier 20. Le couvercle avant 121 peut alternativement
être fixé par vissage sur une paroi latérale 43 ou 44 du boîtier 20. En position fermée
du tiroir 61, le couvercle avant 121 et la façade 62 sont préférentiellement coplanaires.
[0050] Le couvercle avant 121 comprend avantageusement un fût de vissage 122, s'étendant
en direction de l'ouverture d'accès 63, c'est-à-dire du tiroir 61. Le fût 122 est
parallèle à l'axe Z20. Le tiroir 61 peut être fixé en position fermée par vissage
d'une vis 123 dans le fût de vissage 122 du couvercle 121. De manière avantageuse,
la vis permettant la fixation du tiroir 61 est une vis de type imperdable, qui reste
attachée au tiroir 61 lorsqu'elle est dévissée. Cette vis imperdable permet également
de former un moyen de préhension pour extraire le tiroir 61 de sa position fermée.
[0051] Lorsque le tiroir 61 est en position fermée, le boîtier 20 et le tiroir 61 délimitent
un passage longitudinal 25, à l'intérieur du boîtier 20. Le passage longitudinal 25
est délimité, selon l'axe Z20, par la paroi de fond 42 et par le tiroir 61, en particulier
par le support 64'. En d'autres termes, le passage longitudinal 25 est bordé, transversalement
par rapport à l'axe longitudinal X20, par la batterie 30' et par la paroi de fond
42. Le passage longitudinal 25 est délimité, selon l'axe Y20, par les parois latérales
43 et 44.
[0052] Lorsque le tiroir 61 est en position fermée, le boîtier 20 et le tiroir 61 délimitent
un logement arrière 26, à l'intérieur du boîtier 20. Le logement arrière 26 est délimité,
selon l'axe Z20, par les parois de façade 41 et de fond 42. Le logement arrière 26
est délimité, selon l'axe Y20, par les parois latérales 43 et 44. Selon l'axe X20,
le logement arrière 26 est délimité par le tiroir 61 et par l'extrémité 102, à savoir
la paroi arrière 46. Selon l'axe X20, le passage longitudinal 25 relie le logement
avant 21 au logement arrière 26. Le logement arrière 26 est fermé par un couvercle
arrière 124 rapporté sur le boîtier 20 et formant une partie de la paroi de façade
41. De préférence, ce couvercle arrière 124 est clippé au boîtier 20. Il peut alternativement
être fixé par vissage sur une paroi latérale 43 ou 44 du boîtier 20. En position fermée
du tiroir 61, le couvercle 124 et la façade 62 sont avantageusement coplanaires.
[0053] La tige 22 comprend une partie palpeuse 51, une partie arrière 52 et une partie intermédiaire
53. La tige coudée 22 présente une forme en S ou en zigzag, en étant coudée en deux
endroits, en l'espèce à la jonction entre les parties 51 et 53 et à la jonction entre
les parties 52 et 53. La tige coudée 22 est mobile en translation rectiligne par rapport
au boîtier 20 selon l'axe X20, entre une position déployée dans le sens X51, visible
sur la figure 2, et une position escamotée dans le sens X52, visible sur la figure
3.
[0054] La partie palpeuse 51 constitue une extrémité avant de la tige 22, c'est-à-dire que
la partie 51 forme la fin de la tige 22 dans le sens X51 selon l'axe X20. La partie
palpeuse 51 est coaxiale ou parallèle avec l'axe X20. La partie palpeuse 51 comprend
avantageusement une forme adaptée à coopérer avec la ferrure 112, en particulier avec
l'extrémité 113 de la ferrure 112. Par exemple, la partie palpeuse 51 peut comprendre
une surépaisseur et/ou une forme en creux à son extrémité coopérant avec la ferrure
112, de sorte que la ferrure 112 ne puisse pas se déplacer sous ou sur la partie palpeuse
51.
[0055] La partie palpeuse 51 traverse l'extrémité 101, en particulier au travers d'une encoche
47 ménagée au travers de la paroi 45. Cette encoche 47 peut être réalisée par un évidement
ménagé dans la paroi 45 du boîtier 20.
[0056] Dans le deuxième mode de réalisation montré sur la figure 6, l'encoche 47', de même
fonction que l'encoche 47, est délimitée en partie par une découpe de la paroi 45
du boîtier 20 et en partie par le couvercle avant 121.
[0057] Quel que soit le mode de réalisation, la partie palpeuse 51 s'étend en partie à l'extérieur
du boîtier 20 et en partie à l'intérieur du boîtier 20, dans le logement avant 21.
[0058] Selon l'axe Z20, l'oreille 27 est positionnée entre la partie palpeuse 51 et la surface
S5 lorsque le boîtier 20 est fixé sur le chant 5. Ainsi, lorsque le boîtier 20 est
fixé sur le chant 5, une extrémité avant de la partie palpeuse 51 de la tige 22 s'étend
le long et légèrement à distance de la surface S5. A l'intérieur du boîtier 20, la
partie palpeuse 51 s'étend à proximité et le long de la paroi 41, voire contre la
paroi 41. Pour le moins, la partie palpeuse 51 est plus proche de la paroi 41 que
de la paroi 42. Ainsi, les coudes de la tige sont situés à l'intérieur du boîtier
20.
[0059] La partie arrière 52 de la tige 22 constitue une extrémité arrière de la tige 22,
c'est-à-dire que la partie 52 forme la fin de la tige 22 dans le sens X52 selon l'axe
X20. La partie arrière 52 est parallèle avec la partie palpeuse 51, en étant transversalement
décalée par rapport à la partie palpeuse 51. En d'autres termes, la partie arrière
52 est décalée selon l'axe Z20 par rapport à la partie palpeuse 51. La partie arrière
52 s'étend entièrement à l'intérieur du boîtier 20, à proximité et le long de la paroi
42, voire contre la paroi 42, c'est-à-dire transversalement à l'opposé de la partie
palpeuse 51. Pour le moins, la partie arrière 52 est plus proche de la paroi 42 que
de la paroi 41. Quelle que soit la position de la tige 22, la partie arrière 52 de
la tige 22 s'étend dans le logement avant 21, où la partie arrière 52 est attachée
à la partie intermédiaire 53, s'étend dans le passage longitudinal 25 en le traversant
de part en part, et se termine dans le logement arrière 26. La partie arrière 52 de
la tige 22 longe donc les batteries 30 et 30'. La forme coudée de la tige 22 lui permet
de contourner les batteries 30 et 30' pour atteindre le logement arrière 26. Cette
disposition particulière assure que le détecteur 12 est particulièrement compact,
même si les batteries 30 et 30' sont en position centrale dans le boîtier 20 et sont
accessibles depuis la paroi de façade 41.
[0060] La partie intermédiaire 53 relie la partie palpeuse 51 à la partie arrière 52, en
particulier une extrémité arrière de la partie palpeuse 51 à une extrémité avant de
la partie arrière 52. La partie intermédiaire 53 est parallèle à l'axe Z20. Pour le
moins, vis-à-vis des parties 51 et 52, la partie intermédiaire 53 s'étend de façon
transversale, ici en étant perpendiculaire aux parties 51 et 52. La partie intermédiaire
53 s'étend entièrement à l'intérieur du boîtier 20, dans le logement avant 21. La
partie 53 est donc disposée dans le boîtier 20 entre l'extrémité 101 et les batteries
30, 30', quelle que soit la position de la tige 22 par rapport au boîtier 20. Seule
la partie palpeuse 51 sort du boîtier, elle est donc avantageusement bien guidée par
le biais de l'encoche 47.
[0061] Comme montré sur la figure 2, en position déployée de la tige 22, l'essentiel de
la partie palpeuse 51 est hors du boîtier 20 et la partie intermédiaire 53 est à proximité
ou contre la paroi 45. Comme montré sur la figure 3, en position escamotée, l'essentiel
ou la totalité de la partie palpeuse 51 est à l'intérieur du boîtier 20, et la partie
intermédiaire 53 est éloignée de la paroi 45 et vient à proximité ou contre le tiroir
mobile 61.
[0062] Le boîtier 20 et/ou des éléments rapportés sur le boîtier 20 guident avantageusement
la translation de la tige 22 par rapport au boîtier 20 et bornent sa translation entre
les positions déployée et escamotée. Le guidage en translation est par exemple obtenu
par coulissement longitudinal de la partie palpeuse 51 de la tige 22 au travers de
l'encoche 47 et par coulissement longitudinal de la partie arrière 52 au travers d'un
œillet 60, disposé à l'intérieur du boîtier 20, par exemple dans le logement arrière
26. L'œillet 60 est par exemple porté par la paroi de fond 42.
[0063] De préférence, le détecteur 12 comprend en outre un ressort 70. Le ressort 70 est
avantageusement entièrement disposé à l'intérieur du boîtier 20. Ici, le ressort 70
est un ressort axial hélicoïdal, qui est coaxial et entoure la partie arrière 52 de
la tige 22, pour des raisons de compacité. Le ressort 70 impartit un effort de ressort
sur la tige 22 par rapport au boîtier 20, tendant à déplacer la tige 22 dire dans
le sens X51 selon l'axe X20. Par « effort de ressort », on entend un effort de rappel
élastique généré suite à une déformation élastique du ressort 70, pour revenir dans
sa position de repos. Pour cela, le ressort 70 est par exemple un ressort de compression,
qui est en appui dans le sens X52 contre le boîtier 20, par exemple contre l'œillet
60, et qui est en appui dans le sens X51 contre la partie arrière 52 de la tige 22,
par exemple contre un épaulement axial 23 appartenant à la partie arrière 52 de la
tige 22. En d'autres termes, le ressort 70 est longitudinalement interposé entre l'œillet
60 et l'épaulement axial 23 de la tige 22. Le ressort 70 est donc reçu en partie dans
le passage 25 et en partie dans le logement arrière 26. Plus généralement, le ressort
70 prend appui sur le boîtier 20 par l'intermédiaire de l'œillet 60 pour impartir
l'effort de rappel à la tige 22.
[0064] La tige 22 est élastiquement poussée par le ressort 70 vers la position déployée.
Pour amener la tige 22 vers la position escamotée, c'est-à-dire translater la tige
22 vers l'intérieur du boîtier 20 dans le sens X52, il convient de repousser la tige
22 à l'encontre de l'effort de ressort.
[0065] Lorsque le boîtier 20 est fixé au chant 5, la partie palpeuse 51 reçoit l'extrémité
113 de la ferrure 112 en appui contre elle selon l'axe longitudinal X20, cet appui
étant dirigé dans un seul des deux sens X51 et X52, pour les deux sens X51 et X52
de translation de la ferrure 112. La tige 22 est maintenue en appui dans la direction
X51 contre l'extrémité 113 de la ferrure 112 sous l'action de l'effort de ressort
imparti par le ressort 70. Grâce au ressort 70, il n'est pas nécessaire de prévoir
d'attacher la tige 22 sur la ferrure 112. La ferrure 112 et la partie palpeuse 51
sont en appui au niveau d'une extrémité avant de la partie palpeuse 51, extérieure
au boîtier 20. La partie palpeuse 51 étant maintenue au contact de la ferrure 112,
la tige 22 et la ferrure 112 sont solidaires en translation par rapport au chant 5
et au boîtier 20. Dans cette situation, la position de la tige 22 par rapport au boîtier
20 reflète la position de la ferrure 112 par rapport au chant 5. Le boîtier 20 étant
fixé au chant 5, la ferrure 112, translatant le long de l'axe X20 par rapport au chant
5, entraîne en translation la tige 22 par rapport au boîtier 20 selon l'axe X20 via
la partie palpeuse 51.
[0066] Selon un mode de réalisation alternatif, la partie palpeuse 51 est attachée ou fixée
à la ferrure 112 pour que la position de la tige 22 reflète la position de la ferrure
112. Dans ce cas, le ressort 70 n'est pas nécessaire. Plus généralement, la partie
palpeuse 51 est avantageusement prévue pour recevoir une action mécanique de la part
de la ferrure 112, c'est-à-dire un effort transmis par contact de la ferrure 112 contre
la partie palpeuse 51, ou par tout autre moyen, afin que la ferrure 112 et la tige
22 soient solidaires dans leur déplacement selon l'axe X20. La position de la tige
22 reflète ainsi la position de la ferrure 112. On peut par exemple prévoir que la
ferrure 112 agit sur la partie palpeuse 51 par l'intermédiaire d'un pion, d'un crochet
ou d'une extrémité appartenant à ladite ferrure.
[0067] Les moyens électroniques 24 sont entièrement reçus à l'intérieur du boîtier 20. En
particulier, les moyens électroniques 24 sont entièrement reçus dans le logement arrière
26. Les moyens électroniques 24 comprennent un système capteur de position, incluant
ici un témoin 57, plusieurs capteurs 99 et un analyseur électronique 98, ainsi qu'un
transmetteur électronique 82.
[0068] Les moyens électroniques 24 comprennent avantageusement deux cartes électroniques,
à savoir une carte électronique primaire 80 et une carte électronique secondaire 81.
[0069] La carte électronique primaire 80, montrée en pointillés sur la figure 2, et mieux
visible sur la figure 5, s'étend parallèlement aux axes X20 et Z20, en étant positionnée
le long de la paroi latérale 44 du boîtier 20, voire contre la paroi 44. La carte
80 est donc perpendiculaire à la paroi 41. La carte 80 est de type circuit imprimé
ou « Printed Circuit Board », « PCB » en langue anglaise. La carte électronique 80
est fixée à l'intérieur du boîtier 20 en étant entièrement reçue dans le logement
arrière 26. Selon l'axe Y20, la carte 80 est disposée entre la partie arrière 52 de
la tige 22 et la paroi latérale 44 du boîtier 20. La carte primaire 80 sert à la fois
de support mécanique pour certains des moyens électroniques 24, en particulier pour
l'analyseur 98 et les capteurs 99, tout en comportant un circuit électronique assurant
les connexions électriques entre ces différents moyens électroniques.
[0070] La carte électronique secondaire 81, s'étend parallèlement aux axes X20 et Y20, en
étant positionnée le long de la paroi de façade 41, voire contre la paroi 41. La carte
81 est de type circuit imprimé. La carte 81 est fixée à l'intérieur du boîtier 20
en étant entièrement reçue dans le logement arrière 26. La carte secondaire 81 sert
à la fois de support mécanique pour certains des moyens électroniques 24, en particulier
pour le transmetteur 82 ou une partie du transmetteur 82, tout en comportant un circuit
électronique assurant les connexions électriques entre ces différents moyens électroniques.
[0071] Les cartes 80 et 81 sont électroniquement interconnectées. Pour cela, on peut prévoir
que les cartes 80 et 81 forment une seule carte électroniques pliée, comme cela est
montré sur la figure 5. Alternativement, les cartes 80 et 81 sont distinctes et interconnectées
par un connecteur électronique approprié.
[0072] Les moyens électroniques 24 sont alimentés en énergie électrique par les batteries
30 et 30' lorsque le tiroir 61 est en position fermée. Pour cela, le tiroir 61 est
avantageusement pourvu d'un moyen de connexion des batteries 30, incluant par exemple
des bornes de contact électrique qui sont en contact respectivement avec les bornes
des batteries 30 et 30', ainsi qu'un ou plusieurs connecteurs reliant électriquement
les bornes de contact électriques aux cartes 80 et 81.
[0073] Comme montré sur les figures 2 et 3, on prévoit par exemple un connecteur 128, qui
est fixé sur une paroi arrière 130 du tiroir 61, délimitant l'extrémité du support
de réception 64 logeant la batterie 30. Pour cela, le connecteur 128 comprend une
partie de fixation 132. Par exemple, la partie de fixation 132 comprend deux jambes,
agencées pour former un pont en forme de U inversé. Les deux jambes s'étendant chacune
parallèlement à, et de part et d'autre de, la paroi arrière 130. Ainsi la partie de
fixation 132 est à cheval sur ladite paroi arrière 130. La partie de fixation 132,
en particulier sa jambe située côté intérieur du support 64, vient en contact électrique
avec la borne de la batterie 30 qui est tournée dans le sens X52.
[0074] Le connecteur 128 comprend également une patte de contact 133, qui se présente sous
la forme d'une lame souple. La patte de contact 133 comprend une première extrémité,
par l'intermédiaire de laquelle la première patte de contact 133 est attachée à la
partie de fixation 132, en particulier par l'intermédiaire de la jambe qui s'étend
à l'extérieur du support 64. La première patte de contact 133 comprend aussi une première
extrémité libre.
[0075] On prévoit avantageusement un connecteur 128', similaire ou identique au connecteur
128, qui est monté sur la paroi arrière 130 du tiroir 61, mais au niveau du support
de réception 64', pour être en contact électrique avec la batterie 30' qui est orientée
dans le sens X52, ce connecteur 128' comprenant notamment une patte de contact 133.
[0076] Sur une paroi avant 131 du tiroir 61, à l'opposé de la paroi arrière 130 selon l'axe
X50, on prévoit avantageusement un troisième connecteur 129 connectant électriquement
ensemble les bornes des batteries 30 et 30' qui sont orientées dans le sens X51.
[0077] Les pattes 133 présentent une position de repos, dans laquelle elles sont en position
inclinée, c'est-à-dire oblique, par rapport à la paroi 130 du tiroir 61. Dans cette
position de repos, l'extrémité libre respective des pattes 133 est éloignée de la
paroi 130 dans le sens X52. Les pattes 133 présentent aussi une position élastiquement
déformée montrée sur les figures 2 et 3, dans laquelle l'extrémité libre respective
des pattes 133 est rapprochée de la paroi 130 dans le sens X51. Dans la position élastiquement
déformée, les pattes 133 sont moins inclinées par rapport à la paroi 130. Par élasticité,
les pattes 133 tendent à revenir vers la position de repos lorsqu'elles sont mises
en position élastiquement déformée. En d'autres termes, lorsqu'elles sont en position
déformée, les pattes 133 appliquent, en réaction, un effort élastique dans le sens
X52. Ainsi, les pattes 133 forment un levier élastique de contact électrique.
[0078] Dans le sens X51, la carte électronique 80 présente un bord avant 85, parallèle à
l'axe Z20. Lorsque le tiroir 61 est en position fermée comme montré sur les figures
2 et 3, les pattes 133 viennent en contact électrique avec le bord avant 85, en étant
maintenues mécaniquement par le bord avant 85 dans leur position élastiquement déformée.
De préférence, le bord avant 85 comprend deux découpes 86, correspondant respectivement
aux emplacements des pattes 133 lorsque le tiroir 61 est en position fermée. Les découpes
86 reçoivent les pattes 133 lorsque le tiroir 61 est en position fermée et guident
la déformation des pattes 133 entre la position de repos et la position élastiquement
déformée, lorsque le tiroir 61 évolue entre la position ouverte et la position fermée.
Dans cette situation, les pattes 133 appliquent leur effort élastique contre le bord
avant 85 de la carte 80, en particulier au creux des découpes 86, dans le sens X52,
ce qui assure un bon contact électrique.
[0079] La carte 80 comprend, au bord avant 85, des pistes électriques par l'intermédiaire
desquels les moyens électroniques 24 sont alimentés par les batteries 30 et 30'. Ces
pistes électriques font face aux pattes 133 lorsque le tiroir 61 est en position fermée.
En particulier, ces pistes électriques débouchent au sein des découpes 86. En position
fermée du tiroir 61, les pattes 133 sont en contact électrique avec ces pistes électriques,
qui ont une fonction de contact électrique. La connexion électrique des batteries
30 et 30' est donc assurée par le simple positionnement du tiroir 61 en position fermée,
grâce aux propriétés de levier élastique de chaque connecteur 128 et 128'. Au contraire,
lorsque le tiroir 61 est en position ouverte ou partiellement ouverte, la connexion
électrique entre les pattes 133 et la carte 80 est systématiquement interrompue.
[0080] Le témoin 57, s'il est prévu, est porté par la partie arrière de la tige 22. De préférence,
pour toute position de la tige 22, le témoin 57 est à l'intérieur du logement arrière
26. Le déplacement en translation du témoin 57 par rapport au boîtier 20 reflète donc
celui de la tige 22 et de la ferrure 112, lorsque le boîtier 20 est fixé au chant
5 et que la ferrure 112 actionne la tige 22. Le témoin 57 a vocation à permettre la
détection de la position de la tige 22 sur plusieurs plages de sa course. Plusieurs
capteurs respectifs 99 sont utilisés.
[0081] Chaque capteur 99 est avantageusement un composant électronique qui est directement
soudé sur la carte 80. Les capteurs 99 sont avantageusement agencés en étant répartis
le long d'un axe parallèle à l'axe X20, à proximité de la course du témoin 57. Chaque
capteur 99 est un transducteur qui convertit l'abscisse de position de la tige 22
le long de l'axe X20 en grandeur électrique exploitable par les moyens électroniques
24 du détecteur 12, en particulier par l'analyseur 98. Pour détecter la position de
la tige 22, chaque capteur 99 détecte avantageusement le témoin 57 lorsque celui-ci
se situe dans la zone de détection d'un capteur 99. Pour cela, par exemple, le témoin
57 se présente sous la forme d'un aimant alors que chaque capteur 99 constitue un
capteur de champ électromagnétique, par exemple un capteur à effet Hall ou un capteur
magnéto-résistif, pour détecter le champ électromagnétique généré par le témoin 57
sans contact. Chaque capteur 99 convertit le champ électromagnétique du témoin 57
en le signal électrique susmentionné.
[0082] En variante, on pourrait prévoir que la position de la tige 22 est détectée par un
ou plusieurs capteurs mettant en œuvre une autre technologie qu'une détection électromagnétique,
par exemple des capteurs optiques.
[0083] L'analyseur électronique 98 est un système électronique, comportant par exemple un
processeur mettant en œuvre un code informatique stocké sur une mémoire. L'analyseur
98 se présente sous la forme d'un ou plusieurs composants électroniques montés sur
la carte 80 et électroniquement interconnectés. Fonctionnellement, l'analyseur 98
est conçu pour déterminer la position longitudinale de la ferrure 112, sur la base
des valeurs prises par les états respectifs des capteurs 99. Pour cela, les capteurs
99 sont électroniquement reliés à l'analyseur 98 via les circuits de la carte 80.
L'analyseur 98, appartenant au système capteur, génère ainsi une information de position
de la tige 22 par rapport au boîtier 20.
[0084] Le transmetteur 82 est un système électronique, comportant par exemple un processeur
mettant en œuvre un code informatique stocké sur une mémoire. Le transmetteur 82 se
présente sous la forme d'un ou plusieurs composants électroniques électroniquement
interconnectés. Au moins une partie des composants électroniques du transmetteur 82
est montée sur la carte 81. On peut aussi prévoir qu'une partie des composants électroniques
du transmetteur 82 est montée sur la carte 80. Le transmetteur 82 comprend par exemple
un émetteur sans fil, tel qu'un émetteur radio comprenant une antenne, conçu pour
transmettre l'information de position de la tige 22, fournie par l'analyseur 98 du
système capteur, à un dispositif tiers. De préférence, l'antenne est portée par la
carte 81 et s'étend parallèlement à l'axe X20. Le dispositif tiers peut comprendre
un afficheur, une interface, ou tout moyen similaire, visant à informer l'utilisateur
de la position fonctionnelle courante de la ferrure 112, selon l'information de position.
[0085] Le fait de prévoir l'antenne du transmetteur 82 sur la carte 81 permet au transmetteur
82 d'être insensible aux perturbations électromagnétiques que pourraient générer le
système capteur de position, en particulier si le témoin 57 est un aimant et si les
capteurs 99 sont des capteurs de champ électromagnétique. En outre, on prévoit avantageusement
que, lorsque le boîtier 20 est fixé au chant 5, la carte 81 se retrouve positionnée
dans le plan ou au-dessus du plan défini par la surface S5 du chant 5, de sorte le
transmetteur 82 et son antenne sont le moins possible entourés par les matériaux de
l'huisserie, ce qui permet d'améliorer sensiblement la transmission de données sans
fil par radio. Pour que la carte 81 soit positionnée ainsi, on prévoit avantageusement
que la carte 81 est disposée, selon l'axe Z20, entre la paroi de façade 41 et les
oreilles de fixation 27, 27'. Cette amélioration est d'autant plus sensible pour le
cas où l'huisserie 1 comprend des parties en aluminium, ou constituées d'autres matériaux
métalliques. L'autonomie du détecteur 12 est ainsi améliorée, car on peut choisir
un transmetteur 82 de faible puissance, dont la consommation d'énergie électrique
provenant des batteries 30, 30' est réduite.
[0086] Les moyens électroniques 24 comprennent un bouton de programmation 83 du détecteur,
qui est préférentiellement porté par la carte électronique secondaire 81 de sorte
à pouvoir être actionné par un utilisateur depuis la paroi de façade 41 à l'extérieur
du boîtier 20, sans démontage du boîtier 20. Pour cela, par exemple, la paroi de façade
41 est élastiquement déformable, de sorte que l'utilisateur actionne le bouton 83
au travers de la paroi de façade 41 en appuyant sur la paroi de façade 41. Le bouton
83 est électroniquement connecté aux autres moyens électroniques 24. Une action sur
le bouton 83 permet à l'utilisateur d'agir sur le fonctionnement du détecteur 12,
en ayant par exemple une fonction marche/arrêt, réinitialisation, ou de synchronisation
du transmetteur 82 avec le dispositif tiers. En variante, on peut prévoir davantage
de boutons de programmation dans des dispositions similaires au bouton 83, afin d'assurer
différentes fonctions.
[0087] De préférence, les moyens électroniques 24 comprennent un magnétomètre et/ou un accéléromètre.
L'accéléromètre et/ou le magnétomètre visent à détecter un mouvement de l'ouvrant
3 entre la position fermée et la position ouverte, ainsi qu'à repérer d'éventuelles
vibrations auxquelles est soumis le détecteur de position 12. L'accéléromètre et/ou
le magnétomètre servent notamment à réveiller une partie des moyens électroniques,
en particulier les capteurs 99, l'analyseur électronique 98 et/ou le transmetteur
électronique 82. L'accéléromètre et/ou le magnétomètre sont portés notamment par la
carte électronique primaire 80 ou la carte électronique secondaire 82.
[0088] Du fait de la position centrale du tiroir 61 selon l'axe X20, la ou les batteries
30, 30' se trouvent positionnées entre les moyens électroniques 24, entièrement reçus
dans le logement arrière 26, et la partie intermédiaire 53 de la tige 22, entièrement
reçue dans le logement avant 21. La tige 22 est donc protégée de l'extérieur, alors
que le boîtier 20 embarque toutes les fonctions du détecteur 12, rendant celui-ci
le plus autonome possible. Même si cela est possible, il n'est pas nécessaire de connecter
le détecteur 12 de façon filaire à une source d'énergie extérieure ou à un dispositif
tiers, ce qui facilite considérablement l'installation et l'intégration du détecteur
12 à l'huisserie 1.
[0089] La ou les batteries 30, 30' se trouvent positionnées entre le système capteur de
position des moyens électroniques 24 et la partie intermédiaire 53 de la tige 22,
entièrement reçue dans le logement avant 21. En particulier, suivant l'axe X20, les
batteries 30, 30' sont positionnées entre, d'une part, la partie intermédiaire 53
et, d'autre part, le témoin 57 porté par la partie arrière de la tige 22, les capteurs
99, l'analyseur électronique 98 et le transmetteur électronique 82.
[0090] Un deuxième mode de réalisation du détecteur 12 est représenté aux figures 7 à 10.
Dans le deuxième mode de réalisation, les éléments analogues à ceux du premier mode
de réalisation des figures 1 à 6 portent les mêmes références et fonctionnent de la
même façon. Dans ce qui suit, on décrit principalement les différences entre les premier
et deuxième mode de réalisation.
[0091] Comme visible sur les figures 7 et 8, une des principales différences du deuxième
mode de réalisation avec le premier mode est qu'un embout palpeur 200 est monté sur
l'extrémité palpeuse 51 de la tige coudée 22. Cet embout comporte une cavité, non-visible
sur les figures, qui est complémentaire à l'extrémité palpeuse 51 et qui s'emboîte
sur l'extrémité palpeuse. L'embout 200 est donc fixé à l'extrémité palpeuse 51 par
assemblage.
[0092] L'embout palpeur 200 comporte une face d'appui 202 qui est perpendiculaire à l'axe
X20. Lorsque le boîtier 20 est fixé au chant 5, l'embout 200 est positionné entre
l'extrémité palpeuse 51 et la ferrure 112 de l'ouvrant 3, et l'extrémité 113 de la
ferrure est en appui contre l'embout 200 par l'intermédiaire de la face d'appui de
l'embout. Ainsi, la ferrure 112 entraîne en translation la tige coudée 22 par rapport
au boîtier 20 selon l'axe X20 par l'intermédiaire de l'embout 200.
[0093] Selon l'axe Z20, une épaisseur de la face d'appui 202 est supérieure à une épaisseur
de l'extrémité palpeuse 51. Cela permet de conserver l'extrémité de la ferrure en
appui contre l'embout même dans une configuration où la ferrure et l'extrémité palpeuse
sont désalignés, pour réduire le risque que la ferrure se déplace sous ou sur la partie
palpeuse 51.
[0094] La présence de l'embout 200 permet donc de fiabiliser le fonctionnement du détecteur
12 en assurant une meilleure transmission du déplacement de la ferrure 112 à la tige
22 du détecteur.
[0095] La présence de l'embout 200 est particulièrement avantageuse dans le cas où la ferrure
112 est une tige plate, par exemple pour une huisserie coulissante.
[0096] Comme visible sur les figures 7 à 10, une autre principale différence du deuxième
mode de réalisation avec le premier mode de réalisation est que le détecteur 12 comprend
une patte 300 rattachée au boîtier 20.
[0097] La patte 300 est positionnée sur la paroi avant 45 du boîtier 20 et s'étend depuis
cette paroi, en s'éloignant de la paroi, vers l'extérieur du boîtier. Elle est positionnée
sous l'oreille de fixation 27, c'est-à-dire que, selon l'axe Z20, elle est positionnée
entre l'oreille de fixation et la paroi de fond 42.
[0098] La patte 300 comprend deux jambes 302, parallèles entre-elles, qui s'étendent depuis
la paroi avant 45 du boîtier parallèlement au plan formé par les axes X20 et Z20.
[0099] Chaque jambe 302 comporte une partie montante 304 et une partie intermédiaire 306,
la partie montante s'étendant depuis le boîtier 20 jusqu'à la partie intermédiaire.
La partie montante 304 s'étend à l'oblique depuis son extrémité rattachée à la paroi
avant 45 du boîtier 20 vers la partie intermédiaire 306 en convergeant vers le plan
P27. Autrement dit, selon l'axe Z20, l'extrémité rattachée à la paroi avant 45 est
plus éloignée de l'oreille de fixation 27 que l'extrémité rattachée à la partie intermédiaire.
Chaque jambe 302 comporte également une partie descendante 308, qui s'étend depuis
la partie intermédiaire en s'éloignant du boîtier à l'oblique, en s'éloignant du plan
P27, c'est-à-dire que selon l'axe Z20, l'extrémité de la partie descendante 308 rattachée
à la partie intermédiaire 306 est plus proche de l'oreille de fixation 27 que la seconde
extrémité de la partie descendante 308.
[0100] On définit une hauteur H300 comme étant la distance la plus faible entre le plan
P27 et la patte 300, mesurée selon l'axe Z20. Compte-tenu de la géométrie des jambes
302, la hauteur H300 se mesure au niveau de la partie intermédiaire 306 de chaque
jambe, qui est la partie la plus proche du plan P27.
[0101] Les extrémités des parties descendantes de deux jambes 302 sont reliées par un renfort
310, qui s'étend parallèlement à l'axe Y20, de sorte que les jambes 302 forment des
nervures de renfort.
[0102] Entre les jambes 302, le renfort 310 et la paroi avant 45 du boîtier, la patte 300
définit une ouverture 312.
[0103] La géométrie de la patte 300 lui confère une élasticité selon l'axe Z20, c'est-à-dire
qu'elle est flexible de sorte que la position selon l'axe Z20 de la partie intermédiaire
306 de chaque jambe 302 peut varier lorsqu'un effort dirigé selon l'axe Z20 est exercé
sur les jambes. Ainsi, la hauteur H300 peut varier si un effort est exercé sur la
patte 300.
[0104] La pince 300 permet de fixer le boîtier 20 au chant 5, en coopération avec les oreilles
27 et 27'. Dans ce second mode de réalisation, comme visible aux figures 9 et 10,
le chant 5 est une paroi perpendiculaire à l'axe Z20 d'épaisseur H5, selon l'axe Z20,
supérieure à la hauteur H300.
[0105] Lorsque le boîtier 20 est fixé au chant 5, la patte 300 est positionnée sous le chant
5, en extrémité de l'alésage 7, et l'oreille 27 est positionnée sur le chant 5. Ainsi,
la patte 300 et l'oreille 27 sont disposés de chaque côté du chant 5. La hauteur H5
étant supérieure à la hauteur H300, le chant 5 exerce un effort sur la patte 300,
ce qui conduit à la déformation des jambes 302. En pratique, cet effort conduit à
écarter la patte 300 du chant 5 et de l'oreille 27 dans la direction de l'axe Z20,
jusqu'à ce que la hauteur entre le plan P27 et la patte 300 soit égale à H5. De plus,
cet effort permet de maintenir en position le boîtier 20 sur le chant 5 au niveau
de l'oreille 27 sans nécessiter le recours à une vis, ou tout autre moyen de fixation
similaire, car le chant 5 est pincé entre l'oreille 27 et la pince 300. Ensuite, l'oreille
27' est fixée au chant 5 par une vis, ou tout autre moyen de fixation similaire.
[0106] Cette méthode de fixation par pincement est avantageuse car elle facilite la fixation
du boîtier du côté de l'oreille 27 et ne nécessite pas de recourir à une vis.
[0107] De plus, grâce à l'élasticité de la patte 300, le boîtier 20 s'adapte à des ouvrants
dont le chant a une épaisseur variable, c'est-à-dire que le boîtier 20 peut être fixé
sur des chants d'épaisseur H5 différente, la patte 300 se déformant en fonction de
l'épaisseur du chant.
[0108] En outre, l'ouvrant 3 peut comporter une ou plusieurs nervures 320 qui font saillie
depuis une face principale du chant 5 en direction de l'intérieur de l'ouvrant 3 selon
l'axe Z20. En d'autres termes, les nervures sont formées sur une face du chant opposée
à celle qui reçoit le boîtier 20. À titre d'exemple, un ouvrant 3' comportant une
nervure 320 est représenté à la figure 9 et un ouvrant 3" comportant deux nervures
320 est représenté à la figure 10. Ces nervures 320 permettent, par exemple, d'augmenter
la rigidité du chant 5. Lorsque le détecteur 12 est monté sur le chant 5, la patte
300 est configurée pour que ces nervures soient situées dans l'ouverture 312, de manière
à ce que les nervures 320 n'entrent pas en contact avec la patte 300. L'ouverture
312 permet donc le montage du détecteur 12 sur le chant 5 en dépit de la présence
de nervures 320 sur l'ouvrant 3. Ainsi, l'écartement des jambes 302 selon l'axe Y20
et la position du renfort 310 selon l'axe Z20, c'est-à-dire au point le plus éloigné
du plan P27, permettent à la patte 300 de s'adapter à une large diversité de configurations
de chants.
[0109] La patte 300 vient de matière avec la paroi 45 du boîtier 20, mais on pourrait prévoir
en variante une patte 300 indépendante du boîtier 20, fixée sur la paroi 45 par tout
moyen de fixation adapté, par exemple par vissage, collage ou soudage.
[0110] En variante, la patte 300 ne comprend pas de renfort 310, c'est-à-dire que les deux
jambes 203 sont séparées sur toute leur longueur. En variante, la patte 300 est constituée
d'une seule jambe.
[0111] Chaque caractéristique d'un mode de réalisation ou variante décrit dans ce qui précède
peut être mise en œuvre dans les autres modes de réalisation et variantes décrits
dans ce qui précède, pour autant que techniquement admissible.
1. Détecteur (12) de position d'une ferrure mobile (112), la ferrure mobile (112) étant
portée par un chant (5; 6) appartenant à un ouvrant (3) ou à un dormant (4) d'une
huisserie (1) telle qu'une porte, une fenêtre ou un volet, le détecteur (12) comprenant
:
• un boîtier (20), qui est configuré pour être fixé au chant (5; 6) et qui comprend
deux extrémités longitudinales (101, 102) traversées par un axe longitudinal (X20)
du boîtier (20) ;
• une tige coudée (22), qui est mobile en translation par rapport au boîtier (20)
selon l'axe longitudinal (X20) et qui comprend :
◆ une partie palpeuse (51), qui est parallèle à l'axe longitudinal (X20) et qui s'étend
au moins partiellement à l'extérieur du boîtier (20), la tige coudée (22) étant configurée
pour être actionnée en translation par la ferrure mobile (112) par l'intermédiaire
de la partie palpeuse (51) ;
◆ une partie arrière (52), qui s'étend à l'intérieur du boîtier (20), la partie arrière
(52) étant transversalement décalée par rapport à la partie palpeuse (51) ;
◆ une partie intermédiaire (53), qui relie la partie palpeuse (51) à la partie arrière
(52) et qui s'étend transversalement à la partie palpeuse (51) ; et
• des moyens électroniques (24), qui comprennent :
◆ un système capteur de position (57, 98, 99), générant une information de position
en fonction de la position en translation de la tige coudée (22), et
◆ un transmetteur (82) de l'information de position,
caractérisé en ce que :
• le détecteur (12) comprend en outre au moins une batterie (30, 30') ;
• la partie intermédiaire (53), ladite au moins une batterie (30, 30') et les moyens
électroniques (24) sont disposés à l'intérieur du boîtier (20) ; et
• ladite au moins une batterie (30, 30') est disposée, selon l'axe longitudinal (X20),
entre les moyens électroniques (24) et la partie intermédiaire (53) de la tige coudée
(22).
2. Détecteur (12) selon la revendication 1, dans lequel :
• le boîtier (20) comprend une paroi de façade (41) reliant les deux extrémités longitudinales
(101, 102) entre elles, la paroi de façade (41) étant destinée à être tournée en direction
opposée du chant (5; 6) lorsque le boîtier (20) est fixé audit chant (5; 6) ; et
• la paroi de façade (41) porte une ouverture (63) d'accès à ladite au moins une batterie
(30, 30').
3. Détecteur (12) selon la revendication 2, dans lequel le détecteur (12) comprend un
tiroir mobile (61), dans lequel est reçue ladite au moins une batterie (30, 30'),
le tiroir mobile (61) étant mobile par rapport au boîtier (20), entre :
• une position fermée, dans laquelle le tiroir mobile (61) obture l'ouverture (63)
et dans laquelle ladite au moins une batterie (30, 30') est positionnée à l'intérieur
du boîtier (20) ; et
• une position ouverte, dans laquelle le tiroir mobile (61) fait saillie hors du boîtier
(20) au travers de l'ouverture (63), rendant ladite au moins une batterie (30, 30')
accessible depuis l'extérieur du boîtier (20), au voisinage de la paroi de façade
(41).
4. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, dans lequel :
• la partie palpeuse (51) s'étend le long de la paroi de façade (41) ; et
• la partie arrière (52) s'étend le long d'une paroi de fond (42) du boîtier (20),
la paroi de fond (42) étant parallèle et opposée à la paroi de façade (41).
5. Détecteur (12) selon la revendication 4, dans lequel la partie arrière (52) traverse
un passage longitudinal (25) délimité à l'intérieur du boîtier (20), le passage longitudinal
(25) étant bordé, transversalement par rapport à l'axe longitudinal (X20), par ladite
au moins une batterie (30, 30') et par la paroi de fond (42).
6. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, dans lequel les moyens
électroniques (24) comprennent :
• une carte électronique primaire (80) portant le système capteur de position (57,
98, 99), la carte électronique primaire (80) s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal
(X20) et perpendiculairement à la paroi de façade (41) ; et
• une carte électronique secondaire (81) portant au moins une partie du transmetteur
(82), la carte électronique secondaire (81) s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal
(X20) et parallèlement à la paroi de façade (41).
7. Détecteur (12) selon la revendication 6, dans lequel les moyens électroniques (24)
comprennent un bouton (83) de programmation du détecteur (12), qui est porté par la
carte électronique secondaire (81) de sorte à pouvoir être actionné par un utilisateur
depuis la paroi de façade (41) à l'extérieur du boîtier (20).
8. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, dans lequel le boîtier
(20) comprend deux oreilles (27) de fixation du boîtier (20) sur le chant (5; 6),
chaque oreille (27) faisant saillie de l'une des deux extrémités longitudinales (101,
102) du boîtier (20) en étant coplanaires avec un plan d'oreilles (P27), qui est orienté
parallèlement à la paroi de façade (41).
9. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le détecteur
(12) comprend une patte (300) élastiquement déformable, pour la fixation du boîtier
(20) sur le chant (5, 6), la patte (300) s'étendant à l'extérieur du boîtier (20).
10. Détecteur (12) selon les revendications 8 et 9 considérées en combinaison, dans lequel
la patte (300) et l'une des oreilles (27) sont disposées parallèlement à l'une des
extrémités longitudinales (101), de sorte que le détecteur (12) peut être fixé au
chant (5 ; 6) par pincement du chant (5, 6) entre la patte (300) et ladite oreille
(27).
11. Détecteur (12) selon l'une des revendications 9 à 10, dans lequel la patte (300) comprend
deux jambes (302) définissant entre elles une ouverture (312) configurée pour recevoir
une nervure (320) appartenant à l'huisserie (1) et formée en surface du chant (5,
6), lorsque le détecteur (12) est monté sur le chant (5 ; 6).
12. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel les moyens
électroniques (24) comprennent un magnétomètre et/ou un accéléromètre.
13. Détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, dans lequel le détecteur
(12) comprend un embout palpeur (200) assemblé sur la partie palpeuse (51) de la tige
coudée (22).
14. Détecteur (12) selon la revendication 13, dans lequel une épaisseur de l'embout palpeur
(200) est supérieure à une épaisseur de la partie palpeuse (51) de la tige coudée
(22).
15. Huisserie (1), telle qu'une porte, une fenêtre ou un volet, comprenant :
• le détecteur (12) selon l'une quelconque des revendications précédentes ;
• le dormant (4) ;
• l'ouvrant (3), qui est monté mobile sur le dormant (4) ; et
• la ferrure mobile (112), portée par le chant (5; 6) appartenant au dormant (4) ou
à l'ouvrant (3), le boîtier (20) étant fixé audit chant (5; 6), la partie palpeuse
(51) de la tige coudée (22) du détecteur (12) étant actionnée en translation par la
ferrure mobile (112).