DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne de manière générale le domaine des dispositifs de
relevage de lit.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0002] Il existe un grand nombre de système de relevage de lit déjà sur le marché. Ce sont
des appareils souvent destinés exclusivement au relevage de literie. Un tel dispositif
vient s'adapter sous une literie neuve ou existante et permet de relever l'ensemble
de la literie (sommier, matelas, couette, oreillers, ...) à une hauteur de travail
choisie. Cette dernière permet aux utilisateurs d'obtenir une position de travail
confortable et un moyen de contrôle efficace du ménage sous le lit.
[0003] Un des problèmes concernant ces dispositifs est l'espace nécessaire pour installer
un tel dispositif dans une chambre. En effet, la plupart des dispositifs propose un
relevage par translation de la structure supportant le matelas, ce qui demande d'avoir
un espace de fonctionnement, non utilisable, au-delà de la surface utilisée par le
sommier, pour permettre le déplacement par translation de celui-ci. Ainsi, ce défaut
empêche certains dispositifs d'être proposés dans des chambres possédant de petites
surfaces.
[0004] En outre, ces systèmes doivent présenter une résistance et une durabilité suffisante
pour une utilisation fréquente. Plusieurs mécanismes différents existent, avec leurs
avantages et leurs défauts.
[0005] Le document
US4760615 concerne un système élévateur destiné à être utilisé pour soulever une plateforme,
par exemple un lit pour soulever et transporter des patients, qui comprend une plateforme
inclinable pour faciliter le positionnement des patients sur celle-ci et des sections
de plate-forme de tête et / ou de pied articulées pour augmenter le confort d'un patient
transporté dessus. Le mécanisme de levage est constitué de deux tiges filetées chacune
fixée à deux mécanismes à bielles articulées et reliées à ces dernières par leur articulation.
Ce mécanisme permet d'écarter ou de rapprocher les articulations des pieds l'une de
l'autre, de façon à lever ou baisser la plateforme, par exemple un lit. Cela présente
l'inconvénient de nécessiter 2 vérins ou tiges filetées si bien que la plateforme
n'est pas relevée uniformément. En outre, ce dispositif présente l'inconvénient de
concentrer l'effort au niveau des articulations des pieds du dispositif.
[0006] Le document
WO2007/014331 décrit un système de relevage d'un lit à base mobile et à pieds reliés et déplacés
par l'extension d'un vérin. Une tige filetée entrainée par un moteur permet d'écarter
les pieds en forme de X du dispositif, de façon à lever ou baisser le lit, les pieds
ciseaux s'ouvrant en roulant sur des galets de chenille. Ce document représente un
moyen de lever un lit de façon purement verticale. Cependant, les pieds du lit mobiles
afin d'ouvrir ou de fermer les pieds en ciseaux, nécessitent de pouvoir rouler sur
un espace conséquent, notamment sous le lit, provoquant une usure prématurée du sol
après un certain nombre d'utilisations, ou des disfonctionnements si la surface de
roulement n'est pas plane ou encombrée d'obstacles (vêtements, débris, déchets...).
[0007] Le document
FR3049180 propose le relevage d'un lit avec un châssis. Dans ce document, le relevage du lit
se fait par translation d'une structure supérieure sur lequel est posé le lit. Ainsi,
par des bras montés pivotants, le lit est relevé par une translation elliptique. Cela
demande, entre autres, un certain espace devant ou derrière le lit, car le relevage
n'est pas purement vertical.
[0008] Il est connu dans l'art antérieur un dispositif de levage de lit tel que présenté
dans le brevet
CN2630812U, dont les deux parties, tête de lit et pied de lit, possèdent chacune un mécanisme
indépendant, celui-ci pouvant produire un déplacement vertical de l'ensemble du lit
grâce à un mouvement synchrone des moteurs d'entrainement. Cependant leurs dispositifs
en deux parties et leurs structures résultent en une réduction de la stabilité et
en une réduction de la facilité d'installation et une augmentation du coût de fabrication.
De plus, si le système de synchronisation des moteurs se dérègle, l'utilisateur peut
se retrouver avec les pieds plus hauts que la tête ou vice-versa. En outre, le système
comprend des barres de soutien qui se croisent, ce qui provoque une augmentation de
l'épaisseur et donc de l'encombrement du dispositif, un usinage plus complexe, le
système présentant enfin des fragilités de par le placement des barres sur les articulations
et leur orientation.
[0009] Le document
WO201098232 A1 et
CN105398999 propose des dispositifs dont le fonctionnement est semblable à celui d'un « cric
». Ils présentent une liaison glissière permettant de relever par un mouvement, uniquement
vertical, une structure supérieure sur lequel un lit serait disposé. Un mécanisme
de type « cric » peut poser des problèmes de stabilité, et nécessiter un entretien
(lubrification / nettoyage / protection chemin de roulement) pour que la liaison glissière
présente durablement un fonctionnement stable. Sinon, elle peut présenter une usure
plus rapide ou demander une conception avec des matériaux plus résistants, mais potentiellement
plus onéreux. De plus, lorsque la liaison glissière est située à la base, le sol doit
être complètement plan (inconvénient commun à tous les mécanismes impliquant un roulement),
et assez durable (proscrivant, par exemple, l'utilisation de moquette sur le sol)
pour ne pas s'abimer lors du mouvement de la liaison glissière qui modifie la répartition
du poids du dispositif sur le sol. Enfin, en fonction des dispositifs, il peut se
créer un déséquilibre au niveau de la répartition des efforts et contraintes à cause
de la liaison glissière, particulièrement dans le
CN105398999.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0010] Il en résulte donc un besoin pour un dispositif simple, proposant une solution pour
réduire l'espace au sol nécessaire à son fonctionnement pour relever les lits ainsi
que l'espace nécessaire entre le sol et la literie existante pour l'installer. Le
dispositif ne doit pas gêner le ménage d'une chambre. Il doit en outre être stable,
solide et pouvoir s'adapter au plus grand nombre de chambres possible et ne pas induire
de contraintes concernant le choix des revêtements de sols ou la planéité ou la résistance
des matériaux du sol. Un autre inconvénient de l'art antérieur est que certaines solutions
induisent un coût de fabrication plus élevé, ou une plus grande fragilité par leur
complexité ou encore détériorent le sol et/ou provoquent des traces d'usure du sol
lorsque le fonctionnement dudit dispositif implique des frottements, roulements ou
autres mouvements au sol.
[0011] La présente invention a donc pour objet de proposer un système de relevage de lit,
permettant de palier au moins une partie des inconvénients de l'art antérieur en proposant
un système permettant de contrôler la hauteur du lit aux millimètres près à la montée
comme à la descente, de conception simple, peu onéreuse et facile d'entretien. L'invention
permet également l'adaptation du châssis à différentes largeurs de literie.
[0012] Ce but est atteint par un châssis de lit comprenant au moins :
- une structure inférieure disposée au sol comprenant deux barres parallèles dans le
même plan reliées par au moins une traverse,
- une structure supérieure comprenant deux barres parallèles aux barres dans le même
plan de la structure inférieure
- au moins quatre mécanismes à bielles, articulés sur chaque extrémité des barres parallèles
des structures inférieure et supérieure formés chacun par une paire respective de
bielles, inférieure et supérieure, articulées entre elles pour un premier jeu (1i,
1s) de barres parallèles en vis à vis vertical, et respectivement pour l'autre jeu
de barres parallèles en vis à vis vertical ;
au moins une barre transversale (X) entre chacun des jeux de barres parallèles en
vis à vis vertical appartenant aux deux structures inférieure et supérieure, cette
barre (X) étant articulée par une de ses extrémités sur la bielle supérieure et par
l'autre extrémité sur la barre située à l'opposé de la bielle supérieure, et au moins
une barre transversale (Y) entre chacun des jeux de barres parallèles en vis à vis
vertical appartenant aux deux structures inférieure et supérieure, cette barre (Y)
étant articulée par une de ses extrémités sur la bielle inférieure et par l'autre
extrémité sur la barre située à l'opposé de la bielle,
l'ensemble de chaque jeu de barres parallèles en vis à vis vertical (1i, 1s, et 2i,
2s), avec les bielles articulées le reliant (6a, 7a, 8a, 9a et 6b, 7b, 8b, 9b), formant
chacun un hexagone convexe déformable, le châssis de lit comprenant en outre :
- un vérin fixé entre la traverse de la structure inférieure et au moins une traverse
haute reliant les barres parallèles de la structure supérieure, ou les bielles supérieures
de deux mécanismes à bielles en vis-à-vis horizontal, pour engendrer des mouvements
des deux hexagones convexes déformables vers le haut permettant de soulever la structure
supérieure lors du déploiement du vérin,
les bielles articulées étant en outre configurés pour rendre mobile, lors de l'actionnement
du vérin, la structure supérieure par rapport à la structure inférieure, par un mouvement
sensiblement vertical, entre un plan situé à une hauteur minimale par rapport au sol
définissant une position basse et un plan situé à une hauteur maximale par rapport
au sol définissant une position haute.
[0013] Selon une particularité, le châssis de lit comprend deux barres transversales (X)
et deux barres transversales (Y), chaque barre (X) étant parallèle à la barre (Y)
en vis-à-vis vertical, et de préférence les barres transversales (X) travaillent en
traction tandis que les autres (Y) travaillent en compression.
[0014] Selon une particularité, les articulations entre les différentes bielles, et entre
les bielles et les structures supérieure et inférieure sont des articulations de type
charnière.
[0015] Selon une particularité, les bielles supérieures et inférieures sont séparées et
articulées par une articulation centrale.
[0016] Selon une particularité, le châssis de lit comprend en outre un moyen d'actionnement
du vérin relié audit vérin.
[0017] Selon une particularité, le vérin est électrique.
[0018] Selon une particularité, le vérin est hydraulique, et de préférence le fluide de
travail du vérin est un fluide hydraulique, préférentiellement une huile.
[0019] Selon une particularité, le vérin est un ressort à gaz multi-chambres.
[0020] Selon une particularité, le moyen d'actionnement du vérin est un boitier manuel,
de préférence disposé sous la literie.
[0021] Selon une particularité, le dispositif comprend en outre un moyen de commande à distance
du moyen d'actionnement du vérin, de préférence par une commande infra-rouge.
[0022] Selon une particularité, les barres de la structure supérieure présentent des encoches
latérales permettant d'introduire des traverses de stabilisation de literie.
[0023] Selon une particularité, le dispositif comprend plusieurs traverses de stabilisation
qui sont configurées pour coulisser entre elles et sont munies de trous de fixation
permettant d'obtenir des longueurs variables et réglables pour les adapter à la largeur
de la literie.
[0024] Selon une particularité, des pieds sont fixés à l'extrémité des traverses de stabilisation,
lesdits pieds présentant une hauteur permettant d'être posés au sol lorsque le système
est en position basse pour améliorer la stabilité du lit.
[0025] Selon une particularité, une articulation relie la traverse haute et le vérin.
[0026] La présente invention concerne aussi un système de relevage synchronisé qui comprend
deux châssis de lit selon l'une quelconque des revendications précédentes, chaque
châssis de lit comprenant un boitier de contrôle du moyen d'actionnement du vérin,
le système comprenant en outre
un contrôleur électronique incorporé dans chaque boitier et prenant le contrôle des
commandes du boitier, et
un moyen de liaison connectant au moins un contrôleur électronique d'un boitier de
contrôle, dit maître, à au moins un autre contrôleur électronique des boitiers de
contrôle, dit esclaves permettant au boitier maître de prendre le contrôle du ou des
boitiers esclaves pour synchroniser les mouvements de chaque châssis de lit.
[0027] On comprend des termes « avant » et « arrière » qu'ils sont utilisés dans la présente
description dans leur acception signifiant « les deux flancs opposés du châssis »
et ne doivent pas être interprétés de façon limitative.
[0028] On comprend des termes « position haute » et « position basse » qu'ils sont utilisées
dans la présente description dans leur acception signifiant respectivement « la configuration
du châssis dans laquelle ce dernier est à une hauteur maximal et complètement déployé
» et « la configuration à laquelle le châssis est à une hauteur minimale et complètement
abaissé » et ne doivent pas être interprétés de façon limitative.
[0029] On comprend par les termes mouvement «sensiblement» vertical, tout mouvement environ
vertical par rapport au sol. L'Homme du métier comprend ainsi que la direction du
mouvement sensiblement vertical peut ainsi être d'environ 90° par rapport au sol.
A l'inverse l'homme du métier comprend aisément qu'une trajectoire curviligne, par
exemple par une translation circulaire, n'est pas comprise dans cette définition.
[0030] On comprend par « en vis-à-vis vertical », deux éléments qui se font face dans deux
plans parallèles horizontaux. De même, deux éléments en « vis-à-vis horizontal » se
font face et sont dans deux plans parallèles verticaux. Ainsi deux éléments identiques
en vis-à-vis horizontal sont symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan vertical
située à même distance desdits éléments.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0031] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront à la
lecture de la description qui suit en référence aux figures annexées, qui illustre
:
- [Fig. 1] représente une vue en perspective d'un mode de réalisation du châssis de
lit,
- [Fig. 2] représente une vue en perspective d'un mode de réalisation du châssis de
lit, sur lequel un lit est disposé,
- [Fig. 3] représente une vue de profil du châssis en position haute (Fig. 3A) et en
position basse (Fig. 3B),
- [Fig. 4] représente une vue du dessus d'un châssis incorporant des traverses.
- [Fig. 5] représente un détail d'un mode de réalisation selon l'invention, en perspective.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0032] De nombreuses combinaisons peuvent être envisagées sans sortir du cadre de l'invention
; l'homme de métier choisira l'une ou l'autre en fonction des contraintes économiques,
ergonomiques, dimensionnelles ou autres qu'il devra respecter.
[0033] D'une manière générale, le châssis de lit de la présente invention est destiné à
supporter un sommier et un matelas pour former un lit. Il comprend un actionneur linéaire,
apte à déployer ledit châssis, cet actionneur linéaire étant par exemple un vérin.
Dans la présente description, on utilisera ainsi le terme « vérin » pour désigner
tout type d'actionneur linéaire.
[0034] De manière générale, la présente invention comporte un châssis de lit comprenant au
moins :
- une structure inférieure disposée au sol comprenant deux barres parallèles (1i, 2i)
dans le même plan reliées par au moins une traverse (3),
- une structure supérieure comprenant deux barres (1s, 2s) parallèles aux barres (1i,2i)
dans le même plan de la structure inférieure
- au moins quatre mécanismes à bielles (6a, 6b, 7a, 7b, 8a, 8b et 9a, 9b), articulés
sur chaque extrémité des barres parallèles des structures inférieure et supérieure
formés chacun par une paire respective de bielles, inférieure et supérieure, articulées
entre elles (6a,7a) respectivement (8a, 9a) pour un premier jeu (1i, 1s) de barres
parallèles en vis à vis vertical, et respectivement (6b,7b), (8b,9b), pour l'autre
jeu de barres parallèles (2i, 2s) en vis à vis vertical ;
au moins une barre transversale (X) entre chacun des jeux de barres parallèles en
vis à vis vertical (1i, 1s, respectivement 2i, 2s) appartenant aux deux structures
inférieure et supérieure, cette barre (X) étant articulée par une de ses extrémités
sur la bielle supérieure (7a, respectivement 7b, ou 9a, respectivement 9b) et par
l'autre extrémité sur la barre (1i, respectivement 2i) située à l'opposé de la bielle
supérieure, et de préférence, au moins une barre transversale (Y) entre chacun des
jeux de barres parallèles en vis à vis vertical (1i, 1s et 2i, 2s) appartenant aux
deux structures inférieure et supérieure, cette barre (Y) étant articulée par une
de ses extrémités sur la bielle inférieure (6a respectivement 6b, ou 8a respectivement
8b) et par l'autre extrémité sur la barre (1s, respectivement 2s) située à l'opposé
de la bielle,
l'ensemble de chaque jeu de barres parallèles en vis à vis vertical (1i, 1s, et 2i,
2s), avec les bielles articulées le reliant (6a, 7a, 8a, 9a et 6b, 7b, 8b, 9b), formant
chacun un hexagone convexe déformable, le châssis de lit étant caractérisé en ce qu'il
comprend en outre :
- un vérin (10) fixé entre la traverse (3) de la structure inférieure et au moins une
traverse haute (14) reliant les barres parallèles (1s, 2s) de la structure supérieure,
ou les bielles supérieures de deux mécanismes à bielles en vis-à-vis horizontal, (9a,
9b, ou 7a, 7b) pour engendrer des mouvements des deux hexagones convexes déformables
vers le haut permettant de soulever la structure supérieure lors du déploiement du
vérin (10),
les bielles articulées étant en outre configurés pour rendre mobile, lors de l'actionnement
du vérin (10), la structure supérieure par rapport à la structure inférieure, par
un mouvement sensiblement vertical, entre un plan situé à une hauteur minimale par
rapport au sol définissant une position basse et un plan situé à une hauteur maximale
par rapport au sol définissant une position haute.
[0035] Ainsi, tel qu'illustré à titre d'exemple et de manière non limitative à la figure
1, une barre (X
1) est articulée par une de ses extrémités sur une bielle supérieure (7a) et par l'autre
extrémité sur la barre (1i) située à l'opposé de la bielle. De la même façon, une
deuxième barre (X
2) est articulée par une de ses extrémités sur une bielle supérieure (7b) et par l'autre
extrémité sur la barre (2i) située à l'opposé de la bielle. Les deux barres (X
1, X
2) sont parallèles et en vis-à-vis horizontal. L'Homme du métier comprend aisément
que l'inverse serait possible, c'est-à-dire avoir une barre (X
1) articulée par une de ses extrémités sur une bielle supérieure (9a) et par l'autre
extrémité sur la barre (1i), et une deuxième barre (X
2) articulée par une de ses extrémités sur une bielle supérieure (9b) et par l'autre
extrémité sur la barre (2i).
[0036] Le vérin est connecté entre les 2 traverses (3, 14) par des articulations pour fonctionner
de manière optimale.
[0037] La présence des deux jeux de deux barres transversales (X, Y) est particulièrement
avantageuse. Ces barres permettent de transmettre le mouvement vertical. La suppression
de l'une ou de l'autre (X ou Y) entrainerait un déséquilibre et pourrait provoquer
le renversement du système. La barre en compression empêche que le système se renverse
d'un côté, et la barre en traction empêche le renversement de l'autre côté. Cela permet
donc avantageusement une stabilisation et une amélioration de la fiabilité du système.
[0038] Dans certains modes de réalisation, les barres transversales (X, Y) agissent dans
le même plan, et ne se croisent pas. Avantageusement, avoir toutes les barres agissant
dans le même plan permet un meilleur « rendement »de transmission des efforts. A l'inverse,
faire se croiser les barres aurait amené à affaiblir la structure. De même, travailler
sur deux plans parallèles aurait imposé aux barres des efforts de torsion, très difficile
et couteux à gérer. Ainsi, cette configuration des barres dans le même plan, sans
barres qui se croisent, permet de ne pas être contraints de faire passer une barre
à « travers » l'autre par l'intermédiaire d'une ouverture. Cette ouverture affaiblissant
la barre, il faudrait alors prévoir des sections renforcées couteuses et volumineuses.
Enfin, pour l'industrialisation, cela simplifie le prémontage en usine, sur la ligne
d'assemblage avant expédition.
[0039] Dans certains modes de réalisation, le châssis de lit comprend deux barres transversales
(X) et deux barres transversales (Y), chaque barre (X) étant parallèle à la barre
(Y) en vis-à-vis vertical.
[0040] Dans un mode de réalisation préférentiel, les barres transversales (X) travaillent
en traction tandis que les autres (Y) travaillent en compression. La section de la
barre en traction est configurée pour être suffisamment importante, et le matériau
suffisamment résistant pour compenser l'utilisation en traction de l'acier.
[0041] En effet, ces configurations permettent de ne pas avoir de croisement de barres,
qui réduirait la solidité des barres si l'une devait traverser l'autre ou être déportée
par rapport à l'autre, et une amplitude de mouvement accrue tout en réduisant l'encombrement
du châssis en position fermée.
[0042] Par exemple, l'utilisation de l'acier pour les barres en traction est optimale car
l'acier est un matériau particulièrement bon pour le travail en traction. Afin d'uniformiser
les matériaux sur le dispositif de l'invention, les barres soumises à la compression
peuvent aussi être réalisées en acier. Pour améliorer la résistance de l'acier en
compression, les barres soumises à la compression peuvent présenter une section de
tube rectangulaire, la résistance est ainsi accrue par rapport à la tôle pliée qui
peut être utilisée pour les barres (X) soumises à des forces de traction.
[0043] Dans certains modes de réalisation, le châssis de lit comprend deux traverses supérieures
(14, 15) reliant chacune les bielles supérieures de deux mécanismes à bielles en vis-à-vis
horizontal (9a, 9b, ou 7a, 7b), le vérin (10) étant fixé à l'une desdites traverses
(14). Cela permet avantageusement de transmettre les contraintes d'effort sur les
bielles plutôt que directement au niveau des articulations, plus fragiles.
[0044] Dans certains modes de réalisation, les articulations entre les différentes bielles,
et entre les bielles et les structures supérieure et inférieure sont des articulations
de type charnières.
[0045] En d'autres termes, lesdites articulations permettent des rotations sur un axe dans
seulement deux directions afin de permettre le mouvement sensiblement vertical.
[0046] Dans certains modes de réalisation, chaque mécanisme à bielles comprend une bielle
supérieure et une bielle inférieure séparées par une articulation centrale (5).
[0047] Avantageusement, la traverse haute (14) peut relier deux bielles supérieures en vis-à-vis
horizontal, en d'autres termes deux bielles supérieures avant ou arrière, du moment
que cela permet au vérin (10) d'avoir une orientation optimisée lors de son fonctionnement.
Ainsi, l'Homme du métier voit aisément comment concevoir la position des différentes
traverses afin d'avoir une optimisation de l'effort à fournir par le vérin (10).
[0048] Comme expliqué plus haut, l'actionneur linéaire, ou vérin peut être du type : vérin
électrique, ressort, vérin hydraulique, à gaz, ou un actionneur linéaire équivalent.
L'homme du métier comprenant aisément les actionneurs linéaires susceptibles d'être
utilisés pour permettre le fonctionnement du dispositif.
[0049] Le vérin (10) peut être un vérin à ressort, le moyen d'actionnement est alors un
déverrouillage et le vérin (10) est alors comprimé en appuyant sur le lit pour le
refermer. Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) est un vérin actionnable,
par exemple un vérin (10) hydraulique. Le châssis de lit comprend en outre un moyen
d'actionnement (13) du vérin (10) relié audit vérin.
[0050] Dans certains modes de réalisation, les barres de la structure supérieure présentent
des encoches latérales (18) permettant d'introduire des traverses (19, 20) de stabilisation
de literie.
[0051] Avantageusement, ces dernières permettent le support de la literie et stabilise la
literie lors des mouvements du châssis en répartissant les forces appliquées sur l'ensemble
de la surface.
[0052] Dans certains modes de réalisation, les traverses de stabilisation (191, 192, 201,
202) sont configurées pour coulisser entre elles et sont munies de trous de fixation
(21) permettant d'obtenir des longueurs variables et réglables pour l'adapter à la
largeur de la literie.
[0053] Ainsi, il peut y avoir deux paires de traverses de stabilisation (191, 192, 201,
202), chaque paire comprenant deux traverses de stabilisation (201, 202) qui coulissent
l'une par rapport à l'autre pour régler la largeur totale de la traverse de stabilisation
(20).
[0054] Avantageusement ces traverses sont munies de trous de fixation (21) pour consolider
l'ensemble. Ces moyens ont pour avantage d'incorporer dans le châssis des traverses
de longueurs réglables permettant de régler la largeur du châssis en fonction de la
taille du sommier. Le châssis est donc adaptable à toutes dimensions standards de
sommiers.
[0055] Dans certains modes de réalisation, pieds (22) sont fixés à l'extrémité des traverses
de stabilisation (191, 192, 201, 202), lesdits pieds (22) présentant une hauteur permettant
d'être posés au sol lorsque le système est en position basse pour améliorer la stabilité
du lit.
[0056] Avantageusement les pieds (22) présentent la hauteur adaptée pour être posés au sol
lorsque le système est en position basse. Ces moyens stabilisent le sommier en position
basse et permettent de supprimer les pieds du sommier et de rendre la structure du
châssis autoportante.
[0057] Dans certains modes de réalisation, une articulation (23) relie la traverse (14)
et le vérin (10). De préférence cette articulation (23) est déportée, comme illustrée
à titre d'exemple sur la figure 1, pour imposer une contrainte d'effort de traction
sur la traverse plutôt que de compression.
[0058] Avantageusement, les deux barres parallèles (1i, 2i) et la traverse (3) de la structure
inférieure sont disposées directement sur le sol, une telle configuration permet l'absence
de pied sur la structure inférieure et renforce la stabilité du lit, en particulier
lorsque le sol n'est pas plan.
[0059] Le châssis comprend ainsi deux hexagones convexes déformables, chaque hexagone étant
formé par deux mécanismes à bielles opposés et connectés à une barre de la structure
inférieure et une barre de la structure supérieure.
[0060] Par « hexagone convexe », on entend une figure géométrique fermée à six cotés dont
deux côtés non consécutifs ne se rencontrent pas et dont deux côtés consécutifs n'ont
en commun que l'un de leurs sommets. C'est ainsi un polygone dont tous les côtés sont
contenus dans le demi-plan limité par une droite passant par n'importe lequel de ses
côtés. Ce n'est donc pas un polygone étoilé, par exemple un hexagramme, dont les côtés
non consécutifs se croisent.
[0061] Dans certains modes de réalisation, le dispositif ne comprend pas de liaison glissière.
[0062] Avantageusement, cela permet de rendre le dispositif plus stable, grâce à une absence
de porte à faux, sa conception et mise en oeuvre sont rendus plus économique et entièrement
réalisable avec des outils de production simples. Enfin le dispositif sans liaison
glissière ne nécessite pas d'entretien (lubrification / nettoyage / protection du
chemin de roulement) et donc présente une fiabilisation plus importante du mouvement.
[0063] Dans certains modes de réalisation, la structure inférieure n'a pas de roue. Cela
permet de rendre le dispositif plus stable, et de pas abimer le sol au bout de multiples
utilisations du châssis.
[0064] De préférence, le vérin (10) est fixé sensiblement aux milieux des traverses pour
équilibrer la force de poussée du vérin sur le châssis (100).
[0065] Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) est électrique.
[0066] Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) est hydraulique, et de préférence
le fluide de travail du vérin est un fluide hydraulique, préférentiellement une huile.
[0067] Dans certains modes de réalisation, le châssis comprend en outre un moyen de commande
à distance du moyen d'actionnement (13) du vérin (10), de préférence par une commande
infra-rouge.
[0068] Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) est hydraulique, et comprend un
tube cylindrique (le cylindre) dans lequel un piston sépare le volume du cylindre
en deux chambres isolées l'une de l'autre. Un ou plusieurs orifices, dont l'ouverture
est permise par au moins une valve, permettent d'introduire ou d'évacuer un fluide
dans l'une ou l'autre des chambres et ainsi déplacer le piston.
[0069] Dans certains modes de réalisation, le moyen d'actionnement (13) du vérin (10) agit
mécaniquement sur l'ouverture d'une valve dudit vérin reliant les deux chambres du
piston lors de l'appui de l'utilisateur sur le moyen d'actionnement, qui contrôle
le passage du fluide de travail d'une chambre à l'autre dudit piston lors de l'actionnement
du châssis vers le haut, l'arrêt de l'appui sur le moyen d'actionnement stoppe le
mouvement dudit piston du vérin (10) et verrouille ledit châssis à une position déterminée
par l'utilisateur entre la position basse et la position haute.
[0070] Avantageusement, ce moyen d'actionnement (13) permet d'agir mécaniquement sur l'ouverture
et la fermeture d'une valve reliant deux chambres du vérin (10) séparées par le piston.
Lorsque l'utilisateur appui sur le moyen d'actionnement, cette valve s'ouvre et libère
le passage entre les deux chambres du vérin (10) et permet au fluide de travail contraint
par des différences de pressions ou de forces de passer d'une chambre à l'autre entrainant
le mouvement du piston. Lorsque l'utilisateur n'appuie pas sur le moyen d'actionnement,
cette valve est fermée, les mouvements du fluide sont stoppés. Ce dernier ne peut
plus passer d'une chambre à l'autre du piston et entrainer le mouvement du piston.
Le système devient statique et le châssis s'immobilise à une hauteur correspondant
à l'arrêt de l'appui sur le moyen d'actionnement. Le système est alors verrouillé
à une hauteur déterminée par l'utilisateur entre la position basse et la position
haute. Ainsi lors du levage du châssis de la position basse vers la position haute,
il est possible de contrôler de façon continue le déploiement du vérin (10) et de
le stopper, et par conséquence de contrôler la hauteur du châssis aux millimètres
près. L'ouverture et la fermeture de cette valve par simple appui sur le moyen d'actionnement
(13) par l'utilisateur permet de déverrouiller et verrouiller le châssis à des hauteurs
choisies.
[0071] Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) comprend une valve anti-retour
de la chambre contenant la tige du piston vers la chambre sans tige permettant, sous
l'effet d'une pression manuelle sur ledit châssis, au fluide de travail de passer
de la chambre sans tige à la chambre contenant la tige du piston entrainant l'abaissement
de la hauteur du châssis de façon contrôlée. Selon une variante, la valve d'ouverture
actionnée par le moyen d'actionnement et la valve anti-retour de la chambre contenant
la tige du piston vers la chambre sans tige du vérin (10) sont confondues. Ceci a
pour avantage de limiter le nombre d'ouverture entre les deux chambres afin de ne
pas fragiliser le mécanisme du vérin (10).
[0072] Dans certains modes de réalisation, le moyen d'actionnement du vérin (10) est une
pédale agissant par pression à travers une came sur l'ouverture d'une valve entre
la valve entre les deux chambres du piston dudit vérin (10). Ce moyen a pour avantage
d'être purement mécanique, facile d'utilisation et peu onéreux. La pédale peut être
de différentes formes pour faciliter l'ergonomie et la préhension par l'utilisateur.
A titre d'exemples non limitatifs, cette pédale peut présenter une forme en T ou en
U.
[0073] Dans certains modes de réalisation, le moyen d'actionnement (13) du vérin (10) est
un boitier manuel, de préférence disposé sous la literie. Dans le cas d'un vérin (10)
hydraulique, il agit par pression à travers un câble sur l'ouverture de la valve entre
les deux chambres du piston dudit vérin (10), par exemple en faisant mouvoir une came.
Ce moyen a pour avantage de permettre une commande manuelle du levage du châssis.
Avantageusement ce boitier peut être placé sous le sommier permettant à l'utilisateur
de manœuvrer deux lits jumeaux de façon simultanée pour les positionner à la même
hauteur.
[0074] Dans certains modes de réalisation, le vérin (10) est un ressort à gaz multi-chambres.
[0075] Avantageusement, ce moyen utilise un fluide de travail compressible, de préférence
un gaz inerte. A titre non limitatif, ce gaz peut être par exemple de l'azote. Ce
vérin (10) de poussée agit par équilibrage des pressions dans les chambres du piston
pour faire déployer le vérin (10) et s'amortit de façon naturelle en fin de course
du piston. Ce moyen a pour avantage d'être simple à mettre en œuvre et peu onéreux.
[0076] Selon une variante, avantageusement le fluide du vérin (10) est un fluide hydraulique,
de préférence une huile. Ce fluide est incompressible et permet d'obtenir du vérin
(10) des efforts plus importants et des vitesses plus précises. Ce moyen a pour avantage
de permettre de soulever des poids importants autorisant des châssis, des sommiers
et des matelas plus robustes et plus volumineux.
[0077] Dans certains modes de réalisation, le moyen d'actionnement (13) du vérin (10) est
un boitier manuel, de préférence disposé sous la literie.
[0078] Dans certains modes de réalisation, un système de relevage synchronisé comprend deux
châssis de lit (100) tel que décrit précédemment, chaque châssis de lit comprenant
un boitier de contrôle du moyen d'actionnement (13) du vérin (10), le système comprenant
en outre :
un contrôleur électronique incorporé dans chaque boitier et prenant le contrôle des
commandes du boitier, et
un moyen de liaison connectant au moins un contrôleur électronique d'un boitier de
contrôle, dit maître, à au moins un autre contrôleur électronique des boitiers de
contrôle, dit esclaves permettant au boitier maître de prendre le contrôle du ou des
boitiers esclaves pour synchroniser les mouvements de chaque châssis de lit.
[0079] Dans certains modes de réalisation, la liaison de servitude entre le boitier maître
et le ou les boitiers esclaves peut être activée ou désactivée par une commande, de
préférence à distance. A titre d'exemple non limitatif, la désactivation peut être
réalisée soit en débranchant ou branchant le moyen de liaison, soit en désactivant
ou en activant les contrôleurs des boitiers de contrôle. Avantageusement, l'activation
et la désactivation sur les contrôleurs des boitiers de contrôle peuvent se faire
par une commande à distance. Cette fonction permet à l'utilisateur, selon son besoin,
de désolidariser les mouvements des deux châssis de lits qui composent le dispositif
de synchronisation de relevage de lits et de travailler à des hauteurs différentes
notamment pour le changement des couchages.
[0080] Dans certains modes de réalisation, le moyen de liaison entre le boitier maître et
le boitier esclave est un câble électronique. Avantageusement, ce câble permet d'assurer
une connexion robuste entre les deux boitiers de contrôle et évite des interférences
électroniques pouvant provenir d'autres commandes à distance.
[0081] Dans certains modes de réalisation, le contrôleur désactive les commandes à distance
du boitier esclave lorsque ce dernier détecte une relation de servitude à un boitier
maitre.
[0082] Dans certains modes de réalisation, le châssis comprend un système de batterie intégré,
de préférence rechargeable. Dans certains modes de réalisation, le système de batterie
comprend un indicateur de charge de ladite batterie.
[0083] Dans certains modes de réalisation, comme par exemple illustré de manière non limitative
à la figure 1, le dispositif châssis de lit (100) comprend des barres de soutien,
formées par des barres transversales (X, Y) afin de rigidifier ledit châssis de lit
(100) et d'accompagner le mouvement de celui-ci, par un travail en traction et en
compression. La structure supérieure comprend des traverses de stabilisation (19,
20) permettant de supporter et de stabiliser un lit, par exemple un sommier et un
matelas, en particulier lors du mouvement purement vertical de ladite structure supérieure
(1s, 2s) et donc du lit. La largeur de ces traverses (19, 20) sont réglables en fonction
de la largeur du lit. Par exemple, la figure 2 illustre un exemple de mode de réalisation
non limitatif de la présente invention, dans lequel le châssis de lit supporte un
sommier (12) et un lit par des paires de traverses de stabilisations (191, 192, 201,
202). Dans cet exemple, le lit, plus précisément le sommier (12), comprend lui-même
des pieds, mais il est possible que les pieds soient ajoutés directement sur les traverses
de stabilisation. Sur ces deux figures, le vérin (10) est fixé à la traverse supérieure
(14) connectée aux deux bielles supérieures (7a, 7b) par une articulation (23), utilisée
comme un levier afin de décupler la puissance du vérin (10).
[0084] Dans certains modes de réalisation, comme par exemple illustré de manière non limitative
à la figure 3, le dispositif peut, par un actionnement du vérin (10), rendre mobile,
par un mouvement sensiblement vertical, la structure supérieure par rapport à la structure
inférieure, entre un plan situé à une hauteur minimale par rapport au sol définissant
une position basse et un plan situé à une hauteur maximale par rapport au sol définissant
une position haute. Ce mouvement sensiblement vertical est permis par les articulations
(5) des bielles, de façon à permettre ce mouvement. La hauteur peut être choisie par
l'utilisateur La hauteur est réglable de la position basse à la position haute. Le
mouvement est créé par le vérin (10) agissant sur un levier afin de de démultiplier
la force du vérin (10).
[0085] Dans certains modes de réalisation, comme par exemple illustré de manière non limitative
à la figure 4, le châssis de lit (100) comprend trois traverses différentes (3, 14,
15), une (3) au sol reliant les barres parallèles de la structure inférieure, et deux
(14, 15) reliant les bielles supérieures de chaque côté, avant et arrière, dudit châssis
(100). Il est à noter qu'ici le boitier de contrôle (130) est représenté sur une des
traverses supérieures (15), afin d'être facilement accessible manuellement ou à la
visée par commande à distance. Cependant, ce boitier pourrait être disposé sur une
autre traverse ou sur une autre barre, par exemple sur la structure du lit sous lequel
est positionné le châssis.
[0086] Dans certains modes de réalisation, comme par exemple illustré de manière non limitative
à la figure 5, la fixation du vérin (10) à une traverse haute (14), est réalisé par
une articulation dudit vérin (11). La traverse haute (14) est elle-même reliée aux
bielles supérieures (9a, 9b). Sur cette figure, les traverses de stabilisation de
literie ne sont pas représentées.
[0087] On comprendra aisément à la lecture de la présente demande que les particularités de
la présente invention, comme généralement décrits et illustrés dans les figures, puissent
être arrangés et conçus selon une grande variété de configurations différentes. Ainsi,
la description de la présente invention et les figures afférentes ne sont pas prévues
pour limiter la portée de l'invention mais représentent simplement des modes de réalisation
choisis.
[0088] L'homme de métier comprendra que les caractéristiques techniques d'un mode de réalisation
donné peuvent en fait être combinées avec des caractéristiques d'un autre mode de
réalisation à moins que l'inverse ne soit explicitement mentionné ou qu'il ne soit
évident que ces caractéristiques sont incompatibles. De plus, les caractéristiques
techniques décrites dans un mode de réalisation donné peuvent être isolées des autres
caractéristiques de ce mode à moins que l'inverse ne soit explicitement mentionné.
[0089] Il doit être évident pour les personnes versées dans l'art que la présente invention
permet des modes de réalisation sous de nombreuses autres formes spécifiques sans
l'éloigner du domaine défini par la portée des revendications jointes, ils doivent
être considérés à titre d'illustration et l'invention ne doit pas être limitée aux
détails donnés ci-dessus.
LISTE DES SIGNES DE REFERENCE
[0090]
1 i. Barre parallèle de la structure inférieure
2i. Barre parallèle de la structure inférieure
1s. Barre parallèle de la structure supérieure
2s. Barre parallèle de la structure supérieure
3. Traverse de la structure inférieure
4.
5. Articulation centrale de bielle
6a, 6b, 8a, 8b. Bielle inférieure
7a, 7b, 9a, 9b. Bielle supérieure
10. Vérin
11. Articulation du vérin
12. Sommier
13. Moyen d'actionnement du vérin
130. Boitier de contrôle du moyen d'actionnement
14. Traverse haute
15. Traverse haute
X1, X2. Barres transversales
Y1, Y2. Barres transversales
18. Encoches latérales
19, 20 (191, 192, 201, 202). Traverses de stabilisation de literie
21. Trous de fixation
22. Pieds
23.
100. Châssis de lit
1. Châssis de lit comprenant au moins :
- une structure inférieure disposée au sol comprenant deux barres parallèles (1i,
2i) dans le même plan reliées par au moins une traverse (3),
- une structure supérieure comprenant deux barres (1s, 2s) parallèles aux deux barres
parallèles (1i,2i) dans le même plan de la structure inférieure
- au moins quatre mécanismes à bielles (6a, 6b, 7a, 7b, 8a, 8b et 9a, 9b), articulés
sur chaque extrémité des barres parallèles des structures inférieure et supérieure
formés chacun par une paire respective de bielles, inférieure et supérieure, articulées
entre elles (6a,7a) respectivement (8a, 9a) pour un premier jeu (1i, 1s) de barres
parallèles en vis à vis vertical, et respectivement (6b,7b), (8b,9b), pour l'autre
jeu de barres parallèles (2i, 2s) en vis à vis vertical ;
- au moins une barre transversale (X) entre chacun des jeux de barres parallèles en
vis à vis vertical (1i, 1s, respectivement 2i, 2s) appartenant aux deux structures
inférieure et supérieure, cette barre (X) étant articulée par une de ses extrémités
sur la bielle supérieure (7a, respectivement 7b, ou 9a, respectivement 9b) et par
l'autre extrémité sur la barre (1i, respectivement 2i) située à l'opposé de la bielle
supérieure,
- au moins une barre transversale (Y) entre chacun des jeux de barres parallèles en
vis à vis vertical (1i, 1s et 2i, 2s) appartenant aux deux structures inférieure et
supérieure, cette barre (Y) étant articulée par une de ses extrémités sur la bielle
inférieure (6a respectivement 6b, ou 8a respectivement 8b) et par l'autre extrémité
sur la barre (1s, respectivement 2s) située à l'opposé de la bielle,
le châssis de lit étant
caractérisé en ce que l'ensemble de chaque jeu de barres parallèles en vis à vis vertical (1i, 1s, et 2i,
2s), avec les bielles articulées le reliant (6a, 7a, 8a, 9a et 6b, 7b, 8b, 9b), formant
chacun un hexagone convexe déformable, et
en ce que le châssis comprend en outre :
- un vérin (10) fixé entre la traverse (3) de la structure inférieure et au moins
une traverse haute (14) reliant les barres parallèles (1s, 2s) de la structure supérieure,
ou les bielles supérieures de deux mécanismes à bielles en vis-à-vis horizontal, (9a,
9b, ou 7a, 7b) pour engendrer des mouvements des deux hexagones convexes déformables
vers le haut permettant de soulever la structure supérieure lors du déploiement du
vérin (10),
les bielles articulées étant en outre configurés pour rendre mobile, lors de l'actionnement
du vérin (10), la structure supérieure par rapport à la structure inférieure, par
un mouvement sensiblement vertical, entre un plan situé à une hauteur minimale par
rapport au sol définissant une position basse et un plan situé à une hauteur maximale
par rapport au sol définissant une position haute.
2. Châssis de lit selon la revendication précédente, qui comprend deux barres transversales
(X) et deux barres transversales (Y), chaque barre (X) étant parallèle à la barre
(Y) en vis-à-vis vertical, et de préférence les barres transversales (X) travaillent
en traction tandis que les autres (Y) travaillent en compression.
3. Châssis de lit selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
les articulations entre les différentes bielles, et entre les bielles et les structures
supérieure et inférieure sont des articulations de type charnière.
4. Châssis de lit selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
les bielles supérieures et inférieures sont séparées et articulées par une articulation
centrale (5).
5. Châssis de lit selon l'une quelconque des revendications précédentes, le châssis de
lit comprend en outre un moyen d'actionnement (13) du vérin (10) relié audit vérin
(10)
6. Châssis de lit selon la revendication précédente, comprenant en outre un moyen de
commande à distance du moyen d'actionnement (13) du vérin (10), de préférence par
une commande infra-rouge.
7. Châssis de lit selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les barres de la structure supérieure (1s, 2s) présentent des encoches latérales
(18) permettant d'introduire des traverses (19, 20) de stabilisation de literie.
8. Châssis de lit selon la revendication précédente dans lequel le dispositif comprend
plusieurs traverses de stabilisation (191, 192, 201, 202) qui sont configurées pour
coulisser entre elles et sont munies de trous de fixation (21) permettant d'obtenir
des longueurs variables et réglables pour les adapter à la largeur de la literie.
9. Châssis de lit selon l'une des revendications 7 à 8 caractérisé en ce que des pieds (22) sont fixés à l'extrémité des traverses de stabilisation (191, 192,
201, 202), lesdits pieds (22) présentant une hauteur permettant d'être posés au sol
lorsque le système est en position basse pour améliorer la stabilité du lit.
10. Châssis de lit selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une articulation (23) relie la traverse haute (14) et le vérin (10).
11. Système de relevage synchronisé caractérisé en ce qu'il comprend deux châssis de lit (100) selon les revendications 5 ou 6 à 10 en combinaison
avec la revendication 5, chaque châssis de lit (100) comprenant un boitier de contrôle
du moyen d'actionnement du vérin (10), le système comprenant en outre
un contrôleur électronique incorporé dans chaque boitier et prenant le contrôle des
commandes du boitier, et
un moyen de liaison connectant au moins un contrôleur électronique d'un boitier de
contrôle (130), dit maître, à au moins un autre contrôleur électronique des boitiers
de contrôle (130), dit esclaves permettant au boitier maître de prendre le contrôle
du ou des boitiers esclaves pour synchroniser les mouvements de chaque châssis de
lit.