[0001] L'invention concerne un dispositif de levage pour élément de construction.
[0002] L'invention concerne également un élément de construction muni d'un tel dispositif
de levage.
[0003] L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un tel élément de construction.
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION
[0004] La mise en œuvre de prédalles pour bâtir les planchers d'un bâtiment permet de gagner
un temps considérable sur la construction de ce bâtiment. Typiquement, une prédalle
est fabriquée sur un site de production de manière à être suffisamment légère pour
être transportable jusqu'à un chantier de construction d'un bâtiment, et suffisamment
résistante pour supporter le poids de la dalle de compression coulée ensuite sur elle
sur le chantier.
[0005] Sur un chantier de construction d'un bâtiment, la réalisation d'un plancher en utilisant
de telles prédalles consiste ainsi à installer en premier lieu un ensemble de prédalles
en appui sur des murs de refend, de façade ou des poutres du bâtiment, de manière
à couvrir toute la surface du plancher à réaliser.
[0006] Afin de pouvoir manipuler les prédalles en usine et sur chantier, celles-ci comportent
usuellement des dispositifs de levage dont l'un d'entre eux est illustré à la figure
1. De tels dispositifs comportent ainsi une boucle de levage 100 prolongée par deux
jambes 101, 102 s'étendant à l'opposée l'une de l'autre.
[0007] Lors de la fabrication d'une prédalle précontrainte par exemple, on pose un lit inférieur
de fils de précontrainte 103 dans le fond d'un moule puis on vient poser chaque dispositif
de levage sur l'un de ces fils. On fait alors effectuer au dispositif de levage un
quart de tour de manière que les jambes 101, 102 dudit dispositif se retrouvent sous
le lit inférieur de fils de précontrainte et donc qu'un fil de précontrainte se trouve
à l'intérieur de la boucle ; ce fil sécurisant le dispositif de levage. Un lit supérieur
104 est ensuite posé par-dessus l'ensemble avant que du béton ne soit coulé dans le
moule pour former le corps en béton de la prédalle. Une fois le béton pris, les différents
dispositifs de levage se retrouvent solidarisés à la prédalle avec les jambes 101,
102 des dispositifs de levage emprisonnées dans le corps en béton et les boucles 100
des dispositifs de levage dépassant de la face supérieure de la prédalle.
[0008] Sur chantier, ou en usine, comme visible à la figure 2, des crochets d'un engin de
levage, de type grue, sont ainsi accrochés aux différentes boucles 100 ce qui permet
de soulever puis de manipuler les prédalles pour les positionner sur le bâtiment en
construction.
[0009] Bien que faciles à installer, de tels dispositifs de levage peuvent fragiliser la
structure du corps en béton les enrobant. Ainsi, lorsque la prédalle est soulevée,
le corps en béton à tendance à se fissurer progressivement autour des différents dispositifs
de levage ce qui peut provoquer à terme un déchaussement de l'un ou plusieurs de ces
dispositifs de levage hors du corps en béton. Cela pose en conséquence des problèmes
de sécurité vis-à-vis des personnes travaillant sur le chantier ou en usine.
OBJET DE L'INVENTION
[0010] Un but de l'invention est de proposer un dispositif de levage pour élément de construction
permettant de limiter un risque d'arrachement dudit dispositif du corps de l'élément
de construction lors de la manipulation de celui-ci.
[0011] Un but de l'invention est également de proposer un élément de construction muni d'un
tel dispositif de levage.
[0012] Un but de l'invention est également de proposer un procédé de fabrication d'un tel
élément de construction.
RESUME DE L'INVENTION
[0013] En vue de la réalisation de ce but, on propose, selon l'invention, un dispositif
de levage pour élément de construction comprenant au moins deux branches comprenant
chacune au moins :
- un sommet ;
- deux jambes issues de ce sommet, chaque jambe comprenant au moins :
- une première partie, les deux premières parties formant avec le sommet une boucle
de levage,
- une deuxième partie qui prolonge la première partie, et
- une troisième partie prolongeant la deuxième partie et formant une extrémité libre
de la jambe ;
une première extrémité libre de la première branche et une première extrémité libre
de la deuxième branche étant agencées côte à côte et une deuxième extrémité libre
de la première branche et une deuxième extrémité libre de la deuxième branche étant
agencées côte à côte.
[0014] De la sorte, lorsque l'invention est intégrée à un élément de construction et que
ce dernier est soulevé par l'intermédiaire de l'invention, la présence des quatre
jambes et des deux branches permet de bien mieux répartir dans l'élément de construction
les efforts subis au niveau de l'invention.
[0015] L'invention permet en conséquence de limiter un risque de fissuration du béton autour
d'elle lors de la manipulation de l'élément de construction et en conséquence de limiter
un risque qu'il ne soit arraché dudit élément de construction.
[0016] Ceci permet notamment d'assurer un niveau de sécurité élevé à des personnes travaillant
sur chantier ou en usine lors d'une manipulation d'un élément de construction incorporant
l'invention.
[0017] Les inventeurs ont ainsi pu mettre au point un dispositif de levage permettant de
tripler une capacité mécanique à l'arrachement relativement aux dispositifs de levage
de l'art antérieur.
[0018] Optionnellement le dispositif comporte au moins une barre agencée dans le dispositif
de levage de sorte à s'étendre transversalement aux deux branches en étant fixée aux
deux jambes d'une paire de jambe agencées côte à côte de la première branche et de
la deuxième branche. Optionnellement les deux branches sont conformées de sorte que
leurs sommets soient fixés entre eux ou simplement accolés.
[0019] Optionnellement les deux troisièmes parties d'au moins l'une des branches s'étendent
parallèlement entre elles selon des directions opposées.
[0020] Optionnellement les deux branches sont conformées de sorte que leurs extrémités libres
soient parallèles entre elles. Optionnellement la barre est agencée de sorte à s'étendre
entre les deuxièmes parties de la paire de jambes associée. Optionnellement au moins
une des deuxièmes parties forme un coude.
[0021] Optionnellement le dispositif comporte au moins une deuxième barre agencée dans le
dispositif de sorte à s'étendre transversalement aux deux branches en étant fixée
aux deux jambes de l'autre paire de jambes agencées côte à côte de la première branche
et de la deuxième branche. Optionnellement les deux branches sont identiques. Optionnellement
au moins l'un des sommets est au centre de la branche associée.
[0022] Optionnellement le dispositif comprend une troisième branche comportant au moins
un sommet ; deux jambes issues de ce sommet, chaque jambe comprenant au moins :
- une première partie, les deux premières parties formant avec le sommet une boucle
de levage,
- une deuxième partie qui prolonge la première partie, et
- une troisième partie prolongeant la deuxième partie et formant une extrémité libre
de la jambe ;
une première extrémité libre de la troisième branche étant agencée côte à côte de
la première extrémité libre de la première branche et de la première extrémité libre
de la deuxième branche ; et une deuxième extrémité libre de la troisième branche étant
agencée côte à côte de la deuxième extrémité libre de la première branche et de la
deuxième extrémité libre de la deuxième branche.
[0023] Optionnellement le dispositif comprend au moins une barre agencée dans le dispositif
de levage de sorte à s'étendre longitudinalement aux deux branches.
[0024] Optionnellement le dispositif comprend au moins deux barres agencées dans le dispositif
de levage de sorte à s'étendre longitudinalement aux deux branches.
[0025] Optionnellement le dispositif de levage pour élément de construction comprend au
moins deux branches comprenant chacune au moins :
- un sommet ;
- deux jambes issues de ce sommet, chaque jambe comprenant au moins :
- une première partie, les deux premières parties formant avec le sommet une boucle
de levage,
- une deuxième partie qui prolonge la première partie, et
- une troisième partie prolongeant la deuxième partie et formant une extrémité libre
de la jambe ;
une première extrémité libre de la première branche et une première extrémité libre
de la deuxième branche étant agencées côte à côte et une deuxième extrémité libre
de la première branche et une deuxième extrémité libre de la deuxième branche étant
agencées côte à côte,
les deux branches étant conformées de sorte que leur sommet respectif soient fixés
entre eux ou bien accolés sans être fixés entre eux,
le dispositif comportant au moins une barre agencée dans le dispositif de levage de
sorte à s'étendre transversalement aux deux branches en étant fixée aux deux jambes
d'une paire de jambe agencées côte à côte de la première branche et de la deuxième
branche.
[0026] L'invention concerne également un élément de construction comprenant un corps en
béton et au moins un dispositif de levage tel que précité dont au moins les extrémités
libres sont incorporées dans le corps en béton.
[0027] On rappelle qu'un élément de construction est préfabriqué sur un site de production
pour être transporté, par exemple, sur un chantier de construction d'un bâtiment afin
d'y être installée.
[0028] Optionnellement, l'élément de construction est une prédalle.
[0029] Optionnellement l'élément de construction comprend au moins quatre dispositifs de
levage agencé chacun dans l'un des quatre coins respectifs de l'élément de construction.
L'invention concerne également un procédé de fabrication d'un élément de construction
comprenant les étapes de :
- poser un lit inférieur d'armatures dans un moule de fabrication,
- poser au moins un dispositif de levage tel que précité dans le moule de sorte qu'au
moins l'une des extrémités libres s'étende parallèlement à au moins l'une des armatures
du lit inférieur d'armature en étant accolée à ladite armature,
- poser un lit supérieur d'armatures sur l'ensemble formé par le lit inférieur d'armatures
et le au moins un dispositif de levage,
- couler du béton dans le moule jusqu'à recouvrir partiellement le dispositif de levage
afin qu'au moins les extrémités libres du dispositif de levage soient incorporées
dans le corps en béton de l'élément de construction.
[0030] Optionnellement on pose le lit supérieur d'armatures de sorte que la barre s'étende
parallèlement aux armatures du lit supérieur en étant accolée à l'une des armatures
du lit supérieur.
[0031] Pour toute la présente demande, les termes « inférieur », « supérieur », « hauteur
», « longueur » ... doivent être entendus par rapport à la position en service du
dispositif de levage soit la position du dispositif de levage une fois solidarisé
à l'élément de construction.
[0032] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de
la description qui suit de modes de réalisation particuliers non limitatifs de l'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0033] Les figures 1 et 2 concernent l'art antérieur et ont déjà été décrites. On rappelle
ainsi que :
La figure 1 illustre une prédalle de l'art antérieur en cours de fabrication ;
La figure 2 illustre une prédalle de l'art antérieur en train d'être soulevée au niveau
d'une boucle de levage de l'art antérieur de ladite prédalle ;
L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit en référence
aux figures annexées parmi lesquelles :
La figure 3 est une vue en trois dimensions d'un dispositif de levage selon un premier
mode de réalisation de l'invention ;
La figure 4 est une vue en trois dimensions d'un dispositif de levage selon un deuxième
mode de réalisation de l'invention ;
La figure 5 est une vue en trois dimensions d'un dispositif de levage selon un troisième
mode de réalisation de l'invention ;
La figure 6a représente schématiquement une prédalle munie d'un dispositif de levage,
tel que celui représenté la figure 3, la prédalle étant en train d'être soulevée ;
la figure 6b symbolise les efforts appliqués en interne de la prédalle illustrée à
la figure 6a lorsqu'elle est soulevée.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0034] En référence à la figure 3, selon un premier mode de réalisation, le dispositif de
levage 1 comprend uniquement deux branches à savoir une première branche 2 et une
deuxième branche 3. Les deux branches 2, 3 sont ici identiques entre elles.
[0035] La première branche 2 comporte un sommet 4 dont les deux extrémités sont prolongées
respectivement par une première jambe et une deuxième jambe. Les deux jambes sont
ici identiques entre elles.
[0036] Le sommet 4 est dans le cas présent arrondi. Le sommet 4 forme en conséquence un
arc de cercle. De préférence, on conforme ce sommet 4 de manière à correspondre à
la forme qui épouse la forme d'un crochet de levage d'un engin de levage que l'on
souhaite associer audit sommet 4.
[0037] La première jambe est ici constituée d'une première partie 5, d'une deuxième partie
6 et d'une troisième partie 7. La première partie 5 forme une extrémité libre de la
première jambe et s'étend rectilignement selon un premier axe A.
[0038] La première partie est prolongée d'une deuxième partie 6 formant zone de jonction
entre la troisième partie 7 et la première partie 5. Cette deuxième partie 6 forme
ici un coude arrondi dont un bras s'étend selon le premier axe A et dont l'autre bras
s'étend selon un deuxième axe B qui est incliné par rapport au premier axe A (i.e.
ni parallèle ni orthogonal au premier axe) .
[0039] La troisième partie 7 s'étend donc rectilignement à son tour selon le deuxième axe
B entre le deuxième bras du coude et le sommet 4.
[0040] La deuxième jambe est également constituée d'une première partie 8, d'une deuxième
partie 9 et d'une troisième partie 10.
[0041] La première partie 8 forme une extrémité libre de la deuxième jambe et s'étend rectilignement
selon le même premier axe A.
[0042] La première partie 8 est prolongée d'une deuxième partie 9 formant zone de jonction
entre la troisième partie 10 et la première partie 8 de la deuxième jambe. Cette deuxième
partie 10 forme ici un coude arrondi dont un bras s'étend selon le premier axe A et
dont l'autre bras s'étend selon un troisième axe C qui est incliné par rapport au
premier axe A.
[0043] La troisième partie 10 s'étend donc rectilignement à son tour selon le troisième
axe C entre le deuxième bras du coude et le sommet 4. En conséquence les deux troisièmes
parties 7, 10 de la première branche 2 forment conjointement avec le sommet 4 une
boucle de levage.
[0044] La première branche 2 a ainsi une forme générale d'arceau prolongé par deux pattes
(les deux extrémités libres 5, 8 de la première branche 2). Les deux extrémités libres
5, 8 s'étendent ainsi selon le même premier axe A mais des directions différentes
: l'une part vers un premier côté du dispositif de levage 1 et l'autre vers un deuxième
côté opposé dudit dispositif de levage 1.
[0045] Dans le cas présent, le sommet 4 se situe au centre de la première branche 2. Optionnellement,
les deux premières parties 5, 8 ont une même longueur entre elles, de même que les
deuxièmes parties 6, 9 ont une même longueur entre elles, de même également que les
troisièmes parties 7, 10 ont une même longueur entre elles.
[0046] La deuxième branche comporte également un sommet 11 dont les deux extrémités sont
prolongées respectivement par une première jambe et une deuxième jambe. Les deux jambes
sont ici identiques entre elles.
[0047] Le sommet 11 est ici arrondi. Le sommet 11 forme en conséquence un arc de cercle.
De préférence, on conforme ce sommet 11 de manière à correspondre à la forme qui épouse
la forme d'un crochet de levage d'un engin de levage que l'on souhaite associer audit
sommet 11.
[0048] La première jambe est ici constituée d'une première partie 12, d'une deuxième partie
13 et d'une troisième partie 14. La première partie 12 forme une extrémité libre de
la première jambe et s'étend rectilignement selon un quatrième axe D qui est parallèle
mais non confondu avec le premier axe A.
[0049] La première partie 12 est prolongée d'une deuxième partie 13 formant zone de jonction
entre la troisième partie et la première partie. Cette deuxième partie 13 forme ici
un coude arrondie dont un bras s'étend selon le quatrième axe D et dont l'autre bras
s'étend selon un cinquième axe E qui est incliné par rapport au quatrième axe D.
[0050] La troisième partie 13 s'étend donc rectilignement à son tour selon le cinquième
axe E entre le deuxième bras du coude et le sommet 11.
[0051] La deuxième jambe est également constituée d'une première partie 15, d'une deuxième
partie 16 et d'une troisième partie 17.
[0052] La première partie 15 forme une extrémité libre de la deuxième jambe et s'étend rectilignement
selon le même quatrième axe D.
[0053] La première partie 15 est prolongée d'une deuxième partie 16 formant zone de jonction
entre la troisième partie 17 et la première partie 15 de la deuxième jambe. Cette
deuxième partie 16 forme ici un coude arrondi dont un bras s'étend selon le quatrième
axe D et dont l'autre bras s'étend selon un sixième axe F qui est incliné par rapport
au quatrième axe D.
[0054] La troisième partie 17 s'étend donc rectilignement à son tour selon le sixième axe
F entre le deuxième bras du coude et le sommet 11. En conséquence les deux troisièmes
parties 14, 17 de la deuxième branche 3 forment conjointement avec le sommet 11 une
deuxième boucle de levage.
[0055] La deuxième branche 3 a ainsi une forme générale d'arceau prolongé par deux pattes
(les deux extrémités libres 12, 15 de la deuxième branche 3). Les deux extrémités
libres 12, 15 s'étendent ainsi selon le même quatrième axe D mais des directions différentes
: l'une part vers un premier côté du dispositif de levage 1 et l'autre vers un deuxième
côté opposé dudit dispositif de levage 1.
[0056] Dans le cas présent, le sommet 11 se situe au centre de la deuxième branche 3. Optionnellement,
les deux premières parties 12, 15 ont une même longueur entre elles, de même que les
deuxièmes parties 13, 16 ont une même longueur entre elles, de même également que
les troisièmes parties 14, 17 ont une même longueur entre elles.
[0057] Par ailleurs, les quatre extrémités libres 5, 8, 12, 15 du dispositif de levage 1
sont parallèles entre elles, la première extrémité libre 5 de la première branche
2 et la première extrémité libre 12 de la deuxième branche 3 étant agencées côte à
côte, sur le premier côté du d dispositif de levage 1, et la deuxième extrémité libre
8 de la première branche 2 et la deuxième extrémité libre 15 de la deuxième branche
3 sont agencées côte à côte, sur le deuxième côté du dispositif de levage 1.
[0058] Les deux branches 2, 3 sont par exemple formées chacune d'une unique tige conformée
comme précitée. Par exemple les deux tiges sont en métal. Typiquement les deux tiges
sont en acier telles que des barres en acier B235C (conforme à la norme NFA35-015
de juillet 2019) ou équivalent.
[0059] Par ailleurs, les deux branches 2, 3 sont conformées de sorte que leurs deux sommets
4, 11 soient accolés entre eux sans être fixés l'un à l'autre. En variante les deux
sommets 4, 11 sont fixés entre eux par exemple par une soudure.
[0060] Ainsi, les deux branches 2, 3 ne s'étendent pas dans leur intégralité parallèlement
l'une à l'autre. Seules les extrémités libres 5, 8, 12, 15 des branches 2, 3 s'étendent
en réalité parallèlement les unes aux autres mais les zones centrales des deux branches
2, 3 s'étendent en direction l'une vers l'autre. Typiquement le deuxième axe B, le
troisième axe C, le cinquième axe E et le sixième axe F sont sensiblement concourants
en un point se situant à l'aplomb des deux sommets 4, 11. Les deux branches 2, 3 sont
donc inclinées en direction l'une de l'autre pour se rejoindre à leur sommet 4, 11.
[0061] Les deux branches 2, 3, et donc leurs deux sommets 4, 11, définissent conjointement
un cavalier de levage.
[0062] Dès lors lorsque les quatre extrémités libres 5, 8, 12, 15 reposent à plat sur un
plan horizontal, le reste du dispositif de levage 1 s'élève vers le haut en direction
du centre du dispositif de levage 1. Le dispositif de levage 1 a ainsi une forme générale
en dôme.
[0063] De façon préférée, les deux branches 2, 3 sont conformées de sorte que la distance
les séparant (au niveau de leurs premières extrémités libres 5, 12 et/ou au niveau
de leurs deuxième extrémités libres 8, 15) soit sensiblement égale à la distance séparant
deux armatures d'un lit inférieur d'armatures que l'on souhaite lui associer.
[0064] Par ailleurs, le dispositif de levage 1 peut comporter au moins une barre de renfort
18, et dans le cas présent au moins deux barres de renfort, à savoir une première
barre 18 et une deuxième barre 19. Les deux barres 18, 19 sont ici identiques entre
elles.
[0065] Chaque barre 18, 19 est agencée de sorte à s'étendre transversalement entre les deux
branches 2, 3. Chaque barre 18, 19 s'étend ainsi rectilignement.
[0066] Chaque barre 18, 19 est par exemple conformée en une unique tige droite. Par exemple
les barres 18, 19 sont en métal. Typiquement les barres 18, 19 sont en acier telles
que des barres 18, 19 en acier de même nuance que les branches 2, 3 ou en acier B500
(tel qu'un acier B500 haute adhérence). Chaque barre 18, 19 présente un diamètre plus
important que celui des branches 2, 3 ou encore, de préférence, un diamètre moins
important ou identique à celui des branches 2, 3.
[0067] La première barre 18 s'étend ici entre la première jambe de la première branche 2
et la première jambe de la deuxième branche 3 en étant fixée à chacune de ces jambes.
La première barre 18 s'étend selon un septième axe G qui est ici orthogonal au premier
axe A et au troisième axe C. Typiquement la première barre 18 s'étend entre les deux
deuxièmes parties 6, 13 de la première jambe de la première branche 2 et de la première
jambe de la deuxième branche 3 de sorte à reposer dans leurs coudes.
[0068] La première barre 18 est d'une longueur supérieure à la distance séparant les deux
deuxièmes parties 6, 13 de la première jambe de la première branche 2 et de la première
jambe de la deuxième branche 3 de sorte à dépasser extérieurement de la première branche
2 et de la deuxième branche 3. La première barre 18 dépasse dans le cas présent largement
des deux branches 2, 3. La première barre 18 dépasse par exemple de part et d'autre
des deux branches 2, 3 sur une distance à chaque fois au moins égale à celles des
extrémités libres des branches 2, 3. La première barre 18 est en outre centrée de
sorte à dépasser autant d'un côté du dispositif de levage 1 comme de l'autre.
[0069] La première barre 18 s'étend ici au-dessus des deux branches 2, 3.
[0070] La deuxième barre 19 s'étend ici entre la deuxième jambe de la première branche 2
et la deuxième jambe de la deuxième branche 3 en étant fixée à chacune de ces jambes.
La deuxième barre 19 s'étend selon un huitième axe H qui est ici orthogonal au premier
axe A et au troisième axe C et donc parallèle mais non confondu avec le septième axe
G. Typiquement la deuxième barre 19 s'étend entre les deux deuxièmes parties 9, 16
de la deuxième jambe de la première branche 2 et la deuxième jambe de la deuxième
branche 3 de sorte à reposer dans leurs coudes.
[0071] La deuxième barre 19 est d'une longueur supérieure à la distance séparant les deux
deuxièmes parties 9, 16 de la deuxième jambe de la première branche 2 et la deuxième
jambe de la deuxième branche 3 de sorte à dépasser extérieurement de la première branche
2 et de la deuxième branche 3. La deuxième barre 19 dépasse dans le cas présent largement
des deux branches 2, 3. La deuxième barre 19 dépasse par exemple de part et d'autre
des deux branches 2, 3 sur une distance à chaque fois au moins égale à celles des
extrémités libres des branches 2, 3. La deuxième barre 19 est en outre centrée de
sorte à dépasser autant d'un côté du dispositif de levage 1 comme de l'autre.
[0072] La deuxième barre 19 s'étend ici au-dessus des deux branches 2, 3.
[0073] Ainsi, les deux barres 18, 19 encadrent le cavalier de levage formé au centre du
dispositif de levage 1.
[0074] De préférence, chaque barre 18, 19 est fixée au dispositif de levage 1. Par exemple
chaque barre 18, 19 est fixée au dispositif de levage 1 par une soudure au niveau
de chaque connexion de la barre à la jambe associée.
[0075] De façon préférée, les deux barres 18, 19 sont conformées de sorte que la distance
les séparant soit sensiblement égale à la distance séparant deux armatures d'un lit
supérieur d'armatures que l'on souhaite associer au lit inférieur d'armatures précité.
[0076] On va à présent décrire un procédé de fabrication d'une prédalle P incorporant au
moins un tel dispositif de levage 1 en référence aux figures 1, 6a et 6b.
[0077] A cet effet, au cours d'une première étape, on agence au fond d'un moule M de prédalle
le lit inférieur d'armatures Rinf. Ce lit inférieur Rinf est, de façon connue en soi,
formé d'une succession de barres ou de fils s'étendant parallèlement entre eux selon
une direction générale X, en étant écartés deux à deux d'une même distance.
[0078] Puis au cours d'une deuxième étape on vient poser sur ce lit inférieur Rinf au moins
un dispositif de levage 1 tel qu'il vient d'être décrit. A cet effet on positionne
le dispositif de levage 1 de sorte que les extrémités libres 5, 8, 12, 15 s'étendent
parallèlement à la direction générale X, les deux extrémités libres 5, 8 de la première
branche 2 s'étendant le long d'une des armatures du lit inférieur et les deux extrémités
libres 12, 15 de la deuxième branche 3 s'étendant le long d'une des armatures du lit
inférieur immédiatement adjacente à la première desdites armatures. Ainsi le dispositif
de levage 1 s'avère relativement aisé à positionner du fait que la distance interbranche
a été choisie sensiblement identique à la distance inter-armatures. En outre il suffit
de simplement poser le dispositif sur le lit inférieur Rinf pour qu'il soit correctement
en place pour la suite de la fabrication de la prédalle P.
[0079] De préférence on agence dans le moule M de la prédalle P au moins quatre dispositifs
de levage 1 tous identiques entre eux. Typiquement un dispositif de levage 1 est agencé
à chaque coin du moule M afin d'être ultérieurement associé à l'un des coins de la
prédalle P.
[0080] Au cours d'une troisième étape, on vient poser le lit supérieur Rsup d'armatures
sur le lit inférieur Rinf et les dispositifs de levage 1. Ce lit supérieur Rsup est,
de façon connue en soi, formé d'une succession de barres s'étendant parallèlement
entre elles selon une direction générale Y, en étant écartées deux à deux d'une même
distance. La direction générale Y est sensiblement orthogonale à la direction générale
X.
[0081] Par ailleurs on positionne le lit supérieur Rsup d'armatures de sorte que les barres
18, 19 s'étendent parallèlement à la direction générale Y, une des barres 18 s'étendant
le long d'une des armatures et l'autre des barres 19 le long d'une autre des armatures
immédiatement adjacente à la première desdites armatures. Ainsi le lit supérieur Rsup
d'armatures s'avère relativement aisé à positionner du fait que la distance inter-barre
a été choisie sensiblement identique à la distance interarmature.
[0082] En conséquence le cavalier de levage est agencé sensiblement au centre d'un encadrement
délimité par deux armatures Rinf successives et deux armatures Rsup successives.
[0083] Au cours d'une quatrième étape on vient alors couler du béton dans le moule pour
former un corps de béton de la prédalle. On coule bien entendu le béton de sorte à
n'enrober qu'en partie les dispositifs de levage 1. Typiquement les dispositifs de
levage 1 sont conformés pour que les extrémités libres 5, 8, 12, 15, les deuxièmes
parties 6, 9, 13, 16, les barres 18, 19 et une portion des troisièmes parties 7, 10,
14, 17 soient englobés dans le corps en béton. De la sorte, seuls les sommets 4, 11
et une portion des troisièmes parties 7, 10, 14, 17 s'étendent en saillie d'une face
supérieure du corps en béton.
[0084] Une fois le béton pris, on peut sortir du moule M une prédalle P présentant donc
un corps en béton dans lequel sont intégrés au moins quatre dispositifs de levage
1 aux quatre coins de la prédalle P.
[0085] On a ainsi proposé une solution simple pour équiper la prédalle P de dispositifs
de levage 1.
[0086] Par ailleurs, comme plus visible aux figures 6a et 6b, chaque dispositif de levage
1 est conformé de sorte que les extrémités libres 5, 8, 12, 15 de ses branches 2,
3 s'étendent parallèlement aux armatures Rinf. En conséquence lorsque l'on soulève
la prédalle P au niveau des dispositifs de levage 1, les sollicitations exercées par
les dispositifs de levage 1 dans le corps de la prédalle P s'exercent majoritairement
parallèlement aux armatures Rinf. Ceci limite un risque de fissuration du béton au
niveau des dispositifs de levage.
[0087] De façon avantageuse, la présence de deux branches 2, 3 et de quatre jambes par dispositif
de levage 1 participe à une meilleure répartition des efforts dans la prédalle P lorsqu'elle
est soulevée. Ceci limite encore davantage un risque de fissuration du béton au niveau
des dispositifs de levage 1.
[0088] En outre, la forme même des branches 2, 3 en arceaux des différents dispositifs de
levage 1 facilite l'arcboutement des dispositifs lorsqu'ils sont soulevés. Ceci limite
encore davantage un risque de fissuration du béton au niveau des dispositifs de levage
1.
[0089] Par ailleurs, les barres 18, 19 permettent de leur côté de limiter un risque de déformation
des branches 2, 3 lorsque la prédalle P est soulevée. Ceci limite encore davantage
un risque de fissuration du béton au niveau des dispositifs de levage 1.
[0090] Par ailleurs, les barres 18, 19 permettent localement de fretter le béton du corps
de la prédalle 1. Ceci limite encore davantage un risque de fissuration du béton au
niveau des dispositifs de levage 1.
[0091] De plus les barres 18, 19 permettent de faciliter la stabilisation des différents
dispositifs de levage 1 sur le lit inférieur Rinf. On garantit ainsi une bonne altimétrie
des dispositifs 1 dans le moule de fabrication M et donc dans la prédalle P achevée.
En conséquence, on assure un bon enrobage des portions inférieures des dispositifs
de levage 1 dans la prédalle P, en particulier des extrémités libres 5, 8, 12, 15
et des barres 18, 19 notamment vis-à-vis de la face inférieure de la prédalle P. Les
dispositifs sont donc bien implantés en profondeur dans la prédalle P. Ceci limite
encore davantage un risque de fissuration du béton au niveau des dispositifs de levage
1.
[0092] En référence à la figure 4, un deuxième mode de réalisation va être à présent décrit.
[0093] Ce deuxième mode de réalisation est identique au premier mode de réalisation à la
différence qu'il présente une troisième branche supplémentaire 20 agencée entre la
première branche 2 et la deuxième branche 3.
[0094] Tout ce qui a été dit pour le premier mode de réalisation est donc également applicable
ici même en ce qui concerne la distance inter-barre et la distance interbranche (la
première branche 2 et la deuxième branche 3 conservant leur écartement du premier
mode de réalisation puisque la troisième branche 20 est agencée entre ces deux branches
2, 3). De la même façon le procédé de fabrication précité et la prédalle P précitée
sont également applicables au présent deuxième mode de réalisation.
[0095] La troisième branche 20 est ici identique aux deux autres branches 2, 3.
[0096] La troisième branche 20 comporte ainsi un sommet 27 dont les deux extrémités sont
prolongées respectivement par une première jambe et une deuxième jambe. Les deux jambes
sont ici identiques entre elles.
[0097] Le sommet 27 est dans le cas présent arrondi. Le sommet 27 forme en conséquence un
arc de cercle. De préférence, on conforme ce sommet 27 de manière à correspondre à
la forme qui épouse la forme d'un crochet de levage d'un engin de levage que l'on
souhaite associer audit sommet 27.
[0098] La première jambe est ici constituée d'une première partie 21, d'une deuxième partie
22 et d'une troisième partie 23. La première partie 21 forme une extrémité libre de
la première jambe et s'étend rectilignement selon un neuvième axe I parallèle mais
non confondu avec le premier axe A. La première partie 21 est prolongée d'une deuxième
partie 22 formant zone de jonction entre la troisième partie 23 et la première partie
21. Cette deuxième partie 22 forme ici un coude arrondi dont un bras s'étend selon
le neuvième axe I et dont l'autre bras s'étend selon un dixième axe J qui est incliné
par rapport au neuvième axe I.
[0099] La troisième partie 23 s'étend donc rectilignement à son tour selon le dixième axe
J entre le deuxième bras du coude et le sommet 27.
[0100] La deuxième jambe est également constituée d'une première partie 24, d'une deuxième
partie 25 et d'une troisième partie 26.
[0101] La première partie 24 forme une extrémité libre de la deuxième jambe et s'étend rectilignement
selon le même neuvième axe I.
[0102] La première partie 24 est prolongée d'une deuxième partie 25 formant zone de jonction
entre la troisième partie 26 et la première partie 24 de la deuxième jambe. Cette
deuxième partie 25 forme ici un coude arrondi dont un bras s'étend selon le neuvième
axe I et dont l'autre bras s'étend selon un onzième axe K qui est incliné par rapport
au neuvième axe I.
[0103] La troisième partie 26 s'étend donc rectilignement à son tour selon le onzième axe
K entre le deuxième bras du coude et le sommet 27. En conséquence les deux premières
parties de la troisième branche 30 forment conjointement avec le sommet 27 une boucle
de levage.
[0104] La troisième branche 30 a ainsi une forme générale d'arceau prolongé par deux pattes
(les deux extrémités libres 21, 24 de la branche 30). Les deux extrémités libres 21,
24 s'étendent ainsi selon le même axe mais des directions différentes : l'une part
vers le premier côté du dispositif de levage 1 et l'autre vers le deuxième côté opposé
dudit dispositif de levage 1.
[0105] Dans le cas présent, le sommet 27 se situe au centre de la troisième branche 20.
Optionnellement, les deux premières parties 21, 24 ont une même longueur entre elles,
de même que les deuxièmes parties 22, 25 ont une même longueur entre elles, de même
également que les troisièmes parties 23, 26 ont une même longueur entre elles.
[0106] Par ailleurs, les six extrémités libres 5, 21, 12, 8, 24, 15 du dispositif de levage
1 sont parallèles entre elles, la première extrémité libre 5 de la première branche
2, la première extrémité libre 12 de la deuxième branche 3 et la première extrémité
libre 21 de la troisième branche 20 étant agencées côte à côte, sur le premier côté
du dispositif de levage, avec la première extrémité libre 21 de la troisième branche
20 encadrée par les premières extrémités libres 5, 12 de la première branche 2 et
de la deuxième branche 3, et la deuxième extrémité libre 8 de la première branche
2, la deuxième extrémité libre 15 de la deuxième branche 3 et la troisième extrémité
libre 24 de la troisième branche 20 étant agencées côte à côte, sur le deuxième côté
du dispositif de levage, avec la deuxième extrémité libre 24 de la troisième branche
20 encadrée par les deuxièmes extrémités libres 5, 12 de la première branche 2 et
de la deuxième branche 3.
[0107] La troisième branche 3 est par exemple formée d'une unique tige conformée comme précitée.
Par exemple la tige est une tige métallique.
[0108] Par ailleurs, la troisième branche 3 est conformée de sorte que les trois sommets
4, 11, 27 soient accolés entre eux sans être fixés entre eux. En variante au moins
deux et de préférence les trois sommets 4, 11, 27 sont fixés entre eux, par exemple
par une soudure.
[0109] Ainsi, les trois branches 2, 3, 30 ne s'étendent pas dans leur intégralité parallèlement
l'une à l'autre. Seules les extrémités libres 5, 21, 12, 8, 24, 15 des branches 2,
3, 30 s'étendent en réalité parallèlement les unes aux autres mais les zones centrales
de la première branche 2 et de la deuxième branche 3 s'étendent en direction l'une
vers l'autre et de la troisième branche 20. Typiquement le deuxième axe B, le troisième
axe C, le cinquième axe E, le sixième axe F, le dixième axe J et le onzième axe K
sont sensiblement concourants en un point se situant à l'aplomb des trois sommets
4, 11, 27. La première branche 2 et la deuxième branche 3 sont donc inclinées en direction
l'une de l'autre et de la troisième branche centrale 20 pour toutes se rejoindre à
leurs sommets 4, 11, 27.
[0110] Les trois branches 2, 3, 20, et donc leurs trois sommets 4, 11, 27, définissent conjointement
un cavalier de levage. Dès lors, lorsque les six extrémités libres 5, 21, 12, 8, 24,
15reposent à plat sur un plan horizontal, le reste du dispositif de levage 1 s'élève
vers le haut en direction du centre du dispositif de levage 1. La troisième branche
20 est alors sensiblement verticale et les deux autres branches 2, 2 inclinées vers
l'intérieur du dispositif de levage 20 pour atteindre la troisième branche 20 centrale.
Le dispositif de levage 1 a ainsi une forme générale en dôme.
[0111] Chaque barre 18, 19 s'étend en conséquence entre les trois deuxièmes parties 6, 13,
22, 9, 16, 25 des jambes associées de sorte à reposer dans leurs coudes. Dans le cas
présent, chaque barre 18, 19 est fixée aux trois branches 2, 3, 20, par exemple par
une soudure.
[0112] La troisième branche 20 participe également à réduire un risque de fissuration du
béton du corps de la prédalle P. En référence à la figure 5, un troisième mode de
réalisation va être à présent décrit.
[0113] Ce troisième mode de réalisation est identique au premier mode de réalisation à la
différence que le dispositif de levage 1 comporte au moins une barre de renfort complémentaire.
[0114] Tout ce qui a été dit pour le premier mode de réalisation est donc également applicable
ici. De la même façon le procédé de fabrication précité et la prédalle P précitée
sont également applicables au présent troisième mode de réalisation.
[0115] Comme il a été précisé ci-dessus, le dispositif de levage 1 selon le troisième mode
de réalisation comporte au moins une barre complémentaire de renfort et dans le cas
présent au moins deux barres complémentaires de renfort à savoir une troisième barre
28 et une quatrième barre 29. La troisième barre 28 et la quatrième barre 29 sont
ici identiques entre elles.
[0116] A la différence de la première barre 18 et de la deuxième barre 19 qui sont des barres
transversales et qui s'étendent ainsi transversalement aux branches 2, 3 (et donc
en service aux fils de précontrainte), la troisième barre 28 et la quatrième barre
29 sont des barres longitudinales qui s'étendent parallèlement aux extrémités libres
des deux branches 2, 3. La troisième barre 28 et la quatrième barre 29 s'étendent
ainsi rectilignement.
[0117] La troisième barre 28 et la quatrième barre 29 sont par exemple conformées chacune
en une unique tige droite. Par exemple les barres 28, 29 sont en métal. Typiquement
les barres 28, 29 sont en acier telles que des barres 28, 29 en acier de même nuance
que les branches 2, 3 ou en acier B500 (tel qu'un acier B500 haute adhérence).
[0118] De préférence la troisième barre 28 et la quatrième barre 29 présentent un diamètre
identique à celui des branches 2, 3, 20. En variante la troisième barre 28 et la quatrième
barre 29 présentent un diamètre moins important ou plus important que celui des branches
2, 3, 20. La troisième barre 28 et la quatrième barre 29 présentent un diamètre plus
important, égal ou moins important que celui de la première barre 18 et de la deuxième
barre 19.
[0119] La troisième barre 28 s'étend ici le long de la première branche 2 selon un douzième
axe L parallèle mais non confondu au premier axe A.
[0120] Dans le cas présent, la troisième barre 28 est fixée à une extrémité sur la première
jambe de la première branche 2 et à une autre extrémité sur la deuxième jambe de la
première branche 2. La première extrémité de la troisième barre 28 se trouve ainsi
à niveau de la deuxième partie 6 ou de la première partie 5 de la première jambe et/ou
la deuxième extrémité de la troisième barre 28 se trouve ainsi à niveau de la deuxième
partie 9 ou de la première partie 8 de la première jambe.
[0121] La troisième barre 28 est par exemple fixée à la première branche 2 par soudage.
[0122] Plus précisément la troisième barre 28 est fixée à la première branche 2 de manière
à former un flanc externe à ladite première branche 2. La troisième barre 28 est donc
située à l'extérieur du cavalier de levage.
[0123] La troisième barre 28 est par ailleurs d'une longueur inférieure à celle de la première
branche 2 de sorte à ne pas dépasser des deux extrémités libres de la première branche
2. La troisième barre 28 est en outre centrée sur la première branche 2 (sur la longueur
de celle-ci).
[0124] La quatrième barre 29 s'étend ici le long de la deuxième branche 3 selon un treizième
axe M parallèle mais non confondu au quatrième axe D.
[0125] Dans le cas présent, la quatrième barre 29 est fixée à une extrémité sur la première
jambe de la deuxième branche 3 et à une autre extrémité sur la deuxième jambe de la
deuxième branche 3. La première extrémité de la quatrième barre 29 se trouve ainsi
à niveau de la deuxième partie 13 ou de la première partie 12 de la deuxième jambe
et/ou la deuxième extrémité de la quatrième barre 29 se trouve ainsi à niveau de la
deuxième partie 16 ou de la première partie 15 de la deuxième jambe.
[0126] La quatrième barre 29 est par exemple fixée à la deuxième branche 3 par soudage.
[0127] Plus précisément la quatrième barre 29 est fixée à la deuxième branche 3 de manière
à former un flanc externe à ladite deuxième branche 3. La quatrième barre 29 est donc
située à l'extérieur du cavalier de levage.
[0128] La quatrième barre 29 est par ailleurs d'une longueur inférieure à celle de la deuxième
branche 3 de sorte à ne pas dépasser des deux extrémités libres de la deuxième branche
3. La quatrième barre 29 est en outre centrée sur la deuxième branche 3 (sur la longueur
de celle-ci).
[0129] Les quatre barres 18, 19, 28, 29, encadrent ainsi le cavalier de levage formé au
centre du dispositif de levage. Optionnellement la première barre 18 s'étend non seulement
entre les deux branches 2, 3 mais également entre la troisième barre 28 et la quatrième
barre 29 sensiblement orthogonalement à la troisième barre 18 et la quatrième barre
19. La première barre 18 s'étend en outre de manière à dépasser de la troisième barre
28 et de la quatrième barre 29. La première barre 18 s'étend au-dessus de la troisième
barre 28 et de la quatrième barre 29 ou s'étend en-dessous.
[0130] De même la deuxième barre 19 s'étend non seulement entre les deux branches 2, 3 mais
également entre la troisième barre 28 et la quatrième barre 29 sensiblement orthogonalement
à la troisième barre 18 et la quatrième barre 19. La deuxième barre 19 s'étend en
outre de manière à dépasser de la troisième barre 28 et de la quatrième barre 29.
La deuxième barre 19 s'étend au-dessus de la troisième barre 28 et de la quatrième
barre 29 ou s'étend en-dessous.
[0131] De préférence, la première barre 18 (et/ou la deuxième barre 19) est fixée à la troisième
barre 28 et/ou la quatrième barre 29 au niveau de leurs croisement. Cette fixation
est par exemple assurée par une soudure.
[0132] La troisième barre 28 et la quatrième barre 29 participent également à réduire un
risque de fissuration du béton du corps de la prédalle P. En effet, ces barres 28
et 29 permettent à la fois de compléter le frettage du corps en béton dans la zone
où elles sont implantées. En outre, ces barres 28 et 29 permettent de retarder la
déformation et l'écartement des deux branches 2 et 3 dues aux efforts de levage du
dispositif (c'est ce que l'on appelle l'effet buton) .
[0133] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et on
peut y apporter des variantes de réalisation sans sortir du cadre de l'invention.
[0134] En particulier, bien qu'ici l'élément de construction soit une prédalle, l'élément
de construction associé à un ou des dispositifs de levage pourra être différent et
être ainsi par exemple une plaque ou tout autre élément avec un corps en béton de
faible épaisseur. Dans le cas d'une prédalle, l'élément de construction pourra être
une prédalle précontrainte (dans le cas d'une prédalle précontrainte le réseau inférieur
d'armatures sera un réseau inférieur de fils de précontraintes et le réseau supérieur
un réseau supérieur de barres de répartition) ou encore une prédalle en béton armé.
[0135] Le dispositif pourra comporter un nombre différent de branches que ce qui a été indiqué
à condition d'en comporter au moins deux. De même chaque branche pourra comporter
un nombre différent de jambes que ce qui a été indiqué à condition que le dispositif
comporte au moins deux jambes. De même chaque jambe pourra comporter davantage de
parties que ce qui a été indiqué. De même chaque dispositif pourra comporter un plus
grand nombre de barre (transversale et/ou longitudinale) que ce qui a été indiqué
à condition d'en comporter au moins une.
[0136] Bien qu'ici les branches soient identiques entre elles, les branches pourront pour
certaines ou pour toutes être différentes entre elles. De même bien qu'ici les jambes
soient identiques entre elles, les jambes pourront pour certaines ou pour toutes être
différentes entre elles. De même bien qu'ici les barres soient identiques entre elles,
les barres (transversales et/ou longitudinales) pourront pour certaines ou pour toutes
êtres différentes entre elles.
[0137] De manière générale les différentes options, variantes et modes de réalisations décrits
pourront être combinés entre eux. A titre d'exemple non limitatif on pourra ainsi
avoir un dispositif à trois branches comme dans le deuxième mode de réalisation avec
des barres longitudinales de renfort comme dans le troisième mode de réalisation.
On pourra par exemple alors avoir seulement une barre longitudinale (par exemple mais
de manière non limitative associée à la branche centrale) ou bien deux barres longitudinales
(par exemple mais de manière non limitative associées aux branches externes) ou bien
trois barres longitudinales (chacune associée à l'une des branches).
[0138] Dans le cas où l'élément de construction comportera plusieurs dispositifs de levage,
il pourra comporter des dispositifs tous identiques entre eux ou partiellement identiques
entre eux ou tous différents les uns des autres. Le dispositif pourra ne pas comporter
de barres. Dans ce cas les branches seront fixées entre elles par exemple au niveau
de leur sommet. Les branches seront par exemple soudées entre elles.
[0139] Dans tous les cas, le dispositif forme bien entendu un ensemble d'un seul tenant.
[0140] Les deuxièmes parties seront de préférence distinctes les unes des autres. Les deuxièmes
parties seront de préférence espacées les unes des autres. De préférence, les deuxièmes
parties ne se toucheront pas.
[0141] Le procédé pourra être différent de ce qui a été décrit. Par exemple on pourra envisager
de solidariser au moins l'un des dispositifs de levage au lit inférieur d'armatures
et/ou au lit supérieur d'armatures par exemple en le ligaturant à une ou plusieurs
armatures Rinf et/ou à une ou plusieurs armatures Rsup.
[0142] Bien qu'ici on fasse reposer le dispositif sur le lit inférieur dans le moule de
fabrication (et non dans le fond du moule directement), on pourra agencer autrement
le dispositif dans le moule de fabrication de l'élément de construction. Par exemple
on pourra poser le dispositif directement dans le fond du moule ou bien de préférence
le poser sur un ou des cales d'enrobage reposant elle(s)-même (s) dans le fond du
moule. On pourra également faire reposer le dispositif dans le moule par l'intermédiaire
des branches et non des barres comme ce qui a été décrit ici.Par ailleurs, le lit
d'armatures inférieur pourra lui-même reposer sur le fond du moule ou de préférence
être disposé à une distance donnée du fond du moule. Ceci peut être réalisé soit à
l'aide d'une ou de plusieurs cale d'enrobages (par exemple si le lit est constitué
de barres d'armatures comme c'est le cas pour une prédalle en béton armé) soit grâce
à la mise en tension dudit lit (par exemple si le lit est constitué de fils de précontrainte
comme c'est le cas pour une prédalle précontrainte).
[0143] Les dispositifs pourront tous êtres agencés de la même manière ou pourront partiellement
être agencés de la même manière ou pourront tous être agencés différemment dans l'élément
de construction.
[0144] De manière générale les différentes options, variantes et modes de réalisations décrits
pourront être combinés entre eux.
1. Dispositif de levage pour élément de construction comprenant au moins deux branches
(2, 3) comprenant chacune au moins :
- un sommet (4, 11) ;
- deux jambes issues de ce sommet, chaque jambe comprenant au moins :
• une première partie (5, 12, 8, 15), les deux premières parties formant avec le sommet
une boucle de levage,
• une deuxième partie (6, 13, 9, 16) qui prolonge la première partie, et
• une troisième partie (7, 14, 10, 17) prolongeant la deuxième partie et formant une
extrémité libre de la jambe ;
une première extrémité libre de la première branche et une première extrémité libre
de la deuxième branche étant agencées côte à côte et une deuxième extrémité libre
de la première branche et une deuxième extrémité libre de la deuxième branche étant
agencées côte à côte
2. Dispositif de levage selon la revendication 1, dans lequel les deux troisièmes parties
d'un au moins l'une des branches (2, 3) s'étendent parallèlement entre elles selon
des directions opposées.
3. Dispositif de levage selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel les
deux branches (2, 3) sont conformées de sorte que leurs extrémités libres soient parallèles
entre elles.
4. Dispositif de levage selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la barre (18)
est agencée de sorte à s'étendre entre les deuxièmes parties de la paire de jambes
associée.
5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel au moins l'une des deuxièmes
parties (6, 13, 9, 16) forme un coude.
6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, comprenant au moins une deuxième
barre (19) agencée dans le dispositif de levage de sorte à s'étendre transversalement
aux deux branches (2, 3) en étant fixée aux deux jambes de l'autre paire de jambe
agencées côte à côte de la première branche et de la deuxième branche.
7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel les deux branches (2,
3) sont identiques.
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel au moins l'un des sommets
(4, 11) est au centre de la branche associée.
9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, comprenant une troisième branche
(20) comportant au moins un sommet (27) ; deux jambes issues de ce sommet, chaque
jambe comprenant au moins :
• une première partie (22, 25), les deux premières parties formant avec le sommet
une boucle de levage,
• une deuxième partie (23, 26) qui prolonge la première partie, et
• une troisième partie (24, 27) prolongeant la deuxième partie et formant une extrémité
libre de la jambe ;
une première extrémité libre de la troisième branche étant agencée côte à côte de
la première extrémité libre de la première branche et de la première extrémité libre
de la deuxième branche ; et une deuxième extrémité libre de la troisième branche étant
agencée côte à côte de la deuxième extrémité libre de la première branche et de la
deuxième extrémité libre de la deuxième branche.
10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, comprenant au moins une barre (28)
agencée dans le dispositif de levage de sorte à s'étendre longitudinalement aux deux
branches.
11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, comprenant au moins deux barres
(28, 29) agencées dans le dispositif de levage de sorte à s'étendre longitudinalement
aux deux branches.
12. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, dans lequel les deux branches sont
conformées de sorte que leur sommet respectif soient fixés entre eux ou bien accolés
sans être fixés entre eux.
13. Dispositif selon l'une des revendication 1 à 12, comprenant au moins une barre (18)
agencée dans le dispositif de levage de sorte à s'étendre transversalement aux deux
branches en étant fixée aux deux jambes d'une paire de jambe agencées côte à côte
de la première branche et de la deuxième branche
14. Elément de construction comprenant un corps en béton et au moins un dispositif de
levage selon l'une des revendications 1 à 13 dont au moins les extrémités libres sont
incorporées dans le corps en béton.
15. Elément de construction selon la revendication 14 dans lequel l'élément de construction
est une prédalle.
16. Elément de construction selon la revendication 14 ou la revendication 15, comprenant
au moins quatre dispositifs de levage (1) agencé chacun dans l'un des quatre coins
respectifs de l'élément de construction.
17. Procédé de fabrication d'un élément de construction, le procédé comprenant les étapes
:
- poser un lit inférieur (Rinf) d'armatures dans un moule de fabrication,
- poser au moins un dispositif de levage selon l'une des revendications 1 à 13 dans
le moule de sorte qu'au moins l'une des extrémités libres s'étende parallèlement à
au moins l'une des armatures du lit inférieur (Rinf) en étant accolée à ladite armature,
- poser un lit supérieur (Rsup) d'armatures sur l'ensemble formé par le lit inférieur
d'armatures et le au moins un dispositif de levage,
- couler du béton dans le moule jusqu'à recouvrir partiellement le dispositif de levage
afin qu'au moins les extrémités libres du dispositif de levage soient incorporées
dans le corps en béton de l'élément de construction.
18. Procédé selon la revendication 17, dans lequel le dispositif comprend au moins une
barre (18) agencée de sorte à s'étendre transversalement aux deux branches en étant
fixée aux deux jambes d'une paire de jambe agencées côte à côte de la première branche
et de la deuxième branche, le procédé comprenant l'étape de poser le lit supérieur
(Rsup) d'armatures de sorte que la barre s'étende parallèlement aux armatures du lit
supérieur en étant accolée à l'une des armatures du lit supérieur.