[0001] L'invention concerne une chaudière ionique, appelée encore à ionisation ou chaudière
à ions.
[0002] La chaudière ionique utilise l'électricité comme énergie primaire, comme une chaudière
électrique, à la différence qu'elle comporte un corps de chauffe particulier, utilisant
un fluide ionique permettant la chauffe de celui-ci : il fonctionne en mettant en
œuvre le principe de l'agitation thermique par friction. La chaleur est produite lorsque
les ions présents dans le fluide sont mis en mouvement par l'alternance du champ électrique.
Leurs mouvements sont à l'origine d'une élévation de température. Ce phénomène est
appelé effet Joule.
[0003] La chaudière ionique fonctionne en mettant en œuvre deux circuits hydrauliques :
Un circuit primaire qui comporte un fluide caloporteur pouvant être une solution ionique
comme de l'eau déminéralisée avec adjonction de sel, un corps de chauffe et un échangeur
à plaques. Le fluide est monté en température dans le corps de chauffe grâce à la
présence d'électrodes alimentée en électricité ;
Deux circuits secondaires dans lesquels circule l'eau du système de chauffage (radiateurs
par exemple), le second alimentant l'eau chaude sanitaire. En passant dans l'échangeur
à plaques du circuit primaire, l'eau du circuit secondaire récupère la chaleur produite
par effet Joule. Elle la transmet ensuite soit au système de chauffage avant de revenir
dans la chaudière pour de nouveau être chauffée, soit au puisage sanitaire.
[0004] On connait ainsi des chaudières ioniques qui comprennent un corps de chauffe comportant
un fluide de type solution ionique et dans lequel sont positionnées deux électrodes,
un échangeur à plaques, un circuit primaire et un automate de régulation.
[0005] L'inconvénient des chaudières ioniques actuelles est qu'elles consomment beaucoup
d'électricité pour faire monter en température le corps de chauffe. Elles sont par
ailleurs encombrantes.
[0006] Par ailleurs, elles ne permettent pas actuellement une mise en œuvre pour un réseau
d'eau chaude sanitaire et un réseau de chauffage sans mécanisme de surchauffe.
[0007] L'invention a donc pour objet de proposer une chaudière ionisée plus performante
et concerne à cet effet, dans un premier temps, un corps de chauffe pour chaudière
ionique, ledit corps comportant une ouverture d'entrée pour permettre l'entrée d'un
fluide de type solution ionique et une ouverture de sortie pour permettre la sortie
dudit fluide, une culasse recevant au moins partiellement au moins deux premières
extrémités d'au moins deux électrodes conductrices reliées à une phase, ladite culasse
étant reliée au neutre.
[0008] Le corps de chauffe est remarquable en ce qu'il comporte au moins une troisième électrode
conductrice, lesdites au moins trois électrodes conductrices définissant une forme
géométrique dans ledit corps de chauffe et en ce qu'il comporte au moins une électrode
de type secondaire reliée au neutre et positionnée au centre de ladite forme géométrique.
[0009] Grâce au positionnement d'au moins une électrode neutre sensiblement au centre de
la forme géométrique formée par les électrodes de phase, on augmente d'au moins 10
% l'étendue des lignes de champ électrique générées par les électrodes dans la solution
ionique à l'intérieur du corps de chauffe.
[0010] Le corps de chauffe pour chaudière ionique conforme à l'invention peut également
comprendre les caractéristiques suivantes, prises séparément ou en combinaison :
- le corps de chauffe peut comporter au moins quatre électrodes secondaires, trois électrodes
secondaires parmi lesdites au moins quatre électrodes secondaires étant disposées
chacune entre deux électrodes conductrices et les trois électrodes secondaires étant
équidistantes de ladite électrode secondaire positionnée au centre de ladite forme
géométrique,
- les électrodes peuvent être recouvertes d'un matériau conducteur qui protège la surface
des électrodes d'un phénomène d'oxydoréduction,
- ledit matériau conducteur peut être du poly (3, 4 éthylènedioxythiophène), connu sous
le nom commercial PEDOT®,
- le corps de chauffe peut comporter un élément déflecteur au voisinage de ladite ouverture
de sortie, ledit élément déflecteur présentant une cavité en forme de tronc de cône
au centre de laquelle est ménagée une ouverture centrale venant au droit de ladite
ouverture de sortie dudit corps,
- la cavité en forme de tronc de cône peut comprendre des logements pour accueillir
des secondes extrémités desdites électrodes conductrices et éventuellement secondaires
et les maintenir suivant une direction parallèle à un axe central dudit corps de chauffe,
- ladite ouverture centrale peut comprendre une pièce ajourée apte à recevoir l'extrémité
de ladite au moins une électrode secondaire positionnée au centre de ladite forme
géométrique pour maintenir ladite électrode secondaire dans l'axe centrale dudit corps
de chauffe.
[0011] L'invention concerne également une chaudière ionique comportant un circuit primaire
qui traverse un corps de chauffe tel que défini ci-dessus, ainsi qu'un échangeur à
plaques, un automate de régulation et un circulateur primaire.
[0012] La chaudière ionique conforme à l'invention peut également présenter les caractéristiques
techniques suivantes, prises séparément ou en combinaison :
- la chaudière peut comporter un ballon dans lequel circule le fluide du circuit primaire,
- elle peut en outre comporter au moins un échangeur à radiateurs,
- elle peut en outre comporter une vanne tout ou rien (appelée encore « vanne trois
voies ») qui autorise ou interdit une circulation du fluide entre le ballon et l'échangeur
à radiateurs,
- elle peut en outre comporter une première pompe et une seconde pompe, ladite première
pompe alimentant ledit échangeur à plaques et ladite seconde pompe alimentant ledit
ballon,
- elle peut en outre comporter une vanne tout ou rien qui est positionnée en sortie
de l'échangeur à radiateurs.
[0013] L'invention vise également une installation sanitaire comportant une chaudière telle
que définie ci-dessus.
[0014] Enfin, l'invention concerne un procédé de mise en œuvre de la chaudière ionique comportant
un ballon, conforme à l'invention et le procédé est remarquable en ce que l'eau du
ballon est porté à une température d'au moins sensiblement 80 °C.
[0015] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à l'examen de
la description détaillée d'un mode de mise en œuvre nullement limitatif, et des dessins
annexés, sur lesquels :
[Fig. 1] est une vue en perspective illustrant une chaudière conforme à l'invention,
[Fig. 2] est une vue en coupe éclatée d'un corps de chauffe d'une chaudière ionique
conforme à l'état de la technique,
[Fig. 3] est une vue en coupe d'un corps de chauffe conforme à un premier mode de
réalisation de l'invention, illustrant également la répartition du champ électrique
généré dans le corps de chauffe,
[Fig. 4] est une vue en coupe d'un corps de chauffe conforme à un second mode de réalisation
de l'invention, illustrant également la répartition du champ électrique généré dans
le corps de chauffe,
[Fig. 5] est une vue en coupe d'un élément d'un corps de chauffe conforme à un mode
de réalisation préféré de l'invention,
[Fig. 6] est une vue de dessous de l'élément portant la référence 18 et montré en
figure 5,
[Fig. 7] est une représentation schématique d'une installation conforme à un premier
mode de réalisation de l'invention,
[Fig. 8] est une représentation schématique d'une installation conforme à un second
mode de réalisation de l'invention,
[Fig. 9] est une représentation schématique d'une installation conforme à un troisième
mode de réalisation de l'invention.
[0016] La figure 1 illustre une chaudière ionique conforme à un premier mode de réalisation
de l'invention : elle comporte un circuit primaire 1 dans lequel circule un fluide.
Dans le cadre d'une chaudière ionique, le fluide est une solution ionique, c'est-à-dire
une solution qui comporte des ions.
[0017] Dans l'exemple présentement décrit, la solution ionique comporte des ions Na+ et
Cl-. Cette solution a été obtenue en ajoutant du sel à de l'eau déminéralisée, ce
qui permet un contrôle de la conductivité du fluide et donc la puissance de la chaudière.
[0018] Par exemple, pour 6 litres d'eau déminéralisée, on a ajouté 3g de sel (NaCI).
[0019] Le circuit primaire traverse différents éléments que comporte la chaudière, parmi
lesquels un corps de chauffe CC, dans lequel la solution ionique (ou fluide) est chauffée,
un automate de régulation A, un échangeur à plaques EP et un circulateur primaire
2.
[0020] L'automate de régulation A a pour fonction de récupérer différentes données transmises
par des sondes de température et, grâce à la mise en œuvre d'un programme informatique
et à d'autres informations relatives à la sécurité d'utilisation de l'appareil, permet
de définir le démarrage et l'arrêt de la chaudière.
[0021] Les sondes de températures comprennent une sonde 4 de température de départ du circuit
primaire, placée au voisinage de la sortie du corps de chauffe CC et une sonde 5 de
température de retour du circuit primaire placée en sortie de l'échangeur à plaques
EP.
[0022] L'échangeur à plaques EP permet d'échanger les calories du circuit primaire à un
circuit sanitaire secondaire.
[0023] Le circulateur primaire 2 a pour fonction de faire circuler le fluide dans le circuit
primaire.
[0024] La chaudière ionique conforme à l'invention comporte également un réservoir 3 de
remplissage du circuit primaire en fluide, ainsi qu'un robinet de purge 6 du circuit
primaire.
[0025] Des raccords (non illustrés) permettent de raccorder la chaudière à un circuit secondaire
pour assurer la montée en température d'un réseau de radiateurs R ou pour assurer
la montée en température d'eau contenue dans un ballon d'eau ou pour assurer la montée
en température d'un réseau sanitaire S à l'aide notamment du ballon (voir figures
7 à 9).
[0026] Enfin, un thermostat de surchauffe 7 est raccordé au circuit primaire à proximité
du réservoir 3 et communique avec l'automate A.
[0027] L'automate A ne sera pas davantage décrit dans le présent document car il ne fait
pas l'objet de la présente demande et l'homme du métier a à sa disposition beaucoup
de modèles d'automates et de littérature qu'il saura choisir suivant les fonctions
qu'il souhaite mettre en œuvre dans la chaudière et le type de chaudière à réaliser.
[0028] Il va maintenant être fait référence au corps de chauffe CC montré plus en détails
en figure 2 : il comporte un réservoir 8 de forme cylindrique, comprenant une entrée
9 de corps de chauffe latérale, située latéralement et en partie basse du corps de
chauffe CC quand ce dernier est fixé dans la chaudière.
[0029] Le corps de chauffe comprend également une sortie 10 de corps de chauffe : la sortie
est coaxiale au réservoir 8 et elle est située en partie haute du corps de chauffe
CC quand ce dernier est fixé dans la chaudière.
[0030] La solution ionique entre dans le corps de chauffe par l'entrée 9 et sort part la
sortie 10 pour circuler dans le circuit primaire 1.
[0031] Pour mettre en vibration et faire monter le fluide en température, le corps de chauffe
comporte trois électrodes conductrices 11 reliées à une phase.
[0032] Pour ce faire, le réservoir 8 du corps de chauffe CC est ouvert en partie inférieure
et comporte une culasse de fermeture 12, recevant un premier support 13 et reliée
au neutre.
[0033] Le support 13 comporte trois ouvertures traversantes recevant chacune trois bagues
14 en bakélite, chacune des bagues 14 étant fixée par un système à boulon 15 dans
une ouverture traversante et recevant une première extrémité 111 d'une électrode 11.
[0034] Les électrodes 11 présentent des secondes extrémités 112 qui sont reçues dans un
support 80 placé à l'intérieur du réservoir 8, à son extrémité supérieure au voisinage
de la sortie 10.
[0035] Deux vis 16 fixent le premier support 13 à l'extrémité inférieure du réservoir 8
et la culasse vient coiffer l'extrémité inférieure et le support 13.
[0036] Conformément à l'invention, le corps de chauffe comporte une quatrième électrode
17 secondaire, reliée au neutre. La figure 3 montre la disposition des quatre électrodes
conductrices 11 et secondaire 17 (reliée au neutre) dans le corps de chauffe : trois
électrodes conductrices 11 forment un triangle équilatéral et la quatrième électrodes
secondaire 17 est disposée au centre du triangle équilatéral. Autrement dit, la quatrième
électrode secondaire est positionnée au centre de la forme géométrique formée par
les électrodes conductrices 11.
[0037] Grâce à cette disposition, le champ électrique émis par les électrodes conductrices
11 s'étend davantage dans le réservoir 8 du corps de chauffe CC, car l'électrode secondaire
placée au centre attire le champ émis par les électrodes conductrices 11. Or, l'étendu
du champ électrique 20 est à l'origine de réchauffement de la solution ionique. Ainsi
plus le champ électrique est étendu, plus le corps de chauffe est performant.
[0038] Grâce à cette disposition des électrodes selon l'invention, les performances du corps
de chauffe sont augmentées d'au moins 10%.
[0039] Une autre configuration d'électrodes conductrices 11 et d'électrodes secondaires
17 reliées au neutre est montré en figure 4 et est encore plus performante : Dans
le cadre de ce mode de réalisation, le corps de chauffe comporte toujours trois électrodes
conductrices positionnées de sorte à forme un triangle équilatérale et quatre électrodes
secondaires 17, parmi lesquelles :
Une électrode secondaire 17 est positionnée au centre de la figure géométrique formée
par les électrodes conductrices 11, et
Trois autres électrodes secondaires 17 sont positionnées entre les électrodes conductrices
et forment également un triangle équilatéral.
[0040] Ce mode de réalisation montré en figure 4 étend encore davantage le champ électrique
20 généré par les électrodes conductrices dans le corps de chauffe CC et les performances
du corps de chauffe CC augmentent sensiblement d'environ 50%.
[0041] Le principe de fonctionnement du corps de chauffe est le suivant : un courant électrique
monophasé ou triphasé est amené par les électrodes conductrices 11 dans la solution
ionique. La solution ionique étant elle-même conductrice permet le passage du courant
qui induit l'effet Joule : les porteurs de charges (les ions Na+ et Cl- dans notre
exemple) en mouvement interagissent avec les molécules du milieu qui constituent alors
un frein à leur déplacement. Pour transférer une quantité prédéterminée de courant
électrique, il faut donc fournir une puissance supplémentaire qui sera dissipée lors
des interactions entre les porteurs de charges et les molécules du milieu sous forme
d'énergie thermique. Cette énergie est à l'origine de l'augmentation de température
du milieu.
[0042] Une telle situation peut également être à l'origine d'une autre réaction chimique
du milieu qu'il faut éviter : l'oxydoréduction des électrodes du fait de l'application
d'une tension élevée au niveau des électrodes.
[0043] Pour éviter ce phénomène, et conformément à l'invention, il peut être prévu de recouvrir
les électrodes d'un matériau conducteur, comme par exemple le poly(3,4-éthylènedioxythiophène),
connu sous le nom commercial PEDOT®.
[0044] Le PEDOT® - parfois abrégé avec l'acronyme PEDT - est un polymère conducteur de type
p (accélérateur d'électrons) constitués de monomères 3, 4 - éthylènedioxythiophène
ou EDOT.
[0045] C'est un composé organique à la fois conducteur et transparent plutôt stable (il
peut donc être exposé à la lumière sans se dégrader trop vite), avec une largeur de
bande interdite modérée (ce qui permet de capter une plus large gamme de longueurs
d'onde), et un faible potentiel redox, ce qui permet de l'intégrer dans des structures
composites sans déclencher de phénomènes de corrosion des autres matériaux organiques.
[0046] Ce revêtement forme une couche protectrice qui permet la conduction électrique tout
en protégeant la surface des électrodes du phénomène d'oxydoréduction.
[0047] Pour encore augmenter les performances du corps de chauffe, l'invention prévoit d'y
placer un élément en partie haute, au voisinage de la sortie 10 du corps de chauffe.
[0048] Cet élément est montré en figure 5 et 6 : il s'agit d'un élément déflecteur 18 dont
la forme extérieure 19 est cylindrique et complémentaire à celle du réservoir 8 du
corps de chauffe CC, pour s'insérer et prendre appui dans le réservoir 8 du corps
de chauffe à son extrémité supérieure.
[0049] Par ailleurs, l'élément déflecteur 18 présente une cavité 21 en forme de tronc de
cône au centre de laquelle une ouverture centrale 22 est ménagée. L'ouverture centrale
22 vient au droit de l'ouverture de sortie 10 du réservoir 8 du corps de chauffe CC
quand l'élément déflecteur 18 est placé dans le réservoir.
[0050] Cet élément déflecteur 18 permet de créer un entonnoir autour de la sortie 10 du
réservoir du corps de chauffe. Aussi, l'angle droit formé habituellement par la paroi
supérieure 23 et la paroi latérale 24 du corps de chauffe est alors gommé, et la solution
ionique chauffé ne s'engouffre plus dans cet angle : elle est orientée directement
vers la sortie du réservoir 8.
[0051] La solution ionique chauffée par le corps de chauffe est alors mieux guidée vers
la sortie du corps de chauffe et les performances du corps de chauffe sont alors encore
optimisées.
[0052] On remarque que la cavité 21 en tronc de cône comprend des logements 25 pour accueillir
des secondes extrémités 112 desdites électrodes conductrices 11 et éventuellement
secondaires 17 et les maintenir suivant une direction parallèle à un axe central Z
dudit corps de chauffe CC.
[0053] La cavité présente une surface qui fait un angle α de sensiblement 120° avec une
direction parallèle à l'axe du corps de chauffe CC.
[0054] L'élément déflecteur 18 remplace le support 80 dans l'exemple montré en figure 2.
[0055] Enfin, on remarque que l'élément déflecteur 18 comprend, dans son ouverture 22 une
pièce de centrage 26 qui est ajourée et qui présente en son centre un anneau 27 apte
à recevoir la seconde extrémité 112 de l'électrode neutre 17 positionnée au centre
de la forme géométrique formée par les électrodes conductrices 11.
[0056] Ainsi, la pièce de centrage 26 maintient l'électrode secondaire neutre 17 dans l'axe
central du corps de chauffe CC.
[0057] Ainsi réalisé, le corps de chauffe conforme à l'invention permet une meilleure répartition
du champ électrique produit par les électrodes conductrices dans la solution ionique,
et assure une bonne répartition de la solution ionique chauffée vers l'ouverture de
sortie 10 du corps de chauffe : il est ainsi plus performant que les corps de chauffe
des chaudières ioniques actuellement sur le marché.
[0058] Il va maintenant être fait référence à une chaudière perfectionnée conforme à l'invention
qui a été représentée schématiquement sur les figures 7 à 9 en étant mis en œuvre
dans des installations également conformes à l'invention.
[0059] Dans le cadre de ces exemples, la chaudière conforme à l'invention sert à la fois
:
à chauffer de l'eau sanitaire sensiblement de 10°C à sensiblement 60°C en utilisant
un système de chauffe hybride. Un premier palier de température va atteindre sensiblement
45°C en mélangeant de l'eau froide (10°C) à l'eau d'un ballon (sensiblement 80°C).
Puis, le second palier (60°C) est atteint par l'échange de chaleur du circuit primaire
à l'eau sanitaire par l'échangeur EP, et
à alimenter en fluide caloporteur un réseau de radiateurs R (chauffage) via le circuit
secondaire.
[0060] Dans cet exemple, la chaudière conforme à l'invention comporte un second ballon B
dont la contenance est sensiblement de 50 L.
[0061] La chaudière comporte également un second échangeur ER (appelé simplement échangeur
à radiateurs) permettant de régler la température du fluide caloporteur circulant
dans le système de chauffage (radiateurs par exemple).
[0062] On note, sur la figure 7, que le circuit primaire comporte, en sortie T1 du corps
de chauffe, un dispositif de contrôle de pression atmosphérique CP.
[0063] Le ballon B de petite contenance est positionné en sortie de l'échangeur à plaques
EP et une vanne tout ou rien VTOR est positionnée en sortie de l'échangeur à plaques,
en amont du ballon B.
[0064] De cette façon, toute la puissance peut passer soit dans l'échangeur à plaques EP,
soit être partagée entre l'échangeur à plaques et l'échangeur à radiateurs.
[0065] Le ballon B a toute son importance dans ce circuit car il va permettre d'assurer
la montée en température d'eau chaude sanitaire de 10°C à 60°C : le ballon d'eau chaude
sanitaire se trouve dans la branche T5 et alimente en eau chaude l'échangeur EP et
ainsi le circuit sanitaire S.
[0066] L'eau contenu dans le ballon B est montée en température à 80°C soit par un 'échangeur
à plaques externe (non illustré) soit par son propre échangeur qui est interne au
ballon (sortie T7).
[0067] Sur le tronçon T8 du réseau sanitaire, l'eau froide circule à environ 10°C.Un débitmètre
DB illustre cette entrée d'eau froide.
[0068] Un mitigeur M1 permet de mélanger l'eau chaude à 80°C sortant du ballon B avec l'eau
froide sanitaire pour obtenir une eau à 45°C dans le tronçon T5 qui ramène l'eau à
l'échangeur à plaques EP. Il est ainsi possible de monter l'eau chaude sanitaire de
45°C à 60 °C au moyen de la chaudière car cela permet une utilisation de la chaudière
uniquement en puisage, ce qui diminue la consommation électrique.
[0069] Sur l'autre partie du réseau qui assure la montée en température du réseau de chauffage
R, quand le ballon B a été rechargé et que nous sommes hors puisage sanitaire, la
majorité des calories passe alors dans l'échangeur à radiateurs ER. Le contrôle de
la température se fait alors par un jeu de débits entre les accélérateurs (ou pompe)
P1 et P2. Le circuit d'eau chaude passe par le tronçon T3 pour alimenter les équipements
divers.
[0070] L'eau refroidie retourne vers l'échangeur à radiateurs ER via le tronçon T4 grâce
à la présence d'une pompe P2. Un vase d'expansion VE est également prévu sur le tronçon
T4 pour des raisons de sécurité et de bon fonctionnement du réseau de chauffage R.
[0071] Enfin, le tronçon T2 équipé d'une pompe P1 complète le réseau en entrée du corps
de chauffe CC pour assurer une bonne circulation des fluides.
[0072] Il va maintenant être fait référence à l'installation montrée en figure 8. Dans cette
installation, la vanne tout ou rien VTOR est placée en sortie de l'échangeur à radiateurs
ER et à l'entrée du ballon B.
[0073] Suivant cette installation, le ballon B est séparé des échangeurs à plaques EP et
à radiateurs ER pour que chacun puisse travailler à sa valeur nominale.
[0074] Le ballon B a pour consigne de travailler à 80°C alors que le reste travaille à 65°C.
[0075] En T6, la sortie d'eau chaude sanitaire est toujours de 60°C.
[0076] En T8, l'eau froide sanitaire arrive toujours au mitigeur à 10°C.
[0077] En T5, l'eau chaude arrive toujours à 45°C à l'échangeur à plaques.
[0078] La vanne VTOR permet soit de recharger le ballon B à 80°C soit d'alimenter les échangeurs
sanitaire EP et à radiateurs ER.
[0079] L'installation montrée en figure 9 est encore différente : au lieu de prévoir une
vanne tout ou rien VTOR, on prévoit deux tronçons T9 et T10 de circuit en sortie du
dispositif de contrôle de pression atmosphérique CP, l'un (T9) en direction de l'échangeur
à plaques EP et l'autre (T10) en direction du ballon B.
[0080] Une pompe P3 est prévue sur le tronçon T10 et commande le ballon B.
[0081] Une autre pompe P4 est prévue sur le tronçon T9 et commande les échangeurs à plaques
EP et à radiateurs ER qui travaillent sensiblement à la même température.
[0082] T1 relie la sortie du corps de chauffe CC au dispositif de contrôle de pression atmosphérique.
[0083] Dans cette installation, il n'y a plus de pompe dans le tronçon T2 qui relie l'entrée
du corps de chauffe CC à l'échangeur à radiateurs ER.
[0084] Les tronçons T3 à T8 sont par ailleurs les mêmes que ceux des deux installations
précédentes, à savoir :
T3 et T4 relient l'échangeur à radiateurs ER au réseau de chauffage R, T3 pour le
fluide chaud et T4 pour le fluide refroidi.
T5 relie le mitigeur M1 à l'échangeur à plaques EP en amenant le fluide à 45 °C.
T6 relie l'échangeur à plaques EP au réseau sanitaire S (eau chaude à 60°C)
T7 relie le ballon B au mitigeur M1 en apportant une eau à 80°C.
T8 relie le réseau sanitaire au mitigeur M1 (eau froide à 10°C)
[0085] Cette installation permet de réaliser un amorçage et une température de consigne
en fonction de nombreux cas nécessaires au fonctionnement de la chaudière en mode
eau chaude sanitaire. Elle permet également de remplacer la vanne tout ou rien VTOR,
qui est un élément moins fiable qu'une pompe (de plus, les pompes sont pilotables
en débit).
[0086] On comprend de ce qui précède comment l'invention permet de réalisation des économies
d'énergie, grâce d'une part à la conception optimisée du corps de chauffe et d'autre
part à la mise en œuvre d'un système hybride avec un ballon d'eau chaude B et le corps
de chauffe permettant de limiter les pertes d'énergie dans la mise en œuvre de la
chaudière.
[0087] Il devra être compris que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui
a été spécifiquement décrit ou représenté sur les figures, et qu'elle s'étend à la
mise en œuvre de tout moyen équivalent.
1. Corps de chauffe (CC) pour chaudière ionique, ledit corps de chauffe comportant une
ouverture d'entrée (9) pour permettre l'entrée d'un fluide de type solution ionique
et une ouverture de sortie (10) pour permettre la sortie dudit fluide, une culasse
(12) recevant au moins partiellement au moins deux premières extrémités (111) d'au
moins deux électrodes conductrices (11) reliées à une phase, ladite culasse (12) étant
reliée au neutre, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une troisième électrode conductrice (11), lesdites au moins trois
électrodes conductrices (11) définissant une forme géométrique dans ledit corps de
chauffe (CC) et en ce qu'il comporte au moins une électrode de type secondaire (17) reliée au neutre et positionnée
au centre de ladite forme géométrique.
2. Corps de chauffe pour chaudière selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins quatre électrodes secondaires (17), en ce que trois électrodes secondaires (17) parmi lesdites au moins quatre électrodes secondaires
sont disposées chacune entre deux électrodes conductrices (11) et en ce que les trois électrodes secondaires (17) sont équidistantes de ladite électrode secondaire
positionnée (17) au centre de ladite forme géométrique.
3. Corps de chauffe pour chaudière selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que les électrodes conductrices (11) et/ ou secondaire(s) (17) sont recouvertes d'un
matériau conducteur qui protège la surface des électrodes (11, 17) d'un phénomène
d'oxydoréduction.
4. Corps de chauffe pour chaudière selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit matériau conducteur est du poly (3, 4 éthylènedioxythiophène).
5. Corps de chauffe pour chaudière selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comporte un élément déflecteur (18) au voisinage de ladite ouverture de sortie
(10), ledit élément déflecteur (18) présentant une cavité (21) en forme de tronc de
cône au centre de laquelle est ménagée une ouverture centrale (22) venant au droit
de ladite ouverture de sortie (10) dudit corps.
6. Corps de chauffe pour chaudière selon la revendication 5, caractérisé en ce que la cavité (21) en forme de tronc de cône comprend des logements (25) pour accueillir
des secondes extrémités (112) desdites électrodes conductrices (11) et éventuellement
secondaires (17) et les maintenir suivant une direction parallèle à un axe central
(Z) dudit corps de chauffe.
7. Corps de chauffe selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite ouverture centrale (22) comprend une pièce ajourée (26) apte à recevoir l'extrémité
(112) de ladite au moins une électrode secondaire (17) positionnée au centre de ladite
forme géométrique, pour maintenir ladite électrode secondaire (17) dans l'axe centrale
(Z) dudit corps de chauffe.
8. Chaudière ionique comportant un circuit primaire (2) qui traverse un corps de chauffe
(CC) selon l'une quelconque des revendications précédentes, ainsi qu'un échangeur
à plaques (EP), un automate de régulation (A) et un circulateur primaire (2).
9. Chaudière ionique selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'elle comporte un ballon (B) dans lequel circule le fluide du circuit primaire.
10. Chaudière ionique selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre au moins un échangeur à radiateurs (ER).
11. Chaudière ionique selon l'une quelconque des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce qu'elle comporte une vanne tout ou rien (VTOR) qui autorise ou interdit une circulation
du fluide entre le ballon (B) et l'échangeur à radiateurs (ER).
12. Chaudière ionique selon l'une quelconque des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce qu'elle comporte une première pompe (P4) et une seconde pompe (P3), ladite première pompe
(P4) alimentant ledit échangeur à plaques (EP) et ladite seconde pompe (P3) alimentant
ledit ballon (B).
13. Chaudière ionique selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comporte une vanne tout ou rien (VTOR) qui est positionnée en sortie de l'échangeur
à radiateurs (ER).
14. Installation sanitaire comportant une chaudière selon l'une quelconque des revendications
8 à 13.
15. Procédé de mise en œuvre de la chaudière ionique selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'eau du ballon (B) est porté à une température d'au moins sensiblement 80 °C.