[0001] La présente invention porte sur un appareil pour inhaler une substance, par exemple
sur un appareil pour fumer.
[0002] De nos jours, les appareils pour inhaler une substance, par exemple les appareils
pour fumer et en particulier les cigarettes électroniques, rencontrent de plus en
plus de succès dès lors que les fumeurs sont de plus en plus conscients des dommages
occasionnés par le tabagisme sur leur santé. La cigarette électronique (ou
e-cigarette), parfois appelée vapoteuse ou vaporisateur personnel, est un dispositif électromécanique
ou électronique générant un aérosol destiné à être inhalé. Cet aérosol ou « vapeur
» ou encore « fumée artificielle » ressemble visuellement à la fumée produite par
la combustion du tabac. Cette vapeur (aérosol) peut être aromatisée (arôme de tabac,
de fruits, ...) ou non et contenir ou non de la nicotine.
[0003] Actuellement, la technologie majoritairement commercialisée pour les cigarettes électroniques
est la technologie de vaporisation (action de disperser un liquide en fines gouttelettes)
d'un liquide par utilisation d'une résistance chauffante. Concrètement, le principe
d'une telle cigarette électronique consiste à produire un aérosol imitant la fumée
de tabac. La technique consiste à chauffer un liquide (dit liquide à vapoter) par
l'intermédiaire d'une résistance chauffante : l'utilisateur doit enclencher le chauffage
de la résistance, le liquide chauffe, se vaporise et produit un aérosol que l'utilisateur
peut alors inhaler. L'activation du chauffage de la résistance peut être soit manuel
(par exemple par l'intermédiaire d'un interrupteur), soit automatique (par exemple
par l'intermédiaire d'un dispositif électromécanique détectant l'aspiration de l'utilisateur
et activant alors la résistance).
[0004] Un appareil pour inhaler une substance, par exemple une cigarette électronique, reposant
sur le chauffage d'un liquide est généralement constituée des éléments principaux
suivants : une batterie (qui alimente l'atomiseur), un atomiseur (qui contient une
résistance qui va vaporiser le liquide), un réservoir (le contenant du liquide) et
un embout buccal qui permet d'inspirer/d'inhaler la vapeur (aérosol) sortant de l'atomiseur.
[0005] D'autres éléments additionnels peuvent être présents comme par exemple un module
électronique de puissance, un variateur de tension, un contrôleur de la température,
un compteur du nombre de bouffées, des moyens de communications avec un dispositif
électronique comme par exemple un ordinateur ou un smartphone ou encore tout autre
appareil comme un dispositif de recharge.
[0006] L'élément essentiel des appareils actuels pour inhaler une substance, par exemple
des cigarettes électroniques actuelles, reposant sur le chauffage d'un liquide est
l'atomiseur comprenant une résistance qui est la partie ayant pour fonction de chauffer
à de hautes températures d'au moins 190°C (généralement entre 188 et 290°C) le liquide
afin de générer l'aérosol. Ces atomiseurs contiennent généralement un fil résistif
qui entoure une mèche pouvant être par exemple en fibre de silice ou en coton et/ou
qui est entouré par une bourre. La mèche ou bourre a pour fonction de stocker le liquide
et de l'amener par capillarité à la résistance pour qu'il soit chauffé et vaporisé.
Quand l'atomiseur et la cartouche sont indissociables et ne forment qu'un seul composant,
ce dernier est nommé « cartomiseur » ou cartouche à atomiseur intégré. Les cartomiseurs
alimentent en liquide l'atomiseur par l'intermédiaire d'une bourre. Lorsque l'alimentation
est assurée à l'aide d'un système à mèches, on parle de « clearomiseur ». Actuellement,
les atomiseurs majoritairement utilisés pour réaliser un chauffage sont des consommables
dont la durée de vie varie énormément suivant le modèle, l'utilisation et le type
de liquide.
[0007] Classiquement, le liquide à chauffer contient les composants suivants :
- un mélange à base de propylène glycol (PG) et/ou de glycérine végétale (aussi nommé
glycérol, VG), éventuellement additionné d'une combinaison d'éthanol et/ou d'eau (<
5%) ;
- des arômes, généralement issus de l'industrie alimentaire; et, éventuellement,
- de la nicotine à des taux variables, en général de 0 à 3,6% (soit 0 à 36 mg/ml).
[0008] Si les liquides à base de PG et/ou VG sont largement majoritaires, quelques alternatives
existent toutefois. Par exemple, le propane-1,3-diol ou le polyéthylène glycol sous
sa forme de PEG400.
[0009] Malheureusement, en ce qui concerne les appareils pour inhaler une substance, par
exemple les appareils pour fumer et en particulier les cigarettes électroniques, reposant
sur un chauffage de liquide afin de générer un aérosol, même si les vapeurs (aérosols)
générées sont pour l'instant estimées comme étant moins nocives et moins toxiques
pour l'organisme que la fumée de tabac, des études récentes démontrent que ces vapeurs
ne sont pas réellement et totalement inoffensives pour l'organisme humain. Des études
ont même décelé la présence de molécules cancérigènes en quantité significative comme
le méthanal, l'acroléine ou l'éthanal dans les vapeurs (aérosols) générées par les
cigarettes électroniques mais aussi dans l'organisme des utilisateurs de tels appareils
pour fumer.
[0010] A ce jour, les appareils pour inhaler une substance, en particulier les cigarettes
électroniques, reposant sur un chauffage d'un liquide comprenant des substances aromatiques
ne sont donc pas exemptes de produits toxiques, notamment de solvants et de composés
organiques volatils (COV) ni de composés toxiques potentiellement cancérigènes, tels
que l'acrylonitrile, l'acroléine, l'oxyde de propylène et l'acrylamide. Par ailleurs,
le propylène glycol et la glycérine, presque systématiquement utilisés pour maintenir
les produits des appareils pour inhaler une substance, en particulier des cigarettes
électroniques, sous forme liquide, sont considérés comme étant sûrs à température
ambiante mais produisent, une fois chauffés, des composés toxiques potentiellement
cancérigènes inspirés/inhalés par l'utilisateur.
[0011] Généralement, les appareils pour inhaler une substance, par exemple les appareils
pour fumer et en particulier les cigarettes électroniques, reposant sur un chauffage
de liquide afin de générer un aérosol imposent la présence d'une batterie, essentiellement
pour alimenter l'élément de chauffage en électricité (généralement une résistance).
Or, toute batterie présente une autonomie limitée, ceci d'autant plus lorsque sa taille
et son poids sont réduits afin de pouvoir être intégrée dans les appareils pour inhaler
une substance, par exemple dans les appareils pour fumer.
[0012] D'autres types d'appareils pour inhaler une substance, par exemple des cigarettes
électroniques, où n'est pas opéré un chauffage afin d'obtenir un aérosol sont connus
de l'état de la technique. En général, les appareils pour inhaler une substance, par
exemple les appareils pour fumer, de ce type comprennent un atomiseur de type brumisateur
ou nébuliseur et une cartouche d'air comprimé ou une chambre dans laquelle se trouve
de l'air comprimé. Si de tels appareils pour inhaler une substance, par exemple des
appareils pour fumer sont fonctionnels, ils présentent malgré tout certains inconvénients
dont le principal est qu'une fois que la cartouche d'air comprimé est vide, l'appareil
pour inhaler une substance n'est plus opérationnel tant que cette cartouche n'est
pas remplacée.
[0013] De tout ceci, il ressort que, si un utilisateur ne dispose pas d'une source d'énergie
pour recharger la batterie et/ou d'une cartouche d'air comprimé de rechange, les appareils
pour inhaler une substance, par exemple les appareils pour fumer, sont momentanément
non fonctionnels, ceci pouvant s'avérer être particulièrement contraignant pour l'utilisateur.
[0014] Il existe donc un réel besoin de procurer un appareil pour inhaler une substance,
par exemple un appareil pour fumer, optimisé solutionnant au moins en partie les problématiques
mentionnées ci-dessus, éventuellement et de préférence en minimisant voire en éliminant
la problématique relative à la présence de molécules cancérigènes et toxiques générées
entre autre par chauffage à de hautes températures.
[0015] Pour résoudre ces problèmes, il est prévu, suivant l'invention, un appareil pour
inhaler une substance, par exemple un appareil pour fumer, comprenant :
- un atomiseur,
- un ensemble comprenant ledit atomiseur et un premier réservoir contenant au moins
une substance à inhaler, ledit atomiseur étant en communication fluidique avec ledit
premier réservoir,
- un deuxième réservoir agencé pour contenir un gaz sous pression et étant en communication
fluidique avec ledit ensemble,
- un embout buccal en communication fluidique avec une sortie dudit atomiseur, et
- un déclencheur agencé pour libérer une quantité dudit gaz hors dudit deuxième réservoir
et à destination dudit l'ensemble,
ledit appareil pour inhaler une substance étant caractérisé en ce qu'il comprend une
pompe agencée pour aspirer de l'air ambiant, l'injecter et le comprimer dans ledit
deuxième réservoir.
[0016] Dès lors qu'un tel appareil pour inhaler une substance, par exemple un appareil pour
fumer, selon l'invention est muni d'une pompe agencée pour aspirer de l'air ambiant,
l'injecter et le comprimer dans ledit deuxième réservoir, l'opérateur peut à tout
moment assurer un remplissage du deuxième réservoir et y comprimer de l'air prélevé
dans le milieu environnant (air ambiant). Ainsi, un appareil pour inhaler une substance,
par exemple un appareil pour fumer, selon l'invention peut être opérationnel à tout
moment et ne requiert pas de cartouche de remplacement.
[0017] Préférentiellement, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance est
exempt de batterie. L'absence de batterie permet de réduire le poids de l'appareil
pour inhaler une substance selon l'invention mais rend également ce dernier plus écologique
puisque les batteries posent de sérieux problèmes de pollution lors de leur fabrication
mais aussi pour leur recyclage.
[0018] De préférence, selon un mode de réalisation suivant l'invention, une entrée dudit
premier réservoir est en communication fluidique avec ledit deuxième réservoir, en
particulier en communication fluidique avec une sortie dudit deuxième réservoir. Selon
ce mode de réalisation, le premier réservoir et le deuxième réservoir sont placés
en série.
[0019] Avantageusement, selon l'invention, ladite au moins une substance à inhaler contenue
dans ledit premier réservoir n'y est pas présente sous pression. Selon l'invention,
la substance à inhaler contenue dans le premier réservoir est entrainée par du gaz
libéré au départ su deuxième réservoir mais n'est pas mise sous pression. Suivant
l'invention, il y a donc un entrainement de la substance à inhaler et non pas une
mise sous pression de la substance à inhaler dans un réservoir (compartiment) afin
qu'elle puisse en être expulsée.
[0020] Selon l'invention, de préférence, la substance à inhaler barbote dans le gaz libéré
au départ dudit deuxième réservoir, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention
fonctionnant alors comme un barboteur.
[0021] Avantageusement, selon un mode de réalisation suivant l'invention, une première entrée
dudit atomiseur est en communication fluidique avec ledit deuxième réservoir et une
deuxième entrée dudit atomiseur est en communication fluidique avec ledit premier
réservoir. Selon ce mode de réalisation, le gaz sous pression du deuxième réservoir
entre dans l'atomiseur par une première entrée de ce dernier (entrée de gaz) et passe
au travers de l'atomiseur, ce qui permet, par exemple par effet Venturi, qu'une substance
à inhaler contenue dans le premier réservoir entre dans l'atomiseur par une deuxième
entrée (entrée de substance à inhaler) de ce dernier étant en communication fluidique
avec le premier réservoir contenant la substance à inhaler.
[0022] Préférentiellement, selon un mode de réalisation suivant l'invention, ledit atomiseur
est situé au moins partiellement dans ledit premier réservoir.
[0023] Eventuellement, selon un mode de réalisation suivant l'invention, ledit atomiseur
et ledit premier réservoir sont montés en parallèle.
[0024] Avantageusement, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
une pluralité d'atomiseurs, en particulier une pluralité de brumisateurs ou de nébuliseurs,
chacun desdits atomiseurs atomisant une même substance à inhaler ou chacun desdits
atomiseurs atomisant une substance à inhaler particulière. Par exemple, selon l'invention,
l'appareil peut comprendre un premier atomiseur atomisant une substance à inhaler
correspondant à un arôme et un deuxième atomiseur atomisant une substance à inhaler
correspondant à de la nicotine, les aérosols issus de chacun des atomiseurs gagnant
l'embout buccal.
[0025] Préférentiellement, selon l'invention, ledit deuxième réservoir comprend un matériau
poreux, en particulier un matériau microporeux, par exemple une zéolite. La présence
d'un matériau poreux ou d'un matériau microporeux permet d'optimiser la quantité d'air
(de gaz) injecté dans le deuxième réservoir.
[0026] Avantageusement, selon l'invention, ladite pompe est une pompe manuelle. Selon ce
mode de réalisation, le fait que l'appareil pour inhaler une substance soit muni d'une
pompe manuelle permet de se dispenser d'une source d'énergie électrique (batterie),
ce qui rend d'autant plus l'appareil pour inhaler une substance fonctionnel à tout
moment. En effet, plutôt que d'assurer le remplissage du deuxième réservoir à l'aide
d'une pompe électrique, un simple actionnement manuel de la pompe permet d'aspirer
de l'air ambiant, de l'injecter et de le comprimer dans ledit deuxième réservoir.
[0027] Préférentiellement, selon l'invention, ladite pompe manuelle est une pompe à double
sens, c'est-à-dire une pompe qui aspire et qui propulse de l'air dans le deuxième
réservoir non seulement lors du mouvement aller mais aussi lors du mouvement de retour
du piston de la pompe. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux puisqu'un
appareil pour inhaler une substance, par exemple un appareil pour fumer, doit être
compact et qu'il convient de réduire le nombre de mouvements à effectuer manuellement
pour assurer un pompage de telle sorte que le deuxième réservoir contienne rapidement
suffisamment de gaz (air) comprimé pour que l'utilisateur puisse inhaler plusieurs
bouffées de substance à inhaler grâce au volume d'air comprimé obtenu en seulement
quelques pompages (mouvements de pompage), de préférence en seulement 3 pompages (mouvements
de pompage). En outre, avec une telle pompe à double sens, un remplissage plus rapide
et donc plus efficace du deuxième réservoir est assuré.
[0028] Préférentiellement, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
une pompe à double sens comprenant plusieurs pistons, en particulier plusieurs pistons
à double sens. Ceci permet d'augmenter et d'optimiser la quantité de gaz (d'air) aspirée
et injectée dans le deuxième réservoir lors d'un mouvement donné de la pompe.
[0029] Préférentiellement, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
en outre un piston activé par le gaz sous pression contenu dans ledit deuxième réservoir,
le gaz sous pression permettant au piston additionnel d'effectuer un mouvement de
déplacement accompagnant un mouvement effectué par les muscles extenseurs des doigts
d'un utilisateur lors d'un pompage manuel effectué avec ladite pompe manuelle. Ce
piston facilite donc le pompage par l'utilisateur en augmentant la force que ce dernier
applique lors d'un pompage à l'aide des muscles extenseurs de ses doigts.
[0030] Avantageusement, selon l'invention, ladite pompe manuelle est munie d'une poignée
sous forme d'un anneau.
[0031] Eventuellement, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance peut comprendre
une pluralité de pompes, ceci afin d'assurer un remplissage plus rapide du deuxième
réservoir.
[0032] De préférence, un appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
en outre un mécanisme de fermeture dudit deuxième réservoir, par exemple une valve
à sens unique, en particulier une valve ou vanne à pression. Selon l'invention un
tel mécanisme de fermeture dudit deuxième réservoir est agencé pour empêcher une sortie
de gaz (d'air) au départ du deuxième réservoir lorsque la pression de ce gaz dans
le deuxième réservoir est trop faible : selon l'invention, le mécanisme de fermeture
dudit deuxième réservoir, par exemple une valve à sens unique de type mécanique (force
opposée, rigidité mécanique, ...), se déclenche lorsque la pression au sein du deuxième
réservoir est inférieure à une valeur seuil prédéterminée de telle sorte que le gaz
n'est plus en mesure de sortir du deuxième réservoir. Dans le cadre de la présente
invention, il a été déterminé que le gaz (l'air) présent dans le deuxième réservoir
doit être suffisamment comprimé pour que l'atomisation donne lieu à une brume ou à
un nébulisat adéquat. Si la pression du gaz dans le deuxième réservoir est trop faible,
l'atomisation ne sera pas optimale : des gouttelettes de taille trop importante de
substance à inhaler sont obtenues et gagnent la bouche de l'utilisateur sous forme
liquide et non pas sous forme de brume ou de nébulisat. Avantageusement, il convient
en effet que la gaz (l'air) soit suffisamment comprimé pour que l'atomisation puisse
donner lieu à des gouttelettes (particules) de taille adéquate, c'est-à-dire à des
gouttelettes (particules) dont la taille est comprise entre 0,1 et 20 µm (D
50 = 3 µm).
[0033] Eventuellement, selon l'invention, ledit mécanisme de fermeture dudit deuxième réservoir
est associé à un capteur de pression mesurant la pression régnant dans ledit deuxième
réservoir et permettant de commander ledit mécanisme de fermeture.
[0034] Selon un mode de réalisation suivant l'invention, un appareil pour inhaler une substance
selon l'invention comprend en outre un mécanisme de fermeture d'une entrée ou d'une
sortie dudit atomiseur. De façon alternative ou de façon complémentaire au mécanisme
de fermeture dudit deuxième réservoir, ce mécanisme de fermeture d'une entrée ou d'une
sortie dudit atomiseur permet également d'assurer que des gouttelettes de taille trop
importante de substance à inhaler ne gagnent pas la bouche de l'utilisateur sous forme
liquide mais bien sous forme de brume ou de nébulisat. Ce mécanisme de fermeture d'une
entrée ou d'une sortie dudit atomiseur peut être une vanne ou une valve ou tout autre
dispositif adéquat, par exemple une vanne ou une valve, se fermant lorsque la pression
à l'entrée et/ou à la sortie de l'atomiseur est trop faible et donne lieu à la formation
de gouttelettes de taille trop importante et non pas à un nébulisat comprenant (étant
formé par) des gouttelettes (particules) dont la taille est comprise entre 0,1 et
20 µm (D
50 = 3 µm).
[0035] Avantageusement, l'appareil pour inhaler une substance comprend en outre une valve
ou une vanne de sécurité de surpression reliée au deuxième réservoir de telle sorte
qu'en cas de pression trop élevée dans ce dernier, tout risque d'explosion ou d'endommagement
de l'appareil pour inhaler une substance est évité.
[0036] Eventuellement, selon un mode de réalisation, l'appareil pour inhaler une substance
comprend en outre une cartouche d'air comprimé reliée au deuxième réservoir et/ou
à l'atomiseur. La présence d'une telle cartouche d'air comprimé constitue un apport
en air (gaz) comprimé additionnel agissant seul ou en parallèle avec le deuxième réservoir
et/ou avec l'atomiseur.
[0037] Eventuellement, selon l'invention, la pompe peut être reliée à la cartouche en air
comprimé, ceci afin de pouvoir, lors de l'activation de la pompe alimenter la cartouche
en air (gaz) comprimé.
[0038] De préférence, selon la présente invention, ledit atomiseur est un brumisateur ou
un nébuliseur.
[0039] Au sens de la présente invention, ledit premier réservoir contient au moins une substance
à inhaler (laquelle peut être un gaz) et ledit deuxième réservoir contient un gaz
sous pression.
[0040] Avantageusement, lorsque l'atomiseur d'un appareil pour inhaler une substance selon
l'invention est un brumisateur ou un nébuliseur, aucun chauffage ne doit être réalisé
afin d'obtenir un aérosol, une fumée ou une phase simulant une fumée. Selon un mode
de réalisation suivant l'invention, lorsque l'atomiseur est un brumisateur ou un nébuliseur
et qu'aucun chauffage n'est donc opéré, la brume ou le nébulisat produit à froid comporte
dans une moindre mesure voire ne comporte pas les composés toxiques et potentiellement
cancérigènes générés par chauffage, comme c'est le cas au niveau d'un atomiseur de
type résistance chauffante rencontré avec les appareils pour inhaler une substance,
en particulier avec les cigarettes électroniques actuelles, reposant sur un chauffage
d'un liquide pour obtenir un aérosol. Selon un mode de réalisation suivant l'invention,
lorsque l'atomiseur est un brumisateur ou un nébuliseur, pour produire un aérosol
ou de la fumée ou pour simuler la fumée qui serait par exemple obtenue avec une cigarette
classique (fumée essentiellement produite par la combustion du tabac), l'aérosol n'est
pas généré par chauffage mais bien à froid par l'intermédiaire d'un brumisateur ou
d'un nébuliseur constituant un atomiseur pour donner lieu à un aérosol sous forme
d'une brume ou d'un nébulisat.
[0041] Dans le cadre de la présente invention, il a été mis en évidence que l'aérosol sortant
de l'atomiseur (de préférence d'un brumisateur ou d'un nébuliseur) présente des gouttelettes
(particules) dont la taille est adéquate et est comprise entre 0,1 et 20 µm (D
50 = 3 µm) afin de reproduire les propriétés d'une fumée qui serait par exemple obtenue
par combustion, cette taille de gouttelettes étant sensiblement identiques d'une inhalation
à l'autre et le mélange [gaz sous pression + substance à inhaler] étant homogène.
[0042] Il a également été mis en évidence que la quantité de substance à inhaler contenue
dans l'aérosol sortant de l'atomiseur (de préférence d'un brumisateur ou d'un nébuliseur)
est sensiblement identique d'une inhalation à l'autre.
[0043] Selon la présente invention, l'atomiseur (par exemple un brumisateur ou un nébuliseur)
donne lieu, par atomisation, à un aérosol (par exemple à une brume ou à un nébulisat)
présentant des gouttelettes ayant une taille de gouttelette comprise entre 0,1 et
20 µm, de préférence comprise entre 0,25 et 10 µm, préférentiellement comprise entre
0,5 et 5 µm.
[0044] De préférence, selon l'invention, ledit aérosol présente des gouttelettes ayant une
distribution de taille de gouttelettes D50 égale à 3 µm, de préférence égale à 2,5
µm.
[0045] Par définition, un aérosol est un ensemble de fines particules, solides ou liquides,
d'une substance ou d'un mélange de substances, en suspension / dispersion dans un
milieu gazeux (en suspension / dispersion dans un gaz).
[0046] Par définition, un « atomiseur » est un appareil ou un dispositif servant à disperser
finement (à réduire en fines particules) des liquides, des solutions ou des suspensions.
Au sens de la présente invention, un atomiseur a pour fonction de faire passer une
substance d'un premier état à un second état qui n'est ni liquide ni solide. En particulier,
au sens de la présente invention, un atomiseur permet d'obtenir un aérosol tel que
défini ci-avant.
[0047] Préférentiellement, un appareil pour inhaler une substance selon la présente invention
comprend un brumisateur à froid ou un nébuliseur à froid.
[0048] Par définition, un brumisateur est un dispositif permettant de réaliser, à froid,
la division d'un liquide sous pression en très fines gouttelettes pour donner lieu
à une brume. Une brumisation peut par exemple être réalisée par pulvérisation (réduction
en fines particules) du liquide en utilisant un système à ultrason ou un gicleur au
travers duquel est amené le liquide.
[0049] Par définition, un nébuliseur permet de transformer les liquides en un nuage de particules
extrêmement fines (brouillard) et ce, à froid. Une nébulisation peut par exemple être
réalisée par utilisation d'ultrasons, par amenée simultanée d'un liquide et d'un gaz
(nébuliseur concentrique) ou par mise sous pression d'un liquide et passage de ce
dernier dans une tête de nébulisation (nébuliseur Venturi).
[0050] Avantageusement, selon l'invention, un gaz, un liquide ou un mélange gaz-liquide
gagnant une entrée dudit atomiseur, par exemple une entrée d'un brumisateur ou d'un
nébuliseur, présente une vélocité (vitesse) comprise entre 0,0025 et 50 m/s, de préférence
comprise entre 0,005 et 25 m/s, préférentiellement comprise entre 0,01 et 5 m/s.
[0051] De préférence, selon l'invention, un gaz gagnant une entrée dudit atomiseur, par
exemple une entrée d'un brumisateur ou d'un nébuliseur, présente un débit compris
entre 1.10
-9 et 100.10
-9 ml/s, de préférence compris entre 5 et 50 ml/s.
[0052] De préférence, selon l'invention, un liquide gagnant une entrée dudit atomiseur,
par exemple une entrée d'un brumisateur ou d'un nébuliseur, présente un débit compris
entre 0,001 et 0,01 ml/s.
[0053] L'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend un deuxième réservoir
comprenant un gaz sous pression, préférentiellement de l'air ou de l'oxygène ou un
mélange d'air et d'oxygène sous pression.
[0054] Selon l'invention, ledit deuxième réservoir comprenant un gaz sous pression peut
être un réservoir sous la forme d'une cartouche de gaz amovible et/ou rechargeable.
[0055] De préférence, selon l'invention, le déclencheur comprend une vanne ou une valve.
[0056] Avantageusement, selon l'invention, la vanne ou valve est placée entre ledit deuxième
réservoir et ledit premier réservoir ou entre ledit premier réservoir et ledit atomiseur
(par exemple un brumisateur ou un nébuliseur) ou entre ledit atomiseur (par exemple
un brumisateur ou un nébuliseur) et ledit embout buccal.
[0057] De préférence, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance comprend
en outre un dispositif ou une chambre de mélange de ladite substance à inhaler et
dudit gaz sous pression. De préférence, ledit dispositif ou la chambre de mélange
est en amont dudit atomiseur (par exemple en amont d'un brumisateur ou d'un nébuliseur)
et est en communication fluidique avec une entrée dudit atomiseur. Un tel dispositif
ou chambre de mélange permet plus encore qu'un aérosol homogène comprenant la quantité
attendue de substance à inhaler soit formé et que la taille des gouttelettes (particules)
présentes dans l'aérosol soient adéquates.
[0058] Avantageusement, il est prévu selon l'invention, que ledit embout buccal soit interchangeable.
Il est en effet prévu que différents embouts buccaux puissent être relié à un appareil
pour inhaler une substance selon l'invention.
[0059] Préférentiellement, selon l'invention, ledit embout buccal est rotatif et permet
de fermer le réservoir contenant la substance à inhaler de telle sorte que cette dernière
ne puisse pas s'écouler en-dehors de l'appareil pour inhaler une substance. Par exemple,
en effectuant un mouvement de rotation, l'embout buccal ferme le réservoir contenant
la substance à inhaler.
[0060] Avantageusement, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance comprend
en outre un compartiment comprenant un arôme ou une substance aromatique ou de la
nicotine. De préférence, ce compartiment est en communication fluidique avec ledit
atomiseur (par exemple en communication fluidique avec un brumisateur ou un nébuliseur).
De préférence, ce compartiment est situé en aval de l'atomiseur, l'aérosol formé se
chargeant en arôme ou en substance aromatique par passage au travers du compartiment.
Par exemple, le compartiment peut comporter une matière absorbante pouvant être imbibée
d'un arôme ou d'une substance aromatique ou peut présenter des parois revêtues (coating)
d'un arôme ou d'une substance aromatique. Ce compartiment peut être un élément amovible
et/ou rechargeable de l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention. Ce
compartiment peut consister en une prise d'air extérieur (entrée d'air extérieur)
dans laquelle un arôme ou une substance aromatique peut être introduite. Selon un
mode de réalisation suivant l'invention, ce compartiment est situé au niveau de l'embout
buccal.
[0061] De préférence, selon l'invention, ledit premier réservoir et ledit deuxième réservoir
sont concentriques.
[0062] Préférentiellement, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance comprend
en outre un élément chauffant, par exemple une résistance ou une paroi chauffante.
La présence d'un tel élément chauffant peut permettre de chauffer/tempérer le mélange
[gaz sous pression + substance à inhaler] et/ou l'aérosol sortant de l'atomiseur (par
exemple sortant d'un brumisateur ou d'un nébuliseur) afin que l'utilisateur inhale
un aérosol dont la température peut par exemple être proche de celle d'une bouffée
obtenue avec une cigarette classique (combustion de tabac). Un tel élément chauffant
peut avantageusement être présent à la sortie du deuxième réservoir comprenant un
gaz sous pression pour compenser le refroidissement dû à la détente du gaz lorsqu'il
sort dudit deuxième réservoir. De préférence, selon l'invention, un tel élément chauffant
ne chauffe pas excessivement la substance à inhaler afin d'éviter toute génération
de molécules toxiques et/ou cancérigènes par chauffage à de hautes températures.
[0063] De préférence, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend en
outre au moins une entrée d'air ou une prise d'air extérieur. Eventuellement, au moins
une prise d'air est en communication fluidique avec l'atomiseur (par exemple en communication
fluidique avec un brumisateur ou un nébuliseur). Selon un mode de réalisation suivant
l'invention, une substance aromatique ou arôme peut être introduite dans une prise
d'air, par exemple par l'intermédiaire d'un élément imbibé d'un arôme et s'insérant
dans la prise d'air. Par exemple, ladite au moins une entrée d'air ou une prise d'air
extérieur est située au niveau de l'embout buccal, ceci afin d'augmenter le volume
d'air inhaler lors de l'utilisation d'un appareil pour inhaler une substance selon
l'invention.
[0064] Préférentiellement, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
en outre au moins un échappement ou une valve de sécurité ou une vanne de sécurité,
c'est-à-dire une ouverture sur/vers l'extérieur assurant la sortie d'un fluide au
départ de l'appareil pour inhaler une substance. Cet échappement permet d'éviter toute
surpression dans l'appareil pour fumer et/ou toute explosion de l'appareil pour inhaler
une substance.
[0065] Selon l'invention, ladite au moins une prise d'air et/ou ledit au moins un échappement
comprend une valve ou une vanne.
[0066] De préférence, selon l'invention, la substance à inhaler elle-même peut être un gaz
ou être sous forme gazeuse dans le premier réservoir.
[0067] De préférence, selon l'invention, le deuxième réservoir comprenant un gaz sous pression
est amovible et/ou rechargeable.
[0068] Préférentiellement, selon l'invention, le premier réservoir comprenant au moins une
substance à inhaler est amovible et/ou rechargeable.
[0069] Avantageusement, selon l'invention, l'atomiseur, par exemple un brumisateur ou un
nébuliseur, est amovible.
[0070] De préférence, selon l'invention, le premier réservoir comprenant au moins une substance
à inhaler comprend en outre au moins une substance additionnelle choisie dans le groupe
constitué des huiles fumigènes non toxiques, de la nicotine, du propylène glycol,
du propane-1,3-diol, de la glycérine, de l'éthanol, de l'eau et leurs mélanges. Il
est bien entendu que de nombreuses autres substances additionnelles pourraient être
envisagées dans le cadre de la présente invention.
[0071] Préférentiellement, selon l'invention, l'atomiseur est un brumisateur à pulvérisation,
par exemple un brumisateur à pulvérisation à système à ultrason ou un brumisateur
à pulvérisation à gicleur.
[0072] Avantageusement, selon l'invention, l'atomiseur est un nébuliseur à ultrasons, un
nébuliseur concentrique ou un nébuliseur Venturi.
[0073] Optionnellement, selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance comprend
en outre un atomiseur additionnel, par exemple un nébuliseur ou un brumisateur additionnel.
[0074] De préférence, selon l'invention, ladite au moins une substance à inhaler est une
substance aromatique ou arôme sous forme liquide, sous forme d'un liquide ionisé,
ou sous forme solide ou sous forme d'une poudre en solution dans un solvant. Toute
autre forme adéquate de ladite au moins une substance à inhaler fait également l'objet
de la présente invention. Selon un mode de réalisation suivant l'invention, ladite
substance à inhaler peut simplement être de l'eau ou un fluide tel un gaz.
[0075] De façon préférée, la substance à inhaler n'est pas en phase huileuse ou visqueuse
ou semi-visqueuse mais uniquement en phase aqueuse ou dans un solvant non huileux,
non visqueux et non semi-visqueux.
[0076] Selon un mode de réalisation, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention,
comprend en outre au moins un élément additionnel choisi dans le groupe constitué
de vannes et/ou de valves, d'une batterie, d'un détecteur d'aspiration ou capteur
de pression, d'un module électronique de puissance, d'un variateur de tension, d'un
contrôleur de la température, d'un compteur du nombre de bouffées, de moyens de communications
avec un dispositif électronique comme un ordinateur ou un smartphone, d'un interrupteur
commandant ledit déclencheur, d'un mélangeur, par exemple d'un mélangeur de type Venturi.
[0077] Selon l'invention, l'appareil pour inhaler une substance peut également comprendre
un module électronique pour programmer la quantité de substance à inhaler à chaque
bouffée et/ou le volume de gaz libéré à chaque bouffée et/ou la température de l'élément
de chauffage.
[0078] Préférentiellement, selon l'invention, le déclencheur est un déclencheur mécanique,
par exemple un clapet anti-retour, ou un déclencheur électromécanique, par exemple
une électrovanne. Selon l'invention le déclencheur, par exemple un déclencheur sous
forme d'une (électro-)vanne, peut être situé soit entre le premier réservoir comprenant
au moins une substance à inhaler et le deuxième réservoir comprenant un gaz sous pression,
soit entre le deuxième réservoir comprenant un gaz sous pression et l'atomiseur (par
exemple un brumisateur ou un nébuliseur), soit entre l'atomiseur et l'embout buccal.
[0079] Le déclencheur peut être un déclencheur mécanique de type clapet anti-retour. Lorsque
l'utilisateur exerce une aspiration au niveau de l'embout buccal, le clapet anti-retour
constituant le déclencheur et comprenant un ressort de rappel passe d'une position
de repos où il est en butée contre une butée à une position de travail (le clapet
anti-retour n'est plus maintenu contre la butée). Le ressort de rappel est agencé
de telle sorte qu'il exerce une force suffisante pour maintenir le clapet anti-retour
dans sa position de repos lorsque l'appareil pour inhaler une substance n'est pas
utilisé. L'aspiration exercée par l'utilisateur au niveau de l'embout buccal a pour
effet de décaler le clapet anti-retour en direction de l'utilisateur, de créer une
dépression dans l'appareil pour inhaler une substance et, de ce fait, de permettre
à une certaine quantité de gaz contenue dans le deuxième réservoir de gagner le premier
réservoir comprenant la substance à inhaler (de préférence sous forme liquide ou en
solution) pour la véhiculer (pousser) vers l'atomiseur (par exemple un brumisateur
ou un nébuliseur). Le passage de la substance à inhaler dans l'atomiseur donne lieu
à une formation d'un aérosol comprenant la substance à inhaler sous forme de fines
gouttelettes simulant par exemple la fumée qui serait obtenue avec une cigarette classique
(fumée essentiellement produite par la combustion du tabac).
[0080] Préférentiellement, l'appareil pour inhaler une substance selon l'invention comprend
une turbine pour augmenter le flux d'air lors d'une aspiration effectuée par l'utilisateur.
[0081] Selon un mode de réalisation suivant l'invention, l'appareil pour inhaler une substance
comprend une batterie, laquelle peut alimenter un compresseur et/ou une pompe pour
comprimer un gaz dans ledit deuxième réservoir.
[0082] La présente invention porte également sur un ensemble comprenant un appareil pour
inhaler une substance suivant l'invention et une station de recharge (docking station)
dudit deuxième réservoir en gaz, en particulier en air, et/ou de recharge de l'appareil
pour inhaler une substance en énergie électrique.
[0083] La présente invention porte également sur une utilisation d'un appareil pour inhaler
une substance suivant l'invention pour atomiser (par exemple pour brumiser ou nébuliser)
au moins une substance à inhaler.
[0084] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront des exemples
donnés ci-après, à titre non limitatif et en faisant référence aux figures annexées.
La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un mode de réalisation d'un appareil
pour inhaler une substance selon l'invention.
La figure 2 est une vue schématique en coupe d'un autre mode de réalisation d'un appareil
pour inhaler une substance selon l'invention.
La figure 3 est une vue schématique en coupe d'un autre mode de réalisation d'un appareil
pour inhaler une substance selon l'invention.
[0085] Les dessins des figures ne sont ni à l'échelle, ni proportionnés.
[0086] La figure 1 illustre un mode de réalisation d'un appareil pour inhaler une substance
selon l'invention. Selon ce mode de réalisation, l'appareil pour inhaler une substance
1 comprend :
- un atomiseur 2, par exemple un brumisateur ou un nébuliseur 2,
- un ensemble E comprenant ledit atomiseur 2 et un premier réservoir 3 contenant au
moins une substance à inhaler, ledit atomiseur 2 étant en communication fluidique
avec ledit premier réservoir 3,
- un deuxième réservoir 4 comprenant un gaz sous pression et étant en communication
fluidique avec ledit ensemble E,
- un embout buccal 5 dont une entrée est en communication fluidique avec une sortie
dudit atomiseur et dont une sortie est libre,
- un déclencheur 6 agencé pour libérer une quantité dudit gaz hors dudit deuxième réservoir
4 et à destination dudit l'ensemble E, et
- une pompe P agencée pour aspirer de l'air ambiant, l'injecter et le comprimer dans
ledit deuxième réservoir 4.
[0087] Comme illustré, ledit premier réservoir 3 comprend une entrée de fluide en communication
fluidique avec une sortie dudit deuxième réservoir 4 comprenant un gaz sous pression.
[0088] Selon ce mode de réalisation, l'appareil pour inhaler une substance 1 comprend un
détecteur d'aspiration ou capteur de pression 7, une unité de contrôle 8 reliée au
capteur de pression 7 et une source électrique SE (par exemple une batterie). Lorsque
l'utilisateur exerce une aspiration au niveau de l'embout buccal 5, l'unité de contrôle
8 va mesurer une dépression dans l'appareil pour inhaler une substance 1 via le capteur
de pression 7 et alors autoriser le passage d'un courant vers l'électrovanne (qui
constitue le déclencheur 6) afin que cette dernière passe d'une position de repos
selon laquelle elle est fermée à une position de travail selon laquelle elle est ouverte.
Puisque le deuxième réservoir 4 comprend un gaz sous pression et qu'il est en communication
fluidique avec ledit premier réservoir 3 qui est lui-même en communication fluidique
avec une entrée de l'atomiseur 2 qui est lui-même en communication fluidique avec
l'embout buccal 5, l'ouverture de l'électrovanne créant une dépression dans l'appareil
pour inhaler une substance 1 va donner lieu à une libération de gaz au départ du deuxième
réservoir 4, le gaz entrainant alors la substance à inhaler (de préférence sous forme
liquide ou en solution) contenue dans le premier réservoir 3 vers une entrée de l'atomiseur
2. Un tel entrainement de la substance à inhaler par un gaz facilite le passage de
cette dernière dans l'atomiseur 2 mais aussi la sortie de l'aérosol obtenu par l'embout
buccal 5, ce qui rend l'utilisation de ce mode de réalisation selon l'invention d'autant
plus confortable pour l'utilisateur. Le passage de la substance à inhaler (de préférence
sous forme liquide ou en solution) dans l'atomiseur 2 donne lieu à une atomisation
de telle sorte qu'est formé un aérosol (par exemple sous forme d'une brume ou d'un
nébulisat) comprenant la substance à inhaler sous forme de fines gouttelettes et simulant
la fumée qui serait par exemple obtenue avec une cigarette classique (fumée essentiellement
produite par la combustion du tabac).
[0089] La figure 2 illustre un autre mode de réalisation d'un appareil pour inhaler une
substance selon l'invention. Ce mode de réalisation est identique à celui illustré
à la figure 1 mais l'ensemble E présente une configuration différente puisque l'atomiseur
2 est présent partiellement dans le premier réservoir 3. Selon ce mode de réalisation,
une première entrée e1 (entrée de gaz) de l'atomiseur 2 est en communication fluidique
avec une sortie du deuxième réservoir 4 et au moins une deuxième entrée e2 (entrée
de substance à inhaler) de l'atomiseur 2 est en communication fluidique avec le premier
réservoir 3 contenant la substance à inhaler. Par exemple, selon ce mode de réalisation,
la substance à inhaler gagne l'atomiseur 2 par effet Venturi, lequel est dû au passage
du gaz sous pression au travers de l'atomiseur, ce qui implique que la substance à
inhaler est « aspirée » et gagne l'atomiseur par l'entrée e2.
[0090] La figure 3 illustre un autre mode de réalisation d'un appareil pour inhaler une
substance selon l'invention. Ce mode de réalisation comprend les mêmes composants
que ceux illustrés à la figure 2, le mode de fonctionnement de l'appareil pour inhaler
de la figure 3 étant identique au mode de fonctionnement de l'appareil pour inhaler
de la figure 2 (effet Venturi).
[0091] La présente invention a été décrite en relation avec des modes de réalisations spécifiques,
qui ont une valeur purement illustrative et ne doivent pas être considérés comme limitatifs.
D'une manière générale, il apparaîtra évident pour l'homme du métier que la présente
invention n'est pas limitée aux exemples illustrés et/ou décrits ci-dessus.
[0092] L'usage des verbes « comprendre », « inclure », « comporter », ou toute autre variante,
ainsi que leurs conjugaisons, ne peut en aucune façon exclure la présence d'éléments
autres que ceux mentionnés.
[0093] L'usage de l'article indéfini « un », « une », ou de l'article défini « le », « la
» ou « l'», pour introduire un élément n'exclut pas la présence d'une pluralité de
ces éléments.
1. Appareil pour inhaler une substance (1) comprenant :
- un atomiseur (2),
- un ensemble (E) comprenant ledit atomiseur (2) et un premier réservoir (3) contenant
au moins une substance à inhaler, ledit atomiseur (2) étant en communication fluidique
avec ledit premier réservoir (3),
- un deuxième réservoir (4) agencé pour contenir un gaz sous pression et étant en
communication fluidique avec ledit ensemble (E),
- un embout buccal (5) en communication fluidique avec une sortie dudit atomiseur
(2), et
- un déclencheur (6) agencé pour libérer une quantité dudit gaz hors dudit deuxième
réservoir (4) et à destination dudit l'ensemble (E),
ledit appareil pour inhaler une substance étant
caractérisé en ce qu'il comprend une pompe (P) agencée pour aspirer de l'air ambiant, l'injecter et le
comprimer dans ledit deuxième réservoir (4).
2. Appareil pour inhaler une substance (1) selon la revendication 1, dans lequel une
entrée dudit premier réservoir (3) est en communication fluidique avec ledit deuxième
réservoir (4).
3. Appareil pour inhaler une substance (1) selon la revendication 1, dans lequel une
première entrée (e1) dudit atomiseur (2) est en communication fluidique avec ledit
deuxième réservoir (4) et en ce qu'une deuxième entrée (e2) dudit atomiseur (2) est
en communication fluidique avec ledit premier réservoir (3).
4. Appareil pour inhaler une substance (1) selon la revendication 3, dans lequel ledit
atomiseur (2) est situé au moins partiellement dans ledit premier réservoir (3).
5. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel ladite au moins une substance à inhaler contenue dans ledit
premier réservoir (3) n'y est pas présente sous pression.
6. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel ledit deuxième réservoir comprend un matériau poreux, en
particulier un matériau microporeux, par exemple une zéolite.
7. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel ladite pompe (P) est une pompe manuelle.
8. Appareil pour inhaler une substance selon la revendication 7, dans lequel ladite pompe
manuelle (P) est une pompe à double sens.
9. Appareil pour inhaler une substance selon la revendication 7 ou 8 comprenant en outre
un piston activé par du gaz sous pression contenu dans ledit deuxième réservoir (4),
le gaz sous pression permettant au piston d'effectuer un mouvement de déplacement
accompagnant un mouvement effectué par les muscles extenseurs d'un utilisateur lors
d'un pompage manuel effectué avec ladite pompe manuelle (P).
10. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes comprenant en outre un mécanisme de fermeture dudit deuxième réservoir
(4), par exemple une valve à sens unique.
11. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes comprenant en outre un mécanisme de fermeture d'une entrée ou d'une sortie
dudit atomiseur (2).
12. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel ledit atomiseur, par exemple un brumisateur ou un nébuliseur,
est un atomiseur agencé pour donner lieu, par atomisation, à un aérosol, par exemple
à une brume ou à un nébulisat, présentant des gouttelettes ayant une taille de gouttelette
comprise entre 0,1 et 20 µm, de préférence comprise entre 0,25 et 10 µm, préférentiellement
comprise entre 0,5 et 5 µm
13. Appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes comprenant en outre un compartiment comprenant un arôme ou une substance
aromatique et étant en communication fluidique avec ledit atomiseur (2).
14. Ensemble comprenant un appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque
des revendications précédentes et une station de recharge dudit deuxième réservoir
en gaz, en particulier en air, et/ou de recharge de l'appareil pour inhaler une substance
en énergie électrique.
15. Utilisation d'un appareil pour inhaler une substance (1) selon l'une quelconque des
revendications 1 à 13 pour atomiser au moins une substance à inhaler.