Domaine Technique de l'invention
[0001] L'invention concerne un dispositif de commande d'ouverture pour une porte d'un véhicule
automobile. L'invention porte aussi sur un système de verrouillage comprenant un tel
dispositif de commande d'ouverture. L'invention porte encore sur un véhicule automobile
comprenant un tel dispositif de commande d'ouverture et/ou un tel système de verrouillage.
L'invention porte enfin sur un procédé d'assemblage d'un tel dispositif de commande
d'ouverture à une porte d'un véhicule automobile.
Etat de la technique antérieure
[0002] Les véhicules automobiles, et en particulier les véhicules utilitaires sont généralement
équipés d'un système de verrouillage de porte comprenant d'une part un dispositif
de commande d'ouverture et d'autre part une serrure reliée au dispositif de commande
d'ouverture par une tringle ou un câble. Le dispositif de commande d'ouverture comprend
un support, ou module, par l'intermédiaire duquel il est fixé à un élément de porte
telle qu'un panneau en tôle. Le dispositif de commande d'ouverture comprend également
une poignée d'actionnement articulée avec le support et accueille un verrou dans une
ouverture du support. La poignée d'actionnement et le verrou sont reliés mécaniquement
à la serrure via la tringle ou le câble. Le verrou peut coopérer avec une clé pour
établir, ou au contraire interrompre, l'effet d'un déplacement de la poignée d'actionnement
sur la serrure.
[0003] De tels systèmes de verrouillage offrent une sécurité insuffisante. Notamment, des
voleurs peuvent parvenir à manipuler le verrou intégré au dispositif de commande d'ouverture
en utilisant divers outils, tels que des tournevis. En faisant hocher le verrou, des
efforts sont transmis au support par l'intermédiaire duquel le dispositif de commande
d'ouverture est fixé à la porte. Lorsque la tringle atteint une amplitude de mouvement
suffisante, la serrure peut être actionnée et la porte peut être ouverte. Une telle
effraction peut être réalisée en un temps parfois très court.
[0004] Par ailleurs, les systèmes de verrouillage connus de l'état de la technique peuvent
également présenter des défauts de qualité. Les manipulations répétées de la poignée
d'actionnement et/ou du verrou, ainsi que les vibrations du véhicule peuvent conduire
à la perte de pièces et donc à la mise en défaut du système de verrouillage.
[0005] Enfin les systèmes de verrouillage avec verrou intégré connus de l'état de la technique
sont complexes à assembler à l'intérieur d'une porte d'un véhicule. Les opérations
nécessaires à sa fixation sont parfois réalisées de manière incomplète. En particulier,
l'opération de fixation du verrou au support du dispositif de commande d'ouverture
est parfois réalisée de manière incomplète. Lorsque tel est le cas, le système de
verrouillage peut être encore plus rapidement forcé par un voleur.
Présentation de l'invention
[0006] Le but de l'invention est de fournir un dispositif de commande d'ouverture remédiant
aux inconvénients ci-dessus et améliorant les dispositifs de commande d'ouverture
connus de l'art antérieur.
[0007] Plus précisément, un premier objet de l'invention est un dispositif de commande d'ouverture
particulièrement résistant aux tentatives d'effraction.
[0008] Un second objet de l'invention est un dispositif de commande d'ouverture robuste
et durable.
[0009] Un troisième objet de l'invention est un dispositif de commande d'ouverture dont
le montage sur un élément de porte de véhicule est aisé et fiable.
Résumé de l'invention
[0010] L'invention se rapporte à un dispositif de commande d'ouverture pour une porte d'un
véhicule automobile comprenant un support et un organe de maintien pour un verrou,
l'organe de maintien comprenant une bague et un coulisseau, le support étant pourvu
d'une première ouverture agencée autour d'un axe principal, la première ouverture
étant destinée à loger un verrou, la bague de l'organe de maintien étant mobile en
rotation par rapport au support autour dudit axe principal entre une première position
et une deuxième position, la première position étant une position dans laquelle un
verrou est libre d'être inséré au travers de la première ouverture, la deuxième position
étant une position dans laquelle un verrou préalablement inséré au travers de la première
ouverture est bloqué en position, le coulisseau étant lié à la bague selon une liaison
glissière, le coulisseau étant destiné à être fixé solidairement à un élément de porte
lorsque la bague est dans sa deuxième position.
[0011] Le coulisseau peut comprendre une ouverture, notamment taraudée, s'étendant sensiblement
parallèlement à un axe de coulissement du coulisseau et destinée à coopérer avec un
moyen de fixation, notamment une vis, passant au travers d'un champ de la porte d'un
véhicule automobile.
[0012] Un axe de coulissement du coulisseau par rapport à la bague peut être sensiblement
perpendiculaire audit axe principal.
[0013] La bague peut comprendre une partie centrale pourvue d'une deuxième ouverture agencée
autour de l'axe principal, et un appendice s'étendant radialement depuis la partie
centrale, l'appendice supportant le coulisseau.
[0014] Ledit appendice peut comprendre un rail de guidage et le coulisseau peut comprendre
une rainure coopérant avec le rail de guidage pour former ladite liaison glissière.
[0015] L'appendice peut comprendre une surface d'appui orientée de sorte qu'un appui sur
la surface d'appui tend à faire pivoter la bague par rapport au support de sa première
position à sa deuxième position.
[0016] Le support peut comprendre un premier moyen de butée et la bague peut comprendre
un deuxième moyen de butée, ladite première position de la bague étant définie par
une mise en appui du premier moyen de butée contre le deuxième moyen de butée,
et/ou le support peut comprendre un troisième moyen de butée et la bague peut comprendre
un quatrième moyen de butée, ladite deuxième position de la bague étant définie par
une mise en appui du troisième moyen de butée contre le quatrième moyen de butée.
[0017] La bague peut comprendre un élément saillant destiné à faire face à un élément de
porte, l'élément saillant étant agencé de sorte à venir en contact avec l'élément
de porte lorsqu'on fait hocher le dispositif de commande.
[0018] Le dispositif de commande d'ouverture peut comprendre une poignée d'actionnement
articulée sur le support.
[0019] L'invention se rapporte également à un système de verrouillage comprenant un dispositif
de commande d'ouverture tel que défini précédemment et un verrou, le verrou étant
maintenu au travers de la première ouverture.
[0020] Le système de verrouillage peut comprendre une batteuse et un support de tringle,
la batteuse étant fixée au verrou, le support de tringle étant fixé à la batteuse.
[0021] Le système de verrouillage peut comprendre une serrure et une tringle , le verrou
étant relié mécaniquement à la serrure au moyen de la tringle, et/ou le système de
verrouillage peut comprendre une serrure et un câble, le verrou étant relié mécaniquement
à la serrure au moyen du câble.
[0022] L'invention se rapporte également à un véhicule automobile comprenant un dispositif
de commande d'ouverture tel que défini précédemment et/ou un système de verrouillage
tel que défini précédemment.
[0023] L'invention se rapporte également à un procédé d'assemblage d'un dispositif de commande
d'ouverture à un élément de porte d'un véhicule automobile comprenant :
- une étape de fourniture d'un élément de porte, d'un verrou, et d'un dispositif de
commande d'ouverture tel que défini précédemment, la bague étant dans sa première
position,
- une étape de positionnement du dispositif de commande d'ouverture contre une première
face de l'élément de porte,
- une étape d'insertion d'un verrou au travers de la première ouverture,
- une étape de rotation de ladite bague par rapport au support jusqu'à sa deuxième position,
- une étape de déplacement du coulisseau suivant ladite liaison glissière, et
- une étape de fixation du coulisseau à l'élément de porte, notamment avec un moyen
de fixation passant au travers d'un champ de l'élément de porte.
Présentation des figures
[0024] Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés
en détail dans la description suivante d'un mode de réalisation particulier fait à
titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
[Fig. 1] La figure 1 est une vue schématique d'un véhicule automobile selon un mode
de réalisation de l'invention.
[Fig. 2] La figure 2 est une vue de face d'un dispositif de commande d'ouverture selon
un mode de réalisation de l'invention, une bague du dispositif de commande d'ouverture
étant dans une première position.
[Fig. 3] La figure 3 est une vue de face du dispositif de commande d'ouverture, la
bague étant dans une deuxième position et un coulisseau du dispositif de commande
d'ouverture étant dans une première position.
[Fig. 4] La figure 4 est une vue de face du dispositif de commande d'ouverture, la
bague étant dans la deuxième position et le coulisseau étant dans une deuxième position,
translaté contre un champ d'un élément de porte.
Description détaillée
[0025] La figure 1 illustre schématiquement un véhicule 1 automobile équipé d'une porte
2 et d'un système de verrouillage 3 de la porte selon un mode de réalisation de l'invention.
Le véhicule 1 peut être de toute nature. Notamment, il peut être par exemple un véhicule
particulier, un véhicule utilitaire, un camion ou un bus. La porte 2, ou ouvrant 2,
ou encore portière 2, est un élément qui permet d'ouvrir ou de fermer l'accès à l'intérieur
du véhicule 1, notamment à un espace de chargement ou à un habitacle du véhicule.
La porte 2 comprend un élément de porte, notamment un panneau 4 s'étendant dans un
plan principal. Ce panneau 4 peut être articulé en rotation par rapport à une caisse
du véhicule, par exemple via des charnières 5. Il comprend préférentiellement une
plaque de tôle découpée et mise en forme. L'élément de porte peut être par exemple
un élément de carrosserie du véhicule et/ou un caisson formant une structure rigide
de la porte.
[0026] Dans ce document, l'axe X désigne l'axe longitudinal d'un véhicule. En marche avant
et en ligne droite, le véhicule progresse de l'arrière vers l'avant selon une direction
parallèle à son axe longitudinal X. L'axe X est orienté de l'avant vers l'arrière
du véhicule, c'est-à-dire dans le sens de la marche arrière. L'axe Y désigne l'axe
transversal du véhicule. L'axe Y est orienté de la gauche vers la droite, la gauche
et la droite étant définies selon le point de vue d'un conducteur du véhicule. L'axe
Z désigne l'axe perpendiculaire à l'axe X et à l'axe Y. L'axe Z est un axe vertical
lorsque le véhicule repose sur un sol horizontal. L'axe Z est orienté de bas en haut.
Les axes X, Y et Z forment un repère orthogonal. Ce même repère, défini par référence
à un véhicule, sera aussi utilisé pour un système de verrouillage ou un dispositif
de commande d'ouverture, même considérés hors d'un véhicule, puisqu'ils sont destinés
à un montage selon une orientation spécifique sur un véhicule. De plus, on considère
que le véhicule 1 repose sur un sol horizontal.
[0027] Selon le mode de réalisation présenté, la porte 2 est une porte arrière d'un véhicule
utilitaire. La porte est articulée autour d'un axe parallèle à l'axe vertical Z. En
variante, la porte 2 pourrait être tout ouvrant d'un véhicule sensible à l'effraction,
par exemple une porte latérale. La porte 2 pourrait également être une porte coulissante.
[0028] Le système de verrouillage 3 comprend un dispositif de commande d'ouverture 10, un
verrou 6, une serrure 7 et une tringle 8. La serrure 7 est fixée au panneau 4 de la
porte 2. Elle comprend un pêne coopérant avec une gâche 9 solidaire de la caisse ou
solidaire d'une deuxième porte du véhicule pour verrouiller la porte 2 en positon
fermée. La tringle 8 peut être un élément longiligne, éventuellement localement coudé,
s'étendant principalement parallèlement à l'axe vertical Z. Il est apte à transmettre
à la serrure 7 un mouvement exercé par le verrou 6. En variante, la tringle 8 pourrait
être remplacé par un câble. Le dispositif de commande d'ouverture 10 est relié mécaniquement
à la serrure via le verrou 6 et la tringle 8. La serrure 7 et le dispositif de commande
d'ouverture sont donc deux équipements distincts de la porte. Selon le mode de réalisation
présenté sur la figure 1, la serrure 7 est positionnée verticalement au-dessus du
dispositif de commande d'ouverture 10 mais en variante elle pourrait être positionnée
en tout autre endroit de la porte 2.
[0029] Le dispositif de commande d'ouverture 10 comprend un support 11, une poignée d'actionnement
13 et un organe de maintien 20 du verrou. Le dispositif de commande est illustré sur
les figures 2, 3 et 4. Il est représenté dans un plan parallèle à l'axe transversal
Y et à l'axe vertical Z en vue depuis l'intérieur du véhicule vers l'extérieur. Le
panneau 4, qui s'étend perpendiculairement à l'axe longitudinal X, est rendu invisible.
Seul un champ C1 latéral du panneau est rendu visible. Le champ C1 délimite le bord
du panneau le long duquel est agencé le dispositif de commande d'ouverture 10. Le
champ C1 s'étend dans un plan sensiblement perpendiculaire au plan principal dans
lequel s'étend le panneau. En l'espèce le champ C1 s'étend dans un plan perpendiculaire
à l'axe transversal Y. Le champ C1 peut par exemple être formé par un pli sensiblement
à 90° d'un bord latéral du panneau 4.
[0030] Le support 11, ou "module 11", est un élément fixé au panneau 4 de la porte 2. Il
peut comprendre un corps, avantageusement en plastique, dans lequel sont prévus des
moyens de liaison au panneau 4. Ces moyens de liaison peuvent être par exemple des
clips et/ou des ouvertures. Ces ouvertures, éventuellement taraudées, peuvent être
destinées à coopérer avec des organes de fixation tels que des vis, voire des rivets.
Le support 11 supporte notamment le verrou 6 et la poignée d'actionnement 13. Il comprend
notamment des moyens d'articulation de la poignée d'actionnement 13. Il peut en outre
comprendre des moyens de liaison mécanique entre la poignée d'actionnement 13 et le
verrou. Le support 11 peut en outre aussi comprendre des moyens de rappels pour ramener
la poignée d'actionnement 13 dans une position rétractée après sa manipulation. La
rotation de l'organe de maintien 20 bloque le verrou (monté par l'extérieur) et termine
la solidarisation de l'ensemble sur le panneau 4.
[0031] Le support 11 comprend une première ouverture O1 agencée autour d'un axe principal
X1, parallèle à l'axe longitudinal X. L'organe de maintien 20 comprend une deuxième
ouverture O2 agencée autour dudit axe principal X1. Les ouvertures O1 et O2 peuvent
avoir une forme au moins grossièrement circulaire. Les ouvertures O1 et O2 sont concentriques
c'est-à-dire que leur centre est confondu suivant une projection parallèle à l'axe
longitudinal X.
[0032] L'organe de maintien 20 est positionné vers l'avant par rapport au support 11. Il
est donc lié au panneau 4 de la porte par l'intermédiaire du support 11. L'organe
de maintien 20 comprend une bague 30 et un coulisseau 40. La bague 30 est articulée
en rotation par rapport au support 11 autour de l'axe principal X1. Ladite deuxième
ouverture O2 est formée dans la bague 30. La bague 30 est mobile en rotation par rapport
au support 11 entre une première position (illustrée sur la figure 2) et une deuxième
position (illustrée sur les figures 3 et 4).
[0033] La première position est une position dans laquelle le verrou 6 est libre d'être
inséré au travers de la première ouverture O1 et de la deuxième ouverture O2. La deuxième
position de la bague est une position dans laquelle le verrou 6 préalablement inséré
au travers de la première ouverture O1 et de la deuxième ouverture O2 est bloqué en
position.
[0034] La première position de la bague peut être distincte de la deuxième position de la
bague d'un angle compris entre 5° et 120°, notamment compris entre 10° et 60°. En
particulier, environ un huitième de tour, c'est-à-dire environ 45° peuvent séparer
la première position de la deuxième position de la bague.
[0035] La bague et/ou le support peuvent comprendre des moyens de retenue configurés pour
retenir la bague par rapport au support suivant l'axe longitudinal X quand la bague
est dans sa première position et/ou dans sa deuxième position. Ainsi, le dispositif
de commande d'ouverture 10 peut être mis à disposition d'un seul tenant dans l'atelier
dans lequel il est destiné à être assemblé à l'élément de porte.
[0036] La rotation de la bague par rapport au support entre sa première et sa deuxième position
peut éventuellement s'accompagner d'un mouvement de translation de la bague suivant
l'axe longitudinal X, notamment grâce à des rampes prévues à une interface entre le
support et la bague.
[0037] Le verrou, ou barillet, est logé à l'intérieur de la première ouverture O1 et de
la deuxième ouverture O2. Il comprend lui-même une ouverture pour une clé s'étendant
sensiblement le long de l'axe principal X1.
[0038] D'une part, le panneau 4 comprend une troisième ouverture coïncidant avec la première
ouverture O1 et avec la deuxième ouverture O2. D'autre part, le panneau 4 peut comprendre
une quatrième ouverture au travers de laquelle passe tout ou partie de la poignée
d'actionnement et/ou des moyens d'articulation de la poignée d'actionnement. La troisième
ouverture et la quatrième ouverture peuvent éventuellement former une seule et même
ouverture.
[0039] Le dispositif de commande d'ouverture 10 se distingue d'un système de verrouillage
dit "verrou pleine peau" dans lequel le verrou est fixé directement au travers du
panneau 4 de la porte indépendamment de la commande d'ouverture. Dans la présente
invention le verrou est fixé à la porte via un support cumulant différentes fonctions,
notamment celle de supporter une poignée d'actionnement. Une telle architecture permet
un assemblage aisé du système de verrouillage à la porte, en un nombre limité d'opérations.
[0040] La poignée d'actionnement 13 peut être articulée par rapport au support selon une
liaison en rotation autour d'un axe Z1 parallèle à l'axe vertical Z, c'est-à-dire
un axe parallèle à l'axe autour duquel pivote la porte. Ainsi, un mouvement de traction
sur la poignée d'actionnement 13 sollicite à la fois le mécanisme liant la poignée
à la serrure pour déverrouiller la serrure et participe à l'effort nécessaire pour
manipuler la porte de sa position fermée à sa position ouverte. Une telle poignée
d'actionnement, dite "de type frigo" permet donc une ouverture efficace et rapide
de la porte.
[0041] Le coulisseau 40 est lié à la bague selon une liaison glissière parallèlement à un
axe de coulissement A1. Le coulisseau est mobile entre une première position (illustrée
sur la figure 3) et une deuxième position (illustrée sur la figure 4). Lorsqu'il est
dans sa deuxième position, le coulisseau 40 est en butée contre le champ C1. L'axe
de coulissement A1 est sensiblement perpendiculaire audit axe principal X1. Autrement
dit, l'axe de coulissement A1 s'étend dans un plan parallèle à l'axe transversal Y
et l'axe vertical Z, indépendamment de la position de la bague 30. Comme illustré
sur la figure 2, lorsque la bague est dans sa première position, l'axe de coulissement
A1 peut former avec l'axe transversal Y et avec l'axe vertical Z un angle d'environ
45°. Comme illustré sur la figure 3, lorsque la bague est dans sa deuxième position,
l'axe de coulissement A1 peut être sensiblement parallèle à l'axe transversal Y, c'est-à-dire
perpendiculaire au plan dans lequel s'étend le champ C1. Le coulisseau 40 peut coulisser
par rapport à la bague 30 indépendamment de la position de cette dernière.
[0042] La rotation de la bague 30 entre sa première position et sa deuxième position et
le mouvement de translation du coulisseau 40 sont effectués uniquement lors de l'assemblage
du dispositif de commande d'ouverture sur la porte du véhicule, plus particulièrement
lorsque le module 11 est déjà monté sur la porte. Le coulisseau est destiné à être
fixé solidairement à un élément de porte lorsque la bague est dans sa deuxième position.
En particulier, le coulisseau 40 comprend une ouverture 41 taraudée, s'étendant sensiblement
parallèlement à l'axe de coulissement A1. Comme illustré sur la figure 4, l'ouverture
41 coopère avec une vis 42 passant par une ouverture pratiquée au travers d'un champ
C1 de la porte pour bloquer le coulisseau. Lors de l'utilisation du véhicule, la bague
et le coulisseau demeurent donc fixés en position par rapport à la porte. En variante,
le coulisseau pourrait être fixé au champ C1 de la porte par un moyen de fixation
différent d'une vis comme par exemple au moyen d'un rivet ou encore avec tout moyen
de fixation passant au travers du champ C1 de la porte.
[0043] La bague 30 comprend une partie centrale 31, de forme au moins grossièrement cylindrique,
dans laquelle est agencée la deuxième ouverture O2. La bague 30 comprend aussi un
appendice 32 s'étendant radialement depuis la partie centrale 31. Avantageusement,
la partie centrale 31 et l'appendice 32 forment une pièce monobloc. L'appendice 32
supporte le coulisseau 40. Plus particulièrement, l'appendice 32 comprend un rail
de guidage 33 et le coulisseau comprend une rainure 43 de forme complémentaire à celle
du rail de guidage 33 de manière à former la liaison glissière. Le rail de guidage
peut intégrer un moyen de retenue du coulisseau suivant l'axe longitudinal X. Notamment,
ce moyen de retenue peut être formé par une section du rail de guidage en forme de
T ou en forme de champignon.
[0044] Le rail de guidage peut être agencé sur une face de l'appendice 32 tournée vers l'avant
du véhicule. Selon une variante de réalisation, le coulisseau pourrait aussi être
agencé sur une autre face de l'appendice, ou encore être agencé à l'intérieur d'un
logement formé dans l'appendice.
[0045] La bague 30 comprend un poussoir 34 pourvu d'une surface d'appui permettant de faire
pivoter la bague de sa première position à sa deuxième position. Le poussoir 34 s'étend
sensiblement radialement depuis la partie centrale 31. Le poussoir 34 peut s'étendre
depuis la partie centrale 31 dans une direction sensiblement opposée à la direction
dans laquelle l'appendice 32 s'étend. Il peut comprendre à son extrémité 35 une cavité
borgne, par exemple sous la forme d'une demi-coque, destinée à recevoir la pointe
d'un outil. Un appui de l'outil sur l'extrémité 35 permet d'exercer un effort parallèlement
à la flèche F1 ce qui tend à faire pivoter la bague vers sa deuxième position. En
variante, la bague 30 pourrait ne pas comprendre un tel poussoir. L'appendice 32 comprend
avantageusement une deuxième surface d'appui 36, un appui sur la deuxième surface
d'appui (orienté de la droite vers la gauche selon le point de vue de la figure 3)
tendant à faire pivoter la bague par rapport au support de sa première position à
sa deuxième position. L'appendice remplit donc une double fonction de support du coulisseau
40 et de surface d'appui pour faire pivoter la bague par rapport au support 11.
[0046] La première et/ou la deuxième position de la bague 30 peuvent être définies par des
moyens de butées B1, B2, B3, B4 conjugués agencés respectivement sur la bague et sur
le support. Le moyen de butée B1 peut coopérer avec le moyen de butée B2 pour définir
la première position de la bague. Le moyen de butée B3 peut coopérer avec le moyen
de butée B4 pour définir la deuxième position de la bague. Les moyens de butée B2
et B4 peuvent être prévus sur le poussoir 34 comme cela est représenté sur la figure
2, ou en variante, être intégrés à toute autre partie de la bague. Les moyens de butée
B1 et B3 peuvent être intégrés au corps du support.
[0047] L'amplitude de déplacement du coulisseau peut être délimitée par des moyens de butées
B5, B6, B7, B8 conjugués agencés respectivement sur le coulisseau et sur la bague.
Le moyen de butée B5 peut coopérer avec le moyen de butée B6 pour définir la première
position du coulisseau qui peut être une première position extrémale du coulisseau.
Le moyen de butée B7 peut coopérer avec le moyen de butée B8 pour définir une deuxième
position extrémale du coulisseau. On note que lorsque le coulisseau 40 est fixé contre
le champ C1 du panneau, il adopte une position intermédiaire entre les deux positions
extrémales du coulisseau. Les moyens de butées B5, B6, B7 et B8 empêchent une dissociation
accidentelle entre le coulisseau et la bague préalablement à leur assemblage sur une
porte.
[0048] Le support 11 et/ou la bague 30 peuvent comprend une interface de fixation pour maintenir
le verrou 6 en position. Cette interface de fixation peut être formée au niveau des
bords de la première ouverture O1 et/ou de la deuxième ouverture O2. En particulier
la bague 30 et/ou le support 20 peuvent comprendre des encoches 37 s'étendant sensiblement
radialement par rapport audit axe principal. Ces encoches peuvent coopérer avec un
contour extérieur du verrou 6 pour le maintenir en position. Les encoches formées
dans la bague 30 sont notamment bien visibles sur la figure 2. Chaque encoche 37 est
associée à une rampe de profil annulaire ayant une section évolutive quant à son épaisseur.
Chaque encoche 37 est apte à coopérer avec un ergot associé du verrou 6. Durant l'opération
d'assemblage du support 11 au panneau 4 de porte, chaque ergot du verrou 6 est déplacé
le long d'une rampe contre lequel il coulisse afin de serrer le verrou
[0049] Le verrou 6 comprend une partie intérieure apte à être pivotée autour de l'axe principal
X1. Cette partie intérieure est fixée une batteuse 14 qui est un élément du système
de verrouillage 3. La batteuse 14 peut se présenter sous la forme d'une plaque à l'extrémité
de laquelle est relié le support de tringle 15. Le support de tringle 15 est fixé
à la batteuse 14 selon une liaison pivot. Ainsi, la tringle demeure sensiblement alignée
parallèlement à l'axe vertical Z lorsque la batteuse pivote autour de l'axe principal
X1.
[0050] En complément, la bague 30 peut comprendre un élément saillant (non visible sur les
figures) destiné à faire face au panneau 4. L'élément saillant est agencé de sorte
que, lorsqu'on fait hocher le dispositif de commande d'ouverture par l'intermédiaire
du verrou, l'élément saillant vient en contact d'une face intérieure du panneau 4.
Un tel hochement peut être par exemple un mouvement de flexion alternée au moyen d'un
tournevis dont la pointe est insérée dans le verrou. L'élément saillant peut par exemple
se présenter sous la forme d'une nervure. Il peut s'étendre parallèlement à l'axe
longitudinal X depuis l'appendice 32 sur une face de l'appendice opposée à la face
sur laquelle est montée le coulisseau 40, c'est-à-dire une face de l'appendice faisant
face au panneau 4. Ainsi, lors d'une tentative d'effraction du véhicule, le panneau
peut être rayé ou marqué par l'appui de l'élément saillant. Ces rayures ou marques
fournissent alors une preuve de la tentative d'effraction. De, plus l'appui de l'élément
saillant fournit un support supplémentaire du dispositif de commande d'ouverture sur
le panneau 4, ce qui limite encore l'amplitude de déplacement pour un effort de flexion
alternée donné.
[0051] Dans la description qui précède, le dispositif de commande d'ouverture est équipé
d'un verrou. En variante, le verrou pourrait ne pas être présent ou être remplacé
par un faux verrou. Un tel artifice permet notamment d'utiliser un même dispositif
de commande d'ouverture pour équiper une porte non pourvue de verrou, comme par exemple
une porte de passager, c'est-à-dire par exemple une porte du côté opposé au conducteur
ou à l'arrière du conducteur.
[0052] Pour assembler le dispositif de commande d'ouverture à un élément de porte du véhicule
automobile, on peut procéder de la manière suivante. Tout d'abord on fournit un élément
de porte. L'élément de porte comprend notamment le panneau 4 pourvu de la troisième
ouverture. On fournit également le dispositif de commande d'ouverture 10 et le verrou
6. Avantageusement, le dispositif de commande d'ouverture 10 se présente sous la forme
d'un module dont les éléments sont maintenus ensemble. Notamment, la bague 30 est
solidaire du support 11 et se trouve dans sa première position.
[0053] Ensuite, le procédé comprend une étape de positionnement du dispositif de commande
d'ouverture contre une première face de l'élément de porte. On positionne le support
contre une face intérieure du panneau. Celui-ci peut être fixé au panneau notamment
au moyens de clips de fixation et/ou de vis et/ou de rivets.
[0054] Ensuite, le procédé comprend une étape d'insertion du verrou au travers de la première
ouverture, de la deuxième ouverture et de la troisième ouverture. Notamment le verrou
peut être inséré longitudinalement depuis l'arrière vers l'avant.
[0055] Ensuite, lorsque le verrou est en place, le procédé comprend une étape de rotation
de bague par rapport au support jusqu'à sa deuxième position.
[0056] Suivant le mode de réalisation présenté sur les figures, la bague est donc pivotée
d'environ un huitième de tour dans le sens antihoraire. Lorsque la bague 30 est équipée
d'un poussoir 34, cette opération peut être réalisée au moyen d'un outil passant au
travers d'une ouverture prévue dans le champ C1 de la porte. La pointe de l'outil
est alors insérée dans l'ouverture borgne formée à l'extrémité 35 du poussoir et un
effort sensiblement suivant la flèche F1 est appliqué. Ensuite, l'ouverture au travers
de laquelle l'outil a été inséré pour réaliser cette opération peut être rebouchée
pour garantir l'étanchéité de la porte. En variante, la rotation de la bague peut
être réalisée manuellement par un effort appliqué sur la surface d'appui 36, notamment
par un effort appliqué suivant la flèche F2. On évite ainsi de devoir faire un trou
dans le champ de la porte pour faire passer un outil et on évite l'opération de rebouchage
de ce trou pour garantir l'étanchéité de la porte. Suite à la rotation de la bague
30, le verrou est bloqué en position dans le dispositif de commande d'ouverture.
[0057] Ensuite, le procédé comprend une étape de déplacement du coulisseau suivant la liaison
glissière et une étape de fixation du coulisseau à l'élément de porte. Le coulisseau
peut par exemple être poussé manuellement contre le champ C1 de la porte. Alternativement,
il peut avantageusement être translaté grâce à l'effort de réaction produit par la
vis 42 sur l'ouverture 41 taraudée du coulisseau. Ainsi, le simple serrage de la vis
de fixation permet d'une part de translater le coulisseau jusqu'à ce qu'il soit en
butée contre le champ C1 de la porte, et d'autre part de bloquer le coulisseau en
position. L'étape de translation du coulisseau et l'étape de fixation du coulisseau
peuvent donc être réalisées simultanément. La tête de la vis 42 en appui sur le champ
de la porte assure l'étanchéité de la porte au niveau de l'ouverture par laquelle
la vis est insérée.
[0058] A l'issue de ce montage l'organe de maintien 20 est bloqué en position par une liaison
directe avec la porte, notamment avec le champ de la porte. On évite ainsi tout desserrage
de la bague suite à une tentative d'effraction ou en conséquence des vibrations subies
par le véhicule. L'opération de vissage du coulisseau n'est possible que si la bague
est complètement pivotée dans sa deuxième position. L'invention fournir donc également
un moyen de contrôle de la bonne position de l'organe de maintien. On évite ainsi
une rotation partielle de la bague pouvant occasionner une robustesse moindre ou un
desserrage précoce.
1. Dispositif de commande d'ouverture (10) pour une porte (2) d'un véhicule (1) automobile,
caractérisé en ce qu'il comprend un support (11) et un organe de maintien (20) pour un verrou (6), l'organe
de maintien comprenant une bague (30) et un coulisseau (40), le support (11) étant
pourvu d'une première ouverture (O1) agencée autour d'un axe principal (X1), la première
ouverture (O1) étant destinée à loger un verrou (6), la bague (30) de l'organe de
maintien (20) étant mobile en rotation par rapport au support (11) autour dudit axe
principal (X1) entre une première position et une deuxième position, la première position
étant une position dans laquelle un verrou (6) est libre d'être inséré au travers
de la première ouverture (O1), la deuxième position étant une position dans laquelle
un verrou (6) préalablement inséré au travers de la première ouverture (O1) est bloqué
en position, le coulisseau (40) étant lié à la bague (30) selon une liaison glissière,
le coulisseau (40) étant destiné à être fixé solidairement à un élément de porte (4)
lorsque la bague est dans sa deuxième position.
2. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le coulisseau (40) comprend une ouverture (41), notamment taraudée, s'étendant sensiblement
parallèlement à un axe de coulissement (A1) du coulisseau et destinée à coopérer avec
un moyen de fixation, notamment une vis (42), passant au travers d'un champ (C1) de
la porte (2) d'un véhicule (1) automobile.
3. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'un axe de coulissement (A1) du coulisseau (40) par rapport à la bague (30) est sensiblement
perpendiculaire audit axe principal (X1).
4. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la bague (30) comprend une partie centrale (31) pourvue d'une deuxième ouverture
(O2) agencée autour de l'axe principal (X1), et un appendice (32) s'étendant radialement
depuis la partie centrale (31), l'appendice (32) supportant le coulisseau (40).
5. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ledit appendice (32) comprend un rail de guidage (33) et en ce que le coulisseau comprend une rainure (43) coopérant avec le rail de guidage (33) pour
former ladite liaison glissière.
6. Dispositif de commande d'ouverture selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que l'appendice comprend une surface d'appui (36) orientée de sorte qu'un appui sur la
surface d'appui (36) tend à faire pivoter la bague (30) par rapport au support (11)
de sa première position à sa deuxième position.
7. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le support (11) comprend un premier moyen de butée (B1) et en ce que la bague comprend un deuxième moyen de butée (B2), ladite première position de la
bague étant définie par une mise en appui du premier moyen de butée (B1) contre le
deuxième moyen de butée (B2), et/ou en ce que le support (11) comprend un troisième moyen de butée (B3) et en ce que la bague comprend un quatrième moyen de butée (B4), ladite deuxième position de la
bague étant définie par une mise en appui du troisième moyen de butée (B3) contre
le quatrième moyen de butée (B4).
8. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la bague (30) comprend un élément saillant destiné à faire face à un élément de porte
(4), l'élément saillant étant agencé de sorte à venir en contact avec l'élément de
porte lorsqu'on fait hocher le dispositif de commande.
9. Dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend une poignée d'actionnement (13) articulée sur le support (11).
10. Système de verrouillage (3), caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications
précédentes et un verrou (6), le verrou étant maintenu au travers de la première ouverture
(O1).
11. Système de verrouillage (3) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend une batteuse (14) et un support de tringle (15), la batteuse étant fixée
au verrou (6), le support de tringle étant fixé à la batteuse.
12. Système de verrouillage (3) selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce qu'il comprend une serrure (7) et une tringle (8), le verrou (6) étant relié mécaniquement
à la serrure au moyen de la tringle et/ou en ce qu'il comprend une serrure (7) et un câble, le verrou (6) étant relié mécaniquement à
la serrure au moyen du câble.
13. Véhicule (1) automobile, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de commande d'ouverture selon l'une des revendications 1
à 9 et/ou un système de verrouillage (3) selon l'une des revendications 10 à 12.
14. Procédé d'assemblage d'un dispositif de commande d'ouverture (10) à un élément de
porte (4) d'un véhicule (1) automobile,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- une étape de fourniture d'un élément de porte (4), d'un verrou (6), et d'un dispositif
de commande d'ouverture (10) selon l'une des revendications 1 à 9, la bague étant
dans sa première position,
- une étape de positionnement du dispositif de commande d'ouverture (10) contre une
première face de l'élément de porte,
- une étape d'insertion d'un verrou au travers de la première ouverture (O1),
- une étape de rotation de ladite bague (30) par rapport au support (11) jusqu'à sa
deuxième position,
- une étape de déplacement du coulisseau (40) suivant ladite liaison glissière, et
- une étape de fixation du coulisseau (40) à l'élément de porte (4), notamment avec
un moyen de fixation passant au travers d'un champ (C1) de l'élément de porte (4).