Introduction
[0001] Le marché des boissons, en particulier les marchés des vins tranquilles et des vins
gazéifiés, utilisent majoritairement des obturateurs en liège, communément appelés
bouchons en liège. L'utilisation du liège répond aux spécifications techniques requises
par le marché, que ce soit vis-à-vis de sa capacité d'étanchéité, ou de l'aspect visuel
que produisent les bouchons en liège et qui donnent un vrai gage de qualité à la boisson.
[0002] Le liège étant un produit naturel, il pose des défis difficiles à surmonter lors
de la fabrication des bouchons, à savoir :
- l'uniformité visuelle du bouchon ;
- l'uniformité dans le comportement physique du liège en tant que bouchon ;
- l'absence de contaminants gustatifs (par ex. : Le trichloroanisol et d'autres substances
volatiles)
[0003] Le grand défi pour l'industrie est de fabriquer un bouchon en liège pour les marchés
qui l'utilisent déjà, mais en surmontant de façon claire des 3 points susmentionnés.
État de la technique :
[0004] Le liège est un produit naturel dérivé du chêne-liège composé de plusieurs cellules
microscopiques creuses et de parois cellulaires harmoniques qui constituent un tissu
100 % naturel d'une élasticité et d'une capacité de rebond inégalées. Ces caractéristiques
particulières du liège sont principalement utilisées pour la production de bouchons
en liège.
[0005] La méthode traditionnelle de fabrication des bouchons en liège présuppose l'extraction
de morceaux de liège naturel des chênes liège. Ces morceaux étant extraits d'un arbre,
ils ont une forme concave irrégulière (Fig.l). Afin qu'ils puissent être utilisés
ultérieurement dans la fabrication des bouchons, les morceaux de liège sont soumis
à un traitement de bouillage et d'aplatissement, qui permet de créer des planches
de liège plates et rectangulaires, en bandes, qui sont ensuite découpées en tranches
d'épaisseur appropriée et percées à l'aide d'une tubeuse, produisant des corps cylindriques
en liège.
Ces corps cylindriques passent ensuite vers les procédés de finition normaux, c'est
à dire la rectification, le lavage, le traitement de surface et le marquage. Il s'agit
du procédé de production de bouchons de liège le plus classique, avec le développement
le moins technologique du secteur, donnant naissance au dénommé bouchon naturel.
[0006] Cette méthode traditionnelle de production de bouchons en liège est la plus appréciée
et la plus utilisée pour les vins de la plus haute qualité, car elle permet naturellement
d'utiliser les caractéristiques particulières du liège, l'étanchéité et une meilleure
conservation des saveurs originales.
[0007] Il s'avère que la production de bouchons en liège naturel est insuffisante pour répondre
aux besoins du marché. De plus, les bouchons en liège naturel ont aussi leurs défauts
: ils sont très hétérogènes car ils contiennent des porosités et des fissures ou des
creux, qui provoquent des imperfections très visibles et variables pouvant avoir des
implications directes sur le comportement mécanique du bouchon de liège dans la bouteille,
pouvant provoquer des fuites et influer sur la neutralité organoleptique requise pour
les bouchons en contact direct avec le liquide contenu dans les bouteilles. Ce type
de réactions indésirables pouvant affecter l'arôme des vins est directement lié à
l'augmentation significative des quantités de 2,4,6 trichloroanisol (TCA). Ce type
de contamination résulte de l'interaction de certains champignons ou parasites existants
dans le liège, tels que l'
Armillariamellea, et a une influence directe sur l'arôme des vins.
[0008] Afin de répondre aux besoins du marché et aux inconvénients du liège naturel, les
bouchons techniques sont apparus.
[0009] Les bouchons en liège techniques sont constitués de plusieurs morceaux de liège et
peuvent comprendre des parties ou des granulés de liège. Les différentes typologies
diffèrent en fonction de l'organisation et du nombre de morceaux, avec ou sans composant
granulaire.
[0010] Les bouchons techniques peuvent être des bouchons agglomérés ; des bouchons multi-pièces
avec des granulés et des bouchons multi-pièces pouvant résulter de deux processus
de fabrication :
- L'extrusion réactive continue ;
- Le compactage - réaction en moule fermé ;
[0011] Le bouchon technique fabriqué à travers un procédé d'extrusion réactive en continu
est basé sur le passage de granulés de liège préalablement humidifiés avec un polymère,
à travers une section tubulaire, qui sous l'effet de la température produit une tige
de granule de liège. Cette tige est ensuite découpée selon la taille souhaitée des
cylindres, qui ensuite, à travers les mêmes procédés de finition, deviendra le bouchon
final.
[0012] Le bouchon technique fabriqué selon le procédé de compactage (réaction en moule fermé)
est basé sur l'injection de liège granulé pré-humidifié avec un polymère. L'injection
est faite dans un moule individuel qui, sous l'effet de la température, produira le
corps cylindrique en agglomérat de liège qui après les procédés de finition normaux,
deviendra le bouchon en liège. Le compactage individuel des moules peut être effectué
en ajoutant simultanément des rondelles, en fonction du bouchon final souhaité (par
ex : Bouchon 1 + 1, avec deux rondelles à l'extrémité du bouchon).
[0013] Les bouchons agglomérés sont constitués de grains de liège, obtenus à partir des
déchets de la production de liège naturel, et qui peuvent être caractérisés selon
les différentes dimensions de diamètre des grains de liège qui sont ensuite liés avec
des colles réactives. Les bouchons dont la dimension moyenne du grain est comprise
entre 2 mm et 8 mm ont moins de qualité que les bouchons de liège dont la dimension
moyenne du grain est comprise entre 0,25 mm et 2,5 mm.
[0014] D'après les brevets
EP0496687 et
EP2099689, nous connaissons deux procédés de production de bouchons agglomérés.
[0015] Dans le premier cas, le liège est composé de trois composants : un matériau végétal
ligneux qui, pour la fabrication du bouchon, est de préférence un liège naturel réduit
en poudre ; un plastique cellulaire fermé ; un liant qui, pour la fabrication de bouchons,
sera de préférence une colle alimentaire de type polyuréthane ou acrylique.
[0016] Dans le second cas, le bouchon est produit avec deux types de granulés de liège,
présentant des caractéristiques complémentaires et pour lesquels la liaison est établie
à travers un procédé de moulage individuel.
[0017] Le principal inconvénient de ce type de bouchon c'est que le liquide contenu dans
la bouteille est en contact avec le granulat de liège, mais aussi avec son liant,
ce qui peut influencer l'arôme et la qualité du liquide à l'intérieur de la bouteille.
Bien qu'il s'agisse de bouchons en liège à faible coût de production, ils sont considérés
comme des bouchons en liège de qualité inférieure et ne sont donc utilisés que pour
les vins de qualité inférieure.
[0018] En guise de solution à ces inconvénients évoqués pour les bouchons agglomérés, des
bouchons techniques multi-pièces en granulés sont apparus.
[0019] Les bouchons techniques multi-pièces granulés sont composés d'un ou de plusieurs
morceaux de liège, généralement des rondelles, et d'un composant ou d'un corps granulé,
différant entre eux en fonction de la disposition des pièces par rapport au granulé.
[0020] Selon les brevets
EP0481155 et
EP0100302 nous connaissons deux procédés de fabrication de bouchons multi-pièce granulés, dans
lesquels le procédé de fabrication d'un bouchon en liège constitué d'un corps principal
en liège granulaire et d'au moins un embout en liège naturel avec les pores disposés
dans une direction perpendiculaire à l'axe du bouchon.
[0021] Mais ces bouchons ont également des inconvénients, comme par exemple, la liaison
par collage de deux matériaux avec des caractéristiques différentes, où l'un offre
peu de variabilité intrinsèque et d'hétérogénéité typique d'un matériau naturel et
pas l'autre, ce qui fait que l'homogénéité du comportement du bouchon en tant qu'obturateur
n'est pas entièrement satisfaisante.
[0022] Toujours dans la catégorie des bouchons techniques, nous avons les bouchons techniques
multi-pièces qui sont constitués de 2 ou plusieurs morceaux de liège, sans aucun composant
granulaire qui diffèrent par leur organisation dans la constitution du bouchon.
[0023] D'après les brevets
EP1393869 et
EP2093032, nous connaissons deux procédés pour fabriquer des bouchons multi-pièces très identiques.
[0024] Dans le premier cas, le processus de fabrication suppose le collage de plusieurs
rondelles non consécutives d'un même panneau de liège avec les interfaces entre les
rondelles substantiellement perpendiculaires aux veines du bouchon et où les bouchons
sont percés dans le sens des anneaux de croissance, ce qui donne un bouchon final
composé de 3 couches cylindriques.
[0025] Dans le second cas, le processus de fabrication est très similaire au précédent,
mais dans le cas présent, le bouchon et composé de deux ou plusieurs éléments de bouchons
naturels substantiellement cylindriques reliés par leurs bases après avoir été sélectionnés,
inspectés et positionnés en fonction du résultat de l'inspection pour former chaque
butée et où les veines des éléments de butées sont dans des positions angulaires différentes
par rapport à leurs axes longitudinaux.
[0026] Comme avec les autres types de bouchons techniques, ils ont également leurs inconvénients,
tels que leur aspect extérieur car on peut distinguer les bandes transversales qui
se chevauchent et qui correspondent aux différentes couches qui constituent le bouchon.
[0027] Dans la gamme des bouchons techniques, nous avons également le brevet international
WO2011033485 dont le bouchon issu de cette invention résulte du procédé de fabrication qui consiste
à coller un ensemble de 6 à 7 rondelles de liège naturel de 6 mm à 8 mm.
[0028] La présente invention consiste donc en la fabrication de corps cylindriques à microcouches
similaires aux procédés de fabrication susmentionnés, mais dont les corps cylindriques
résultant du nouveau procédé de fabrication présentent un ensemble d'avantages qui
les différencient de tous les bouchons existants sur le marché, comme nous le verrons.
[0029] Nous pouvons donc en conclure que pour tous les bouchons connus à ce jour, leur composition
et leur procédé de fabrication présentent des inconvénients, y compris pour le bouchon
naturel.
[0030] Le défi majeur sur le marché des bouchons de liège est de pouvoir produire un bouchon
qui conserve les avantages du liège naturel, en se rapprochant au maximum de ses caractéristiques
physiques, garantissant une plus grande neutralité organoleptique et une homogénéité
physique impossible de garantir avec toutes les autres méthodes de production, même
avec le bouchon naturel, tout en ayant des coûts de production réduits et sans les
inconvénients connus des bouchons techniques. C'est précisément l'objectif principal
de cette invention.
Description des figures
[0031]
Fig. 1- Montre le morceau de liège naturel après le bouillage, le repos et l'empilement,
en lui donnant une forme plate (1), on y voit les lignes de croissance et les irrégularités
du liège visibles tout au long de la pièce.
Fig. 2 - montre l'aspect visuel du morceau de liège plat (1) après le processus de
lamination en feuilles de liège d'une épaisseur comprise entre 0,06 mm et 2 mm (2)
;
Fig. 3 - Montre le morceau de liège après que les lames de 0,06 mm à 2 mm d'épaisseur
(2) aient été nettoyées individuellement (3), classées par niveaux d'irrégularité
(4), réorganisées et collées entre elles avec les irrégularités de chaque lame en
décalage et pressées, pour créer un parallélépipède avec une totale homogénéité physique
(5) visible sur toute la pièce ;
Fig. 4- Montre le parallélépipède résultant du collage des lames de 0,06 mm à 2 mm
d'épaisseur (2) et la forme de la découpe des bandes de liège pour un tubage ultérieur,
montrant l'homogénéité physique résultant du collage
(5) le long de la pièce ;
Fig. 5- Montre le parallélépipède résultant du collage des lames de 0,06 mm à 2 mm
d'épaisseur (2) et la forme de la découpe des bandes de liège pour un tubage ultérieur,
montrant l'homogénéité physique résultant du collage.
(5) le long de la pièce entière et le corps cylindrique résultant du tubage effectué
parallèlement au collage des lames (6) ;
Fig. 6- Montre le parallélépipède résultant du collage des lames de 0,06 mm à 2 mm
d'épaisseur (2) et la forme de découpe des bandes de liège pour un tubage ultérieur,
montrant l'homogénéité physique résultant du collage
(5) le long de la pièce entière et le corps cylindrique résultant du tubage effectué
parallèlement au collage des lames (7) ;
Fig. 7- Montre le parallélépipède résultant du collage des lames de 0,06 mm à 2 mm
d'épaisseur (2) et la forme de la découpe des bandes de liège pour un tubage ultérieur,
montrant l'homogénéité physique résultant du collage
(5) le long de la pièce entière et le corps cylindrique résultant du tubage effectué
parallèlement au collage des lames (8) ;
Description détaillée de l'invention
[0032] La présente invention est un nouveau procédé de fabrication de corps en liège cylindriques
à microcouches caractérisés par une homogénéité physique inégalée par rapport aux
bouchons naturels et aux bouchons techniques connus sur le marché et qui se fait par
l'obtention dans l'arbre de planches de liège naturel concaves et allongées et avec
les lignes de croissance du liège disposées perpendiculairement au sens radial de
l'arbre.
[0033] Les planches en liège naturel sont soumises à un processus de bouillage dans de l'eau
bouillante propre, dont la durée peut varier entre 70 et 90 minutes et à une température
comprise entre 80 et 100 °C, en fonction des caractéristiques des planches de liège
naturel. Vient ensuite la phase d'aplatissement découlant de la cuisson et à l'empilement
ultérieur des planches pour donner à la pièce de liège une forme aplatie. Pendant
une période qui varie entre 24h et 72h, le liège est laissé en repos et on passe ensuite
à la phase de tirage.
[0034] Pour la présente invention, les planches de liège sont cuites à une température à
une température de 90 °C pendant 90 minutes.
[0035] La phase de cuisson du liège est importante car c'est grâce à elle que le liège devient
plus régulier et que son volume augmente. C'est également un mécanisme efficace pour
réduire la microflore et par conséquent améliorer la structure interne du liège.
[0036] Le procédé de cuisson utilisé dans la présente invention est celui utilisé traditionnellement
pour la cuisson des planches de liège naturel.
[0037] Le découpage des planches de liège déjà plates est réalisé à l'aide d'une machine
pour le tranchage de feuilles de liège composée :
- d'une plaque circulaire sur laquelle les planches de liège sont fixées à des plaques
moletées ;
- d'un couteau rotatif.
[0038] Lors du processus de lamination, la plaque circulaire avec les planches de liège
fixées passe successivement à travers le couteau rotatif qui découpe les planches
de liège en épaisseurs allant de 0,06 mm à 2 mm (2).
[0039] Le procédé de lamination de la présente invention et l'équipement mécanique utilisé
ne représentent pas en eux-mêmes une caractéristique technique de la présente invention,
puisqu'il s'agit de procédés connus pour le laminage de planches de liège. La caractéristique
technique réside dans l'épaisseur réduite des lames obtenues par le procédé de laminage
de 0,06 mm à 2 mm (2) et de leur utilisation dans la composition de parallélépipèdes
de liège pour le tubage de cylindres à microcouches utilisés comme obturateurs de
boisson.
[0040] Vient ensuite le nettoyage de chaque lame individuellement (3), l'épaisseur réduite
des lames de liège comprise entre 0,06 mm et 2 mm (2), qui diffère de tous les autres
procédés de production connus à ce jour, permet un meilleur nettoyage, car il est
effectué de manière individuelle de chaque côté des lames, permettant une neutralité
presque totale d'un point de vue organoleptique. Le nettoyage consiste à désodoriser
et à désinfecter les contaminants. Si nous prenons en compte l'épaisseur réduite des
lames comprise entre 0,06 mm et 2 mm (2) qui constitueront le parallélépipède, il
est facile de comprendre que la surface de nettoyage en volume est beaucoup plus grande
que celle des rondelles dont l'épaisseur est très supérieure à l'épaisseur maximale
de 2 mm que peuvent atteindre les lames de l'invention.
[0041] Le procédé de nettoyage utilisé pour la présente invention ne représente pas en lui-même
une caractéristique technique de l'invention, car on utilisera toujours le procédé
qui offre les meilleurs résultats connus sur le marché, ce qui caractérise la présente
invention est le fait que le nettoyage est effectué individuellement, lame par lame
(3), en veillant à ce que la surface à assainir en volume soit beaucoup plus grande
que pour le bouchon naturel et les bouchons multi-pièces.
[0042] Les lames de liège produites sont classées par qualité de la matière, soit par sélection
visuelle, soit par sélection mécanique à l'aide d'un dispositif électronique (Scanner)
(4), en fonction des niveaux d'irrégularités.
[0043] De cette manière, il est possible de créer une qualité de liège uniforme lors de
la construction du parallélépipède par rapport à une planche de liège naturel.
[0044] Lorsque l'on a obtenu les lames, elles sont collées à l'aide d'un liant à usage alimentaire.
Nous utiliserons toujours au moment de l'application le liant qui est utilisé sur
le marché à ce moment-là et qui réunit les meilleures qualités. Le collage des différentes
lames se fait selon la classification obtenue (4) et de sorte que les pores résultant
des lignes de croissance et les irrégularités naturelles du liège soient décalées
dans les interfaces de chacune des lames empêchant qu'elles communiquent entre elles.
Cette méthode de collage dans laquelle les irrégularités du liège sont décalées entre
elles afin de créer un parallélépipède physiquement homogène (5) représente une véritable
innovation.
[0045] De cette manière, on obtient une homogénéité physique impossible à atteindre grâce
aux méthodes déjà connues de tous les autres brevets et des bouchons naturels, où
l'un des inconvénients signalés est précisément l'impossibilité d'éliminer les irrégularités
du liège.
[0046] Une fois collées, les lames sont pressées, le pressage peut être fait avec une pression
légère ou forte et peut être fait à chaud ou à froid. La pression du pressage aura
un impact direct sur l'élasticité finale du produit, c'est pourquoi on réalise dans
la présente invention un léger pressage qui garantira une élasticité disponible plus
élevée et par conséquent de meilleurs niveaux d'étanchéité des corps cylindriques
produits par ce nouveau procédé.
[0047] Le procédé de collage et de pressage utilisés ne représentent pas à eux seuls une
caractéristique technique de l'invention, car nous utiliserons toujours au moment
de l'application le liant et la presse qui sont utilisés sur le marché à ce moment-là
et qui réunissent les meilleures qualités, la particularité réside dans le fait qu'au
moment du collage des lames d'épaisseur réduite de 0,06 mm à 2 mm (2), on arrive à
éliminer efficacement les irrégularités du liège en collant chaque lame en décalant
les irrégularités du liège de chaque lame (5), garantissant ainsi une densité plus
grande et meilleure par rapport aux bouchons existants sur le marché, qu'ils soient
naturels ou techniques.
[0048] En effet, des études comparatives menées sur les bouchons résultant de la présente
invention montrent que leur densité, toujours associée à l'élasticité du liège et
aux niveaux de colle utilisés dans la production atteignent des résultats sans précédent
par rapport aux bouchons existants, car il n'est pas nécessaire d'utiliser de grandes
quantités de colle.
[0049] Le liège pour les bouchons naturels (de bonne qualité) a un poids ou une densité
spécifique du bouchon naturel compris entre 170 et 190 kg/m3 => 180 kg/m3 +/- 10 kg/m3.
[0050] Pour les bouchons techniques micro granulés, le poids ou la densité spécifique est
compris entre 280 et 300 kg/m3 => 290 kg/m3 +/- 10 Kg/m3.
[0051] Pour les bouchons résultant de la nouvelle méthode de production, le poids spécifique
ou la densité est compris entre 160 et 280 kg/m3 => 220 kg/m3 +/-60 Kg/m3.
[0052] Comme nous pouvons le constater les corps cylindriques résultant de la présente invention
se rapprochent des valeurs des bouchons naturels, et ils devraient même les dépasser.
[0053] À partir des lames obtenues à travers le collage, on obtient un parallélépipède qui
pourra être découpé selon les dimensions qui permettent une meilleure optimisation
du tubage (6,7 et 8) par rapport au produit final souhaité, à la production de bouchons
en microcouches ou aux rondelles pour les bouchons techniques. Cette optimisation
est définie en fonction des dimensions du cylindre de liège qui sera produit et le
sens de tubage peut être modifié en fonction du produit souhaité. Les parallélépipèdes
de liège peuvent reproduire les bandes utilisées pour la perforation traditionnelle
dans les machines de tubage habituellement utilisées dans la fabrication de bouchons
naturels ou dans les tubeuses traditionnelles pour la production de rondelles.
[0054] D'autres techniques de tubage peuvent également être développées pour optimiser le
rendement industriel dans la production de bouchons ou de rondelles.
[0055] Les parallélépipèdes résultant du collage des lames de liège d'une épaisseur comprise
entre 0,06 mm et 2 mm (2) sont composées d'un nombre moyen de lames variant en fonction
du type de corps cylindrique que l'on veut produire. Dans un bouchon utilisé pour
l'obturation d'une longueur de 45 mm et d'un diamètre de 25 mm (taille normale des
bouchons pour obturer les vins fortifiés), le parallélépipède pourra être composé
par une moyenne de lames allant de 416 à 12 (9). Dans une rondelle utilisée pour la
fabrication de bouchons techniques (rondelles de taille normale utilisées pour des
bouchons de mousseux) d'une longueur de 6,4 mm et d'un diamètre de 30 mm, le parallélépipède
peut être composé avec une moyenne de lames qui varient de 500 à 15 (10).
[0056] Les corps cylindriques résultant du nouveau procédé sont constitués de plusieurs
lames de liège qui sont positionnées par rapport à l'axe du cylindre en fonction du
sens du tubage et qui peut être effectué parallèlement au sens des feuilles laminées
(6), perpendiculairement (7) ou obliquement (8) par rapport à l'axe de la pièce, en
fonction du type et du corps cylindrique que l'on veut obtenir.
[0057] Comme il est possible de tuber dans n'importe quelle direction, il est possible d'obtenir
une plus grande rentabilité de la pièce de liège entière.
[0058] Pour la production de bouchons destinés à des vins tranquilles, le procédé de tubage
préféré est celui fait dans le sens parallèle à celui des feuilles laminées (6), ainsi
on obtient un effet visuel similaire à celui du liège naturel.
[0059] Une fois tubés les bouchons sont soumis aux processus habituels de finalisation,
de ponçage et de finition, sans avoir recours aux empreintes cosmétiques, très utilisées
dans les bouchons techniques pour se rapprocher de l'image visuel des bouchons naturels.
[0060] Pour la production des rondelles qui serviront de composants pour des bouchons techniques,
il est préférable que les lames de liège soient positionnées perpendiculairement à
l'axe du cylindre, c'est-à-dire le long de sa longueur (7), produisant ainsi un effet
visuel similaire aux rondelles fabriquées à partir d'un morceau de liège (rondelle
naturelle).
[0061] Caractéristiques des corps cylindriques (bouchons ou rondelles) obtenus par le procédé
de la présente invention (le résultat final du procédé est la fabrication de cylindres de liège à microcouches)
:
Toutes les caractéristiques des corps cylindriques suivantes résultent du fait que,
dans le procédé de la présente invention, les lames de liège utilisées ont une si
faible épaisseur, comprise entre 0,06 mm et 2 mm (2), permettant de nettoyer une plus
grande quantité de liège, nettoyage réalisé individuellement, lame par lame (3) en
tenant compte de la grande quantité de lames de liège utilisées pour la fabrication
de corps cylindriques (9 et 10), ainsi que de l'élimination presque complète des irrégularités
et des pores caractéristiques du liège naturel au moment où l'on procède au choix
des lames (4) et au collage des lames (5).
[0062] En effet, les corps cylindriques résultant de la présente invention se distinguent
de ceux déjà connus sur le marché car ils garantissent :
- Une homogénéité totale et une similitude visuelle (bouchons ou rondelles) par rapport
à un bouchon naturel, en raison du volume élevé de liège utilisé pour sa composition,
résultant du collage de feuilles de liège à faible épaisseur ;
- Une homogénéité physique totale, concernant la densité par rapport aux bouchons produits
sur le marché actuel, selon une étude de marché comparative déjà révélée ;
- Une homogénéité physique totale le long du corps cylindrique en termes de densité,
de porosité et d'élasticité par rapport au bouchon naturel, dont l'homogénéité physique
est très variable en raison des caractéristiques naturelles du liège ;
- Une uniformité du standard moyen de qualité, sans avoir recours aux empreintes cosmétiques
utilisées dans tous les bouchons techniques, grâce à la taille réduite des lames ;
- Une neutralité d'un point de vue organoleptique grâce au nettoyage d'une plus grande
surface de liège (désodorisation et désinfection) car les traitements sont administrés
lame par lame, garantissant un grand volume de nettoyage de surface ;
- Des bouchons fabriqués à partir de liège de toutes les classes et de tous les calibres,
sans restriction similaires à celles des autres obturateurs de liège ;
- La possibilité de fabriquer des bouchons de liège de toutes tailles, y compris d'autres
composants (par exemple : des rondelles en liège) avec une homogénéité totale alors
que dans la fabrication traditionnelle du bouchon en liège naturel ou du bouchon technique,
le produit final est très hétérogène ;
- L'optimisation du tubage car il peut être tubé dans le sens longitudinal, perpendiculaire
ou oblique par rapport à l'axe de la pièce, en fonction du type et du corps cylindrique
que l'on veut obtenir ;
- Un faible coût de production.
1. Procédé de fabrication de corps cylindriques en liège comprenant les étapes suivantes
:
a) Cuisson de la planche de liège naturel entre 70 et 90 minutes à une température
comprise entre 80 °C et 100 °C et un aplatissement découlant de la cuisson (1) ;
b) Repos du liège pendant une période de 24h à 72h ;
c) Laminage de la planche de liège à l'aide d'une machine à trancher le liège, en
lames de liège de faible épaisseur comprises entre 0,06 et 2 mm (2) ;
d) Nettoyage individuel de chaque côté de la feuille résultant du laminage (3) ;
e) Classification des lames en fonction de la qualité de la matière (4) ;
f) Collage avec application de liant adapté à une utilisation alimentaire et pressage
de sorte que les pores de croissance des lames sont orientés perpendiculairement et
les irrégularités du liège soient décalées dans les interfaces de chaque lame (5)
;
g)Formation de parallélépipèdes en microcouches qui sont coupés en tranches en fonction
du produit final que l'on veut produire.
2. Procédé de fabrication de corps cylindriques selon la revendication 1, caractérisé par la classification des lames de l'étape e) qui peut être effectuée par sélection visuelle
ou sélection mécanique grâce à un dispositif électronique (Scanner) (4).
3. Procédé de fabrication de corps cylindriques de liège selon la revendication 1
caractérisé par la formation du parallélépipède en microcouches de l'étape g) qui est composé d'un
ensemble de lames qui varient en fonction de l'épaisseur des lames utilisées et du
corps cylindrique que l'on veut produire :
- bouchon d'une longueur de 45 mm et d'un diamètre de 25 mm, le parallélépipède peut
être constitué d'une moyenne de lames allant de 416 à 12 (9) ;
- rondelle d'une longueur de 6,4 mm et d'un diamètre de 30 mm, le parallélépipède
peut être constitué d'une moyenne de lames allant de 500 à 15 (10) ;
4. Procédé de fabrication de corps cylindriques de liège selon les revendications 1 à
3, car les tranches de liège en microcouches peuvent être tubées parallèlement (6)
aux feuilles laminées, perpendiculairement (7) ou obliquement (8) par rapport à l'axe
en fonction du type de corps cylindrique que l'on veut obtenir.
5. Corps cylindrique de liège à microcouches obtenu par le procédé des revendications
1 à 3, caractérisé par plusieurs lames de liège avec une épaisseur comprise entre 0,06 à 2 (2), positionnées
dans une direction parallèle (6) aux veines de croissance et dans lesquelles les pores
et les irrégularités du liège sur les différentes lames lorsqu'elles sont collées
et décalées au niveau des interfaces, les empêchant de communiquer entre elles, génèrent
une homogénéité presque totale (5) .
6. Corps cylindrique de liège à microcouches selon la revendication 6, caractérisé parce
qu'il comprend entre 12 et 416 lames (9) lorsque le corps cylindrique a une longueur
comprise entre 45 mm et un diamètre de 25 mm.
7. Corps cylindrique de liège à microcouches selon la revendication 5, caractérisé parce
qu'il comprend entre 15 et 500 lames (10) lorsque le corps cylindrique a une longueur
de 6,4 mm et un diamètre de 30 mm.
8. Corps cylindrique de liège à microcouches en accord avec n'importe quelle des revendications
4 à 6, caractérisé parce qu'il forme une seule pièce de liège identique à un bouchon
naturel et qu'il est homogène.
9. Corps cylindrique de liège à microcouches en accord avec n'importe quelle des revendications
4 à 7, caractérisé parce qu'il forme des rondelles qui serviront de composants aux
bouchons techniques.