[0001] La présente invention concerne un coupe-circuit électrique.
[0002] Dans le domaine de la protection électrique, les coupe-circuits électriques permettent
d'interrompre un courant électrique, par exemple pour déconnecter une charge électrique
d'un circuit électrique en réponse à un ordre de coupure.
[0003] Dans certaines applications, notamment celles se rapportant à des panneaux photovoltaïques
ou à des véhicules électriques alimentés par des batteries, il est parfois nécessaire
d'interrompre un courant électrique avec un temps de réponse très court (par ex. en
moins de 10ms).
[0004] Idéalement, un tel coupe-circuit doit posséder une large plage de fonctionnement,
c'est-à-dire qu'il doit être capable d'interrompre des courants électriques de faible
intensité (par ex. inférieurs à 100 A sous 1000 V DC), voire même d'ouvrir un circuit
en l'absence de courant, aussi bien que d'interrompre des courants électriques de
forte intensité (par ex. jusqu'à 30 kA), que ce soit dans des circuits électriques
de très faible inductance (par ex. 3 µH ou moins) ou dans des circuits électriques
de forte inductance (par ex. 100 µH ou plus).
[0005] Il est connu de
FR-3064107-A1 d'utiliser un coupe-circuit à usage unique formé par l'association d'un interrupteur
pyrotechnique avec un fusible externe, dans lequel l'interrupteur pyrotechnique est
déclenché pour sectionner physiquement un conducteur électrique reliant des terminaux
d'entrée et de sortie du coupe-circuit et dans lequel les électrodes du fusible externe
sont automatiquement connectées au conducteur sectionné dès que l'interrupteur a été
déclenché. Cette connexion dévie le courant vers le fusible et ce dernier va ensuite
fondre pour interrompre le courant.
[0006] Un tel coupe-circuit a cependant pour inconvénient d'avoir une plage de fonctionnement
trop réduite, car il n'est pas possible d'optimiser le fusible à la fois pour interrompre
des courants de faible intensité et des courants de forte intensité.
[0007] En pratique, avec des courants de faible intensité (par ex. d'intensité inférieure
à 10 fois le calibre du fusible), le fusible met plus de temps pour fondre complètement,
notamment car le temps de préarc du fusible dépend de l'intensité du courant à interrompre.
[0008] Ainsi, si le fusible est dimensionné pour des courants de forte intensité, il mettra
plus de temps à fondre complètement lorsqu'il sera traversé par des courants de faible
intensité. Pendant tout ce temps, le courant continuera à circuler à l'intérieur de
l'interrupteur pyrotechnique et la charge électrique continuera à être alimentée,
malgré l'ordre de coupure.
[0009] Si aucun courant ne circule dans le coupe circuit lors de son déclenchement, le fusible
restera intact. Un courant très inférieur au calibre du fusible peut donc continuer
à circuler dans le coupe circuit sans limite dans le temps. Cela n'est pas souhaitable,
car la fonction demandée au coupe circuit est d'ouvrir le circuit électrique dans
tous les cas, indépendamment de la valeur du courant le parcourant à l'instant du
déclenchement.
[0010] Si au contraire le fusible est dimensionné pour des courants de faible intensité,
il existe un risque que le fusible fonde trop rapidement lorsqu'il sera traversé par
des courants de forte intensité, ce qui ne permettra pas aux gaz présents dans l'interrupteur
de refroidir et de se dé-ioniser, ce qui peut conduire au rétablissement d'un arc
électrique entre les portions sectionnées du conducteur dans l'interrupteur pyrotechnique.
Le courant ne peut alors plus être interrompu, ce qui peut endommager la charge électrique
et/ou le coupe circuit lui-même, au point de conduire à la destruction du coupe circuit
[0011] Il existe donc un besoin pour un coupe circuit électrique capable d'interrompre un
courant électrique avec un temps de réponse très court et avec une large plage de
fonctionnement, d'un courant d'intensité nulle à un courant d'intensité très élevée.
[0012] A cet effet, selon un aspect de l'invention, un coupe-circuit électrique comporte
:
- un conducteur électrique comprenant un premier terminal et un deuxième terminal ;
- un interrupteur configuré pour séparer le premier terminal du deuxième terminal lorsqu'il
est déclenché en réponse à un ordre de coupure du courant ;
- une chambre d'extinction d'arc délimitée par un corps du coupe-circuit, la chambre
d'extinction d'arc étant configurée pour recevoir, après déclenchement de l'interrupteur
pyrotechnique, une portion du conducteur électrique étant séparée au moins du premier
terminal ou du deuxième terminal ;
- un fusible configuré pour être connecté électriquement entre les premier et deuxième
terminaux après le déclenchement de l'interrupteur ;
le coupe-circuit comporte un dispositif de connexion comprenant une barrière configurée
pour être rompue postérieurement au déclenchement de l'interrupteur uniquement lorsqu'au
moins l'une ou l'autre de la température, ou de la pression à l'intérieur de la chambre
d'extinction d'arc, ou de l'intensité d'un arc électrique présent dans la chambre
d'extinction d'arc dépasse un seuil prédéfini, le dispositif de connexion étant configuré
pour connecter une électrode du fusible à un des terminaux du conducteur électrique
seulement une fois que la barrière est rompue.
[0013] L'association entre le fusible et le dispositif permet d'obtenir une réponse rapide
et une large plage de fonctionnement.
[0014] La barrière permet d'introduire un seuil à partir duquel le courant est dévié vers
le fusible. Le seuil requis pour rompre la barrière et ainsi connecter le fusible
dépend indirectement de l'intensité du courant électrique à interrompre et peut être
contrôlé en choisissant certaines caractéristiques de la barrière lors de la fabrication
du coupe-circuit.
[0015] Ainsi, le seuil à partir duquel le fusible est connecté après le déclenchement de
l'interrupteur s'adapte automatiquement en fonction des conditions qui règnent à l'intérieur
de la chambre d'extinction d'arc. Grâce à cette adaptation, pour des courants d'intensité
inférieure au seuil défini, l'interrupteur ouvre le circuit sans intervention du fusible
; pour des courants d'intensité supérieure au seuil défini, le fusible est connecté
en parallèle de l'interrupteur. Le délai alors nécessaire pour la fusion du fusible
(temps de pré-arc) permet le refroidissement et la déionisation des gaz présents dans
la chambre de coupure de l'interrupteur. Lorsque le fusible a fondu, un arc électrique
apparait et s'agrandit en son sein, ce qui permet d'interrompre le passage du courant.
Grâce à cette adaptation, un même fusible peut être utilisé aussi bien pour interrompre
des courants de forte intensité que de faible intensité
[0016] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires, un tel coupe-circuit électrique
peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément
ou suivant toute combinaison techniquement admissible :
- Au moins une électrode du fusible s'étend à l'intérieur de la chambre d'extinction
d'arc, la barrière étant une barrière électriquement isolante qui sépare ladite au
moins une électrode du reste de la chambre d'extinction d'arc.
- La barrière isolante comporte une paroi qui délimite un volume autour de ladite au
moins une électrode du fusible dans la chambre d'extinction d'arc.
- La paroi est électriquement isolante.
- La paroi est configurée pour fondre lorsque la température dans la chambre d'extinction
d'arc dépasse un seuil prédéfini.
- La paroi comporte une zone prédécoupée configurée pour se détacher et former une ouverture
dans la paroi lorsque la pression dans la chambre d'extinction d'arc dépasse un seuil
prédéfini.
- La barrière isolante comporte un revêtement électriquement isolant déposé sur ladite
au moins une électrode du fusible dans la chambre d'extinction d'arc, ce revêtement
étant configuré pour fondre lorsque la température dans la chambre d'extinction d'arc
dépasse un seuil prédéfini.
- La paroi ou le revêtement est recouvert d'au moins une couche extérieure électriquement
conductrice.
- La paroi est en métal.
- La paroi est configurée pour se déformer lorsque la pression dans la chambre d'extinction
d'arc dépasse un seuil prédéfini, jusqu'à venir en contact contre l'extrémité libre
de ladite au moins une électrode.
- L'extrémité libre de ladite au moins une électrode est configurée pour perforer la
paroi lorsque la paroi se déforme et entre en contact avec ladite extrémité libre.
- La paroi comporte une zone prédécoupée configurée pour se détacher et former une ouverture
dans la paroi lorsque la pression dans la chambre d'extinction d'arc dépasse un seuil
prédéfini.
- Le coupe-circuit comporte un circuit de commande, un capteur pour mesurer une condition
à l'intérieur de la chambre d'extinction d'arc et un actionneur auxiliaire configuré
pour rompre la barrière isolante et dans lequel le circuit de commande est configuré
pour déclencher l'actionneur auxiliaire lorsqu'une grandeur physique mesurée par le
capteur dépasse une valeur seuil.
- Le coupe-circuit comporte un fusible additionnel configuré pour être connecté électriquement
entre les premier et deuxième terminaux après le déclenchement de l'interrupteur,
au moins une électrode du fusible additionnel s'étendant à l'intérieur de la chambre
d'extinction d'arc, le coupe-circuit comportant en outre une barrière additionnelle
électriquement isolante qui sépare ladite électrode du fusible additionnel du reste
de la chambre d'extinction d'arc, ladite barrière étant configurée pour être rompue
postérieurement au déclenchement de l'interrupteur uniquement lorsqu'au moins l'une
ou l'autre de la température, ou de la pression à l'intérieur de la chambre d'extinction
d'arc, ou de l'intensité d'un arc électrique présent dans la chambre d'extinction
d'arc dépasse un seuil prédéfini, ce seuil étant différent du seuil de déclenchement
associé à la barrière isolante de l'autre fusible.
- Le coupe-circuit comporte un conducteur électrique additionnel raccordé à un des terminaux
du conducteur électrique, le conducteur électrique additionnel
[0017] étant isolé de la chambre d'extinction d'arc et comportant une extrémité libre qui
débouche à l'intérieur du volume délimité par la paroi.
- Le dispositif de connexion comporte une pièce mobile électriquement conductrice déplaçable
entre une position de repos et une position excitée dans laquelle elle raccorde électriquement
ladite électrode du fusible avec ledit terminal, la pièce mobile étant montée coulissante
dans un logement du coupe-circuit, la barrière étant disposée de manière à séparer
la chambre d'extinction d'arc du logement et étant configurée pour rompre lorsque
le seuil prédéfini est dépassé.
- L'interrupteur est un interrupteur pyrotechnique.
[0018] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre, d'un mode de réalisation
d'un coupe-circuit électrique donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence
aux dessins annexés, dans lesquels :
[Fig 1] la figure 1 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un premier mode de réalisation de l'invention, illustré
dans un premier état ;
[Fig 2] la figure 2 est une représentation schématique du coupe-circuit électrique
de la figure 1, illustré dans un deuxième état ;
[Fig 3] la figure 3 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un deuxième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 4] la figure 4 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un troisième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 5] la figure 5 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, du
coupe-circuit de la figure 4 illustré dans un deuxième état ;
[Fig 6] la figure 6 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un quatrième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 7] la figure 7 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un cinquième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 8] la figure 8 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un sixième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 9] la figure 9 est une représentation schématique, selon une vue en coupe, d'un
coupe-circuit électrique selon un septième mode de réalisation de l'invention ;
[Fig 10] la figure 10 est une représentation schématique, selon une vue en coupe,
d'un coupe-circuit électrique selon un huitième mode de réalisation de l'invention
;
[Fig 11] la figure 11 est une représentation schématique, selon une vue en coupe,
du coupe-circuit électrique de la figure 6 selon un autre mode de réalisation ;
[Fig 12] la figure 12 est une représentation schématique de deux coupe-circuits électriques
connectés en série.
[0019] Les figures 1 et 2 représentent un coupe-circuit électrique 2.
[0020] Le coupe-circuit 2 est apte à être utilisé dans un système électrique pour protéger
une charge électrique connectée à une source d'alimentation électrique.
[0021] Par exemple, le coupe-circuit 2 est plus particulièrement configuré pour déconnecter
une charge électrique en réponse à un ordre de commande, par exemple lorsqu'un défaut
électrique est détecté dans le système électrique.
[0022] Selon des exemples donnés à titre non limitatif, le coupe-circuit 2 peut être utilisé
pour protéger une batterie d'accumulateurs électrochimiques ou un panneau photovoltaïque.
[0023] Par exemple, l'ordre de commande peut être fourni automatiquement par un déclencheur,
ou par un système électronique de commande, ou manuellement par un opérateur.
[0024] Le coupe-circuit 2 comporte un conducteur électrique 10 comprenant un premier terminal
12 et un deuxième terminal 14, qui forment respectivement des bornes d'entrée et de
sortie du coupe-circuit 2. Par exemple, le conducteur 10 est un barreau ou une languette
en matériau métallique, tel que cuivre.
[0025] Le coupe-circuit 2 est commutable depuis un premier état, aussi nommé « état fermé
» ou « état armé », vers un deuxième état, aussi nommé « état ouvert » ou état déclenché
».
[0026] Dans l'état fermé, le coupe-circuit 2 autorise la circulation d'un courant électrique
au travers du conducteur électrique 10. Par exemple, le premier terminal 12 et le
deuxième terminal 14 sont raccordés électriquement par une partie principale 16 du
conducteur 10.
[0027] Dans l'état ouvert, le conducteur électrique 10 est sectionné pour séparer le premier
terminal 12 du deuxième terminal 14 et ainsi interrompre le courant électrique.
[0028] Le coupe-circuit 2 comporte également un interrupteur 20.
[0029] Selon des modes de réalisation préférés, décrits et illustrés dans ce qui suit à
titre d'exemple, l'interrupteur 20 est un interrupteur pyrotechnique incluant un actionneur
pyrotechnique 22 et un organe de coupure 24, logés dans une première partie d'un boîtier
du coupe-circuit 2.
[0030] L'organe de coupure 24 est configuré pour séparer le premier terminal 12 du deuxième
terminal 14 en réponse à l'activation de l'actionneur 22.
[0031] L'organe 24 comporte par exemple un élément tranchant, tel qu'une lame ou une guillotine
ou un poinçon, configurés pour trancher le conducteur 10, ou un corps mobile configuré
pour pousser une portion prédécoupée ou affaiblie du conducteur 10.
[0032] L'organe de coupure 24 est déplaçable par translation entre une position rétractée
et une position déployée. Sur les figures, l'organe de coupure 24 est seulement visible
dans sa position déployée.
[0033] L'actionneur 22 comporte une charge pyrotechnique qui peut être déclenchée grâce
à l'application d'un signal de commande et dont le fonctionnement propulse l'organe
de coupure 24 vers sa position déployée pour sectionner le conducteur 10.
[0034] Un joint 26 ou un autre moyen d'étanchéité peut être porté par l'organe de coupure
24 pour fermer hermétiquement la première partie de boîtier.
[0035] Dans des modes de réalisation alternatifs, l'interrupteur 20 peut être un dispositif
de commutation électrique électromécanique, comportant par exemple des parties mobiles
telles que des contacts électriques séparables actionnables au moyen d'un mécanisme
d'actionnement. Ces parties mobiles se substituent alors à l'organe de coupure 24
et à la portion 16 du conducteur électrique 10.
[0036] Tout ce qui est décrit par la suite en référence à l'interrupteur pyrotechnique 20
est applicable, mutatis mutandis, à de tels modes de réalisation alternatifs.
[0037] Le coupe-circuit 2 comporte également une chambre d'extinction d'arc 32 en partie
délimitée par une deuxième partie 30 du boîtier du coupe-circuit 2.
[0038] La chambre 32 est associée au conducteur électrique 10 et participe à l'interruption
du courant électrique entre le premier terminal 12 et le deuxième terminal 14 lorsque
le coupe-circuit 2 est commuté de l'état fermé vers l'état ouvert.
[0039] Dans l'état ouvert, la portion principale 16 est séparée au moins du premier terminal
12 ou du deuxième terminal 14 et se trouve au moins en partie à l'intérieur de la
chambre 32. Par exemple, comme dans l'exemple de la figure 1, la partie 16 est détachée
du terminal 14 mais reste attachée au terminal 12. En variante, la partie 16 pourrait
être complètement séparée des deux terminaux 12 et 14.
[0040] Selon des exemples de construction, illustrés sur les figures 1 et 2, les première
et deuxième parties de boîtier sont jointes et alignées selon une première direction,
par exemple une direction verticale et le conducteur 10 s'étend selon une deuxième
direction perpendiculaire à la première direction, par exemple selon une direction
horizontale. D'autres configurations peuvent toutefois être utilisées en variante.
[0041] Par exemple, le boîtier est réalisé en un matériau électriquement isolant, tel qu'un
polymère.
[0042] En pratique, lorsque le conducteur 10 est sectionné alors qu'un courant électrique
y circule, il se forme un arc électrique (noté A) dans la chambre 32 entre les deux
extrémités sectionnées du conducteur 10, par exemple entre l'extrémité libre de la
partie principale 16 et l'extrémité coupée du conducteur 10 qui reste connectée au
terminal 14.
[0043] Tant que l'arc électrique A reste présent, le courant électrique continue à circuler
entre les terminaux 12 et 14. On comprend donc que l'arc électrique A doit être éteint
pour que le courant électrique soit effectivement interrompu par le coupe-circuit
2.
[0044] Le coupe-circuit 2 comporte en outre un fusible 40 agencé pour être connecté électriquement
en série entre le premier terminal 12 et le deuxième terminal 14 après le déclenchement
de l'interrupteur, comme expliqué plus en détail dans ce qui suit. Dans l'état fermé,
le fusible 40 reste déconnecté du terminal 12. Dans l'exemple illustré, l'autre extrémité
du fusible 40 reste en permanence connectée au terminal 14.
[0045] Le fusible 40 comporte au moins une électrode 42 s'étendant à l'intérieur du volume
interne défini par la partie de boîtier 30 délimitant la chambre d'extinction 32.
[0046] Une deuxième électrode 44 du fusible 40 est connectée à l'un des terminaux 12 ou
14 du conducteur.
[0047] L'extrémité libre de l'électrode 42 faisant saillie dans la chambre 32 porte ici
la référence « 46 ». L'extrémité libre 46 correspond à la portion de l'électrode 42
qui est à l'intérieur de la chambre 32.
[0048] La connexion du fusible 40 à l'autre terminal du conducteur 10 ne peut donc se faire
que par l'intermédiaire de la chambre d'extinction 32, soit par mise en contact direct
de l'électrode 42 avec ledit terminal, soit par l'intermédiaire d'un arc électrique
A' entre ledit terminal 12 et l'électrode 42.
[0049] De façon générale, par « fusible », on désigne ici tout composant, tel qu'un dipôle,
capable de dissiper de l'énergie pour interrompre un courant électrique le traversant.
Selon un exemple, le fusible 40 peut comporter au moins une lame fusible disposée
dans un corps de fusible.
[0050] Le coupe-circuit 2 comporte en outre un dispositif de connexion comprenant une barrière
électriquement isolante qui sépare ladite au moins une électrode 42 du reste de la
chambre d'extinction d'arc 32.
[0051] Selon des modes de réalisation tels que celui illustré sur l'insert (a) de la figure
1, la barrière électriquement isolante comporte une paroi 50 qui délimite un volume
fermé 52 au sein de la chambre d'extinction 32. Le volume 52 est rempli d'un milieu
électriquement isolant, tel que de l'air ou de vide. La barrière peut cependant être
réalisée différemment.
[0052] De façon avantageuse, la barrière est configurée pour être rompue postérieurement
au déclenchement de l'interrupteur 22 uniquement lorsqu'au moins l'une ou l'autre
de la température ou de la pression à l'intérieur de la chambre d'extinction d'arc
32, ou de l'intensité d'un arc électrique présent dans la chambre d'extinction d'arc
32, dépasse un seuil prédéfini.
[0053] En d'autres termes, tant que la barrière n'a pas été rompue, elle empêche le fusible
40 d'être connecté au terminal 10 même lorsque l'interrupteur 22 a été déclenché et
que le coupe-circuit 2 ne se trouve plus dans l'état fermé. L'arc électrique A peut
donc se maintenir entre les terminaux 12 et 14. Le courant à interrompre ne passe
pas dans le fusible 40.
[0054] L'électrode 42 ne peut être connectée au conducteur 10 (en l'occurrence, au terminal
12 dans l'exemple de la figure 2) qu'une fois que la barrière est rompue, notamment
sous l'effet direct ou indirect de l'arc électrique A, par exemple à cause d'un échauffement
et/ou d'une érosion et/ou d'une augmentation de pression des gaz ionisés générés par
l'arc électrique A.
[0055] De préférence, comme illustré sur la figure 2, une fois la barrière rompue, l'arc
électrique A disparaît et la connexion est alors réalisée par l'intermédiaire d'un
deuxième arc électrique A' établi entre l'électrode 42 et l'extrémité 16 du terminal
12.
[0056] En d'autres termes, le dispositif de connexion est configuré pour connecter l'électrode
42 au terminal 12 seulement une fois que la barrière est rompue.
[0057] Ce dispositif de connexion, implémenté par la barrière isolante dans les modes de
réalisation illustrés, permet d'introduire un délai (un retard) entre l'instant où
le dispositif d'actionnement est déclenché et l'instant où le courant à interrompre
est dévié vers le fusible 40. La valeur de ce retard peut être au moins partiellement
contrôlée en choisissant des paramètres de construction de la barrière. Dans la suite
de cette description, ce retard pourra être nommé « seuil ».
[0058] Le seuil requis pour rompre la barrière et ainsi connecter le fusible 40 dépend indirectement
de l'intensité du courant électrique à interrompre et peut être contrôlé en choisissant
certaines caractéristiques de la barrière, telle que la température de fusion ou de
sublimation du matériau utilisé pour former la paroi 50 et/ou la résistance mécanique
de la paroi 50 et/ou des caractéristiques dimensionnelles de la paroi 50 et/ou du
volume 52.
[0059] Cela permet de garantir que la barrière sera rompue lorsque les conditions physiques
dans la chambre 32 (conditions caractérisées par au moins l'une des grandeurs physiques
suivantes : la température dans la chambre 32, la pression dans la chambre 32, l'intensité
de l'arc électrique A) auront atteint un seuil prédéfini.
[0060] Ainsi, le seuil à partir duquel le fusible est connecté après le déclenchement du
dispositif pyrotechnique s'adapte automatiquement en fonction des conditions qui règnent
à l'intérieur de la chambre d'extinction d'arc. Grâce à cette adaptation, un même
fusible peut être utilisé aussi bien pour interrompre des courants de forte intensité
que de faible intensité.
[0061] Par exemple si l'intensité du courant à interrompre est nulle ou faible, le seuil
à partir duquel le fusible est connecté n'est pas atteint. L'interrupteur fonctionne
seul, le fusible n'est jamais connecté au terminal 12. Cela permet d'obtenir un temps
d'interruption du courant électrique rapide.
[0062] Par exemple si l'intensité du courant à interrompre est élevée, alors le seuil à
partir duquel le fusible est connecté est dépassé. Le fusible est alors dimensionné
pour avoir un temps de préarc suffisamment long, afin de permettre aux gaz de la chambre
32 de refroidir et de se dé-ioniser.
[0063] Comme cela sera expliqué au travers des exemples ci-après, la paroi 50 peut être
une paroi fusible qui est détruite par fusion ou par sublimation au-dessus d'une température
prédéfinie, ou une paroi qui se déforme ou qui rompt au-dessus d'une pression prédéfinie.
[0064] Selon des modes de réalisation, la paroi 50 est dans un matériau électriquement isolant.
La paroi 50 isole donc électriquement l'électrode 42 (par exemple, au moins la portion
de l'électrode 42 qui est à l'intérieur de la chambre 32) du reste de la chambre 32.
Les propriétés isolantes de la barrière sont donc dues aux propriétés isolantes de
la barrière 50, bien que le volume 52 d'air ou de vide puisse également participer
à cette isolation. Le volume 52 peut toutefois être omis lorsque la paroi 50 est suffisamment
isolante.
[0065] Dans d'autres modes de réalisation, les propriétés d'isolation électrique de la barrière
proviennent des propriétés électriquement isolantes du volume 52 d'air ou de vide,
la paroi 50 ne servant alors qu'à contenir ce volume 52 et à le maintenir séparé du
reste de la chambre d'extinction 32 jusqu'à ce que la paroi 50 soit rompue.
[0066] Dans un tel cas, la paroi 50 peut être réalisée en matériau électriquement conducteur,
par exemple en métal, le volume 52 étant dimensionné pour à lui seul isoler électriquement
l'électrode 42 du reste de la chambre 32 et de la paroi 50. La mise en contact de
l'électrode 42 est assurée non pas en rompant la paroi 50, mais en déformant la paroi
50 jusqu'à ce qu'elle vienne en contact direct avec l'extrémité 46 de l'électrode
42 de sorte à être électriquement en contact avec cette dernière. Une connexion électrique
entre le fusible 40 et le conducteur 10 peut alors être établie par l'arc électrique
A' qui s'établit entre la paroi 50 et le terminal 16.
[0067] Selon des exemples, la paroi 50 fusible est réalisée en polymère, par exemple en
polyamide ou en polypropylène ou en polyimide, ou en élastomère, ou en polyester,
ou en silicone, ces matériaux pouvant inclure une charge minérale telle que des fibres
de verre ou du graphène.
[0068] Selon des exemples donnés à titre illustratif, la paroi en polymide peut présenter
une épaisseur inférieure à 300µm, voire inférieure à 100µm, ou encore inférieure à
50µm. La paroi en polypropylène peut présenter une épaisseur inférieure à 450µm, voire
inférieure à 300µm, ou encore inférieure à 100pm.
[0069] Dans l'exemple illustré sur l'insert (a) de la figure 1, la paroi 50 est rapportée
à l'intérieur de la chambre 32.
[0070] Toutefois, en variante, la paroi 50 peut être formée d'un seul tenant avec les murs
de deuxième partie 30 de boîtier, comme illustré sur l'insert (b) de la figure 1,
la forme précise de la paroi 50 illustrée sur cette figure n'étant pas nécessairement
limitative. Cela simplifie le procédé de fabrication, puisque la paroi 50 peut être
fabriquée en même temps que le reste du boîtier 30, par exemple par moulage. Par exemple,
une paroi de fond 53 rapportée peut être utilisée pour fermer l'arrière du logement
52.
[0071] Selon des modes de réalisation donnés à titre d'exemple, les murs de la deuxième
partie de boîtier 30 peuvent comporter un logement qui débouche dans la chambre 32
et dans lequel est disposé l'extrémité 46 de l'électrode 42. La paroi 50 est disposée
dans l'ouverture du logement de façon à fermer ce logement.
[0072] Les dimensions de la paroi 50, et notamment son épaisseur, dépendent du matériau
choisi et de la valeur de seuil retenue pour la température ou pour la pression.
[0073] Selon un exemple non limitatif donné à titre d'exemple, la paroi 50 présente une
épaisseur inférieure à 0.5mm ou à 0.1 mm. Le volume 52 a ici une forme cylindrique
avec un diamètre égal à 3mm et une hauteur égale à 2mm.
[0074] Par exemple, le volume 52 est inférieur ou égal à 50 mm
3.
[0075] En variante, la paroi 50 peut être remplacée par un élément de séparation n'ayant
pas forcément une forme de plaque, tel qu'une membrane de séparation, ou un ou plusieurs
joints d'étanchéité.
[0076] Selon d'autres modes de réalisation de l'invention qui ne sont pas illustrés aux
figures, la paroi 50, lorsqu'elle est formée d'un matériau électriquement isolant,
peut être recouverte d'un revêtement électriquement conducteur sur sa face extérieure,
c'est-à-dire sa face directement exposée vers la chambre 32. Ce revêtement conducteur
permet d'attirer l'arc électrique A au plus près de la paroi 50, ce qui permet d'accélérer
la vitesse de dégradation de la paroi 50.
[0077] La figure 3 représente un coupe-circuit 302 selon un autre mode de réalisation de
l'invention.
[0078] Le coupe-circuit 302 est similaire au coupe-circuit 2 sauf qu'il comporte en outre
un circuit de commande 310 et un deuxième actionneur 312, agencé pour rompre la barrière
isolante en réponse à un signal de commande émis par le circuit de commande 310.
[0079] Dans le mode de réalisation illustré, l'actionneur 312 est un actionneur pyrotechnique,
semblable à l'actionneur 22. En variante, l'actionneur 312 peut être un actionneur
électromagnétique ou un actionneur piézoélectrique ou utiliser tout autre moyen de
motorisation approprié pour rompre la barrière 50.
[0080] Le circuit de commande 310 comporte une unité électronique de traitement 314 (par
ex. un processeur, tel qu'un microcontrôleur) et un capteur 316 pour mesurer au moins
une grandeur physique relative à une condition à l'intérieur de la chambre 32.
[0081] Le circuit 310 est configuré pour déclencher le deuxième actionneur pyrotechnique
312 de manière à rompre ladite barrière lorsque ladite condition mesurée dépasse un
seuil prédéfini. Par exemple, la condition est une température dans la chambre 32,
ou une pression dans la chambre 32, ou l'intensité du courant circulant dans le conducteur
10.
[0082] Dans l'exemple illustré, le capteur 316 est configuré pour mesurer le courant qui
circule dans le conducteur 10 lorsque l'arc électrique A est établi entre les terminaux
12 et 14. Lorsque le courant mesuré dépasse la valeur seuil prédéfinie, le deuxième
actionneur 312 est déclenché.
[0083] Selon un exemple, le deuxième actionneur 312 est disposé à l'extérieur de la chambre
32 en étant placé en regard de la paroi 50 grâce à une ouverture 318 ménagée dans
la partie de boîtier 30. Lors de l'ignition de la charge pyrotechnique consécutive
à l'activation de de l'actionneur 32, l'onde de pression créée par le fonctionnement
de la charge pyrotechnique est au moins en partie canalisée par le passage 318 et
atteint la paroi 50, provoquant sa rupture et ouvrant un chemin de conduction électrique
entre l'électrode 42 et le conducteur 10.
[0084] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
302.
[0085] Les figures 4 et 5 représentent un coupe-circuit 402 selon un autre mode de réalisation
de l'invention. Le coupe-circuit 402 est illustré dans son état fermé sur la figure
4 et dans son état ouvert sur la figure 5.
[0086] Le coupe-circuit 402 est fonctionnellement similaire au coupe-circuit 2 mais diffère
de ce dernier par certains détails de construction et notamment par la façon de construire
la barrière isolante du dispositif de connexion.
[0087] Les éléments du coupe-circuit 402 qui sont analogues à ceux du coupe-circuit 2 ou
qui jouent un rôle similaire à ces derniers portent la même référence numérique que
ces derniers, augmentée de la quantité « 400 ». Par exemple, le fusible 440 est similaire
au fusible 40. La description faite ci-dessus de ces éléments en référence aux modes
de réalisation du coupe-circuit 2 est transposable au coupe-circuit 402.
[0088] Dans le coupe-circuit 402, le conducteur 410 se présente sous la forme d'une lame
ou d'une languette comprenant des terminaux 412 et 414 raccordées entre eux par la
partie centrale 416, celle-ci pouvant être prédécoupée ou affaiblie par rapport aux
terminaux 412 et 414.
[0089] Le coupe-circuit 402 comporte un corps (un boîtier) ayant une forme de cylindre d'axe
Z402. La première partie 420 du boîtier comporte des parois qui délimitent un logement
central 426 centré sur l'axe Z402 et dans lequel sont disposés la charge pyrotechnique
422 de l'interrupteur pyrotechnique et un corps mobile 424 apte à se déplacer par
translation dans le logement 426 le long de l'axe Z426.
[0090] La chambre d'extinction d'arc 432 est délimitée par les parois de la deuxième partie
430 du boîtier et s'étend dans le prolongement du logement central 426.
[0091] Par exemple, le logement 426, la chambre 432 et le corps mobile 424 ont une forme
cylindrique.
[0092] Tant que le coupe-circuit 402 est dans l'état fermé, la partie centrale 416 du conducteur
410 s'étend en travers du logement 426, perpendiculairement à la direction Z402.
[0093] Le fusible 440 comporte une première électrode 442 et une deuxième électrode 444,
qui sont en partie insérées dans les parois de la deuxième partie 430 de boîtier et
qui débouchent dans la chambre d'extinction 432 par des extrémités 446 et 448, respectivement.
Par exemple, les extrémités 446 et 448 sont disposées face à face.
[0094] La barrière isolante comporte un joint torique 450 disposé dans la chambre 432 en
regard des extrémités 446 et 448 des électrodes du fusible 440.
[0095] Par exemple, le joint 450 est disposé coaxialement avec l'axe Z402 en étant plaqué
contre les parois de la chambre 432. Le joint 450 comporte une ouverture centrale
configurée pour laisser passer le corps mobile 424 lorsqu'il est dans sa position
déployée après déclenchement de la charge pyrotechnique 422.
[0096] Par exemple, le joint 450 est réalisé en matériau élastomère, par exemple en polypropylène,
ou en PTFE, ou en silicone, ou tout autre matériau approprié.
[0097] Avantageusement, un deuxième joint torique 452 est disposé dans la chambre 432, au-dessus
du joint 450, coaxialement avec la direction Z402. Le deuxième joint 452 permet d'éviter
que lors de la coupure du courant, un arc électrique ne sorte de la chambre 432.
[0098] Avantageusement, un troisième joint torique 454 est disposé dans la chambre 432,
en-dessous du joint 450, coaxialement avec la direction Z402. Le troisième joint 454
permet d'éviter que, lors de la coupure du courant, un arc électrique ne puisse passer
par la partie principale 16 (celle-ci ayant été poussée vers le bas de la chambre
432 par le corps mobile 424 après le déclenchement de la charge 422).
[0099] De préférence, les joints 452 et 454 présentent une résistance supérieure à celle
du joint 450, car ce dernier est configuré pour rompre quand les conditions dans la
chambre l'exigent alors que les joints 452 et 454 doivent maintenir l'étanchéité de
la chambre d'extinction pendant le fonctionnement du coupe-circuit.
[0100] Par exemple, les joints 452 et 454 sont réalisés en matériau élastomère, par exemple
en PTFE ou en silicone, de préférence en silicone chargée d'un matériau minéral, tel
que du mica.
[0101] Avantageusement, au moins un joint vertical 456 en forme de bande relie les joints
450, 452 et 454 en s'étendant le long des parois de la chambre 432, par exemple en
s'étendant parallèlement à la direction Z402. Bien que seul un tel joint vertical
456 soit visible sur la figure 4, en pratique plusieurs tels joints peuvent être disposés
dans la chambre 432.
[0102] Par exemple, le joint vertical 456 est réalisé en matériau élastomère, par exemple
en PTFE ou en silicone, par exemple en silicone chargée d'un matériau minéral, tel
que du mica, de préférence dans le même matériau que les joints 452 et 454.
[0103] La figure 6 représente un coupe-circuit 502 selon un autre mode de réalisation de
l'invention.
[0104] Le coupe-circuit 502 est similaire au coupe-circuit 2 mais diffère de ce dernier
par le fait que la barrière isolante comporte une capsule métallique 550 montée de
façon étanche autour de l'extrémité 46 de l'électrode 42 et qui définit un volume
552 comparable au volume 52, comme illustré par l'insert (a) de la figure 6.
[0105] Tant que la capsule métallique 550 est intacte, l'électrode 42 est isolée du reste
de la chambre 32 par l'air ou par le vide contenu dans le volume 552.
[0106] Lorsque la pression dans la chambre 32 dépasse le seuil de pression prédéfini, la
capsule 550 subit une déformation qui la contraint à venir en contact direct avec
l'électrode 42, de préférence avec l'extrémité libre 46 de l'électrode 42, au niveau
d'une zone de déformation 554, comme illustré schématiquement par l'insert (b) de
la figure 6. Ce faisant, l'électrode 42 est en contact électrique avec la capsule
550, même si cette dernière n'est pas rompue et un contact électrique peut être établi
par un arc électrique entre l'électrode 42 et le conducteur 10.
[0107] Selon une autre variante, l'extrémité 46 de l'électrode 42 a une forme de pointe
et est configurée pour perforer la capsule 550 lorsque celle-ci se déforme et vient
en contact avec l'extrémité 46. Cette perforation forme un orifice dans la capsule
550, par lequel l'intérieur du volume 552 est mis en communication avec le reste de
la chambre 32. La barrière isolante est ainsi rompue et un contact électrique peut
être établi par un arc électrique entre l'électrode 42 et le conducteur 10.
[0108] Cette variante peut avantageusement être mise en oeuvre dans le cas d'une capsule
ou d'une paroi qui n'est pas nécessairement métallique ou électriquement conductrice,
par exemple dans le cas d'une membrane ou d'une barrière isolante en plastique.
[0109] Selon une autre variante, la capsule 550 est configurée pour être rompue lorsque
la pression dans la chambre 32 dépasse le seuil de pression prédéfini. Par exemple,
une prédécoupe est préalablement formée sur une face de la capsule 550. En cas de
surpression, la zone prédécoupée se détache totalement ou partiellement du reste de
la capsule, formant ainsi un orifice dans la capsule 550, par lequel l'intérieur du
volume 552 est mis en communication avec le reste de la chambre 32. La barrière isolante
est ainsi rompue et un contact électrique peut être établi par un arc électrique entre
l'électrode 42 et le conducteur 10.
[0110] Cette variante peut avantageusement être mise en oeuvre dans le cas d'une capsule
ou d'une paroi qui n'est pas nécessairement métallique ou électriquement conductrice,
par exemple dans le cas d'une membrane ou d'une barrière isolante en plastique.
[0111] Selon des modes de réalisation alternatifs non illustrés, la capsule 550 peut être
remplacée par une ou plusieurs parois métalliques.
[0112] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
502.
[0113] Il est à noter que, dans cet exemple, la paroi 30 de la chambre d'extinction d'arc
32 comporte une zone de renfort 560 qui dépasse à l'intérieur de la chambre 32 pour
guider l'arc électrique A vers un emplacement particulier de la chambre 32.
[0114] Cette zone de renfort 560 n'est pas indispensable et peut être omise en variante.
Dans des modes de réalisation alternatifs, une ou plusieurs zones de renfort 560 pourraient
être utilisées dans les coupe-circuits selon les autres modes de réalisation ici décrits.
[0115] La figure 7 représente un coupe-circuit électrique 602 selon un autre mode de réalisation
de l'invention.
[0116] Le coupe-circuit 602 est similaire au coupe-circuit 2 mais diffère de ce dernier
par le fait que la barrière isolante comporte un revêtement 650 électriquement isolant
déposé sur l'extrémité 46 de l'électrode 42 et, de préférence, sur toute la partie
de l'électrode 42 qui s'étend dans la chambre 32. Le revêtement 650 isole l'électrode
42 du reste de la chambre 32 et empêche l'établissement d'un contact électrique, même
par l'intermédiaire d'un arc électrique, entre l'électrode 42 et le conducteur 10.
Le revêtement 650 est configuré pour fondre lorsque la température dans la chambre
32 dépasse une température prédéfinie. En fondant ou en se sublimant, le revêtement
expose l'électrode 42 et permet l'établissement d'un contact électrique avec le conducteur
10.
[0117] Selon des exemples, le revêtement 650 est en polymère, par exemple en polyamide ou
en polypropylène ou en polyimide. En variante, le revêtement 650 est de l'émail. Par
exemple, l'électrode 42 est formée en connectant au fusible 40 une portion de fil
émaillé.
[0118] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
602.
[0119] La figure 8 représente un coupe-circuit électrique 702 selon un autre mode de réalisation
de l'invention.
[0120] Le coupe-circuit 702 est similaire au coupe-circuit 2 mais diffère de ce dernier
par le fait qu'il comporte deux fusibles 710, 720 à la place du fusible 40. Par exemple,
le premier fusible 710 comporte une première électrode 712 qui débouche à l'intérieur
de la chambre 32 et une deuxième électrode 714 connecté au conducteur 10, par exemple
ici connectée au terminal 14. De façon analogue, le deuxième fusible 720 comporte
une première électrode 722 qui débouche à l'intérieur de la chambre 32 et une deuxième
électrode 724 connecté au conducteur 10, par exemple ici connectée au terminal 14
par l'intermédiaire d'une électrode commune avec l'électrode 714.
[0121] Les deux fusibles 710 et 720 ont des calibres différents.
[0122] Par exemple, le fusible 710 a un calibre en courant de 50 A et le fusible 720 a un
calibre en courant de 150 A.
[0123] Une première barrière isolante est associée à l'électrode 412 du premier fusible
410 et une deuxième barrière isolante est associée à l'électrode 422 du deuxième fusible
420. Les première et deuxième barrières isolantes sont telles que précédemment décrites.
Par exemple, la première barrière comporte une paroi 730 et un volume 732 similaires
à la capsule 550 et au volume 552. De façon analogue, la deuxième barrière comporte
une paroi 740 et un volume 742 similaires à la capsule 550 et au volume 552.
[0124] Bien qu'illustrées ici sous la forme de capsules similaires à la capsule 550, les
parois 730 et 740 peuvent être réalisées de façon différente. Par exemple, il peut
s'agir de parois analogues à la paroi 50.
[0125] Avantageusement, les première et deuxième barrières sont configurées pour rompre
sous des conditions différentes, notamment pour ne pas rompre en même temps. Par exemple,
la première barrière est configurée pour rompre avant la deuxième barrière lorsqu'un
arc électrique A est présent après la coupure du conducteur 10 et que la température
et/ou la pression et/ou l'intensité de l'arc va en augmentant.
[0126] De préférence, la barrière étant associée au fusible 410 ou 420 ayant le plus faible
calibre en courant des deux fusibles est configurée pour rompre avant la barrière
associée à l'autre fusible 410 ou 420.
[0127] Le mode de réalisation de la figure 7 peut être généralisé à d'autres modes de réalisation
dans lesquels plus de deux fusibles 410, 420 sont utilisés.
[0128] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
702.
[0129] La figure 9 représente un coupe-circuit électrique 802 selon un autre mode de réalisation
de l'invention.
[0130] Le coupe-circuit 802 est similaire au coupe-circuit 2 mais diffère de ce dernier
par le fait qu'il comporte un conducteur électrique additionnel 860 raccordé à un
des terminaux du conducteur 10 (ici au terminal 12), le conducteur électrique additionnel
860 étant isolé de la chambre d'extinction d'arc et comportant une extrémité libre
862 qui débouche à l'intérieur du volume 52 délimité par la paroi 50.
[0131] Par exemple, le conducteur électrique additionnel 860 est formé à l'extérieur du
corps 30 ou dans une paroi du corps 30 (par exemple par surmoulage).
[0132] Selon des modes de réalisation donnés à titre d'exemple, le conducteur électrique
additionnel 860 est en tungstène.
[0133] Avantageusement, la distance d'isolement entre l'extrémité 862 du conducteur électrique
additionnel 860 et l'extrémité 46 de l'électrode 42 est choisie pour permettre l'isolation
électrique dans l'air pour une tension électrique supérieure ou égale à au moins 1,5
fois la tension électrique du générateur utilisé dans le circuit électrique auquel
le coupe-circuit 802 est associé.
[0134] Grâce à la distance d'isolement, aucun arc électrique ne peut s'établir entre les
extrémités 46 et 862 tant que la barrière 50 n'a pas été rompue.
[0135] Après le déclenchement de l'interrupteur 22, 24, une fois la barrière rompue sous
l'effet de l'arc électrique A, le volume 52 est mis en communication avec l'atmosphère
ionisée de la chambre d'extinction d'arc. L'arc électrique peut alors s'établir entre
les extrémités 46 et 862, connectant de fait le fusible 40 au terminal 12.
[0136] L'utilisation du conducteur électrique additionnel 860 permet de connecter le fusible
40 avec une meilleure fiabilité, car la distance entre les extrémités 46 et 862 peut
être facilement définie lors de la fabrication du coupe-circuit 802, alors qu'il n'est
pas toujours possible de prévoir avec précision quelle sera la distance entre la partie
16 et l'électrode 46 suite à la séparation du conducteur 10.
[0137] Selon une variante, la paroi 50 peut comporter une couche électriquement conductrice
sur sa face extérieure, c'est-à-dire sa face exposée du côté de la chambre 32. Cela
permet d'attirer plus facilement l'arc électrique près de la paroi 50 et d'en faciliter
la rupture par fusion.
[0138] Selon une autre variante optionnelle, pouvant être combinée avec la précédente variante,
la paroi 50 peut comporter une couche électriquement conductrice sur sa face intérieure,
c'est-à-dire sur sa face qui se trouve à l'intérieur du volume 52. Cette couche électriquement
conductrice est alors capable d'assurer un contact électrique entre les 2 électrodes
46 et 862 après la rupture de la barrière.
[0139] Cela permet d'obtenir un seuil dépendant à la fois de la température et de la pression,
la plus « forte » de ces grandeurs déclenchant alors la rupture de la barrière pour
provoquer la connexion du fusible 40.
[0140] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
802.
[0141] La figure 10 représente un coupe-circuit électrique 902 selon un autre mode de réalisation
de l'invention.
[0142] Le coupe-circuit 902 est globalement similaire au coupe-circuit 2 mais diffère de
ce dernier par le fait que le dispositif de connexion ne comporte pas une barrière
telle que définie précédemment séparant l'extrémité 46 du reste de la chambre d'extinction
d'arc.
[0143] A la place, le dispositif de connexion comporte un logement 910 formé dans une paroi
du corps 30 et dans laquelle sont disposées une barrière 912 et une pièce mobile 914
électriquement conductrice, par exemple en métal, montée coulissante dans le logement
910.
[0144] Par exemple, le logement 910 est un canal, de préférence de forme cylindrique, qui
débouche à l'extérieur du corps 30.
[0145] L'extrémité de l'électrode 44 du fusible 40 débouche dans le logement 910 par son
extrémité libre 916. Une électrode supplémentaire est raccordée au terminal 14 et
débouche dans le logement 910 par son extrémité libre 918. Par exemple, les extrémités
916 et 918 sont disposées en regard l'une avec l'autre.
[0146] Les extrémités 916 et 918 sont séparées à distance l'une de l'autre, par exemple
avec une distance d'isolement telle que définie précédemment.
[0147] La pièce mobile 914 est déplaçable entre une position de repos, dans laquelle elle
reste à distance des extrémités 916 et 918, et une position excitée dans laquelle
elle raccorde électriquement ladite électrode du fusible 40 avec ledit terminal 14,
en venant en contact direct avec les extrémités 916 et 918.
[0148] Sur la figure 10, la pièce mobile 914 est illustrée dans sa position de repos. La
position occupée par la pièce mobile 914 dans la position excitée est représentée
par le contour en pointillés 914'.
[0149] La barrière 912 est disposée de manière à séparer la chambre d'extinction d'arc 32
du logement 910, par exemple en fermant une entrée du logement 910.
[0150] La barrière 912 est configurée pour rompre lorsque le seuil prédéfini dans la chambre
d'extinction 32 est dépassé.
[0151] Ainsi, la barrière 912 peut avantageusement être une paroi analogue à la paroi 50
ou à la capsule 550.
[0152] De préférence, la barrière 912 est configurée pour rompre lorsque la pression à l'intérieur
de la chambre d'extinction d'arc 32 dépasse le seuil prédéfini.
[0153] Une fois la barrière rompue, la pièce mobile 914 est déplacée de sa position initiale
de repos vers la position excitée 914' sous l'effet de l'augmentation de pression
dans le logement 910 causée par la mise en communication fluidique avec la chambre
32. En d'autres termes, la pièce 914 agit à la manière d'un piston. Ce déplacement
est illustré par la flèche F1 sur la figure 10.
[0154] Par exemple, la pièce 914 a une forme complémentaire à la forme de la section du
logement 910.
[0155] De préférence, la pièce 914 est montée dans le logement 910 avec un jeu nul ou négatif
afin de pouvoir rester maintenue dans la position de repos tant que la barrière 912
n'a pas été rompue et qu'elle n'a pas été déplacée par l'augmentation de pression.
Cela limite le risque que la pièce 914 se déplace accidentellement vers la position
excitée par exemple lorsque le coupe-circuit 902 est soumis à un choc ou à une forte
accélération.
[0156] En variante, dans le même but, la pièce 914 pourrait être mécaniquement connectée
avec la barrière 912, par exemple par surmoulage.
[0157] Avantageusement, le logement 910 comporte des moyens de retenue 920, tels qu'une
ou plusieurs butées, qui limitent le déplacement de la pièce mobile 914 pour l'empêcher
d'aller plus loin que la position excitée 914'. Ainsi, la pièce 914 reste maintenue
dans la position excitée 914'.
[0158] Dans des modes de réalisation alternatifs, bien que cela ne soit pas dessiné sur
la figure 10, le coupe-circuit 902 pourrait inclure un dispositif de connexion supplémentaire
tel que défini dans les modes de réalisation des figures 1 à 9, associé à l'extrémité
46 de l'électrode 42.
[0159] Selon des variantes, l'extrémité 46 et l'électrode 42 peuvent être omises et remplacées
par une électrode 922 qui raccorde directement l'extrémité du fusible 40 au terminal
12, sans forcément passer par la chambre d'extinction d'arc.
[0160] Mis à part ces différences, la description du coupe-circuit 2 est applicable au coupe-circuit
902.
[0161] Dans les modes de réalisation décrits ci-dessus, une fois la barrière isolante rompue,
la mise en contact entre l'électrode 42 et le conducteur 10 est réalisée au moyen
d'un arc électrique A'. Toutefois, selon des modes de réalisation non illustrés, cette
connexion est directement réalisée par une mise en contact direct entre l'électrode
et le conducteur 10.
[0162] Par exemple, l'électrode 42 est disposée de telle sorte dans la chambre 32 que la
partie sectionnée 16 tombe en contact contre la paroi 50 (ou la capsule 550) après
la coupure du conducteur 10. Lorsque la barrière est rompue (par exemple par destruction
de la paroi 50 ou de la capsule 550), la partie sectionnée 16 est en contact direct
avec l'électrode 42.
[0163] Dans les modes de réalisation ci-dessus, seule l'électrode 42 du fusible émerge dans
la chambre 32. Toutefois, selon des variantes non illustrées, l'autre électrode 44
du fusible pourrait également émerger dans la chambre 32. Dans ce cas, deux arcs électriques
distincts sont nécessaires pour connecter électriquement le fusible 40 aux deux terminaux
12 et 14 du conducteur 10.
[0164] Dans les modes de réalisation décrits ci-dessus, les dispositifs de coupure sont
décrits à titre d'exemple comme étant associés à l'électrode 42 ou à l'électrode 44
(et, respectivement, au terminal 12 ou au terminal 14), mais on comprend qu'en variante,
ces dispositifs de coupure peuvent être utilisés sur l'autre électrode 44 ou 42 du
fusible (et donc sur l'autre terminal 14 ou 12), voire sur les deux électrodes 42
et 44 à la fois.
[0165] D'autres modes de réalisation sont possibles. Les variantes additionnelles décrites
ci-après peuvent être combinées aux modes de réalisation précédemment décrits selon
toute combinaison techniquement admissible.
[0166] Selon une variante du mode de réalisation du coupe circuit 802 illustré à la figure
9, l'extrémité libre 862 du conducteur additionnel 860 peut déboucher à l'intérieur
de la chambre d'extinction 32, tout en étant à l'extérieur du volume 52 délimité par
la paroi 50, l'électrode 46 restant isolée du reste de la chambre de coupure par la
membrane 50
[0167] Cette disposition permet de placer l'extrémité libre 862 librement dans la chambre
d'extinction 32, et ainsi de s'adapter à la géométrie de cette chambre d'extinction.
Même si l'extrémité libre 862 n'est alors plus isolée du terminal 14, l'arc électrique
passera de toute façon par l'électrode 46 une fois que la paroi 50 aura été rompue.
[0168] L'extrémité libre 862 pouvant ainsi être placée librement, il est possible de la
placer à une faible distance de l'électrode 46, par exemple à moins de 500µm, afin
de réduire la longueur de l'arc électrique, et donc de diminuer l'énergie que dissipe
cet arc électrique à l'intérieur de la chambre 52 ainsi qu'à l'intérieur de la chambre
d'extinction 32.
[0169] Selon une variante, notamment applicable aux modes de réalisation des figures 6 et
8, la capsule métallique 550 peut être déformable de façon bistable, c'est-à-dire
déformable de façon réversible entre un premier état dans lequel la capsule n'est
pas en contact avec l'électrode 46, et un deuxième état dans lequel l'électrode 46
est en contact directe avec la capsule métallique 550 pour établir une conductivité
électrique.
[0170] Le caractère bistable de la déformation de la capsule métallique peut être obtenu
grâce à une conformation spécifique de la paroi supérieure de la capsule, par exemple
grâce à une forme bombée, ou une forme de dôme.
[0171] Dans l'exemple illustré, dans le premier état, la forme bombée est éloignée de l'électrode
46. Dans le deuxième état, la forme bombée est inversée et vient en contact avec l'électrode
46. Cela favorise la mise en contact avec l'électrode 46 et assure un bon effet de
seuil.
[0172] Selon une implémentation particulière de cette variante, dont un exemple est illustré
par la figure 11, le coupe-circuit 502 comporte un conducteur additionnel analogue
au conducteur additionnel 860, et qui relie le terminal 12 à la capsule métallique,
qui porte ici la référence 1050. Cela procure les mêmes avantages que ceux décrits
en référence au conducteur additionnel 860.
[0173] Selon une autre variante, l'extrémité libre du conducteur additionnel peut déboucher
à l'intérieur du volume 1052 délimité par la capsule 1050.
[0174] Selon encore une autre variante, le conducteur additionnel peut être relié à la capsule
métallique même lorsque la capsule n'est pas déformable de façon bistable, à l'instar
de la capsule 550 précédemment décrite.
[0175] Selon une variante du mode de réalisation du coupe circuit 902 illustré à la figure
10, la pièce mobile 914 est couplée à un organe de rappel, tel qu'un ressort hélicoïdal
ou un ressort précontraint, configuré pour repousser la pièce mobile vers sa position
excitée.
[0176] Tant que la barrière 912 n'est pas rompue, la pièce mobile 914 reste en position
dans la position de repos. Lorsque la barrière 912 est rompue, la pièce mobile est
déplacée vers la position excitée notamment sous l'action de l'organe de rappel.
[0177] Cela permet d'éviter que la pièce mobile 914 n'établisse pas complètement le contact
électrique avec les extrémités 916 et 918 au cas où la barrière aurait été rompue
mais où les conditions dans la chambre d'extinction ne seraient pas suffisantes pour
complètement déplacer la pièce mobile 914.
[0178] De façon générale, les coupe-circuits conformes à un ou à plusieurs des modes de
réalisation décrits ci-dessus peuvent être connectés entre eux, par exemple en série
ou en parallèle, au moyen de leurs terminaux 12, 14 respectifs, pour former un dispositif
coupe-circuit présentant des performances accrues.
[0179] Selon des modes de réalisation optionnels, comme illustré sur la figure 12, lorsque
deux coupe-circuits 1100 et 1102 sont connectés entre eux, le fusible 40 de l'un des
coupe-circuits peut être omis et remplacé par un conducteur électrique 1110 reliant
leurs électrodes 42 respectives.
[0180] Les modes de réalisation et les variantes envisagés ci-dessus peuvent être combinés
entre eux pour donner naissance à de nouveaux modes de réalisation.
1. Coupe-circuit électrique, comportant :
- un conducteur électrique (10) comprenant un premier terminal (12) et un deuxième
terminal (14) ;
- un interrupteur (22, 24) configuré pour séparer le premier terminal du deuxième
terminal lorsqu'il est déclenché en réponse à un ordre de coupure du courant ;
- une chambre d'extinction d'arc (32) délimitée par un corps du coupe-circuit, la
chambre d'extinction d'arc étant configurée pour recevoir, après déclenchement de
l'interrupteur, une portion (16) du conducteur électrique étant séparée au moins du
premier terminal ou du deuxième terminal ;
- un fusible (40) configuré pour être connecté électriquement entre les premier et
deuxième terminaux après le déclenchement de l'interrupteur ;
le coupe-circuit étant caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de connexion comportant une barrière (50, 52, 912) configurée
pour être rompue postérieurement au déclenchement de l'interrupteur uniquement lorsqu'au
moins l'une ou l'autre de la température, ou de la pression à l'intérieur de la chambre
d'extinction d'arc (32), ou de l'intensité d'un arc électrique présent dans la chambre
d'extinction d'arc (32) dépasse un seuil prédéfini, le dispositif de connexion étant
configuré pour connecter une électrode (42, 916) du fusible (40) à un des terminaux
(12, 918) du conducteur électrique (10) seulement une fois que la barrière (50, 52,
912) est rompue.
2. Coupe-circuit selon la revendication 1, dans lequel au moins une électrode (42) du
fusible (40) s'étendant à l'intérieur de la chambre d'extinction d'arc (32), la barrière
étant une barrière (50, 52) électriquement isolante qui sépare ladite au moins une
électrode (42) du reste de la chambre d'extinction d'arc (32).
3. Coupe-circuit selon la revendication 2, dans lequel la barrière isolante comporte
une paroi (50) qui délimite un volume (52) autour de ladite au moins une électrode
(42) du fusible (40) dans la chambre d'extinction d'arc (32).
4. Coupe-circuit selon la revendication 3, dans lequel la paroi (50) est électriquement
isolante.
5. Coupe-circuit selon la revendication 3 ou la revendication 4, dans lequel la paroi
(50) est configurée pour fondre lorsque la température dans la chambre d'extinction
d'arc (32) dépasse un seuil prédéfini.
6. Coupe-circuit selon la revendication 3 ou la revendication 4, dans lequel la paroi
(50) comporte une zone prédécoupée configurée pour se détacher et former une ouverture
dans la paroi (50) lorsque la pression dans la chambre d'extinction d'arc (32) dépasse
un seuil prédéfini.
7. Coupe-circuit selon la revendication 2, dans lequel la barrière isolante comporte
un revêtement électriquement isolant (650) déposé sur ladite au moins une électrode
(42) du fusible (40) dans la chambre d'extinction d'arc (32), ce revêtement étant
configuré pour fondre lorsque la température dans la chambre d'extinction d'arc (32)
dépasse un seuil prédéfini.
8. Coupe-circuit selon l'une quelconque des revendications 3 à 6 ou selon la revendication
7, dans lequel la paroi (50) ou le revêtement (650) est recouvert d'au moins une couche
extérieure électriquement conductrice.
9. Coupe-circuit selon la revendication 3, dans lequel la paroi (50) est en métal.
10. Coupe-circuit selon la revendication 3 ou la revendication 9, dans lequel la paroi
(550) est configurée pour se déformer lorsque la pression dans la chambre d'extinction
d'arc (32) dépasse un seuil prédéfini, jusqu'à venir en contact contre l'extrémité
libre (46) de ladite au moins une électrode (42).
11. Coupe-circuit selon la revendication 10, dans lequel l'extrémité libre (46) de ladite
au moins une électrode (42) est configurée pour perforer la paroi (550) lorsque la
paroi (550) se déforme et entre en contact avec ladite extrémité libre (46).
12. Coupe-circuit selon la revendication 3 ou la revendication 9, dans lequel la paroi
(50) comporte une zone prédécoupée configurée pour se détacher et former une ouverture
dans la paroi (50) lorsque la pression dans la chambre d'extinction d'arc (32) dépasse
un seuil prédéfini.
13. Coupe-circuit selon la revendication 2, dans lequel le coupe-circuit (302) comporte
un circuit de commande (310), un capteur (316) pour mesurer une condition à l'intérieur
de la chambre d'extinction d'arc (32) et un actionneur auxiliaire (312) configuré
pour rompre la barrière isolante et dans lequel le circuit de commande (310) est configuré
pour déclencher l'actionneur auxiliaire (312) lorsqu'une grandeur physique mesurée
par le capteur (316) dépasse une valeur seuil.
14. Coupe-circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le
coupe-circuit (702) comporte un fusible additionnel (720) configuré pour être connecté
électriquement entre les premier et deuxième terminaux après le déclenchement de l'interrupteur,
au moins une électrode (722) du fusible additionnel s'étendant à l'intérieur de la
chambre d'extinction d'arc (32), le coupe-circuit comportant en outre une barrière
additionnelle (740, 742) électriquement isolante qui sépare ladite électrode (722)
du fusible additionnel du reste de la chambre d'extinction d'arc (32), ladite barrière
étant configurée pour être rompue postérieurement au déclenchement de l'interrupteur
uniquement lorsqu'au moins l'une ou l'autre de la température, ou de la pression à
l'intérieur de la chambre d'extinction d'arc (32), ou de l'intensité d'un arc électrique
présent dans la chambre d'extinction d'arc (32) dépasse un seuil prédéfini, ce seuil
étant différent du seuil de déclenchement associé à la barrière isolante de l'autre
fusible (710).
15. Coupe-circuit selon l'une quelconque des revendications 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11,
12 ou selon la revendication 14 combinée avec l'une quelconque des revendications
3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12, dans lequel le coupe-circuit (802) comporte un conducteur
électrique additionnel (860) raccordé à un des terminaux (12) du conducteur électrique,
le conducteur électrique additionnel (860) étant isolé de la chambre d'extinction
d'arc et comportant une extrémité libre (862) qui débouche à l'intérieur du volume
(52) délimité par la paroi (50).
16. Coupe-circuit (902) selon la revendication 1, dans lequel le dispositif de connexion
comporte une pièce mobile (914) électriquement conductrice déplaçable entre une position
de repos et une position excitée dans laquelle elle raccorde électriquement ladite
électrode (916) du fusible (40) avec ledit terminal (14), la pièce mobile étant montée
coulissante dans un logement (910) du coupe-circuit (902), la barrière étant disposée
de manière à séparer la chambre d'extinction d'arc du logement (910) et étant configurée
pour rompre lorsque le seuil prédéfini est dépassé.
17. Coupe-circuit selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'interrupteur
(22, 24) est un interrupteur pyrotechnique.
1. Elektrischer Stromkreisunterbrecher, umfassend:
- einen elektrischen Leiter (10), umfassend einen ersten Anschluss (12) und einen
zweiten Anschluss (14);
- einen Schalter (22, 24), der konfiguriert ist, um den ersten Anschluss von dem zweiten
Anschluss zu trennen, wenn er als Reaktion auf einen Befehl zum Abschalten des Stroms
ausgelöst wird;
- eine Lichtbogenlöschkammer (32), die von einem Körper des Stromkreisunterbrechers
begrenzt ist, wobei die Lichtbogenlöschkammer konfiguriert ist, um nach Auslösen des
Schalters einen Abschnitt (16) des elektrischen Leiters aufzunehmen, der zumindest
von dem ersten Anschluss oder dem zweiten Anschluss getrennt ist;
- eine Sicherung (40), die konfiguriert ist, um nach Auslösen des Schalters zwischen
dem ersten und dem zweiten Anschluss elektrisch verbunden zu sein;
wobei der Stromkreisunterbrecher dadurch gekennzeichnet ist, dass er eine Verbindungsvorrichtung umfasst, die eine Barriere (50, 52, 912) umfasst,
die konfiguriert ist, um nach Auslösen des Stromkreisunterbrechers nur dann durchbrochen
zu werden, wenn zumindest entweder die Temperatur oder der Druck innerhalb der Lichtbogenlöschkammer
(32) oder die Intensität eines Lichtbogens, der in der Lichtbogenlöschkammer (32)
vorhanden ist, einen vordefinierten Schwellenwert überschreitet, wobei die Verbindungsvorrichtung
konfiguriert ist, um eine Elektrode (42, 916) der Sicherung (40) mit einem der Anschlüsse
(12, 918) des elektrischen Leiters (10) nur dann zu verbinden, wenn die Barriere (50,
52, 912) durchbrochen ist.
2. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 1, wobei sich mindestens eine Elektrode (42)
der Sicherung (40) in die Lichtbogenlöschkammer (32) erstreckt, wobei die Barriere
eine elektrisch isolierende Barriere (50, 52) ist, die die mindestens eine Elektrode
(42) von dem Rest der Lichtbogenlöschkammer (32) trennt.
3. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 2, wobei die isolierende Barriere eine Wand (50)
umfasst, die ein Volumen (52) um die mindestens eine Elektrode (42) der Sicherung
(40) in der Lichtbogenlöschkammer (32) abgrenzt.
4. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3, wobei die Wand (50) elektrisch isolierend
ist.
5. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3 oder Anspruch 4, wobei die Wand (50) konfiguriert
ist, um zu schmelzen, wenn die Temperatur in der Lichtbogenlöschkammer (32) einen
vordefinierten Schwellenwert überschreitet.
6. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3 oder 4, wobei die Wand (50) einen vorgestanzten
Bereich umfasst, der konfiguriert ist, um sich abzulösen und eine Öffnung in der Wand
(50) zu bilden, wenn der Druck in der Lichtbogenlöschkammer (32) einen vordefinierten
Schwellenwert überschreitet.
7. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 2, wobei die isolierende Barriere eine elektrisch
isolierende Beschichtung (650) umfasst, die auf der mindestens einen Elektrode (42)
der Sicherung (40) in der Lichtbogenlöschkammer (32) angeordnet ist, wobei diese Beschichtung
konfiguriert ist, um zu schmelzen, wenn die Temperatur in der Lichtbogenlöschkammer
(32) einen vordefinierten Schwellenwert überschreitet.
8. Stromkreisunterbrecher nach einem der Ansprüche 3 bis 6 oder nach Anspruch 7, wobei
die Wand (50) oder die Beschichtung (650) mit mindestens einer elektrisch leitenden
Außenschicht bedeckt ist.
9. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3, wobei die Wand (50) aus Metall ist.
10. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3 oder Anspruch 9, wobei die Wand (550) konfiguriert
ist, um zu verformen, wenn der Druck in der Lichtbogenlöschkammer (32) einen vordefinierten
Schwellenwert überschreitet, bis sie mit dem freien Ende (46) der mindestens einen
Elektrode (42) in Kontakt kommt.
11. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 10, wobei das freie Ende (46) der mindestens
einen Elektrode (42) konfiguriert ist, um die Wand (550) zu perforieren, wenn die
Wand (550) verformt wird und mit dem freien Ende (46) in Kontakt kommt.
12. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 3 oder 9, wobei die Wand (50) einen vorgestanzten
Bereich umfasst, der konfiguriert ist, um sich abzulösen und eine Öffnung in der Wand
(50) zu bilden, wenn der Druck in der Lichtbogenlöschkammer (32) einen vordefinierten
Schwellenwert überschreitet.
13. Stromkreisunterbrecher nach Anspruch 2, wobei der Stromkreisunterbrecher (302) eine
Steuerschaltung (310), einen Sensor (316) zum Messen eines Zustands innerhalb der
Lichtbogenlöschkammer (32) und einen Hilfsaktuator (312) umfasst, der konfiguriert
ist, um die isolierende Barriere zu durchbrechen, und wobei die Steuerschaltung (310)
konfiguriert ist, um den Hilfsaktuator (312) auszulösen, wenn eine von dem Sensor
(316) gemessene physikalische Größe einen Schwellenwert überschreitet.
14. Stromkreisunterbrecher nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Stromkreisunterbrecher
(702) eine zusätzliche Sicherung (720) enthält, die konfiguriert ist, um nach Auslösen
des Schalters zwischen dem ersten und dem zweiten Anschluss elektrisch verbunden zu
werden, mindestens eine Elektrode (722) der zusätzlichen Sicherung sich in das Innere
der Lichtbogenlöschkammer (32) erstreckt, der Stromkreisunterbrecher ferner umfassend
eine zusätzliche elektrisch isolierende Barriere (740, 742), die die Elektrode (722)
der zusätzlichen Sicherung von dem Rest der Lichtbogenlöschkammer (32) trennt, wobei
die Barriere konfiguriert ist, um nach Auslösen des Stromkreisunterbrechers nur dann
durchbrochen zu werden, wenn zumindest entweder die Temperatur oder der Druck innerhalb
der Lichtbogenlöschkammer (32) oder die Intensität eines Lichtbogens, der in der Lichtbogenlöschkammer
(32) vorhanden ist, einen vordefinierten Schwellenwert überschreitet, wobei sich dieser
Schwellenwert von dem Auslöseschwellenwert unterscheidet, die mit der isolierenden
Barriere der anderen Sicherung (710) assoziiert ist.
15. Stromkreisunterbrecher nach einem der Ansprüche 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12 oder
nach Anspruch 14 in Kombination mit einem der Ansprüche 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11,
12, wobei der Stromkreisunterbrecher (802) einen zusätzlichen elektrischen Leiter
(860) umfasst, der an einen der Anschlüsse (12) des elektrischen Leiters angeschlossen
ist, wobei der zusätzliche elektrische Leiter (860) von der Lichtbogenlöschkammer
isoliert ist und ein freies Ende (862) umfasst, das in das Innere des durch die Wand
(50) begrenzten Volumens (52) mündet.
16. Stromkreisunterbrecher (902) nach Anspruch 1, wobei die Verbindungsvorrichtung ein
elektrisch leitendes bewegliches Teil (914) umfasst, das zwischen einer Ruhestellung
und einer erregten Stellung verstellbar ist, in der es die Elektrode (916) der Sicherung
(40) elektrisch mit dem Anschluss (14) verbindet, wobei das bewegliche Teil gleitend
in einer Aufnahme (910) des Stromkreisunterbrechers (902) montiert ist, wobei die
Barriere angeordnet ist, um die Lichtbogenlöschkammer von der Aufnahme (910) zu trennen,
und konfiguriert ist, um zu brechen, wenn der vordefinierte Schwellenwert überschritten
wird.
17. Stromkreisunterbrecher nach einem der vorherigen Ansprüche, wobei der Schalter (22,
24) ein pyrotechnischer Schalter ist.
1. An electric circuit breaker, including:
- an electrical conductor (10) comprising a first terminal (12) and a second terminal
(14);
- a switch (22, 24) configured to separate the first terminal from the second terminal
when it is tripped in response to a current cutoff order;
- an arc extinguishing chamber (32) delimited by a body of the circuit breaker, the
arc extinction chamber being configured to receive, after the switch is tripped, a
portion (16) of the electrical conductor separated at least from the first terminal
or the second terminal;
- a fuse (40) configured to be electrically connected between the first and second
terminals after the switch is tripped;
the circuit breaker being
characterized in that it includes a connection device comprising a gate (50, 52, 912) configured to be
broken after the switch is tripped only when at least one of the temperature, or the
pressure inside the arc extinguishing chamber (32), or the intensity of an electrical
arc present in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined threshold, the
connection device being configured to connect an electrode (42, 916) of the fuse (40)
to one of the terminals (12, 918) of the electrical conductor (10) only once the gate
(50, 52, 912) is broken.
2. The circuit breaker according to claim 1, wherein at least one electrode (42) of the
fuse (40) extends inside the arc extinguishing chamber (32), the gate being an electrically
insulating gate (50, 52) that separates said at least one electrode (42) from the
rest of the arc extinguishing chamber (32).
3. The circuit breaker according to claim 2, wherein the insulating gate includes a wall
(50) that delimits a volume (52) around said at least one electrode (42) of the fuse
(40) in the arc extinguishing chamber (32).
4. The circuit breaker according to claim 3, wherein the wall (50) is electrically insulating.
5. The circuit breaker according to claim 3 or claim 4, wherein the wall (50) is configured
to melt when the temperature in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined
threshold.
6. The circuit breaker according to claim 3 or claim 4, wherein the wall (50) includes
a precut area configured to detach and to form an opening in the wall (50) when the
pressure in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined threshold.
7. The circuit breaker according to claim 2, wherein the insulating gate includes an
electrically insulating coating (650) deposited on said at least one electrode (42)
of the fuse (40) in the arc extinguishing chamber (32), this coating being configured
to melt when the temperature in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined
threshold.
8. The circuit breaker according to any one of claims 3 to 6 or according to claim 7,
wherein the wall (50) or the coating (650) is covered with at least one electrically
conductive outer layer.
9. The circuit breaker according to claim 3, wherein the wall (50) is made from metal.
10. The circuit breaker according to claim 3 or claim 9, wherein the wall (550) is configured
to deform when the pressure in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined
threshold, until it comes into contact against the free end (46) of said at least
one electrode (42).
11. The circuit breaker according to claim 10, wherein the free end (46) of said at least
one electrode (42) is configured to perforate the wall (550) when the wall (550) deforms
and comes into contact with said free end (46).
12. The circuit breaker according to claim 3 or claim 9, wherein the wall (50) includes
a precut area configured to detach and to form an opening in the wall (50) when the
pressure in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined threshold.
13. The circuit breaker according to claim 2, wherein the circuit breaker (302) includes
a control circuit (310), a sensor (316) for measuring a condition inside the arc extinguishing
chamber (32) and an auxiliary actuator (312) configured to break the insulating gate
and in which the control circuit (310) is configured to trip the auxiliary actuator
(312) when a physical property measured by the sensor (316) passes a threshold value.
14. The circuit breaker according to any one of the preceding claims, wherein the circuit
breaker (702) includes an additional fuse (720) configured to be electrically connected
between the first and second terminals after the switch is tripped, at least one electrode
(722) of the additional fuse extending inside the arc extinguishing chamber (32),
the circuit breaker further including an electrically insulating additional gate (740,
742) that separates said electrode (722) of the additional fuse from the rest of the
arc extinguishing chamber (32), said gate being configured to be broken after the
switch is tripped only when at least one of the temperature, or the pressure inside
the arc extinguishing chamber (32), or the intensity of an electrical arc present
in the arc extinguishing chamber (32) passes a predefined threshold, this threshold
being different from the tripping threshold associated with the insulating gate of
the other fuse (710).
15. The circuit breaker according to any one of claims 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12 or
according to claim 14 combined with any one of claims 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11, 12,
wherein the circuit breaker (802) includes an additional electrical conductor (860)
connected to one of the terminals (12) of the electrical conductor, the additional
electrical conductor (860) being insulated from the arc extinguishing chamber and
including a free end (862) that opens to the inside of the volume (52) delimited by
the wall (50).
16. The circuit breaker (902) according to claim 1, wherein the connection device includes
an electrically conductive movable part (914) that is movable between an idle position
and an excited position in which it electrically connects said electrode (916) of
the fuse (40) with said terminal (14), the movable part being mounted sliding in a
housing (910) of the circuit breaker (902), the gate being arranged so as to separate
the arc extinguishing chamber from the housing (910) and being configured to break
when the predefined threshold is passed.
17. The circuit breaker according to any one of the preceding claims, wherein the switch
(22, 24) is a pyrotechnic switch.