Domaine Technique
[0001] La présente invention a pour objet un système d'appui d'une paroi de soutènement.
[0002] De façon plus précise, la présente invention concerne un système, et le procédé d'installation
correspondant, permettant de faciliter la mise en place de jambes de force, par exemple
des bracons, notamment sur des parois de soutènement nécessitant la mise en place
d'un talus.
Technique antérieure
[0003] Il est connu d'installer des jambes de force, pour soutenir une paroi de soutènement.
Les jambes de force peuvent notamment être installées dans un plan vertical, avec
une extrémité supérieure en appui contre une face de la paroi de soutènement, et une
extrémité inférieure en appui sur le sol, par exemple sur un élément stable de fondation.
Afin de former un appui stable pour la paroi de soutènement, la jambe de force est
inclinée par rapport à la direction verticale, et ses extrémités sont solidarisées
à la face de la paroi de soutènement et à l'élément stable de fondation de manière
à éviter tout phénomène de glissement à l'interface entre la jambe de force et la
face de la paroi de soutènement ou l'élément stable de fondation.
[0004] Par ailleurs, il est également nécessaire de prévoir un talus, tel qu'un terrassement
en risberme par exemple, le long de la partie inférieure de la paroi de soutènement,
tant que les jambes de force ne sont pas installées. Un tel talus permet en effet
de stabiliser la paroi de soutènement avant et pendant l'installation desdites jambes
de force.
[0005] La présence d'un tel talus gêne alors l'installation des jambes de force. Ainsi,
dans de telles situations, il est connu de prévoir un calage préalable provisoire,
fixé sur la face de la paroi de soutènement et destiné à constituer un support pour
l'extrémité de la jambe de force destinée à être solidarisée à ladite face de la paroi
de soutènement. Un exemple de calage peut être un support en bois, par exemple un
bastaing, positionné sur des tiges scellées horizontalement dans la paroi de soutènement.
[0006] Une fois le calage réalisé, une saignée est réalisée dans le talus, au droit du calage,
et un trou de fondation est creusé dans l'axe de la saignée. La jambe de force vient
alors être fixée, par son extrémité supérieure, sur la face de la paroi de soutènement,
en la faisant reposer au préalable sur l'élément de calage. Des trous sont percés
dans la paroi de soutènement et des tiges de fixation de l'extrémité supérieure de
la jambe de force y sont scellées. On applique ensuite un moyen de remplissage, par
exemple du mortier, à l'interface entre l'extrémité supérieure de la jambe de force
et la paroi de soutènement, et on vient fixer, par exemple par vissage, l'extrémité
supérieure de la jambe de force sur lesdites tiges de fixation.
[0007] Une fois l'extrémité supérieure de la jambe de force fixée à la paroi de soutènement,
on vient positionner l'extrémité inférieure de la jambe de force dans le trou de fondation
et, après éventuellement la disposition d'un ferraillage dans ledit trou de fondation,
on vient couler du béton dans le trou afin d'y ancrer l'extrémité inférieure de la
jambe de force.
[0008] Ainsi, la présence d'un talus impose un procédé d'installation complexe de la jambe
de force. En particulier, la fixation de l'extrémité supérieure de la jambe de force
à la paroi de soutènement s'effectue au-dessus de la saignée, c'est-à-dire en hauteur,
ce qui représente une position délicate et dangereuse pour le ou les ouvriers effectuant
la fixation, même avec l'aide du calage. De même, la réalisation de la saignée dans
le talus peut également créer une zone dangereuse nécessitant des garde-corps ou des
moyens de sécurité. Enfin, le coulage du béton ne s'effectue qu'après fixation de
l'extrémité supérieure de la jambe de force, ce qui peut prendre plusieurs heures
pendant lesquelles le trou de fondation peut s'ébouler ou pendant lesquelles le béton
peut sécher s'il a été coulé dans le trou de fondation au préalable, avant la fixation
de l'extrémité supérieure de la jambe de force.
[0009] Il existe donc un réel besoin de disposer d'un système d'appui et d'un procédé d'installation
correspondant, permettant une installation plus rapide, moins dangereuse et moins
onéreuse, de la jambe de force, y compris en cas de présence d'un talus.
Exposé de l'invention
[0010] La présente invention vise à résoudre les différents problèmes techniques énoncés
précédemment. En particulier la présente invention vise à proposer un système d'appui,
et le procédé d'installation correspondant, qui permet de faciliter la fixation de
la jambe de force sur la paroi de soutènement en présence d'un talus au bas de la
paroi de soutènement. Plus précisément, la présente invention vise à proposer un système
d'appui permettant de réduire le nombre de personnes nécessaires à l'installation,
ainsi que les situations à risque sur le site, et de réduire le temps nécessaire à
l'installation.
[0011] Ainsi, selon un aspect, il est proposé un système d'appui d'une paroi de soutènement,
notamment d'une paroi de soutènement sensiblement verticale, comportant :
- une jambe de force pour supporter, de biais et par une extrémité supérieure, la paroi
de soutènement, la jambe de force s'étendant de préférence selon une direction longitudinale
entre l'extrémité supérieure et une extrémité inférieure, de préférence inclinées
par rapport à la direction longitudinale, et
- un dispositif de couplage pour coupler l'extrémité supérieure de la jambe de force
à ladite paroi de soutènement,
dans lequel le dispositif de couplage est distinct de la jambe de force, et comporte
:
- un dispositif de fixation pour fixer le dispositif de couplage à ladite paroi de soutènement
et
- une butée supérieure configurée pour, lorsque le dispositif de couplage couple l'extrémité
supérieure à la paroi de soutènement, bloquer le déplacement de l'extrémité supérieure
de la jambe de force vers le haut.
[0012] Le système d'appui selon la présente invention prévoit donc un dispositif de couplage
distinct de la jambe de force, et permettant de connecter mécaniquement la jambe de
force à la paroi de soutènement. Ainsi, le dispositif de couplage permet d'éviter
le glissement vertical, vers le haut, de l'extrémité supérieure de la jambe de force
par rapport à la paroi de soutènement, en comportant une butée supérieure. Dit autrement,
la butée supérieure est configurée pour bloquer le déplacement de la première extrémité
le long de la paroi de soutènement en cas de contrainte exercée par la paroi de soutènement
sur la jambe de force, c'est-à-dire selon une direction s'éloignant de la deuxième
extrémité. La jambe de force peut être entièrement d'une seule pièce, c'est-à-dire
de formes et de dimensions fixes. Par ailleurs, le dispositif de couplage est également
prévu pour être facilement fixé à la paroi de soutènement, plus précisément en permettant
des opérations de fixation effectuées directement depuis la surface supérieure d'un
talus et sans nécessiter de saignée préalable dans le talus. En effet, le dispositif
de couplage est destiné et configuré pour remplacer la fixation de l'extrémité supérieure
de la jambe de force à la paroi de soutènement : c'est le dispositif de couplage qui
est fixé à la paroi de soutènement, et l'extrémité supérieure de la jambe de force
vient coopérer avec le dispositif de couplage sans devoir nécessiter d'opérations
de fixation longues et délicates.
[0013] Le dispositif de couplage vient ainsi faciliter l'installation de la jambe de force
en remplaçant les opérations de fixation de l'extrémité supérieure de la jambe de
force sur la paroi de soutènement, par des opérations de fixation plus simples et
moins longues du dispositif de couplage sur la paroi de soutènement puis des opérations
de couplage de l'extrémité supérieure de la jambe de force au dispositif de couplage.
[0014] Grâce au dispositif de couplage, il devient possible d'effectuer dans un premier
temps les opérations de fixation sur la paroi de soutènement, puis de creuser la saignée
dans le talus et le trou de fondation pour l'installation de la jambe de force. Le
dispositif de couplage permet de faciliter et d'accélérer l'installation de la jambe
de force, et donc des autres étapes du procédé.
[0015] L'extrémité supérieure et l'extrémité inférieure sont de préférence inclinées par
rapport à la direction longitudinale de la jambe de force.
[0016] Préférentiellement, le dispositif de couplage comprend également une butée inférieure
configurée pour bloquer le déplacement de l'extrémité supérieure de la jambe de force
vers le bas.
[0017] Afin de simplifier encore plus l'installation de la jambe de force, et plus particulièrement
le couplage de l'extrémité supérieure de la jambe de force dans le dispositif de couplage,
ce dernier peut comprendre également une butée inférieure. La butée inférieure du
dispositif de couplage permet, pendant les étapes d'installation de la jambe de force,
de soutenir l'extrémité supérieure de la jambe de force et donc d'en faciliter le
maniement lors de l'installation.
[0018] Préférentiellement, le système d'appui comprend également un dispositif anti-rotation,
le dispositif anti-rotation étant configuré pour empêcher la rotation de l'extrémité
supérieure de la jambe de force dans un plan vertical perpendiculaire à la paroi de
soutènement, lorsque la jambe de force est suspendue par son extrémité supérieure
au dispositif de couplage.
[0019] Le dispositif anti-rotation permet notamment de maintenir l'extrémité supérieure
de la jambe de force en prise avec le dispositif de couplage, notamment lorsque la
jambe de force est suspendue par son extrémité supérieure au dispositif de couplage
et tant que l'extrémité inférieure de la jambe de force n'est pas solidarisée avec
l'élément de fondation. En particulier, le dispositif anti-rotation permet de maintenir
l'angle formé entre la paroi de soutènement et la direction longitudinale de la jambe
de force couplée au dispositif de couplage, même lorsque l'installation de la jambe
de force n'est pas terminée. En effet, tant que l'extrémité inférieure de la jambe
de force n'est pas maintenue à l'élément de fondation, celle-ci se retrouve généralement
en suspension dans le vide, par exemple lorsque le trou est encore vide, ou bien partiellement
supportée, par exemple lorsque le béton remplissant le trou est encore frais. Dans
ce cas, il est plus aisé d'avoir une jambe de force qui est maintenue sensiblement
dans sa position définitive, par son extrémité supérieure, en attendant que le procédé
d'installation soit terminé.
[0020] Préférentiellement, le dispositif anti-rotation comprend, à l'extrémité libre de
la butée supérieure, une portion inclinée vers le bas.
[0021] La portion inclinée vers le bas permet de retenir, dans le moyen de couplage, l'extrémité
supérieure de la jambe de force en empêchant une portion supérieure de celle-ci de
s'éloigner de la paroi de soutènement, et donc en empêchant la jambe de force de pivoter
par rapport à la paroi de soutènement. La portion inclinée vers le bas forme une corniche
disposée sur la butée supérieure, et permettant de maintenir une partie de l'extrémité
supérieure de la jambe de force entre elle et la paroi de soutènement.
[0022] Préférentiellement, le dispositif de couplage comporte également au moins une butée
latérale, de préférence deux butées latérales formant, avec la butée supérieure et
la butée inférieure, un contour, par exemple fermé, destiné à accueillir l'extrémité
supérieure de la jambe de force.
[0023] Les butées latérales permettent de délimiter un contour de forme complémentaire à
la forme de l'extrémité supérieure de la jambe de force. On améliore ainsi le couplage
entre la jambe de force et le dispositif de couplage, et on s'assure également du
bon positionnement de l'extrémité supérieure de la jambe de force dans le dispositif
de couplage.
[0024] Préférentiellement, le système d'appui comprend deux butées latérales et les hauteurs
desdites deux butées latérales, selon une direction perpendiculaire à un plan de l'extrémité
supérieure de la jambe de force, sont différentes.
[0025] Les hauteurs différentes des butées latérales ont pour but de faciliter le positionnement
de l'extrémité supérieure de la jambe de force dans le dispositif de couplage. En
effet, plutôt que de devoir respecter l'alignement de la jambe de force par rapport
aux deux butées latérales du dispositif de couplage, il devient possible d'utiliser
la butée de plus grande hauteur comme premier repère et support pour s'aligner correctement
latéralement.
[0026] Préférentiellement, le dispositif de couplage comporte également un corps coopérant
avec le dispositif de fixation, par exemple des tiges de scellement, et avec la butée
supérieure.
[0027] Le dispositif de couplage est monobloc avec un corps, ou embase, sur lequel sont
montées la ou les butées, et qui est fixé à la face de la paroi de soutènement via
le dispositif de fixation. La butée ou les butées peuvent notamment s'étendre en saillie
sur le corps.
[0028] Préférentiellement, la jambe de force comprend, à son extrémité supérieure, une platine
s'étendant sensiblement dans un plan qui est incliné par rapport à l'axe de la jambe
de force et configurée pour s'étendre sensiblement parallèlement à ladite paroi verticale
lorsque la jambe de force est montée dans le dispositif de couplage.
[0029] L'extrémité supérieure de la jambe de force comporte ainsi une platine qui est destinée
à être positionnée parallèlement à la paroi de soutènement lorsqu'elle est montée
dans le dispositif de couplage, afin d'obtenir le maintien mécanique voulu de la paroi
de soutènement. La platine et la jambe de force sont d'une seule pièce. Dit autrement,
la platine est notamment non-articulée par rapport au reste de la jambe de force.
[0030] Préférentiellement, la platine de la jambe de force est configurée pour s'engager
avec le corps du dispositif de couplage.
[0031] La platine et le corps du dispositif de couplage sont configurés pour coopérer ensemble,
par exemple via des formes complémentaires. Un tel engagement de la platine dans le
dispositif de couplage permet notamment à la platine de rester en prise dans le dispositif
de couplage lorsque la jambe de force est suspendue, par son extrémité supérieure,
au dispositif de couplage.
[0032] Selon un autre aspect, il est également proposé une installation comprenant une paroi
de soutènement, notamment une paroi de soutènement sensiblement verticale, et un système
d'appui de ladite paroi de soutènement tel que décrit précédemment.
[0033] Selon un autre aspect, il est également proposé un procédé d'installation d'un système
d'appui tel que décrit précédemment, à une paroi de soutènement, notamment une paroi
de soutènement sensiblement verticale, dans lequel :
- on fixe ou on pré-installe le dispositif de couplage à ladite paroi de soutènement,
- on monte l'extrémité supérieure de la jambe de force dans le dispositif de couplage,
- on scelle une extrémité inférieure de la jambe de force, de préférence au sol, par
exemple on noie l'extrémité inférieure de la jambe de force dans du béton frais.
[0034] Ainsi, avec le procédé selon l'invention, c'est le dispositif de couplage qui est
fixé à la paroi de soutènement, et non l'extrémité supérieure de la jambe de force.
Il est alors notamment possible d'effectuer le scellement de l'extrémité inférieure
de la jambe de force juste après le montage de l'extrémité supérieure dans le dispositif
de couplage, ce qui permet de prévoir plus facilement la préparation du béton de scellement
et le creusement préalable de trou.
[0035] Préférentiellement, avant de sceller l'extrémité inférieure de la jambe de force
et après le couplage de l'extrémité supérieure de la jambe de force dans le dispositif
de couplage, on suspend la jambe de force au dispositif de couplage, par son extrémité
supérieure.
[0036] La suspension de la jambe de force au dispositif de couplage permet d'obtenir un
positionnement de la jambe de force dans sa position définitive, ou sensiblement définitive.
Les étapes ultérieures d'installation peuvent donc être réalisées sans avoir à maintenir
la jambe de force en place ou à la soutenir.
[0037] Selon un mode de réalisation, avant de fixer le dispositif de couplage, on réalise
un talus de consolidation au pied de ladite paroi de soutènement, et avant le montage
de la jambe de force, on réalise une saignée dans ledit talus de consolidation, transversalement
à la paroi de soutènement et au droit du dispositif de couplage, pour permettre le
montage de la jambe de force dans le dispositif de couplage. De préférence, on réalise
la saignée après la fixation ou la pré-installation du dispositif de couplage.
[0038] Ainsi, le talus peut être utilisé lors de la fixation du dispositif de couplage à
la paroi de soutènement : plus précisément, il suffit aux personnes en charge de la
fixation de se positionner directement sur le talus pour se retrouver à la bonne hauteur
pour la fixation du dispositif de couplage. Il n'est pas nécessaire de prévoir des
moyens d'élévation pour aller fixer le dispositif de couplage, ni des moyens de sécurité
pour éviter des chutes puisque la saignée du talus n'a pas encore été réalisée. La
saignée n'est réalisée qu'après la fixation du dispositif de couplage.
[0039] Alternativement, avant la réalisation du talus de consolidation au pied de ladite
paroi de soutènement, on vient fixer ou pré-installer le dispositif de couplage à
ladite paroi de soutènement, et avant le montage de la jambe de force, on réalise
une saignée dans ledit talus de consolidation, transversalement à la paroi de soutènement
et au droit du dispositif de couplage, pour permettre le montage de la jambe de force
dans le dispositif de couplage.
[0040] Dans ce cas, le dispositif de couplage peut déjà être prévu et pré-installé lors
de la réalisation de la paroi de soutènement, de sorte qu'il est en place lors de
la réalisation du talus de consolidation.
Brève description des dessins
[0041]
[Fig. 1] La figure 1 est une vue schématique d'une paroi de soutènement soutenue par
un système d'appui ;
[Fig. 2] La figure 2 représente une vue schématique de dessus d'un dispositif de couplage
selon l'invention ;
[Fig. 3] La figure 3 est une vue schématique de côté du dispositif de couplage illustré
à la figure 2 ;
[Fig. 4] La figure 4 est une vue schématique de côté du dispositif de couplage illustré
à la figure 2, coopérant avec une extrémité d'une jambe de force ; et
[Fig. 5] La figure 5 est une vue schématique d'une paroi de soutènement avec le dispositif
de couplage illustré à la figure 1.
Description des modes de réalisation
[0042] La figure 1 illustre une installation 1 selon la présente invention, comportant d'une
part une paroi de soutènement 2 et d'autre part un système d'appui 4 permettant de
soutenir la paroi de soutènement 2.
[0043] En particulier, la présente invention est particulièrement avantageuse dans le cas
d'une installation 1 comportant également un talus de consolidation 6, au pied de
la paroi de soutènement 2 et permettant de soutenir ladite paroi de soutènement 2
avant et pendant l'installation du système d'appui 4. En particulier, et comme on
peut le constater sur la figure 1, l'installation 1 comporte une saignée 8 réalisée
dans le talus de consolidation 6 afin de permettre le positionnement d'une jambe de
force du système d'appui 4 comme cela est décrit ci-dessous.
[0044] Le système d'appui 4 comporte ainsi au moins une jambe de force 10, par exemple un
bracon, et un dispositif de couplage 12 selon la présente invention.
[0045] Plus précisément, la jambe de force 10 peut s'étendre selon une direction longitudinale
et comporter : un corps 10a de forme rectiligne et s'étendant selon ladite direction
longitudinale, une première extrémité 10b disposée à une première extrémité du corps
10a, et une deuxième extrémité 10c située à une deuxième extrémité du corps 10a. Le
corps 10a de la jambe de force 10 est par exemple tubulaire ou cylindrique. Les extrémités
10b et 10c de la jambe de force 10 sont de préférence planes. Le corps 10a et les
extrémités 10b et 10c de la jambe de force peuvent être d'une seule pièce.
[0046] La première extrémité 10b s'étend sensiblement dans un plan incliné par rapport à
la direction longitudinale de la jambe de force 10. Par exemple, la normale au plan
de la première extrémité 10b, et la direction longitudinale forment un angle entre
elles, par exemple de 45°. La première extrémité 10b est formée par exemple par une
platine délimitée, dans le plan dans lequel elle s'étend, par un bord proximal 10b'
positionné du côté de la deuxième extrémité 10c, et par un bord distal 10b" positionné
du côté opposé à la deuxième extrémité 10c (voir figure 4). On comprend que l'inclinaison
entre le plan incliné de la première extrémité 10b et la direction longitudinale de
la jambe de force 10 est fixe.
[0047] De même, la deuxième extrémité 10c s'étend sensiblement dans un plan incliné par
rapport à la direction longitudinale de la jambe de force 10. Par exemple, la normale
au plan de la deuxième extrémité 10c, et la direction longitudinale forment un angle
entre elles, par exemple de 45°. En particulier, la première et la deuxième extrémité
10b, 10c sont orientées entre elles de manière à ce que les plans dans lesquels elles
s'étendent soient perpendiculaires entre eux. La jambe de force 10 permet ainsi de
soutenir la paroi de soutènement 2 en prenant appui sur une autre surface qui est
perpendiculaire à ladite paroi de soutènement 2, avantageusement permet de soutenir
une paroi de soutènement verticale en prenant appui sur un sol horizontal. La deuxième
extrémité 10c peut notamment être solidarisée à une fondation, par exemple scellée
dans du béton 14 coulé dans une fosse. On comprend que l'inclinaison entre le plan
incliné de la deuxième extrémité 10c et la direction longitudinale de la jambe de
force 10 est fixe.
[0048] Ainsi, la première extrémité 10b forme une extrémité supérieure de la jambe de force
10, et la deuxième extrémité 10c forme une extrémité inférieure de la jambe de force
10.
[0049] Le dispositif de couplage 12 permet de coupler mécaniquement la jambe de force 10,
et plus particulièrement la première extrémité 10b de la jambe de force 10, à la paroi
de soutènement 2, de manière à ce que la jambe de force 10 puisse récupérer et supporter
les efforts exercés par la paroi de soutènement 2. A cet effet, la première extrémité
10b de la jambe de force est montée, de manière classique, parallèlement à la face
de la paroi de soutènement 2.
[0050] Comme illustré sur la figure 2, le dispositif de couplage 12 comporte une première
butée 16, ou butée supérieure, disposée le long d'un bord supérieur du dispositif
de couplage 12. La première butée 16 s'étend, lorsque le dispositif de couplage 12
couple la première extrémité 10b à la paroi de soutènement 2, perpendiculairement
au plan de la première extrémité 10b et à proximité dudit bord distal 10b". La première
butée 16 permet d'empêcher la première extrémité 10b de glisser le long de la paroi
de soutènement 2 vers le haut, et donc d'éviter un basculement du haut de la paroi
de soutènement 2 en direction de la jambe de force 10. Ainsi, lorsque la première
extrémité 10b est couplée à la paroi de soutènement 2, le bord distal 10b" est bloqué
en position par la première butée 16 du dispositif de couplage 12 et empêche donc
la première extrémité 10b de glisser le long de la paroi de soutènement 2.
[0051] Le dispositif de couplage 12 peut également comporter un corps 18, dans le cas présent
sous la forme d'une platine ou embase, destiné à s'appuyer sur la face de la paroi
de soutènement 2. Le corps 18 comprend notamment des trous 20 de fixation destinés
à coopérer avec des tiges de scellement 22 (voir figure 3) pour former un dispositif
de fixation 24 du dispositif de couplage 12 à la paroi de soutènement 2. Le dispositif
de fixation 24 permet de rendre le dispositif de couplage 12 solidaire de la paroi
de soutènement 2, notamment en vissant des écrous sur les tiges de scellement 22 afin
de venir serrer le corps 18 contre la face de la paroi de soutènement 2. En particulier,
le dispositif de couplage 12 étant distinct de la jambe de force 10, il peut être
plus facilement fixé à la paroi de soutènement 2, par exemple avant la réalisation
de la saignée 8 dans le talus de consolidation 6. La surface supérieure du talus de
consolidation 6, qui est surélevée par rapport au sol, peut même être avantageusement
utilisée comme zone de travail pour la fixation du dispositif de couplage 12 à la
paroi de soutènement 2, ce qui apporte plus de confort et de sécurité pour les ouvriers
effectuant les opérations de perçage et de scellement dans la paroi de soutènement
2.
[0052] Il convient de noter que les tiges de scellement 22 peuvent être fixées à la paroi
de soutènement 2 par perçage de la paroi de soutènement 2, puis scellement de tiges
dans les trous, ou bien par fourniture de tiges pré-positionnées avant projection
du béton formant ladite paroi de soutènement 2. Dans ce cas, les tiges sont préinstallées
dans la paroi de soutènement 2.
[0053] Une fois le dispositif de couplage 12 fixé à la paroi de soutènement 2, il n'y a
plus alors qu'à positionner le bord distal 10b" de la première extrémité 10b de la
jambe de force sous la première butée 16, et de fixer la deuxième extrémité 10c de
la jambe de force 10 dans le béton 14, pour obtenir le système d'appui 4 souhaité
pour la paroi de soutènement 2. Le positionnement de la jambe de force 10 par rapport
à la première butée 16 et par rapport au scellement dans le béton 14 peut être effectué
facilement et rapidement, en toute sécurité, après la fixation du dispositif de couplage
12 et la réalisation de la saignée 8 dans le talus 6 (voir figure 5).
[0054] Afin de faciliter encore plus l'installation de la jambe de force 10, le dispositif
de couplage 12 peut également comprendre une deuxième butée 26, ou butée inférieure,
parallèle à la première butée 16 et destinée à venir en regard du bord proximal 10b'
de la première extrémité 10b. La deuxième butée 26 est distante de la première butée
16 et s'étend, lorsque le dispositif de couplage 12 couple la première extrémité 10b
à la paroi de soutènement 2, perpendiculairement au plan de la première extrémité
10b et à proximité dudit bord proximal 10b'.
[0055] De même, des butées latérales gauche et droite 28a, 28b peuvent également être prévues
perpendiculairement aux première et deuxième butées 16, 26, de manière à former un
contour, par exemple fermé, de périmètre supérieur à celui de la première extrémité
10b et destiné à accueillir la première extrémité 10b.
[0056] De préférence, les extrémités de la première butée 16 sont solidaires des butées
latérales 28a, 28b. Ainsi, on obtient une meilleure résistance mécanique pour la première
butée 16 qui doit résister aux contraintes imposées par le bord distal 10b" de la
première extrémité 10b.
[0057] De préférence, la hauteur des butées latérales 28a, 28b sont différentes, c'est-à-dire
que le bord supérieur des butées latérales 28a, 28b s'étend à une distance différentes
du corps 18. Une telle différence de hauteur permet notamment, lors du positionnement
de la première extrémité 10b dans le dispositif de couplage 12, de « caler » un bord
latéral de la première extrémité 10b contre la butée latérale la plus haute, avant
de positionner la première extrémité 10b entre les deux butées latérales 28a, 28b.
La différence de hauteur évite ainsi de devoir faire coïncider la première extrémité
10b avec les deux butées latérales 28a, 28b simultanément, mais permet au contraire
de faire coïncider la première extrémité 10b d'abord avec la butée latérale la plus
haute, puis avec l'autre butée latérale, c'est-à-dire de positionner la première extrémité
10b en deux temps par rapport aux deux butées latérales 28a, 28b.
[0058] Le dispositif de couplage 12 peut également comporter un dispositif anti-rotation,
par exemple une portion inclinée 30 disposée sur le bord supérieur de la première
butée 16 et inclinée en direction de la deuxième butée 26. Le dispositif anti-rotation
a pour but d'empêcher une rotation de la première extrémité 10b dans le dispositif
de couplage 12, et donc une désolidarisation entre la jambe de force 10 et le dispositif
de couplage 12. Tel peut être notamment le cas lorsque la première extrémité 10b est
positionnée dans le dispositif de couplage 12 et que la jambe de force 10 est suspendue
par sa première extrémité 10b le temps de préparer le béton 14 de scellement de la
deuxième extrémité 10c.
[0059] Afin de permettre à la jambe de force 10 de rester couplée au dispositif de couplage
12, le dispositif anti-rotation est configuré pour maintenir le bord distal 10b" de
la première extrémité 10b dans le dispositif de couplage 12. En effet, après introduction
de la première extrémité 10b dans le dispositif de couplage (voir figure 4), il est
possible de suspendre la jambe de force 10 au dispositif de couplage 12 par sa première
extrémité 10b grâce au dispositif anti-rotation. Le dispositif anti-rotation peut
comprendre la portion inclinée 30 qui est disposée sur le bord libre de la première
butée 16, et qui empêche le bord distal 10b" de s'éloigner de la première butée 16,
et donc la première extrémité 10b de sortir du contour formé par les butées 16, 26,
28a et 28b du dispositif de couplage 12. Un tel dispositif anti-rotation est ainsi
particulièrement avantageux puisqu'il permet de suspendre la jambe de force 10 et
donc de ne pas avoir à la soutenir lors de l'étape de fixation de la deuxième extrémité
10c.
[0060] Ainsi, grâce au dispositif de couplage selon la présente invention, il devient possible
de monter facilement une jambe de force sur une paroi de soutènement, même lorsque
cette dernière doit être préalablement consolidée à sa base par un talus. Le dispositif
de couplage peut être fixé à la paroi de soutènement en toute sécurité et plus facilement,
et permet également d'y suspendre la jambe de force par son extrémité supérieure,
le temps de fixer l'extrémité inférieure, notamment dans du béton frais. En permettant
de réaliser facilement et rapidement les opérations ultérieures au creusement de la
saignée dans le talus, le dispositif de couplage simplifie toute la procédure de fixation
de la jambe de force, notamment les étapes de fixation par scellement de l'extrémité
inférieure.
1. Système d'appui (4) d'une paroi de soutènement (2), notamment d'une paroi de soutènement
sensiblement verticale, comportant :
- une jambe de force (10) pour supporter, de biais et par une extrémité supérieure
(10b), la paroi de soutènement (2), la jambe de force (10) s'étendant de préférence
selon une direction longitudinale entre l'extrémité supérieure (10b) et une extrémité
inférieure (10c), et
- un dispositif de couplage (12) pour coupler l'extrémité supérieure (10b) de la jambe
de force (10) à ladite paroi de soutènement (2),
caractérisé en ce que le dispositif de couplage (12) est distinct de la jambe de force (10), et comporte
:
- un dispositif de fixation (24) pour fixer le dispositif de couplage à ladite paroi
de soutènement et
- une butée supérieure (16) configurée pour, lorsque le dispositif de couplage (12)
couple l'extrémité supérieure (10b) à la paroi de soutènement (2), bloquer le déplacement
de l'extrémité supérieure (10b) de la jambe de force vers le haut.
2. Système d'appui (4) selon la revendication 1, dans lequel le dispositif de couplage
(12) comprend également une butée inférieure (26) configurée pour bloquer le déplacement
de l'extrémité supérieure (10b) de la jambe de force (10) vers le bas.
3. Système d'appui (4) selon la revendication 1 ou 2, comprenant également un dispositif
anti-rotation, le dispositif anti-rotation étant configuré pour empêcher la rotation
de l'extrémité supérieure (10b) de la jambe de force (10) dans un plan vertical perpendiculaire
à la paroi de soutènement (2), lorsque la jambe de force (10) est suspendue par son
extrémité supérieure (10b) au dispositif de couplage (12).
4. Système d'appui (4) selon la revendication 3, dans lequel le dispositif anti-rotation
comprend, à l'extrémité libre de la butée supérieure (16), une portion inclinée vers
le bas (30).
5. Système d'appui (4) selon la revendication 2, 3 ou 4, dans lequel le dispositif de
couplage (12) comporte également au moins une butée latérale, de préférence deux butées
latérales (28a, 28b) formant, avec la butée supérieure (16) et la butée inférieure
(26), un contour, par exemple fermé, destiné à accueillir l'extrémité supérieure (10b)
de la jambe de force.
6. Système d'appui (4) selon la revendication 5, comprenant deux butées latérales (28a,
28b) et dans lequel les hauteurs desdites deux butées latérales (28a, 28b), selon
une direction perpendiculaire à un plan de l'extrémité supérieure (10b) de la jambe
de force, sont différentes.
7. Système d'appui (4) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
le dispositif de couplage (12) comporte également un corps (18) coopérant avec le
dispositif de fixation (24), par exemple des tiges de scellement, et avec la butée
supérieure (16).
8. Système d'appui (4) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
la jambe de force (10) comprend, à son extrémité supérieure (10b), une platine s'étendant
sensiblement dans un plan qui est incliné par rapport à l'axe de la jambe de force
(10) et configurée pour s'étendre sensiblement parallèlement à ladite paroi verticale
(2) lorsque la jambe de force (10) est montée dans le dispositif de couplage (12).
9. Système d'appui (4) selon les revendications 7 et 8, dans lequel la platine de la
jambe de force (10) est configurée pour s'engager avec le corps (18) du dispositif
de couplage (12).
10. Installation (1) comprenant une paroi de soutènement (2), notamment une paroi de soutènement
sensiblement verticale, et un système d'appui (4) de ladite paroi de soutènement,
selon l'une quelconque des revendications précédentes.
11. Procédé d'installation d'un système d'appui (4) selon l'une quelconque des revendications
1 à 9, à une paroi de soutènement, notamment une paroi de soutènement sensiblement
verticale, dans lequel :
- on fixe ou on pré-installe le dispositif de couplage (12) à ladite paroi de soutènement,
- on monte l'extrémité supérieure (10b) de la jambe de force dans le dispositif de
couplage,
- on scelle une extrémité inférieure (10c) de la jambe de force, de préférence au
sol, par exemple on noie l'extrémité inférieure de la jambe de force dans du béton
frais (14).
12. Procédé d'installation selon la revendication précédente, dans lequel, avant de sceller
l'extrémité inférieure (10c) de la jambe de force et après le couplage de l'extrémité
supérieure de la jambe de force dans le dispositif de couplage (12), on suspend la
jambe de force (10) au dispositif de couplage, par son extrémité supérieure (10b).
13. Procédé d'installation selon la revendication 11 ou 12, dans lequel, avant de fixer
le dispositif de couplage (12), on réalise un talus de consolidation (6) au pied de
ladite paroi de soutènement, et dans lequel, par exemple après la fixation ou la pré-installation
du dispositif de couplage et avant le montage de la jambe de force, on réalise une
saignée (8) dans ledit talus de consolidation, transversalement à la paroi de soutènement
(2) et au droit du dispositif de couplage (12), pour permettre le montage de la jambe
de force (10) dans le dispositif de couplage (12).
14. Procédé d'installation selon la revendication 11 ou 12, dans lequel, avant la réalisation
du talus de consolidation au pied de ladite paroi de soutènement, on vient fixer ou
pré-installer le dispositif de couplage à ladite paroi de soutènement, et dans lequel,
avant le montage de la jambe de force, on réalise une saignée dans ledit talus de
consolidation, transversalement à la paroi de soutènement et au droit du dispositif
de couplage, pour permettre le montage de la jambe de force dans le dispositif de
couplage.