[0001] L'invention concerne un procédé de fonctionnement d'un système de contrôle d'accès
ainsi qu'un cylindre électronique pour la mise en œuvre de ce procédé.
[0002] Il existe des cylindres électroniques de serrure qui sont uniquement alimentés par
la clef insérée dans ce cylindre. Ceci est avantageux car il n'est alors pas nécessaire
d'incorporer une batterie à l'intérieur du cylindre électronique. Or, les opérations
pour remplacer la batterie d'un cylindre électronique sont toujours des opérations
compliquées à réaliser et, en tout état de cause, plus compliquées à réaliser que
le remplacement d'une batterie logée à l'intérieur d'une clef. Par exemple, un tel
cylindre électronique est divulgué dans la demande
EP3431684.
[0003] Dans ce contexte, avant que l'utilisateur puisse tourner sa clef à l'intérieur du
cylindre électronique, il faut que le cylindre électronique ait terminé d'exécuter
les opérations suivantes :
- 1) évaluer la validité des droits d'accès de la clef afin de déterminer si cette clef
est autorisée à déverrouiller le cylindre,
- 2) charger un condensateur logé à l'intérieur du cylindre électronique à partir de
l'énergie stockée dans la batterie de la clef, puis
- 3) si la clef est une clef autorisée, alimenter un actionneur électrique qui déplace
le cylindre de sa position verrouillée vers sa position déverrouillée à partir de
l'énergie stockée dans le condensateur.
[0004] Ensuite, l'utilisateur de la clef 16 tourne la clef à l'intérieur du cylindre pour
déverrouiller la serrure et ouvrir la porte.
[0005] Pour que l'utilisateur ne ressente aucune différence entre l'utilisation d'un cylindre
électronique et l'utilisation d'un cylindre mécanique, il faut que les opérations
1) à 3) soient réalisées en moins de 200 ms et, de préférence, en moins de 150 ms.
De plus, il faut économiser autant que possible l'énergie stockée dans la batterie
de la clef.
[0006] De l'état de la technique est connu de
WO2011/015107A1,
EP0401647A1,
EP2395184A1,
CN1896443A et
EP0816600A2. En particulier, dans
WO2011/015107A1, le chargement du condensateur commence avant que l'opération 3) soit terminée, ce
qui permet de gagner du temps. Toutefois, il est souhaitable de limiter la consommation
de l'énergie stockée dans la batterie de la clef lors de l'exécution des opérations
1) à 3).
[0007] L'invention vise à proposer un procédé de fonctionnement d'un système de contrôle
d'accès qui permet de réaliser les opérations 1) à 3) en limitant la consommation
de l'énergie stockée dans la batterie de la clef. Elle a donc pour objet un tel procédé
de fonctionnement conforme à la revendication 1.
[0008] Enfin, l'invention a pour objet un cylindre électronique conforme à la revendication
9.
[0009] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins sur
lesquels :
- la figure 1 est une illustration schématique d'une porte équipée d'un cylindre électronique
;
- la figure 2 est une illustration schématique, en perspective, d'un système de contrôle
d'accès comportant le cylindre de la figure 1 et une clef;
- la figure 3 est une illustration schématique, en coupe verticale et longitudinale,
du cylindre électronique de la figure 1 ;
- la figure 4 est une illustration schématique d'une partie du circuit électronique
mis en œuvre dans le cylindre électronique du système de la figure 2;
- la figure 5 est un organigramme d'un procédé de fonctionnement du système de la figure
2.
[0010] Dans ces figures, les mêmes références numériques sont utilisées pour désigner les
mêmes éléments. Dans la suite de cette description, les caractéristiques et fonctions
bien connues de l'homme du métier ne sont pas décrites en détail.
[0011] Dans cette description des exemples détaillés de modes de réalisation sont d'abord
décrits dans un chapitre I en référence aux figures. Ensuite, dans un chapitre II,
des variantes de ces modes de réalisation sont présentées. Enfin, les avantages des
différents modes de réalisation sont présentés dans un chapitre III.
Chapitre I : Exemples de modes de réalisation
[0012] La figure 1 représente une porte 2 d'accès à un bâtiment. Cette porte 2 présente
un côté intérieur, typiquement situé à l'intérieur d'une pièce, et un côté extérieur
du côté opposé. Par la suite, les termes « intérieur » et « extérieur » font référence,
respectivement, aux côtés intérieur et extérieur de la porte 2. La porte 2 s'étend
ici dans un plan vertical. Par la suite, la direction verticale est désignée par la
direction Z d'un repère orthogonal XYZ. La direction X est perpendiculaire au plan
vertical dans lequel s'étend principalement la porte 2. L'ensemble des figures sur
lesquelles sont représentés des composants mécaniques, sont orientées par rapport
à ce repère XYZ.
[0013] La porte 2 est équipée d'une poignée 4 et d'une serrure électronique 6. Pour simplifier
la figure 1, seule une partie de la porte 2 est représentée.
[0014] L'architecture mécanique générale de la serrure 6 est, par exemple, identique à celle
décrite dans les demandes
FR3025236 et
EP3431684. Pour cette raison, seuls les détails nécessaires à la compréhension de l'invention
sont donnés ici. Pour les autres détails, le lecteur est renvoyé à ces demandes.
[0015] La serrure 6 comporte un pêne 10 déplaçable en translation, parallèlement à la direction
Y, en alternance et de façon réversible, entre une position sortie et une position
rentrée. Dans la position sortie, le pêne 10 fait saillie au-delà de la tranche de
la porte 2 pour s'engager dans une gâche fixée sans aucun degré de liberté sur le
dormant de la porte 2. Dans la position sortie, le pêne 10 verrouille la porte 2 dans
sa position fermée. Dans la position rentrée, le pêne 10 est rentré à l'intérieur
de la porte 2 et ne fait plus saillie au-delà de la tranche de cette porte 2. Dans
la position rentrée, la porte 2 peut être déplacée par un utilisateur d'une position
fermée vers une position ouverte en actionnant la poignée 4.
[0016] La serrure 6 comporte aussi un cylindre électronique 12 et une vis 14 de fixation
du cylindre 12 dans la porte 2.
[0017] Le cylindre 12 est déplaçable entre une position déverrouillée et, en alternance,
une position verrouillée. Dans la position déverrouillée, il autorise l'ouverture
de la porte 2 et donc l'accès au bâtiment. Dans la position verrouillée, il interdit
l'ouverture de la porte 2 et donc l'accès à un bâtiment. Pour cela, le cylindre 12
déplace le pêne 10 de sa position sortie vers sa position rentrée lorsqu'une clef
16 (figure 2), autorisée à déverrouiller la serrure 6, est introduite, puis tournée
à l'intérieur de ce cylindre 12. Le cylindre 12 déplace aussi le pêne 10 de sa position
rentrée vers sa position sortie lorsque la clef autorisée est introduite puis tournée
en sens inverse à l'intérieur de ce cylindre. À l'inverse, lorsqu'une clef non-autorisée
est introduite à l'intérieur du cylindre 12, ce cylindre empêche le déplacement du
pêne 10 de sa position sortie vers sa position rentrée.
[0018] Ici, la clef 16 peut être introduite à l'intérieur du cylindre 12 depuis le côté
extérieur et, en alternance, depuis le côté intérieur de la porte 2. À cet effet,
le cylindre 12 débouche de chaque côté de la porte 2.
[0019] La vis 14 comporte une tête qui affleure sur la tranche de la porte 2. L'extrémité
taraudée de la vis 14 est vissée dans le cylindre 12 pour le retenir en place à l'intérieur
de la porte 2.
[0020] Le cylindre 12 est dépourvu de source d'alimentation interne. En particulier, il
est dépourvu :
- d'une batterie apte à stocker suffisamment d'énergie pour permettre au cylindre 12
de basculer plus d'une centaine de fois entre ses positions déverrouillée et verrouillée
sans apport extérieur d'énergie, et
- d'un mécanisme capable de générer suffisamment l'électricité pour déplacer le cylindre
12 dans sa position déverrouillée à partir, par exemple, du mouvement de la clef à
l'intérieur du cylindre.
[0021] La figure 2 représente plus en détail le système de contrôle d'accès réalisé à l'aide
de la serrure 6 et de la clef 16.
[0022] Ici, le cylindre 12 est conforme au format européen. Le cylindre 12 s'étend le long
d'un axe longitudinal 20 parallèle à la direction X. Il comporte un stator 22 fixé
sans aucun degré de liberté à la porte 2 par l'intermédiaire de la vis 14 et un panneton
24 logé à l'intérieur d'une encoche transversale 26.
[0023] L'encoche 26 s'étend dans un plan transversal 28 parallèle aux directions Y, Z. Ici,
seule une partie du plan 28 est représentée sur la figure 2. Le plan 28 est un plan
de symétrie pour le panneton 24.
[0024] Le panneton 24 tourne dans le sens trigonométrique autour de l'axe 20 pour déplacer
le pêne 10 de sa position sortie vers sa position rentrée et dans le sens inverse
pour déplacer le pêne 10 de sa position rentrée vers sa position sortie.
[0025] Le plan 28 divise également le stator 22 en deux parties. La partie du stator 22
située du côté intérieur de la porte 2 est appelée « demi-stator intérieur » et porte
la référence 30. La partie du stator 22 située du côté extérieur de la porte 2 est
appelée « demi-stator extérieur» et porte la référence 32. Dans ce mode de réalisation
particulier, les demi-stators 30 et 32 sont quasiment les symétriques l'un de l'autre
par rapport au plan 28. Ainsi, seul le demi-stator 32 est décrit plus en détail par
la suite.
[0026] Le demi-stator 32 comporte un cache avant 34 parallèle au plan 28 et directement
exposé à l'extérieur de la porte 2. Ce cache avant empêche d'avoir un accès direct
aux pièces mobiles situées à l'intérieur du cylindre 12 de manière à les protéger
contre des tentatives d'effraction. Ce cache 34 est traversé par un orifice 36 destiné
à recevoir une lame 38 de la clef 16. L'orifice 36 est centré sur l'axe 20. L'orifice
36 est conformé de manière à permettre l'introduction de la lame 38 à l'intérieur
du cylindre 12 par un mouvement de translation parallèle à la direction X. L'orifice
36 est aussi conformé pour permettre à la clef 16 introduite à l'intérieur du cylindre
12 de tourner sur elle-même autour de l'axe 20.
[0027] Ici, la clef 16 est une clef électronique apte à transmettre un code d'accès au cylindre
12 pour que celui-ci, en réponse :
- autorise le déverrouillage du cylindre 12 si le code d'accès reçu est un code d'accès
valide qui autorise la clef à ouvrir la porte 2, et en alternance
- interdise le déverrouillage du cylindre 12 si le code d'accès reçu est un code d'accès
invalide qui n'autorise pas la clef à ouvrir la porte 2.
[0028] À cet effet, la clef 16 comporte un émetteur-récepteur 40 et une batterie 41.
[0029] Ici, la lame 38 est dépourvue de motif en relief destiné à déplacer des goupilles
de la serrure pour provoquer un déverrouillage mécanique de la serrure 6. Par contre,
la lame 38 comporte au moins un motif apte à coopérer avec un motif de forme complémentaire
sur un rotor du cylindre 12 pour entraîner ce rotor en rotation lorsque la clef tourne.
Ici, ce motif sur la lame 38 est un méplat 42 situé sur son extrémité distale.
[0030] L'émetteur-récepteur 40 est notamment apte à transmettre, par l'intermédiaire d'une
liaison électrique, le code d'accès au cylindre 12.
[0031] La batterie 41 est ici utilisée pour alimenter le cylindre 12 par l'intermédiaire
de liaisons électriques. Ces liaisons électriques sont établies uniquement lorsque
la lame 38 est introduite à l'intérieur du cylindre 12. A cet effet, la lame 38 comporte
des contacts électriques apte à coopérer avec des contacts électriques correspondant
du cylindre 12 pour établir ces liaisons électriques entre la clef 16 et le cylindre
12. A titre d'illustration, ici, la lame 38 comporte six contacts électriques disposés
de façon symétrique de part et d'autre de l'axe de la lame 38. Par exemple, les contacts
symétriques l'un de l'autre font partie d'une même bague conductrice. Sur les figures,
seules les contacts 44 à 46 situées du même côté de la lame 38 sont visibles.
[0032] La figure 3 représente plus en détail l'intérieur du cylindre 12. Le stator 22 comporte
un canal cylindrique 50, de section transversale circulaire, traversant de part en
part le stator 22 et donc les deux demi-stators 30 et 32. Ce canal 50 s'étend le long
de l'axe 20. Ici, l'axe 20 est confondu avec l'axe de symétrie de révolution du canal
50.
[0033] Le canal 50 reçoit un rotor 52. Le rotor 52 est par exemple identique à celui décrit
plus en détail, notamment, en référence aux figures 5 et 6 de la demande
FR3025236. En particulier, le rotor 52 comporte un logement 96 apte à recevoir l'extrémité
de la lame 38. La section transversale de ce logement 96 comporte au moins une forme
complémentaire de l'extrémité de la lame 38 de manière à être engrenée en rotation
par la lame 38. Ici, cette forme complémentaire est un méplat apte à s'engrener avec
le méplat 42 de la lame 38. Ainsi, lorsqu'une clef autorisée est tournée à l'intérieur
de la serrure 6, la rotation de la clef 16 entraîne la rotation du rotor 52 qui elle-même
entraîne la rotation du panneton 24.
[0034] À ses extrémités, le canal 50 débouche dans le cache 34 en vis-à-vis de l'orifice
36.
[0035] Ici, le demi-stator 32 comporte une coquille 54 entièrement située du côté extérieur
du plan 28 et une moitié d'une barrette 56 située du côté extérieur de ce plan 28.
La barrette 56 est symétrique par rapport au plan 28.
[0036] La coquille 54 comprend le cache avant 34, l'orifice 36 et la moitié du canal 50
situé du côté extérieur. De préférence, la coquille 54 est formée d'un seul bloc de
matière rigide. Par « matière rigide » ou « matériau rigide », on désigne une matière
dont le module de Young à 25°C est supérieur à 100 GPa ou 150 GPa et, de préférence,
supérieur à 200 GPa.
[0037] Le demi-stator 32 comporte un mécanisme commandable 76 de déverrouillage du cylindre.
Ce mécanisme 76 est apte à déplacer un organe 80 de blocage de la rotation du rotor
52. Ce mécanisme 76 est fixé, sans degré de liberté, sur la coquille 54. Par exemple,
le mécanisme 76 et l'organe 80 sont similaires ou identiques à ceux décrits dans la
demande
FR3025236. Pour accroître la lisibilité de la figure 3, les représentations du mécanisme 76
et de l'organe 80 ont été simplifiées.
[0038] L'organe 80 se déplace en translation entre une position de blocage (représentée
sur la figure 3) et une position escamotée. Dans la position de blocage, une extrémité
distale de l'organe 80 est reçue à l'intérieur d'une anfractuosité aménagée dans le
rotor 52 pour empêcher la rotation de ce rotor autour de l'axe 20. Dans la position
escamotée, l'extrémité distale de l'organe 80 est située en dehors de l'anfractuosité,
de sorte que le rotor 52 peut être entraîné en rotation par la clef 16 autour de l'axe
20. Par exemple, l'organe 80 se déplace uniquement en translation entre sa position
de blocage et sa position escamotée. Ici, ce déplacement en translation est parallèle
à la direction Z.
[0039] Le mécanisme 76 comporte typiquement un actionneur électrique commandable 82 et une
unité électronique 84 de commande de cet actionneur 82. Ici, en réponse à une commande
de déverrouillage transmise par l'unité 84, l'actionneur 82 se déplace depuis une
position active vers une position inactive. Dans la position inactive, l'organe 80
peut librement être déplacé depuis sa position de blocage vers sa position escamotée
lorsque la clef 16 est tournée à l'intérieur du cylindre 12. Dans sa position active,
l'actionneur 82 maintient l'organe 80 dans sa position de blocage. En absence de commande
de déverrouillage, l'actionneur 82 est dans sa position active et l'organe 80 ne peut
pas être déplacé vers sa position escamotée. Une fois que l'actionneur 82 a atteint
sa position inactive, il se maintient dans sa position inactive jusqu'à ce que la
clef 16 soit retirée du cylindre 12. Typiquement, l'actionneur 82 est maintenu dans
sa position inactive sans consommer d'énergie électrique. Par exemple, pour cela,
il comporte un mécanisme à aimants qui le maintient dans sa position inactive jusqu'au
retrait de la clef 16. Le déplacement de l'actionneur 82 de sa position inactive vers
sa position active est ici mécaniquement entraîné par le mouvement de la clef lorsque
celle-ci est retirée du cylindre 12.
[0040] L'unité 84 est apte :
- à recevoir le code d'accès transmis par la clef introduite dans le cylindre 12, puis
- en fonction du code d'accès reçu, à transmettre à l'actionneur 82 la commande de déverrouillage
et, en alternance, à inhiber la transmission de cette commande de déverrouillage pour
maintenir l'organe 80 dans sa position de blocage.
[0041] Pour autoriser ou, au contraire, inhiber la transmission de la commande de déverrouillage,
l'unité 84 compare le code d'accès reçu à des codes d'accès préenregistrés. Si le
code d'accès reçu correspond à l'un des codes d'accès préenregistrés, alors l'unité
84 transmet la commande de déverrouillage. Dans le cas contraire, l'unité 84 ne transmet
pas cette commande de déverrouillage.
[0042] Ici, l'unité 84 communique avec l'émetteur-récepteur 40 par l'intermédiaire d'une
liaison électrique 106 qui s'établit lorsque la clef 16 est complètement enfoncée
à l'intérieur du canal 50. En même temps, la batterie 41 transmet l'énergie nécessaire
à l'alimentation du mécanisme 76 par l'intermédiaire de deux liaisons électriques
107 et 108. La liaison 106 s'établit par l'intermédiaire du contact 44 et d'un contact
électrique 100 du demi-stator 32. Les liaisons 107 et 108 s'établissent par l'intermédiaire
des contacts 45, 46 et de deux contacts électriques 101 et 102 du demi-stator 32.
[0043] Les contacts électriques 100 à 102 sont, par exemple, structurellement identiques
les uns aux autres. Par exemple, ces contacts 100 à 102 sont réalisés comme décrit
dans la demande
EP3431684.
[0044] La figure 4 représente principalement la partie du circuit électronique de l'unité
84 de commande mise en œuvre pour réduire le temps nécessaire au déverrouillage du
cylindre 12.
[0045] L'unité 84 comporte :
- un microcontrôleur 200,
- un émetteur-récepteur 202,
- un circuit 212 de protection du microcontrôleur 200 et de l'émetteur-récepteur 202
contre les surtensions, et
- un condensateur C3 apte à stocker suffisamment d'énergie électrique pour alimenter
l'actionneur 82.
[0046] Sur ce schéma, la masse est raccordée au contact électrique 101. Ainsi, pour simplifier
la figure 4, les liaisons filaires entre un composant de l'unité 84 et le contact
électrique 101 sont parfois représentées par un symbole qui indique que ce composant
est électriquement raccordé à la masse de l'unité 84.
[0047] Dans ce texte, sauf indication contraire, le terme « raccordé » signifie raccordé
électriquement. Le terme «
directement raccordé » signifie que deux composants de l'unité 84 sont raccordés par une liaison
filaire qui ne traverse pas un autre composant différent d'une liaison filaire.
[0048] Le terme «
liaison filaire » désigne aussi bien un fil ayant, par exemple, une section transversale circulaire
qu'une piste électrique d'un circuit imprimé.
[0049] Le microcontrôleur 200 comporte un port 204 d'alimentation raccordé à la masse et
un port 208 d'alimentation raccordé au contact électrique 102 par l'intermédiaire
d'une diode CR1. L'anode de la diode CR1 est directement raccordée au contact électrique
102.
[0050] Le microcontrôleur 200 comporte aussi un port 226 de communication raccordé à l'émetteur-récepteur
202 pour recevoir et transmettre à l'émetteur-récepteur 202 des informations en bandes
de base. L'émetteur-récepteur 202 code les informations puis les transmet sur la liaison
électrique 106. À l'inverse, l'émetteur-récepteur 202 décode les informations reçues
par l'intermédiaire de la liaison électrique 106 et transmet les informations décodées
sur le port 226 du microcontrôleur 200. À cet effet, l'émetteur-récepteur 202 est
raccordé au contact électrique 100.
[0051] Un port 228 de mesure du microcontrôleur 200 est raccordé :
- d'un côté, à une électrode 230 du condensateur C3 par l'intermédiaire d'un interrupteur
Q8 et d'une résistance R8, et
- de l'autre côté, à la masse par l'intermédiaire d'une résistance R9.
[0052] Le condensateur C3 comporte aussi une électrode 232 électriquement isolée de l'électrode
230 et directement raccordée à la masse.
[0053] L'interrupteur Q8 comporte une borne 240 de commande et deux bornes 242 et 244 de
puissance. La borne 242 est directement raccordée à la résistance R8. La borne 244
est directement raccordée au port 228. La borne 240 est directement raccordée à un
port 246 de sortie du microcontrôleur 200. En réponse à un signal électrique d'ouverture
sur la borne 240, l'interrupteur Q8 commute d'un état fermé vers un état ouvert. Dans
l'état fermé, l'interrupteur Q8 raccorde les bornes 242 et 244 entre elles. Dans l'état
ouvert, l'interrupteur Q8 isole électriquement les bornes 242 et 244 l'une de l'autre.
Par exemple, l'interrupteur Q8 est un transistor MOSFET (
Metal Oxide Semiconductor Field Effect Transistor) de type N. Dans ce cas, les bornes 240, 242 et 244 correspondent, respectivement,
à la grille, au drain et à la source de ce transistor.
[0054] Un port 250 de sortie du microcontrôleur 200 est raccordé par l'intermédiaire d'une
résistance R4 à une borne 252 de commande d'un interrupteur Q6. L'interrupteur Q6
comporte aussi :
- une borne 254 de puissance raccordée au contact électrique 102 par l'intermédiaire
d'une diode CR10, et
- une borne 256 de puissance raccordée à l'électrode 230 du condensateur C3 par l'intermédiaire
d'un élévateur 260 de tension.
[0055] L'anode de la diode CR10 est directement raccordée au contact électrique 102.
[0056] En réponse à un signal électrique d'ouverture sur la borne 252, l'interrupteur Q6
commute d'un état fermé vers un état ouvert. Dans l'état fermé, il raccorde électriquement
les bornes 254 et 256. Dans l'état fermé, l'électrode 230 du condensateur C3 est donc
raccordée au contact électrique 102. Dans l'état ouvert, l'interrupteur Q6 isole électriquement
les bornes 254 et 256 l'une de l'autre, ce qui isole aussi électriquement le condensateur
C3 du contact électrique 102.
[0057] L'interrupteur Q6 est ici un transistor MOSFET de type P. Dans ce cas, les bornes
252, 254 et 256 correspondent, respectivement, à la grille, à la source et au drain
de ce transistor.
[0058] La borne 252 est également raccordée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance
R3. Ainsi, en absence de signal d'ouverture généré par le microcontrôleur 200, l'interrupteur
Q6 est en permanence maintenu dans son état fermé.
[0059] L'élévateur 260 permet d'élever la tension présente entre les contacts électriques
101 et 102 pour charger le condensateur C3 avec une tension plus élevée lorsqu'il
est dans un état actif. A l'inverse, dans un état inactif, l'élévateur 260 n'élève
pas la tension. Dans cet état inactif, l'élévateur 260 est conducteur et laisse passer
le courant de sorte que le condensateur C3 peut quand même être chargé, à travers
l'élévateur 260, directement par la tension présente entre les contacts électriques
101 et 102 sans que cette tension soit élevée. En absence de commande d'activation
transmise par le microcontrôleur 200, l'élévateur 260 est dans son état inactif. Ainsi,
l'état inactif correspond à un état de repos. Dans ce mode de réalisation, l'élévateur
260 comporte :
- une inductance L1,
- une diode CR9, et
- un interrupteur Q7.
[0060] Une extrémité de l'inductance L1 est directement raccordée à la borne 256 de l'interrupteur
Q6. L'autre extrémité de l'inductance L1 est raccordée à l'électrode 230 du condensateur
C3 par l'intermédiaire de la diode CR9. La cathode de la diode CR9 est directement
raccordée à l'électrode 230 du condensateur C3.
[0061] L'interrupteur Q7 comporte une borne 270 de commande et deux bornes 272 et 274 de
puissance. La borne 270 est directement raccordée à un port 276 du microcontrôleur
200. La borne 270 est également raccordée à la masse par l'intermédiaire d'une résistance
R16.
[0062] La borne 272 est directement raccordée entre l'inductance L1 et l'anode de la diode
CR9. La borne 274 est directement raccordée à la masse.
[0063] L'interrupteur Q7 commute entre un état ouvert et un état fermé. Dans l'état ouvert,
il raccorde les bornes 272 et 274 entre elles. Dans l'état fermé, il isole électriquement
les bornes 272 et 274 l'une de l'autre.
[0064] Ici, l'interrupteur Q7 est un transistor MOSFET de type N. Les bornes 270, 272 et
274 correspondent alors, respectivement, à la grille, au drain et à la source de ce
transistor.
[0065] L'électrode 230 est raccordée par l'intermédiaire d'un interrupteur Q9 à une borne
82A d'alimentation de l'actionneur 82. L'autre borne 82B d'alimentation de l'actionneur
82 est raccordée à la masse de l'unité 84.
[0066] L'interrupteur Q9 comporte une borne 280 de commande et deux bornes 282, 284 de puissance.
La borne 282 est directement raccordée à l'électrode 230. La borne 284 est directement
raccordée à la borne 82A de l'actionneur 82. La borne 280 est directement raccordée
à un port 286 de sortie du microcontrôleur 200. L'interrupteur Q9 commute entre un
état fermé et un état ouvert. Dans l'état ouvert, il isole électriquement les bornes
282 et 284 l'une de l'autre de sorte que l'actionneur 82 n'est pas alimenté. Dans
l'état fermé, l'interrupteur Q9 raccorde les bornes 282 et 284 de sorte que la borne
82A est raccordée à l'électrode 230 du condensateur C3. Ainsi, dans l'état fermé,
l'interrupteur Q9 permet l'alimentation de l'actionneur 82 lorsque le condensateur
C3 est suffisamment chargé. L'interrupteur Q9 commute de son état ouvert vers son
état fermé en réponse à la réception sur la borne 280 d'un signal électrique de fermeture.
En absence de signal transmis par le microcontrôleur 200, l'interrupteur Q9 est dans
son état ouvert.
[0067] Le microcontrôleur 200 comporte :
- une mémoire 216 qui comporte des instructions nécessaires à l'exécution du procédé
de la figure 5, et
- un microprocesseur 218 apte à exécuter les instructions enregistrées dans la mémoire
216.
[0068] La mémoire 216 comporte en particulier les instructions d'un module 222 de contrôle
d'accès et d'un module 290 de charge du condensateur C3.
[0069] Lorsque les instructions du module 222 sont exécutées par le microprocesseur 218,
le cylindre 12 interagit avec la clef 16 pour évaluer la validité du code d'accès
transmis par la clef 16.
[0070] Lorsque les instructions du module 290 sont exécutées par le microprocesseur 218,
le microcontrôleur 200 commande les interrupteurs Q6, Q8 et Q9 et l'élévateur 260
pour gérer la charge du condensateur C3. Les opérations exécutées par les modules
222 et 290 sont décrites plus en détail en référence au procédé de la figure 5.
[0071] Le fonctionnement du cylindre 12 va maintenant être décrit à l'aide de la figure
5.
[0072] Initialement, lors d'une étape 300, la clef 16 est retirée du cylindre 12. Le microcontrôleur
200 n'est donc pas alimenté. L'interrupteur Q6 est dans son état fermé et les interrupteurs
Q7, Q8 et Q9 sont dans leurs états ouverts. Le condensateur C3 est partiellement ou
totalement déchargé. L'actionneur 82 n'est pas alimenté. Dès lors, l'organe 80 de
blocage est maintenu dans sa position de blocage.
[0073] Lors d'une étape 302, la lame 38 de la clef 16 est introduite, à travers l'orifice
36, à l'intérieur du canal 50 du cylindre 12. Les contacts électriques 44 à 46 viennent
alors directement en contacts mécanique et électrique, respectivement, sur les contacts
électriques 100 à 102 du cylindre 12. Les liaisons électriques 106 à 108 entre la
clef 16 et le cylindre 12 sont alors établies et le cylindre 12 est donc maintenant
alimenté par la batterie 41 de la clef 16.
[0074] Lors d'une étape 304, dès que les liaisons électriques 107 et 108 sont établies,
le condensateur C3 commence à se charger. En effet, l'interrupteur Q6 est dans son
état fermé et l'élévateur 260 est dans son état inactif. Par conséquent, les électrodes
230, 232 de ce condensateur C3 sont raccordées, respectivement, aux contacts 102,
101. La charge du condensateur C3 continue tant que la clef 16 est insérée dans le
cylindre 12 et que l'interrupteur Q6 est dans son état fermé.
[0075] Lorsque le condensateur C3 est complètement déchargé, il a été observé que la tension
entre les électrodes de polarités opposées de la batterie 41 s'écroule pendant une
durée D
e. La durée D
e est généralement inférieure à 10 ms ou 15 ms et, typiquement, supérieure à 1 ms ou
5 ms.
[0076] En parallèle de l'étape 304, en même temps que débute la charge du condensateur C3,
l'alimentation du microcontrôleur 200 débute.
[0077] Lorsque le microcontrôleur 200 est alimenté, lors d'une étape 306, il commence par
décompter une durée prédéterminée D
i pendant laquelle l'activité du microcontrôleur 200 est réduite au maximum de manière
à limiter sa consommation d'énergie. Cette durée D
i est choisie entre D
e et 2D
e ou entre D
e et 1,5D
e. Ici, la durée D
i est égale à 20 ms. Ainsi, c'est seulement après que la durée D
i se soit complètement écoulée que le microcontrôleur 200 déclenche immédiatement l'exécution
des modules 222 et 290. Cela permet d'éviter que la chute de tension observée au début
du chargement du condensateur C3 se cumule avec une chute de tension provoquée par
la consommation du microcontrôleur 200 lorsqu'il exécute les modules 222 et 290. En
effet, le cumul de ces deux chutes de tension peut faire baisser la tension entre
les contacts électriques 101 et 102 en dessous d'un seuil S
off où la tension n'est plus suffisante pour alimenter le microcontrôleur 200. Lorsque
la tension entre les contacts 101 et 102 tombe en dessous du seuil S
off, le microcontrôleur 200 s'éteint automatiquement avant de tenter de redémarrer quelques
instants plus tard. De tels redémarrages successifs entraînent une consommation inutile
de l'énergie stockée dans la batterie 41. De plus, cela ralentit le chargement du
condensateur C3. Le fait de limiter la consommation du microcontrôleur 200 pendant
cette durée D
i permet d'éviter ces inconvénients.
[0078] Ici, la charge du condensateur C3 débute donc systématiquement avant l'exécution
des modules 222 et 290.
[0079] Lorsque le module 290 est exécuté, lors d'une étape 310, le microcontrôleur 200 active
l'élévateur 260 pour que celui-ci augmente la tension délivrée par la batterie 41
pour charger le condensateur C3. Activer l'élévateur 260 consiste à la le faire basculer
de son état inactif vers son état actif. Par exemple, ici, la tension délivrée par
la batterie 41 est de 3,3 Vdc et elle est élevée à 4 Vdc pour charger rapidement le
condensateur C3.
[0080] Le microcontrôleur 200 active l'élévateur 260 en faisant commuter périodiquement
l'interrupteur Q7 entre ses états ouvert et fermé. Par exemple, ici, la fréquence
de commutation de l'interrupteur Q7 est égale à 330 kHz et le rapport cyclique est
de 36 %. Un rapport cyclique de 36 % signifie que pendant 36 % de la durée d'une période
du signal de commande de l'interrupteur Q7, ce signal est à l'état haut et commande
la fermeture de l'interrupteur Q7. Pendant le temps restant d'une période, le signal
de commande est à l'état bas et l'interrupteur Q7 est dans son état ouvert.
[0081] En parallèle de l'étape 310, lors d'une étape 312, le module 290 mesure l'état de
charge du condensateur C3. Pour cela, ici, le module 290 mesure la tension entre les
électrodes 230 et 232 du condensateur C3. A cet effet, dès le début de l'exécution
du module 290, le microcontrôleur 200 génère un signal de fermeture sur le port 246
pour commuter l'interrupteur Q8 dans son état fermé. Une tension fonction de l'état
de charge du condensateur C3 est alors présente sur le port 228 de mesure.
[0082] Ensuite, à intervalle régulier, lors d'une étape 313, le microcontrôleur 200 compare
la tension présente sur le port 228 à un seuil prédéterminé S
c. Tant que la tension sur le port 228 ne dépasse pas ce seuil S
c, le condensateur C3 est considéré comme n'étant pas encore suffisamment chargé pour
alimenter l'actionneur 82. Le procédé retourne alors aux étapes 310 et 312.
[0083] À l'inverse, à partir du moment où le seuil S
c est franchi, le condensateur C3 est considéré comme suffisamment chargé. Dans ce
cas, le module 290 interrompt l'exécution des étapes 310, 312 et procède à une étape
314.
[0084] Lors de l'étape 314, le microcontrôleur 200 transmet des signaux d'ouverture aux
interrupteurs Q6, Q7 et Q8. Ainsi, le condensateur C3 se retrouve électriquement isolé
de tous les composants électriques de l'unité 84. Cela permet de limiter très fortement
la décharge du condensateur C3 causée par des courants de fuite. En particulier, l'ouverture
de l'interrupteur Q8 permet d'éviter qu'une partie de l'énergie du condensateur C3
soit inutilement consommée par les résistances R8 et R9 et par l'intermédiaire du
port 228 de mesure. De même, l'ouverture de l'interrupteur Q7 évite de laisser fuir
inutilement de l'énergie par l'intermédiaire de la résistance R16 et du port 276.
La diode CR9 empêche quant à elle que le condensateur C3 se décharge dans la batterie
41. L'ouverture de l'interrupteur Q6 empêche de recharger le condensateur C3 dès que
celui-ci a été déchargé pour alimenter l'actionneur 82. Lors de l'étape 314, un indicateur
de chargement du condensateur C3 est mis à jour pour indiquer que maintenant le condensateur
C3 est suffisamment chargé. La valeur de cet indicateur est enregistrée dans la mémoire
216. L'exécution du module 290 s'arrête à l'issue de l'étape 314.
[0085] En parallèle de l'exécution du module 290, le microprocesseur 218 exécute le module
222 de contrôle d'accès. Dès lors, lors d'une étape 320, le microprocesseur 218 évalue
les droits d'accès de la clef 16 pour déterminer s'il s'agit de droits d'accès valides
et donc d'une clef autorisée à déverrouiller le cylindre 12. Pour cela, ici, la clef
16 transmet le code d'accès, par l'intermédiaire de la liaison électrique 106, dès
qu'elle est insérée à l'intérieur du cylindre 12. Lors de l'étape 320, ce code d'accès
est comparé, par le microprocesseur 218, aux droits d'accès préenregistrés dans la
mémoire 216.
[0086] Si le code d'accès reçu ne correspond pas aux droits d'accès préenregistrés, le code
d'accès reçu est invalide et le microcontrôleur 200 interdit, lors d'une étape 322,
le déplacement du cylindre 12 vers sa position déverrouillée. Pour cela, lors de l'étape
322, le microcontrôleur 200 inhibe l'émission du signal de fermeture de l'interrupteur
Q9. L'actionneur 82 n'est donc pas alimenté, ce qui maintient l'actionneur 82 dans
sa position active et empêche le déplacement de l'organe 80 de blocage vers sa position
escamotée. Dans ce cas, le condensateur C3 reste chargé et l'énergie stockée dans
ce condensateur C3 sera utilisée plus tard pour déverrouiller le cylindre 12 à l'aide
d'une autre clef. Ainsi, l'énergie stockée dans le condensateur C3 n'est pas perdue
même si le code d'accès transmis par la clef 16 ne permet pas de déverrouiller le
cylindre 12.
[0087] A l'inverse, si le code d'accès reçu est un code d'accès valide, lors d'une étape
324, le module 222 génère une commande de déverrouillage du cylindre 12. Plus précisément,
cette commande de déverrouillage est généré dès que les deux conditions suivantes
sont satisfaites :
- Condition 1) : le code d'accès reçu est un code d'accès valide qui correspond aux
droits d'accès préenregistrés dans la mémoire 216, et
- Condition 2) : l'indicateur de chargement enregistré dans la mémoire 216 indique que
le condensateur C3 est suffisamment chargé.
[0088] Dans ce mode de réalisation, la commande de déverrouillage du cylindre 12 est un
signal de fermeture de l'interrupteur Q9. Le microcontrôleur 200 génère le signal
de fermeture continûment pendant une durée D
f. La durée D
f est supérieure à 1,05D
b ou 1,3D
b, où la durée D
b est égale au temps nécessaire pour que l'actionneur 82 se déplace depuis sa position
active vers sa position inactive. La durée D
f est également inférieure à 0,85Dd ou 0,7Dd, où la durée Dd est le temps nécessaire
pour que le condensateur C3 se décharge complètement à travers l'actionneur 82.
[0089] Ainsi, pendant toute la durée D
f, l'actionneur 82 est alimenté uniquement à partir de l'énergie électrique stockée
dans le condensateur C3. En réponse, il se déplace depuis sa position active vers
sa position inactive.
[0090] À la fin de la durée D
f, lors d'une étape 326, le microcontrôleur 200 interrompt l'alimentation de l'actionneur
82. Pour cela, le microcontrôleur 200 interrompt la génération du signal de fermeture
de l'interrupteur Q9. L'interrupteur Q9 revient donc dans son état ouvert et coupe
l'alimentation de l'actionneur 82. Toutefois, l'actionneur 82 reste dans sa position
inactive sans consommer d'énergie électrique.
[0091] Ensuite, l'utilisateur tourne la clef 16 à l'intérieur du cylindre 12 pour ouvrir
la porte 2. Cela entraîne alors le déplacement de l'organe 80 jusqu'à sa position
escamotée et le cylindre 12 est déplacé vers sa position déverrouillée.
[0092] Lorsque l'utilisateur retire la clef 16 du cylindre 12, cela ramène l'actionneur
12 dans sa position active. Le cylindre 12 est donc de nouveau dans sa position verrouillée.
Chapitre II : Variantes :
[0093] En variantes, si la tension entre les électrodes de la batterie 41 est suffisamment
élevée et, par exemple, ici égale à 4 Vdc, l'élévateur 260 de tension peut être omis.
[0094] En variantes, l'interrupteur Q6 peut être omis et remplacé par une simple liaison
filaire qui relie l'électrode 230 au contact électrique 102. Dans ce cas, la durée
D
f pendant laquelle l'interrupteur Q9 est dans son état fermé est choisie suffisamment
courte pour ne pas permettre de décharger complètement le condensateur C3. En effet,
dans le cas contraire, l'actionneur 82 est directement alimenté par la batterie 41
ce qui peut provoquer un écroulement de la tension entre les électrodes de cette batterie.
C'est par exemple le cas si le condensateur C3 ne risque pas de se décharger dans
la batterie 41 car la tension entre les électrodes de cette batterie est systématiquement
supérieure à la tension entre les électrodes 230, 232 lorsque le condensateur C3 est
complètement chargé.
[0095] En variantes, le module 290 mesure la tension présente entre les contacts électriques
101 et 102. La succession temporelle de ces mesures forme une fonction représentative
de l'évolution temporelle de la tension entre les contacts 101 et 102. Le microcontrôleur
200 est alors programmé pour détecter l'instant à partir duquel cette fonction recommence
à croître. Le microcontrôleur 200 déclenche alors l'exécution du module 222 de contrôle
d'accès dès que cet événement est détecté. Ainsi, l'exécution du module 222 est déclenchée,
en général, plutôt que dans les modes de réalisation précédents. En effet, la durée
D
i est généralement choisie pour convenir dans le pire des cas, c'est-à-dire dans le
cas où la batterie 41 est faiblement chargée. Or, le pire des cas n'est pas systématiquement
rencontré.
[0096] En variantes, l'étape 306 est omise. Dans ce cas, le microcontrôleur 200 commence
immédiatement à exécuter les modules 222 et 290. Si cela provoque une chute de la
tension d'alimentation du microcontrôleur 200 en dessous du seuil S
off, le microcontrôleur 200 s'éteint puis redémarre quelques instants plus tard. Ainsi,
en absence d'une temporisation initiale, le microcontrôleur 200 peut être amené à
redémarrer plusieurs fois avant de pouvoir exécuter correctement le module 290.
[0097] En variantes, les droits d'accès sont évalués par la clef 16 et non pas par le cylindre
12. Par exemple, pour cela, c'est le cylindre 12 qui transmet à la clef 16 son identifiant.
Si l'identifiant reçu par la clef 16 appartient à une liste, pré-enregistrée dans
une mémoire de la clef, d'identifiants de cylindres que cette clef peut déverrouiller,
alors la clef transmet au cylindre, en réponse, une commande d'ouverture. Lorsque
le microcontrôleur 200 reçoit cette commande d'ouverture, il génère à son tour la
commande de fermeture de l'interrupteur Q9 dès que le condensateur C3 est suffisamment
chargé.
[0098] Le fait de commander l'ouverture de l'interrupteur Q6 avant d'alimenter l'actionneur
82 à partir du condensateur C3 peut être mis en œuvre indépendamment du fait que le
chargement du condensateur C3 débute avant que l'évaluation des droits d'accès soit
terminée. Ainsi, en variante, la commande de l'ouverture de l'interrupteur Q6 avant
d'alimenter l'actionneur 82 est mise en œuvre dans un procédé où le chargement du
condensateur C3 débute uniquement après que les droits d'accès aient été évalués comme
étant valide.
[0099] Le fait de commander l'ouverture de l'interrupteur Q8 dès que le condensateur C3
est chargé peut aussi être mis en œuvre indépendamment du fait que le chargement du
condensateur C3 débute avant que l'évaluation des droits d'accès soit terminée. Cela
peut également être mis en œuvre dans une unité électronique de commande de l'actionneur
82 dépourvu de l'interrupteur Q6.
Chapitre III : Avantages des modes de réalisation décrits :
[0100] Le fait d'isoler le condensateur C3 du contact électrique 102 dès que le condensateur
C3 est déchargé permet d'éviter qu'il se recharge immédiatement après avoir alimenté
l'actionneur 82. Cela permet d'augmenter la durée de vie des batteries 41 de clefs.
[0101] Le fait de commencer à charger le condensateur C3 avant que l'évaluation de la validité
des droits d'accès ait été terminée, c'est-à-dire avant de savoir si la clef 16 est
autorisée à déverrouiller le cylindre12, permet de commencer à charger ce condensateur
C3 bien plutôt que dans certains systèmes connus de contrôle d'accès. En effet, dans
certains systèmes connus de contrôle d'accès, le chargement du condensateur commence
uniquement si les droits d'accès sont évalués comme étant valides et donc systématiquement
et uniquement après la fin de l'évaluation des droits d'accès de la clef.
[0102] Enfin, il est souligné que le procédé n'augmente pratiquement pas la consommation
électrique du cylindre et ne modifie pas ou pratiquement pas la durée moyenne de vie
des batteries des clefs. En effet, dans le cas où la clef n'est pas autorisée à déverrouiller
le cylindre, le condensateur C3 reste chargé. Ainsi, lorsqu'une clef suivante est
introduite dans l'intérieur du cylindre 12, le condensateur C3 est déjà chargé ou
au moins partiellement chargé. Dès lors, l'énergie puisée dans la batterie de la clef
suivante pour charger le condensateur C3 est plus faible, voire même nulle. Ainsi,
l'énergie puisée dans la batterie d'une clef non-autorisée n'est pas perdue mais mise
à profit pour limiter l'énergie puisée dans la batterie d'une clef suivante. Dès lors,
la durée moyenne de vie de la batterie des clefs n'est pas substantiellement modifiée.
[0103] Le fait de déclencher l'évaluation des droits d'accès avant que le condensateur C3
soit complètement chargé permet d'exécuter, au moins en partie, ces opérations d'évaluation
des droits d'accès reçus en parallèle du chargement du condensateur C3. En fin de
compte, cela permet de diminuer la période de temps qui s'écoule entre l'instant où
l'utilisateur a introduit sa clef à l'intérieur du cylindre et l'instant où le cylindre
se déplace vers sa position déverrouillée lorsque la clef introduite est une clef
autorisée.
[0104] Le fait de couper systématiquement l'alimentation de l'actionneur 82 après la durée
D
f permet d'éviter de décharger systématiquement complètement le condensateur C3. Ainsi,
lorsque la clef suivante est introduite dans le cylindre 12, le condensateur C3 n'est
pas complètement déchargé et l'énergie puisée dans la batterie 41 de la clef suivante
est moins importante. Cela permet donc d'allonger la durée de vie des batteries des
clefs.
[0105] Le fait d'isoler électriquement les résistances R8, R9 et le port 228 de mesure de
l'électrode 230 du condensateur après que celui-ci ait été suffisamment chargé permet
de limiter les courants de fuite qui déchargent le condensateur C3 et donc de conserver
le condensateur C3 chargé plus longtemps. Puisque les courants de fuite qui déchargent
le condensateur C3 sont limités, la durée de vie des batteries des clefs est allongée.
[0106] Le fait de déclencher l'évaluation des droits d'accès reçus après la durée D
i, permet d'éviter que la tension d'alimentation du microcontrôleur 200 tombe en dessous
du seuil S
off qui conduit à l'arrêt de ce microcontrôleur puis à un redémarrage de celui-ci. Cela
évite donc des arrêts intempestifs du microcontrôleur 200.
[0107] Le fait de raccorder le condensateur C3 au contact électrique 102 avant même d'activer
l'élévateur 260 de tension permet de commencer encore plus rapidement à charger ce
condensateur C3.
1. Procédé de fonctionnement d'un système de contrôle d'accès comportant un cylindre
électronique de serrure déplaçable entre une position déverrouillée dans laquelle
il autorise l'accès à un bâtiment et, en alternance, une position verrouillée dans
laquelle il interdit l'accès à ce bâtiment, ce procédé comportant les étapes suivantes
:
- lors de l'insertion d'une clef à l'intérieur du cylindre électronique, la mise en
contact (302) mécanique et électrique d'un premier et d'un second contacts électriques
du cylindre électronique sur, respectivement, des premier et second contacts électriques
de la clef, les premier et second contacts électriques de la clef étant électriquement
raccordés à des électrodes respectives d'une batterie logée à l'intérieur de la clef,
- le raccordement électrique (306) de première et seconde électrodes d'un condensateur
du cylindre électronique, respectivement, aux premier et second contacts électriques
du cylindre électronique pour charger ce condensateur à partir de la batterie logée
à l'intérieur de la clef lorsque cette clef est insérée à l'intérieur du cylindre
électronique,
- l'évaluation (320) de la validité de droits d'accès de la clef introduite à l'intérieur
de ce cylindre électronique et, uniquement si les droits d'accès sont évalués comme
étant valide, la génération d'une commande de déverrouillage du cylindre électronique,
- uniquement en réponse à la commande de déverrouillage et uniquement lorsque le condensateur
est chargé, l'alimentation (324) d'un actionneur électrique du cylindre électronique
à partir de ce condensateur, puis
- lorsque l'actionneur électrique est alimenté, il se déplace (324) :
- d'une position active dans laquelle il maintient le cylindre électronique dans sa
position verrouillée, vers
- une position inactive dans laquelle il autorise le déplacement du cylindre vers
sa position déverrouillée,
caractérisé en ce que le procédé comporte :
- la fermeture d'un premier interrupteur qui raccorde électriquement la première électrode
du condensateur au premier contact électrique du cylindre électronique et ainsi commencer
à charger le condensateur à partir de la batterie logée dans la clef, puis
- la mesure (312) de l'état de charge du condensateur, puis
- après que l'état de charge mesuré ait dépassé un seuil prédéterminé et avant le
déclenchement de l'alimentation de l'actionneur électrique à partir du condensateur
chargé, la commande (314) de l'ouverture du premier interrupteur pour isoler électriquement
la première électrode du condensateur du premier contact électrique du cylindre électronique
et donc isoler électriquement cette première électrode de la batterie logée à l'intérieur
de la clef, puis
- le déclenchement (324) de l'alimentation de l'actionneur électrique du cylindre
électronique à partir du condensateur alors que les premier et second contacts électriques
du cylindre électronique sont encore en contact mécanique et électrique sur, respectivement,
les premier et second contacts électriques de la clef.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la fermeture du premier interrupteur
se produit avant que l'évaluation (320) de la validité des droits d'accès de la clef
soit terminée de sorte que le raccordement électrique (304) des première et seconde
électrodes du condensateur, respectivement, aux premier et second contacts électriques
du cylindre électronique et le commencement du chargement du condensateur se produisent
avant que l'évaluation (320) de la validité des droits d'accès de la clef soit terminée.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, le procédé
comporte :
- la fermeture (312) d'un deuxième interrupteur qui raccorde électriquement la première
électrode du condensateur à un port d'entrée d'un microcontrôleur du cylindre électronique,
puis
- la mesure (312) de l'état de charge du condensateur à partir de la tension présente
sur ce port d'entrée du microcontrôleur et le déclenchement (324) de l'alimentation
de l'actionneur électrique uniquement si l'état de charge ainsi mesuré du condensateur
dépasse le seuil prédéterminé, puis
- après que l'état de charge mesuré ait dépassé le seuil prédéterminé, la commande
(314) de l'ouverture de ce deuxième interrupteur pour isoler électriquement la première
électrode du condensateur du port d'entrée du microcontrôleur.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel après l'alimentation
de l'actionneur électrique à partir de ce condensateur, le procédé comporte l'interruption
(326) systématique de l'alimentation de l'actionneur électrique après une durée prédéterminée
suffisamment longue pour permettre le déplacement de l'actionneur électrique depuis
sa position active vers sa position inactive, cette durée prédéterminée étant aussi
plus courte que la durée nécessaire pour que le condensateur se décharge complètement
à travers l'actionneur électrique.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le commencement
du chargement du condensateur débute systématiquement dès la mise en contact (302)
mécanique et électrique du premier et du second contacts électriques du cylindre électronique
sur, respectivement, les premier et second contacts électriques de la clef.
6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel :
- après l'instant où a eu lieu la mise en contact (302) mécanique et électrique du
premier et du second contacts électriques du cylindre électronique sur, respectivement,
les premier et second contacts électriques de la clef, le microcontrôleur décompte
(306) une durée prédéterminée supérieur à 15 ms, puis
- seulement après que cette durée prédéterminée se soit écoulée, le microcontrôleur
déclenche l'évaluation (320) de la validité de droits d'accès de la clef.
7. Procédé selon la revendication 6, dans lequel le microcontrôleur active (310) un élévateur
de la tension de chargement du condensateur seulement après que la durée prédéterminée
se soit écoulée.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le procédé
comporte le raccordement (302) de ports d'alimentation d'un microcontrôleur du cylindre
électronique aux premier et second contacts électriques du cylindre électronique pour
alimenter ce microcontrôleur à partir de la batterie logée à l'intérieur de la clef.
9. Cylindre électronique de serrure pour la mise en œuvre d'un procédé conforme à l'une
quelconque des revendications précédentes, ce cylindre électronique étant déplaçable
entre une position déverrouillée dans laquelle il autorise l'accès à un bâtiment et,
en alternance, une position verrouillée dans laquelle il interdit l'accès à ce bâtiment,
ce cylindre électronique comportant :
- un organe (80) de blocage déplaçable de façon réversible entre :
- une position de blocage dans laquelle il maintient le cylindre électronique dans
sa position verrouillée, et
- une position escamotée qui correspond à la position déverrouillée du cylindre électronique,
- un actionneur électrique (82) apte, en réponse à la réception d'une commande de
déverrouillage, à se déplacer :
- d'une position active dans laquelle il maintient l'organe de bocage dans sa position
de blocage, vers
- une position inactive dans laquelle il autorise le déplacement de l'organe de blocage
vers sa position escamotée,
- un microcontrôleur (200) configuré :
- pour évaluer la validité de droits d'accès d'une clef introduite à l'intérieur de
ce cylindre électronique et,
- uniquement si les droits d'accès sont évalués comme étant valide, générer la commande
de déverrouillage,
- un condensateur (C3) apte à alimenter l'actionneur électrique lorsqu'il est chargé
pour déplacer l'actionneur de sa position active vers sa position inactive, ce condensateur
comportant une première et une seconde électrodes (230, 232),
- un premier et un second contacts électriques (101, 102) aptes à venir directement
en contact électrique et mécanique sur, respectivement, des premier et second contacts
électriques de la clef lorsque cette clef est insérée à l'intérieur du cylindre électronique,
pour raccorder électriquement ces premier et second contacts électriques (101, 102)
du cylindre électronique à des électrodes respectives d'une batterie logée à l'intérieur
de cette clef,
- un premier interrupteur (Q6) comportant une borne (252) de commande, ce premier
interrupteur étant apte, en réponse à la réception d'un signal électrique de fermeture,
à commuter dans un état fermé dans lequel il raccorde électriquement la première électrode
(230) du condensateur au premier contact électrique (102) pour charger le condensateur
à partir de la batterie de la clef,
dans lequel le cylindre électronique est configuré pour générer le signal électrique
de fermeture du premier interrupteur et ainsi commencer à charger le condensateur
à partir de la batterie logée dans la clef,
caractérisé en ce que le microcontrôleur est également configuré pour exécuter les étapes suivantes :
- la mesure de l'état de charge du condensateur, puis
- après que l'état de charge mesuré ait dépassé un seuil prédéterminé et avant le
déclenchement de l'alimentation de l'actionneur électrique à partir du condensateur
chargé, la commande de l'ouverture du premier interrupteur pour isoler électriquement
la première électrode du condensateur du premier contact électrique du cylindre électronique
et donc isoler électriquement cette première électrode de la batterie logée à l'intérieur
de la clef, puis
- le déclenchement de l'alimentation de l'actionneur électrique du cylindre électronique
à partir de ce condensateur alors que les premier et second contacts électriques du
cylindre électronique sont encore en contact mécanique et électrique sur, respectivement,
les premier et second contacts électriques de la clef.
10. Cylindre électronique selon la revendication 9, dans lequel le cylindre électronique
est configuré pour générer le signal électrique de fermeture avant que le microcontrôleur
ait terminé l'évaluation de la validité des droits d'accès de la clef.
11. Cylindre selon la revendication 9 ou 10, dans lequel le cylindre comporte un élévateur
(260) de tension raccordé entre le premier contact électrique (102) et la première
électrode (230) du condensateur (C3) pour élever la tension de la batterie de la clef
utilisée pour charger le condensateur.