[0001] La présente invention se rapport au domaine du transport de gaz naturel, et plus
particulièrement au domaine de la régulation de température dudit gaz naturel au cours
d'un tel transport.
[0002] Afin de transporter et/ou de stocker plus facilement du gaz sous forme liquide, tel
que du gaz naturel sous forme liquide, sur de longues distances, le gaz est généralement
liquéfié en le refroidissant à des températures cryogéniques, par exemple -163°C à
la pression atmosphérique, afin d'obtenir du gaz naturel liquéfié, communément connu
sous l'acronyme « GNL », ou encore « LNG » pour « Liquefied Natural Gas ». Ce gaz
naturel liquéfié est ensuite chargé dans des cuves de stockages spécialisées de l'ouvrage
flottant.
[0003] De telles cuves ne sont néanmoins jamais parfaitement isolées thermiquement de sorte
qu'une évaporation naturelle du gaz est inévitable, ce phénomène étant appelé BOG,
acronyme de l'anglais Boil-Off Gas. Les cuves de stockage de l'ouvrage flottant comprennent
ainsi à la fois du gaz naturel sous une forme liquide et du gaz naturel sous forme
gazeuse, la phase gazeuse du gaz naturel formant le ciel de cuve.
[0004] De façon connue, au moins une partie du gaz naturel présent dans la cuve sous forme
gazeuse peut être utilisée pour alimenter un moteur prévu pour pourvoir aux besoins
énergétiques de fonctionnement de l'ouvrage flottant, notamment pour sa propulsion
et/ou sa production d'électricité pour les équipements de bord. A cet effet, il est
notamment connu de faire circuler le gaz naturel à l'état gazeux au travers d'au moins
un système de traitement du gaz naturel, de manière à permettre son réchauffement
et sa compression, ledit système comprenant un échangeur de chaleur utilisé comme
surchauffeur et un compresseur, tous deux placés en amont du moteur.
[0005] Il est également connu de configurer le système de traitement du gaz naturel de sorte
qu'il puisse permettre la condensation d'une partie prélevée du gaz naturel à l'état
gazeux. La condensation du gaz naturel peut notamment être requise lorsque la quantité
de gaz naturel évaporé dans la cuve est trop importante par rapport aux besoins énergétiques
de fonctionnement de l'ouvrage flottant, le système de traitement du gaz naturel permet
alors de condenser le gaz naturel évaporé présent dans la cuve afin de l'y renvoyer
à l'état liquide. Un tel système de liquéfaction peut notamment être mis en œuvre
lorsque l'ouvrage flottant est à l'arrêt et que la consommation de gaz naturel gazeux
par son ou ses moteurs est nulle, ou quasiment nulle.
[0006] Une donnée indispensable à prendre en compte pour ce type de transport est l'état
du gaz naturel sous forme liquide lorsque l'ouvrage flottant arrive à destination
pour décharger sa cargaison. En effet, les stations de réception de gaz naturel sous
forme liquide présentent des exigences quant aux caractéristiques du gaz naturel sous
forme liquide livré, telles que la température ou la pression de saturation dudit
gaz naturel sous forme liquide. Le gestionnaire de l'installation du lieu de destination
peut donc refuser le déchargement de la cargaison de gaz naturel sous forme liquide
si celle-ci n'est pas conforme aux exigences du lieu de destination. La température
étant un facteur variable qui évolue de manière significative au cours du transport,
le risque majeur pris lors de ce type de transport est que le gaz naturel à l'état
liquide arrive à destination à une pression de saturation et/ou une température qui
ne correspond pas aux critères attendus par le gestionnaire de l'installation du lieu
de destination, impliquant ainsi un potentiel refus ou un déclassement de la cargaison.
[0007] La gestion de la température de la cargaison soulève deux problèmes directement liés
à un système d'alimentation en carburant d'un consommateur de l'ouvrage flottant.
Le premier problème concerne la fonction de refroidissement du système d'alimentation.
L'abaissement de la température et/ou de la pression de saturation du gaz naturel
sous forme liquide est superflu si celui-ci conduit à un écart très élevé par rapport
aux exigences du lieu de destination. Dans cette situation, la fonction de refroidissement
du système d'alimentation est utilisée de manière excessive et entraîne une consommation
d'énergie inutile.
[0008] Le deuxième problème concerne la fonction de condensation du système d'alimentation.
Lorsque la fonction de condensation est active, le surplus de phase gazeuse générée
depuis le gaz sous forme liquide repasse en phase liquide et retourne dans la cuve
de transport. Toutefois, le gaz sous forme liquide condensé peut présenter une température
plus élevée que le gaz sous forme liquide présent dans la cuve. Le retour du gaz sous
forme liquide condensé dans la cuve peut entrainer donc une hausse générale de la
température du gaz sous forme liquide présent dans la cuve, conduisant ainsi au risque
que la cargaison de gaz sous forme liquide ne soit plus conforme aux exigences du
lieu de destination et entraînant un refus de la livraison. A contrario, l'inactivité
de la fonction de condensation du système d'alimentation entraîne l'élimination du
surplus de la phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide, par exemple
par combustion ou par relargage dans l'air, et donc un gaspillage de la cargaison.
[0009] La problématique générale est donc de trouver un juste milieu entre les fonctions
de condensation et de refroidissement du système d'alimentation afin que la cargaison
soit conforme aux exigences du lieu de destination, mais tout en limitant la consommation
d'énergie dû à l'élimination de la phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme
liquide et/ou à la surconsommation de la fonction de refroidissement du système d'alimentation.
La présente invention propose donc d'optimiser l'utilisation du système de liquéfaction
de manière à garantir que la cargaison à la livraison sera en dessous du critère d'acceptation
par le lieu de destination, sans pour autant trop s'écarter de ce critère, de manière
à éviter toute surconsommation liée à la fonction de refroidissement du système de
d'alimentation. Un exemple de système de gestion est décrit dans le document
WO 2018/189789.
[0010] A ce titre, l'invention consiste en un procédé d'estimation et d'ajustement d'un
bilan énergie d'un gaz sous forme liquide contenu dans au moins une cuve d'un ouvrage
flottant destiné à livrer ledit gaz sous forme liquide à un lieu de destination donné,
l'ouvrage flottant comprenant un système d'alimentation en carburant d'un consommateur
de l'ouvrage flottant apte à mettre en œuvre une fonction de condensation d'une phase
gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide et/ou une fonction de refroidissement
du gaz sous forme liquide, caractérisé en ce que le procédé d'estimation et d'ajustement
comprend les étapes suivantes :
- une étape A de calcul de la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve à l'arrivée sur le lieu de destination, à partir des exigences
de pression de saturation maximale de gaz sous forme liquide du lieu de destination
et des caractéristiques du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve,
- une étape B d'établissement d'un premier plan d'exploitation de la fonction de condensation
de la phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide opérée par le système
d'alimentation jusqu'à l'arrivée au lieu de destination, ledit premier plan d'exploitation
étant établi à partir d'une estimation d'un surplus de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide dans la cuve au cours d'un trajet,
- une étape C d'établissement d'un deuxième plan d'exploitation de la fonction de refroidissement
du gaz sous forme liquide opérée par le système d'alimentation jusqu'à l'arrivée au
lieu de destination, ledit deuxième plan d'exploitation étant établi à partir de l'estimation
du surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide au cours du trajet,
- une étape D de calcul d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide à un instant t
à partir de la température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve et des propriétés
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve,
- une étape E de calcul d'un bilan énergie maximal à partir de la température maximale
autorisée du gaz sous forme liquide, calculée à l'étape A, et des caractéristiques
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve,
- une étape F d'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la
cuve à l'arrivée du trajet à partir des plans d'exploitation des fonctions de condensation
et de refroidissement déterminés aux étapes B et C et du bilan énergie du gaz sous
forme liquide à l'instant t, déterminé à l'étape D,
- une étape G d'ajustement du premier plan d'exploitation et/ou du deuxième plan d'exploitation,
- une étape H de mise en œuvre du système d'alimentation selon les plans d'exploitation
des fonctions de condensation et de refroidissement du gaz sous forme liquide ajustés
à l'étape G.
[0011] L'ouvrage flottant peut par exemple être un navire de transport apte à stocker et/ou
transporter du gaz sous forme liquide, par exemple du gaz naturel sous forme liquide,
ou GNL. Le système d'alimentation en carburant d'un consommateur de l'ouvrage flottant
assure la gestion de la phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide se
formant dans la cuve en l'utilisant à bon escient pour l'alimentation d'un ou plusieurs
consommateurs tels qu'un moteur de propulsion de l'ouvrage flottant, ou un générateur
électrique de celui-ci. Parallèlement à cela, le système d'alimentation en carburant
d'un consommateur de l'ouvrage flottant est apte à gérer un état du gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve, et ce grâce à sa fonction de refroidissement et sa fonction
de condensation. Le terme « système d'alimentation en carburant d'un consommateur
de l'ouvrage flottant » est par la suite simplifié en « système d'alimentation ».
[0012] Le procédé d'estimation et d'ajustement permet de réguler les caractéristiques du
gaz sous forme liquide de façon à ce qu'une cargaison de gaz sous forme liquide soit
livrée au lieu de destination en présentant une pression de saturation du gaz sous
forme liquide conforme aux exigences du lieu de destination, et ce tout en minimisant
la consommation d'énergie nécessaire à la régulation de la température. Le terme bilan
énergie est employé pour désigner une donnée chiffrée obtenu par un calcul pouvant
découler d'une pluralité de constantes physiques du gaz, telles que la pression de
saturation du gaz sous forme liquide ou la température du gaz sous forme liquide,
ou encore de l'énergie apportée ou prélevée par les fonctions de refroidissement ou
de condensation du système d'alimentation. Le procédé d'estimation et d'ajustement
peut être initié avant un départ de l'ouvrage flottant et/ou durant le trajet entre
un point de départ de l'ouvrage flottant, par exemple un terminal de liquéfaction
de gaz, et le lieu de destination où la cargaison de gaz sous forme liquide est livrée.
La cuve contenant le gaz sous forme liquide est une cuve conforme et adaptée au transport
d'une telle cargaison, et il peut par exemple s'agir d'une cuve à membranes primaire
et secondaire, chacune des membranes étant thermiquement isolée.
[0013] Le procédé d'estimation et d'ajustement débute par l'étape A qui consiste d'une manière
générale à déterminer les conditions d'acceptation de la cargaison de gaz sous forme
liquide par le lieu de destination, plus particulièrement la température maximale
autorisée du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée. Il est toutefois
possible de raisonner en termes de pression de saturation du gaz sous forme liquide
ou une autre valeur liée à la pression et/ou à la température. Le calcul d'une telle
valeur cible à ne pas dépasser dépend des exigences en pression de saturation du gaz
sous forme liquide et de la température du gaz sous forme liquide du lieu de destination
et de caractéristiques constantes du gaz. Ainsi, on comprend bien que l'exigence du
terminal recevant le gaz sous forme liquide a pour but d'éviter une vaporisation massive
du gaz naturel lors de son transfert entre le bateau et le terminal en imposant des
conditions d'acceptation de la cargaison.
[0014] La température maximale autorisée du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée dépend des propriétés du gaz sous forme liquide transportée que sont la
masse totale de gaz sous forme liquide et la capacité calorifique massique du gaz
sous forme liquide. Ces deux données peuvent par exemple être apportés par un quelconque
document relatif à la cargaison, tel qu'une fiche technique, et peuvent être prises
en compte par le système d'alimentation, par exemple par le biais d'un moniteur de
commande.
[0015] La température maximale autorisée du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée calculée par le procédé d'estimation et d'ajustement dépend également
des exigences de pression de saturation maximale du gaz sous forme liquide déterminées
par le gestionnaire de l'installation du lieu de destination. Une telle donnée est
également connue par le biais d'une quelconque source d'information fournie par le
lieu de destination et peut également être enregistrée dans le système d'alimentation
d'une manière identique à ce qui a été décrit précédemment.
[0016] Les étapes B et C consistent en la mise en place d'un plan d'exploitation pour chacune
des fonctions du système d'alimentation. Par plan d'exploitation, il faut comprendre
un déroulé de l'activité de chacune des fonctions au cours du trajet permettant de
parvenir au lieu de destination. Chacune des fonctions, à savoir la fonction de condensation
et la fonction de refroidissement, est soit active, soit inactive et le système d'alimentation
peut passer d'un mode à l'autre. Le plan d'exploitation de chacune des fonctions détermine
donc des séquences actives et inactives de chacune des fonctions au cours du trajet,
qui se traduisent par un réchauffement ou un refroidissement de la cargaison, selon
le cas.
[0017] Lorsque l'on qualifie les fonctions de condensation et de refroidissement comme étant
actives, cela signifie que le système d'alimentation est autorisé à mettre en œuvre
ses fonctions de condensation et/ou de refroidissement. A contrario, lorsque l'on
qualifie les fonctions de condensation et de refroidissement comme étant inactives,
cela signifie que le système d'alimentation n'est pas autorisé à mettre en œuvre ses
fonctions de condensation et/ou de refroidissement. Lorsque la fonction de refroidissement
est active, le système d'alimentation est autorisé à refroidir le gaz sous forme liquide
sous réserve qu'il y ait présence de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme
liquide. Lorsque la fonction de condensation est active, le système d'alimentation
est apte à condenser le gaz sous forme liquide sous réserve qu'il y ait présence de
surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide.
[0018] Lorsque la fonction de condensation est active, la température du gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve peut avoir tendance à augmenter. Concernant la fonction
de refroidissement, celle-ci entraîne un abaissement de la température lorsqu'elle
est activée. La température varie différemment lorsque les deux fonctions agissent
de manière simultanée, ou peut varier naturellement en fonction des conditions environnementales
lors du trajet. On comprend toutefois que les variations de température majeures survenant
au cours du trajet dépendent de l'activation des plans d'exploitation mis en œuvre
lors des étapes B et C du procédé d'estimation et d'ajustement.
[0019] Les plans d'exploitation des fonctions de condensation ou de refroidissement du système
d'alimentation sont donc des logigrammes déterminant à quel instant t du trajet chacune
des fonctions doit s'activer ou se désactiver. Il est également possible que le plan
d'exploitation consiste en un maintien actif ou inactif de l'une ou l'autre des fonctions
et ce durant l'intégralité du trajet.
[0020] Chacun de ces plans d'exploitation est déterminé à partir de l'estimation du surplus
de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide au cours du trajet. La phase
gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide émane de la cuve de transport de
manière naturelle ou bien de manière forcée. Cette phase gazeuse peut par la suite
être utilisée pour alimenter l'ouvrage flottant, par exemple le moteur permettant
la propulsion de l'ouvrage flottant, ou bien un générateur alimentant l'ouvrage flottant
en électricité. La phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide non utilisée
pour alimenter l'ouvrage flottant représente le surplus de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide. Lorsque la fonction de condensation et la fonction de refroidissement
agissent de manière simultanée, cela signifie qu'il y a un surplus de phase gazeuse
générée depuis le gaz sous forme liquide circulant au sein du système d'alimentation.
[0021] La présence de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
peut être détectée par un système tiers au système de gestion de l'invention ou directement
par le biais du procédé d'estimation et d'ajustement selon l'invention.
[0022] L'étape D du procédé d'estimation et d'ajustement consiste à calculer le bilan énergie
du gaz sous forme liquide à l'instant t, c'est-à-dire à partir de données mesurées
à l'instant t. L'étape D est indépendante des étapes B et C et peut ainsi se dérouler
de manière simultanée ou antérieure aux étapes B et C. Le calcul du bilan énergie
lors de l'étape D dépend de la masse totale de gaz sous forme liquide et de la capacité
calorifique massique du gaz sous forme liquide, constantes utilisées lors de l'étape
A, ainsi que de la température moyenne du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'instant t. Plus particulièrement, le bilan d'énergie du gaz sous forme liquide
est calculé à partir de la formule suivante :

[0023] Be étant le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t, mGaz étant la
masse totale du gaz sous forme liquide, Cp étant la capacité calorifique massique
du gaz sous forme liquide et T étant la température du gaz sous forme liquide à l'instant
t.
[0024] La température du gaz sous forme liquide peut être mesurée par au moins un capteur
de température disposé dans la cuve. Ladite température est alors prise en compte
lors du calcul de l'étape D. La température peut être adressée sous forme d'une moyenne,
par exemple si plusieurs capteurs de température sont mis en place dans la cuve, ou
si l'ouvrage flottant comprend plusieurs cuves, chacune étant pourvue d'un ou plusieurs
capteurs de température. Le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t
calculé lors de cette étape D est utilisé lors de la suite du procédé d'estimation
et d'ajustement.
[0025] L'étape E consiste en un calcul d'un bilan énergie similaire au bilan énergie calculé
à l'étape D, mais le bilan énergie de l'étape E est le bilan énergie maximal, relatif
à la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide calculé à l'étape A.
Le calcul du bilan énergie maximal calculé lors de l'étape E est indépendant du bilan
énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t calculé à l'étape D. Les étapes D
et E peuvent donc être effectuées de manière simultanée ou bien l'une après l'autre
dans un ordre quelconque. Le bilan énergie maximal est calculé à partir de la masse
totale de gaz sous forme liquide du gaz sous forme liquide, de la capacité calorifique
massique du gaz sous forme liquide, et de la température maximale autorisée du gaz
sous forme liquide. Ainsi, le calcul effectué à l'étape E est similaire au calcul
effectué à l'étape D, avec la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide
à la place de la température mesurée dans la cuve de l'ouvrage flottant.
[0026] Lors de l'étape F, le procédé d'estimation et d'ajustement calcule une estimation
d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée. Autrement
dit, le procédé d'estimation et d'ajustement permet de prédire les caractéristiques
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée de l'ouvrage flottant sur
son lieu de destination, notamment le bilan énergie de celui-ci. Pour estimer le bilan
d'énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet, le
procédé d'estimation et d'ajustement utilise le bilan énergie du gaz sous forme liquide
à l'instant t calculé lors de l'étape D, ainsi que les plans d'exploitation des fonctions
de refroidissement et de condensation du système d'alimentation calculés aux étapes
B et C. Le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t calculé lors de l'étape
D constitue un point de départ de l'estimation en termes de pression de saturation
du gaz sous forme liquide et de température du gaz sous forme liquide. Les plans d'exploitation
des fonctions de refroidissement et de condensation calculés aux étapes B et C font
également partie de l'estimation, car ils influent sur la température du gaz sous
forme liquide contenu dans la cuve comme cela a été mentionné précédemment. A partir
de ces trois données, le procédé d'estimation et d'ajustement est capable de déterminer
le bilan énergie du gaz sous forme liquide une fois l'ouvrage flottant arrivé au lieu
de destination en prenant en compte les plans d'exploitation des fonctions de refroidissement
et de condensation établis précédemment. Le bilan énergie du gaz sous forme liquide
englobant une pluralité de caractéristiques, il est également possible de raisonner
en termes de pression de saturation du gaz sous forme liquide, de température ou de
quantité d'échanges thermiques. En estimant ainsi le bilan énergie de la cargaison
à l'arrivée, on peut ajuster les plans d'exploitation pour que la pression de saturation
du gaz sous forme liquide à l'arrivée le rende admissible.
[0027] L'étape G consiste alors en un ajustement des plans d'exploitation en fonction d'un
comparatif entre le bilan énergie maximale calculé à l'étape E et l'estimation du
bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet
calculée à l'étape F. En fonction dudit comparatif, le premier plan d'exploitation
de la fonction de condensation et/ou le deuxième plan d'exploitation de la fonction
de refroidissement peuvent être ajustés. L'ajustement peut consister en un arrêt de
l'une et/ou l'autre des fonctions, l'arrêt pouvant être instantané ou programmé au
bout d'un certain laps de temps. L'une et/ou l'autre des fonctions peuvent également
être mises ou remises en fonctionnement, également de manière instantanée ou programmée.
Ainsi, le premier plan d'exploitation de la fonction de condensation et/ou le deuxième
plan d'exploitation de la fonction de refroidissement sont modifiés à partir des données
calculées ou estimées lors des étapes E et F.
[0028] L'étape H consiste en la mise en œuvre des plans d'exploitation ajustés. Autrement
dit, le système d'alimentation ne prend plus en compte les plans d'exploitation établis
lors des étapes B et C, qui sont remplacés par les plans d'exploitation ajustés lors
de l'étape G. Les plans d'exploitation ajustés sont transmis au système d'alimentation
à l'issue du déroulé du procédé d'estimation et d'ajustement. Le système d'alimentation
peut donc mettre en œuvre le refroidissement et/ou la condensation du gaz sous forme
liquide, les maintenir actives ou les désactiver, et ce en fonction des plans d'exploitation
ajustés respectifs qui lui ont été transmis.
[0029] Selon une caractéristique de l'invention, l'étape G consiste à une activation de
la fonction de condensation tant que l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet, calculée à l'étape F, est inférieure
au bilan énergie maximal calculé à l'étape E. Lorsque l'estimation du bilan énergie
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet est inférieure
au bilan énergie maximal, cela signifie qu'à l'arrivée du trajet, la cargaison de
gaz sous forme liquide sera par exemple à une pression de saturation du gaz sous forme
liquide inférieure aux prérequis définis par le lieu de destination. Si cette situation
survient au cours du trajet, il n'y a pas d'inconvénient à ajuster les plans d'exploitation
des fonctions du système d'alimentation de manière à autoriser et maitriser une hausse
de la température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve. Ainsi, si ce n'est
pas déjà le cas, l'ajustement du premier plan d'exploitation de la fonction de condensation
peut consister au maintien de cette dernière active tout le long du trajet. Le surplus
de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide est donc intégralement condensé
au lieu d'être possiblement éliminé. Il n'y a donc pas de pertes de gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve, si ce n'est la phase gazeuse générée depuis le gaz sous
forme liquide et utilisée pour l'alimentation de l'ouvrage flottant.
[0030] Dans cette situation, la fonction de condensation est active. Autrement dit, le système
d'alimentation est autorisé à condenser le surplus de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide en cas de présence de celui-ci. La condensation du gaz sous
forme liquide peut varier en termes d'activité, et ce en fonction d'un besoin de gestion
du surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide. La condensation
du gaz sous forme liquide peut par exemple se faire de manière plus soutenue en cas
d'excès de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide dans la cuve, afin
de diminuer la pression au sein de cette dernière.
[0031] Selon une caractéristique de l'invention, l'étape G consiste en un arrêt de la fonction
de refroidissement à un instant estimé dt qui garantit que l'estimation du bilan énergie
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet, calculée à l'étape
F, est inférieure au bilan énergie maximal calculé à l'étape E. Après l'ajustement
du premier plan d'exploitation de la fonction de condensation qui consiste au maintien
de celle-ci tout le long du trajet, il est possible que l'estimation du bilan énergie
du gaz sous forme liquide à l'arrivée soit toujours inférieure aux exigences du lieu
de destination. Il est donc envisageable d'ajuster le deuxième plan d'exploitation
de la fonction de refroidissement afin de que cette dernière soit désactivée à l'instant
estimé dt. Un tel ajustement permet d'économiser l'énergie consommée par la fonction
de refroidissement durant le laps de temps où celle-ci est désactivée. Cela entraîne
une hausse de température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve, de par le
fait que le gaz sous forme liquide n'est plus refroidi par la fonction de refroidissement.
C'est pourquoi l'instant estimé dt où la fonction de refroidissement est stoppée est
établi de sorte à ce que le gaz sous forme liquide contenu dans la cuve augmente en
température mais que cette augmentation n'entraîne pas un dépassement des exigences
au moment où le gaz sous forme liquide sera livré sur le lieu de destination à l'arrivée
du trajet.
[0032] Pour ce faire, le procédé d'estimation et d'ajustement va successivement répéter
l'ajustement du deuxième plan d'exploitation de la fonction de refroidissement et
l'étape F, soit l'étape de l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve à l'arrivée. L'ajustement du deuxième plan d'exploitation de
la fonction de refroidissement consiste à déterminer l'instant estimé dt, en prenant
l'arrivée au lieu de destination comme cible. L'instant estimé dt est alors déterminé
comme étant antérieur à un certain laps de temps par rapport à l'arrivée, par exemple
plusieurs jours ou heures. Le procédé d'estimation et d'ajustement recalcule ensuite
l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée,
cette fois en prenant en compte le nouvel ajustement du deuxième plan d'exploitation
de la fonction de refroidissement, c'est-à-dire l'arrêt de celle-ci par exemple plusieurs
jours ou heures avant l'arrivée au lieu de destination. Si l'estimation du bilan énergie
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée n'est plus inférieure au
bilan énergie maximal calculé à l'étape E, alors le procédé d'estimation et d'ajustement
se poursuit normalement avec l'étape H. Si l'estimation du bilan énergie du gaz sous
forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée est toujours inférieure au bilan maximal,
le procédé d'estimation et d'ajustement répète alors l'ajustement du deuxième plan
d'exploitation de la fonction de refroidissement en antériorisant encore l'instant
estimé dt de par exemple plusieurs jours ou heures avant l'arrivée au lieu de destination.
Puis, l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée est à nouveau calculée en prenant en compte le nouvel ajustement. Ainsi,
tant que l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée est inférieure au bilan énergie maximal, l'instant estimé dt est repoussé
dans le temps. Cette boucle permet de déterminer l'instant estimé dt le plus proche
de l'instant t actuel, et ainsi de désactiver la fonction de refroidissement le plus
tôt possible afin d'économiser un maximum d'énergie. Une fois l'instant estimé dt
définitif déterminé, le procédé d'estimation et d'ajustement se poursuit avec l'étape
H.
[0033] Selon une caractéristique de l'invention, l'étape G consiste en un arrêt de la fonction
de condensation tant que l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve à l'arrivée du trajet, calculée à l'étape F, est supérieure au bilan
énergie maximal calculé à l'étape E. Lorsque l'estimation du bilan énergie du gaz
sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet est supérieure au bilan
énergie maximal, cela signifie que la cargaison de gaz sous forme liquide sera à une
pression de saturation du gaz sous forme liquide trop élevée par rapport aux exigences
du lieu de destination à l'arrivée de l'ouvrage flottant. Afin d'éviter une telle
situation, il convient de limiter toute action entraînant une hausse de température
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve. Ainsi, le premier plan d'exploitation
de la fonction de condensation est ajusté afin d'entraîner un arrêt de la fonction
de condensation du système d'alimentation à un instant donné d't où le bilan énergie
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve dépasse le bilan énergie maximal. La
fonction de condensation peut éventuellement être réactivée si l'estimation du bilan
énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet redevient
inférieure au bilan énergie maximal par la suite.
[0034] Selon une caractéristique de l'invention, l'étape G consiste à une activation de
la fonction de refroidissement tant que l'estimation du bilan énergie du gaz sous
forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet, calculée à l'étape F, est
supérieure au bilan énergie maximal calculé à l'étape E. Dans cette situation, il
est indispensable de faire diminuer la température du gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve. Ainsi, dans le même temps que le premier plan d'exploitation de la fonction
de condensation est ajusté afin que celle-ci soit désactivée à l'instant donné d't,
le deuxième plan d'exploitation de la fonction de refroidissement est également ajusté
afin que la fonction de refroidissement soit active jusqu'à l'arrivée de l'ouvrage
flottant au lieu de destination, et ce dans le but que la pression de saturation du
gaz sous forme liquide réponde aux exigences du lieu de destination.
[0035] Dans cette situation, la fonction de refroidissement est donc active. Autrement dit,
le système d'alimentation est autorisé à refroidir le gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve. Le système d'alimentation refroidit le gaz sous forme liquide selon
une activité la plus élevée possible par rapport à une configuration dudit système
d'alimentation.
[0036] Selon une caractéristique de l'invention, le procédé d'estimation et d'ajustement
est répété par itération à partir de l'étape B et pendant le trajet de l'ouvrage flottant.
Le temps de trajet de l'ouvrage flottant entre son point de départ et le lieu de destination
est variable selon la livraison, mais le trajet peut durer plusieurs jours, voire
plusieurs semaines. L'estimation peut par exemple être faussée sur le moyen ou le
long terme par des conditions environnementales, telles que la météo ou l'état de
la mer pour le transport maritime. Ainsi, afin de parvenir à l'objectif désiré, le
procédé d'estimation et d'ajustement doit être répété régulièrement au cours du trajet.
De ce fait, le procédé d'estimation et d'ajustement peut par exemple être paramétré
pour se lancer à un intervalle de temps régulier, par exemple toutes les six heures.
[0037] L'étape A repose sur un calcul dépendant de valeurs fixes. Il n'est donc pas nécessaire
de réitérer cette étape après avoir lancé le procédé d'estimation et d'ajustement
une première fois. Le procédé d'estimation et d'ajustement est donc répétable par
itération à partir de l'étape d'établissement du premier plan d'exploitation de la
fonction de condensation du système d'alimentation.
[0038] Selon une caractéristique de l'invention, le procédé d'estimation et d'ajustement
comprend une étape supplémentaire D', effectuée de manière simultanée à l'étape D,
de calcul du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t à partir de l'exécution
des fonctions de condensation et de refroidissement depuis le départ de l'ouvrage
flottant et jusqu'à l'instant t et à partir d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide
à un instant t calculé lors d'une itération antérieure. Le calcul du bilan énergie
du gaz sous forme liquide à l'instant t effectué à l'étape D' ne prend plus en compte
la température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'instant t relevé
par exemple par le capteur de température, mais un bilan énergie du gaz sous forme
liquide à l'instant t calculé précédemment. Autrement dit, l'étape D' ne s'exécute
que si le procédé d'estimation et d'ajustement a déjà été mis en œuvre une première
fois. D'une manière avantageuse, le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant
t est calculé à partir du bilan énergie du gaz sous forme liquide à un instant t antérieur,
soit le bilan énergie du gaz sous forme liquide issu de la précédente itération du
procédé d'estimation et d'ajustement, pouvant avoir été calculé lors de l'étape D
ou D'.
[0039] Le calcul du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t lors de l'étape
D' prend également en compte l'exécution des fonctions de condensation et de refroidissement
depuis le départ de l'ouvrage flottant et jusqu'à l'instant t. Pour la fonction de
condensation, cela correspond à des données relatives à la chaleur transmise à la
cuve et entraînant une hausse générale de la température de celle-ci, illustrée par
exemple par un différentiel de la température en entrée et en sortie d'un échangeur
de chaleur assurant la fonction de condensation. Pour la fonction de refroidissement,
cela correspond à des données relatives au froid transmis à la cuve et entraînant
une baisse générale de la température de celle-ci, illustré par exemple par un différentiel
de la température en entrée et en sortie d'un échangeur de chaleur assurant la fonction
de refroidissement.
[0040] Selon une caractéristique de l'invention, le bilan énergie du gaz sous forme liquide
à l'instant t conservé pour l'étape F est le plus élevé parmi le bilan énergie du
gaz sous forme liquide à l'instant t calculé à l'étape D et le bilan énergie du gaz
sous forme liquide
à l'instant t calculé à l'étape D'. Autrement dit, lorsque par la suite le procédé
d'estimation et d'ajustement parvient à l'étape F, soit l'étape d'estimation du bilan
énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve estimé à l'arrivé, c'est le
bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'instant t ayant la
valeur la plus élevée parmi le résultat obtenu à l'étape D et le résultat obtenu à
l'étape D' qui est utilisé pour l'estimation de l'étape F. Le bilan énergie du gaz
sous forme liquide à l'instant t ayant la valeur la plus élevée est considéré comme
étant le résultat le plus pessimiste. L'objectif étant de ne pas dépasser le bilan
énergie maximal du lieu de destination, il convient de conserver le bilan énergie
du gaz sous forme liquide à l'instant t le plus élevé par mesure de sûreté.
[0041] Selon une caractéristique de l'invention, le procédé d'estimation et d'ajustement
comprend une étape supplémentaire A' de sélection d'une marge de sécurité du bilan
énergie maximal du gaz sous forme liquide en fonction des caractéristiques du trajet
de l'ouvrage flottant, l'étape E étant effectuée en prenant en compte ladite marge
de sécurité. Afin d'être certain que l'ouvrage flottant n'arrive pas au lieu de destination
avec une cargaison de gaz sous forme liquide dont le bilan énergie est supérieur aux
exigences dudit lieu de destination, il est possible de prendre en compte une marge
de sécurité pour diminuer virtuellement la valeur du bilan énergie maximal. Ainsi,
lors de l'étape E, le calcul du bilan énergie maximal est toujours calculé en fonction
de la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide calculé à l'étape A,
mais également en prenant en compte la marge de sécurité. On obtient alors un bilan
énergie maximal sécurisé, d'une valeur inférieure au bilan énergie maximal réel. Lors
de la suite du procédé d'estimation et d'ajustement, le premier plan d'exploitation
de la fonction de condensation et le deuxième plan d'exploitation de la fonction de
refroidissement sont ajustés en fonction du comparatif entre l'estimation du bilan
énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée du trajet et un
bilan énergie maximal virtuel, c'est-à-dire qui prend en compte la marge de sécurité.
La marge de sécurité garantit ainsi la certitude de se maintenir sous le bilan énergie
maximal réel.
[0042] La marge de sécurité peut être choisie en fonction de différents paramètres. Par
exemple, plus le trajet est long, plus il est préférable de sélectionner une marge
de sécurité élevée. Une marge de sécurité élevée est également recommandée en cas
de manque d'informations concernant les conditions météorologiques au cours du trajet.
La marge de sécurité peut par exemple être entrée manuellement par le biais du moniteur
de commande, ou encore être programmée pour être variable au cours du temps.
[0043] La marge de sécurité étant utilisée pour le calcul de l'étape E, l'étape A' est donc
antérieure à l'étape E au cours du procédé d'estimation et d'ajustement.
[0044] Selon une caractéristique de l'invention, l'étape A' est répétée par itération au
cours du trajet de l'ouvrage flottant. La répétition de l'étape A' peut être indépendante
de la répétition du procédé d'estimation et d'ajustement, ou bien faire partie de
celui-ci. L'étape A' peut également être enclenchée manuellement, par exemple suite
à l'apparition d'un phénomène météorologique imprévu. Il peut alors être judicieux
d'augmenter manuellement la valeur de la marge de sécurité pour pallier l'incertitude
dû audit phénomène météorologique.
[0045] Selon une caractéristique de l'invention, la marge de sécurité diminue au fur et
à mesure que l'ouvrage flottant s'approche du lieu de destination. Autrement dit,
plus l'ouvrage flottant se rapproche de son lieu de destination, moins la marge de
sécurité nécessite d'être élevée. Il est donc possible de programmer une marge de
sécurité dégressive au cours du temps.
[0046] Selon une caractéristique de l'invention, l'ouvrage flottant est équipé au moins
d'un moteur alimenté au moins partiellement par la phase gazeuse générée depuis le
gaz sous forme liquide, l'estimation du surplus de phase gazeuse générée depuis le
gaz sous forme liquide au cours du trajet étant établie à partir d'une valeur image
des entrées de chaleur dans la cuve et d'une estimation de la consommation du moteur.
Comme cela a été dit précédemment, l'ouvrage flottant peut être apte à utiliser la
phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide, voire à la créer, pour par
exemple alimenter son moteur de propulsion et/ou son générateur d'électricité. La
phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide non utilisée pour ces différentes
fonctions correspond au surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme
liquide. Ce dernier nécessite d'être estimé en quantité afin que les étapes B et C
du procédé d'estimation et d'ajustement, c'est-à-dire les étapes d'établissement des
plans d'exploitation des fonctions de condensation et de refroidissement du système
d'alimentation, puissent se dérouler. La valeur image des entrées de chaleur dans
la cuve peut par exemple dépendre du modèle de cuve utilisé et donc être disponible
comme une caractéristique technique de la cuve. La valeur image des entrées de chaleur
dans la cuve peut également être estimée à l'aide de capteurs.
[0047] La consommation du moteur peut être estimée si l'ouvrage flottant est équipé d'un
module permettant de définir un plan de route pour le trajet vers le lieu de destination.
Si ce n'est pas le cas, la consommation du moteur peut être estimée à partir de la
vitesse moyenne de l'ouvrage flottant sur le trajet restant, cette dernière dépendant
de la distance restante à parcourir et du temps restant pour parvenir au lieu de destination.
[0048] Le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide peut ainsi être
estimé par le biais d'une source externe au procédé d'estimation et d'ajustement,
et par exemple être entré par le biais du moniteur de commande afin d'être pris en
compte lors du déroulement du procédé d'estimation et d'ajustement. Ce surplus peut
alors être quantifié en tonnes/heure.
[0049] L'invention couvre également un système de gestion d'un bilan énergie d'un gaz sous
forme liquide contenu dans au moins une cuve d'un ouvrage flottant, mettant en œuvre
le procédé d'estimation et d'ajustement tel que décrit précédemment, ledit système
de gestion comprenant au moins un système d'alimentation en carburant d'un consommateur
de l'ouvrage flottant et au moins un calculateur ayant pour fonction d'estimer une
quantité de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide au cours
d'un trajet de l'ouvrage flottant.
[0050] Un tel système de gestion du bilan énergie comprend le système d'alimentation en
carburant d'un consommateur de l'ouvrage flottant mettant en œuvre les fonctions de
condensation et de refroidissement, et permet le déroulement du procédé d'estimation
et d'ajustement.
[0051] Afin d'assurer le bon déroulement du procédé d'estimation et d'ajustement, notamment
les étapes B et C établissant respectivement le premier plan d'exploitation de la
fonction de condensation de la phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
et le deuxième plan d'exploitation de la fonction de refroidissement du gaz sous forme
liquide opérée par le système d'alimentation, le calculateur peut transmettre l'estimation
de la quantité de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide,
indispensable pour procéder aux étapes B et C. Le système de gestion du bilan énergie
peut également comprendre le moniteur de commande évoqué précédemment.
[0052] L'invention couvre également un ouvrage flottant de transport de gaz sous forme liquide
comprenant un système de gestion du bilan énergie dudit gaz tel que décrit précédemment.
[0053] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore au travers
de la description qui suit d'une part, et de plusieurs exemples de réalisation donnés
à titre indicatif et non limitatif en référence aux dessins schématiques annexés d'autre
part, sur lesquels :
[fig 1] est une représentation schématique d'un ouvrage flottant chargé en gaz sous
forme liquide et effectuant un trajet vers un lieu de destination,
[fig 2] est une représentation schématique d'un mode de réalisation d'un système de
gestion de la température du gaz sous forme liquide selon l'invention,
[fig 3] est une représentation schématique d'un déroulement d'un procédé d'estimation
et d'ajustement d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide selon l'invention, lorsque
celui-ci est lancé pour la première fois,
[fig 4] est une représentation schématique d'un déroulement du procédé d'estimation
et d'ajustement du bilan énergie du gaz sous forme liquide selon l'invention, lorsque
celui-ci est lancé par itération,
[fig 5] est un schéma général illustrant un système d'alimentation en carburant d'un
consommateur de l'ouvrage flottant apte à exécuter une pluralité de commande en fonction
du procédé d'estimation et d'ajustement,
[fig 6] est un schéma du système d'alimentation selon un premier mode de réalisation
spécifique,
[fig 7] est un schéma du système d'alimentation selon un deuxième mode de réalisation
spécifique,
[fig 8] est une courbe représentant l'évolution du bilan énergie du gaz sous forme
liquide en fonction du temps ainsi que des plans d'exploitation des fonctions de condensation
et de refroidissement, dans une situation où ledit bilan énergie du gaz sous forme
liquide est estimé comme étant trop faible à l'arrivée,
[fig 9] est une courbe représentant l'évolution du bilan énergie du gaz sous forme
liquide en fonction du temps ainsi que les plans d'exploitation ajustés des fonctions
de condensation et de refroidissement, pour pallier la situation évoquée à la figure
8,
[fig 10] est une courbe représentant l'évolution du bilan énergie du gaz sous forme
liquide en fonction du temps ainsi que les plans d'exploitation de fonctions de condensation
et de refroidissement, dans une situation où ledit bilan énergie du gaz sous forme
liquide est estimé comme étant trop élevé à l'arrivée,
[fig 11] est une courbe représentant l'évolution du bilan énergie du gaz sous forme
liquide en fonction du temps ainsi que les plans d'exploitation ajustés des fonctions
de condensation et de refroidissement, pour pallier situation évoquée à la figure
10,
[fig 12] est une courbe représentant un premier exemple de l'évolution d'une valeur
d'une marge de sécurité en fonction du temps,
[fig 13] est une courbe représentant un deuxième exemple de l'évolution de la valeur
de la marge de sécurité en fonction du temps.
[0054] Afin de visualiser le contexte dans lequel s'inscrit l'invention, la figure 1 représente
un ouvrage flottant 1 se dirigeant vers un lieu de destination 2 selon un trajet 3.
L'ouvrage flottant 1 représenté est ici un navire de transport, par exemple un méthanier.
L'ouvrage flottant 1 transporte une cargaison de gaz sous forme liquide dans le but
de livrer cette dernière au lieu de destination 2. Afin d'assurer un tel transport,
l'ouvrage flottant 1 comprend au moins une cuve 9.
[0055] Le lieu de destination 2 est un terminal destiné à recevoir le gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve 9 de l'ouvrage flottant 1. Lorsque ce dernier atteint le lieu
de destination 2, le gaz sous forme liquide est déchargé par exemple dans un réservoir
40. Le lieu de destination 2 impose toutefois des exigences concernant les caractéristiques
du gaz sous forme liquide. Les exigences du lieu de destination 2 peuvent varier selon
le gestionnaire de l'installation auquel le lieu de destination 2 est rattaché, et
concernent principalement des caractéristiques du gaz sous forme liquide, par exemple
sa pression de saturation et/ou sa température.
[0056] Si le gaz sous forme liquide contenu dans la cuve 9 de l'ouvrage flottant 1 ne répond
pas à ces exigences de pression de saturation du gaz sous forme liquide, la cargaison
de gaz sous forme liquide peut potentiellement être refusée par le gestionnaire de
l'installation du lieu de destination 2.
[0057] Afin d'éviter cela, la cargaison de gaz sous forme liquide doit être étroitement
surveillée tout au long du trajet 3. Le trajet 3 présente une distance variable et
peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines selon la distance entre un lieu
de chargement et le lieu de destination 2 et la vitesse de l'ouvrage flottant 1.
[0058] La figure 2 représente schématiquement un système de gestion 4 d'un bilan énergie
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve de l'ouvrage flottant. Le bilan énergie
du gaz sous forme liquide correspond à une donnée englobant diverses caractéristiques
dudit gaz, tels que sa température, sa pression de saturation, sa masse totale de
gaz sous forme liquide ou sa capacité calorifique massique par exemple. Le système
de gestion 4 comprend un boîtier de commande 41 ayant en mémoire un procédé d'estimation
et d'ajustement 5 du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
de l'ouvrage flottant. Le boîtier de commande 41 est ainsi apte à initier le procédé
d'estimation et d'ajustement 5 de manière régulière et automatisée et/ou suite à une
commande manuelle exercée par exemple par le biais d'un moniteur de commande 6. Il
est également possible d'entrer manuellement des données par le biais du moniteur
de commande 6, par exemple des caractéristiques du gaz sous forme liquide transporté,
ou toute autre information utile pour le déroulement du procédé d'estimation et d'ajustement
5 tel que cela sera précisé par la suite.
[0059] Le système de gestion 4 comprend également un système d'alimentation 8 en carburant
d'un consommateur de l'ouvrage flottant. Le système d'alimentation 8 a pour fonction
de condenser et/ou de refroidir le gaz sous forme liquide contenu dans la cuve et
est apte à ajuster l'une ou l'autre de ces fonctions par activation ou désactivation
de ces dernières. L'ajustement des fonctions de condensation et de refroidissement
du système d'alimentation 8 dépend du résultat du procédé d'estimation et d'ajustement
5. Ainsi, lorsque ce dernier s'achève, le boîtier de commande 41 envoie un signal
au système d'alimentation 8, ledit signal indiquant les ajustements à effectuer par
le système d'alimentation 8.
[0060] Le système de gestion 4 comprend également un calculateur 7. Le calculateur 7 a pour
fonction d'estimer une quantité de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz
sous forme liquide au cours du trajet de l'ouvrage flottant. La phase gazeuse générée
depuis le gaz sous forme liquide se fait naturellement au sein de la cuve de gaz sous
forme liquide, ou bien peut être forcée. L'estimation de surplus de phase gazeuse
générée depuis le gaz sous forme liquide est calculée grâce à une estimation de la
consommation du moteur de l'ouvrage flottant et à une valeur image des entrées de
chaleur dans la cuve. Le calculateur 7 et le boîtier de commande 41 peuvent faire
partie d'une même unité de contrôle ou bien être indépendant l'un de l'autre.
[0061] L'estimation de la consommation du moteur de l'ouvrage flottant peut être faite grâce
à l'entrée d'un plan de route dans le moniteur de commande 6 qui transmet l'information
au calculateur 7, ou bien par le calcul d'une vitesse moyenne de l'ouvrage flottant
à partir de la distance restante entre une position de l'ouvrage flottant et le lieu
de destination et du temps restant pour y parvenir. Le calcul de la vitesse moyenne
de l'ouvrage flottant peut également être effectué en rentrant des données dans le
moniteur de commande 6 qui transmet l'information au calculateur 7.
[0062] La valeur image des entrées de chaleur dans la cuve peut correspondre à une valeur
de design des entrées de chaleur dans la cuve, ou également à une estimation des entrées
de chaleur dans la cuve. La valeur design des entrées de chaleur dans la cuve dépend
du modèle de cuve utilisée pour le transport et peut être donnée au calculateur 7
par le biais du moniteur de commande 6. L'estimation des entrées de chaleur dans la
cuve peut également être communiquée par des capteurs inclus dans ladite cuve.
[0063] Une fois que le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
au cours du trajet est estimé par le calculateur 7, ce dernier transmet le résultat
au boîtier de commande 41. Le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous
forme liquide au cours du trajet est une donnée permettant le déroulement du procédé
d'estimation et d'ajustement 5 tel que cela sera décrit par la suite.
[0064] La figure 3 est une représentation schématique du procédé d'estimation et d'ajustement
5 du bilan énergie du gaz sous forme liquide selon l'invention. Ce schéma représente
le déroulé du procédé d'estimation et d'ajustement 5 lorsque celui-ci est lancé pour
la première fois lors du trajet vers le lieu de destination. Le procédé d'estimation
et d'ajustement 5 peut être lancé une première fois avant le départ ou au départ de
l'ouvrage flottant. Sur la figure 3, les flèches pleines représentent le déroulé de
chacune des étapes du procédé d'estimation et d'ajustement 5, et les flèches en pointillées
correspondent à une transmission de données entre deux étapes du procédé d'estimation
et d'ajustement 5 ou entre un élément du système de gestion du bilan énergie du gaz
sous forme liquide et une étape du procédé d'estimation et d'ajustement 5.
[0065] Lorsque le procédé d'estimation et d'ajustement 5 est lancé une première fois, celui-ci
débute par une étape A qui permet de calculer la température maximale autorisée du
gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée sur le lieu de destination.
Le calcul de l'étape A dépend de certaines caractéristiques constantes du gaz sous
forme liquide telles que la masse totale de gaz sous forme liquide et la capacité
calorifique massique de celui-ci. De telles caractéristiques dépendent du type de
gaz sous forme liquide transporté et sont connues d'une manière ou d'une autre par
le personnel de l'ouvrage flottant. Ainsi, la masse totale de gaz sous forme liquide
et la capacité calorifique massique du gaz sous forme liquide peuvent être entrées
ou être présélectionnées par le biais du moniteur de commande 6 et être transmises
pour le calcul de l'étape A du procédé d'estimation et d'ajustement 5. Le calcul de
l'étape A dépend également des exigences de pression de saturation maximale du gaz
sous forme liquide du lieu de destination. Ces exigences variant en fonction du lieu
de destination, la valeur de pression de saturation maximale exigée du gaz sous forme
liquide est connue dès lors que le lieu de destination est connu. Les exigences de
pression de saturation du gaz sous forme liquide peuvent être entrées par le biais
du moniteur de commande 6 ou être connues, par exemple par le biais d'une base de
données répertoriant l'ensemble des lieux de destination habilités à la réception
et au déchargement de gaz sous forme liquide.
[0066] Une fois le calcul de l'étape A effectué, le procédé d'estimation et d'ajustement
5 peut passer directement à une étape B, ou bien passer par une étape intermédiaire
A'. L'étape A' consiste en la détermination d'une marge de sécurité afin d'avoir la
certitude que le bilan énergie du gaz sous forme liquide est inférieure aux exigences
du lieu de destination à l'arrivée. Ainsi, l'étape A' n'est pas indispensable pour
le bon déroulement du procédé d'estimation et d'ajustement 5 qui peut se passer de
la marge de sécurité pour effectuer l'ensemble des calculs et estimations, mais contribue
néanmoins à l'optimisation de l'ajustement du bilan énergie du gaz sous forme liquide.
La marge de sécurité peut être déterminée automatiquement à partir du plan de route
et/ou des conditions météorologiques, ou bien manuellement par le biais du moniteur
de commande 6. La marge de sécurité est utilisée pour un calcul lors d'une étape E.
L'étape A' peut donc se dérouler à un instant quelconque antérieur à l'étape E.
[0067] L'étape B du procédé d'estimation et d'ajustement 5 survient après l'étape A ou l'étape
A'. L'étape B consiste en l'établissement du premier plan d'exploitation de la fonction
de condensation du système d'alimentation 8. Le premier plan d'exploitation de la
fonction de condensation du système d'alimentation 8 indique au cours du temps à quel
instant du trajet la fonction de condensation reste active ou inactive et à quel instant
cette dernière s'active ou se désactive. L'établissement du premier plan d'exploitation
dépend de la quantité de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme
liquide au cours du trajet. On comprend en effet que par exemple s'il est déterminé
qu'aucun surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide n'est généré
au cours du trajet, le système d'alimentation n'a pas de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide à condenser et ne nécessite donc pas d'être actif lors du
trajet. Un tel surplus peut résulter d'un cas où le consommateur de l'ouvrage flottant
est mis à l'arrêt, l'évaporation naturelle du gaz sous forme liquide continuant à
se produire. Le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
est estimé par le calculateur 7 qui transmet donc l'information au boîtier de commande
afin que le procédé d'estimation et d'ajustement 5 puisse effectuer l'étape B.
[0068] Une étape C se déroule parallèlement ou successivement à l'étape B. L'étape C repose
sur le même principe que l'étape B, puisqu'elle permet l'établissement du deuxième
plan d'exploitation de la fonction de refroidissement du système d'alimentation 8.
De même que pour l'étape B, le deuxième plan d'exploitation de la fonction de refroidissement
du système d'alimentation 8 indique au cours du temps à quel instant du trajet la
fonction de refroidissement reste active ou inactive et à quel instant cette dernière
s'active ou se désactive. L'établissement du deuxième plan d'exploitation dépend également
de la quantité de surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
au cours du trajet, estimée par le calculateur 7. L'estimation de surplus de phase
gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide entre donc en compte pour les étapes
B et C.
[0069] Le procédé d'estimation et d'ajustement 5 se poursuit ensuite avec une étape D qui
calcule un bilan énergie du gaz sous forme liquide à un instant t. La figure 3 représentant
le déroulé du procédé d'estimation et d'ajustement 5 lors de son premier lancement,
l'instant t correspond ici au moment du départ ou avant le départ de l'ouvrage flottant.
Pour le calcul du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t, le procédé
d'estimation et d'ajustement 5 a besoin des caractéristiques du gaz sous forme liquide,
notamment utilisée lors de l'étape A pour le calcul de la température maximale autorisée
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée, telles que la masse totale
de gaz sous forme liquide du gaz sous forme liquide, ou la capacité calorifique massique
du gaz sous forme liquide. Ces caractéristiques peuvent être fournies par le moniteur
de commande 6, tout comme pour l'étape A. Le calcul du bilan énergie du gaz sous forme
liquide à l'instant t a également besoin de la température moyenne du gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve à l'instant t. La température moyenne du gaz peut être
mesurée par exemple grâce à un capteur de température situé dans la cuve. C'est donc
le système d'alimentation 8 qui fournit la température moyenne dans la cuve et qui
transmet celle-ci au boîtier de commande afin que le procédé d'estimation et d'ajustement
5 puisse effectuer le calcul de l'étape D.
[0070] Une fois l'étape D achevée, le procédé d'estimation et d'ajustement 5 poursuit avec
une étape E qui consiste à calculer un bilan énergie maximal. Le bilan énergie maximal
correspond à la limite des exigences du lieu de destination que le bilan énergie du
gaz sous forme liquide contenu dans la cuve ne doit pas franchir, sous peine que la
cargaison soit refusée une fois l'ouvrage flottant arrivé au lieu de destination.
Le bilan énergie du gaz sous forme liquide peut toutefois franchir cette limite du
bilan énergie maximal au cours du trajet sans conséquences, mais doit impérativement
repasser sous ce bilan énergie maximal avant que l'ouvrage flottant ne parvienne au
lieu de destination. On comprend que le bilan énergie maximal est une cible pour ajuster
le bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve au cours du trajet.
[0071] Pour ce calcul du bilan énergie maximal lors de l'étape E, le procédé d'estimation
et d'ajustement 5 a besoin des caractéristiques du gaz sous forme liquide et de la
température maximale autorisée du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée
calculée lors de l'étape A. Les données fournies et les calculs effectués lors de
l'étape A peuvent donc être transmis pour le calcul de l'étape E. Si le procédé d'estimation
et d'ajustement 5 a effectué l'étape A', autrement dit si la marge de sécurité a été
déterminée et sélectionnée, ladite marge de sécurité est également transmise pour
être prise en compte pour le calcul du bilan énergie maximal. Ainsi, le bilan énergie
maximal calculé lors de l'étape E correspond au bilan énergie maximal réel en l'absence
de marge de sécurité, ou à un bilan énergie maximal virtuel, inférieur au bilan énergie
maximal réel dû à la prise en compte de la marge de sécurité dans le calcul.
[0072] L'étape suivante du procédé d'estimation et d'ajustement 5 est une étape F assurant
l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée
du trajet. L'étape F permet de déterminer, en conservant les plans d'exploitation
des fonctions de condensation et de refroidissement établis lors des étapes B et C,
quel sera le bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée
du trajet. Pour effectuer une telle estimation, le calcul est basé sur le bilan énergie
du gaz sous forme liquide à l'instant t calculé lors de l'étape D, ainsi que sur les
plans d'exploitation des fonctions de condensation et de refroidissement établis lors
des étapes B et C. Ces derniers ayant été établis pour l'intégralité du trajet lors
des étapes B et C, le procédé d'estimation et d'ajustement 5 peut alors estimer l'évolution
du bilan énergie du gaz sous forme liquide lors de cette étape F, les fonctions de
condensation et de refroidissement étant aptes à faire varier ledit bilan énergie
du gaz sous forme liquide selon qu'elles sont actives ou inactives et quand elles
s'activent et se désactivent. Le bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve à l'arrivée est donc déterminable à partir de ces données.
[0073] Le procédé d'estimation et d'ajustement 5 se poursuit ensuite par une étape G qui
assure l'ajustement des plans d'exploitation des fonctions de condensation et de refroidissement
du système d'alimentation 8. Ces ajustements sont effectués en fonction d'un comparatif
entre le bilan énergie maximal calculé lors de l'étape E et l'estimation du bilan
énergie du gaz sous forme liquide contenue dans la cuve à l'arrivée, calculée à l'étape
F. Pour rappel, l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve à l'arrivée calculée lors de l'étape F est basé sur les plans d'exploitation
des fonctions de condensation et de refroidissement établis lors des étapes B et C.
L'étape G permet donc de modifier cette estimation du bilan énergie du gaz sous forme
liquide contenu dans la cuve à l'arrivée en ajustant les plans d'exploitation des
fonctions de condensation et de refroidissement.
[0074] Si l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à
l'arrivée est supérieure au bilan énergie maximal, cela signifie que la cargaison
de gaz sous forme liquide sera à l'arrivée à une pression de saturation du gaz sous
forme liquide excessive par rapport aux exigences maximales du lieu de destination.
Les plans d'exploitation des fonctions de condensation et de refroidissement doivent
donc être ajustés afin de faire diminuer la température du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve et par analogie le bilan énergie du gaz sous forme liquide.
[0075] Si l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à
l'arrivée est inférieure au bilan énergie maximal, cela signifie que la cargaison
de gaz sous forme liquide sera à l'arrivée dans le respect des exigences du lieu de
destination, mais qu'il est néanmoins possible d'effectuer des ajustements autorisant
une hausse de température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve si ceux-ci
s'avèrent utiles en termes d'économie d'énergie. Les plans d'exploitation des fonctions
de condensation et de refroidissement doivent donc être ajustés afin d'autoriser une
augmentation de la température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve et par
analogie du bilan énergie du gaz sous forme liquide.
[0076] L'étape G détermine donc les ajustements optimaux des plans d'exploitation des fonctions
de condensation et de refroidissement du système d'alimentation 8 pour répondre au
mieux à la situation. Des exemples concernant les ajustements des plans d'exploitation
seront présentés par la suite.
[0077] Le procédé d'estimation et d'ajustement 5 se termine enfin par une étape H, mettant
en œuvre les plans d'exploitation ajustés lors de l'étape G. L'étape H marque la fin
du procédé d'estimation et d'ajustement 5 et envoie les plans d'exploitation ajustés
des fonctions de condensation et de refroidissement vers le système d'alimentation
8 afin que ce dernier les mette en application. Les détails du fonctionnement du système
d'alimentation 8 seront présentés par la suite.
[0078] La figure 4 est une représentation schématique du procédé d'estimation et d'ajustement
5 du bilan énergie du gaz sous forme liquide lors de sa répétition par itération,
c'est-à-dire lorsque le procédé d'estimation et d'ajustement 5 est lancé au cours
du trajet après avoir été lancé une première fois selon la figure 3. La plupart des
étapes du procédé d'estimation et d'ajustement 5 sont similaires à ce qui a été décrit
précédemment, et on se reportera donc à la description de la figure 3 pour les explications
concernant celles-ci. Tout comme pour la figure 3, les flèches pleines représentent
le déroulé de chacune des étapes du procédé d'estimation et d'ajustement 5, et les
flèches en pointillées correspondent à une transmission de données entre deux étapes
du procédé d'estimation et d'ajustement 5 ou entre un élément du système de gestion
du bilan énergie du gaz sous forme liquide et une étape du procédé d'estimation et
d'ajustement 5.
[0079] Lorsque le procédé d'estimation et d'ajustement 5 est répété par itération, il n'est
plus utile d'initier l'étape A. En effet, le résultat du calcul de l'étape A, c'est-à-dire
celui de la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve à l'arrivée, est invariable au cours du temps. Le résultat de l'étape A étant
toutefois utilisé pour le calcul de l'étape E, ledit résultat doit toutefois être
conservé durant le trajet, par exemple par le biais d'une mémoire du boîtier de commande.
[0080] L'étape A' consistant à sélectionner la marge de sécurité n'est également pas répétée.
La marge de sécurité peut toutefois être amenée à varier, et ce de manière indépendante
au déroulement du procédé d'estimation et d'ajustement 5, soit parce qu'elle a été
paramétrée pour varier au cours du temps lorsque le procédé d'estimation et d'ajustement
5 a été lancé la première fois, soit parce qu'elle a été modifiée manuellement par
le biais du moniteur de commande 6. La variation de la marge de sécurité est la raison
pour laquelle l'étape E est maintenue au sein du procédé d'estimation et d'ajustement
5 puisqu'il s'agit d'un facteur susceptible de varier au cours du temps pour le calcul
de l'étape E.
[0081] Le procédé d'estimation et d'ajustement 5, lorsque celui-ci est répété par itération,
commence donc par l'étape B. Les étapes B et C se déroulent telles que lors du premier
lancement du procédé d'estimation et d'ajustement 5, la quantité de surplus de phase
gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide étant toujours calculée et apportée
par le calculateur 7.
[0082] L'étape D se déroule également de manière identique à ce qui a été décrit précédemment.
En revanche, il se déroule une étape D', parallèlement à l'étape D, qui calcule également
le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t, mais selon un calcul différent
de celui de l'étape D. Le calcul du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant
t de l'étape D' se fait à partir d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide à un
instant t antérieur, calculé lors d'une itération précédente du procédé d'estimation
et d'ajustement 5, ainsi qu'à partir des exécutions des fonctions de condensation
et de refroidissement depuis le départ de l'ouvrage flottant. Le bilan énergie du
gaz sous forme liquide à un instant t antérieur peut être récupéré par exemple à partir
de la mémoire tampon du boîtier de commande. Les exécutions des fonctions de condensation
et de refroidissement sont à l'origine de transfert de chaleur effectué par la fonction
de condensation et de transfert de froid effectué par la fonction de refroidissement
vers la cargaison de gaz sous forme liquide. Les exécutions des fonctions de condensation
et de refroidissement peuvent donc être mesurées par des capteurs situés au niveau
des éléments du système d'alimentation 8 assurant la condensation et le refroidissement
du gaz sous forme liquide, qui transmet ces données au boîtier de commande pour application
lors de l'étape D'.
[0083] Après le calcul des bilans énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t des étapes
D et D', seul le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t ayant la valeur
la plus élevée est conservé. Ce dernier est considéré comme ayant la valeur la plus
pessimiste, la priorité étant de se maintenir sous le bilan énergie maximal calculé
par la suite.
[0084] La suite du procédé d'estimation et d'ajustement 5 se déroule ensuite conformément
à ce qui a été décrit à la figure 3. Une fois le procédé d'estimation et d'ajustement
5 achevé, les ajustements des plans d'exploitation des fonctions de condensation et
de refroidissement sont transmis au système d'alimentation 8, et le procédé d'estimation
et d'ajustement 5 peut à nouveau se répéter directement à partir de l'étape B en fonction
du paramétrage du boîtier de commande. D'une manière avantageuse, le boîtier de commande
est configuré pour répéter le procédé d'estimation et d'ajustement 5 à intervalles
réguliers tout au long du trajet, selon le déroulé de la figure 4, par exemple une
fois par jour ou toutes les six heures.
[0085] La figure 5 est une représentation générale du système d'alimentation 8 assurant
les fonctions de condensation et de refroidissement du gaz sous forme liquide. D'une
manière générale, le système d'alimentation 8 interagit avec la cuve 9 ainsi qu'avec
un ensemble de consommateurs.
[0086] Le système d'alimentation 8 est apte à assurer la gestion de la température du gaz
sous forme liquide de la cuve 9. Pour ce faire, le système d'alimentation 8 comprend
une entrée de liquide 81 et une entrée de gaz 82. L'entrée de liquide 81 lie le système
d'alimentation 8 à la cuve 9, et est apte à aspirer le gaz sous forme liquide 13,
par exemple par le biais d'une pompe de gaz sous forme liquide 26. L'entrée de gaz
82 s'étend d'un ciel de cuve pouvant comporter une certaine quantité de phase gazeuse
14 générée depuis le gaz sous forme liquide jusqu'au système d'alimentation 8. La
phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide peut être aspirée par exemple
par un compresseur 27 afin d'être conduite jusqu'au système d'alimentation 8.
[0087] Le système d'alimentation 8 comprend également une sortie de gaz 83 qui s'étend du
système d'alimentation 8 jusqu'à l'ensemble de consommateurs. A titre d'exemples les
consommateurs peuvent être un moteur 16 de propulsion, un générateur électrique 17,
une chambre de combustion 18 ou un mat de dégazage 28. Le moteur 16 de propulsion
permet de faire avancer l'ouvrage flottant durant le trajet et est apte à être alimenté
par la phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide. Le générateur électrique
17 assure l'alimentation en électricité de l'ouvrage flottant, par exemple l'éclairage
ou le réseau de bord de l'ouvrage flottant et plus généralement toute entité nécessitant
une alimentation électrique. La phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme
liquide sert donc de carburant pour l'un et/ou l'autre de ces consommateurs. Ainsi,
par exemple en cas d'excès de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide,
le système d'alimentation 8 peut aspirer la phase gazeuse 14 générée depuis le gaz
sous forme liquide au sein de l'entrée de gaz 82. La phase gazeuse 14 générée depuis
le gaz sous forme liquide peut être ensuite traitée par le système d'alimentation
8 puis sortir de ce dernier par la sortie de gaz 83, par exemple dans le but d'alimenter
le moteur 16 de propulsion ou le générateur électrique 17.
[0088] La phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide et non utilisée pour
l'alimentation du moteur 16 de propulsion ou du générateur électrique 17 représente
le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide. Ce surplus
de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide peut être brûlé par la
chambre de combustion 18 ou être relargué dans l'atmosphère par le mat de dégazage
28.
[0089] Le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide peut également
retourner au système d'alimentation 8 par le biais d'une dérivation 84 afin d'être
condensé par celui-ci. Ceci étant fait, le gaz sous forme liquide condensé retourne
dans la cuve 9 par le biais d'une sortie de liquide 85 du système d'alimentation 8.
[0090] En cas de besoin de refroidissement du gaz sous forme liquide 13, ce dernier est
aspiré par la pompe de gaz sous forme liquide 26 et circule au sein de l'entrée de
liquide 81 jusqu'au système d'alimentation 8 où il y est refroidi. Le gaz sous forme
liquide 13 refroidi retourne ensuite au sein de la cuve 9 par le biais de la sortie
de liquide 85.
[0091] La figure 6 est une représentation schématique d'un premier mode de réalisation du
système d'alimentation 8 assurant les fonctions de condensation et de refroidissement
du gaz sous forme liquide.
[0092] Tout comme pour la figure 5, le système d'alimentation 8 assure la gestion de la
température de la cuve 9. La cuve 9 est au moins partiellement remplie par une certaine
quantité de gaz sous forme liquide 13. Le ciel de cuve peut également comprendre une
certaine quantité de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide. La
cuve 9 comprend également au moins la pompe de gaz sous forme liquide 26. La cuve
9 comprend également un premier capteur de température 10. C'est à partir de ce premier
capteur de température 10 que la température moyenne du gaz sous forme liquide 13
est mesurée et transmise au boîtier de commande pour le calcul de l'étape D du procédé
d'estimation et d'ajustement. Pour l'exemple de la figure 6, le premier capteur de
température 10 de la cuve 9 relève la température du gaz sous forme liquide qui l'entoure.
Si l'ouvrage flottant comprend une pluralité de cuves 9 comprenant chacune un premier
capteur de température 10, une moyenne des températures est effectuée puis envoyée
au boîtier de commande.
[0093] Comme cela a été indiqué précédemment, la fonction de condensation du système d'alimentation
8 permet de condenser le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme
liquide. Pour ce faire, la phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide
de la cuve 9 est aspirée par le compresseur 27 situé en dehors de la cuve et constitutif
d'un circuit de phase gazeuse 15. Le circuit de phase gazeuse 15 transporte la phase
gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide qui s'étend jusqu'à déboucher
au niveau du moteur 16 de propulsion et/ou du générateur électrique 17 dans le but
d'être utilisé comme carburant par ces derniers.
[0094] La phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide et non utilisée pour
l'alimentation du moteur 16 de propulsion ou du générateur électrique 17 représente
le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide et circule
au sein d'un circuit de surplus 19. Le circuit de surplus 19 permet la circulation
du surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide jusqu'à un
premier échangeur de chaleur 11. C'est le premier échangeur de chaleur 11 qui assure
la fonction de condensation du surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous
forme liquide, et ce grâce à un échange de chaleur entre une première passe 111 et
une deuxième passe 112. La première passe 111 est traversée par le surplus de phase
gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide qui est alors refroidi par la
deuxième passe 112, et ce afin que le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le
gaz sous forme liquide se condense et passe à l'état liquide. On comprend ainsi que
lorsque la fonction de condensation du système d'alimentation 8 est active, le surplus
de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide est dirigé vers le premier
échangeur de chaleur 11 par le biais du circuit de surplus 19. Si la fonction de condensation
du système d'alimentation 8 est inactive, alors le surplus de phase gazeuse générée
depuis le gaz sous forme liquide est dirigé vers la chambre de combustion 18 pour
être brulé ou bien vers le mat de dégazage 28 pour être libéré dans l'atmosphère.
Afin de condenser le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme
liquide, un fluide présentant une température plus basse que la température de changement
d'état du surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide circule
au sein de la deuxième passe 112.
[0095] Une fois le surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide
condensé par le premier échangeur de chaleur 11, le gaz condensé circule dans un circuit
de gaz condensé 20 jusqu'à un circuit de retour 21 qui dirige le gaz condensé vers
la cuve 9.
[0096] Concernant la fonction de refroidissement du système d'alimentation 8, le gaz sous
forme liquide 13 contenu dans la cuve 9 est tout d'abord aspiré par la pompe de gaz
sous forme liquide 26. Le gaz sous forme liquide 13 aspiré par la pompe de gaz sous
forme liquide 26 circule jusqu'à un deuxième échangeur de chaleur 12. C'est le deuxième
échangeur de chaleur 12 qui assure la fonction de refroidissement du gaz sous forme
liquide 13, et ce grâce à un échange de chaleur entre une troisième passe 121 et une
quatrième passe 122. Le gaz sous forme liquide 13 aspiré par la pompe de gaz sous
forme liquide 26 circule dans le deuxième échangeur de chaleur 12 par le biais de
la quatrième passe 122 et est refroidi. Afin de refroidir le gaz sous forme liquide
13 qui est déjà à une température très faible, un fluide d'une température inférieure
au gaz sous forme liquide 13 circule au sein de la troisième passe 121. La troisième
passe 121 peut faire partie d'un circuit réfrigérant externe au système d'alimentation
8, et non représenté sur la figure 6. Le circuit réfrigérant externe peut par exemple
faire partie d'un système de type évaporateur sous vide.
[0097] Par la suite, après avoir été refroidi par le deuxième échangeur de chaleur 12, le
gaz sous forme liquide 13 refroidi retourne dans la cuve 9 par le biais du circuit
de retour 21. Ainsi, le gaz sous forme liquide 13 refroidi permet de globalement refroidir
la cuve 9, la température du gaz sous forme liquide 13 refroidi étant inférieure à
la température du gaz sous forme liquide 13 resté dans la cuve 9.
[0098] Les échanges de chaleur du premier échangeur de chaleur 11 et du deuxième échangeur
de chaleur 12 sont mesurés par une pluralité de capteurs de température. Ainsi, le
système d'alimentation 8 comprend deux deuxièmes capteurs de température 24, chacun
situé à l'entrée et à la sortie du premier échangeur de chaleur 11, et deux troisièmes
capteurs de température 25, chacun situé à l'entrée et à la sortie du deuxième échangeur
de chaleur 12. Par le biais d'un calcul d'une différence de température entre les
sorties et les entrées de chacun des échangeurs de chaleur, il est possible de mesurer
l'entrée de chaleur dans la cuve 9 grâce aux deuxièmes capteurs de température 24
et l'entrée de froid dans la cuve 9 grâce aux troisièmes capteurs de température 25.
L'entrée de chaleur et l'entrée de froid sont des données utilisées pour le calcul
de l'exécution des fonctions de condensation et de refroidissement du système d'alimentation
8, les dites exécutions servant pour le calcul du bilan énergie du gaz sous forme
liquide à l'instant t de l'étape D' du procédé d'estimation et d'ajustement. Ces données
sont donc envoyées au boîtier de commande par le système d'alimentation 8.
[0099] A l'issue du déroulé du procédé d'estimation et d'ajustement, le système d'alimentation
8 reçoit les plans d'exploitation ajustés des fonctions de condensation et de refroidissement.
Le système d'alimentation 8 modifie alors son fonctionnement en fonction des plans
d'exploitation ajustés en étant apte à programmer l'activation ou la désactivation
de l'une et/ou l'autre des fonctions de condensation et de refroidissement.
[0100] La figure 7 représente schématiquement un deuxième mode de réalisation du système
d'alimentation 8. Par rapport au premier mode de réalisation présenté en figure 6,
seule la mise en œuvre de la fonction de refroidissement du système d'alimentation
8 est différente. On se réfèrera donc à la description de la figure 6 pour toute partie
du système d'alimentation 8 commune aux deux modes de réalisation.
[0101] Dans ce deuxième mode de réalisation du système d'alimentation 8, ce dernier met
en œuvre sa fonction de refroidissement en combinaison avec une fonction d'alimentation
des consommateurs de l'ouvrage flottant. En effet, lorsque la phase gazeuse 14 générée
depuis le gaz sous forme liquide est aspirée au sein du circuit de phase gazeuse 15,
celle-ci traverse le deuxième échangeur 12, en circulant au sein de la troisième passe
121. Le gaz sous forme liquide 13 contenu dans la cuve 9 est quant à lui tout d'abord
aspiré par la pompe de gaz sous forme liquide 26 et circule ensuite à travers la quatrième
passe 122 située au sein du deuxième échangeur de chaleur 12. L'échange de chaleur
s'effectuant entre la troisième passe 121 et la quatrième passe 122 permet à la fois
d'augmenter la température de la phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme
liquide afin que celle-ci soit adéquat pour alimenter le moteur 16 de propulsion et/ou
le générateur électrique 17, mais également de sous-refroidir le gaz sous forme liquide
13 aspiré par la pompe de gaz sous forme liquide 26. Par la suite, après avoir été
refroidi par le deuxième échangeur de chaleur 12, le gaz sous forme liquide 13 refroidi
circule dans un circuit de gaz refroidi 23, et ce jusqu'au circuit de retour 21 qui
dirige le gaz sous forme liquide 13 refroidi dans la cuve 9.
[0102] Ainsi, le gaz sous forme liquide 13 refroidi retourne dans la cuve 9 et permet de
globalement refroidir celle-ci, la température du gaz sous forme liquide 13 refroidi
étant inférieure à la température du gaz sous forme liquide 13 resté dans la cuve
9.
[0103] Le gaz sous forme liquide 13 circule de cette manière si la fonction de refroidissement
est active. Le système d'alimentation 8 permet donc aux fonctions de condensation
et de refroidissement d'être active ou inactive de manière simultanée, dans la mesure
où il y a présence de phase gazeuse 14 générée depuis le gaz sous forme liquide pour
la fonction de refroidissement et de surplus de phase gazeuse 14 générée depuis le
gaz sous forme liquide pour la fonction de condensation.
[0104] Les figures 8 à 11 représentent une courbe de l'évolution du bilan énergie du gaz
sous forme liquide contenu dans la cuve en fonction du temps, c'est-à-dire au cours
du trajet de l'ouvrage flottant, et en fonction des plans d'exploitation des fonctions
de condensation et de refroidissement représentés en partie supérieure de chacune
des figures 8 à 11. Les figures 8 et 9 correspondent respectivement à une estimation
et un ajustement suite à une situation où l'estimation du bilan énergie du gaz sous
forme liquide à l'arrivée est inférieure au bilan énergie maximal. Les figures 10
et 11 correspondent respectivement à une estimation et un ajustement suite à une situation
où l'estimation du bilan énergie du gaz sous forme liquide est supérieure au bilan
énergie maximal.
[0105] Pour chacune des figures 8 à 11, la situation initiale présentée est le lancement
du procédé d'estimation et d'ajustement à un instant t au cours du trajet de l'ouvrage
flottant entre le départ 50 et l'arrivée 51.
[0106] Chacune des courbes du bilan énergie en fonction du temps des figures 8 à 11 comprend
un bilan énergie maximal réel 32, et le bilan énergie maximal virtuel 33, c'est-à-dire
qui prend en compte la marge de sécurité. Le bilan énergie maximal virtuel 33 est
inférieur au bilan énergie maximal réel 32, la différence dépendant de la valeur de
la marge de sécurité. Le bilan énergie maximal réel 32 n'est présent qu'à titre indicatif,
car pour chacune des figures, l'ajustement du bilan énergie du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve se fait en fonction du bilan énergie maximal virtuel 33. Le bilan
énergie maximal réel 32 est constant au cours du temps. Avantageusement, le bilan
énergie maximal virtuel 33 se rapproche progressivement du bilan énergie maximal réel
au cours du temps, mais pour des raisons de clarté, le bilan énergie maximal virtuel
33 est également représenté comme étant constant au cours du temps sur les figures
8 à 11.
[0107] Les figures 8 à 11 représentent également chacune les courbes du premier plan d'exploitation
36 de la fonction de condensation et du deuxième plan d'exploitation 37 de la fonction
de refroidissement au cours du temps. Les ordonnées des courbes des plans d'exploitation
ne présentent que deux positions : une position 0 et une position 1. Lorsque les plans
d'exploitations sont en position 0, cela signifie que les fonctions associées sont
inactives. Lorsque les plans d'exploitations sont en position 1, cela signifie que
les fonctions associées sont actives, ce qui autorise par conséquent la condensation
et/ou le refroidissement du gaz sous forme liquide par le biais du système d'alimentation.
Pour chacune des situations, on part du principe que les deux plans d'exploitation
sont de base en position 1 durant tout le trajet, c'est-à-dire que les fonctions de
condensation et de refroidissement sont autorisées durant tout le trajet.
[0108] La figure 8 représente donc une première situation lors du trajet de l'ouvrage flottant.
Ainsi, à l'instant t, le procédé d'estimation et d'ajustement se lance, et le bilan
énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t 38 est obtenu lors de l'étape D ou
D' du procédé d'estimation et d'ajustement, soit à partir de la température du gaz
sous forme liquide contenu dans la cuve, soit à partir de l'exécution des fonctions
de condensation et de refroidissement depuis le départ 50. Il est possible d'observer
l'évolution du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve depuis
le départ 50 et jusqu'à l'instant t, l'évolution correspondant à un bilan énergie
mesuré 34. Le bilan énergie mesuré 34 est représenté en traits pleins car il a déjà
été mesuré en temps réel depuis le départ 50, la première mesure correspondant à un
bilan énergie de départ 30, déterminée lorsque le procédé d'estimation et d'ajustement
a été lancé une première fois. L'évolution du bilan énergie du gaz sous forme liquide
postérieure à l'instant t est en pointillés et représente un bilan énergie prévisionnel
35 qui est donc évalué par le procédé d'estimation et d'ajustement, plus précisément
lors de l'étape F et à partir du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant
t 38. L'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée 51 correspond donc à une estimation de la valeur du bilan énergie lorsque
l'ouvrage flottant parviendra à l'arrivée 51 si les plans d'exploitation tel que présentés
sur la figure 8 sont maintenus jusqu'à cette arrivée 51.
[0109] Il est constaté sur la figure 8 que sans ajustement des plans d'exploitation du procédé
d'estimation et d'ajustement selon l'invention, l'estimation du bilan énergie 31 du
gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51 est inférieure au bilan
énergie maximal virtuel 33, calculé lors de l'étape E du procédé d'estimation et d'ajustement.
Le gaz sous forme liquide contenu dans la cuve satisfait donc les exigences du lieu
de destination. Il est néanmoins possible d'ajuster les plans d'exploitation afin
de limiter la consommation énergétique du système d'alimentation.
[0110] La figure 9 représente une courbe mettant en œuvre l'étape G du procédé d'estimation
et d'ajustement selon l'invention, avec des plans d'exploitation ajustés par rapport
à ceux présentés en figure 8. Le procédé d'estimation et d'ajustement se déroule toujours
à l'instant t et après la constatation que l'estimation du bilan énergie 31 du gaz
sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51 était inférieure au bilan énergie
maximal virtuel 33. Le procédé d'estimation et d'ajustement ajuste donc les plans
d'exploitation afin de garantir une économie d'énergie. Ainsi, bien que cela soit
déjà le cas dans l'exemple présenté, le premier plan d'exploitation 36 de la fonction
de condensation est ajusté pour être maintenu actif, soit en position 1, jusqu'à l'arrivée
51 du trajet. Le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide
est donc intégralement condensé, ce qui n'entraîne pas de pertes de la cargaison.
[0111] Par ailleurs, l'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve à l'arrivée 51 étant inférieure au bilan énergie maximal virtuel 33,
il est également possible de désactiver la fonction de refroidissement à un instant
estimé dt au cours du trajet. Pour déterminer l'instant estimé dt, le procédé d'estimation
et d'ajustement met en œuvre une ou des itérations où s'alternent successivement l'ajustement
du deuxième plan d'exploitation 37 de la fonction de refroidissement et le recalcul
de l'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée 51. Ici, l'ajustement du deuxième plan d'exploitation 37 de la fonction
de refroidissement consiste à sélectionner un instant où la fonction de refroidissement
est désactivée en prenant l'arrivée 51 comme cible. Les itérations se poursuivent
tant que l'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu dans la
cuve à l'arrivée 51 est inférieure au bilan énergie maximal virtuel 33, l'instant
sélectionné où la fonction de refroidissement est désactivée étant à chaque nouvelle
occurrence de plus en plus antérieure à la précédente, et le calcul de l'estimation
du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51
étant effectué chaque fois avec le nouvel ajustement du deuxième plan d'exploitation
37 de la fonction de refroidissement déterminé précédemment. Ces itérations permettent
ainsi de déterminer l'instant estimé dt optimal pour que l'estimation du bilan énergie
31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51 ne dépasse pas le
bilan énergie maximal virtuel 33, mais tout en désactivant la fonction de refroidissement
le plus tôt possible afin d'économiser un maximum d'énergie.
[0112] Une fois l'instant estimé dt obtenu, le procédé d'estimation et d'ajustement ajuste
le deuxième plan d'exploitation 37 de la fonction de refroidissement et le transmet
au système d'alimentation. Le deuxième plan d'exploitation 37 ajusté de la fonction
de refroidissement est visible sur la figure 9, où l'on peut voir que la fonction
de refroidissement passe en position 0 suite à l'ajustement, entraînant sa désactivation
à l'instant estimé dt. Ainsi, entre l'instant estimé dt et l'arrivée 51, la fonction
de refroidissement est maintenue désactivée. Sachant cela, et étant donné que la fonction
de condensation est toujours active, la température du gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve, et par analogie le bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve, présente une augmentation plus significative entre l'instant estimé dt et
l'arrivée 51 que sur la courbe de la figure 8. L'instant estimé dt, grâce aux itérations
du procédé d'estimation et d'ajustement évoquées précédemment, est toutefois calculé
de sorte à entraîner une augmentation de l'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous
forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51 mais sans que cette dernière ne
dépasse le bilan énergie maximal virtuel 33 lors de l'arrivée 51 au lieu de destination.
[0113] Le gaz sous forme liquide contenu dans la cuve respecte donc toujours les exigences
du lieu de destination, mais des économies d'énergie sont faites entre l'instant estimé
dt et l'arrivée 51 étant donné que la fonction de refroidissement est désactivée durant
ce laps de temps et ne nécessite donc pas d'être alimentée en énergie. Le procédé
d'estimation et d'ajustement a donc permis de limiter le gaspillage d'énergie tout
en maintenant le gaz sous forme liquide conforme aux exigences du lieu de destination.
[0114] La figure 10 représente toujours la courbe d'évolution du bilan énergie du gaz sous
forme liquide contenu dans la cuve au cours du temps mais cette fois dans la situation
inverse aux figures 8 et 9. En effet, selon le procédé d'estimation et d'ajustement,
durant l'instant t du trajet, le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant
t 38 est calculé, puis le procédé d'estimation et d'ajustement calcule l'estimation
du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51
à partir du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t 38. Comme cela est
visible sur la figure 10, l'estimation du bilan énergie 31 du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve à l'arrivée 51 est supérieure au bilan énergie maximal virtuel
33, et même au bilan énergie maximal réel 32, et ce malgré l'activation constante
de la fonction de refroidissement tout le long du trajet comme en témoigne le deuxième
plan d'exploitation 37 de la fonction de refroidissement visible sur la figure 10.
[0115] Dans cette situation, lors de l'arrivée 51, et si les plans d'exploitation des fonctions
de condensation et de refroidissement ne sont pas ajustés, le gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve ne répondra pas aux exigences du lieu de destination, entraînant
le refus de la cargaison par celui-ci. Pour éviter cela, il est indispensable de faire
baisser la pression de saturation du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve,
entraînant une baisse du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
également, afin de répondre aux exigences du lieu de destination lors de l'arrivée
51. Un instant donné d't est indiqué sur la figure 10 et correspond à l'instant où
le bilan énergie prévisionnel 35 dépasse le bilan énergie maximal virtuel 33, soit
l'instant à partir duquel le bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve n'est plus conforme aux exigences du lieu de destination.
[0116] Les ajustements nécessaires pour pallier la situation évoquée en figure 10 sont représentés
en figure 11. Ainsi, si ce n'est pas déjà le cas, le procédé d'estimation et d'ajustement
ajuste le deuxième plan d'exploitation 37 de la fonction de refroidissement afin que
cette dernière soit active jusqu'à l'arrivée 51 du trajet.
[0117] Comme cela a été évoqué précédemment, le principal facteur entraînant une hausse
de la température du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve ainsi que du bilan
énergie de celui-ci est dû à la condensation du surplus de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide. En effet, bien que ce dernier soit condensé afin de passer
sous forme liquide, la température du gaz condensé est plus élevée que la température
du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve. Le retour du gaz condensé dans la
cuve entraîne donc à la longue une hausse de la température du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve. Le meilleur moyen de stopper une telle hausse de température
est donc de mettre en œuvre le premier plan d'exploitation 36 ajusté de la fonction
de condensation afin que cette dernière se désactive.
[0118] Ainsi le procédé d'estimation et d'ajustement ajuste le premier plan d'exploitation
36 de la fonction de condensation. La fonction de condensation est donc programmée
pour être désactivée à l'instant donné d't, c'est-à-dire au moment où le bilan énergie
estimé 34 atteint le bilan énergie maximal virtuel 33. Le procédé d'estimation et
d'ajustement permet ainsi de maintenir la fonction de condensation active le plus
longtemps possible. Arrivé à l'instant donné d't, la fonction de condensation se désactive.
La hausse du bilan énergie du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve est alors
stoppée, grâce à la désactivation de la fonction de condensation, mais également grâce
au maintien de la fonction de refroidissement en activité. L'estimation du bilan énergie
31 du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée 51 est donc maintenue
au niveau du bilan énergie maximal virtuel 33, ce qui correspond aux exigences du
lieu de destination. Dans cette configuration, entre l'instant donné d't et l'arrivée
51, le surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous forme liquide n'est plus
condensé par le système d'alimentation.
[0119] La figure 12 représente un premier exemple d'une courbe de l'évolution de la marge
de sécurité 60 en fonction du temps, du départ 50 à l'arrivée 51. Ce premier exemple
présente une marge de sécurité 60 dégressive au cours du temps. Autrement dit, plus
l'ouvrage flottant se rapproche du lieu de destination, plus la marge de sécurité
60 diminue et par conséquent plus le bilan énergie maximal virtuel se rapproche du
bilan énergie maximal réel, étant donné que le bilan énergie maximal virtuel est recalculé
à chaque étape E par des itérations du procédé d'estimation et d'ajustement avec la
marge de sécurité 60 qui diminue au fur et à mesure que l'ouvrage flottant se rapproche
de sa destination.
[0120] La valeur de la marge de sécurité peut également dépendre de la quantité d'informations
que détient le personnel de l'ouvrage flottant concernant le trajet, par exemple les
conditions météorologiques au cours de celui-ci ou encore les conditions de mer. Ainsi
une marge de sécurité 60 plus élevée peut être indiquée s'il n'y a aucune information
concernant les conditions du trajet.
[0121] La figure 13 représente un deuxième exemple de l'évolution de la marge de sécurité
60 au cours du temps. Lors du début de ce trajet, la marge de sécurité 60 diminue
au cours du temps, tout comme sur la figure précédente. Il est cependant possible
qu'un évènement 61 imprévu survienne. L'évènement 61 peut être un phénomène naturel,
par exemple un phénomène météorologique comme une tempête ou du brouillard, susceptibles
de ralentir l'allure de l'ouvrage flottant. L'évènement 61 peut également être un
incident mécanique, par exemple une panne de l'ouvrage flottant, susceptible d'immobiliser
ce dernier durant un laps de temps non négligeable. Un tel évènement 61 rallonge donc
le temps de trajet jusqu'au lieu de destination. Dans cette situation, la marge de
sécurité 60 telle qu'elle a été programmée au départ 50 n'est plus adéquate au trajet.
Il est donc possible de reprogrammer la marge de sécurité 60 afin d'adapter celle-ci
aux conséquences de l'évènement 61, c'est-à-dire le ralentissement ou l'immobilisation
de l'ouvrage flottant dans les exemples suscités. Sur la figure 13, la marge de sécurité
60 est réhaussée au moment où l'évènement 61 est survenu, puis diminue à nouveau au
cours du temps. Cette modification garantit une sécurité concernant le bilan énergie
maximal virtuel et permet d'éviter des erreurs pouvant potentiellement entraîner le
refus de la cargaison de gaz sous forme liquide lors de l'arrivée au lieu de destination.
[0122] Bien sûr, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits
et de nombreux aménagements peuvent être apportés à ces exemples sans sortir du cadre
de l'invention.
[0123] L'invention, telle qu'elle vient d'être décrite, atteint bien le but qu'elle s'était
fixée, et permet de proposer un procédé d'estimation et d'ajustement d'un bilan énergie
d'un gaz sous forme liquide contenu dans une cuve d'un ouvrage flottant afin que ledit
bilan énergie du gaz sous forme liquide soit conforme aux exigences d'un lieu de destination
où est destinée la livraison du gaz sous forme liquide, et ce tout en ajustant au
mieux la consommation d'énergie du système d'alimentation. Des variantes non décrites
ici pourraient être mises en œuvre sans sortir du contexte de l'invention, dès lors
que, conformément à l'invention, elles comprennent un procédé d'estimation de d'ajustement
conforme à l'invention.
1. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) d'un bilan énergie d'un gaz sous forme liquide
(13) contenu dans au moins une cuve (9) d'un ouvrage flottant (1) destiné à livrer
ledit gaz sous forme liquide (13) à un lieu de destination (2) donné, l'ouvrage flottant
(1) comprenant un système d'alimentation (8) en carburant d'un consommateur de l'ouvrage
flottant (1) apte à mettre en œuvre une fonction de condensation d'une phase gazeuse
(14) générée depuis le gaz sous forme liquide et/ou une fonction de refroidissement
du gaz sous forme liquide (13),
caractérisé en ce que le procédé d'estimation et d'ajustement (5) comprend les étapes suivantes :
- une étape A de calcul de la température maximale autorisée du gaz sous forme liquide
contenu dans la cuve à l'arrivée sur le lieu de destination, à partir des exigences
de pression de saturation maximale de gaz sous forme liquide du lieu de destination
(2) et des caractéristiques du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve,
- une étape B d'établissement d'un premier plan d'exploitation (36) de la fonction
de condensation de la phase gazeuse (14) générée depuis le gaz sous forme liquide
opérée par le système d'alimentation (8) jusqu'à l'arrivée (51) au lieu de destination
(2), ledit premier plan d'exploitation (36) étant établi à partir d'une estimation
d'un surplus de phase gazeuse (14) générée depuis le gaz sous forme liquide dans la
cuve (9) au cours d'un trajet (3),
- une étape C d'établissement d'un deuxième plan d'exploitation (37) de la fonction
de refroidissement du gaz sous forme liquide (13) opérée par le système d'alimentation
(8) jusqu'à l'arrivée (51) au lieu de destination (2), ledit deuxième plan d'exploitation
(37) étant établi à partir de l'estimation du surplus de phase gazeuse générée depuis
le gaz sous forme liquide au cours du trajet (3),
- une étape D de calcul d'un bilan énergie du gaz sous forme liquide à un instant
t (38) à partir de la température du gaz sous forme liquide (13) contenu dans la cuve
(9) et des propriétés du gaz sous forme liquide (13) contenu dans la cuve (9),
- une étape E de calcul d'un bilan énergie maximal (32, 33) à partir de la température
maximale autorisée du gaz sous forme liquide (13) calculée à l'étape A, et des caractéristiques
du gaz sous forme liquide (13) contenu dans la cuve (9),
- une étape F d'estimation du bilan énergie (31) du gaz sous forme liquide contenu
dans la cuve à l'arrivée (51) du trajet (3) à partir des plans d'exploitation (36,
37) des fonctions de condensation et de refroidissement déterminés aux étapes B et
C et du bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t (38), déterminé à l'étape
D,
- une étape G d'ajustement du premier plan d'exploitation (36) et/ou du deuxième plan
d'exploitation (37),
- une étape H de mise en œuvre du système d'alimentation (8) selon les plans d'exploitation
(36, 37) des fonctions de condensation et de refroidissement du gaz sous forme liquide
(13) ajustés à l'étape G.
2. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) du bilan énergie selon la revendication précédente,
dans lequel l'étape G consiste à une activation de la fonction de condensation tant
que l'estimation du bilan énergie (31) du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée (51) du trajet (3), calculée à l'étape F, est inférieure au bilan énergie
maximal (32, 33) calculé à l'étape E.
3. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) du bilan énergie selon l'une quelconque des
revendications précédentes, dans lequel l'étape G consiste en un arrêt de la fonction
de refroidissement à un instant estimé dt qui garantit que l'estimation du bilan énergie
(31) du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve à l'arrivée (51) du trajet (3),
calculée à l'étape F, est inférieure au bilan énergie maximal (32, 33) calculé à l'étape
E.
4. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) du bilan énergie selon la revendication 1,
dans lequel l'étape G consiste en un arrêt de la fonction de condensation tant que
l'estimation du bilan énergie (31) du gaz sous forme liquide contenu dans la cuve
à l'arrivée (51) du trajet (3), calculée à l'étape F, est supérieure au bilan énergie
maximal (32, 33) calculé à l'étape E.
5. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) du bilan énergie selon la revendication 1
ou 4, dans lequel l'étape G consiste à une activation de la fonction de refroidissement
tant que l'estimation du bilan énergie (31) du gaz sous forme liquide contenu dans
la cuve à l'arrivée (51) du trajet (3), calculée à l'étape F, est supérieure au bilan
énergie maximal (32, 33) calculé à l'étape E.
6. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, répété par itération à partir de l'étape B et pendant le trajet (3) de
l'ouvrage flottant (1).
7. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon la revendication 6, comprenant une
étape supplémentaire D', effectuée de manière simultanée à l'étape D, de calcul du
bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t (38) à partir de l'exécution
des fonctions de condensation et de refroidissement depuis le départ (50) de l'ouvrage
flottant (1) et jusqu'à l'instant t et à partir d'un bilan énergie du gaz sous forme
liquide à un instant t (38) calculé lors d'une itération antérieure.
8. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon la revendication 7, dans lequel le
bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t (38) conservé pour l'étape F
est le plus élevé parmi le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t (38)
calculé à l'étape D et le bilan énergie du gaz sous forme liquide à l'instant t (38)
calculé à l'étape D'.
9. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon l'une quelconque des revendications
1 à 5, comprenant une étape supplémentaire A' de sélection d'une marge de sécurité
(60) du bilan énergie maximal (32, 33) du gaz sous forme liquide (13) en fonction
des caractéristiques du trajet (3) de l'ouvrage flottant (1), l'étape E étant effectuée
en prenant en compte ladite marge de sécurité (60).
10. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon la revendication 9, dans lequel l'étape
A' est répétée par itération au cours du trajet (3) de l'ouvrage flottant (1).
11. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon la revendication 9 ou 10, dans lequel
la marge de sécurité (60) diminue au fur et à mesure que l'ouvrage flottant (1) s'approche
du lieu de destination (2).
12. Procédé d'estimation et d'ajustement (5) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel l'ouvrage flottant (1) est équipé au moins d'un moteur (16)
alimenté au moins partiellement par la phase gazeuse (14) générée depuis le gaz sous
forme liquide, l'estimation du surplus de phase gazeuse générée depuis le gaz sous
forme liquide au cours du trajet (3) étant établie à partir d'une valeur image des
entrées de chaleur dans la cuve (9) et d'une estimation de la consommation du moteur
(16).
13. Système de gestion (4) d'un bilan énergie d'un gaz sous forme liquide (13) contenu
dans au moins une cuve (9) d'un ouvrage flottant (1), mettant en œuvre le procédé
d'estimation et d'ajustement (5) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
ledit système de gestion (4) comprenant au moins un système d'alimentation (8) en
carburant d'un consommateur de l'ouvrage flottant (1) et au moins un calculateur (7)
ayant pour fonction d'estimer une quantité de surplus de phase gazeuse (14) générée
depuis le gaz sous forme liquide au cours d'un trajet (3) de l'ouvrage flottant (1).
14. Ouvrage flottant (1) de transport de gaz sous forme liquide (13) comprenant un système
de gestion (4) du bilan énergie dudit gaz selon la revendication précédente.
1. Verfahren zum Abschätzen und Einstellen (5) einer Energiebilanz eines Gases in flüssiger
Form (13), das in mindestens einem Tank (9) einer schwimmenden Struktur (1) enthalten
ist, die dazu bestimmt ist, das Gas in flüssiger Form (13) an einen bestimmten Bestimmungsort
(2) zu liefern, wobei die schwimmende Struktur (1) ein System (8) zur Versorgung eines
Verbrauchers der schwimmenden Struktur (1) mit Brennstoff umfasst, das in der Lage
ist, eine Funktion der Kondensation einer Gasphase (14), die aus dem Gas in flüssiger
Form erzeugt wird, und/oder eine Funktion der Kühlung des Gases in flüssiger Form
(13) auszuführen,
dadurch gekennzeichnet, dass das Schätz- und Einstellverfahren (5) die folgenden Schritte umfasst:
- einen Schritt A zur Berechnung der maximal zulässigen Temperatur des im Tank enthaltenen
Gases in flüssiger Form bei Ankunft am Bestimmungsort auf der Grundlage der Anforderungen
an den maximalen Sättigungsdruck des Gases in flüssiger Form am Bestimmungsort (2)
und der Eigenschaften des im Tank enthaltenen Gases in flüssiger Form,
- einen Schritt B des Aufstellens eines ersten Betriebsplans (36) für die Funktion
der Kondensation der Gasphase (14), die aus dem Gas in flüssiger Form erzeugt wird,
die durch das Versorgungssystem (8) bis zur Ankunft (51) am Bestimmungsort (2) durchgeführt
wird, wobei der erste Betriebsplan (36) ausgehend von einer Schätzung einer überschüssigen
Gasphase (14), die aus dem Gas in flüssiger Form in dem Tank (9) während einer Fahrt
(3) erzeugt wird, aufgestellt wird,
- einen Schritt C des Aufstellens eines zweiten Betriebsplans (37) für die Kühlfunktion
des Gases in flüssiger Form (13), die durch das Versorgungssystem (8) bis zur Ankunft
(51) am Bestimmungsort (2) ausgeführt wird, wobei der zweite Betriebsplan (37) ausgehend
von der Schätzung der überschüssigen Gasphase, die aus dem Gas in flüssiger Form während
der Fahrt (3) erzeugt wird, aufgestellt wird,
- einen Schritt D der Berechnung einer Energiebilanz des Gases in flüssiger Form zu
einem Zeitpunkt t (38) aus der Temperatur des Gases in flüssiger Form (13), das in
dem Tank (9) enthalten ist, und den Eigenschaften des Gases in flüssiger Form (13),
das in dem Tank (9) enthalten ist,
- einen Schritt E zur Berechnung einer maximalen Energiebilanz (32, 33) aus der in
Schritt A berechneten maximal zulässigen Temperatur des Gases in flüssiger Form (13)
und den Eigenschaften des im Tank (9) enthaltenen Gases in flüssiger Form (13),
- einen Schritt F zur Schätzung der Energiebilanz (31) des im Tank enthaltenen Gases
in flüssiger Form bei der Ankunft (51) von der Reise (3) aus den in den Schritten
B und C bestimmten Betriebsplänen (36, 37) der Kondensations- und Kühlfunktionen und
aus der in Schritt D bestimmten Energiebilanz des Gases in flüssiger Form zum Zeitpunkt
t (38),
- einen Schritt G der Anpassung des ersten Betriebsplans (36) und/oder des zweiten
Betriebsplans (37),
- einen Schritt H der Implementierung des Versorgungssystems (8) gemäß den Betriebsplänen
(36, 37) der Kondensations- und Kühlfunktionen des Gases in flüssiger Form (13), die
im Schritt G eingestellt wurden.
2. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach dem vorhergehenden
Anspruch, wobei der Schritt G darin besteht, die Kondensationsfunktion zu aktivieren,
solange die in Schritt F berechnete geschätzte Energiebilanz (31) des in dem Tank
(51) enthaltenen Gases in flüssiger Form bei der Ankunft (3) von der Reise kleiner
ist als die in Schritt E berechnete maximale Energiebilanz (32, 33).
3. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach einem der vorhergehenden
Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt G darin besteht, die Kühlfunktion zu einem geschätzten Zeitpunkt dt zu
stoppen, der gewährleistet, dass die in Schritt F berechnete geschätzte Energiebilanz
(31) des im Tank enthaltenen Gases in flüssiger Form bei Ankunft (51) von der Reise
(3) kleiner ist als die in Schritt E berechnete maximale Energiebilanz (32, 33).
4. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt G darin besteht, die Kondensationsfunktion zu stoppen, solange die in
Schritt F berechnete geschätzte Energiebilanz (31) des im Tank enthaltenen Gases in
flüssiger Form bei Ankunft (51) von der Reise (3) größer ist als die in Schritt E
berechnete maximale Energiebilanz (32, 33).
5. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 1 oder 4,
dadurch gekennzeichnet, dass Schritt G darin besteht, die Kühlfunktion zu aktivieren, solange die in Schritt F
berechnete geschätzte Energiebilanz (31) des im Tank enthaltenen Gases in flüssiger
Form bei Ankunft (51) von der Reise (3) größer ist als die in Schritt E berechnete
maximale Energiebilanz (32, 33).
6. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach einem der vorhergehenden
Ansprüche, wiederholt durch Iteration, beginnend mit Schritt B und während der Fahrt
(3) der schwimmenden Struktur (1).
7. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 6, umfassend
einen zusätzlichen Schritt D', der gleichzeitig mit Schritt D ausgeführt wird, zur
Berechnung der Energiebilanz des Gases in flüssiger Form zum Zeitpunkt t (38) aus
der Ausführung der Kondensations- und Kühlfunktionen ab dem Abgang (50) der schwimmenden
Struktur (1) und bis zum Zeitpunkt t und aus einer Energiebilanz des Gases in flüssiger
Form zum Zeitpunkt t (38), die während einer früheren Iteration berechnet wurde.
8. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 7, wobei
die Energiebilanz des Gases in flüssiger Form zum Zeitpunkt t (38), die für Schritt
F erhalten bleibt, die höchste ist unter der Energiebilanz des Gases in flüssiger
Form zum Zeitpunkt t (38), die in Schritt D berechnet wurde, und der Energiebilanz
des Gases in flüssiger Form zum Zeitpunkt t (38), die in Schritt D' berechnet wurde.
9. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach einem der Ansprüche
1 bis 5, mit einem zusätzlichen Schritt A' der Auswahl einer Sicherheitsspanne (60)
für die maximale Energiebilanz (32, 33) des Gases in flüssiger Form (13) in Abhängigkeit
von den Eigenschaften der Fahrt (3) der schwimmenden Struktur (1), wobei der Schritt
E unter Berücksichtigung der Sicherheitsspanne (60) durchgeführt wird.
10. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 9, wobei
Schritt A' während der Fahrt (3) der schwimmenden Struktur (1) iterativ wiederholt
wird.
11. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach Anspruch 9 oder 10,
wobei der Sicherheitsabstand (60) abnimmt, wenn sich die schwimmende Struktur (1)
dem Bestimmungsort (2) nähert.
12. Verfahren zum Schätzen und Einstellen (5) der Energiebilanz nach einem der vorhergehenden
Ansprüche, wobei die schwimmende Struktur (1) mit mindestens einem Motor (16) ausgestattet
ist, der zumindest teilweise durch die aus dem Gas in flüssiger Form erzeugte Gasphase
(14) angetrieben wird, wobei die Schätzung der während der Fahrt (3) aus dem Gas in
flüssiger Form erzeugten überschüssigen Gasphase aus einem Bildwert der Wärmeeinträge
in den Tank (9) und einer Schätzung des Verbrauchs des Motors (16) ermittelt wird.
13. System (4) zur Verwaltung einer Energiebilanz eines Gases in flüssiger Form (13),
das in mindestens einem Tank (9) einer schwimmenden Struktur (1) enthalten ist, wobei
das Verfahren (5) zum Schätzen und Einstellen nach einem der vorhergehenden Ansprüche
durchgeführt wird, wobei das Verwaltungssystem (4) mindestens ein System (8) zur Versorgung
eines Verbrauchers der schwimmenden Struktur (1) mit Kraftstoff und mindestens einen
Rechner (7) umfasst, der die Aufgabe hat, eine Menge an überschüssiger Gasphase (14)
zu schätzen, die aus dem Gas in flüssiger Form während einer Fahrt (3) der schwimmenden
Struktur (1) erzeugt wird.
14. Schwimmende Struktur (1) für den Transport von Gas in flüssiger Form (13), die ein
System (4) zur Verwaltung der Energiebilanz des Gases gemäß dem vorhergehenden Anspruch
umfasst.
1. Method for estimating and adjusting (5) an energy balance of a gas in liquid form
(13) contained in at least one tank (9) of a floating structure (1) intended to deliver
said gas in liquid form (13) to a given place of destination (2), the floating structure
(1) comprising a system (8) for supplying fuel to a consumer of the floating structure
(1) capable of carrying out a function of condensation of a gas phase (14) generated
from the gas in liquid form and/or a function of cooling the gas in liquid form (13),
characterized in that the estimating and adjusting method (5) comprises the following steps:
- a step A of calculating the maximum authorized temperature of the gas in liquid
form contained in the tank on arrival at the place of destination, based on the maximum
saturation pressure requirements of gas in liquid form of the place of destination
(2) and the characteristics of the gas in liquid form contained in the tank,
- a step B of establishing a first operating plan (36) for the condensation function
of the gas phase (14) generated from the gas in liquid form carried out by the supply
system (8) until the arrival (51) at the place of destination (2), said first operating
plan (36) being established from an estimate of an excess gas phase (14) generated
from the gas in liquid form in the tank (9) during a journey (3),
- a step C of establishing a second operating plan (37) for the cooling function of
the gas in liquid form (13) carried out by the supply system (8) until arrival (51)
at the place of destination (2), said second operating plan (37) being established
from the estimate of the excess gas phase generated from the gas in liquid form during
the journey (3),
- a step D of calculating an energy balance of the gas in liquid form at a time t
(38) from the temperature of the gas in liquid form (13) contained in the tank (9)
and the properties of the gas in liquid form (13) contained in the tank (9),
- a step E of calculating a maximum energy balance (32, 33) from the maximum authorized
temperature of the gas in liquid form (13), calculated in step A, and the characteristics
of the gas in liquid form (13) contained in the tank (9),
- a step F of estimating the energy balance (31) of the gas in liquid form contained
in the tank on arrival (51) from the journey (3) from the operating plans (36, 37)
of the condensation and cooling functions determined in steps B and C and from the
energy balance of the gas in liquid form at time t (38), determined in step D,
- a step G of adjusting the first operating plan (36) and/or the second operating
plan (37),
- a step H of implementing the supply system (8) according to the operating plans
(36, 37) of the condensation and cooling functions of the gas in liquid form (13)
adjusted in step G.
2. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to the preceding
claim, wherein step G consists in activating the condensation function as long as
the estimated energy balance (31) of the gas in liquid form contained in the tank
(51) on arrival (3) from the journey, calculated in step F, is less than the maximum
energy balance (32, 33) calculated in step E.
3. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to one of the
preceding claims, wherein step G consists in stopping the cooling function at an estimated
time dt that guarantees that the estimated energy balance (31) of the gas in liquid
form contained in the tank on arrival (51) from the journey (3), calculated in step
F, is less than the maximum energy balance (32, 33) calculated in step E.
4. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 1, wherein
step G consists in stopping the condensation function as long as the estimated energy
balance (31) of the gas in liquid form contained in the tank on arrival (51) from
the journey (3), calculated in step F, is greater than the maximum energy balance
(32, 33) calculated in step E.
5. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 1 or
4, wherein step G consists in activating the cooling function as long as the estimated
energy balance (31) of the gas in liquid form contained in the tank on arrival (51)
from the journey (3), calculated in step F, is greater than the maximum energy balance
(32, 33) calculated in step E.
6. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to one of the
preceding claims, repeated by iteration starting from step B and during the journey
(3) of the floating structure (1).
7. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 6, comprising
an additional step D', carried out simultaneously with step D, of calculating the
energy balance of the gas in liquid form at time t (38) from the execution of the
condensation and cooling functions from the departure (50) of the floating structure
(1) and until time t and from an energy balance of the gas in liquid form at time
t (38) calculated during an earlier iteration.
8. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 7, wherein
the energy balance of the gas in liquid form at time t (38) conserved for step F is
the highest among the energy balance of the gas in liquid form at time t (38) calculated
in step D and the energy balance of the gas in liquid form at time t (38) calculated
in step D'.
9. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to one of claims
1 to 5, comprising an additional step A' of selecting a safety margin (60) for the
maximum energy balance (32, 33) of the gas in liquid form (13) as a function of the
characteristics of the journey (3) of the floating structure (1), step E being performed
taking said safety margin (60) into account.
10. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 9, wherein
step A' is repeated by iteration during the journey (3) of the floating structure
(1).
11. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to claim 9 or
10, wherein the safety margin (60) decreases as the floating structure (1) approaches
the place of destination (2).
12. Method for estimating and adjusting (5) the energy balance according to one of the
preceding claims, wherein the floating structure (1) is equipped with at least one
engine (16) powered at least partially by the gas phase (14) generated from the gas
in liquid form, the estimation of the excess gas phase generated from the gas in liquid
form liquid during the journey (3) being established from an image value of the heat
inputs into the tank (9) and an estimate of the consumption of the engine (16).
13. System (4) for managing an energy balance of a gas in liquid form (13) contained in
at least one tank (9) of a floating structure (1), implementing the estimating and
adjusting method (5) according to one of the preceding claims, said management system
(4) comprising at least one fuel supply system (8) for a consumer of the floating
structure (1) and at least one computer (7) having the function of estimating a quantity
of excess gas phase (14) generated from the gas in liquid form during a journey (3)
of the floating structure (1).
14. Floating structure (1) for transporting gas in liquid form (13) comprising a system
(4) for managing the energy balance of said gas according to the preceding claim.