[0001] La présente invention concerne un dispositif de protection électrique.
[0002] EP1884976A1 décrit un dispositif de commutation, qui peut être intégré à un tableau électrique
d'une installation électrique. Le dispositif de commutation comprend une manette,
qui, pour commander l'ouverture et la fermeture de deux contacts mobiles, commande
un noyau mobile par l'intermédiaire d'une bielle. Les contacts mobiles sont eux-mêmes
attachés au noyau mobile par une bielle respective pour être actionnés par le noyau
mobile. Pour définir la course de déplacement de chaque contact mobile sous l'action
du déplacement du noyau mobile, le boîtier comprend un rail courbe respectif pour
chaque contact mobile, qui guide une extrémité du contact mobile. Pour chaque contact
mobile, on prévoit aussi un ressort respectif qui maintient le contact mobile au contact
d'un contact fixe lorsque le contact mobile est en position de fermeture, ou au contact
d'un pion formé par le boîtier, lorsque le contact mobile est en position d'ouverture,
ce qui maintient le contact mobile à distance du contact fixe. Le dispositif de commutation
comprend aussi un actionneur électromagnétique et un actionneur thermique, qui sont
configurés pour déclencher une mise en position d'ouverture des contacts mobiles.
Pour cela, ces actionneurs font basculer un levier qui libère le noyau mobile, ce
qui autorise les contacts mobiles à être ramenés en position d'ouverture, ainsi que
la manette, par l'intermédiaire du noyau mobile.
[0003] Il existe un besoin constant de miniaturisation de ce type de dispositif, par exemple
pour intégrer davantage de fonctions à l'intérieur du boîtier sans augmenter l'encombrement
du dispositif et/ou pour réduire l'encombrement du dispositif au sein du tableau électrique.
En outre, il est souhaitable de prévoir que, en cas de défaut électrique, l'ouverture
des contacts mobiles soit très rapide, pour assurer une bonne protection.
[0004] L'invention vise donc notamment à obtenir un nouveau dispositif de protection électrique
miniaturisé et dont le déclenchement est rapide en cas de défaut électrique.
[0005] L'invention a pour objet un dispositif de protection électrique, comprenant : un
boîtier ; un premier chemin de conduction, comprenant un premier contact mobile, qui
est mobile par rapport au boîtier, entre : une position de conduction, dans laquelle
le premier contact mobile connecte électriquement une première borne d'entrée à une
première borne de sortie appartenant au premier chemin de conduction, et une position
d'isolement, dans laquelle la première borne d'entrée et la première borne de sortie
sont électriquement isolées l'une de l'autre. Le dispositif de protection électrique
comprend en outre un coulisseau, auquel le premier contact mobile est attaché, le
coulisseau étant coulissant par rapport au boîtier suivant un axe de coulisseau, entre
une position armée, où le premier contact mobile est en position de conduction, et
une position déclenchée, où le premier contact mobile est en position d'isolement
; un premier ressort de contact, appliquant un premier effort de contact sur le premier
contact mobile en prenant appui sur le boîtier, le premier contact mobile tendant
à entraîner le coulisseau vers la position déclenchée, lorsque le coulisseau est en
position armée, sous l'action du premier effort de contact ; une commande de commutation,
qui est configurée pour évoluer entre une configuration de fermeture et une configuration
d'ouverture ; et un premier déclencheur, configuré pour être excité par un défaut
électrique d'un premier type.
[0006] Selon l'invention, le dispositif de protection électrique comprend en outre un premier
crochet, qui est porté par le coulisseau, en étant mobile par rapport au coulisseau,
entre : une position de verrouillage, pour assujettir la configuration de la commande
de commutation à la position du coulisseau, de sorte que le coulisseau est en position
déclenchée lorsque la commande de commutation est en configuration d'ouverture, et
de sorte que le coulisseau est en position armée lorsque la commande de commutation
est en configuration de fermeture, la commande de commutation maintenant alors le
coulisseau en position armée, et une position de déverrouillage, dans laquelle le
premier crochet autorise le coulisseau à être déplacé de la position armée à la position
déclenchée même si la commande de commutation est en configuration de fermeture. Selon
l'invention, le premier déclencheur est configuré pour déclencher un basculement du
premier crochet depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage
lorsque le premier déclencheur est excité par un défaut électrique du premier type.
[0007] Une idée à la base de l'invention est de prévoir que le coulisseau est sélectivement
assujetti à, et libéré de, la commande de commutation, à l'aide du premier crochet,
porté par le coulisseau lui-même. Lorsqu'aucun défaut électrique ne se produit, un
ensemble comprenant le coulisseau et le premier contact est avantageusement assujetti
à la commande de commutation, pour qu'un utilisateur puisse commander le premier contact
mobile par l'intermédiaire de la commande de commutation. Lorsqu'un défaut électrique
se produit, le coulisseau est libéré par déplacement du premier crochet en position
de déverrouillage, pour que le premier contact mobile soit rapidement mis en position
d'isolement sous l'action du premier ressort de contact, quelle que soit la configuration
de la commande de commutation. On prévoit avantageusement que la commande de commutation
soit alors ramenée en configuration d'ouverture par des moyens séparés. Contrairement
à ce que prévoit l'art antérieur, l'idée d'embarquer le premier crochet sur le coulisseau
permet de physiquement regrouper ces deux éléments pour améliorer la compacité générale
du dispositif de protection électrique, tout en permettant au premier déclencheur
de faire basculer très rapidement le premier contact mobile en position d'isolement
lorsqu'un défaut électrique du premier type se produit.
[0008] De préférence, la commande de commutation comprend : une manette, qui est mobile
en rotation par rapport au boîtier autour d'un axe de manette, l'axe de coulisseau
étant orthoradial à l'axe de manette ; une bielle de commande, qui comprend : une
extrémité primaire, par l'intermédiaire de laquelle la bielle de commande est attachée
à la manette en étant pivotante par rapport à la manette autour d'un axe primaire,
parallèle à l'axe de manette ; et une extrémité secondaire, qui est capturée par le
premier crochet, lorsque le premier crochet est en position de verrouillage, pour
assujettir la configuration de la commande de commutation et la position du coulisseau.
[0009] De préférence, la manette est mobile en rotation : jusqu'à une orientation de fermeture,
lorsque la commande de commutation est en configuration de fermeture, dans laquelle
la manette est en butée de rotation contre le boîtier, et jusqu'à une orientation
d'ouverture, lorsque la commande de commutation est en configuration d'ouverture.
De préférence, la commande de commutation comprend un ressort de commande, qui exerce
un effort de commande sur la manette, par rapport au boîtier, tendant à mettre la
manette en rotation jusqu'à l'orientation d'ouverture. De préférence, la bielle de
commande est agencée de sorte que, lorsque la configuration de la commande de commutation
est assujettie à la position du coulisseau, que la commande de commutation est en
configuration de fermeture et que le coulisseau est en position armée : le coulisseau
maintient la manette en butée de rotation contre le boîtier, dans l'orientation de
fermeture, par l'intermédiaire de la bielle de commande, sous l'action du premier
contact mobile recevant le premier effort de contact, et la bielle de commande s'oppose
à un déplacement du coulisseau vers la position déclenchée en prenant appui sur la
manette, elle-même en butée de rotation contre le boîtier dans l'orientation de fermeture.
[0010] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend en outre : un deuxième
crochet, qui est porté par le coulisseau, en étant mobile par rapport au coulisseau,
indépendamment du premier crochet, entre une position de verrouillage et une position
de déverrouillage ; un deuxième déclencheur, configuré pour déclencher un basculement
du deuxième crochet depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage
lorsque le deuxième déclencheur est excité par un défaut électrique d'un deuxième
type. De préférence, pour être mobiles par rapport au coulisseau, le premier crochet
et le deuxième crochet sont indépendamment pivotants par rapport au coulisseau autour
d'un même axe de crochet, de sorte que : lorsque le premier crochet et le deuxième
crochet sont en position de verrouillage, l'extrémité secondaire est radialement capturée
entre le premier crochet et le deuxième crochet, assujettissant ainsi la configuration
de la commande de commutation à la position du coulisseau ; lorsque le premier crochet
est en position de déverrouillage alors que le deuxième crochet est en position de
verrouillage, le premier crochet est à l'écart de l'extrémité secondaire, autorisant
ainsi le coulisseau à être déplacé de la position armée à la position déclenchée ;
et lorsque le deuxième crochet est en position de déverrouillage alors que le premier
crochet est en position de verrouillage, le deuxième crochet est à l'écart de l'extrémité
secondaire, autorisant ainsi le coulisseau à être déplacé de la position armée à la
position déclenchée.
[0011] De préférence, dans lequel, lorsque l'extrémité secondaire est radialement capturée
entre le premier crochet et le deuxième crochet et que le coulisseau est dans la position
armée : l'extrémité secondaire vient en appui radial contre une première surface de
came appartenant au premier crochet, alors que la première surface de came est positionnée
à un premier angle par rapport à l'axe primaire, autour de l'extrémité secondaire
; et l'extrémité secondaire vient en appui radial contre une deuxième surface de came
appartenant au deuxième crochet, alors que la deuxième surface de came est positionnée
à un deuxième angle par rapport à l'axe primaire, autour de l'extrémité secondaire,
de sorte que l'extrémité secondaire est interposée entre la première surface de came
et la deuxième surface de came et que le premier angle et le deuxième angle sont de
valeur différente.
[0012] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend une gâchette, qui
est portée par le coulisseau en étant mobile par rapport au coulisseau, entre : une
position de maintien, dans laquelle la gâchette maintient le premier crochet en position
de verrouillage, et une position de libération, dans laquelle la gâchette autorise
le premier crochet à passer de la position de verrouillage à la position de déverrouillage.
De préférence, le premier déclencheur est configuré pour déplacer la gâchette de la
position de maintien à la position de libération pour déclencher un basculement du
premier crochet depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage,
lorsque le premier déclencheur est excité par un défaut électrique du premier type.
[0013] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend un ressort de gâchette,
tendant à ramener la gâchette en position de maintien et le premier crochet en position
de verrouillage, lorsque la gâchette est en position de libération et que le premier
crochet est en position de déverrouillage.
[0014] De préférence, la gâchette est pivotante par rapport au coulisseau, autour d'un premier
axe de gâchette, et comprend : une extrémité de maintien, qui, lorsque la gâchette
est en position de maintien, coopère mécaniquement avec une extrémité d'accroché appartenant
au premier crochet pour que la gâchette maintienne le premier crochet en position
de verrouillage ; et une extrémité d'actionnement, par l'intermédiaire de laquelle
le premier déclencheur déplace la gâchette de la position de maintien à la position
de libération lorsque le premier déclencheur est excité par un défaut électrique du
premier type.
[0015] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend en outre une béquille
de réarmement, qui est portée par le coulisseau en étant mobile par rapport au coulisseau
entre une position de décrochage et une position de réarmement, la béquille de réarmement
étant configurée pour : entraîner la gâchette depuis la position de maintien jusqu'à
la position de libération, lorsque la béquille de réarmement est entrainée depuis
la position de réarmement jusqu'à la position de décrochage, et réarmer le premier
déclencheur, lorsque la béquille de réarmement est entraînée depuis la position de
décrochage jusqu'à la position de réarmement. De préférence, le premier déclencheur
est configuré pour déplacer la gâchette de la position de maintien à la position de
libération par déplacement de la béquille de réarmement de la position de réarmement
à la position de décrochage. De préférence, le boîtier comprend un pion de réarmement,
pour entraîner la béquille de réarmement depuis la position de décrochage jusqu'à
la position de réarmement sous l'action d'un déplacement du coulisseau depuis la position
armée jusqu'à la position déclenchée.
[0016] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend un voyant, qui est
mobile par rapport au boîtier entre une position initiale et une position de signalement.
De préférence, la gâchette est configurée pour déplacer le voyant jusqu'à la position
de signalement, lorsque la gâchette est déplacée depuis la position de maintien jusqu'à
la position de libération. De préférence, le coulisseau est configuré pour déplacer
le voyant jusqu'à la position initiale lorsque le coulisseau est déplacé depuis la
position déclenchée jusqu'à la position armée.
[0017] De préférence, le premier chemin de conduction comprend un premier contact fixe,
contre lequel le premier contact mobile est en appui suivant une première direction
de contact perpendiculaire à l'axe de coulisseau, lorsque le premier contact mobile
est en position de conduction, pour connecter électriquement la première borne d'entrée
à la première borne de sortie, le premier contact mobile étant à l'écart du premier
contact fixe lorsque le premier contact mobile est en position d'isolement, pour que
la première borne d'entrée et la première borne de sortie soient isolées l'une de
l'autre. De préférence, le premier ressort de contact est configuré pour que le premier
effort de contact maintienne le premier contact mobile en appui contre le premier
contact fixe suivant la première direction de contact, lorsque le premier contact
mobile est en position de conduction.
[0018] De préférence, le dispositif de protection électrique comprend un deuxième chemin
de conduction, électriquement isolé du premier chemin de conduction et comprenant
un deuxième contact mobile et un deuxième contact fixe, le deuxième contact mobile
étant attaché au coulisseau et étant mobile par rapport au boîtier, entre : une position
de conduction, dans laquelle le coulisseau est en position armée et le deuxième contact
mobile est en appui contre le deuxième contact fixe suivant une deuxième direction
de contact, qui est opposée à la première direction de contact, pour connecter électriquement
une deuxième borne d'entrée à une deuxième borne de sortie appartenant au deuxième
chemin de conduction, et une position d'isolement, dans laquelle le coulisseau est
en position déclenchée et le deuxième contact mobile est à l'écart du deuxième contact
fixe, pour que la deuxième borne d'entrée et la deuxième borne de sortie soient électriquement
isolées l'une de l'autre. De préférence, le dispositif de protection électrique comprend
un deuxième ressort de contact, appliquant un deuxième effort de contact sur le deuxième
contact mobile en prenant appui sur le boîtier, le deuxième contact mobile tendant
à entraîner le coulisseau vers la position déclenchée, lorsque le coulisseau est en
position armée, sous l'action du deuxième effort de contact, le deuxième ressort de
contact étant configuré pour que le deuxième effort de contact maintienne le deuxième
contact mobile en appui contre le deuxième contact fixe suivant la deuxième direction
de contact, lorsque le deuxième contact mobile est en position de conduction.
[0019] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront à
la lumière de la description suivante, exposant des exemples conformes à son principe,
illustrés par les dessins annexés suivants.
[FIG 1] La figure 1 est une vue de côté d'un dispositif de protection électrique selon
un mode de réalisation conforme à l'invention, le dispositif de protection électrique
étant montré dans une configuration fermée, où une commande de commutation est en
configuration de fermeture, des contacts mobiles sont en position de conduction, un
coulisseau est en position armée, des crochets sont en position de verrouillage et
des gâchettes sont en position de maintien.
[FIG 2] La figure 2 est une vue de côté du dispositif de protection électrique de
la figure 1, sous un autre angle, le dispositif de protection électrique étant montré
dans la configuration fermée.
[FIG 3] La figure 3 est une vue de côté partielle du dispositif des figures précédentes,
sous le même angle que pour la figure 1, où le dispositif de protection électrique
est montré dans une configuration ouverte, où la commande de commutation est en configuration
d'ouverture, les contacts mobiles sont en position d'isolement, le coulisseau est
en position déclenchée, les crochets sont en position de verrouillage et les gâchettes
sont en position de maintien.
[FIG 4] La figure 4 est une vue de côté partielle du dispositif des figures précédentes,
sous le même angle que pour la figure 2, où le dispositif de protection électrique
est montré dans la configuration ouverte.
[FIG 5] La figure 5 est une vue de côté partielle du dispositif des figures précédentes,
sous le même angle que pour la figure 1, où le dispositif de protection électrique
est montré dans une première configuration déclenchée, où la commande de commutation
est en configuration de fermeture, les contacts mobiles sont en position d'isolement,
le coulisseau est en position déclenchée, l'un des crochets est en position de déverrouillage
et sa gâchette est en position de libération, alors que l'autre crochet est en position
de verrouillage et sa gâchette associée est en position de maintien.
[FIG 6] La figure 6 est une vue de côté partielle du dispositif des figures précédentes,
sous le même angle que pour la figure 2, dans une deuxième configuration déclenchée,
où la commande de commutation est en configuration de fermeture, les contacts mobiles
sont en position d'isolement, le coulisseau est en position déclenchée, l'un des crochets
est en position de déverrouillage et sa gâchette est en position de libération, alors
que l'autre crochet est en position de verrouillage et sa gâchette associée est en
position de maintien.
[FIG 7] La figure 7 est une vue en perspective d'une partie du dispositif de protection
électrique des figures précédentes.
[FIG 8] La figure 8 est une vue de côté d'une partie du dispositif de protection électrique,
dans la même configuration et sous le même angle que la figure 1.
[0020] Les figures 1 à 6 montrent un dispositif de protection électrique 1 conforme à un
premier mode de réalisation de l'invention. Le dispositif 1 est configuré pour être
intégré à un tableau électrique modulaire, pour une installation électrique, équipant
par exemple un bâtiment.
[0021] Le dispositif 1 du présent exemple comprend un boîtier 2, des chemins de conduction
3 et 4, une commande de commutation 5 et des déclencheurs 6, 7 et 8, une chambre de
coupure 9, un coulisseau 10, des ressorts de contact 12 et 13 et des crochets 14 et
15. Sur les figures 1 à 6, le boîtier 2 est coupé pour montrer son contenu interne.
[0022] Le dispositif 1 définit une direction de largeur X1, une direction de profondeur
Y1 et une direction de hauteur Z1, qui sont perpendiculaires entre elles et fixes
par rapport au boîtier 2. De préférence, lorsque le dispositif 1 est intégré au tableau
électrique, la direction de hauteur Z1 est dirigée verticalement vers le haut.
[0023] Le boîtier 2 constitue une enveloppe essentiellement fermée et électriquement isolante.
Le boîtier 2 comprend avantageusement une façade 21 et un dos 22, répartis suivant
la direction Y1, avec la façade 21 dans la direction Y1 par rapport au dos 22. Le
boîtier 2 comprend avantageusement une extrémité inférieure 23 et une extrémité supérieure
24 réparties suivant la direction Z1, avec l'extrémité supérieure 24 dans la direction
Z1 par rapport à l'extrémité inférieure 23. Le boîtier comprend avantageusement un
flanc droit et un flanc gauche, préférentiellement plans et parallèles, répartis suivant
la direction X1, avec le flanc gauche dans la direction X1 par rapport au flanc droit.
La façade 21 et le dos 22, ainsi que les flancs gauche et droit, relient l'extrémité
23 à l'extrémité 24 suivant la direction Z1. La façade 21 et le dos 22 relient chacun
le flanc droit au flanc gauche, suivant la direction X1. Chaque flanc relie le dos
22 à la façade 21, suivant la direction Y1.
[0024] De préférence, le boîtier 2 comprend une cloison interne 25, qui s'étend parallèlement
aux directions Y1 et Z1 et sépare un volume interne du boîtier 2 en un compartiment
de droite 26, visible sur les figures 1, 3 et 5, et en un compartiment de gauche 27,
visible sur les figures 2, 4 et 6. Les compartiments de droite 26 et de gauche 27
sont répartis suivant la direction X1. Le compartiment de droite 26 est délimité par
la cloison 25 et le flanc droit suivant la direction X1, par les extrémités 23 et
24 suivant la direction Z1, et par la façade 21 et le dos 22 suivant la direction
Y1. Le compartiment de gauche 27 est délimité par la cloison 25 et le flanc gauche
suivant la direction X1, par les extrémités 23 et 24 suivant la direction Z1, et par
la façade 21 et le dos 22 suivant la direction Y1.
[0025] Pour être intégré au tableau électrique, le dispositif 1 est avantageusement conçu
pour être fixé sur un rail appartenant au tableau électrique. Pour cela, le dispositif
1 comprend avantageusement, au dos 22, tout moyen de fixation approprié, tel qu'une
pince d'encliquetage, par l'intermédiaire duquel le dispositif 1 peut être fixement
attaché sur ledit rail. Alors, la direction X1 est parallèle au rail. Le même rail
peut ainsi supporter plusieurs dispositifs de protection du même type que le dispositif
1, disposés côte à côte de façon adjacente le long du rail, flanc contre flanc, parallèlement
à la direction X1.
[0026] Le dispositif 1 est préférentiellement bipolaire, en ce qu'il comporte deux chemins
de conduction 3 et 4, comme illustré aux figures. En variante, on prévoit que le dispositif
1 est unipolaire, en comprenant un seul des chemins de conduction 3 et 4, ou multipolaire,
en comprenant davantage de chemins de conduction, par exemple quadripolaire avec quatre
chemins de conduction.
[0027] On prévoit que chaque chemin de conduction comporte une borne d'entrée, une borne
de sortie, un contact mobile et un contact fixe. Le chemin 3 comporte une borne d'entrée
31, une borne de sortie 32, un contact mobile 33 et un contact fixe 34, visibles sur
les figures 1, 3 et 5. Le chemin 4 comporte une borne d'entrée 41, une borne de sortie
42, un contact mobile 43 et un contact fixe 44, visibles sur les figures 2, 4 et 6.
[0028] De préférence, chaque chemin de conduction est électriquement isolé des autres chemins
de conduction. Pour cela, de préférence, chaque chemin de conduction est entièrement
disposé dans l'un des compartiments respectifs du boîtier. Ici, le chemin 3 est disposé
dans le compartiment 26 et le chemin 4 est disposé dans le compartiment 27. La cloison
interne 25 est interposée entre les chemins 3 et 4, de sorte à garantir qu'ils sont
électriquement isolés l'un de l'autre.
[0029] Les bornes d'entrée 31 et 41 sont préférentiellement disposées à l'extrémité supérieure
24, de façon à pouvoir être électriquement connectées à des moyens d'alimentation
respectifs appartenant au tableau électrique. Par exemple, la borne 31 est reliée
à un premier peigne d'alimentation appartenant au tableau électrique, alors que la
borne d'entrée 41 est reliée à un deuxième peigne d'alimentation appartenant au tableau
électrique. Chaque chemin de conduction constitue un pôle distinct du dispositif 1.
De préférence, le chemin 3 constitue un pôle de phase, alors que le chemin 4 constitue
un pôle de neutre. Autrement dit, chaque chemin de conduction est prévu pour être
porté à un potentiel distinct. De préférence, le dispositif 1 est conçu pour être
utilisé sous une basse tension, c'est-à-dire une tension comprise entre 100V (Volts)
et 600V, par exemple une tension de 230V.
[0030] Les bornes de sortie 32 et 42 sont préférentiellement disposées à l'extrémité inférieure
23, de façon à pouvoir être électriquement connectées à un circuit électrique alimentant
des charges réceptrices, par exemple, dans le cas d'un bâtiment, des appareils électroménagers
ou de l'éclairage. Ces charges électriques sont alors alimentées avec l'énergie électrique
fournie aux bornes d'entrée 31 et 41, au travers du dispositif 1.
[0031] Le contact fixe 34 est fixe par rapport au boîtier 2, et est électriquement connecté
à la borne 31. Le contact mobile 33 est électriquement connecté à la borne 32. Le
contact fixe 34 est disposé dans la direction Z1 par rapport au contact mobile 33.
[0032] De préférence, le contact mobile 33 comprend une extrémité conductrice 35 et une
extrémité d'attache 36, disposées dans un plan parallèle aux directions Y1 et Z1.
Le contact mobile 33 est mobile entre une position de conduction, montrée sur la figure
1, et une position d'isolement, montrée sur les figures 3 et 5. Ce déplacement s'effectue
dans le plan parallèle aux directions Y1 et Z1.
[0033] Le boîtier 2 comprend un rail de guidage courbe 38, porté par la cloison 25, pour
guider l'extrémité 36 du contact 33 selon une trajectoire linéaire courbe, dans le
plan parallèle aux directions Y1 et Z1. Ainsi, en position de conduction, l'extrémité
36 est positionnée à une première extrémité du rail de guidage courbe 38. En position
d'isolement, l'extrémité 36 est positionnée à une deuxième extrémité du rail de guidage
courbe 38, située dans les directions Y1 et Z1 par rapport à la première extrémité.
En passant d'une extrémité à l'autre du rail de guidage courbe 38, l'extrémité 36
décrit avantageusement une courbe dans le plan parallèle aux directions Y1 et Z1,
de préférence centrée sur le contact fixe 34.
[0034] En position de conduction, le contact mobile 33 est en contact électrique avec le
contact fixe 34, ce qui connecte électriquement la borne d'entrée 31 à la borne de
sortie 32. En particulier, le contact mobile 33 est alors en appui contre le contact
fixe 34 suivant une direction de contact Z34, qui est parallèle et de même sens que
la direction Z1. En particulier, le contact mobile 33 est en appui contre le contact
fixe 34 par l'intermédiaire de l'extrémité 35. Cet appui est préférentiellement ponctuel,
c'est-à-dire que l'extrémité 35 n'est pas empêchée de tourner autour d'un axe parallèle
à la direction X1. En position de conduction, le contact mobile 33 est à l'écart d'un
pion de basculement 28 appartenant au boîtier 2, dans une direction opposée à la direction
de contact Z34. Le pion 28 est par exemple porté par la cloison 25. Le contact fixe
34 est disposé dans la direction Z1 et dans une direction opposée à la direction Y1
par rapport au pion de basculement 28. Le pion de basculement 28 est disposé entre
le coulisseau 10 et le contact fixe 34. En position de conduction, l'extrémité 36
du contact 33 est positionnée à l'extrémité du rail 38 qui est dans la direction opposée
à la direction Z1, ce qui garantit que le contact 33 est à l'écart du pion de basculement
28 tout en étant en contact avec le contact fixe 34, le contact mobile 33 étant alors
disposé à l'oblique, avec l'extrémité 35 dans la direction Z1 par rapport à l'extrémité
36.
[0035] En position d'isolement, le contact mobile 33 est écarté du contact fixe 34, de sorte
à en être électriquement isolé, ce qui rompt la connexion électrique entre les bornes
31 et 32, de sorte que les bornes 31 et 32 sont électriquement isolées l'une de l'autre.
[0036] En particulier, l'extrémité conductrice 35 est éloignée du contact fixe 34 dans une
direction opposée à la direction de contact Z34. En position d'isolement, le contact
mobile 33 est en appui contre le pion de basculement 28, dans la direction Z34. En
particulier, le contact mobile 33 vient en appui contre le pion 28 par l'intermédiaire
d'une surface d'appui prévue entre ses extrémités 35 et 36. Cette surface d'appui
du contact mobile 33 et le pion 28 présentent une forme complémentaire pour obtenir
un appui dans un plan parallèle aux directions Y1 et Z1, ce qui tend à orienter le
contact 33 dans une orientation, ici sensiblement parallèle à la direction Y1, où
l'extrémité conductrice 35 est éloignée du contact fixe 34. Lorsque le contact mobile
33 est en position d'isolement, l'extrémité 36 du contact mobile 33 est positionné
à l'extrémité du rail 38 qui est dans la direction Z1, de sorte que le contact mobile
33 dans son ensemble est pivoté autour d'un axe parallèle à la direction X1, par rapport
à son orientation dans la position de conduction.
[0037] Le ressort de contact 12 est préférentiellement disposé dans le compartiment 26.
Le ressort de contact 12 a pour fonction d'appliquer, par élasticité, un effort F12
dit « effort de contact », sur le contact mobile 33, en prenant appui sur le boîtier
2. Cet effort F12 est dirigé à l'oblique, de sorte à avoir une composante selon la
direction Z1, et, au moins lorsque le contact 33 est en position de conduction, une
composante selon la direction Y1. Pour cela, par exemple, le ressort 12 est un ressort
de traction, qui est attaché au contact 33 à un point intermédiaire entre les extrémités
35 et 36 et attaché au boîtier 2 via à la cloison 25, dans la direction Z1 et Y1 par
rapport à son point d'attache sur le contact 33. On prévoit avantageusement que le
point d'attache du ressort 12 sur le contact 33 est à hauteur du pion 28. La composante
de l'effort F12 selon la direction Z1 maintient le contact 33 en appui contre le contact
34 pour la position de conduction, et maintient le contact 33 en appui contre le pion
28 pour la position d'isolement.
[0038] Le contact fixe 44 est fixe par rapport au boîtier 2, et est électriquement connecté
à la borne 42. Le contact mobile 43 est électriquement connecté à la borne 41. Le
contact mobile 43 est disposé dans la direction Z1 par rapport au contact fixe 44.
[0039] De préférence, le contact mobile 43 comprend une extrémité conductrice 45 et une
extrémité d'attache 46, disposées dans un plan parallèle aux directions Y1 et Z1.
Le contact mobile 43 est mobile entre une position de conduction, montrée sur la figure
2, et une position d'isolement, montrée sur les figures 4 et 6. Ce déplacement s'effectue
dans le plan parallèle aux directions Y1 et Z1. Autrement dit, le déplacement des
contacts mobiles 33 et 43 s'effectue en parallèle. Le mouvement des contacts mobiles
33 et 43 est effectué en miroir par rapport à un plan parallèle aux directions Y1
et Z1, avec un décalage suivant la direction X1.
[0040] Le boîtier 2 comprend un rail de guidage courbe 48, porté par la cloison 25, sur
une face opposée par rapport au rail 38. Le rail de guidage courbe 48 guide l'extrémité
46 du contact 43 selon une trajectoire linéaire courbe, dans le plan parallèle aux
directions Y1 et Z1. Ainsi, en position de conduction, l'extrémité 46 est positionnée
à une première extrémité du rail de guidage courbe 48. En position d'isolement, l'extrémité
46 est positionnée à une deuxième extrémité du rail de guidage courbe 48, située dans
une direction opposée à la direction Z1 par rapport à la première extrémité. En passant
d'une extrémité à l'autre du rail de guidage courbe 48, l'extrémité 46 décrit avantageusement
une courbe dans le plan parallèle aux directions Y1 et Z1, de préférence centrée sur
le contact fixe 44.
[0041] En position de conduction, le contact mobile 43 est en contact électrique avec le
contact fixe 44, ce qui connecte électriquement la borne d'entrée 41 à la borne de
sortie 42. En particulier, le contact mobile 43 est alors en appui contre le contact
fixe 44 suivant une direction de contact Z44, qui est parallèle et de sens opposé
à la direction Z1. Autrement dit, la direction Z44 est opposée à la direction Z34.
En particulier, le contact mobile 43 est en appui contre le contact fixe 44 par l'intermédiaire
de l'extrémité 45. Cet appui est préférentiellement ponctuel, c'est-à-dire que l'extrémité
45 n'est pas empêchée de tourner autour d'un axe parallèle à la direction X1. En position
de conduction, le contact mobile 43 est à l'écart d'un pion de basculement 29 appartenant
au boîtier 2, dans une direction opposée à la direction de contact Z34. Le pion 29
est par exemple porté par la cloison 25, sur une face opposée par rapport à celle
portant le pion 28. Le pion 29 est disposé dans les directions Y1 et Z1 par rapport
au contact fixe 44. Le pion 29 est disposé entre le coulisseau 10 et le contact fixe
44. En position de conduction, l'extrémité 46 du contact 43 est positionnée à l'extrémité
du rail 48 qui est dans la direction Z1, ce qui garantit que le contact 43 est à l'écart
du pion de basculement 29 tout en étant en contact avec le contact fixe 44, le contact
mobile 43 étant alors disposé à l'oblique, avec l'extrémité 46 dans la direction Z1
par rapport à l'extrémité 45. Lorsque les contacts sont en position de conduction,
ils sont alors disposés en croix ou en « V » l'un par rapport à l'autre.
[0042] En position d'isolement, le contact mobile 43 est écarté du contact fixe 44, de sorte
à en être électriquement isolé, ce qui rompt la connexion électrique entre les bornes
41 et 42, de sorte que les bornes 41 et 42 sont électriquement isolées l'une de l'autre.
[0043] En particulier, l'extrémité conductrice 45 est éloignée du contact fixe 44 dans une
direction opposée à la direction de contact Z44. En position d'isolement, le contact
mobile 43 est en appui contre le pion de basculement 29, dans la direction Z44. En
particulier, le contact mobile 43 vient en appui contre le pion 29 par l'intermédiaire
d'une surface d'appui prévue entre ses extrémités 45 et 46. Cette surface d'appui
du contact mobile 43 et le pion 29 présentent une forme complémentaire pour obtenir
un appui dans un plan parallèle aux directions Y1 et Z1, ce qui tend à orienter le
contact 43 dans une orientation, ici sensiblement parallèle à la direction Y1, où
l'extrémité conductrice 45 est éloignée du contact fixe 44. Lorsque le contact mobile
43 est en position d'isolement, l'extrémité 46 du contact mobile 43 est positionné
à l'extrémité du rail 48 qui est à l'opposé de la direction Z1, de sorte que le contact
mobile 43 dans son ensemble est pivoté autour d'un axe parallèle à la direction X1,
par rapport à son orientation dans la position de conduction. Dans l'exemple illustré,
en position d'isolement, les contacts 33 et 43 sont parallèles entre eux.
[0044] Le ressort de contact 13 est préférentiellement disposé dans le compartiment 27.
Le ressort de contact 13 a pour fonction d'appliquer, par élasticité, un effort F13
dit « effort de contact », sur le contact mobile 43, en prenant appui sur le boîtier
2. Cet effort F13 est dirigé à l'oblique, de sorte à avoir une composante suivant
une direction opposée à la direction Z1, et, au moins lorsque le contact 33 est en
position de conduction, une composante selon la direction Y1. Pour cela, par exemple,
le ressort 13 est un ressort de traction, qui est attaché au contact 43 à un point
intermédiaire entre les extrémités 45 et 46, et attaché au boîtier 2 via la cloison
25, dans une direction opposée à la direction Z1 et dans la direction Y1 par rapport
à son point d'attache sur le contact 43. On prévoit avantageusement que le point d'attache
du ressort 13 sur le contact 43 est à hauteur du pion 29. Autrement dit, les ressorts
12 et 13 sont disposés en croix ou en « V ». La composante de l'effort F13 à l'opposé
de la direction Z1 maintient le contact 43 en appui contre le contact 44 pour la position
de conduction, et maintient le contact 43 en appui contre le pion 29 pour la position
d'isolement.
[0045] La chambre de coupure 9 vise à conférer un pouvoir de coupure au dispositif 1, en
dissipant tout arc électrique qui pourrait se produire lorsque les contacts 33 et
43 passent de la position de conduction à la position d'isolement. De préférence,
la chambre de coupure 9 est disposée dans le compartiment 26, entre le contact fixe
34 et la borne d'entrée 31, le long du dos 22 du boîtier 2.
[0046] La chambre de coupure 9 comporte par exemple un empilement de plaques métalliques
91, parfois appelées ailettes ou séparateurs, superposées à distance l'une de l'autre,
ici suivant la direction Y1. La chambre 9 comprend avantageusement des joues isolantes,
entre lesquelles les plaques 91 sont disposées. Les plaques 91 sont par exemple maintenues
entre la cloison 25 et le flanc droit du boîtier 2. Le contact fixe 34 est préférentiellement
prolongé par une corne d'arc 92 appartenant à la chambre 9, recourbée vers l'intérieur
de la chambre de coupure 9. La chambre de coupure 9 comprend aussi avantageusement
une corne de commutation 93, électriquement connectée au chemin 3, entre le contact
33 et la borne 32. Les cornes 92 et 93 sont disposées en regard l'une de l'autre.
Ainsi, lorsque le contact 33 est basculé en position d'isolement, l'arc électrique
éventuel est conduit jusqu'aux plaques 91 par l'intermédiaire des cornes 92 et 93,
pour être divisé et éteint au sein de la chambre 9. La borne d'entrée 31 est interposée
entre la chambre 9 et l'extrémité supérieure 24.
[0047] Le déclencheur 6 est configuré pour être excité par un défaut électrique d'un type
prédéterminé, à savoir un défaut électrique de type court-circuit, qui est susceptible
de se produire entre les chemins de conduction 3 et 4, ou entre le chemin de conduction
3 et la terre. Le déclencheur 6 est donc notamment excité par un court-circuit qui
se produirait en aval des bornes de sortie 32 et 42, sur le circuit électrique alimenté
au travers du dispositif 1, ou sur l'une de ses charges. En l'occurrence, il s'agit
d'un court-circuit phase-neutre ou phase-terre.
[0048] Ici, le déclencheur 6 est disposé, pour l'essentiel, dans le compartiment 26, et
connecté en série sur le chemin de conduction 3. Suivant la direction Z1, le déclencheur
6 est disposé entre la borne 31 et le contact fixe 34. Suivant la direction Y1, le
déclencheur 6 est disposé entre la chambre de coupure 9 et la façade 21.
[0049] Le déclencheur 6 se présente sous la forme d'un actionneur magnétique, qui comprend
ici un enroulement électromagnétique 61 et un noyau mobile 62, comme visible au mieux
sur les figures 1 et 5. La borne d'entrée 31 est connectée électriquement au contact
fixe 34 par l'intermédiaire du déclencheur, en particulier de l'enroulement électromagnétique
61. Lorsqu'un court-circuit se produit entre les chemins 3 et 4, ou entre le chemin
3 et la terre, notamment en aval des bornes 32 et 42, l'intensité du courant circulant
dans l'enroulement 61 devient brutalement très élevée, de sorte à générer un effort
électromagnétique suffisant pour déplacer le noyau mobile 62 depuis une position de
repos, montrée sur la figure 1, jusqu'à une position déclenchée, montrée sur la figure
5, par rapport au boîtier 2. Ici, le déplacement du noyau 62 de la position de repos
à la position déclenchée est effectuée dans une direction opposée à la direction Z1.
Une fois que le défaut cesse, l'intensité circulant dans l'enroulement 61 n'est plus
suffisamment élevée pour maintenir le noyau 62 en position déclenchée, de sorte que
le noyau 62 est avantageusement ramené dans la position de repos, par exemple par
un ressort appartenant au déclencheur 6, non représenté.
[0050] Le déclencheur 7 est configuré pour être excité par un défaut électrique d'un autre
type prédéterminé, à savoir un défaut électrique de type surcharge, qui est susceptible
de se produire entre les chemins de conduction 3 et 4. Le déclencheur 7 est donc notamment
excité par une surcharge qui se produirait en aval des bornes de sortie 32 et 42,
sur le circuit électrique alimenté au travers du dispositif 1, ou sur l'une de ses
charges. Ce type de défaut peut se produire lorsqu'une ou plusieurs charges connectées
à ce circuit électrique imposent une demande de courant trop importante.
[0051] Ici, le déclencheur 7 est entièrement disposé dans le compartiment 26 et connecté
en série sur le chemin de conduction 3. Suivant la direction Z1, le déclencheur 7
est disposé entre la borne 32 et le contact mobile 33.
[0052] Le déclencheur 7 se présente sous la forme d'un actionneur thermique, qui est ici
formé par un bilame électriquement conducteur et thermo-déformable. Le contact mobile
33 est connecté électriquement à la borne de sortie 32 par l'intermédiaire du déclencheur
7, c'est-à-dire ici via le bilame. Lorsqu'une surcharge se produit, notamment en aval
des bornes 32 et 42, l'intensité du courant circulant dans le bilame élève la température
du bilame jusqu'à causer sa déformation. Une fois que le défaut cesse, le bilame refroidit
et reprend sa forme initiale.
[0053] Le déclencheur 8 est configuré pour être excité par un défaut électrique d'un autre
type prédéterminé, à savoir un défaut électrique de type différentiel, qui est susceptible
de se produire entre les chemins de conduction 3 et 4 ou entre le chemin de conduction
3 et la terre. Le déclencheur 8 est donc notamment excité par une fuite de courant
vers la terre, qui se produirait en aval des bornes de sortie 32 et 42, causant alors
une différence entre la valeur de l'intensité du courant circulant au sein du chemin
3 et la valeur de l'intensité du courant circulant en sens inverse au sein du chemin
4.
[0054] Ici, le déclencheur 8 s'étend à la fois dans les compartiments 26 et 27, en traversant
la cloison 25. Suivant la direction Z1, le déclencheur 8 est avantageusement disposé
entre d'une part, les bornes de sortie 32 et 42, et d'autre part, les contacts 33,
34, 43 et 44. De préférence, le déclencheur 8 comprend un capteur différentiel 81,
qui s'étend à la fois dans les compartiments 26 et 27, en étant disposé le long du
dos 22 du boîtier 2, et un relais 82, qui s'étend seulement dans le compartiment 27,
en étant disposé entre la façade 21 et le capteur différentiel 81. Le capteur différentiel
81 comprend par exemple un tore ferromagnétique, portant deux enroulements électromagnétiques,
l'un formé par le chemin 3 et l'autre formé par le chemin 4. L'enroulement électromagnétique
du chemin 3 est avantageusement formé par une partie du chemin 3 qui relie le contact
mobile 33 à la borne 32, plus précisément par une partie du chemin 3 entre le déclencheur
7 et la borne de sortie 32. L'enroulement électromagnétique du chemin 4 est avantageusement
formé par une partie du chemin 4 entre le contact fixe 44 et la borne de sortie 42.
Lorsqu'une différence d'intensité est établie entre les chemins 3 et 4, au-delà d'un
certain seuil, un champ électromagnétique est généré au niveau du tore du capteur
différentiel 81. Le relais 82 est configuré pour être actionné lorsque ce seuil est
dépassé, ce qui a pour effet d'actionner le déplacement d'une tige mobile 83 appartenant
au relais 82, depuis une position de repos, montrée sur les figures 2 et 6, jusqu'à
une position de déclenchement, par rapport au boîtier 2. Ici, le déplacement de la
tige mobile 83 de la position de repos à la position déclenchée est effectuée suivant
la direction Z1. Une fois que la tige mobile 83 a atteint la position déclenchée,
il contient de la ramener jusqu'à la position de repos pour réarmer le relais 82 et
ainsi permettre à nouveau au relais 82 d'actionner la tige 83 en cas de défaut différentiel,
comme expliqué ci-après.
[0055] Le coulisseau 10 est partiellement visible sur les figures 1 à 6, et est mieux visible
sur la figure 7. Le coulisseau 10 comprend une partie 101, qui s'étend dans le compartiment
26 et une partie 102, qui s'étend dans le compartiment 27. Le coulisseau 10 traverse
la cloison 25. Le coulisseau 10 est attaché au boîtier 2, via une partie intermédiaire
reliant les parties 101 et 102, en étant coulissant par rapport au boîtier 2 suivant
un axe de coulisseau Y10. L'axe de coulisseau Y10 est avantageusement parallèle à
la direction Y1 et fixe par rapport au boîtier 2. L'axe Y10 est perpendiculaire aux
directions Z34 et Z44. De préférence, le coulisseau 10 coulisse le long d'une encoche
ménagée dans la cloison 25. Le coulisseau 10 coulisse par rapport au boîtier entre
une position dite « position armée », montrée sur les figures 1 et 2, et une position
dite « position déclenchée », montrée sur les figures 3 à 6. De préférence, la position
déclenchée est dans la direction Y1 par rapport à la position armée. De préférence,
le coulisseau 10 est empêché en rotation par rapport au boîtier 2. De préférence,
le coulisseau 10 est fixe par rapport au boîtier 2 suivant les directions X1 et Z1.
[0056] Le contact mobile 33 est attaché au coulisseau 10 par l'intermédiaire de l'extrémité
d'attache 36. En particulier, le dispositif 1 comprend une bielle 37 par l'intermédiaire
de laquelle le contact 33 est attaché au coulisseau 10, via un bras 103 formé par
la partie 101. Le contact mobile 33 est pivotant par rapport à la bielle 37 autour
d'un premier axe parallèle à la direction X1 et centré sur l'extrémité d'attache 36.
La bielle 37 est elle-même pivotante par rapport au coulisseau 10 autour d'un deuxième
axe parallèle à la direction X1. Grâce à cet attelage par la bielle 37, le mouvement
du contact 33 est lié au mouvement du coulisseau 10, et vice-versa. Il en découle
que, lorsque le coulisseau 10 est entraîné de la position déclenchée à la position
armée, le coulisseau 10 entraîne le contact 33 de la position d'isolement à la position
de conduction, via la bielle 37. Lorsque le coulisseau 10 est entraîné de la position
armée à la position déclenchée, le coulisseau 10 entraîne le contact 33 de la position
de conduction à la position d'isolement, via la bielle 37. Réciproquement, lorsque
le contact 33 est entraîné de la position de conduction à la position d'isolement,
le contact 33 entraîne le coulisseau 10 de la position armée à la position déclenchée,
via la bielle 37. Il en découle que le contact 33 transmet au coulisseau 10, par l'intermédiaire
de la bielle 37, la composante de l'effort F12 suivant la direction Y1. L'effort F12
tend donc à ramener le coulisseau 10 vers la position déclenchée, et le contact 33
vers la position d'isolement. Le ressort 12 a donc deux fonctions, à savoir tendre
à ramener l'ensemble incluant le contact 33 et le coulisseau 10, suivant la direction
Y1 et de mettre le contact 33 en appui dans la direction Z34.
[0057] Le contact mobile 43 est attaché au coulisseau 10 par l'intermédiaire de l'extrémité
d'attache 46. En particulier, le dispositif 1 comprend une bielle 47 par l'intermédiaire
de laquelle le contact 43 est attaché au coulisseau 10, via un bras 104 formé par
la partie 102. De préférence, les bras 103 et 104 sont disposés de part et d'autre
d'un plan comprenant l'axe de coulisseau Y10 et parallèle à la direction X1, le bras
104 étant dans la direction Z1 par rapport au bras 103. Le contact mobile 43 est pivotant
par rapport à la bielle 47 autour d'un premier axe parallèle à la direction X1 et
centré sur l'extrémité d'attache 46. La bielle 47 est elle-même pivotante par rapport
au coulisseau 10 autour d'un deuxième axe parallèle à la direction X1. Grâce à cet
attelage par la bielle 47, le mouvement du contact 43 est lié au mouvement du coulisseau
10, et vice-versa. Il en découle que, lorsque le coulisseau 10 est entraîné de la
position déclenchée à la position armée, le coulisseau 10 entraîne le contact 43 de
la position d'isolement à la position de conduction, via la bielle 47. Lorsque le
coulisseau 10 est entraîné de la position armée à la position déclenchée, le coulisseau
10 entraîne le contact 43 de la position de conduction à la position d'isolement,
via la bielle 47. Réciproquement, lorsque le contact 43 est entraîné de la position
de conduction à la position d'isolement, le contact 43 entraîne le coulisseau 10 de
la position armée à la position déclenchée, via la bielle 47. Il en découle que le
contact 43 transmet au coulisseau 10, par l'intermédiaire de la bielle 47, la composante
de l'effort F13 suivant la direction Y1. L'effort F13, en plus de l'effort F12, tend
donc à ramener le coulisseau 10 vers la position déclenchée, et le contact 43 vers
la position d'isolement. Le ressort 13 a donc deux fonctions, à savoir tendre à ramener
l'ensemble incluant le contact 43 et le coulisseau 10, suivant la direction Y1 et
de mettre le contact 43 en appui dans la direction Z44. Les directions Z34 et Z44
étant opposées, le système est en équilibre suivant la direction Z1.
[0058] Les crochets 14 et 15 sont visibles sur les figures 1 à 6, mais sont mieux visibles
sur les figures 7 et 8. Les crochets 14 et 15 sont attachés au coulisseau 10. Plus
précisément, le crochet 14 est porté par la partie 101, en étant entièrement disposé
dans le compartiment 26, alors que le crochet 15 est porté par la partie 102, en étant
entièrement disposé dans le compartiment 27. Autrement dit, le coulisseau 10 est disposé
entre les crochets 14 et 15, suivant la direction X1. En particulier, le crochet 14
comprend une extrémité d'attache 141, par l'intermédiaire duquel le crochet 14 est
attaché au coulisseau 10, et une extrémité d'accroché 142, libre vis-à-vis du coulisseau
10. En particulier, le crochet 15 comprend une extrémité d'attache 151, par l'intermédiaire
duquel le crochet 15 est attaché au coulisseau 10, et une extrémité d'accroché 152,
libre vis-à-vis du coulisseau 10. L'extrémité d'accroché 142 et l'extrémité d'accroché
152 sont disposées de part et d'autre d'un plan comprenant l'axe Y10 et parallèle
à la direction X1. Autrement dit, les crochets 14 et 15 sont disposés en pince. De
préférence, l'extrémité d'accroché 142 et le bras 103 sont disposés de part et d'autre
de ce plan. De préférence, l'extrémité d'accroché 152 et le bras 104 sont disposés
de part et d'autre de ce plan.
[0059] Par rapport au coulisseau 10, le crochet 14 est mobile entre une position dite «
position de verrouillage », montrée sur les figures 1, 3, 7 et 8, et une position
dite « position de déverrouillage », montrée sur la figure 5. Pour être mobile par
rapport au coulisseau 10, on prévoit préférentiellement que le crochet 14 est pivotant
par rapport au coulisseau 10 autour d'un axe X14, dit « axe de crochet », qui est
perpendiculaire à l'axe de coulisseau Y10 et fixe par rapport au coulisseau 10. L'axe
X14 est parallèle à la direction X1. L'axe X14 traverse l'extrémité 141. De préférence,
l'axe X14 coupe l'axe Y10. En position de verrouillage, on prévoit avantageusement
que l'extrémité d'accroché 142 est plus proche de l'extrémité 152 que dans la position
de déverrouillage.
[0060] Par rapport au coulisseau 10, le crochet 15 est mobile entre une position dite «
position de verrouillage », montrée sur les figures 2, 4, 7 et 8, et une position
dite «position de déverrouillage », montrée sur la figure 6. Le crochet 15 est mobile
indépendamment du crochet 14, c'est-à-dire que le crochet 15 peut prendre la position
de verrouillage ou la position de déverrouillage, que le crochet 14 soit en position
de verrouillage ou de déverrouillage, et vice-versa. Pour être mobile par rapport
au coulisseau 10, on prévoit préférentiellement que le crochet 15 est pivotant par
rapport au coulisseau 10. De préférence, ce pivotement du crochet 15 est également
effectué autour de l'axe de crochet X14. En position de verrouillage, on prévoit avantageusement
que l'extrémité d'accroché 152 est plus proche de l'extrémité 142 que dans la position
de déverrouillage. Autrement dit, en passant de la position de verrouillage à la position
de déverrouillage, les crochets 14 et 15 sont écartés l'un de l'autre.
[0061] La commande de commutation 5 est avantageusement disposée sur la façade 21 du boîtier
2. Dans le présent exemple, la commande de commutation 5 comprend une manette 51,
c'est-à-dire un levier, qui traverse la façade 21. La manette 51 comprend une base
52, par l'intermédiaire de laquelle la manette 51 est montée pivotante par rapport
au boîtier 2, autour d'un axe de manette X51, parallèle à la direction X1 et fixe
par rapport au boîtier 2. L'axe de manette X51 est perpendiculaire à l'axe de coulisseau
Y10. Plus précisément, l'axe de coulisseau Y10 est orthoradial vis-à-vis de l'axe
de manette X51, c'est-à-dire orthogonal à un rayon traversant l'axe de coulisseau
Y10. Par la rotation de la manette 51, la manette 51 est mobile entre une orientation
de fermeture, montrée sur les figures 1, 2, 5 et 6, et une orientation d'ouverture,
montrée sur les figures 3 et 4. Lorsque la manette 51 est dans l'orientation de fermeture,
la commande de commutation 5 est dans une configuration de fermeture. Lorsque la manette
51 est dans l'orientation d'ouverture, la commande de commutation 5 est dans une configuration
d'ouverture.
[0062] La manette 51 comprend également un maneton 53, saillant à l'extérieur du boîtier
2, par l'intermédiaire duquel un utilisateur peut actionner la manette 51 en rotation
et permettant aussi de visualiser la position courante de la manette 51.
[0063] De préférence, la course en rotation de la manette 51 par rapport au boîtier 2 est
bornée entre les positions d'ouverture et de fermeture, par mise en butée de la manette
51 dans la position d'ouverture contre le boîtier 2, pour un premier sens de rotation,
et dans la position de fermeture contre le boîtier 2, dans un sens de rotation opposé.
Pour effectuer ces mises en butée, on prévoit par exemple que la base 52 arrive en
butée contre le boîtier 2 dans les positions susmentionnées de la manette 51.
[0064] La commande de commutation 5 comprend avantageusement un ressort 57, partiellement
représenté sur la figure 1 et omis sur les autres figures, dit « ressort de commande
», qui, par élasticité, exerce un effort, dit « effort de commande » sur la manette
51, en prenant appui sur le boîtier 2. L'effort de commande produit un couple sur
la manette 51, qui tend à ramener la manette vers l'orientation d'ouverture, à partir
de l'orientation de fermeture. Ce ressort 57 se présente par exemple sous la forme
d'un ressort de torsion, en torsion autour d'un axe parallèle à la direction X1, qui
est logé à l'intérieur de la base 52 de la manette.
[0065] La commande de commutation 5 comprend aussi une bielle de commande 54, qui est visible
sur les figures 1 à 6, en étant montrée en traits discontinus sur les figures 3 et
5. La bielle 54 comprend une extrémité primaire 55, par l'intermédiaire de laquelle
la bielle 54 est attachée à la base 52 de la manette 51. Par l'intermédiaire de l'extrémité
primaire 55, la bielle 54 est pivotante par rapport à la base 52 autour d'un axe primaire
X55. L'axe primaire X55 est parallèle à l'axe de manette X51, en étant disposé radialement
par rapport à l'axe de manette X51. Pour obtenir cette liaison, l'extrémité primaire
55 se présente par exemple sous la forme d'un arbre, s'étendant suivant l'axe X55,
reçu dans un palier formé par la base 52. La rotation de la manette 51 entraîne l'extrémité
55 de la bielle 54 selon un mouvement de manivelle autour de l'axe X51 par rapport
au boîtier 2.
[0066] La bielle 54 comprend aussi une extrémité secondaire 56, par l'intermédiaire de laquelle
la bielle 54 peut coopérer mécaniquement avec le coulisseau 10, comme expliqué ci-après.
L'extrémité secondaire 56 se présente avantageusement sous la forme d'un arbre, centré
sur un axe secondaire X56 de la bielle 54. L'arbre présente ici une section circulaire
centrée sur l'axe X56. L'extrémité 56 est montrée sur les figures 7 et 8, outre les
figures 1 à 6. Les axes X55 et X56 sont parallèles entre eux et à la direction X1.
L'axe secondaire X56 est avantageusement parallèle à l'axe de crochet X14.
[0067] La bielle 54 comprend avantageusement deux bras 58 et 59, pour relier les extrémités
55 et 56, le bras 58 étant disposé dans le compartiment 26 alors que le bras 59 est
disposé dans le compartiment 27. En variante, on peut prévoir un seul bras pour relier
les extrémités 55 et 56.
[0068] Structurellement, la bielle 54 définit un axe d'effort R54, qui coupe les axes X55
et X56 en étant perpendiculaire à ces axes X55 et X56. La bielle 54 est configurée
pour transmettre des efforts suivant cet axe R54, via les extrémités 55 et 56.
[0069] Pour toute configuration de la commande 5, l'extrémité 56 est positionnée le long
de l'axe de coulisseau Y10, ou à proximité de l'axe Y10. Dans la direction Y1, l'extrémité
56 peut entrer en butée contre le coulisseau 10, en particulier contre une surface
d'entraînement 105 appartenant audit coulisseau, comme visible sur les figures 3 et
7. La surface d'entraînement 105 forme avantageusement un pont recevant l'arbre de
l'extrémité 56, qui peut alors venir en contact radial contre la surface d'entraînement
105. Le pont formé par la surface d'entraînement 105 est ouvert dans une direction
opposée à la direction Y1.
[0070] Lorsque les crochets 14 et 15 sont tous deux en position de verrouillage, l'extrémité
56 est radialement capturée entre les crochets 14 et 15, dans une direction opposée
à la direction Y1, et en particulier dans une direction parallèle à l'axe R54, dirigée
dans le sens allant de l'extrémité 55 à l'extrémité 56. Les crochets 14 et 15 sont
disposés de part et d'autre de l'extrémité 56, en étant de part et d'autre de l'axe
Y10, en particulier en étant en contact radial avec l'extrémité 56 de part et d'autre
de l'axe R54. Ainsi, lorsque les crochets 14 et 15 sont en position de verrouillage,
l'extrémité 56 peut entrer en butée contre les crochets 14 et 15 suivant l'axe d'effort
R54, dans le sens opposé de la direction Y1, de sorte que l'extrémité 56 entraîne
le coulisseau 10 dans la direction opposée à la direction Y1 par l'intermédiaire des
crochets 14 et 15. Dans cette situation, la configuration de la commande de commutation
5 est assujettie à la position du coulisseau 10 par rapport au boîtier 2, par l'intermédiaire
des crochets 14 et 15 et de la surface 105.
[0071] En particulier, lorsque les crochets 14 et 15 sont en position de verrouillage pour
capturer l'extrémité 56, que le coulisseau 10 est dans la position armée et que la
commande 5 est en configuration de fermeture, l'extrémité 56 est appui radial, de
façon prédéterminée, contre une surface de came 143 appartenant au crochet 14 et contre
une surface de came 153 appartenant au crochet 15. Plus généralement, l'extrémité
56 est reçue entre les surfaces 105, 143 et 153, qui l'entourent autour de l'axe X56
afin de capturer l'extrémité 56 entre elles. Comme visible sur la figure 8, les surfaces
143 et 153 sont tournées l'une vers l'autre, en étant obliques l'une par rapport à
l'autre et en étant disposées de part et d'autre de l'axe R54. Autrement dit, les
surfaces 143 et 153 sont disposées en V et accueillent l'extrémité 56 entre elles.
Ainsi, par renvoi d'angle, l'appui radial de l'extrémité 56 contre la surface 143
met l'extrémité 56 en appui contre la surface 153 et l'appui radial de l'extrémité
56 contre la surface 153 met l'extrémité 56 en appui contre la surface 143. Par appui
radial sur les surfaces 143 et 153 à la fois, il résulte que l'extrémité 56 est en
appui suivant l'axe R54 contre l'ensemble incluant les crochets 14 et 15 et le coulisseau
10 d'une part, via les surfaces 143 et 153.
[0072] En pratique, la surface 143 est tournée en sens opposé de la direction Z1 alors que
la surface 153 est tournée dans le sens des directions Y1 et Z1. La surface 143 est
formée entre l'extrémité 141 et l'extrémité 142. La surface 153 est formée entre l'extrémité
151 et l'extrémité 152. La surface 143 est avantageusement tangente à la surface courbe
de l'arbre formant l'extrémité 56, au lieu où ces surfaces sont en contact. La surface
153 est avantageusement tangente à la surface courbe de l'arbre formant l'extrémité
56, au lieu où ces surfaces sont en contact.
[0073] Comme montré sur les figures 1, 2 et 8, lorsque l'extrémité 56 est radialement capturée
entre les crochets 14 et 15 en position de verrouillage, que le coulisseau 10 est
en position armée et que la commande 5 est en configuration de fermeture, la surface
de came 143 est positionnée à un angle A143 par rapport à l'axe X55, autour de l'axe
X56 et la surface de came 153 est positionnée à un angle A153 par rapport à l'axe
X55, autour de l'axe X56. L'angle A143 est mesuré dans un sens direct autour de l'axe
X56, entre l'axe X55 et le point de contact entre l'arbre de l'extrémité 56 et la
surface 143, alors que l'angle A153 est mesuré dans un sens indirect autour de l'axe
X56, entre l'axe X55 et le point de contact entre l'arbre de l'extrémité 56 et la
surface 153. Par conception du dispositif 1, ces angles A143 et A153 sont prédéterminés,
notamment par la forme des crochets 14 et 15.
[0074] On prévoit que l'angle A143 et l'angle A153 sont tous deux à une valeur respective
prédéterminée, entre 90° et 180°. On peut avantageusement prévoir, comme c'est le
cas sur les figures, que la valeur de l'angle A143 est différente de celle de l'angle
A153. Ici, l'angle A153 est plus faible que l'angle A143, et vaut par exemple deux
tiers de l'angle A143. Par exemple, comme c'est le cas sur les figures, l'angle A153
vaut entre 92° et 100° alors que l'angle A143 vaut entre 130° et 160°. Du fait de
cette différence de valeur entre les angles A143 et A153, il est requis de fournir
un effort plus important pour maintenir le crochet 14 en position de verrouillage
que pour maintenir le crochet 15 en position de verrouillage.
[0075] Comme montré sur les figures 1 et 2, lorsque la commande 5 et le coulisseau 10 sont
assujettis et que la commande 5 est en configuration de fermeture, le coulisseau 10
est maintenu en position armée et les contacts 33 et 43 sont maintenus en position
d'isolement. Dans cette situation, la bielle 54 est agencée de sorte que l'axe X51
est disposé dans la direction Z1 par rapport à l'axe d'effort R54. Ainsi, sous l'action
des efforts F12 et F13 appliqués sur les contacts 33 et 43 et transmis au coulisseau
10 puis aux crochets 14 et 15, les crochets appliquent des efforts sur l'extrémité
56, qui sont transmis à la manette 51 suivant l'axe R54 par l'extrémité 55, tendant
à faire pivoter la bielle vers la position de fermeture. Le coulisseau 10 maintient
donc la commande 5 en configuration de fermeture par l'intermédiaire des crochets
14 et 15 et de la bielle 54, à rencontre du ressort 57. Autrement dit, la bielle 54
est agencée de sorte que, lorsque la configuration de la commande de commutation 5
est assujettie à la position du coulisseau 10 par mise en position de verrouillage
des crochets 14 et 15, le coulisseau 10 maintient la manette 51 en butée de rotation
contre le boîtier 2 dans l'orientation de fermeture, par l'intermédiaire de la bielle
54, sous l'action des efforts F12 et F13, pour leur composante selon la direction
Y1. Réciproquement, puisque la commande 5 est en butée dans la configuration de fermeture,
la commande 5 maintient le coulisseau 10 en position armée à rencontre des efforts
F12 et F13, par l'intermédiaire des crochets 14 et 15 en position de verrouillage
et de l'extrémité 56. Le coulisseau 10 est donc empêché de se déplacer jusqu'à la
position déclenchée, la bielle 54 s'interposant entre la manette 51, en butée de rotation
en orientation de fermeture. Cela maintient alors les contacts 33 et 43 en position
de conduction.
[0076] Lorsque les crochets 14 et 15 sont en position de verrouillage et qu'un utilisateur
fait basculer la commande 5 de la configuration fermée à la configuration ouverte,
ici en faisant basculer la manette 51 de l'orientation de fermeture à l'orientation
d'ouverture, le coulisseau 10 est entraîné de la position armée à la position déclenchée,
d'abord par la bielle 54, puis sous l'action des efforts F12 et F13. En détails, lorsque
la commande 5 quitte la configuration de fermeture, la bielle 54 autorise le coulisseau
10 à être déplacé vers la position déclenchée sous l'action des ressorts 12 et 13,
tout en retenant le coulisseau 10 par l'intermédiaire des surfaces 143 et 153. A ce
moment-là, les positions du coulisseau 10 et de l'extrémité 56 sont assujetties l'une
à l'autre. Lorsque la commande 5 a quitté la configuration de fermeture, la bielle
54 pivote au fur et à mesure du déplacement de l'extrémité 55 entraînée par la manette
51. Au cours de ce pivotement, l'axe R54 pivote en se rapprochant de l'axe X51. Lorsque
l'axe R54 coupe l'axe X51, c'est-à-dire lorsque les axes X51, X55 et X56 sont alignés,
la bielle 54 ne maintient plus le coulisseau 10 dans la position armée. Alors, le
coulisseau 10 est entraîné vers la position déclenchée sous l'action des efforts F12
et F13, par l'intermédiaire des contacts 33 et 43, alors que les contacts 33 et 43
sont entraînés vers la position d'isolement. Sous l'action des efforts F12 et F13,
le coulisseau 10 entraîne aussi la commande 5 vers la configuration d'ouverture, par
l'intermédiaire de la bielle 54, qui est orientée de sorte à faire pivoter la manette
51 jusqu'à l'orientation d'ouverture. Le dispositif 1 atteint alors la configuration
montrée sur les figures 3 et 4, où le coulisseau 10 est en position déclenchée, les
contacts 33 et 43 sont en position d'isolement et la commande 5 est en configuration
d'ouverture. Dans cette situation, l'axe R54 est agencé dans la direction Z1 par rapport
à l'axe X51, comme montré sur les figures 3 et 4.
[0077] Comme montré sur les figures 5 et 6, lorsque l'un des deux crochets 14 et 15 est
en position de déverrouillage, le coulisseau 10 n'est plus retenu par l'extrémité
secondaire 56 de la bielle 54 dans la direction Y10, de sorte que le coulisseau 10
peut être ramené de la position armée à la position déclenchée sous l'action des efforts
F12 et F13, par l'intermédiaire des contacts 33 et 43, eux-mêmes ramenés de leur position
de conduction à leur position d'isolement. Autrement dit, le coulisseau 10 peut être
déplacé de la position armée à la position déclenchée même si la commande de commutation
5 est en configuration de fermeture, dès lors que l'un des crochets 14 et 15 est en
position de déverrouillage. Alors que le coulisseau 10 se déplace vers la configuration
déclenchée, la commande 5 est ramenée dans sa configuration d'ouverture sous l'action
du ressort 57, puisque la manette 51 n'est plus maintenue dans l'orientation fermée
par la bielle 54, l'extrémité 56 de la bielle 54 étant libérée des crochets 14 et
15, et donc des efforts F12 et F13 qui tendaient à maintenir la manette 51 en butée
dans l'orientation de fermeture.
[0078] Plus précisément, comme montré sur la figure 5, lorsque le crochet 14 est en position
de déverrouillage, alors que le crochet 15 est en position de verrouillage, le crochet
14 est pivoté à l'écart de l'extrémité secondaire 56. En particulier, la surface de
came 143 ne vient plus en appui radial contre l'arbre formé par l'extrémité secondaire
56. Alors, l'extrémité secondaire 56 et le crochet 15 peuvent coulisser l'un par rapport
à l'autre, puisque l'extrémité n'est plus maintenue en appui contre la surface 153
par la surface 143 dans une direction opposée à la direction Z1. Cela autorise le
coulisseau 10 à être déplacé de la position armée à la position déclenchée.
[0079] Comme montré sur la figure 6, lorsque le crochet 15 est en position de déverrouillage
alors que le crochet 14 est en position de verrouillage, le crochet 15 est pivoté
à l'écart de l'extrémité secondaire 56. En particulier, la surface de came 153 ne
vient plus en appui radial contre l'arbre formé par l'extrémité secondaire 56. Alors,
l'extrémité secondaire 56 et le crochet 14 peuvent coulisser l'un par rapport à l'autre,
puisque l'extrémité 56 n'est plus maintenue en appui contre la surface 143 par la
surface 153 dans la direction Z1. Cela autorise le coulisseau 10 à être déplacé de
la position armée à la position déclenchée.
[0080] De préférence, le dispositif de protection comprend une gâchette 16, qui est portée
par le coulisseau 10 et qui est visible sur les figures 1, 3, 5, 7 et 8. Plus précisément,
la gâchette 16 est portée par la partie 101, en particulier par un bras 106 de la
partie 101, en étant entièrement disposée dans le compartiment 26. Les bras 103 et
106 sont disposés de part et d'autre d'un plan comprenant l'axe Y10 et parallèle à
la direction X1. Autrement dit, le crochet 14 s'étend le long du bras 106. La surface
105 est avantageusement prévue entre les deux bras 103 et 106, disposés en fourche.
[0081] La gâchette 16 est pivotante par rapport au coulisseau 10 autour d'un axe X16, dit
« axe de gâchette », qui traverse ici le bras 106 et qui est fixe par rapport au coulisseau
10. De préférence, l'axe X16 est parallèle à l'axe X14 et non confondu avec l'axe
X14. Par ce pivotement, la gâchette 16 est mobile par rapport au coulisseau 10 entre
une position de maintien, montrée sur les figures 1, 3, 7 et 8, et une position de
libération, montrée sur la figure 5. De préférence, en passant de la position de maintien
à la position de libération, la gâchette 16 pivote en sens inverse du crochet 14,
lorsque le crochet passe de la position de verrouillage à la position de déverrouillage.
[0082] La gâchette 16 comprend une extrémité de maintien 161 et une extrémité d'actionnement
162, disposées de part et d'autre de l'axe X16.
[0083] Comme montré sur les figures 1, 3, 7 et 8, lorsque le crochet 14 est en position
de verrouillage et que la gâchette 16 est en position de maintien, l'extrémité de
maintien 161 coopère mécaniquement avec l'extrémité d'accroché 142 du crochet 14,
de sorte que la gâchette 16 maintient le crochet 14 en position de verrouillage. Pour
cela, l'extrémité de maintien 161 et l'extrémité d'accroché 142 ont une forme complémentaire,
qui font que la gâchette 16 bloque la rotation du crochet 14 vers la position de déverrouillage.
En particulier, lorsque le crochet 14 pivote de la position de verrouillage à la position
de déverrouillage, l'extrémité 142 décrit une trajectoire circulaire, l'extrémité
161 et l'axe X16 de la gâchette 16 étant alignées sur une tangente à cette trajectoire
circulaire lorsque la gâchette est en position de maintien, ce qui entraîne un blocage
du crochet 14 en position de verrouillage par la gâchette 16. Comme montré sur la
figure 8, l'extrémité 161 présente une surface radiale 166, qui est en appui suivant
une direction radiale, par rapport à l'axe X16, contre l'extrémité 142. La force avec
laquelle l'extrémité 142 appuie contre la surface 166 dépend essentiellement de la
valeur de l'angle A143, puisque, sous l'action des ressorts 12 et 13, l'extrémité
56 de la bielle pousse le crochet 14 à pivoter vers sa position de déverrouillage,
le crochet 14 étant néanmoins maintenu en position de verrouillage par appui orthoradial
de l'extrémité 142 contre l'extrémité 161.
[0084] De plus, on prévoit avantageusement que le pivotement de la gâchette 16 vers la position
de maintien est bornée à la position de maintien par mise en butée orthoradiale de
l'extrémité 161, par rapport à l'axe X16, contre le crochet 14. Pour cela, l'extrémité
161 comprend par exemple une surface antirotation 167, qui vient en appui suivant
une direction orthoradiale, par rapport à l'axe X16, contre le crochet 14.
[0085] Lorsque le crochet 14 est en position de verrouillage et que l'on fait basculer la
gâchette 16 en position de libération, l'extrémité 161 est déplacée dans la direction
Y1 par rapport à l'extrémité 142, de sorte que la gâchette 16 ne maintient plus le
crochet 14 en position de verrouillage. Alors, le crochet 14 peut être amené en position
de déverrouillage par coopération avec l'extrémité 56 de la bielle 54, sous l'action
d'un déplacement du coulisseau 10 vers la position déclenchée, sous l'action des efforts
F12 et F13, le coulisseau 10 entraînant ainsi le crochet 14 dans son déplacement,
via l'extrémité 141. Faire basculer le crochet 14 en faisant basculer la gâchette
16 demande particulièrement peu d'effort.
[0086] On prévoit avantageusement un ressort de gâchette 163. Le ressort 163 est agencé
pour appliquer un effort sur la gâchette 16, de préférence en prenant appui sur le
crochet 14, tendant à maintenir la gâchette 16 en position de maintien lorsque le
crochet 14 est en position de verrouillage et que la gâchette 16 est en position de
maintien. Dans le présent exemple, on prévoit que les deux pattes du ressort 163 tendent
à s'écarter par élasticité. Autrement dit, le ressort 163 applique des efforts antagonistes
sur l'extrémité 142 et sur l'extrémité 162. Comme montré sur la figure 5, par mise
en butée orthoradiale de la surface 167 contre le crochet 14, la gâchette 16 est maintenue
en position de libération par le crochet 14, lorsque le crochet 14 est lui-même maintenu
en position de déverrouillage par l'extrémité 56 de la bielle 54, alors à l'écart
de la surface 105. Le ressort 163 est agencé pour appliquer un effort sur la gâchette
16 en prenant appui sur le crochet 14, tendant à ramener le crochet 14 en position
de verrouillage et à ramener la gâchette 16 en position de maintien, lorsque le crochet
14 n'est plus maintenu en position déverrouillage par l'extrémité 56, c'est-à-dire
en particulier lorsque l'extrémité 56 est positionnée contre la surface 105. Cette
situation peut se produire lorsque le coulisseau 10 est en position déclenchée et
que la commande 5 est en configuration d'ouverture.
[0087] Comme montré sur les figures 1 et 5, les déclencheurs 6 et 7 sont configurés pour
déclencher un basculement du crochet 14 depuis la position de verrouillage vers la
position de déverrouillage, lorsque l'un de ces déclencheurs 6 et 7 est excité par
son défaut électrique respectif, c'est-à-dire un court-circuit pour le déclencheur
6 et une surcharge pour le déclencheur 7, et que le coulisseau est en position armée.
[0088] Plus précisément, lorsque le déclencheur 6 est excité par le court-circuit, le noyau
mobile 62 est déplacé depuis la position de repos jusqu'à la position déclenchée,
visible sur la figure 5 et percute alors l'extrémité 162 de la gâchette 16. Ce faisant,
le noyau 62 déplace la gâchette 16 de la position de maintien à la position de libération.
Comme vu précédemment, la gâchette 16 autorise alors le crochet 14 à passer de la
position de verrouillage à la position de déverrouillage. Il en résulte que, sous
l'action des ressorts 12 et 13, les contacts 33 et 43 passent en position d'isolement,
le coulisseau 10 passe en position déclenchée, et la commande 5 passe en configuration
ouverte.
[0089] Lorsque le déclencheur 7 est excité par la surcharge, il se déforme, de sorte à entraîner
l'extrémité 162 de la gâchette 16, par l'intermédiaire d'une bielle 164 reliant l'extrémité
162 à une extrémité du bilame formant le déclencheur 7. Ce faisant, le déclencheur
7 déplace la gâchette 16 de la position de maintien à la position de libération. Comme
vu précédemment, la gâchette 16 autorise alors le crochet 14 à passer de la position
de verrouillage à la position de déverrouillage. Il en résulte que, sous l'action
des ressorts 12 et 13, les contacts 33 et 43 passent en position d'isolement, le coulisseau
10 passe en position déclenchée, et la commande 5 passe en configuration ouverte.
[0090] Du fait du bras de levier existant entre l'extrémité 162 et l'axe X16, les déclencheurs
6 et 7 peuvent causer le déplacement des contacts 33 et 43 vers la position d'isolement
avec un effort très faible. Lorsque le déclencheur 6 ou 7 est excité par son défaut
correspondant, le déplacement des contacts 33 et 43 vers la position d'isolement est
exécuté quelle que soit la configuration de la commande 5, puisque le coulisseau 10
est libéré de l'extrémité 56 de la bielle 54 par mise en position de déverrouillage
du crochet 14. La commande 5 est alors ramenée vers la position d'ouverture sous la
seule action de son ressort 57.
[0091] De préférence, le dispositif de protection comprend une gâchette 17, qui est portée
par le coulisseau 10 et qui est visible sur les figures 2, 4, 6, 7 et 8. Plus précisément,
la gâchette 17 est portée par la partie 102, en particulier par un bras 107 de la
partie 102, en étant entièrement disposée dans le compartiment 27. Les bras 104 et
107 sont disposés de part et d'autre d'un plan comprenant l'axe Y10 et parallèle à
la direction X1. Le bras 107 et le bras 106 sont disposés de part et d'autre du même
plan. Le crochet 15 s'étend le long du bras 107. La surface 105 est avantageusement
prévue entre les deux bras 104 et 107, disposés en fourche.
[0092] La gâchette 17 est pivotante par rapport au coulisseau 10 autour d'un axe X17, dit
« axe de gâchette », qui traverse ici le bras 107 et qui est fixe par rapport au coulisseau
10. De préférence, l'axe X17 est parallèle à l'axe X14 et non confondu avec l'axe
X14. Par ce pivotement, la gâchette 17 est mobile par rapport au coulisseau 10 entre
une position de maintien, montrée sur les figures 2, 4, 7 et 8, et une position de
libération, montrée sur la figure 6. De préférence, en passant de la position de maintien
à la position de libération, la gâchette 17 pivote en sens inverse du crochet 15,
lorsque le crochet 15 passe de la position de verrouillage à la position de déverrouillage.
[0093] La gâchette 17 comprend une extrémité de maintien 171 et une extrémité d'actionnement
172, disposées de part et d'autre de l'axe X17. Les extrémités 171 et 172 sont visibles
en particulier sur la figure 8.
[0094] Comme montré sur les figures 2, 4, 7 et 8, lorsque le crochet 15 est en position
de verrouillage et que la gâchette 17 est en position de maintien, l'extrémité de
maintien 171 coopère mécaniquement avec l'extrémité d'accroché 152 du crochet 15,
de sorte que la gâchette 17 maintient le crochet 15 en position de verrouillage. Pour
cela, l'extrémité de maintien 171 et l'extrémité d'accroché 152 ont une forme complémentaire,
qui font que la gâchette 17 bloque la rotation du crochet 15 vers la position de déverrouillage.
En particulier, lorsque le crochet 15 pivote de la position de verrouillage à la position
de déverrouillage, l'extrémité 152 décrit une trajectoire circulaire, l'extrémité
171 et l'axe X17 de la gâchette 17 étant alignées sur une tangente à cette trajectoire
circulaire lorsque la gâchette 17 est en position de maintien, ce qui entraîne un
blocage du crochet 15 en position de verrouillage par la gâchette 17. Comme montré
sur la figure 8, l'extrémité 171 présente une surface radiale 177, qui est en appui
suivant une direction radiale, par rapport à l'axe X17, contre l'extrémité 152. La
force avec laquelle l'extrémité 152 appuie contre la surface 177 dépend essentiellement
de la valeur de l'angle A153, puisque, sous l'action des ressorts 12 et 13, l'extrémité
56 de la bielle pousse le crochet 15 à pivoter vers sa position de déverrouillage,
le crochet 15 étant néanmoins maintenu en position de verrouillage par appui orthoradial
de l'extrémité 152 contre l'extrémité 171.
[0095] De plus, on prévoit avantageusement que le pivotement de la gâchette 17 vers la position
de maintien est bornée à la position de maintien par mise en butée orthoradiale de
l'extrémité 171, par rapport à l'axe X17, contre le crochet 15. Pour cela, l'extrémité
171 comprend par exemple une surface antirotation 176, qui vient en appui suivant
une direction orthoradiale, par rapport à l'axe X17, contre le crochet 15.
[0096] On prévoit avantageusement que la géométrie de l'extrémité 171 est similaire à celle
de l'extrémité 161 et que la géométrie de l'extrémité 152 est similaire à celle de
l'extrémité 142. Ainsi, les extrémités 171 et 152 montrées sur la figure 8 illustrent
également la forme et la façon de coopérer mécaniquement des extrémités 161 et 142,
disposées symétriquement.
[0097] Lorsque le crochet 15 est en position de verrouillage et que l'on fait basculer la
gâchette 17 en position de libération, l'extrémité 171 est déplacée dans la direction
Y1 par rapport à l'extrémité 152, de sorte que la gâchette 17 ne maintient plus le
crochet 15 en position de verrouillage. Alors, le crochet 15 peut être amené en position
de déverrouillage par coopération avec l'extrémité 56 de la bielle 54, sous l'action
d'un déplacement du coulisseau 10 vers la position déclenchée, sous l'action des efforts
F12 et F13, le coulisseau 10 entraînant ainsi le crochet 15 dans son déplacement,
via l'extrémité 151. Faire basculer le crochet 15 en faisant basculer la gâchette
17 demande particulièrement peu d'effort. L'effort pour faire basculer la gâchette
17 est même moindre que celui pour faire basculer la gâchette 16, du fait de la différence
de valeur des angles A143 et A153, puisque l'effort d'appui du crochet 15 sur la surface
176 est moindre que l'effort d'appui du crochet 14 sur la surface 166. Du fait de
cette différence entre les angles A143 et A153, on peut avantageusement prévoir d'actionner
la gâchette 17 avec un actionneur produisant un faible effort, tel que le déclencheur
8, comme expliqué ci-après, en réservant l'actionnement de la gâchette 16 à des actionneurs
produisant un effort plus conséquent, tels que le déclencheur 6 et le déclencheur
7, comme expliqué ci-avant.
[0098] On prévoit avantageusement un ressort de gâchette 173. Le ressort 173 est agencé
pour appliquer un effort sur la gâchette 17, de préférence en prenant appui sur le
crochet 15, tendant à maintenir la gâchette 17 en position de maintien lorsque le
crochet 15 est en position de verrouillage et que la gâchette 17 est en position de
maintien. Dans le présent exemple, on prévoit que les deux pattes du ressort 173 tendent
à s'écarter par élasticité. Autrement dit, le ressort 173 applique des efforts antagonistes
sur l'extrémité 152 et sur l'extrémité 172. Comme montré sur la figure 6, par mise
en butée orthoradiale de la surface 177 de l'extrémité 172 contre le crochet 15, la
gâchette 17 est maintenue en position de libération par le crochet 15, lorsque le
crochet 15 est lui-même maintenu en position de déverrouillage par l'extrémité 56
de la bielle 54, alors à l'écart de la surface 105. Le ressort 173 est agencé pour
appliquer un effort sur la gâchette 17 en prenant appui sur le crochet 15, tendant
à ramener le crochet 15 en position de verrouillage et à ramener la gâchette 17 en
position de maintien, lorsque le crochet 15 n'est plus maintenu en position déverrouillage
par l'extrémité 56, c'est-à-dire en particulier lorsque l'extrémité 56 est positionnée
contre la surface 105. Cette situation peut se produire lorsque le coulisseau 10 est
en position déclenchée et que la commande 5 est en configuration d'ouverture.
[0099] De préférence, le dispositif 1 comprend en outre une béquille de réarmement 18, visible
sur les figures 2, 4, 6, 7 et 8. La béquille 18 est portée par le coulisseau 10, en
étant mobile par rapport au coulisseau entre une position de réarmement, montrée sur
les figures 2, 4, 6, 7 et 8, et une position de décrochage. En particulier, la béquille
18 est attachée à la partie 102, de sorte à être entièrement reçue dans le compartiment
27. Dans le présent exemple, la béquille 18 comprend une extrémité d'attache 181,
par l'intermédiaire de laquelle la béquille 18 est attachée au coulisseau 10, une
extrémité d'actionnement 182, et un épaulement intermédiaire 183. Plus précisément,
la béquille 18 est attachée au bras 107. Pour être ainsi mobile entre les positions
de réarmement et de décrochage, on prévoit avantageusement que la béquille 18 pivote
autour de l'axe X17. Le mouvement de la béquille 18 est indépendant de celui de la
gâchette 17, hormis pour leurs interactions mentionnées ci-dessous. En passant de
la position de réarmement à la position de décrochage, l'extrémité 182 est déplacée
dans le sens de la direction Z1, c'est-à-dire que la béquille 18 est pivotée dans
le même sens que la gâchette 17, lorsque la gâchette est pivotée de la position de
maintien jusqu'à la position de libération.
[0100] La béquille 18 est agencée le long de la gâchette 17, avec l'extrémité 181 à hauteur
de l'extrémité 171 et l'extrémité 182 à hauteur de l'extrémité 172. La gâchette 17
est disposée dans la direction Z1 par rapport à la béquille 18. La béquille 18 est
configurée pour entraîner la gâchette 17 depuis la position de maintien jusqu'à la
position de libération lorsque la béquille 18 est elle-même entrainée depuis la position
de réarmement jusqu'à la position de décrochage. Autrement dit, lorsque l'on pivote
la béquille 18 vers la position de décrochage, l'extrémité 182 vient en appui orthoradial
contre l'extrémité 172, de sorte à entraîner la gâchette vers la position de libération
par entraînement de l'extrémité 172.
[0101] Le boîtier 2 comprend un pion de réarmement 184, visible notamment sur la figure
6. Ici, le pion 184 est porté par la cloison 25 en étant disposé dans le compartiment
27. Lorsque la béquille 18 est en position de décrochage et que le coulisseau 10 est
déplacé depuis la position armée vers la position déclenchée, la béquille 18 est entraînée
dans le même mouvement de translation suivant la direction Y1. Le pion 184 est agencé
de sorte que la béquille 18 vienne au contact du pion 184, par l'intermédiaire de
l'épaulement 183, ce qui, sous l'action du déplacement du coulisseau 10 vers la position
déclenchée, ramène la béquille 18 en position de réarmement. En effet, le pion 184
coulisse le long de la béquille 18, et entraîne la béquille en rotation par coopération
mécanique avec l'épaulement 183.
[0102] Comme montré sur les figures 2 et 6, le déclencheur 8 est configuré pour déclencher
un basculement du crochet 15 depuis la position de verrouillage vers la position de
déverrouillage, lorsque le déclencheur 8 est excité par son défaut électrique respectif,
à savoir ici un défaut différentiel.
[0103] Plus précisément, lorsque le déclencheur 8 est excité par un défaut différentiel
et que le coulisseau 10 est en position armée, le relais 82 déplace la tige mobile
83 de la position de repos, montrée sur la figure 2, à la position de déclenchement,
où la tige 83 est déplacée dans la direction Z1 par rapport au boîtier 2. Alors, la
tige 83 atteint l'extrémité d'actionnement 182 de la béquille 18, et entraîne la béquille
18 de la position de réarmement jusqu'à la position de décrochage, via l'extrémité
182. Cela a pour effet que la béquille 18 entraîne la gâchette 17 depuis la position
de maintien jusqu'à la position de libération. Autrement dit, c'est préférentiellement
par l'intermédiaire de la béquille 18 que le déclencheur 8 entraîne la gâchette 17
de la position de maintien jusqu'à la position de libération. La gâchette 17 étant
en position de libération, le crochet 15 n'est plus maintenu en position de verrouillage.
Comme vu précédemment, le crochet 15 passe alors en position de déverrouillage sous
l'action des ressorts 12 et 13, ce qui entraîne un déplacement du coulisseau depuis
la position armée jusqu'à la position déclenchée, simultanément au déplacement des
contacts 33 et 43 depuis la position de conduction jusqu'à la position d'isolement.
[0104] Du fait du bras de levier existant entre l'extrémité 182 et l'axe X17, le déclencheur
8 peut causer le déplacement des contacts 33 et 43 vers la position d'isolement avec
un effort très faible. Lorsque le déclencheur 8 est excité par le défaut différentiel,
le déplacement des contacts 33 et 43 vers la position d'isolement est exécuté quelle
que soit la configuration de la commande 5, puisque le coulisseau 10 est libéré de
l'extrémité 56 de la bielle 54 par mise en position de déverrouillage du crochet 15.
La commande 5 est alors ramenée vers la position d'ouverture sous la seule action
de son ressort 57.
[0105] Avant que le coulisseau 10 n'atteigne la position déclenchée, la béquille 18 est
ramenée en position de réarmement par coopération avec le pion 184, sous l'action
du déplacement du coulisseau 10 entraîné par les efforts F12 et F13. En repassant
en position de réarmement, l'extrémité 182 de la béquille entraîne la tige mobile
83 depuis la position de déclenchement jusqu'à la position de repos, dans la direction
opposée à la direction Z1. Autrement dit, la béquille 18 est configurée pour réarmer
le relais 82 du déclencheur 8 lorsque la béquille 18 est entraînée depuis la position
de décrochage jusqu'à la position de réarmement.
[0106] En variante, pour le cas où le déclencheur 8 n'aurait pas besoin d'être réarmé, ou
serait réarmé par un autre moyen, la présence de la béquille 18 est facultative, et
on peut prévoir que le déclencheur 8 actionne directement la gâchette 17, selon un
fonctionnement similaire à celui adopté pour le déclencheur 6 avec la gâchette 16.
[0107] De manière avantageuse, le dispositif 1 comprend un voyant 165, qui est mobile en
rotation par rapport au boîtier 2 autour d'un axe parallèle à la direction X1, entre
une position initiale, visible sur la figure 1, et une position de signalement, visible
sur la figure 5. En position de signalement, une extrémité de signalement 169 appartenant
au voyant 165 est visible depuis l'extérieur du boîtier 2, en étant placée dans l'embrasure
d'une fenêtre appartenant au boîtier 2, ménagée au travers de la façade 21. En position
initiale, l'extrémité de signalement 169 n'est pas visible depuis l'extérieur du boîtier
2, en étant décalée par rapport à ladite fenêtre du boîtier 2. La gâchette 16 est
configurée pour déplacer le voyant 165 jusqu'à la position de signalement, lorsque
la gâchette 16 est déplacée depuis la position de maintien jusqu'à la position de
libération. A cet effet, la gâchette 16 comprend par exemple une excroissance radiale
168, qui vient entraîner en rotation une extrémité d'entraînement 160 du voyant 165,
visible sur la figure 3, lorsque la gâchette 16 est elle-même pivotée vers la position
de libération alors que le coulisseau 10 est en position armée. Le coulisseau 10 est
configuré pour ramener le voyant 165 jusqu'à la position initiale, lorsque le coulisseau
10 est déplacé depuis la position déclenchée jusqu'à la position armée. Pour cela,
on prévoit par exemple que le bras 106 du coulisseau 10 comporte une excroissance
108 qui vient entraîner en rotation l'extrémité d'entraînement 160 lorsque le coulisseau
10 se déplace vers la position armée et que le voyant 165 est position de signalement.
Le voyant 165 permet ainsi de signaler à l'utilisateur lorsque l'un des déclencheurs
6 ou 7 a été excité par un défaut électrique, le voyant 165 étant réinitialisé une
fois que l'utilisateur a réarmé le dispositif 1 en faisant passer la commande 5 de
la configuration d'ouverture à la configuration de fermeture.
[0108] En variante ou de surcroit, on prévoit un voyant 175 avec une extrémité de signalement
179, qui est similaire au voyant 165 et son extrémité de signalement 169. Le voyant
175 est actionné, indépendamment du voyant 165, par la gâchette 17 ou la béquille
18, vers une position de signalement, afin de signaler à l'utilisateur lorsque le
déclencheur 8 a été excité par un défaut différentiel. Le voyant 175 est ramené vers
une position initiale par le coulisseau 10 lorsque la commande 5 est ramenée vers
la configuration de fermeture, une fois le défaut disparu.
[0109] De manière avantageuse, le dispositif 1 comprend un voyant 110, qui est mobile en
rotation par rapport au boîtier 2 autour d'un axe parallèle à la direction X1, entre
une position signalant la fermeture, visible sur la figure 2, et une position signalant
l'ouverture, visible sur les figures 4 et 6. Quelle que soit sa position, l'extrémité
de signalement 111 appartenant au voyant 110 est visible depuis l'extérieur du boîtier
2, en étant placée dans l'embrasure d'une fenêtre appartenant du boîtier 2, ménagée
au travers de la façade 21. Selon sa position, une partie différente de l'extrémité
de signalement 111 peut être visible au travers de la fenêtre, ou tombe en face de
curseurs, pour indiquer si les contacts 33 et 43 sont en position d'isolement ou de
conduction. La position du voyant 110 est assujettie à la position du coulisseau 10,
de préférence par entraînement direct du voyant 110 par la partie 102 du coulisseau
10. La position du voyant 110 permet ainsi à l'utilisateur d'avoir connaissance de
la position du coulisseau 10, et donc des contacts 33 et 43, afin de détecter une
éventuelle panne du dispositif 1, notamment si la configuration de la commande 5 ne
correspond pas à la position que devraient prendre les contacts 33 et 43.
[0110] Le dispositif 1, grâce à son mécanisme interne, permet de prévoir facilement un ou
plusieurs voyants mécaniques, particulièrement compacts, pour signaler l'état du mécanisme
à l'utilisateur, sans devoir ouvrir le boîtier 2.
[0111] Plus généralement, le dispositif 1 est configuré pour que, lorsqu'aucun défaut électrique
ne se produit, les contacts 33 et 43 peuvent être basculés entre leur position d'isolement
et leur position de conduction en actionnant la commande 5 entre les configurations
d'ouverture et de fermeture, et pour que, lorsqu'un défaut électrique se produit alors
que les contacts 33 et 43 sont en position de conduction, les contacts sont basculés
en position d'isolement, même dans l'éventualité où la commande 5 serait maintenue
en configuration de fermeture. Le dispositif 1 est adapté pour plusieurs types de
déclencheur, notamment le déclencheur 8 qui a besoin d'être réarmé et dont l'effort
produit par le relais 82 est particulièrement faible. Le dispositif 1 est particulièrement
compact et permet facilement d'embarquer, dans un même boîtier 2, trois déclencheurs
6, 7 et 8 et deux chemins de conduction 3 et 4 électriquement isolés l'un de l'autre.
[0112] Toute caractéristique décrite dans ce qui précède pour un mode de réalisation ou
une variante particulière, peut être mise en œuvre dans les autres modes de réalisation
et variantes décrits dans ce qui précède, pour autant que techniquement possible.
1. Dispositif de protection électrique (1), comprenant :
- un boîtier (2) ;
- un premier chemin de conduction (4), comprenant un premier contact mobile (43),
qui est mobile par rapport au boîtier (2), entre :
• une position de conduction, dans laquelle le premier contact mobile (43) connecte
électriquement une première borne d'entrée (41) à une première borne de sortie (42)
appartenant au premier chemin de conduction (4), et
• une position d'isolement, dans laquelle la première borne d'entrée (41) et la première
borne de sortie (42) sont électriquement isolées l'une de l'autre ;
- un coulisseau (10), auquel le premier contact mobile (43) est attaché, le coulisseau
(10) étant coulissant par rapport au boîtier (2) suivant un axe de coulisseau (Y10),
entre une position armée, où le premier contact mobile (43) est en position de conduction,
et une position déclenchée, où le premier contact mobile (43) est en position d'isolement
;
- un premier ressort de contact (13), appliquant un premier effort de contact (F13)
sur le premier contact mobile (43) en prenant appui sur le boîtier (2), le premier
contact mobile (43) tendant à entraîner le coulisseau (10) vers la position déclenchée,
lorsque le coulisseau (10) est en position armée, sous l'action du premier effort
de contact (F13) ;
- une commande de commutation (5), qui est configurée pour évoluer entre une configuration
de fermeture et une configuration d'ouverture ; et
- un premier déclencheur (8), configuré pour être excité par un défaut électrique
d'un premier type ;
caractérisé en ce que :
- le dispositif de protection électrique (1) comprend en outre un premier crochet
(15), qui est porté par le coulisseau (10), en étant mobile par rapport au coulisseau
(10), entre :
• une position de verrouillage, pour assujettir la configuration de la commande de
commutation (5) à la position du coulisseau (10), de sorte que le coulisseau (10)
est en position déclenchée lorsque la commande de commutation (5) est en configuration
d'ouverture, et de sorte que le coulisseau (10) est en position armée lorsque la commande
de commutation (5) est en configuration de fermeture, la commande de commutation (5)
maintenant alors le coulisseau (10) en position armée, et
• une position de déverrouillage, dans laquelle le premier crochet (15) autorise le
coulisseau (10) à être déplacé de la position armée à la position déclenchée même
si la commande de commutation (5) est en configuration de fermeture ; et
- le premier déclencheur (8) est configuré pour déclencher un basculement du premier
crochet (15) depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage
lorsque le premier déclencheur (8) est excité par un défaut électrique du premier
type.
2. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 1, dans lequel la commande
de commutation (5) comprend :
- une manette (51), qui est mobile en rotation par rapport au boîtier (2) autour d'un
axe de manette (X51), l'axe de coulisseau (Y10) étant orthoradial à l'axe de manette
(X51) ;
- une bielle de commande (54), qui comprend :
• une extrémité primaire (55), par l'intermédiaire de laquelle la bielle de commande
(54) est attachée à la manette (51) en étant pivotante par rapport à la manette (51)
autour d'un axe primaire (X55), parallèle à l'axe de manette (X51) ; et
• une extrémité secondaire (56), qui est capturée par le premier crochet (15), lorsque
le premier crochet (15) est en position de verrouillage, pour assujettir la configuration
de la commande de commutation (5) et la position du coulisseau (10).
3. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 2, dans lequel :
- la manette (51) est mobile en rotation :
• jusqu'à une orientation de fermeture, lorsque la commande de commutation (5) est
en configuration de fermeture, dans laquelle la manette (51) est en butée de rotation
contre le boîtier (2), et
• jusqu'à une orientation d'ouverture, lorsque la commande de commutation (5) est
en configuration d'ouverture ;
- la commande de commutation (5) comprend un ressort de commande (57), qui exerce
un effort de commande sur la manette (51), par rapport au boîtier (2), tendant à mettre
la manette (51) en rotation jusqu'à l'orientation d'ouverture ; et
- la bielle de commande (54) est agencée de sorte que, lorsque la configuration de
la commande de commutation (5) est assujettie à la position du coulisseau (10), que
la commande de commutation (5) est en configuration de fermeture et que le coulisseau
(10) est en position armée :
• le coulisseau (10) maintient la manette (51) en butée de rotation contre le boîtier
(2), dans l'orientation de fermeture, par l'intermédiaire de la bielle de commande
(54), sous l'action du premier contact mobile (43) recevant le premier effort de contact
(F13), et
• la bielle de commande (54) s'oppose à un déplacement du coulisseau (10) vers la
position déclenchée en prenant appui sur la manette (51), elle-même en butée de rotation
contre le boîtier (2) dans l'orientation de fermeture.
4. Dispositif de protection électrique (1) selon l'une quelconque des revendications
2 ou 3, dans lequel :
- le dispositif de protection électrique (1) comprend en outre :
• un deuxième crochet (14), qui est porté par le coulisseau (10), en étant mobile
par rapport au coulisseau (10), indépendamment du premier crochet (15), entre une
position de verrouillage et une position de déverrouillage ;
• un deuxième déclencheur (6; 7), configuré pour déclencher un basculement du deuxième
crochet (14) depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage
lorsque le deuxième déclencheur (6; 7) est excité par un défaut électrique d'un deuxième
type ; et
- pour être mobiles par rapport au coulisseau (10), le premier crochet (15) et le
deuxième crochet (14) sont indépendamment pivotants par rapport au coulisseau (10)
autour d'un même axe de crochet (X14), de sorte que :
• lorsque le premier crochet (15) et le deuxième crochet (14) sont en position de
verrouillage, l'extrémité secondaire (56) est radialement capturée entre le premier
crochet (15) et le deuxième crochet (14), assujettissant ainsi la configuration de
la commande de commutation (5) à la position du coulisseau (10) ;
• lorsque le premier crochet (15) est en position de déverrouillage alors que le deuxième
crochet (14) est en position de verrouillage, le premier crochet (15) est à l'écart
de l'extrémité secondaire (56), autorisant ainsi le coulisseau (10) à être déplacé
de la position armée à la position déclenchée ; et
• lorsque le deuxième crochet (14) est en position de déverrouillage alors que le
premier crochet (15) est en position de verrouillage, le deuxième crochet (14) est
à l'écart de l'extrémité secondaire (56), autorisant ainsi le coulisseau (10) à être
déplacé de la position armée à la position déclenchée.
5. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 4, dans lequel, lorsque
l'extrémité secondaire (56) est radialement capturée entre le premier crochet (15)
et le deuxième crochet (14) et que le coulisseau (10) est dans la position armée :
- l'extrémité secondaire (56) vient en appui radial contre une première surface de
came (153) appartenant au premier crochet (15), alors que la première surface de came
(153) est positionnée à un premier angle (A153) par rapport à l'axe primaire (X55),
autour de l'extrémité secondaire (56) ; et
- l'extrémité secondaire (56) vient en appui radial contre une deuxième surface de
came (143) appartenant au deuxième crochet (14), alors que la deuxième surface de
came (143) est positionnée à un deuxième angle (A143) par rapport à l'axe primaire
(X55), autour de l'extrémité secondaire (56), de sorte que l'extrémité secondaire
(56) est interposée entre la première surface de came (153) et la deuxième surface
de came (143) et que le premier angle (A153) et le deuxième angle (A143) sont de valeur
différente.
6. Dispositif de protection électrique (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel :
- le dispositif de protection électrique (1) comprend une gâchette (17), qui est portée
par le coulisseau (10) en étant mobile par rapport au coulisseau (10), entre :
• une position de maintien, dans laquelle la gâchette (17) maintient le premier crochet
(15) en position de verrouillage, et
• une position de libération, dans laquelle la gâchette (17) autorise le premier crochet
(15) à passer de la position de verrouillage à la position de déverrouillage ; et
- le premier déclencheur (8) est configuré pour déplacer la gâchette (17) de la position
de maintien à la position de libération pour déclencher un basculement du premier
crochet (15) depuis la position de verrouillage vers la position de déverrouillage,
lorsque le premier déclencheur (8) est excité par un défaut électrique du premier
type.
7. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 6, comprenant un ressort
de gâchette (173), tendant à ramener la gâchette (17) en position de maintien et le
premier crochet (15) en position de verrouillage, lorsque la gâchette (17) est en
position de libération et que le premier crochet (15) est en position de déverrouillage.
8. Dispositif de protection électrique (1) selon l'une quelconque des revendications
6 ou 7, dans lequel la gâchette (17) est pivotante par rapport au coulisseau (10),
autour d'un premier axe de gâchette (X17), et comprend :
- une extrémité de maintien (171), qui, lorsque la gâchette (17) est en position de
maintien, coopère mécaniquement avec une extrémité d'accroché (152) appartenant au
premier crochet (15) pour que la gâchette (17) maintienne le premier crochet (15)
en position de verrouillage ; et
- une extrémité d'actionnement (172), par l'intermédiaire de laquelle le premier déclencheur
(8) déplace la gâchette (17) de la position de maintien à la position de libération
lorsque le premier déclencheur (8) est excité par un défaut électrique du premier
type.
9. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 8, dans lequel :
- le dispositif de protection électrique (1) comprend en outre une béquille de réarmement
(18), qui est portée par le coulisseau (10) en étant mobile par rapport au coulisseau
(10) entre une position de décrochage et une position de réarmement, la béquille de
réarmement (18) étant configurée pour :
• entraîner la gâchette (17) depuis la position de maintien jusqu'à la position de
libération, lorsque la béquille de réarmement (18) est entrainée depuis la position
de réarmement jusqu'à la position de décrochage, et
• réarmer le premier déclencheur (8), lorsque la béquille de réarmement (18) est entraînée
depuis la position de décrochage jusqu'à la position de réarmement ;
- le premier déclencheur (8) est configuré pour déplacer la gâchette (17) de la position
de maintien à la position de libération par déplacement de la béquille de réarmement
(18) de la position de réarmement à la position de décrochage ; et
- le boîtier (2) comprend un pion de réarmement (184), pour entraîner la béquille
de réarmement (18) depuis la position de décrochage jusqu'à la position de réarmement
sous l'action d'un déplacement du coulisseau (10) depuis la position armée jusqu'à
la position déclenchée.
10. Dispositif de protection électrique (1) selon l'une quelconque des revendications
6 à 9, dans lequel :
- le dispositif de protection électrique (1) comprend un voyant (175), qui est mobile
par rapport au boîtier (2) entre une position initiale et une position de signalement
;
- la gâchette (17) est configurée pour déplacer le voyant (175) jusqu'à la position
de signalement, lorsque la gâchette (17) est déplacée depuis la position de maintien
jusqu'à la position de libération ; et
- le coulisseau (10) est configuré pour déplacer le voyant (175) jusqu'à la position
initiale lorsque le coulisseau (10) est déplacé depuis la position déclenchée jusqu'à
la position armée.
11. Dispositif de protection électrique (1) selon l'une quelconque des revendications
précédentes, dans lequel :
- le premier chemin de conduction (4) comprend un premier contact fixe (44), contre
lequel le premier contact mobile (43) est en appui suivant une première direction
de contact (Z44) perpendiculaire à l'axe de coulisseau (Y10), lorsque le premier contact
mobile (43) est en position de conduction, pour connecter électriquement la première
borne d'entrée (41) à la première borne de sortie (42), le premier contact mobile
(43) étant à l'écart du premier contact fixe (44) lorsque le premier contact mobile
(43) est en position d'isolement, pour que la première borne d'entrée (41) et la première
borne de sortie (42) soient isolées l'une de l'autre ; et
- le premier ressort de contact (13) est configuré pour que le premier effort de contact
(F13) maintienne le premier contact mobile (43) en appui contre le premier contact
fixe (44) suivant la première direction de contact (Z44), lorsque le premier contact
mobile (43) est en position de conduction.
12. Dispositif de protection électrique (1) selon la revendication 11, dans lequel le
dispositif de protection électrique (1) comprend :
- un deuxième chemin de conduction (3), électriquement isolé du premier chemin de
conduction (4) et comprenant un deuxième contact mobile (33) et un deuxième contact
fixe (34), le deuxième contact mobile (33) étant attaché au coulisseau (10) et étant
mobile par rapport au boîtier (2), entre :
∘ une position de conduction, dans laquelle le coulisseau (10) est en position armée
et le deuxième contact mobile (33) est en appui contre le deuxième contact fixe (34)
suivant une deuxième direction de contact (Z34), qui est opposée à la première direction
de contact (Z44), pour connecter électriquement une deuxième borne d'entrée (31) à
une deuxième borne de sortie (32) appartenant au deuxième chemin de conduction (3),
et
∘ une position d'isolement, dans laquelle le coulisseau (10) est en position déclenchée
et le deuxième contact mobile (33) est à l'écart du deuxième contact fixe (34), pour
que la deuxième borne d'entrée (31) et la deuxième borne de sortie (32) soient électriquement
isolées l'une de l'autre ; et
- un deuxième ressort de contact (12), appliquant un deuxième effort de contact (F12)
sur le deuxième contact mobile (33) en prenant appui sur le boîtier (2), le deuxième
contact mobile (33) tendant à entraîner le coulisseau (10) vers la position déclenchée,
lorsque le coulisseau (10) est en position armée, sous l'action du deuxième effort
de contact (F12), le deuxième ressort de contact (12) étant configuré pour que le
deuxième effort de contact (F12) maintienne le deuxième contact mobile (33) en appui
contre le deuxième contact fixe (34) suivant la deuxième direction de contact (F34),
lorsque le deuxième contact mobile (33) est en position de conduction.