[0001] La présente invention concerne un dispositif de condamnation d'accès.
ARRIERE PLAN DE L'INVENTION
[0002] Il est très fréquent de devoir interdire un accès. En effet, certains endroits protégés
parce que dangereux, ou sécurisés, ne peuvent être atteints que par des personnes
autorisées, c'est-à-dire disposant d'une habilitation ou d'une autorisation pour accéder
à l'endroit protégé. Dans la plupart des cas, l'accès est interdit au moyen d'un dispositif
de condamnation qui comporte au moins un panneau ou une porte. L'habilitation consiste
en général dans la détention d'une clé, d'un badge, d'un code... qui permet au détenteur
de libérer un verrou qui retient le panneau dans son état où il constitue un obstacle
normalement infranchissable pour une personne dépourvue de cette habilitation. Le
panneau déverrouillé, l'usager peut alors le manœuvrer pour dégager l'accès de la
zone protégée. La manœuvre peut être un pivotement, un coulissement, un déplacement...
[0003] Le domaine de l'invention est la condamnation d'accès à une échelle, soit depuis
le sol pour la gravir, soit depuis une plate-forme supérieure pour accéder à un niveau
inférieur, notamment sous le niveau du sol. Dans ce qui suit, il sera essentiellement
fait référence au contrôle d'accès à une échelle « à gravir » mais ce n'est pas sortir
du cadre de l'invention que d'appliquer l'enseignement donné ci-après aux échelles
« à descendre ».
[0004] Il existe de nombreux modes de réalisation du verrou et de ses moyens de libération,
du plus simple (le cadenas installé entre le panneau et une structure fixe dont l'ouverture
est assurée par une clé ou un barillet à code mécanique) au plus sophistiqué (serrures
de haute sécurité à commande électrique ou numérique, assorties de toutes sortes de
moyens de reconnaissance du porteur de l'habilitation) ...
[0005] Par ailleurs, les dispositifs de contrôle d'accès répondent à différentes exigences.
Par exemple, certaines recommandations ou préconisations demandent que la condamnation
puisse être ou, de manière plus exigeante, doive être réactivée par l'usager autorisé
à la franchir, de manière à empêcher un autre franchissement. Il convient dans ce
cas que le dispositif puisse être désactivé par cet usager lorsqu'il souhaite sortir
de la zone protégée. On a constaté que la condamnation la plus employée, parce que
la plus simple et la moins coûteuse, et d'usage quasi-universel, est un panneau associé
à un cadenas. Elle ne requiert, en effet, aucun apport d'énergie extérieur autre que
celui de l'usager. La limite d'utilisation de cette condamnation réside dans la nécessité
d'être auprès du cadenas pour l'ouvrir ou le fermer. La possibilité ou, plus encore,
l'obligation d'une réactivation de la condamnation après le franchissement de l'accès
par l'usager n'est pas envisageable.
OBJET DE L'INVENTION
[0006] L'objet principal de l'invention réside dans les moyens offrant au moins la possibilité,
pour un dispositif de condamnation à cadenas, d'une réactivation de cette condamnation
derrière l'usager qui vient de la franchir et par cet usager lui-même.
[0007] Des objectifs secondaires sont également atteints par l'invention, notamment celui
d'instaurer une contrainte pour l'usager afin qu'il ne puisse franchir l'accès qu'après
avoir placé le dispositif dans un état qui permette l'activation automatique de la
condamnation derrière lui.
RESUME DE L'INVENTION
[0008] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de condamnation d'accès comportant
:
- un panneau articulé sur une structure d'échelle par l'un de ses bords entre un premier
état de dégagement de l'accès à l'échelle et un second état de condamnation de cet
accès, et pourvu de moyens de son rappel dans son deuxième état,
- un verrou comportant un premier élément de verrou porté par le panneau et un second
élément de verrou porté par structure d'échelle, engagés l'un avec l'autre dans le
second état de condamnation du dispositif de manière à bloquer le panneau dans ce
second état.
[0009] Le dispositif comporte deux organes de manœuvre de l'un desdits éléments de verrou
pour le dégager de l'autre desdits éléments de verrou à l'encontre de l'effet d'un
organe de rappel tendant à maintenir l'état d'engagement susdit. Le premier organe
de manœuvre est agencé pour être rendu manœuvrable par l'usager par l'ouverture d'un
cadenas, pour ouvrir le panneau de condamnation, et peut pour être rendu non manœuvrable
par le même usager en refermant ledit cadenas après qu'il a ouvert le panneau. Le
second organe de manœuvre est agencé pour être manœuvrable librement par l'usager
ayant franchi la condamnation.
[0010] On peut envisager de nombreux modes de réalisation du dispositif selon l'invention
et en particulier des éléments de verrou susdit.
[0011] Ainsi, l'élément de verrou pourvu de l'organe de manœuvre est, soit monté mobile
par rapport à la structure de l'échelle, soit monté mobile par rapport au panneau.
[0012] Dans différentes réalisations du dispositif de l'invention, l'élément de verrou équipé
de l'organe de manœuvre est mobile par rapport au panneau. Ces réalisations sont celles
préférées de l'invention car elles se prêtent mieux à équiper des dispositifs de condamnation
d'échelles, notamment à crinoline, qui sont constitués par un panneau surmonté d'un
opercule, au niveau duquel le second organe de manœuvre de cet élément de verrou est
formé par une pédale de déverrouillage.
[0013] Dans l'une de ces réalisations, le premier élément de verrou comprend un pêne monté
coulissant sur le panneau pour saillir sous l'effet d'un organe de rappel à l'extérieur
du bord du panneau opposé à son articulation afin de pouvoir pénétrer dans ledit second
élément de verrou en forme de gâche portée par la structure d'échelle. Ce pêne est
pourvu d'une première butée pour une première butée mobile d'entraînement portée par
ledit premier organe de manœuvre du pêne à l'encontre de l'effet de son organe de
rappel, et d'une seconde butée pour une seconde butée mobile d'entraînement également
à l'encontre de l'effet de son organe de rappel, attelé au moyen d'une chaîne de transmission,
comme une tringlerie, à une pédale qui est située au sommet du panneau et qui forme
ledit second organe de manœuvre, la première butée d'entraînement étant immobilisable
sur le panneau au moyen du cadenas susdit. Selon une première variante, le cadenas
est placé entre une patte fixe du panneau et une patte solidaire du premier organe
de manœuvre du pêne.
[0014] Selon une seconde variante, le cadenas constitue le moyen de verrouillage d'un capot
qui se rabat sur une tirette du premier organe de manœuvre en saillie sur la face
extérieure du panneau.
[0015] Les exemples de réalisation ci-dessus illustrent des dispositifs qui offrent à l'usager
la possibilité, d'une réactivation par l'usager lui-même de la condamnation qu'il
vient de décondamner et qu'il s'apprête à franchir. L'invention a également pour objet
des dispositifs plus complets qui répondent à l'exigence, non seulement d'une possibilité,
mais d'une obligation de réactivation de la condamnation alors qu'elle vient d'être
désactivée. Ainsi, dans le mode de réalisation qui prévoit un pêne monté coulissant
sur le panneau pour saillir sous l'effet d'un organe de rappel à l'extérieur du bord
du panneau opposé à son articulation afin de pouvoir pénétrer dans une gâche portée
par la structure d'échelle, ledit pêne étant pourvu d'une première butée, selon cette
nouvelle réalisation, la première butée d'entraînement susdite appartient à une targette
qui coulisse par rapport au panneau lorsque le cadenas est retiré, sur une fraction
de la course, inférieure à celle nécessaire au dégagement complet du pêne hors de
la gâche, limitée à cet effet par un loquet porté par ledit panneau et mobile entre
deux états, l'un actif atteint quand le cadenas est retiré et l'autre inactif quand
le cadenas est remis en place et refermé après que la targette a parcouru ladite fraction
de course, autorisant alors la poursuite de sa course jusqu'à l'obtention du dégagement
complet du pêne hors de la gâche.
[0016] Dans cette réalisation, le panneau comporte un fourreau fixe dans lequel coulisse
un ergot de blocage de la targette. L'ergot est poussé dans un état actif par l'anse
du cadenas traversant le fourreau et dans un état escamoté inactif sous l'effet d'un
ressort de rappel, l'ergot coopérant avec un cliquet porté par la targette s'opposant
au coulissement de cette dernière dans le sens de la décondamnation du dispositif
et échappant à l'ergot dans un coulissement inverse de la targette, le loquet susdit
possédant un poussoir de manœuvre situé à proximité du fourreau pour être repoussé
par le corps du cadenas refermé dont l'anse est engagée dans le fourreau et ainsi
maintenir le loquet dans son deuxième état inactif. Le loquet est ainsi maintenu dans
son état inactif quand le cadenas, dont l'anse est engagée dans le fourreau, est refermé
et dont le corps agit sur le poussoir du loquet.
[0017] Bien entendu, l'invention concerne également les modes de réalisation fonctionnellement
inversés par rapport à ceux évoqués ci-dessus, à savoir que la gâche fixe est remplacée
par un pêne fixe et que le pêne mobile est remplacé par une paroi coulissante de la
gâche.
[0018] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
donnée ci-après d'exemples illustrant sans caractère limitatif des dispositifs conformes
à l'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0019] L'invention sera mieux comprise au cours de la description et des dessins donnés
ci-après. Il sera fait référence aux figures dans lesquelles:
La figure 1 est un premier schéma du mécanisme de base de l'invention ;
La figure 2 illustre une première réalisation de ce mécanisme de base dans laquelle
l'organe de manœuvre possède une patte pour son cadenassage sur le panneau, cette
exemple de réalisation illustrant l'invention dans sa version qui permet sans obligation
de recondamner l'accès par l'usager avant qu'il le franchisse ;
La figure 3a illustre une deuxième réalisation dans laquelle l'organe de manœuvre
est rendu inaccessible par un capot cadenassable sur le panneau, cette exemple de
réalisation illustrant également l'invention dans sa version qui permet sans obligation
de recondamner l'accès par l'usager avant qu'il le franchisse ;
La figure 3b illustre une deuxième réalisation dans laquelle l'organe de manœuvre
est rendu inaccessible par un capot cadenassable sur le panneau, cette exemple de
réalisation illustrant également l'invention dans sa version qui permet sans obligation
de recondamner l'accès par l'usager avant qu'il le franchisse ;
La figure 4 illustre par une vue extérieure une réalisation du mécanisme de l'invention
répondant à l'obligation de recondamnation par l'usager avant qu'il n'ait franchi
l'accès ;
La figure 5 illustre des détails de la réalisation de la figure 4 ;
La figure 6 illustre des détails de la réalisation de la figure 4 ;
La figure 7 illustre des détails de la réalisation de la figure 4 ;
La figure 8 illustre des détails de la réalisation de la figure 4 ;
La figure 9 enfin illustre par une vue extérieure une autre variante de réalisation.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0020] A la figure 1, le dessin représente la partie du mécanisme de condamnation de l'invention
dépourvue du panneau c'est-à-dire le verrou tel que mentionné ci-dessus. Cette partie
est disposée derrière le panneau 1, visible aux figures 2 à 4, à l'instar d'une serrure
ordinaire. Ce panneau est articulé sur la structure fixe de l'échelle autour d'un
axe de bord horizontal ou vertical, situé à l'opposé du bord portant le verrou
[0021] Ce verrou comprend un pêne 2 qui fait saillie à l'extérieur du bord la du panneau
1 pour s'engager dans une gâche 24 portée par la structure fixe E de l'échelle. Le
biseau 2a de ce pêne permet son engagement automatique dans la gâche sous l'effet
d'un organe de rappel symbolisé par la flèche F lorsque le panneau se rabat contre
l'échelle, soit manuellement, soit au moyen d'un organe de rappel (gonds à ressorts,
vérin...) de manière connue.
[0022] Le pêne 2 possède une première butée 2b et une deuxième butée 2c. La butée 2b coopère
avec une première butée mobile d'entraînement 3a portée par une targette 3 qui forme
le premier élément de manœuvre du pêne contre l'effet de son organe de rappel F. Cette
targette 3 est également soumise à l'effet d'un organe G de son retour dans un état
de repos qui permet son immobilisation par rapport au panneau 2 au moyen d'un cadenas
représenté dans les figures suivantes. Une seconde butée 2c, coopère avec une seconde
butée mobile 4, ici représentées de manière schématique car il s'agit d'un mécanisme
bien connu d'ouverture du panneau de condamnation qui comporte une pédale P située
au sommet de ce panneau et une chaîne 5 de transmission de mouvement avec rappel pour
transformer un enfoncement de la pédale P en un mouvement du pêne à l'encontre de
son organe de rappel F. La chaîne 5 de transmission de mouvement peut comprendre une
tringlerie mais également des liens flexibles comme un câble ou une chaîne, ou des
éléments pivotant comme des poulies ou des engrenages. La targette 3 comporte une
tirette 6 qui traverse le panneau 2 pour pouvoir être cadenassée et/ou manipulée par
un usager.
[0023] La figure 2 illustre ainsi la tirette 6 assujettie à une patte 7 solidaire du panneau
2 par un cadenas 8. L'accès ne peut donc être dé-condamné que par le porteur de la
clé ou détenteur du code d'ouverture du cadenas. La tirette 6 peut alors être déplacée
vers la gauche de la figure et entraîner le pêne 2 par la butée 2a afin de le dégager
de la gâche où il se trouve. L'usager ayant ouvert le panneau 1, relâche la tirette
6 et celle-ci ainsi que le pêne 2 reviennent dans leur état initial dans lequel la
tirette peut être cadenassée. L'usager peut alors franchir l'accès et le panneau 1
se rabattre sur l'échelle après le passage de l'usager. La condamnation est alors
active car aucune personne non autorisée ne peut dé-condamner l'accès. On comprend
de ces figures que l'usager qui descend de l'échelle peut, en agissant sur la pédale
ad-hoc, faire reculer le pêne 2 par l'action de la butée mobile 4 sur la butée 2c
et ainsi dé-condamner l'accès pour emprunter l'échelle.
[0024] Les figures 3a et 3b illustrent une variante dans laquelle la tirette 6 est rendue
inaccessible en étant masquée par un capot 9 qui peut se soulever ou se rabattre sur
le panneau 2 autour d'une articulation 9a, le capot rabattu pouvant être aussi cadenassé
sur une patte 7a du panneau (figure 3b).
[0025] On notera qu'avec ces réalisations du dispositif de condamnation, la re-condamnation
n'est pas automatique : elle demande l'intervention de l'usager qui a dé-condamné.
Dans les exemples de réalisation suivants des figures 5 à 9, la dé-condamnation première
ne peut être achevée que si la re-condamnation est activée
[0026] Aux figures 4 et 5, le panneau 1 n'étant pas visible sur cette dernière, la targette
3 possède une tirette 6a cylindrique. Le panneau 1 est équipé d'un fourreau 10. Ce
dernier possède un orifice traversant 11 qui peut accueillir l'anse 12 d'un cadenas
tel que 8. Sous le fourreau 10, le panneau comporte un boîtier 13 sous lequel le corps
du cadenas 8 peut venir au contact quand l'anse est verrouillée.
[0027] Comme représentée à la figure 6, la targette 3 comporte une lumière 14 et un cliquet
15 articulé en 15a sur la face arrière de la targette 3 pour, dans une position basse
définie par une butée 16, interférer par son bec 15b avec la lumière 14. Elle comporte
également une encoche inférieure étagée 17 avec une partie profonde 17a et une partie
17b moins profonde pour des raisons explicitées ci-dessous.
[0028] La figure 7 est une coupe horizontale de la figure 5 le long du plan moyen de la
targette 3 passant par la lumière 14 (le panneau ayant été omis) et la figure 8 est
une coupe verticale de cette figure 5 par un plan passant par l'axe du fourreau 10.
On notera la présence dans le fourreau 10 d'un ergot 18 de blocage de la targette
3. Cet ergot 18 est rappelé en arrière par un ressort pour venir saillir dans l'orifice
traversant 11 du fourreau 10.
[0029] Un loquet 19 en forme de petit levier, coudé en L, basculant est articulé dans le
boîtier 13 autour d'un axe 20 dont la position normale, par le jeu d'un balourd d'extrémité
ou d'un ressort adapté, est telle que l'extrémité 19a de ce loquet est en appui contre
le fond de la partie 17a profonde de l'encoche 17 tandis que son autre extrémité 19b
s'étend en saillie du boîtier 13 vers le bas pour former un poussoir.
[0030] Dans l'état du dispositif représenté aux figures 4 à 8, la condamnation est active
et, par exemple, le panneau 1 rabattu sur l'échelle. L'anse 12 du cadenas est logée
dans l'orifice 11 du fourreau 10, repoussant l'ergot 18 dans la lumière 14. L'ergot
18 est ainsi prisonnier (voir figures 6 et 7) entre une extrémité de la lumière et
l'extrémité 15b du cliquet 15. La targette 3 est ainsi bloquée par l'ergot 18. Comme
le cadenas 8 est fermé, son anse 12, suspendue au fourreau, est enclenchée dans le
corps du cadenas de sorte que ce dernier est au plus près du fourreau 10 donc du boîtier
13 et, comme illustré par la figure 6, repousse vers le haut l' extrémité 19b du loquet
coudé 19, ce qui a pour effet de faire basculer son extrémité 19a vers le bas, donc
au niveau de la partie 17b de l'encoche 17 de la targette 3.
[0031] Lorsque l'usager retire le cadenas, l'extraction de l'anse 12 libère l'ergot 18 qui
s'extrait de la lumière 14 sous l'effet de son organe de rappel. Cet ergot 18 n'étant
plus engagé, le cliquet 15 n'est plus en butée et la targette 3 peut être déplacée
vers la droite des figures, autorisant ainsi un retrait partiel du pêne 2 hors de
la gâche. Ce dégagement n'est que partiel car l'absence de cadenas a libéré le loquet
19 de sorte que son extrémité 19a est logée dans la partie 17a de l'encoche et dans
cet état, forme une butée à la poursuite du déplacement de la targette en venant en
appui sur l'épaulement qui relie les deux parties de l'encoche 17. Il est donc nécessaire
de remettre le cadenas à sa place et de le refermer pour agir sur le poussoir 19b
et repousser le loquet 19 vers le haut, donc abaisser son extrémité 19a pour autoriser
un déplacement supplémentaire de la targette 3 afin de dégager totalement le pêne
2 de la gâche. Dans cet état du mécanisme, l'ergot 18 est à nouveau en saillie dans
l'ouverture 14 de la targette 3 mais il a passé le cliquet 15. Il est alors possible
d'ouvrir le panneau. Quand l'usager ne manœuvre plus la tirette et sous l'effet de
leur organe de rappel, le pêne 2 et la targette 3 retournent à leur premier état,
c'est-à-dire en saillie du bord du panneau pour le pêne qui peut donc s'engager dans
la gâche au moment du rabattement du panneau 1 tandis que la targette peut repasser
l'ergot 18 par soulèvement du cliquet 15 qui retombe devant l'ergot pour à nouveau
la bloquer. L'usager n'a pu donc franchir la condamnation qu'après que cette dernière
a été réactivée par ses soins, ce qui satisfait l'exigence normative si elle existe.
[0032] On remarquera sur la figure 4, la présence de deux oreilles 21 qui aident au bon
positionnement du cadenas lorsqu'il s'agit de ré-activer la condamnation.
[0033] A la figure 9 enfin on a illustré une variante de réalisation dans laquelle la targette
3 est associée à un crochet 22 qui vient agripper un barreau 23 de l'échelle. Ce crochet
22 coopère avec la targette ainsi qu'avec l'organe de manœuvre supérieur (pédale)
de commande rappelé à la figure 1, de la même manière que le pêne 2.
[0034] D'autres variantes de réalisation peuvent aisément être envisagées dans le cadre
de l'invention. On peut en effet placer le pêne 2 sur la structure fixe de l'échelle
et équiper le panneau d'une gâche avec une paroi mobile associée aux organes de manœuvre
ci-dessus décrits et ce dans leurs différentes variantes. De même, la pédale de manœuvre
évoquée ci-dessous peut être remplacée par n'importe quel moyen à commande manuelle.
On mentionnera aussi une variante dans laquelle le verrou de l'invention avec ses
organes de manœuvre est en totalité attaché à la structure fixe de l'échelle, le panneau
étant simplement pourvu d'une gâche pour recevoir un pêne commandé selon l'invention
1. Dispositif de condamnation d'accès comportant :
- un panneau (1) articulé sur une structure d'échelle par l'un de ses bords entre
un premier état de dégagement de l'accès à l'échelle et un second état de condamnation
de cet accès, et pourvu de moyens de son rappel dans son deuxième état,
- un verrou comportant un premier élément de verrou (2) porté par le panneau et un
second élément de verrou porté par la structure d'échelle, engagés l'un avec l'autre
dans le second état de condamnation du dispositif de manière à bloquer le panneau
dans ce second état,
caractérisé en ce qu'il comporte deux organes (3, 4) de manœuvre de l'un (2) desdits éléments de verrou
pour le dégager de l'autre desdits éléments à l'encontre de l'effet d'un organe de
rappel (F) tendant à maintenir l'état d'engagement susdit, le premier organe de manœuvre
(3) étant rendu manœuvrable par l'usager par l'ouverture d'un cadenas (8), pour ouvrir
le panneau (1) de condamnation et pouvant être rendu non manœuvrable par le même usager
en refermant ledit cadenas (8) après qu'il a ouvert le panneau et le second organe
de manœuvre(4) étant manœuvrable librement par l'usager ayant franchi la condamnation,
y compris lorsque le cadenas est en place.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que, le premier élément de verrou est équipé du premier organe de manœuvre et comprend
un pêne (2) monté coulissant par rapport au panneau (1) pour saillir sous l'effet
de l'organe de rappel (F) à l'extérieur du bord du panneau opposé à son articulation
afin de pouvoir pénétrer dans ledit second élément de verrou en forme de gâche portée
par la structure d'échelle, ce pêne (2) étant pourvu d'une première butée (2b) pour
une première butée mobile d'entraînement (3a) portée par ledit premier organe (3)
de manœuvre du pêne (2) à l'encontre de l'effet de l'organe de rappel (F), et d'une
seconde butée (2c) pour une seconde butée mobile d'entraînement (4) également à l'encontre
de l'effet de l'organe de rappel (F), la seconde butée mobile d'entraînement étant
attelée au moyen d'une chaîne (5) de transmission à une pédale qui est située au sommet
du panneau et qui forme ledit second organe de manœuvre, la première butée (3a) d'entraînement
étant immobilisable par rapport au panneau (1) au moyen du cadenas (8) susdit.
3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le cadenas (8) est placé entre une patte fixe (7) du panneau (1) et une tirette (6)
solidaire du premier organe (3) de manœuvre du pêne.
4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le cadenas (8) constitue le moyen de verrouillage d'un capot (9) qui se rabat sur
une tirette (6) du premier élément (3) de manœuvre, en saillie sur la face extérieure
du panneau (1).
5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la première butée d'entraînement (3a) appartient à une targette formant le premier
organe de manœuvre (3) qui coulisse par rapport au panneau (1) lorsque le cadenas
est retiré, sur une fraction de la course, inférieure à celle nécessaire au dégagement
complet du pêne (2) hors de la gâche, limitée à cet effet par un loquet (19) porté
par ledit panneau et mobile entre deux états, l'un actif atteint quand le cadenas
(8) est retiré et l'autre inactif quand le cadenas (8) est remis en place après que
la targette (3) a parcouru ladite fraction de course, autorisant alors la poursuite
de sa course jusqu'à l'obtention du dégagement complet du pêne (2) hors de la gâche.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le panneau (1) comporte un fourreau fixe (10) dans lequel coulisse un ergot (18)
de blocage de la targette (3), l'ergot étant poussé dans un état actif par l'anse
(12) du cadenas (8) traversant le fourreau (10) et dans un état escamoté inactif sous
l'effet d'un ressort de rappel, l'ergot (18) coopérant avec un cliquet (15) porté
par la targette (3) s'opposant au coulissement de cette dernière dans le sens de la
décondamnation du dispositif et échappant à l'ergot dans un coulissement inverse de
la targette (3), le loquet (19) susdit, possédant un poussoir de manœuvre (19b) situé
à proximité du fourreau, étant maintenu dans son état inactif quand le cadenas (8),
dont l'anse est engagée dans le fourreau (10), est refermé et dont le corps agit sur
le poussoir (19b).