[0001] L'invention concerne une chaussure de ski et notamment une chaussure de ski de randonnée
ou encore une chaussure de ski-alpinisme.
[0002] De manière connue, une chaussure de sport comprend une partie basse, appelée bas
de coque et une partie haute, appelée collier. Le bas de coque comporte une semelle,
de laquelle sont issus deux flancs. Le bas de coque et le collier maintiennent respectivement
le pied et le mollet de l'utilisateur. Le collier est articulé par rapport au bas
de coque pour faciliter la marche mais il peut être immobilisé par rapport à celui-ci
lors de l'activité sportive pour assurer le blocage des mouvements de la cheville
de l'utilisateur.
[0003] La problématique que doit résoudre une chaussure de ski pour la pratique du ski de
randonnée est d'être suffisamment rigide pour permettre une bonne efficacité et de
la performance lors des phases de ski de descente, mais également suffisamment légère
pour que les phases de montée ne génèrent pas trop de fatigue et de dépense d'énergie
pour l'utilisateur. Pour ce faire, les fabricants de chaussure de ski vont essayer
de limiter la quantité de matière rigide pour la confection de la coque et en même
temps s'assurer que les portions de coque restantes sont très rigides. Ainsi, on note
depuis quelques années, que les chaussures de ski de randonnée les plus légères comportent
une coque dont la partie basse est constituée d'une semelle dont sont issus deux flancs
verticaux, lesquels ne se chevauchent pas à la manière des chaussures dites à rabats
ou overlaps. Au contraire, les bords supérieurs des deux flancs sont au moins sur
une grande partie de leur longueur, disjoints, et ils définissent ainsi une large
échancrure supérieure. Des moyens de serrage sont prévus pour rapprocher entre eux,
les deux bords de l'échancrure, et assurer l'adaptation du volume de la chaussure
au pied de l'utilisateur. Ces moyens doivent être relativement puissant et garantir
que le serrage s'effectue sur toute la longueur de l'échancrure.
[0004] Le document
EP 3725175 décrit une chaussure de ski dans laquelle, l'échancrure supérieure est recouverte
d'une languette relativement rigide et un dispositif de serrage comprenant un câble
et mécanisme tenseur à enrouleur assure la mise en tension du câble. Cette construction
présente plusieurs inconvénients. Tout d'abord, la mise en place d'une languette rigide
alourdit la chaussure et la rigidifie dans son mouvement de flexion vers l'avant.
Deuxièmement, les frottements générés par la friction du câble à l'intérieur des passants
ont pour conséquence que la partie haute de l'échancrure est beaucoup plus serrée
que la partie basse. En outre, plus on veut exercer un serrage fort, plus la différence
de serrage sera importante entre la partie antérieure et la partie postérieure de
l'échancrure. Enfin la partie haute de la portion basse de la coque est relativement
mal serrée par ce dispositif.
[0005] C'est notamment à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention
en proposant une chaussure de sport qui combine avantageusement légèreté, rigidité
et efficacité des moyens de serrage du bas de coque. Notamment, l'invention vise à
proposer une chaussure de ski adaptée pour la pratique du ski de randonnée dont le
bas de coque présente une échancrure supérieure et pour laquelle on dispose d'une
uniformité de serrage sur toute la longueur de cette échancrure.
[0006] A cet effet l'invention concerne une chaussure de ski, comprenant une coque extérieure
essentiellement rigide adaptée pour recevoir le pied d'un utilisateur; ladite coque
extérieure étant constituée d'un bas de coque et d'un collier fixé sur le bas de coque
de manière à pouvoir pivoter et apte à entourer la partie basse de la jambe de l'utilisateur;
ledit bas de coque comprenant une semelle, un flanc médial et un flanc latéral, les
bords supérieurs de chacun de ces flancs étant disjoints et définissant ainsi une
échancrure supérieure qui s'étend entre une zone antérieure, située à proximité de
la portion avant du bas de coque et une zone postérieure, situé à proximité de la
partie supérieure du bas de coque ; ledit bas de coque étant équipé de moyens de serrage
qui comprennent:
- au moins un premier câble, ledit câble étant fixé à l'aide d'un premier ancrage sur
le bas de coque ;
- un mécanisme tenseur de câble ;
- un capot, fixé par au moins un deuxième ancrage sur le bas de coque ;
- une sangle, fixée par un troisième ancrage ; et
- une pluralité de passants ;
ladite chaussure étant caractérisée en ce que :
- ledit premier ancrage est placé à proximité de la zone postérieure de l'échancrure
supérieure ;
- le mécanisme tenseur de câble est fixé sur le capot ;
- au moins un des passants de la pluralité de passants appelé troisième passant est
fixé à une extrémité libre de la sangle ;
- au moins un des passants de la pluralité de passants, appelés premier passant du bas
de coque est fixé sur un des flancs, ledit premier passant étant fixé à proximité
de la zone postérieure de l'échancrure; et
- le câble parcourt ladite pluralité de passants depuis le premier ancrage jusqu'au
mécanisme tenseur de câble, en passant successivement par le passant de sangle, le
premier passant de bas de coque, le passant de capot et le deuxième passant de bas
de coque.
[0007] De préférence, la sangle qui est réalisée dans un matériau souple chevauche la zone
postérieure de l'échancrure supérieure, tandis que le capot qui est réalisé dans un
matériau rigide chevauche la zone antérieure de l'échancrure supérieure.
[0008] Dans un premier mode de réalisation de l'invention, qu'un deuxième passant est fixé
à proximité de la zone antérieure de l'échancrure, et en ce qu'au moins un des passants
de la pluralité de passants, appelé quatrième passant, est fixé sur le capot. Ainsi,
le parcours du câble définit deux zones de laçage adjacentes et successives ; la première
zone de laçage étant constituée par le premier ancrage ainsi que le passage du câble
dans le troisième passant fixé sur la sangle souple et dans un premier passant de
bas de coque ; tandis que la deuxième zone de laçage étant constituée par le passage
du câble dans le quatrième passant fixé sur le capot et dans le deuxième passant de
bas de coque ainsi que la mise en tension du câble par le mécanisme tenseur.
[0009] Dans un deuxième mode de réalisation de l'invention, les moyens de serrage comportent
un deuxième câble fixé au bas de coque par l'intermédiaire d'un quatrième ancrage.
Dans ce cas, un deuxième passant est fixé à proximité de la zone antérieure de l'échancrure,
et ledit deuxième câble passe dans ledit deuxième passant. Ledit premier câble et
ledit deuxième câble sont tous deux mis sous tension grâce au même mécanisme tenseur
de câble. Ainsi, les parcours des deux câbles définissent deux zones de laçage adjacentes;
la première zone de laçage étant constituée par le premier ancrage, le passage du
premier câble dans le troisième passant fixé sur de la sangle souple et dans le premier
passant de bas de coque ainsi que la mise en tension du premier câble par le mécanisme
tenseur; tandis que la deuxième zone de laçage est constituée par le quatrième ancrage,
le passage du deuxième câble dans le deuxième passant de bas de coque ainsi que par
la mise en tension du câble par le mécanisme tenseur.
[0010] De préférence, le premier ancrage est placé sur le bas de coque, au-dessus de l'axe
d'articulation du collier, il en est de même pour le troisième ancrage qui est lui
aussi placé au-dessus de l'axe d'articulation. Ainsi, le premier ancrage et le troisième
ancrage sont masqués par le collier lorsque celui-ci et en position droite.
[0011] Dans un mode de réalisation préféré, le premier ancrage, le premier passant du bas
de coque ainsi que le deuxième passant du bas de coque sont fixés sur le flanc latéral
tandis que le deuxième ancrage et le troisième ancrage sont fixés sur le flanc médial.
[0012] Dans un mode de réalisation alternatif, le premier ancrage, le premier passant du
bas de coque ainsi que le deuxième passant du bas de coque sont fixés sur le flanc
médial tandis que le deuxième ancrage et le troisième ancrage sont fixés sur le flanc
latéral.
[0013] L'invention et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière
de la description qui va suivre, d'un mode de réalisation d'une chaussure de sport
conforme à son principe, donnée à titre d'exemple et faite en référence aux dessins
dans lesquels :
- [Fig.1] la figure 1 est une vue en perspective d'une chaussure de ski selon un premier
mode de réalisation de l'invention, comprenant un bas de coque et des moyens de serrage
du bas de coque,
- [Fig.2] la figure 2 est une vue médiale partielle représentant le bas de coque de
la figure 1
- [Fig.3] la figure 3 est une vue schématique montrant l'échancrure supérieure du bas
de coque et les moyens de serrage de celui-ci, selon le premier mode de réalisation.
- [Fig.4] la figure 4 est une vue en perspective d'une chaussure de ski selon un deuxième
mode de réalisation de l'invention
- [Fig.5] la figure 5 est une vue schématique de l'échancrure supérieur du bas de coque
de la figure 4.
[0014] Sur la figure 1 est représentée une chaussure de ski 1. La chaussure 1 est une chaussure
de ski droite, c'est-à-dire adaptée pour le pied droit d'un utilisateur. Cette chaussure
1 est particulièrement adaptée pour la pratique de la randonnée à ski.
[0015] La chaussure 1 comprend une partie basse prévue pour recevoir le pied de l'utilisateur.
Cette partie basse 2, appelée « bas de coque », maintient le pied de l'utilisateur
pendant la marche ou le ski. En pratique, le bas de coque 2 peut être fabriqué en
matière plastique. Le bas de coque 2 s'étend selon un axe longitudinal X, qui s'étire
entre le talon et les orteils du pied de l'utilisateur lorsque celui-ci a la chaussure
1 au pied. La partie supérieure du bas de coque 2 forme une ouverture permettant le
passage du pied. Un chausson souple 8, confectionné à l'aide de différents matériaux
tels que matières plastiques souples, pads de matériaux sous forme de mousse et/ou
matières textiles, est disposé à l'intérieur de la chaussure 1 pour le confort de
l'utilisateur.
[0016] Le bas de coque 2 comprend une semelle 3 et deux flancs 21 et 22 qui s'étendent globalement
vers le haut à partir de la semelle 3. Les flancs 21 et 22 sont cintrés en direction
de la semelle 3, c'est-à-dire qu'ils présentent une concavité tournée vers la semelle
3. Les flancs 21 et 22 définissent avec la semelle 3 une cavité de réception du pied
de l'utilisateur. Le flanc 21 est un flanc médial, c'est-à-dire tourné vers la chaussure
gauche de l'utilisateur, alors que le flanc 22 est un flanc latéral. Les flancs 21
et 22 sont séparés par une échancrure supérieure 7.
[0017] La chaussure 1 comporte également une partie haute de maintien du mollet de l'utilisateur,
qui prolonge le bas de coque 2 et qui est prévue pour entourer le bas de jambe, c'est-à-dire
le mollet de l'utilisateur. Cette partie haute, appelée « collier 4» est articulée
sur le bas de coque 2, notamment autour d'un axe 41 perpendiculaire à l'axe longitudinal
X et sensiblement parallèle à la semelle 3. L'articulation entre le collier 4 et le
bas de coque 2 est, en pratique, bloquée pendant les phases de descente à ski au moyen
d'un mécanisme de blocage non représenté, qui est disposé à l'arrière du collier 4.
Ainsi, la cheville de l'utilisateur est maintenue pendant la marche ou le ski.
[0018] Le collier 4 comporte deux rabats 41, 42 qui se chevauchent au niveau de la face
antérieure du bas de jambe de l'utilisateur. Des moyens de serrage 5 du collier 4
autour du mollet de l'utilisateur sont également prévus pour plaquer les deux rabats
41, 42 et ainsi diminuer la circonférence du collier. Ces moyens 5 comprennent une
bande auto-agrippante 51 et un dispositif de mise en tension de cette bande comportant
un levier et un mécanisme à genouillère 52.
[0019] Le bas de coque 2 est lui aussi pourvu de moyens de serrage 6 dont la fonction est
d'exercer un effort sur les flancs 21, 22 afin de les cintrer et ajuster le volume
intérieur du bas de coque. Ces moyens de serrage comprennent un capot 63, une sangle
64, un câble 61, un mécanisme tenseur de câble 62 et une pluralité de passants 651,
652, 653, 654.
[0020] Le câble 611 est fixé sur le bas de coque 2 grâce à un premier ancrage 611, Cet ancrage
est, par exemple, réalisé par une vis et un écrou. Le premier ancrage 611 est placé
au-dessus de l'axe d'articulation du collier 4 sur le flanc latéral 22 du bas de coque
2 et de préférence dans une portion du bas de coque qui est cachée par le coté latéral
de la partie basse 41 du collier 4.
[0021] Le capot 63 est fixé sur le flanc médial 21 par au moins un deuxième ancrage 631,
visible à la figure 2. Le deuxième ancrage 631 peut être réaliser de toute manière
adéquate, comme par exemple, à l'aide d'un rivet. La capot 63 est une pièce relativement
rigide, de préférence avec une rigidité au moins équivalente à celle du bas de coque.
Le capot chevauche l'échancrure 7 au niveau d'une zone centrale de celle-ci. Ainsi
l'extrémité latérale 632 du capot 63, repose sur le bord supérieur du flanc latéral
22. Au moins un des passants, appelé passant de capot 653 est fixé sur cette extrémité
latérale du capot. Le mécanisme tenseur 62 du câble 61 est fixé sur le capot 63. De
préférence, il est fixé sur la portion centrale du capot, c'est-à-dire sur la portion
de celui-ci qui se trouve au-dessus de l'échancrure 7. Le mécanisme tenseur de câble
comprend de manière connue, une bobine permettant de stocker la portion de câble superflue
et qui n'est pas utilisée dans les zones de laçage. Il comprend également un dispositif
qui permet d'enrouler/dérouler puis de bloquer/débloquer le câble à la demande selon
de souhait de serrage/desserrage de l'utilisateur. La manoeuvre du dispositif se fait
grâce à une molette tournante placée au sommet du mécanisme
[0022] La sangle 64 est ancrée par un troisième ancrage 641 sur le flanc médial 21 du bas
de coque 2 à une position faisant face à celle du premier ancrage 611. Ainsi, le troisième
ancrage 641 est positionné au-dessus de l'axe d'articulation41du collier. Le troisième
ancrage 641 est visible à la figure 2. On notera que la figure 2 représente en trait
pointillé le contour du collier 4. On peut ainsi voir que le troisième ancrage est
placé dans une portion du bas de coque qui se trouve cachée par le coté médial de
la partie basse du collier 4. La sangle est réalisée dans un matériau souple pouvant
être de type textile ou bien de type plastique. Elle est suffisamment longue pour
qu'elle chevauche l'échancrure supérieure 7 au niveau de la zone postérieure 72 de
celle-ci. Un passant, appelé passant de sangle 654, est fixé à l'extrémité libre de
la sangle de telle manière qu'il repose sur le flanc latéral 22.
[0023] Une guêtre 23 est placée sur l'échancrure supérieure 7 afin de garantir l'étanchéité
du bas de coque. Cette guêtre est réalisée en matériau très souple pour ne pas gêner
le fonctionnement des moyens de serrage du bas de coque. Ladite sangle 64 et ledit
capot 63 sont placés au-dessus de la guêtre 23.
[0024] La figure 3 permet de comprendre le fonctionnement du dispositif de serrage du bas
de coque de l'invention et les avantages qu'il présente sur les dispositifs équipant
les chaussures de ski de l'art antérieur. Il s'agit d'une vue schématique qui représente
l'échancrure supérieure 7. Celle-ci s'étend depuis une zone antérieure 71, laquelle
est matérialisée sur la figure par une ellipse grisée, jusqu'à une zone postérieure
72, également matérialisée par une ellipse grisée. La zone antérieure 71 de l'échancrure
7 se trouve à proximité de portion avant de la chaussure, c'est-à-dire dans une portion
de la coque qui constitue une boîte et qui est relativement difficile à déformer.
En revanche, la zone postérieure 72 de l'échancrure 7 se trouve au niveau du sommet
du bas de coque. Les portions des flancs 21, 22 qui bordent la zone postérieure 72
sont beaucoup plus facile à déformer que celles qui bordent la zone antérieure 71.
Il existe une corrélation entre l'aptitude à la déformation des différentes portions
des flancs 21, 22 et la facilité de serrage au niveau de ces portions
[0025] Selon l'axe longitudinal X de la chaussure, le câble suit un cheminement inversé
par rapport aux dispositifs de l'art antérieur. En effet, le câble est fixé sur le
flanc latéral 22 dans une portion de ce-dernier qui borde la zone postérieure 72 de
l'échancrure 7. Depuis le premier ancrage, 611, la câble parcourt un trajet de laçage
qui le fait passer dans le passant de sangle 654, puis dans le premier passant de
bas de coque 651, puis dans le passant de capot 653, puis dans le deuxième passant
de bas de coque 652 et enfin il pénètre dans le mécanisme tenseur de câble à enrouleur
où il est mis en tension.
[0026] Même s'il n'y qu'un seul câble, on peut définir deux zones de laçage adjacentes et
successives. La première zone de laçage est constituée par le premier ancrage 611,
le passant de sangle 654 et le premier passant de bas de coque 651. Il s'agit de la
zone de laçage de la zone postérieure 72 de l'échancrure 7, c'est-à-dire d'une zone
où le serrage est plus facile à faire. La deuxième zone de laçage 71 est constituée
du passant de capot 653, du deuxième passant de bas de coque 652 et du mécanisme tenseur
de câble 62. Il s'agit de la zone de laçage de la zone antérieure 71 de l'échancrure
7, c'est-à-dire d'une zone où le serrage est rendu plus difficile par le relatif manque
de flexibilité des flancs 21, 22 qui la bordent.
[0027] Bien qu'on cherche à limiter les frottements entre le câble et les passants, ils
sont malgré tout, toujours présents. De plus, ils sont plus importants dans la première
zone de laçage que dans la deuxième zone de laçage car la première est plus éloignée
du mécanisme tenseur de câble. Par conséquent pour une certaine force de mise en tension
du câble telle qu'exercée par le tenseur de câble, on disposera d'une force de serrage
plus importante dans la deuxième zone de laçage que dans la première zone de laçage,
dans laquelle une partie de la puissance de laçage est dissipée dans les frottements.
Cependant, comme cela est expliqué plus haut, la deuxième zone de laçage est structurellement
plus difficile à serrer que la première zone de laçage. On voit, par conséquent, que
pour une certaine force de mise en tension du câble, le serrage des deux zones de
laçage est rendu plus homogène par le fait que le mécanisme tenseur de câble agit
d'abord sur la deuxième zone de serrage, celle se trouvant à l'avant pied de la chaussure,
avant d'agir sur la première zone de serrage, celle se trouvant à proximité de la
partie supérieure du bas de coque.
[0028] D'autre part, la mise en place du mécanisme tenseur de câble 62 sur le capot 63,
de préférence dans une position centrale par rapport à l'échancrure permet de faciliter
le serrage par l'utilisateur. En effet, à la fin du processus de serrage, et si l'utilisateur
souhaite il va devoir exercer un couple de serrage sur la molette rotative 621 du
mécanisme tenseur 62 de plus en plus fort. En pratique, plus l'utilisateur exercera
un couple de serrage fort et plus il exercera une force dirigée selon l'axe de rotation
de la molette. Cette force qui s'exerce sur le capot 63, lequel est rigide et repose
sur les deux bords de l'échancrure aura pour effet de s'accentuer le cintrage de flancs
21, 22 et ainsi de faciliter le serrage.
[0029] Avantageusement, le premier ancrage 611 et le troisième ancrage 641 sont situés relativement
haut sur le bas de coque afin d'assurer une bonne tenue du pied selon une ligne qui
ceinture le cou-de-pied et le talon et qu'on nomme communément le périmètre court
talon. Le serrage suivant cette ligne est essentiel au confort et à la performance
du skieur car il maintient son talon bien calé à l'intérieur du contrefort talon.
De préférence, le premier 611 et le troisième ancrage 641 sont situés au niveau même,
ou bien, au-dessus de l'axe d'articulation 41 du collier de façon à ce que d'une part
le serrage soit optimal et d'autre part à ce que ces ancrages puissent être cachés
par la partie basse du collier. Dans le mode de réalisation décrit, le premier et
le troisième ancrage 611, 641 sont placés quelques centimètres au-dessus de l'axe
41, mais il est tout à fait envisageable d'utiliser les moyens de fixation du collier
sur le bas de coque au niveau de l'axe 41 comme premier et troisième ancrage
[0030] Comme décrit plus haut, la sangle 64 est réalisée dans un matériau souple. De plus
elle est relativement longue pour pouvoir chevaucher entièrement toute la largeur
de la zone postérieure 72 de l'échancrure 7. Cette souplesse et sa longueur ont d'une
part pour effet que le confort est amélioré, mais d'autre part elles fournissent un
moyen pratique de desserrage des moyens de serrage du bas de coque. En effet, lorsque
l'utilisateur souhaite retirer sa chaussure, il commence par déverrouiller le mécanisme
tenseur de câble. Le câble se détend alors et la chaussure est desserrée, mais elle
n'est pas suffisamment ouverte pour permettre au pied de s'en extraire. L'utilisateur
peut alors aisément agripper la sangle 64 par sa portion centrale afin de l'écarter.
Ce faisant, le passant de sangle 654 exerce une traction sur le câble et celui-ci
se déroule depuis la bobine qui se trouve dans le mécanisme tenseur de câble. La longueur
du câble permet alors que la sangle s'éloigne au maximum du bas de coque et l'extraction
du pied est alors possible et facilitée.
[0031] Dans le mode de réalisation décrit ici, le deuxième et le troisième ancrage 631,
641 sont placés sur le flanc médial 21, tandis que la première et la deuxième zone
de laçage sont placées sur le côté latérale du bas de coque. On peut bien entendu
inverser cette configuration sans sortir du cadre de l'invention.
[0032] La figure 4 et la figure 5 décrivent un deuxième mode de réalisation de l'invention
qui se différencie du premier mode, notamment par le fait que le mécanisme tenseur
de câble 62' permet d'enrouler simultanément un premier câble 61 et un deuxième câble
66. Mise à part cette différence, les autres composants de la chaussure sont identiques
et ne seront décrits à nouveau en détail en référence au deuxième mode de réalisation.
[0033] En ce qui concerne les moyens de serrage, ils comprennent un premier câble 61 fixé
sur le bas de coque au moyen d'un premier ancrage 611, un capot 63 fixé sur le flanc
médial 21 du bas de coque au moyen d'un deuxième ancrage 631, une sangle 64 également
fixée sur le flanc médial au moyen d'un troisième ancrage 641 et une pluralité de
passants au travers desquels passe le câble. Cette pluralité de passants comprend
notamment un premier passant 651 qui est fixé sur le flan latéral 22 du bas de coque
et un troisième passant 654 qui est fixé à l'extrémité de la sangle 64.
[0034] Conformément à l'invention le premier ancrage 611 est placé à proximité de la zone
supérieure 72 de l'échancrure supérieure 7. En partant de cette position qu'on peut
qualifier de postérieure, car plutôt proche de la partie postérieure de la chaussure,
le câble se dirige vers la zone antérieure de celle-ci, en passant successivement
par le troisième passant 654, le premier passant 651 et pénètre dans le mécanisme
tenseur de câble 62'. Le passage du premier câble dans le premier passant 651 et le
troisième passant 654, ainsi que le premier ancrage 611 de celui-ci constituent une
première zone de laçage 614
[0035] Les moyens de serrage du deuxième mode de réalisation de l'invention comprennent
en outre un deuxième câble 66. Ce dernier est fixé à la coque par l'intermédiaire
d'un quatrième ancrage 661. Il passe ensuite dans le deuxième passant 652 avant de
pénétrer dans le mécanisme tenseur de câble. Ce parcours du deuxième câble détermine
une deuxième zone de laçage 613.
[0036] La rotation de la molette du mécanisme tenseur de câble 62' a pour effet d'enrouler
simultanément le premier 61 et le deuxième câble 66, c'est-à-dire assurer le serrage
du bas de coque. Cette action simultanée du mécanisme tenseur de câble permet d'homogénéiser
le serrage des deux zones de laçage 613, 614.
[0037] L'invention ne se limite pas aux quelques modes de réalisation précédents et on ne
sortira pas du cadre de l'invention si on réalise toute configuration équivalente
à celles qui sont décrites ici.
1. Chaussure de ski (1), comprenant une coque extérieure essentiellement rigide adaptée
pour recevoir le pied d'un utilisateur; ladite coque extérieure étant constituée d'un
bas de coque (2) et d'un collier (4) fixé sur le bas de coque de manière à pouvoir
pivoter et apte à entourer la partie basse de la jambe de l'utilisateur; ledit bas
de coque comprenant une semelle (3), un flanc médial (21) et un flanc latéral (22),
les bords supérieurs de chacun de ces flancs étant disjoints et définissant ainsi
une échancrure supérieure (7) qui s'étend entre une zone antérieure (71), située à
proximité de la portion avant du bas de coque et une zone postérieure (72), situé
à proximité de la partie supérieure du bas de coque ; ledit bas de coque étant équipé
de moyens de serrage qui comprennent:
- au moins un premier câble (61), ledit câble étant fixé à l'aide d'un premier ancrage
(611) sur le bas de coque ;
- un mécanisme tenseur de câble (62) ;
- un capot (63), fixé par au moins un deuxième ancrage (631) sur le bas de coque ;
- une sangle (64), fixée par un troisième ancrage (641) ; et
- une pluralité de passants (651, 654) ;
ladite chaussure étant
caractérisée en ce que :
- ledit premier ancrage (611) est placé à proximité de la zone postérieure (72) de
l'échancrure supérieure (7) ;
- le mécanisme tenseur de câble est fixé sur le capot (63) ;
- au moins un des passants de la pluralité de passants, appelés premier passant (651)
du bas de coque est fixés sur un des flancs (21, 22), ledit premier passant (651)
étant fixé à proximité de la zone postérieure (72) de l'échancrure (7);
- au moins un des passants de la pluralité de passants, appelé troisième passant (654)
est fixé à une extrémité libre de la sangle souple (64) ;
- ledit premier câble parcourt ladite pluralité de passants depuis le premier ancrage
(611) jusqu'au mécanisme tenseur de câble (62)
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la sangle (64) est réalisée dans un matériau souple et qu'elle chevauche la zone
postérieure (72) de l'échancrure supérieure (7).
3. Chaussure selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le capot (63) est réalisé dans un matériau rigide et qu'il chevauche la zone antérieure
(71).de l'échancrure supérieure (7).
4. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un deuxième passant (652) est fixé à proximité de la zone antérieure (71) de l'échancrure
(7), et en ce qu'au moins un des passants de la pluralité de passants, appelé quatrième passant (653),
est fixé sur le capot (63) ;
5. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le parcours du câble définit deux zones de laçage adjacentes et successives; la première
zone de laçage (614) étant constituée par le premier ancrage (611) ainsi que le passage
du câble (61) dans le troisième passant (654) fixé sur de la sangle souple (64) et
dans un premier passant (651) de bas de coque; tandis que la deuxième zone de laçage
(613) étant constituée par le passage du câble dans le quatrième passant (653) fixé
sur le du capot (63) et dans le deuxième passant (652) de bas de coque ainsi que la
mise en tension du câble par le mécanisme tenseur (62).
6. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les moyens de serrage comportent un deuxième câble 66 fixé au bas de coque par l'intermédiaire
d'un quatrième ancrage (661).
7. Chaussure selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu'un deuxième passant (652) est fixé à proximité de la zone antérieure (71) de l'échancrure
(7), et en ce que ledit deuxième câble passe dans ledit deuxième passant (652).
8. Chaussure selon la revendication précédente, caractérisée en ce que ledit premier câble (61) et ledit deuxième câble (66) sont tous deux mis sous tension
grâce au même mécanisme tenseur (62) de câble.
9. Chaussure selon la revendication précédente, caractérisée en ce que les parcours des câbles (61, 66) définissent deux zones de laçage adjacentes; la
première zone de laçage (614) étant constituée par le premier ancrage (611), le passage
du premier câble (61) dans le troisième passant (654) fixé sur de la sangle souple
(64) et dans le premier passant (651) de bas de coque ainsi que la mise en tension
du premier câble (61) par le mécanisme tenseur (62); tandis que la deuxième zone de
laçage (613) est constituée par le quatrième ancrage (661), le passage du deuxième
câble dans le deuxième passant (652) de bas de coque ainsi que par la mise en tension
du câble par le mécanisme tenseur (62).
10. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'une guêtre (23) est placée sur l'échancrure supérieure (7) afin de garantir l'étanchéité
du bas de coque, ladite sangle souple (64) et ledit capot (63) étant placé au-dessus
de ladite guêtre (23)
11. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier ancrage (611) est placé sur le bas de coque, au-dessus de l'axe d'articulation
(41) du collier (4) et en ce que le troisième ancrage (641) est lui aussi placé au-dessus de l'axe d'articulation
(41)
12. Chaussure selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le premier ancrage (611) et le troisième (641) sont masqués par le collier lorsque
celui-ci et en position droite.
13. Chaussure selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier ancrage (611), le premier passant (651) du bas de coque ainsi que le deuxième
passant (652) du bas de coque sont fixés sur le flanc latéral (22) tandis que le deuxième
ancrage (631) et le troisième ancrage (641) sont fixés sur le flanc médial (21).