[0001] La présente invention est relative à un procédé et à un appareil de refroidissement
d'hydrogène.
[0002] Il est connu d'utiliser d'optimiser un procédé de refroidissement d'hydrogène en
récupérant des frigories de la vaporisation de gaz naturel liquéfié (LNG).
[0003] Il est connu de liquéfier l'hydrogène en deux étapes :
- Une première étape de prérefroidissement utilisant un cycle d'azote ou un cycle de
réfrigérants mixtes suivie de
- Une deuxième étape de liquéfaction de l'hydrogène refroidi avec un cycle d'hydrogène,
d'hélium ou de réfrigérants mixtes y compris des gaz rares.
[0004] La présente invention propose une solution pour le démarrage d'un procédé dont la
première étape de préfroidissement de l'hydrogène est faite en utilisant les frigories
d'un débit de gaz naturel liquéfié qui se vaporise ou du gaz naturel vaporisé, le
gaz naturel vaporisé se trouvant à une température inférieure à -50°C.
[0005] Dans ce cas l'appareil de liquéfaction ne comprend pas de source interne de production
de froid, au moment du démarrage.
[0006] En fonctionnement stable, le gaz naturel liquéfié, par exemple, est réchauffé, voire
vaporisé, contre un fluide intermédiaire, qui se refroidit jusqu'à une température
inférieure à -50°C, voire inférieure à -140°C. L'échangeur de chaleur utilisé pour
réchauffer le gaz naturel liquéfié, est typiquement un échangeur en aluminium brasé
à plaques et à ailettes ou un échangeur en acier inoxydable ou un échangeur à circuit
imprimé. Pendant le démarrage du procédé, l'échangeur de chaleur et l'équipement associé
doit refroidir de la température ambiante jusqu'à la température d'opération stable.
Ces éléments sont sensibles à des baisses rapides ou démesurées de température et
donc nécessitent une attention toute particulière pour être refroidis.
[0007] Il est connu d'utiliser un cycle pour transférer la chaleur de vaporisation du gaz
naturel liquéfié vers l'hydrogène qui se refroidit, ce cycle comprenant un compresseur
à température d'entrée de préférence inférieure à -90°C et éventuellement une turbine
de détente. Le refroidissement d'un tel compresseur pendant le démarrage requiert
une attention particulière.
[0009] Selon un objet de l'invention, il est prévu un procédé de refroidissement d'hydrogène
dans lequel selon un premier mode d'opération
- i) Soit du gaz naturel liquéfié soit du gaz naturel vaporisé, le gaz naturel vaporisé
se trouvant à une température inférieure à -50°C, se réchauffe par échange de chaleur
indirect dans un premier échangeur de chaleur avec un débit de fluide intermédiaire
à une pression entre 3 et 70 bars abs qui se refroidit jusqu'à une température supérieure
ou égale à -145°C
- ii) Le débit de fluide intermédiaire à une température égale ou supérieure à -145°C
est refroidi
- a) en l'introduisant à cette température dans un deuxième échangeur de chaleur où
il se refroidit par échange de chaleur indirect et/ou
- b) par détente dans une turbine, éventuellement entraînant un compresseur du procédé,
ou une vanne
- iii) un débit d'hydrogène gazeux se refroidit dans le deuxième échangeur de chaleur
sans se condenser
- iv) un débit gazeux dérivé du fluide intermédiaire refroidi dans l'étape a) et/ou
b) se réchauffe dans le deuxième échangeur de chaleur jusqu'à une température entre
-90°C et -150°C, est soutiré de l'échangeur à cette température et comprimé dans un
compresseur avec une température d'entrée entre -90°C et -150°C et au moins une partie
du fluide intermédiaire comprimé est refroidie d'abord dans le premier échangeur de
chaleur et ensuite se réchauffe à partir d'une température d'au plus -110°C et
- v) l'au moins une partie du fluide intermédiaire réchauffée constitue le débit de
fluide intermédiaire de l'étape i) et caractérisé en ce que le fluide intermédiaire
comprimé et refroidi dans le premier échangeur de chaleur se réchauffe dans le deuxième
échangeur de chaleur et en ce que pendant un mode de démarrage
- i) le débit d'hydrogène n'est pas envoyé au deuxième échangeur,
- ii) du gaz naturel supercritique ou un gaz à moins de -100°C est envoyé au premier
échangeur pour le refroidir et y échange de chaleur avec un débit de fluide intermédiaire
d'un cycle à une pression entre 3 et 70 bars abs qui se refroidit,
- iii) le débit de fluide intermédiaire refroidi dans le premier échangeur est envoyé
directement à l'entrée du compresseur qui le comprime avec un taux de compression
inférieur à celui du premier mode, le débit molaire du fluide intermédiaire étant
inférieur à 80% du débit molaire de fluide intermédiaire envoyé au compresseur pendant
le premier mode et
- iv) le fluide intermédiaire comprimé dans le compresseur est renvoyé au premier échangeur
comme fluide du cycle.
[0010] Selon d'autres aspects facultatifs :
- le fluide intermédiaire contient plus que 50% mol d'azote, de préférence au moins
90% mol d'azote, voire au moins 99% mol d'azote.
- pendant le démarrage le gaz naturel supercritique se pseudovaporise dans le premier
échangeur de chaleur et de préférence s'y réchauffe jusqu'à une température supérieure
à 0°C.
- pendant le démarrage, le gaz à moins de -100°C se réchauffe dans le premier échangeur
de chaleur et le gaz réchauffé a la même composition que le fluide intermédiaire
- le gaz réchauffé dans le premier échangeur de chaleur est envoyé au cycle pour l'alimenter.
- pendant le démarrage, si la température d'entrée ou sortie du compresseur passe en
dessous d'un seuil, on envoie le débit de fluide intermédiaire refroidi dans le premier
échangeur se détendre dans la turbine et on renvoie le fluide détendu se réchauffer
dans le deuxième échangeur et ensuite au compresseur.
- la turbine est couplée à un surpresseur qui, pendant le démarrage, surpresse du fluide
comprimé dans le compresseur uniquement si la turbine détend du fluide intermédiaire.
- le compresseur comprend au moins deux étages et le fluide intermédiaire n'est pas
refroidi entre les étages du compresseur.
- pendant le premier mode, du fluide intermédiaire comprimé est refroidi d'abord dans
le premier échangeur de chaleur, se réchauffe dans le deuxième échangeur de chaleur
et se refroidit de nouveau dans le premier échangeur de chaleur avant d'être envoyé
à la turbine et pendant le démarrage du fluide intermédiaire comprimé est refroidi
d'abord dans le premier échangeur de chaleur, se réchauffe en dehors du deuxième échangeur
de chaleur éventuellement par un réchauffeur et se refroidit de nouveau dans le premier
échangeur de chaleur.
[0011] Selon un autre objet de l'invention, il est prévu un appareil de refroidissement
d'hydrogène comprenant un premier échangeur de chaleur, des moyens pour envoyer soit
du gaz naturel liquéfié soit du gaz naturel vaporisé, le gaz naturel vaporisé se trouvant
à une température inférieure à -50°C, se réchauffer par échange de chaleur indirect
dans le premier échangeur de chaleur avec un débit de fluide intermédiaire à une pression
entre 3 et 70 bars abs qui se refroidit jusqu'à une température supérieure ou égale
à -145°C, un deuxième échangeur de chaleur , des moyens pour envoyer le débit de fluide
intermédiaire à une température égale ou supérieure à -145°C se refroidir en l'introduisant
à cette température dans un deuxième échangeur de chaleur où il se refroidit par échange
de chaleur indirect et/ou par détente dans une turbine, éventuellement entraînant
un compresseur du procédé, ou une vanne, des moyens pour envoyer un débit d'hydrogène
gazeux se refroidir dans le deuxième échangeur de chaleur sans se condenser, des moyens
pour envoyer un débit gazeux dérivé du fluide intermédiaire refroidi se réchauffer
dans le deuxième échangeur de chaleur jusqu'à une température entre -90°C et -150°C,
des moyens pour soutirer le débit gazeux du deuxième échangeur à cette température
, un compresseur avec une température d'entrée entre -90°C et -150°C, des moyens pour
envoyer le débit gazeux soutiré au compresseur avec une température d'entrée entre
-90°C et -150°C, des moyens pour envoyer au moins une partie du fluide intermédiaire
comprimé se refroidir d'abord dans le premier échangeur de chaleur et ensuite se réchauffer
à partir d'une température d'au plus -110°C, l'au moins une partie du fluide intermédiaire
réchauffée constituant le débit de fluide intermédiaire de l'étape i)
caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour envoyer le fluide intermédiaire comprimé
et refroidi dans le premier échangeur de chaleur se réchauffer dans le deuxième échangeur
de chaleur.
[0012] Selon d'autres aspects facultatifs de l'invention
- la turbine est couplée à un surpresseur.
- le compresseur comprend au moins deux étages, sans moyens pour refroidir le fluide
intermédiaire entre les étages du compresseur.
[0013] L'utilisation d'un fluide intermédiaire permet de mieux réguler l'intégration en
différenciant les réseaux hydrogène et LNG.
[0014] La vaporisation du LNG se fait dans un unique échangeur et le fluide intermédiaire
distribue le froid vers les différents consommateurs.
[0015] Le cycle intermédiaire, grâce à une étape de détente, permet de produire un fluide
froid plus bas en température que le LNG.
[FIG.1] illustre un procédé de refroidissement, voire liquéfaction selon l'invention.
[FIG.2] illustre un autre procédé de refroidissement, voire liquéfaction selon l'invention.
[0016] En opération stable, le procédé de refroidissement de l'hydrogène fonctionne de la
manière suivante. Un échangeur de chaleur dédié E1 sert à récupérer les frigories
du gaz naturel liquéfié 1 à -150°C en utilisant un fluide intermédiaire qui est refroidi
par le liquide 1 dans l'échangeur E1. L'échangeur E1 peut être un échangeur en aluminium
brasé à plaques et à ailettes ou un échangeur en acier inoxydable ou un échangeur
à circuits imprimés. Sinon l'échanger E1 peut être un échangeur à tubes et à calandre.
[0017] Le liquide 1 est réchauffé, par exemple jusqu'à 15°C et éventuellement vaporisé pour
refroidir le fluide 5 jusqu'à une température inférieure à -50°C, de préférence inférieure
à - 120°C. Le fluide 5 est refroidi dans l'échangeur E1 jusqu'à une température supérieure
ou égale à -145°C. Dans l'exemple il est refroidi jusqu'à -140°C. L'échangeur de chaleur
peut être un échangeur à plaques et à ailettes en aluminium ou en acier inoxydable
ou un échangeur à tubes et à calandre.
[0018] Le fluide 1 rentre au bout froid de l'échangeur E1 et sort au bout chaud comme fluide
3.
[0019] Dans l'exemple, le fluide 5 est de l'azote. Il peut, par exemple, être de gaz naturel
ou du méthane ou avoir une autre composition adaptée. De préférence le fluide 5 est
inerte. Le fluide 5 se trouve de préférence à une pression entre 3 et 70 bars abs.
[0020] L'azote 13 sort de l'échangeur E2 à une température entre -90°C et -150°C, par exemple
à -120°C, et est comprimé dans un premier compresseur C, par exemple un compresseur
centrifuge, jusqu'à environ 20 bars. Ensuite l'azote à 20 bars est refroidi R et comprimé
dans un autre compresseur C1 jusqu'à une pression supérieure à 20 bars. Ensuite l'azote
à plus de 20 bars est optionnellement divisé en deux parties 15, 17, la partie 17
n'étant pas nécessairement présente. La partie 17 peut se refroidir partiellement
dans l'échangeur E1 puis est envoyée à un élément à refroidir 31. Ainsi la partie
19 réchauffée est envoyée au bout chaud de l'échangeur E1. La partie 15 ajouté au
19 forme un débit 21 qui est envoyé à 20°C au bout chaud de l'échangeur E1 et s'y
refroidit jusqu'à une température inférieure à 90°C par exemple -140°C formant un
gaz 27 qui est envoyé à l'échangeur E2 à une température de -140°C. Le gaz 27 se réchauffe
dans l'échangeur E2 jusqu'à 20°C (formant le débit 6) puis le débit 6 est refroidi
contre le LNG dans l'échangeur E1 pour former le gaz 5. Dans cet exemple le gaz 5
n'est pas refroidi dans l'échangeur E1 mais seulement dans la turbine E.
[0021] Ainsi le gaz 5 rentre dans la turbine E à la température à laquelle il sort de l'échangeur
de chaleur E1. Le fluide détendu 7 à 1,5 bars dans la turbine T est diphasique et
est envoyé à un séparateur de phases où il forme un liquide 9 et un gaz 11. Le liquide
est vaporisé dans un échangeur de chaleur E3 et rejoint le gaz 11 pour se réchauffer
dans l'échangeur E2 constituant le débit 13 à envoyer au compresseur froid C. Tout
le gaz 13 est comprimé dans le compresseur froid 1 et ensuite dans un surpresseur
C1 couplé à la turbine E. C'est le gaz comprimé dans le surpresseur C1 qui est envoyé
à l'échangeur E1 pour récupérer le froid du LNG 1.
[0022] En variante le gaz 5 provenant du bout froid de l'échangeur E1 peut d'abord passer
dans l'échangeur E1 pour se refroidir et ensuite être détendu dans une turbine T ayant
une température d'entrée inférieure à -100°C, par exemple -120°C.
[0023] Ainsi l'azote, ou un autre fluide par exemple de l'hélium ou un réfrigérant mixte,
circule dans un cycle fermé, prenant des frigories du LNG.
[0024] L'hydrogène gazeux 23 à température ambiante, par exemple 20°C rentre au bout chaud
de l'échangeur de chaleur E2 qu'il parcourt d'un bout à l'autre pour se refroidir
jusqu'à une température inférieure à -150°C, par exemple -180°C. Il est ensuite refroidi
dans l'échangeur de chaleur E3 contre le liquide du séparateur de phases pour former
de l'hydrogène gazeux 25 à -190°C.
[0025] L'hydrogène 25 est ensuite refroidi et liquéfié dans un autre échangeur de chaleur
de manière connue. Un cycle d'hydrogène, d'hélium ou de réfrigérants mixtes y compris
des gaz rares fournit les frigories nécessaires.
[0026] Ainsi le LNG fournit au moins une partie des frigories nécessaires pour le prérefroidissement
de l'hydrogène gazeux jusqu'à -190°C. Cette fraction peut être au moins 50%, au moins
75% ou au moins 99% des frigories nécessaires pour le refroidissement de l'hydrogène
gazeux jusqu'à -190°C. Le LNG peut même fournir toutes les frigories nécessaires à
part celles provenant de la turbine T.
[0027] Le procédé peut également fournir du froid à un autre élément 31, refroidi par le
cycle. Dans la figure, on voit qu'une partie 17 du gaz comprimé dans les compresseurs
C, C1 est refroidie dans l'échangeur de chaleur jusqu'à une température intermédiaire,
ici -50°C, est soutirée de l'échangeur dans une zone centrale de l'échangeur de chaleur
et sert à refroidir l'élément 31 en étant soi-même réchauffée pour former le gaz 19
qui rejoint le débit 15 comprimé dans le compresseur C pour former le débit 21 qui
rentre dans l'échangeur E1 à 20°C. Comme les pertes de charge pour le débit 18, 19
sont limitées, une petite détente du débit 15 dans une vanne suffira pour permettre
aux débits 15, 19 de se mélanger.
[0028] L'élément 31 peut par exemple être un liquéfacteur d'un autre gaz ou un appareil
de séparation par distillation et/ou condensation partielle à une température inférieure
à 0°C, par exemple un liquéfacteur de dioxyde de carbone.
[0029] Si la fraction 17 est présente mais l'élément 31 ne fonctionne pas, un réchauffeur,
par exemple un chauffage électrique ou un échangeur de chaleur réchauffé par de l'eau
chaude, servira à chauffer la fraction 17 pour former le débit 19.
[0030] Pendant le démarrage de l'appareil, l'hydrogène 23 n'est pas envoyé à l'échangeur
E2 qui doit être mis en froid auparavant.
[0031] Le compresseur de cycle C est démarré avec une température d'entrée qui est celle
de l'ambiante à une charge réduite, typiquement entre 60 et 80% du débit molaire nominal.
Le taux de compression est également limité afin de limiter la température de sortie
du compresseur C à une valeur raisonnable, typiquement moins que 150°C. Les compresseur
C peut ne pas comprendre de refroidissement inter-étages, avec seulement un refroidisseur
final R en amont du compresseur C afin de réduire le coût de la machine et de limiter
le risque de gel de l'eau dans les refroidisseurs à eau intermédiaires, court-circuités
en opération stable où la température du gaz en cours de compression est inférieure
à 0°C, le taux de compression est considérablement réduit de manière à limiter la
température à la sortie du compresseur C1 en amont du refroidisseur final.
[0032] Pour le démarrage, un entraînement à fréquence variable (en anglais « variable frequency
drive ») pourrait varier la vitesse du moteur du compresseur C et ainsi la température
de l'étage final de C et le taux de compression.
[0033] Avant le démarrage de la turbine E, le compresseur C1 ne comprime pas l'azote qui
passe dans une conduite de dérivation 13A.
[0034] L'azote comprimé dans le compresseur C seulement est envoyé au premier échangeur
de chaleur E1 qui n'est pas alimenté au démarrage par le gaz naturel liquéfié 1 mais
par de l'azote liquide provenant d'un stockage S qui est vaporisé par un vaporiseur
V pour former de l'azote gazeux 2 à -180°C. L'usage de gaz froid vaporisé plutôt qu'un
liquide permet de protéger l'équipement d'un refroidissement trop brutal et des contraintes
thermiques. L'azote gazeux se réchauffe dans l'échangeur E1 et est récupéré au bout
chaud ou envoyé à l'air.
[0035] En variante comme illustré à la [FIG.2], l'échangeur E1 peut être refroidi au moyen
de l'envoi de gaz naturel liquéfié supercritique. Ce fluide présente l'avantage d'une
enthalpie de vaporisation réduite par rapport au LNG non-supercritique. Pour ceci,
le gaz naturel liquéfié 1peut être chauffé dans un réchauffeur H afin de réguler sa
température à l'entrée de l'échangeur E1.
[0036] Dans le cas des deux figures, le liquide vaporisé autre que le gaz naturel utilisé
pour le démarrage (typiquement de l'azote) peut être envoyé à l'atmosphère ou récupéré
à 15°C par exemple pour servir dans le cycle de refroidissement du fluide intermédiaire
(compresseur C, C1, turbine T) pour remplacer les fuites. La ligne d'interconnexion
avec le liquide vaporisé de démarrage et le cycle aurait besoin d'être bien isolé
pour séparer complètement la ligne de vaporisation de LNG et le cycle de refroidissement
pendant l'opération normale (typiquement en enlevant le spool de connexion).
[0037] Le cycle de refroidissement (compresseur C, C1, turbine T) à la sortie de l'échangeur
E1 sera refroidi lentement jusqu'à la température d'opération. Tant que la température
de la sortie de l'échangeur E1 est au-dessus de la température d'opération, le gaz
5 ne sera envoyé ni à la turbine ni à l'échangeur E2 mais passera dans une conduite
5A directement à l'entrée du compresseur C afin de la refroidir lentement.
[0038] Pendant la baisse de la température d'entrée du compresseur C, le taux de compression
du compresseur C augmentera puisque sa température d'entrée baissera.
[0039] Un réchauffeur temporaire W (typiquement un échangeur alimenté par de l'eau) peut
être utilisé uniquement pendant le démarrage pour remplacer l'apport de chaleur de
l'échangeur E2. Ce réchauffeur W sera court-circuité en opération stable du procédé.
Il réchauffe le débit 27 d'azote envoyé par la conduite 27A, évitant au débit 27 de
passer dans l'échangeur E2.
[0040] Une fois le compresseur C refroidi et en opération à charge réduite, typiquement
entre 60 et 80% du débit molaire nominal, le refroidissement du système de préfroidissement
d'hydrogène commence. En premier, la turbine E est court-circuitée par la ligne 5E
pour que le gaz 5 passe directement dans le séparateur de phases (qui ne sépare pas
encore de phases, puisque le gaz 5 n'a pas été condensé). Ensuite la turbine et son
compresseur associé C1 sont démarrés, le gaz comprimé dans le compresseur C ne passant
plus dans la ligne de court-circuitage 13A et étant comprimé dans le compresseur C1.
[0041] L'avantage principal de ce procédé est d'utiliser l'équipement existant avec quelques
additions minimes pour refroidir sans problème de sécurité l'appareil de refroidissement
de l'hydrogène, avec un démarrage régulé des équipements sensibles.
1. Procédé de refroidissement d'hydrogène dans lequel selon un premier mode d'opération
:
i) Soit du gaz naturel liquéfié (1,2) soit du gaz naturel vaporisé, le gaz naturel
vaporisé se trouvant à une température inférieure à -50°C, se réchauffe par échange
de chaleur indirect dans un premier échangeur de chaleur (E1) avec un débit de fluide
intermédiaire (5) à une pression entre 3 et 70 bars abs qui se refroidit jusqu'à une
température supérieure ou égale à -145°C
ii) Le débit de fluide intermédiaire à une température égale ou supérieure à -145°C
est refroidi
a) en l'introduisant à cette température dans un deuxième échangeur de chaleur (E2)
où il se refroidit par échange de chaleur indirect et/ou
b) par détente dans une turbine (E), éventuellement entraînant un compresseur du procédé
(C, C1), ou une vanne
iii) un débit d'hydrogène gazeux (23) se refroidit dans le deuxième échangeur de chaleur
sans se condenser
iv) un débit gazeux (13) dérivé du fluide intermédiaire refroidi dans l'étape a) et/ou
b) se réchauffe dans le deuxième échangeur de chaleur (E2) jusqu'à une température
entre -90°C et -150°C, est soutiré de l'échangeur à cette température et comprimé
dans un compresseur (C, C1) avec une température d'entrée entre -90°C et -150°C et
au moins une partie du fluide intermédiaire comprimé (15,17) est refroidie d'abord
dans le premier échangeur de chaleur et ensuite se réchauffe à partir d'une température
d'au plus -110°C et
v) l'au moins une partie du fluide intermédiaire réchauffée constitue le débit de
fluide intermédiaire de l'étape i) caractérisé en ce que le fluide intermédiaire comprimé et refroidi dans le premier échangeur de chaleur
se réchauffe dans le deuxième échangeur de chaleur et en ce que
et pendant un mode de démarrage
i) le débit d'hydrogène n'est pas envoyé au deuxième échangeur,
ii) du gaz naturel supercritique (1, 2) ou un gaz à moins de - 100°C est envoyé au
premier échangeur pour le refroidir et y échange de chaleur avec un débit de fluide
intermédiaire (5) d'un cycle à une pression entre 3 et 70 bars abs qui se refroidit
iii) le débit de fluide intermédiaire (5) refroidi dans le premier échangeur est envoyé
directement à l'entrée du compresseur (C, C1) qui le comprime avec un taux de compression
inférieur à celui du premier mode, le débit molaire du fluide intermédiaire (13) étant
inférieur à 80% du débit molaire de fluide intermédiaire envoyé au compresseur pendant
le premier mode et
iv) le fluide intermédiaire (15, 17) comprimé dans le compresseur est renvoyé au premier
échangeur comme fluide du cycle.
2. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel le fluide intermédiaire
(5) contient plus que 50% mol d'azote, de préférence au moins 90% mol d'azote, voire
au moins 99% mol d'azote.
3. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel pendant le démarrage
le gaz naturel supercritique (1,2) se pseudovaporise dans le premier échangeur de
chaleur (E1) et de préférence s'y réchauffe jusqu'à une température supérieure à 0°C.
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes 1 ou 2 dans lequel pendant le démarrage,
le gaz à moins de -100°C se réchauffe dans le premier échangeur de chaleur (E1) et
le gaz réchauffé a la même composition que le fluide intermédiaire (5).
5. Procédé selon la revendication 4 dans lequel le gaz (3) réchauffé dans le premier
échangeur de chaleur (E1) est envoyé au cycle pour l'alimenter.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel pendant le démarrage,
si la température d'entrée ou sortie du compresseur (C, C1) passe en dessous d'un
seuil, on envoie le débit de fluide intermédiaire refroidi dans le premier échangeur
se détendre dans la turbine (E) et on renvoie le fluide détendu se réchauffer dans
le deuxième échangeur (E2) et ensuite au compresseur.
7. Procédé selon la revendication 6 dans lequel la turbine (E) est couplée à un surpresseur
(C1) qui, pendant le démarrage, surpresse du fluide comprimé dans le compresseur (C)uniquement
si la turbine détend du fluide intermédiaire.
8. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel le compresseur (C,
C1) comprend au moins deux étages et le fluide intermédiaire n'est pas refroidi entre
les étages du compresseur.
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel, pendant le premier
mode, du fluide intermédiaire comprimé (6) se refroidit de nouveau dans le premier
échangeur de chaleur (E1) avant d'être envoyé à la turbine (E) et pendant le démarrage,
du fluide intermédiaire comprimé est refroidi d'abord dans le premier échangeur de
chaleur, se réchauffe en dehors du deuxième échangeur de chaleur éventuellement par
un réchauffeur (W) et se refroidit de nouveau dans le premier échangeur de chaleur.
10. Appareil de refroidissement d'hydrogène comprenant un premier échangeur de chaleur
(E1), des moyens pour envoyer soit du gaz naturel liquéfié (1,2) soit du gaz naturel
vaporisé, le gaz naturel vaporisé se trouvant à une température inférieure à -50°C,
se réchauffer par échange de chaleur indirect dans le premier échangeur de chaleur
(E1) avec un débit de fluide intermédiaire (5) à une pression entre 3 et 70 bars abs
qui se refroidit jusqu'à une température supérieure ou égale à -145°C, un deuxième
échangeur de chaleur (E2), des moyens pour envoyer le débit de fluide intermédiaire
à une température égale ou supérieure à -145°C se refroidir en l'introduisant à cette
température dans un deuxième échangeur de chaleur (E2) où il se refroidit par échange
de chaleur indirect et/ou par détente dans une turbine (E), éventuellement entraînant
un compresseur du procédé (C, C1), ou une vanne, des moyens pour envoyer un débit
d'hydrogène gazeux (23) se refroidir dans le deuxième échangeur de chaleur sans se
condenser, des moyens pour envoyer un débit gazeux (13) dérivé du fluide intermédiaire
refroidi se réchauffer dans le deuxième échangeur de chaleur (E2) jusqu'à une température
entre -90°C et -150°C, des moyens pour soutirer le débit gazeux du deuxième échangeur
à cette température , un compresseur (C, C1) avec une température d'entrée entre -90°C
et -150°C, des moyens pour envoyer le débit gazeux soutiré au compresseur (C, C1)
avec une température d'entrée entre -90°C et -150°C, des moyens pour envoyer au moins
une partie du fluide intermédiaire comprimé (15,17) se refroidir d'abord dans le premier
échangeur de chaleur et ensuite se réchauffer à partir d'une température d'au plus
-110°C, l'au moins une partie du fluide intermédiaire réchauffée constituant le débit
de fluide intermédiaire de l'étape i)
caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour envoyer le fluide intermédiaire comprimé et refroidi dans
le premier échangeur de chaleur se réchauffer dans le deuxième échangeur de chaleur.
11. Appareil selon la revendication 10 dans lequel la turbine (E) est couplée à un surpresseur
(C1).
12. Appareil selon l'une des revendications précédentes 10 et 11 dans lequel le compresseur
(C, C1) comprend au moins deux étages, sans moyens pour refroidir le fluide intermédiaire
entre les étages du compresseur.