Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne un mécanisme de chronographe pour mouvement d'horlogerie.
[0002] Plus particulièrement, l'invention concerne un mécanisme de chronographe comportant
un mécanisme de remise à zéro.
[0003] L'invention concerne également une pièce d'horlogerie comportant un tel mécanisme
de chronographe.
Arrière-plan technologique
[0004] Les mécanismes de chronographe permettent de mesurer le temps à la demande par l'intermédiaire
de plusieurs compteurs de chronographe, par exemple des minutes et des secondes.
[0005] Les mécanismes de chronographe comportent classiquement un mécanisme de remise à
zéro pour la remise à zéro des compteurs de chronographe, c'est-à-dire leur repositionnement
dans une position de référence, pour pouvoir de nouveau mesurer le temps à la demande.
[0006] De manière classique, un tel mécanisme de remise à zéro est constitué d'une commande
de remise à zéro manipulable par l'utilisateur, via par exemple un poussoir, un plot
d'actionnement accessible depuis l'extérieur de la carrure dans laquelle le mouvement
d'horlogerie est monté.
[0007] La commande de remise à zéro coopère directement ou indirectement avec un marteau
de remise à zéro qui vient frapper les cames de remise à zéro portées par les différents
compteurs de chronographe.
[0008] Le retour à zéro du compteur de chronographe, et de l'aiguille associée, est réalisé
grâce à l'appui du marteau sur la surface de la came de remise à zéro générant un
couple moteur modifiant la position du compteur de chronographe en question jusqu'à
son retour dans une position de référence déterminée par la géométrie du marteau et
de la came de remise à zéro.
[0009] Il est connu des cames de remise à zéro présentant une forme d'excentrique ou de
« limaçon » formé d'une seule spirale impliquant une remise à zéro toujours dans le
même sens. Une telle came de remise à zéro de l'état de la technique est illustrée
à titre d'exemple à la figure 1.
[0010] Ces cames en limaçon manquent de précision et ne permettent pas de garantir une remise
à zéro du compteur quelle que soit la position angulaire de la came. En effet, lorsque
la came en limaçon est dans une position angulaire très proche de sa position de référence,
par exemple dans une position angulaire correspondant à une rotation de l'aiguille
d'une fraction de seconde, les jeux existants entre les différentes pièces peuvent
impliquer un glissement du marteau sur la came engendrant un recul de l'aiguille,
visible par l'utilisateur, au lieu d'un entrainement dans le sens de remise à zéro
de l'aiguille.
[0012] Une telle came de remise à zéro est représentée à la figure 2.
[0013] Le marteau pour la remise à zéro d'un tel coeur comporte un bras en forme de sabot
de cheval (visible à la figure 2). Le bras vient en fin de course du marteau (linéaire
ou circulaire) s'appuyer sur un bossage double formé par le coeur pour en assurer
le maintien dans une position stable correspondant à la position de remise à zéro
du compteur et de l'aiguille correspondante.
[0014] Ce type de mécanisme de remise à zéro est très largement connu mais souffre cependant
de plusieurs inconvénients.
[0015] Premièrement, le positionnement de l'aiguille, et notamment de l'aiguille des secondes,
lors de la remise à zéro est souvent aléatoire et manque de précision. Cela est particulièrement
préjudiciable dans le cas d'une aiguille sautante des secondes, qui est supposée se
retrouver à chaque seconde dans une position angulaire précise pour être en regard
d'une graduation d'un cadran.
[0016] Deuxièmement, compte tenu de la géométrie du coeur et du marteau, les efforts de
frottement à leur interface ne sont pas constants. Il en résulte une usure non uniforme
de ces pièces, préjudiciable à long terme sur la fiabilité du mécanisme.
[0017] Troisièmement, dans certaines positions angulaires du coeur, le marteau frotte sur
le coeur par une arête vive comme illustré à la figure fig.11-29 du manuel précité,
ce qui accroît la concentration de contrainte, l'usure et la fatigue mécanique des
pièces.
[0018] Quatrièmement, l'inertie du coeur acquis lors de sa rotation fait qu'il ne se trouve
pas immédiatement bloqué en position de référence en fin de course du marteau, mais
demeure, avant de s'immobilier, animé d'oscillations amorties qui nuisent à la perception
de précision attendue par un utilisateur averti.
[0019] Par conséquent, il existe un besoin pour améliorer les mécanismes de chronographe
et notamment les mécanismes de remise à zéro des compteurs de tels mécanismes de chronographe.
Résumé de l'invention
[0020] Dans ce contexte, un des objectifs de l'invention est de proposer un mécanisme de
chronographe permettant de résoudre au moins une des problématiques soulevées précédemment.
[0021] Un des objectifs de l'invention est de proposer un mécanisme de remise à zéro qui
propose une remise à zéro précise, notamment d'une aiguille de seconde de chronographe,
exactement en regard d'une graduation prédéterminée du cadran.
[0022] Un des objectifs de l'invention est de proposer un mécanisme de remise à zéro fiable
et sécurisé permettant une remise à zéro dans le sens de marche du chronographe tout
en évitant les phénomènes de recul des aiguilles lorsque le marteau de remise à zéro
vient frapper les cames de remise à zéro.
[0023] Dans ce contexte, l'invention concerne un mécanisme de chronographe pour mouvement
d'horlogerie comportant :
- un compteur de chronographe présentant un arbre, une aiguille solidaire en rotation
de l'arbre,
- un mécanisme de remise à zéro pour la remise à zéro dudit compteur de chronographe
comportant un organe de remise à zéro solidaire de l'arbre et un marteau conformé
pour coopérer avec l'organe de remise à zéro et pour générer un couple moteur sous
l'action d'une commande de remise à zéro jusqu'au positionnement de l'organe de remise
à zéro dans une position de référence en effectuant une rotation dans le sens de marche
du compteur de chronographe ;
caractérisé en ce que l'organe de remise à zéro est une came en limaçon comportant
un chemin de came s'étendant en spiral autour dudit arbre du compteur de chronographe
depuis une extrémité proximale définissant une zone de rayon minimal par rapport à
l'arbre jusqu'à une extrémité distale définissant une zone de rayon maximal par rapport
à l'arbre ;
en ce que ledit marteau est déplaçable par la commande de remise à zéro entre une
position de repos dans laquelle le marteau n'est pas en contact avec le chemin de
came et une position de remise à zéro dans laquelle le marteau est en contact avec
le chemin de came et maintient l'organe de remise à zéro dans ladite position de référence,
le marteau générant un couple moteur sur l'organe de remise à zéro entre la position
de repos et la position de remise à zéro ;
en ce que le marteau coopère avec des organes de guidage conformés pour guider le
marteau dans un mouvement aller selon une première trajectoire entre la position de
repos et la position de remise à zéro et dans un mouvement retour selon une deuxième
trajectoire entre la position de remise à zéro et la position de repos, la première
trajectoire et la deuxième trajectoire du marteau étant non confondues.
[0024] Avantageusement, la trajectoire retour (c'est-à-dire la deuxième trajectoire) est
différente de la trajectoire aller (c'est-à-dire la première trajectoire), de sorte
que la trajectoire retour est au moins sensiblement écarté de la première trajectoire.
[0025] La différence entre la trajectoire aller et la trajectoire retour du marteau, notamment
au niveau de la portion venant en contact avec le chemin de came, permet de garantir
une surface d'appui suffisante lors de la remise à zéro du compteur de chronographe,
notamment lorsque le compteur est arrêté dans une position correspondant au début
de la minute chronométrée. Cela permet de garantir que le contact marteau came se
fait sur une surface du colimaçon et non sur la pointe de la came. Ainsi, le retour
en position de référence du compteur du bon côté est assuré.
[0026] Outre les caractéristiques évoquées dans le paragraphe précédent, le mécanisme de
chronographe selon l'invention peut présenter une ou plusieurs caractéristiques complémentaires
parmi les suivantes, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons
techniquement possibles :
- les organes de guidage sont conformés pour guider le marteau selon une première trajectoire
rectiligne unidirectionnelle entre la position de repos et la position de remise à
zéro et selon une deuxième trajectoire multidirectionnelle présentant au moins deux
directions différentes entre la position de remise à zéro et la position de repos
;
- les organes de guidage sont conformés pour guider le marteau selon une première trajectoire
curviligne entre la position de repos et la position de remise à zéro et selon une
deuxième trajectoire différente de la première trajectoire curviligne entre la position
de remise à zéro et la position de repos
- les organes de guidage comportent une bascule de guidage débrayable conformée pour
être inactive lors du mouvement aller du marteau et active lors du mouvement retour
du marteau ;
- la bascule de guidage débrayable comporte une came de guidage coopérant avec un téton
de guidage solidaire du marteau, ladite came de guidage comportant une première portion
conformée pour débrayer la bascule de guidage lors du mouvement aller du marteau et
une deuxième portion conformée guider le marteau lors du mouvement retour du marteau
;
- la bascule de guidage débrayable coopère avec un ressort de bascule de guidage tendant
à repositionner ladite bascule de débrayage dans une position neutre d'équilibre en
appui de butée contre une butée de bascule ;
- le marteau comporte un bras comportant à son extrémité libre un pan incliné configuré
pour venir en contact avec le chemin de came de l'organe de remise à zéro et générer
un couple moteur sous l'action de la commande de remise à zéro jusqu'au positionnement
de l'organe de remise à zéro dans la position de référence ;
- le bras comporte une surface d'arrêt configurée pour former une butée de positionnement
angulaire de l'organe de remise à zéro lors de la remise à zéro ;
- le bras comporte un bec d'extrémité formant une excroissance prolongeant le pan incliné,
en saillie par rapport à la surface d'arrêt ;
- l'organe de remise à zéro comporte une portion de raccord raccordant l'extrémité proximale
et l'extrémité distale, et qui n'appartient pas au chemin de came, ladite portion
de raccord comportant un renfoncement formant un dégagement pour recevoir et loger
le bec d'extrémité lorsque le marteau est en position de remise à zéro ;
- la deuxième portion de la came de guidage est conformée pour dégager le bec d'extrémité
du renfoncement lors du mouvement retour du marteau et pour que le bec d'extrémité
contourne l'extrémité distale de l'organe de remise à zéro ;
- le compteur de chronographe est un compteur des secondes ;
- le mécanisme comporte en outre un compteur des minutes présentant un arbre de compteur
des minutes, une aiguille des minutes solidaire en rotation de l'arbre de compteur
des minutes, l'arbre de compteur des minutes portant un deuxième organe de remise
à zéro en forme de coeur ;
- le marteau comporte un deuxième bras coopérant avec le deuxième organe de remise à
zéro, le deuxième bras étant configuré pour générer un couple moteur sous l'action
de la commande de remise à zéro jusqu'au positionnement du deuxième l'organe de remise
à zéro dans une position de référence.
[0027] Un autre aspect de l'invention concerne un mouvement d'horlogerie comportant un tel
mécanisme de chronographe selon l'invention.
[0028] Un autre aspect de l'invention concerne une pièce d'horlogerie comportant un tel
mouvement d'horlogerie selon l'invention comportant un mécanisme de chronographe selon
l'invention.
[0029] La pièce d'horlogerie est préférentiellement une montre bracelet comportant une boîte
de montre configurée pour recevoir et loger le mouvement d'horlogerie selon l'invention.
Brève description des figures
[0030] Les buts, avantages et caractéristiques de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description détaillée ci-dessous faisant référence aux figures suivantes
:
- la figure 1, déjà décrite dans l'arrière-plan technologique, est une représentation
schématique d'un premier exemple de came de remise à zéro d'un mécanisme de chronographe
de l'état de la technique ;
- la figure 2, déjà décrite dans l'arrière-plan technologique, est une représentation
schématique d'un deuxième exemple de came de remise à zéro d'un mécanisme de chronographe
de l'état de la technique ;
- la figure 3 est une représentation schématique en 2D d'un mécanisme de chronographe
d'un mouvement d'horlogerie selon l'invention dans une position neutre de repos ;
- la figure 4 est une vue détaillée d'une portion du mécanisme de chronographe illustrée
à la figure 3 illustrant plus particulièrement un premier bras d'un marteau de remise
à zéro ;
- la figure 5 est une représentation schématique en 2D du mécanisme de chronographe
du mouvement d'horlogerie selon l'invention dans une position activée de remise à
zéro ;
- la figure 6 est une vue détaillée d'une portion du mécanisme de chronographe illustrée
à la figure 5 illustrant plus particulièrement le premier bras du marteau de remise
à zéro en contact avec un organe de remise à zéro ;
- la figure 7 est une vue détaillée illustrant la portion d'extrémité d'une bascule
de guidage débrayable du mécanisme de chronographe selon l'invention comportant une
came de guidage pour guider le marteau ;
- la figure 8 représente le mécanisme de chronographe selon l'invention dans une première
position intermédiaire lors du mouvement aller du marteau entre la position neutre
de repos illustrée à la figure 3 et la position activée de remise à zéro illustrée
à la figure 5 ;
- la figure 9 représente le mécanisme de chronographe selon l'invention dans une première
position intermédiaire lors du mouvement retour du marteau entre la position activée
de remise à zéro illustrée à la figure 5 et la position neutre de repos illustrée
à la figure 3 ;
- la figure 10 représente le mécanisme de chronographe selon l'invention dans une deuxième
position intermédiaire lors du mouvement retour du marteau entre la position activée
de remise à zéro illustrée à la figure 5 et la position neutre de repos illustrée
à la figure 3 ;
- la figure 11 schématise le mouvement retour du marteau au niveau au niveau d'un compteur
des secondes du mécanisme de chronographe selon l'invention.
[0031] Dans toutes les figures, les éléments communs portent les mêmes numéros de référence
sauf précision contraire.
Description détaillée de l'invention
[0032] La figure 3 montre une représentation schématique en vue en plan d'un mécanisme de
chronographe 10 intégré dans un mouvement d'horlogerie 1 selon l'invention.
[0033] La figure 3 représente particulièrement le mécanisme de chronographe 10 dans une
position neutre, c'est-à-dire dans une position non activée. On notera que les compteurs
de chronographe sont dans leur position de référence à titre d'exemple.
[0034] La figure 5 illustre le même mécanisme de chronographe 10 dans une position activée
de remise à zéro dans laquelle les compteurs sont repositionnés dans leur position
de référence, quelle que soit leur position initiale.
[0035] Le mouvement d'horlogerie 1 selon l'invention comporte classiquement une platine
2 servant de support aux différents éléments du mouvement d'horlogerie 1, notamment
à un rouage horaire (non représenté) dédié à la division du temps qui est entrainé
par une source d'énergie (non représentée).
[0036] La source d'énergie est par exemple un barillet constituant une réserve d'énergie
pour alimenter le rouage horaire.
[0037] De manière classique, le rouage horaire entraine les aiguilles d'un affichage horaire,
notamment une aiguille des heures coopérant avec une graduation des heures, une aiguille
des minutes coopérant avec une graduation des minutes et une aiguille des secondes,
ou aiguille de trotteuse, coopérant avec une graduation des secondes.
[0038] Le rouage horaire est régulé classiquement par un organe réglant.
[0039] L'organe réglant comporte de façon traditionnelle un oscillateur et un échappement.
L'oscillateur peut être un oscillateur mécanique ou électrique.
[0040] Par exemple, l'oscillateur est un oscillateur mécanique de type balancier-spiral.
Un tel balancier-spiral présente par exemple une fréquence d'oscillation comprise
entre 2,5 et 4 Hz.
[0041] Par exemple, l'oscillateur est un oscillateur mécanique ou électrique haute fréquence,
c'est-à-dire oscillant à une fréquence supérieure à 4Hz.
[0042] Par exemple, l'oscillateur est un oscillateur mécanique ou électrique haute fréquence,
c'est-à-dire oscillant à une fréquence supérieure ou égale à 5Hz.
[0043] Le mécanisme de chronographe 10 comporte un rouage de chronographe 20 qui peut être
relié cinématiquement, et sur demande, avec le rouage horaire, par l'intermédiaire
d'un embrayage (non représenté) commandé par un organe de commande marche/arrêt de
chronographe 30.
[0044] Selon une variante de réalisation, l'embrayage est un embrayage à bascule permettant
le pivotement d'une roue d'embrayage.
[0045] Selon une variante de réalisation, l'embrayage est un embrayage vertical.
[0046] Selon une autre variante de réalisation, l'embrayage est un embrayage à différentiel
coopérant avec une bascule d'embrayage commandée par l'organe de commande marche/arrêt
de chronographe pour venir bloquer une des entrés de l'embrayage à différentiel.
[0047] De manière classique, le rouage de chronographe 20 comporte au moins un compteur
de chronographe.
[0048] En référence aux figures 3 et 5, le rouage de chronographe 20 comporte un premier
compteur de chronographe formé par un compteur des secondes 22 et un deuxième compteur
de chronographe formé par un compteur des minutes 21.
[0049] Le compteur des minutes 21 comporte une roue de compteur des minutes 211 couplée
à un arbre 213, dit arbre de compteur des minutes, entraînant une aiguille des minutes
de chronographe 214 (représentée en pointillés sur la figure 3).
[0050] Le compteur des secondes 22 comporte une roue de compteur des secondes 221 couplée
à un arbre 223, dit arbre de compteur des secondes, entraînant une aiguille des secondes
de chronographe 224 (représentée en pointillés sur la figure 3).
[0051] Préférentiellement, la roue de compteur des minutes 211 est solidaire de l'arbre
213 du compteur des minutes 21, et la roue de compteur des secondes 221 est montée
en friction sur l'arbre 223 du compteur des secondes 22. Bien entendu, une configuration
inverse est également envisagée sans sortir du contexte de l'invention.
[0052] Selon une variante de réalisation, la roue de compteur des minutes 211 et la roue
de compteur des secondes 221 sont montées en friction sur leur arbre 213, 223 respectif.
[0053] Le rouage de chronographe 20 peut également comporter un compteur additionnel des
fractions de seconde (non représenté), également appelé compteur de seconde foudroyante.
[0054] Le rouage de chronographe 20 peut comporter des mobiles intermédiaires de chronographe
23, 24, 25 pour obtenir les rapports désirés entre les différents compteurs 21, 22
du mécanisme de chronographe 10. Le rouage de chronographe 20 peut comporter davantage
de mobiles intermédiaires en fonction des besoins et des architectures du mouvement
et de l'implantation des compteurs des minutes 21, des secondes 22 et éventuellement
de seconde foudroyante, sur la platine 2 du mouvement d'horlogerie 1.
[0055] Le mécanisme de chronographe 10 comporte également un mécanisme de remise à zéro
40 des compteurs des minutes 21 et des secondes 22, et plus particulièrement des aiguilles
214, 224 associées à ces compteurs 21, 22.
[0056] Le mécanisme de remise à zéro 40 comporte des organes de remise à zéro 215, 225 solidaires
des arbres 213, 223 des compteurs 21, 22 de chronographe. Les organes de remise à
zéro 215, 225 coopèrent avec un marteau 50 pour leur positionnement dans une position
de référence et la remise à zéro des aiguilles 214, 224 des compteurs 21, 22.
[0057] Les organes de remise à zéro 215, 225 des compteurs des minutes 21 et des secondes
22 sont par exemple des cames de remise à zéro en forme de limaçon, de coeur, ou autre,
dont la forme permet un repositionnement dans une position de référence des aiguilles
214, 224, en fin de course du marteau 50.
[0058] Dans l'exemple représenté aux figures 3 à 11, l'organe de remise à zéro 215 du compteur
des minutes de chronographe 21 est par exemple un coeur présentant deux spirales identiques
mais décrites en sens inverse. Dans la suite de la description, on appellera l'organe
de remise à zéro 215 du compteur des minutes 21 simplement came coeur 215.
[0059] Selon l'invention, l'organe de remise à zéro 225 du compteur des secondes de chronographe
22 est une came en colimaçon, ou limaçon, présentant une forme de spiral unique. Dans
la suite de la description, on appellera l'organe de remise à zéro 225 du compteur
des secondes 22 simplement came en limaçon 225.
[0060] En référence à la figure 4, illustrant plus précisément le compteur des secondes
22 et le marteau 50 dans une position neutre de repos, de manière identique à la figure
3, la came en limaçon 225 délimite un chemin de came 226 s'étendant radialement en
spiral autour de l'arbre 223 du compteur des secondes 22, depuis une extrémité proximale
227, définissant une zone de rayon minimal du chemin de came 226 par rapport à l'arbre
223, jusqu'à une extrémité distale 228, définissant une zone de rayon maximal du chemin
de came 226 par rapport à l'arbre 223. Le chemin de came 226 définit le chemin externe
de la came en limaçon 225 sur lequel le marteau 50 vient en appui pour imposer un
couple moteur sur l'arbre 223.
[0061] L'extrémité distale 228 et l'extrémité proximale 227 du chemin de came 226 sont raccordées
par une portion de raccord 230 ne faisant pas partie du chemin de came 226. Dans l'exemple
représenté, la portion de raccord 230 présente une forme générale en S s'étendant
selon une direction radiale par rapport à l'arbre 223 du compteur des secondes 22.
[0062] La portion de raccord 230 comporte un renfoncement 232 situé à proximité de l'extrémité
proximale 227. Le renfoncement 232 permet de créer un dégagement adapté pour recevoir
une portion du marteau 50 en fin de course (position de remise à zéro), et notamment
une extrémité saillante d'un premier bras 510.
[0063] La portion de raccord 230 peut également comporter une surface d'appui 231 supplémentaire
située à proximité de l'extrémité distale 228, de manière à étendre la zone destinée
à venir en appui de butée contre le marteau 50 lors de la remise à zéro de la came
en limaçon 225.
[0064] Le mécanisme de remise à zéro 40 comporte une commande de remise à zéro 60 manipulable
par l'utilisateur, via par exemple un poussoir ou un plot d'actionnement 61. La commande
de remise à zéro 60 est mobile en rotation autour d'un axe de rotation 66 et coopère
directement ou indirectement avec le marteau 50 de remise à zéro, lui-même agissant
sur les cames 215, 225 pour la remise à zéro des aiguilles 214, 224 des compteurs
21, 22 associés.
[0065] Comme visible aux figures 3 et 5, la commande de remise à zéro 60 coopère avec un
élément élastique de remise à zéro 62 configuré pour repositionner la commande de
remise à zéro 60 en position neutre de repos (figure 3) entre chaque sollicitation
de l'utilisateur. Le repositionnement de la commande de remise à zéro 60, sous l'effet
élastique de l'élément élastique, repositionne le marteau 50 dans la position neutre.
[0066] Le mécanisme de remise à zéro 40 comporte également un organe de retenue 64 pour
sécuriser le mécanisme de remise à zéro 40 et assurer une mise en action complète
du marteau 50 jusqu'à sa position de remise à zéro. L'organe de retenue 64 est configuré
pour retenir momentanément la mise en action de la commande de mise à zéro 60, et
donc du marteau 50, tant qu'un certain effort n'est pas appliqué sur la commande de
remise à zéro 60.
[0067] L'organe de retenue 64 est un organe de sécurité empêchant une remise à zéro non
désirée des aiguilles 214, 224 du mécanisme de chronographe 10. L'organe de retenue
64 présente un comportement dynamique semblable à un fusible mécanique.
[0068] Comme illustré aux figures 2 et 5, l'organe de retenue 64 comporte une portion solidaire
de la platine 2 et une portion élastique agencée pour exercer l'effort de retenue
à l'encontre de l'actionnement de la commande de remise à zéro 60. La portion élastique
est configurée pour se déformer lorsqu'un effort supérieur à l'effort de retenue est
appliqué sur la commande de remise à zéro 60, libérant ainsi le mouvement complet
de la commande de remise à zéro 60 permettant le déplacement du marteau 50 jusqu'à
sa position de remise à zéro (figure 5). La commande de remise à zéro 60 comporte
par exemple un plot 65 destiné à être en appui sur la portion élastique de l'organe
de retenue 64.
[0069] Plus particulièrement, le plot 65 est en appui au niveau d'une encoche de retenue
ménagée au niveau de l'extrémité libre de la portion élastique de l'organe de retenue
64. L'encoche de retenue présente une surface de retenue et un point de basculement
au-delà duquel l'organe de retenue 64 autorise la mise en action rapide et franche,
de la commande de remise à zéro 60 permettant ainsi d'actionner complètement le marteau
50 jusqu'à la mise en contact du marteau 50 sur les cames de remise à zéro 215, 225
des compteurs de chronographe 21, 22 et le repositionnement de ces cames dans leur
position de référence.
[0070] Le marteau 50 comporte un premier bras 510 présentant à son extrémité libre un pan
incliné 512 formant une première surface d'appui configurée pour venir en appui incliné
sur le chemin de came 226 de la came en limaçon 225 du compteur des secondes 22. Le
premier bras 510 du marteau 50 est représenté de façon plus détaillée aux figures
4 et 5.
[0071] La figure 4 illustre particulièrement le premier bras 510 du marteau 50 dans sa position
neutre de repos, tandis que la figure 6 illustre le même bras 510 du marteau 50 dans
sa position de remise à zéro en fin de course du marteau 50.
[0072] Le premier bras 510 comporte une surface d'arrêt 513 formant une butée de positionnement
servant de référence au positionnement angulaire de la came en limaçon 225. La surface
d'arrêt 513 permet de stopper la rotation de la came en limaçon 225 lors de sa remise
à zéro, lorsque la surface d'appui 231 et/ou l'extrémité distale 228 du chemin de
came 226 vient au contact de la surface d'arrêt 513, positionnant ainsi la came en
limaçon 225 dans sa position de référence.
[0073] Le pan incliné 512 du premier bras 510 délimite avec la surface d'arrêt 513 un bec
d'extrémité 514. Le bec d'extrémité 514 forme une excroissance prolongeant le pan
incliné 512 en saillie par rapport à la surface d'arrêt 513.
[0074] Ainsi, le premier bras 510 du marteau 50 présente une forme différente de la forme
de sabot de cheval connu de l'état de la technique.
[0075] Le bec d'extrémité 514 permet d'assurer un recouvrement suffisant entre le pan incliné
512 du bras 510 et le chemin de came 226 lors de l'opération de remise à zéro, notamment
lorsque la came en limaçon 225 se trouve dans une position critique, c'est-à-dire
lorsqu'elle se trouve déjà dans sa position de référence ou dans une position extrêmement
proche de sa position de référence. En effet, dans ces positions particulières, et
avec un marteau en forme classique de sabot de cheval, le bras 510 peut « riper »
et pousser la came en limaçon au lieu de l'entrainer en rotation dans le sens normal
de remise à zéro. Ce phénomène peut être perçue par l'utilisateur par une aiguille
de compteur qui recule au lieu de faire une rotation dans le sens normal de remise
à zéro, ici le sens horaire.
[0076] Ainsi, avec un tel bec d'extrémité 514, la surface de contact du pan incliné 512
est étendue et on s'assure de la mise en mouvement de la came en limaçon 225, quelle
que soit sa position angulaire, lors de l'actionnement de la commande de remise à
zéro 60 du mécanisme de chronographe 10, et lorsque le marteau 50 vient frapper la
came en limaçon 225.
[0077] Le renfoncement 232 de la portion de raccord 230 de la came en limaçon 225 permet
de recevoir et de loger le bec d'extrémité 514 du premier bras 510, lorsque la came
en limaçon 225 est dans sa position de référence et que le marteau 50 est en fin de
course, comme visible à la figure 5.
[0078] Lorsque le bec d'extrémité 514 est logé dans le renfoncement 232, la surface d'appui
231 de la came en limaçon 225, ou au moins l'extrémité distale 228 du chemin de came
226, est en butée sur la surface d'arrêt 513 du premier bras 510 du marteau 50.
[0079] Le marteau 50 comporte un deuxième bras 520 configuré pour coopérer avec la came
coeur 215 du compteur des minutes 21.
[0080] Comme visible aux figures 3 et 6, le deuxième bras 520 comporte une surface d'appui
521 présentant deux pans inclinés formant un V, la surface d'appui 521 étant configurée
pour coopérer avec la came coeur 215 du compteur des minutes 21.
[0081] Ainsi, chaque pan incliné de la surface d'appui 521 permet de coopérer avec une des
deux spirales du coeur de la came coeur 215 en fonction de sa position relative lors
de l'actionnement de la commande de remise à zéro 60. L'inclinaison de chaque pan
incliné est configurée pour générer un couple moteur au niveau de l'arbre 213 solidaire
de l'aiguille des minutes de chronographe 214 et pour repositionner la came coeur
215 dans sa position de référence, dans le sens horaire ou anti horaire.
[0082] La came coeur 215 présente une coche entre les deux spirales permettant de recevoir
la pointe formée par les deux pans inclinés de la surface d'appui 521, afin de maintenir
en position stable la came coeur 215, et donc l'aiguille des minutes de chronographe
214, dans sa position de remise à zéro en évitant ainsi les phénomènes de ballotage
de l'aiguille 214.
[0083] Le fonctionnement du mécanisme de chronographe 10, et notamment de la remise à zéro
des aiguilles 214, 224 des compteurs 21, 22 est le suivant.
[0084] Sous la sollicitation de l'utilisateur, et lorsqu'un effort supérieur à l'effort
de retenue de l'organe de retenue 64 est appliqué sur la commande de remise à zéro
60, la commande de remise à zéro est libérée et permet la mise en mouvement rapide
et totale du marteau 50 jusqu'à sa position de remise à zéro, illustrée à la figure
5.
[0085] Le marteau 50 passe alors de sa position neutre de repos illustrée à la figure 3,
dans laquelle le marteau n'est pas en contact avec les organes de remise à zéro 215,
225 des compteurs 21, 22, et à une position de remise à zéro illustrée à la figure
5, en repositionnant les organes de remise à zéro 215, 225 des compteurs 21, 22 dans
leur position de référence, et en les maintenant en position stable tant que la commande
de remise à zéro 60 n'est pas relâchée par l'utilisateur.
[0086] Le marteau 50 coopère avec des organes de guidage 140 conformés pour guider le marteau
50 lors de l'actionnement de la commande de remise à zéro 60 et lors du relâchement
de la commande de remise à zéro 60 par l'utilisateur, sous l'action de l'élément élastique
de remise à zéro 62, repositionnant la commande de remise à zéro 60 en position neutre
de repos. Ainsi les organes de guidage 140 permettent définir et de guider le marteau
50 dans un mouvement aller, selon une première trajectoire, et dans un mouvement retour
selon une deuxième trajectoire.
[0087] Plus particulièrement, le mouvement aller du marteau 50 correspondant au trajet du
marteau 50 de sa position neutre de repos à sa position de remise à zéro, et inversement
le mouvement retour du marteau 50 correspond au trajet du marteau 50 de sa position
de remise à zéro à sa position neutre de repos.
[0088] Le mouvement retour du marteau 50 sous l'effet de retour élastique de l'élément élastique
de remise à zéro 62 présente une trajectoire différente de la trajectoire du mouvement
aller. Cela est notamment nécessaire pour dégager le bec d'extrémité 514 logé dans
le renfoncement 232, en position de remise à zéro, sans modifier la position angulaire
de la came en limaçon 225 lors du mouvement retour du marteau 50. Ainsi, la remise
à zéro de la came n'est pas affectée.
[0089] Ainsi à titre d'exemple, la trajectoire du marteau 50 lors du mouvement aller est
unidirectionnelle et la trajectoire lors mouvement retour est au moins deux directions.
[0090] Ainsi à titre d'exemple, la trajectoire du marteau 50 lors du mouvement aller est
rectiligne et unidirectionnelle, et la trajectoire lors mouvement retour est rectiligne
et selon au moins deux directions différentes.
[0091] A titre d'exemple, la trajectoire du marteau 50 lors du mouvement aller est circulaire,
et la trajectoire lors mouvement retour est peut-être curviligne de manière à avoir
une trajectoire différente du mouvement aller.
[0092] Pour modifier le trajet du marteau 50 entre le mouvement aller et le mouvement retour,
les organes de guidage 140 comportent une bascule de guidage 142 débrayable en fonction
du mouvement aller ou retour du marteau 50, et qui coopère avec un téton de guidage
55 solidaire du marteau 50.
[0093] Dans l'exemple de réalisation illustré, la bascule de guidage 142 débrayable est
configurée pour être débrayée, c'est-à-dire inactive, lors du mouvement aller du marteau
50, et pour modifier la trajectoire unidirectionnelle du marteau 50 lors du mouvement
retour, notamment pour dégager le bec d'extrémité 514 du renfoncement 232, et pour
l'écarter suffisamment de la came en limaçon 225 pour éviter tout contact entre le
bec d'extrémité 514 et l'extrémité distale 228 de la came.
[0094] La bascule de guidage 142 débrayable est mobile en rotation dans un plan parallèle
à la platine 2, autour de son axe de rotation 12. Un ressort de bascule de guidage
143 tend à repositionner la bascule de guidage 142 dans sa position neutre d'équilibre,
en appui de butée contre une butée de bascule 144 fixe, limitant également son ébat
angulaire dans un premier sens de rotation de la bascule de guidage 142.
[0095] Sans action particulière du marteau 50 sur cette bascule de guidage 142, la bascule
de guidage 142 est maintenue dans cette position neutre, en appui de butée sur la
butée de bascule 144, par le ressort de bascule de guidage 143.
[0096] La bascule de guidage 142 porte une came de guidage 145 coopérant avec le téton de
guidage 55 du marteau 50.
[0097] La came de guidage 145 comporte une première portion 146 configurée pour permettre
le débrayage de la bascule de guidage 142, en l'écartant de la butée de bascule 144,
sous l'avancée du téton de guidage 55 lors de l'actionnement de la commande de remise
à zéro 60.
[0098] La came de guidage 145 comporte une deuxième portion 147 configurée pour dévier la
trajectoire du marteau 50 lors du relâchement de la commande de remise à zéro 60.
[0099] En référence à la figure 7, illustrant de manière plus détaillée la came de guidage
145 de la bascule de guidage 142 débrayable, la came de guidage 145 présente par exemple
une forme générale de losange dont la première portion 146 comporte une première surface
inclinée 146a pour recevoir le téton de guidage 55 lors du trajet aller du marteau
50. Lorsque le téton de guidage 55 arrive au contact de la première surface inclinée
146a, l'inclinaison de celle-ci permet de débrayer la bascule de débrayage lors de
l'avancée du marteau 50, par rotation de la bascule de guidage 142 autour de l'axe
de rotation 12. Le débrayage est réalisé en exerçant un effort à l'encontre du ressort
de bascule de guidage 143.
[0100] La première portion 146 comporte également un premier méplat 146b d'une longueur
prédéterminée, configuré pour maintenir la bascule de débrayage dans cette position
débrayée, tant que le téton de guidage 55 n'a pas dépassé la came de guidage 145.
[0101] La deuxième portion 147 comporte une deuxième surface inclinée 147a formant une pente
douce progressive pour recevoir et guider le téton de guidage lors du mouvement retour
du marteau 50. Lors du chemin retour du marteau 50, lorsque le téton de guidage 55
arrive au contact de cette deuxième surface de contact inclinée 147a, la bascule de
guidage 142 étant bloquée en appui contre la butée de bascule 144, la deuxième surface
inclinée 147a dévie le téton de guidage 55, et donc le marteau 50 de manière à permettre
au premier bras 510 de contourner la came en limaçon 225. La deuxième portion 147
comporte également un deuxième méplat 147b d'une longueur prédéterminée et configurée
pour maintenir le marteau 50 écarté de la came en limaçon 225, tant que le téton de
guidage 55 n'a pas dépassé la came de guidage 145 lors du mouvement retour du marteau
50.
[0102] Le marteau 50 comporte une première lumière de guidage 51, de forme oblongue, coopérant
avec une première goupille de guidage 71 solidaire de la commande de remise à zéro
60. L'orientation de la première lumière de guidage 51 est déterminée pour transformer
le mouvement de rotation de la commande de remise à zéro 60 en mouvement sensiblement
linéaire du marteau 50 tout en autorisant un certain débattement angulaire entre le
marteau 50 et la commande de remise à zéro 60. La première lumière de guidage 51 et
la première goupille de guidage 71 appartiennent aux organes de guidage 140. Cette
première lumière 51 est ménagée au niveau d'une première extrémité du marteau 50.
[0103] Le marteau 50 comporte une deuxième lumière de guidage 52, de forme oblongue, orientée
sensiblement dans la direction de déplacement du marteau 50. La deuxième lumière de
guidage 52 est ménagée au niveau de l'extrémité du marteau 50 opposée à la commande
de remise à zéro 60.
[0104] La deuxième lumière de guidage 52 coopère avec une deuxième goupille de guidage 72
fixe, par exemple solidaire de la platine 2.
[0105] La deuxième lumière de guidage 52 et la deuxième goupille de guidage 72 appartiennent
aux organes de guidage 140. Ils forment une liaison pivot-glissant, guidant et autorisant
un mouvement de translation le long de la forme oblongue de la deuxième lumière de
guidage 52 et un mouvement de rotation du marteau 50 autour du pivot formé par la
deuxième goupille de guidage 72.
[0106] Le marteau 50 comporte en outre une troisième lumière de guidage 53 dont le contour
externe délimite l'ébat angulaire du marteau 50 lors du mouvement aller et du mouvement
retour. La troisième lumière de guidage 53 coopère avec une troisième goupille de
guidage 73 fixe, par exemple solidaire de la platine 2.
[0107] Lors du mouvement aller du marteau 50, la commande de remise à zéro 60 amorce un
déplacement linéaire du marteau 50. Le marteau 50 est guidé en translation à la fois
par la deuxième goupille de guidage 72 coopérant avec la deuxième lumière de guidage
52 ainsi que par la troisième goupille de guidage 73 coopérant avec la troisième lumière
de guidage 53. Un ressort de marteau peut être utilisé pour exercer un effort tendant
à maintenir le marteau 50 contre la troisième goupille de guidage 73 lors du trajet
aller, de sorte que la troisième goupille de guidage 73 soit maintenue en contact
contre le contour inférieur (selon la représentation de la figure 3) de la troisième
lumière de guidage 73.
[0108] Compte tenu l'inclinaison de la première surface inclinée 146a de la première portion
146, et des contraintes imposées par les organes de guidage 140, le déplacement, ici
linéaire, du téton de guidage 55 lors du mouvement aller du marteau 50 vient modifier
la position angulaire de la bascule de guidage 142, en déviant la came de guidage
145 lors de l'avancement linéaire du téton de guidage 55. Lorsque le téton de guidage
55 dépasse la came de guidage 55, la bascule de guidage 72 débrayable revient dans
sa position de repos sous l'effet du ressort de bascule de guidage 143.
[0109] Durant ce mouvement aller du marteau 50, les deux bras 510, 520 viennent frapper
les organes de remise à zéro 215, 225 imposant un couple moteur sur les arbres 213,
223 respectifs comme mentionné précédemment. Ainsi, les organes de remise à zéro 215,
225 sont repositionnés dans leur position de référence.
[0110] Lorsque l'utilisateur relâche la bascule de remise à zéro 60, sous l'effet de l'élément
élastique de remise à zéro 62, le marteau 50 se déplace dans un premier temps selon
une trajectoire linéaire similaire au trajet aller jusqu'à ce que le téton de guidage
55 arrive au contact de la deuxième portion 147 de la came de guidage 145 de la bascule
de guidage 142 débrayable.
[0111] Compte tenu l'inclinaison de la deuxième surface inclinée 147a de la came de guidage
145, et de la butée de bascule 144 bloquant en rotation la bascule de guidage 72 débrayable,
le téton de guidage 55, et donc le marteau 50, est dévié par la came de guidage 145
en exerçant un effort à l'encontre du ressort de marteau 50.
[0112] Ce décalage angulaire du marteau 50 imposé par la forme de la came de guidage 145
est permis notamment par la présence de la troisième lumière de guidage 53 qui autorise
une liberté angulaire du marteau 50 autour de la liaison pivot-glissant formée par
la deuxième lumière de guidage 52 et la deuxième goupille de guidage 72.
[0113] A titre d'illustration, la figure 3 illustre le mécanisme de chronographe 10 selon
l'invention et notamment le marteau 50 dans sa position de neutre de repos, sans sollicitation
de la commande de remise à zéro 60.
[0114] La figure 8 illustre le mécanisme de chronographe 10 selon l'invention dans une position
intermédiaire entre la position neutre de repos et la position de remise à zéro du
marteau 50 lors du mouvement aller du marteau 50. Dans cette figure 8, on remarque
que la rotation de la commande de remise à zéro 60 a déplacé linéairement le marteau
50 en direction des compteurs 21, 22. Le téton de guidage 55 dévie la bascule de guidage
142 en l'écartant de la butée de bascule 144. Le pan incliné 512 du premier bras 510
est en contact avec le chemin de came 226 et a amorcé une remise à zéro de la came
en limaçon 225.
[0115] En continuant le mouvement du marteau 50, on arrive dans la position illustrée à
la figure 5 déjà décrite. Dans cette figure 5, les bras 510, 520 ont frappés les organes
de remise à zéro 215, 225 qui sont repositionnés dans leur position de référence.
[0116] Les figures 9 et 10 illustrent deux positions intermédiaires du mécanisme de chronographe
10 selon l'invention entre la position de remise à zéro de la figure 5 et la position
neutre de repos de la figure 3, lors du mouvement retour du marteau 50.
[0117] Plus particulièrement, la figure 9 correspond à la position du marteau 50 lorsqu'il
est dévié par la pente de la deuxième surface inclinée 147a de la deuxième portion
147 de la came de guidage 145. Le marteau effectue alors une trajectoire selon une
première direction t1.
[0118] La figure 10 correspond à la position du marteau 50 lorsqu'il est maintenu écarté
par le deuxième méplat 147b de la deuxième portion 147 de la came de guidage 145.
A partir de cette position, lorsque le téton de guidage 55 n'est plus dévié par la
came de guidage 145, sous l'effet du ressort de marteau (non représenté), le marteau
50 revient en butée contre la troisième goupille de guidage 73 en effectuant une trajectoire
selon une deuxième direction t2 pour ensuite revenir dans sa position neutre de repos
initiale représentée par la figure 3.
[0119] La figure 11 permet de visualiser plus particulièrement la trajectoire du premier
bras 510 autour de la came en limaçon 225 lors du mouvement retour du marteau 50.
[0120] L'invention a été particulièrement décrite avec une trajectoire rectiligne du marteau
selon une direction lors mouvement aller, et selon au moins deux directions lors du
mouvement retour. Toutefois, l'invention est également applicable avec un marteau
configuré pour coopérer avec la commande de remise à zéro et des organes de guidage
permettant au marteau d'avoir une trajectoire circulaire, curviligne ou complexe lors
du mouvement aller et retour, avec une trajectoire selon plusieurs directions lors
du mouvement retour de manière à créer un décalage dans la trajectoire retour du premier
bras par l'utilisation d'une came de guidage débrayable.
[0121] Comme représenté dans les différentes figures, le mécanisme de chronographe 10 comporte
une roue à colonne 63 pour commander les différents déplacements de divers leviers
qui se trouvent en appui contre une colonne ou entre deux colonnes. Le fonctionnement
d'un mécanisme de chronographe 10 avec une telle roue à colonne 63 étant largement
connu, il n'est pas nécessaire d'expliquer davantage le fonctionnement d'une telle
roue.
[0122] Bien entendu, le mécanisme de chronographe 10 peut également être un mécanisme de
chronographe avec came en remplacement de la roue à colonne 63 sans sortir du contexte
de l'invention.
[0123] L'invention concerne également une pièce d'horlogerie, par exemple une montre bracelet,
comportant un tel mouvement d'horlogerie.
1. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) comportant :
- un compteur de chronographe (22) présentant un arbre (223), une aiguille (224) solidaire
en rotation de l'arbre (223),
- un mécanisme de remise à zéro (40) pour la remise à zéro dudit compteur de chronographe
(22) comportant un organe de remise à zéro (225) solidaire de l'arbre (223) et un
marteau (50) conformé pour coopérer avec l'organe de remise à zéro (225) et pour générer
un couple moteur sous l'action d'une commande de remise à zéro (60) jusqu'au positionnement
de l'organe de remise à zéro (225) dans une position de référence en effectuant une
rotation dans le sens de marche du compteur de chronographe (22) ;
caractérisé en ce que l'organe de remise à zéro (225) est une came en limaçon comportant un chemin de came
(226) s'étendant en spiral autour dudit arbre (223) du compteur de chronographe (22)
depuis une extrémité proximale (227) définissant une zone de rayon minimal par rapport
à l'arbre (223) jusqu'à une extrémité distale (228) définissant une zone de rayon
maximal par rapport à l'arbre (223) ;
en ce que ledit marteau (50) est déplaçable par la commande de remise à zéro (60) entre une
position de repos dans laquelle le marteau (120) n'est pas en contact avec le chemin
de came (226) et une position de remise à zéro dans laquelle le marteau (50) est en
contact avec le chemin de came (226) et maintient l'organe de remise à zéro (225)
dans ladite position de référence, le marteau (50) générant un couple moteur sur l'organe
de remise à zéro (225) entre la position de repos et la position de remise à zéro
;
en ce que le marteau (50) coopère avec des organes de guidage (140) conformés pour guider le
marteau (50) dans un mouvement aller selon une première trajectoire entre la position
de repos et la position de remise à zéro et dans un mouvement retour selon une deuxième
trajectoire entre la position de remise à zéro et la position de repos, la première
trajectoire et la deuxième trajectoire du marteau (50) étant non confondues.
2. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que les organes de guidage (140) sont conformés pour guider le marteau (50) selon une
première trajectoire rectiligne unidirectionnelle entre la position de repos et la
position de remise à zéro et selon une deuxième trajectoire multidirectionnelle présentant
au moins deux directions différentes entre la position de remise à zéro et la position
de repos.
3. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
1 caractérisé en ce que les organes de guidage (140) sont conformés pour guider le marteau (50) selon une
première trajectoire curviligne entre la position de repos et la position de remise
à zéro et selon une deuxième trajectoire, différente de la première trajectoire, entre
la position de remise à zéro et la position de repos.
4. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon l'une des revendications
précédentes caractérisé en ce que les organes de guidage (140) comportent une bascule de guidage (142) débrayable conformée
pour être inactive lors du mouvement aller du marteau (50) et active lors du mouvement
retour du marteau (50).
5. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que la bascule de guidage (142) débrayable comporte une came de guidage (145) coopérant
avec un téton de guidage (55) solidaire du marteau (50), ladite came de guidage (145)
comportant une première portion (146) conformée pour débrayer la bascule de guidage
(142) lors du mouvement aller du marteau (50) et une deuxième portion (147) conformée
guider le marteau (50) lors du mouvement retour du marteau (50).
6. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que la bascule de guidage (142) débrayable coopère avec un ressort de bascule de guidage
(143) tendant à repositionner ladite bascule de débrayage (142) dans une position
neutre d'équilibre en appui de butée contre une butée de bascule (144).
7. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon l'une des revendications
précédentes caractérisé en ce que le marteau (50) comporte un bras (510) comportant à son extrémité libre un pan incliné
(512) configuré pour venir en contact avec le chemin de came (226) de l'organe de
remise à zéro (225) et générer un couple moteur sous l'action de la commande de remise
à zéro (60) jusqu'au positionnement de l'organe de remise à zéro (225) dans la position
de référence.
8. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que le bras (510) comporte une surface d'arrêt (513) configurée pour former une butée
de positionnement angulaire de l'organe de remise à zéro (225) lors de la remise à
zéro.
9. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que le bras (510) comporte un bec d'extrémité (514) formant une excroissance prolongeant
le pan incliné (512), en saillie par rapport à la surface d'arrêt (513).
10. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente caractérisé en ce que l'organe de remise à zéro (225) comporte une portion de raccord (230) raccordant
l'extrémité proximale (227) et l'extrémité distale (228) et qui n'appartient pas au
chemin de came (226), ladite portion de raccord (230) comportant un renfoncement (232)
formant un dégagement pour recevoir et loger le bec d'extrémité (514) lorsque le marteau
(50) est en position de remise à zéro.
11. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
5 et la revendication 10, caractérisé en ce que la deuxième portion (147) de la came de guidage (145) est conformée pour dégager
le bec d'extrémité (514) du renfoncement (323) lors du mouvement retour du marteau
(50) et pour que le bec d'extrémité (514) contourne l'extrémité distale (228) de l'organe
de remise à zéro (225).
12. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon l'une des revendications
précédentes, caractérisé en ce que le compteur de chronographe (22) est un compteur des secondes.
13. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente, caractérisé en ce qu'il comporte un compteur des minutes (21) présentant un arbre de compteur des minutes
(213), une aiguille des minutes (214) solidaire en rotation de l'arbre de compteur
des minutes (213), l'arbre de compteur des minutes (213) portant un deuxième organe
de remise à zéro (215) en forme de coeur.
14. Mécanisme de chronographe (10) pour mouvement d'horlogerie (1) selon la revendication
précédente, caractérisé en ce que le marteau (50) comporte un deuxième bras (520) coopérant avec le deuxième organe
de remise à zéro (215), le deuxième bras (520) étant configuré pour générer un couple
moteur sous l'action de la commande de remise à zéro (60) jusqu'au positionnement
du deuxième l'organe de remise à zéro (215) dans une position de référence.
15. Mouvement d'horlogerie (1) comportant un mécanisme de chronographe (10) selon l'une
des revendications 1 à 14.