Domaine technique de l'invention
[0001] L'invention concerne une capsule pour un tube présentant un axe principal et comprenant
une coiffe attachée pivotante à une base par l'intermédiaire d'une charnière, la capsule
étant munie d'un témoin d'intégrité comportant :
- un ergot saillant radialement par rapport à l'axe principal porté par un premier élément
associé parmi la base ou la coiffe ;
- un orifice pour loger l'ergot réalisé dans un deuxième élément associé parmi la base
ou la coiffe, et dont un contour est fermé dans une direction axiale par une languette,
une première extrémité de la languette étant reliée au deuxième élément associé par
un pont frangible de matière et une deuxième extrémité de la languette étant reliée
au deuxième élément associé par un pont flexible de matière, de manière que lors de
la première ouverture de la coiffe, une face de rétention de l'ergot accroche la languette
et provoque la rupture du pont frangible et le pivotement de la languette autour du
pont flexible.
Arrière-plan technique
[0002] De telles capsules de bouchage sont généralement appelées "capsules à charnière"
ou "capsules services". Elles sont destinées à être fixées sur des récipients tels
que des tubes souples, des flacons ou des flacons-tubes. Les capsules à charnière
sont munies d'une coiffe pivotante attachée à une base par l'intermédiaire d'une charnière.
De telles capsules à charnière donnent l'assurance de ne pas perdre le bouchon contrairement
aux têtes de distribution classique où le bouchon, une fois détaché, peut être déposé
et involontairement abandonné en n'importe quel endroit.
[0003] Les capsules à charnières offrent également au consommateur la possibilité de manipuler
le récipient d'une seule main. L'utilisateur n'a qu'à donner une simple impulsion
du pouce pour déclencher l'ouverture ou la fermeture de la coiffe.
[0004] Cependant, l'ouverture étant facilement réalisable, il peut être nécessaire de munir
ces capsules services de témoins d'intégrité permettant de mettre en évidence une
ouverture intempestive de la coiffe avant la première utilisation.
[0005] Un tel témoin d'intégrité est aussi connu sous sa dénomination anglaise de « tamper
évident ». Un tel témoin d'intégrité permet au consommateur de déterminer par un examen
visuel simple si le produit a déjà été ouvert au moins une fois.
[0006] Certains témoins d'intégrité imposent au cours de la première ouverture de retirer
un élément placé de manière appropriée sur la capsule pour faire obstacle à l'ouverture
du récipient.
[0007] Cependant, l'élément retiré, souvent en matériau plastique, doit être jeté par l'utilisateur.
En outre, un tel élément présente généralement des dimensions très réduites qui ne
permettent pas toujours un recyclage aisé.
[0008] On connaît aussi des témoins d'intégrité dans lesquels un élément frangible est monté
sur la coiffe. L'élément frangible est emboîté dans un logement complémentaire de
la base dans laquelle il reste emprisonné lors de la première ouverture. Ainsi, il
n'est plus nécessaire de jeter cet élément frangible et il peut être recyclé en même
temps que le reste de la capsule.
[0009] Cependant, un tel témoin d'intégrité ne permet pas à un utilisateur de repérer facilement
et rapidement une première ouverture dans la mesure où l'élément frangible est caché
dans son logement.
[0010] Il existe aussi des éléments frangibles dont une extrémité reste attachée à la capsule
lorsqu'ils sont rompus et qui pivotent radialement vers l'extérieur de la capsule.
De tels éléments frangibles présentent l'avantage d'être parfaitement visibles.
[0011] Cependant, de tels éléments frangibles font saillie vers l'extérieur et risque de
gêner l'utilisateur lorsqu'il saisit le tube.
[0012] Il existe donc un besoin d'une capsule service comprenant un témoin d'intégrité qui
pallie au moins en partie les inconvénients précités.
Résumé de l'invention
[0013] La présente invention propose une capsule, pour un tube, présentant un axe principal
et comprenant une coiffe attachée pivotante à une base par l'intermédiaire d'une charnière,
la capsule étant munie d'un témoin d'intégrité comportant :
- un ergot saillant radialement par rapport à l'axe principal porté par un premier élément
associé parmi la base ou la coiffe ;
- un orifice pour loger l'ergot réalisé dans un deuxième élément associé parmi la base
ou la coiffe, et dont un contour est fermé dans une direction axiale par une languette,
une première extrémité de la languette étant reliée au deuxième élément associé par
un pont frangible de matière et une deuxième extrémité de la languette étant reliée
au deuxième élément associé par un pont flexible de matière, de manière que lors de
la première ouverture de la coiffe, une face de rétention de l'ergot accroche la languette
et provoque la rupture du pont frangible et le pivotement de la languette autour du
pont flexible ;
caractérisée en ce que la face de rétention de l'ergot s'étend radialement de manière
que le pivotement de la languette soit réalisé autour d'un axe orienté radialement
par rapport à l'axe principal de la capsule.
[0014] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la face de rétention de l'ergot est inclinée de manière à être tournée
vers le pont flexible lorsque la coiffe est fermée pour favoriser le pivotement de
la languette lors de l'ouverture de la coiffe.
[0015] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la languette est liée au deuxième élément par une patte étirable qui
est orientée globalement parallèlement à l'axe principal. Selon une autre caractéristique
de la capsule réalisée selon les enseignements de l'invention, la patte étirable est
interposée dans l'orifice entre le pont flexible et l'ergot en position fermée de
la coiffe.
[0016] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la patte étirable est conçue pour être étirée plastiquement sous l'effet
d'un effort de traction produit par le pivotement de la languette lors de la première
ouverture de la coiffe de sorte à faire obstacle au retour de la languette dans sa
position d'origine.
[0017] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la patte étirable est susceptible de rompre après avoir été étirée pendant
le pivotement de la languette.
[0018] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la patte étirable relie encore la languette avec le deuxième élément
lorsque la coiffe est totalement ouverte.
[0019] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la capsule est réalisée en une seule pièce en matériau plastique.
[0020] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, la capsule est réalisée en polyéthylène à haute densité.
[0021] Selon une autre caractéristique de la capsule réalisée selon les enseignements de
l'invention, le premier élément est formé par une jupe externe de la base, tandis
que le deuxième élément est formé par une paroi périphérique de la coiffe.
Brève description des figures
[0022] D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention ressortiront de la description
qui suit, qui est purement illustrative et non limitative, et qui doit être lue en
regard des dessins annexés brièvement décrits ci-après.
La figure 1 est une vue en perspective qui représente une tête de tube équipée d'une
capsule réalisée selon un premier mode de réalisation de l'invention dans laquelle
une coiffe de la capsule occupe une position extrême fermée.
La figure 2 est une vue similaire à celle de la figure 1 dans laquelle la coiffe de
la capsule occupe une position extrême ouverte.
La figure 3 est une vue de détail d'un témoin d'intégrité de la capsule de la figure
1 lorsque la coiffe a été fermée une première fois mais pas encore ouverte.
La figure 4 est une vue similaire à celle de la figure 3 dans laquelle la coiffe de
la capsule a commencé à être ouverte pour la première fois.
La figure 5 est une vue similaire à celle de la figure 3 dans laquelle la coiffe a
été refermée après une première ouverture.
La figure 6 est une vue de détail d'un témoin d'intégrité de la capsule de la figure
1 réalisé selon un deuxième mode de réalisation de l'invention dans lorsque la coiffe
a été fermée une première fois mais pas encore ouverte.
La figure 7 est une vue similaire à celle de la figure 6 dans laquelle la coiffe a
été refermée après une première ouverture.
La figure 8 est une vue en coupe axiale passant par l'axe principale de la capsule
selon le plan de coupe 8-8 des figures 3 et 6 qui représente la forme de l'ergot du
témoin d'intégrité pour chaque mode de réalisation.
Description détaillée de l'invention
[0023] Pour la suite de la description, des éléments présentant une structure identique
ou des fonctions analogues seront désignés par une même référence.
[0024] Pour la suite de la description, on adoptera une direction axiale qui correspond
dans les figures à celle de l'axe « A » principal de la capsule 14. La direction axiale
est dirigée du bas, à proximité de la base 16, vers le haut, à proximité de la coiffe
18.
[0025] Pour la suite, on adoptera aussi des directions radiales dirigées orthogonalement
à la direction axiale en rayonnant depuis l'axe principal. Enfin, on adoptera des
directions tangentielles dirigée orthogonalement aux directions axiales et radiales.
[0026] A la figure 8, le direction axiale est indiquée par la flèche « A » et la direction
radiale est indiquée par la flèche « R ».
[0027] On a représenté aux figures 1 et 2 une tête 10 de tube qui est reliée à l'extrémité
d'une jupe cylindrique 12 souple. La tête 10 de tube est recouverte par une capsule
14 à charnière, dite aussi capsule 14 service, présentant un axe principal « A » qui
correspond à l'axe principal du tube.
[0028] La capsule 14 comprend une base 16 et une coiffe 18 attachée à cette base 16 par
l'intermédiaire d'une charnière 20.
[0029] La coiffe 18 est ainsi montée pivotante sur la base 16 par l'intermédiaire de la
charnière 20 autour d'un axe « B » s'étendant dans une direction tangentielle. La
charnière 20 est agencé en périphérie de la base 16 et de la coiffe 18. La coiffe
18 est plus particulièrement montée pivotante entre une position extrême fermée dans
laquelle elle ferme la base 16, comme représenté à la figure 1, et une position extrême
ouverte dans laquelle elle est écartée de la base 16, comme représenté à la figure
2.
[0030] Comme représenté à la figure 2, la base 16 comporte un plateau 22 supérieur, qui
s'étend globalement radialement et qui est muni d'un trou 24 de distribution d'un
produit contenu dans la jupe 12 souple. La base 16 comporte aussi une jupe 26 externe
axiale qui s'étend vers le bas depuis le plateau 22 supérieur. La jupe 26 externe
est ici agencée globalement dans le prolongement de la jupe 12 souple du tube lorsque
la capsule 14 est fixée sur la tête 10.
[0031] La base 16 comporte en outre des éléments de fixation (non représentés) destinés
à coopérer avec des moyens correspondants (non représentés) disposé sur la tête 10
du tube. Il s'agit par exemple de moyens de fixation par vissage ou par emboîtement
élastique.
[0032] La coiffe 18 est en général munie d'un plateau 28 qui recouvre le plateau 22 supérieur
de la base 16 et d'une paroi 30 périphérique cylindrique. En position fermée, la paroi
30 périphérique se trouve dans le prolongement axial de la jupe 26 externe de la base
16.
[0033] La paroi 30 périphérique comporte ici une face 34 d'appui en surplomb diamétralement
opposée à la charnière 20 par rapport à l'axe « A » principal. Cette face 34 d'appui
permet à un utilisateur d'appuyer son doigt axialement vers le haut pour faire pivoter
la coiffe 18 vers sa position extrême ouverte.
[0034] La paroi 30 périphérique présente ici une cavité 32 située directement au-dessous
de la face 34 d'appui et permettant de faciliter le positionnement du doigt de l'utilisateur.
[0035] En variante, la cavité peut être réalisée dans la jupe externe de la base.
[0036] Le plateau 28 de la coiffe 18 comprend en outre un moyen d'étanchéité configuré pour
assurer en association avec le trou 24 de distribution de la base 16 une étanchéité
suffisante lorsque la coiffe 18 est en position extrême fermée. Ici, le moyen d'étanchéité
est une collerette 36 en saillie dont la hauteur et le diamètre sont adaptés pour
s'ajuster autour du trou 24 de distribution et assurer l'étanchéité.
[0037] La capsule 14 est ici réalisé en une seule pièce en matériau plastique. La capsule
14 est par exemple réalisée en polyéthylène haute densité (HDPE). Elle est de préférence
réalisée en une seule opération de moulage.
[0038] La capsule 14 est en outre munie d'un témoin 38 d'intégrité permettant à un utilisateur
de constater visuellement si la coiffe 18 a déjà été ouverte une fois. On a représenté
aux figures 3 à 5 un premier mode de réalisation de l'invention.
[0039] Le témoin 38 d'intégrité est agencé sur un côté de la capsule 14. Dans l'exemple
non limitatif représenté aux figures 1 et 2, le témoin 38 d'intégrité est agencé sensiblement
diamétralement à l'opposé de la charnière 20. En variante non représentée, le témoin
38 d'intégrité est agencé à proximité de la charnière 20.
[0040] Le témoin 38 d'intégrité comporte un ergot 40 saillant radialement par rapport à
l'axe « A » principal. L'ergot 40 est porté par un premier élément associé parmi la
base 16 ou la coiffe18.
[0041] Dans le mode de réalisation représenté à la figure 3, l'ergot 40 est porté par la
base 16. L'ergot 40 s'étend plus particulièrement radialement vers l'extérieur depuis
la jupe 26 de la base 16.
[0042] Dans l'exemple représenté aux figures 3 à 5, la jupe 26 présente ici un renfoncement
42, l'ergot 40 s'étendant radialement dans ce renfoncement 42 de manière à ne sensiblement
pas s'étendre en saillie par rapport au reste de la jupe 26 externe.
[0043] L'ergot 40 présente une face 44 d'extrémité radiale qui présente au moins une pente
dirigée vers le haut et vers l'intérieur, comme illustré à la figure 8. En outre,
l'ergot 40 présente une face 46 de rétention, ici inférieure, qui s'étend radialement.
Cela signifie qu'en coupe axiale, la face 46 de rétention s'étend perpendiculairement
à l'axe « A » principal, comme représenté à la figure 8. Cette face 46 de rétention
est inclinée selon une direction tangentielle, depuis un bord 46A inférieur jusqu'à
un bord 46B supérieur.
[0044] Le témoin 38 d'intégrité comporte aussi un orifice 48 réalisé dans un deuxième élément
associé parmi la base 16 ou la coiffe 18. Cet orifice 48 est destiné à loger l'ergot
40 porté par le premier élément.
[0045] Le deuxième élément est ici formé par la coiffe 18. L'orifice 48 est formé dans la
paroi 30 périphérique de la coiffe 18.
[0046] Le contour de l'orifice 18 est fermé dans une direction axiale par une languette
50. La languette 50 s'étend dans une direction globalement circonférentielle. Une
première extrémité de la languette 50, selon la direction tangentielle, est reliée
au deuxième élément associé par un pont 52 frangible de matière. Une deuxième extrémité
de la languette 50, opposée à ladite première extrémité, est reliée au deuxième élément
associé par un pont 54 flexible de matière. Dans ce premier mode de réalisation, la
languette 50 est reliée à la coiffe 18 uniquement par le pont 52 frangible et par
le pont 54 flexible. Cette position, dans laquelle de la languette 50 ferme l'orifice
48, sera par la suite appelée « position d'origine ».
[0047] L'orifice 48 est ici porté par la coiffe 18. Dans l'exemple représenté aux figures
3 à 5, la paroi 30 périphérique de la coiffe 18 présente dans son bord inférieur une
échancrure destinée à recevoir l'ergot 40 dans sa position fermée. La languette 50
est ici agencée en travers de l'échancrure pour fermer l'orifice 48 axialement vers
le bas.
[0048] La languette 50 est réalisée en une pièce avec la coiffe 18.
[0049] Lors de la première fermeture de la coiffe 18 sur la base 16, la languette 50 est
agencée en coïncidence avec l'ergot 40 de manière que la languette 50 soit écartée
radialement par déformation élastique par contact avec la pente de la face 44 d'extrémité
radiale de l'ergot 40. L'amplitude de ce mouvement d'écartement est suffisamment faible
pour ne pas provoquer la rupture du pont 52 frangible. Lorsque la languette 50 a franchi
l'ergot 40, elle est rappelée élastiquement derrière l'ergot 40, axialement en vis-à-vis
de la face 46 de butée de l'ergot 40.
[0050] Lors de la première ouverture de la coiffe 18, un utilisateur applique un effort
d'ouverture axialement vers le haut sur la coiffe 18 avec son doigt. Un tronçon de
contact de la languette 50, situé tangentiellement entre le pont 52 frangible et le
pont 54 flexible, entre en contact avec la face 46 de rétention. La face 46 de rétention
s'étendant radialement, elle retient axialement la languette 50 tandis que la coiffe
18 est poussé axialement vers le haut pour pivoter vers sa position extrême ouverte.
La languette 50 est ainsi accrochée par l'ergot 40.
[0051] Le pont 52 frangible présente une section très sensiblement inférieure à la section
du pont 54 flexible de manière que l'effort d'ouverture exercé avec un doigt est suffisant
pour provoquer sa rupture, tandis que le pont 54 flexible est suffisamment épais pour
ne pas rompre.
[0052] Le pont 52 frangible est conçu pour se rompre dès le début du pivotement de la coiffe
18, sans qu'il ne soit sensiblement étiré.
[0053] Le pont 52 frangible s'étend ici dans une direction sensiblement orthogonale au mouvement
de la coiffe 18 en début de pivotement de sortie qu'il est ici rompu par cisaillement
de la matière.
[0054] Du fait de son inclinaison, la face 46 de rétention est légèrement tournée en direction
du pont 54 flexible. Cela provoque un pivotement de la languette 50 autour d'un axe
« C » radial par déformation du pont 54 flexible par rapport à la coiffe 18. Le pont
54 flexible se présente par exemple sous la forme d'un pincement, dans le sens axial,
d'une portion de la languette 50 située à sa deuxième extrémité.
[0055] Le pivotement de la languette 50 se poursuit jusqu'à ce que l'ergot 40 puisse s'échapper
de l'orifice 48 par le passage créé l'écartement entre la première extrémité, devenue
libre, de la languette 50 et la coiffe 18 lors du pivotement de la languette 50.
[0056] Avantageusement, le pont 48 flexible se déforme au moins en partie plastiquement
pour que la languette 50 ne soit pas rappelée élastiquement dans sa position d'origine
après la première ouverture. Il demeure ainsi un intervalle libre entre la première
extrémité de la languette 50 et la coiffe 18. Lors de la fermeture de la coiffe 18,
la languette 50 ainsi ouverte glisse à nouveau sur la pente de la face 44 d'extrémité
radiale de l'ergot 40 avant de reprendre sa place élastiquement derrière l'ergot 40.
[0057] La languette 50 ainsi pivotée permet à un utilisateur de constater facilement que
la capsule 14 a été ouverte au moins une fois.
[0058] En outre, le pivotement de la languette 50 autour d'un axe « C » d'orientation radiale
permet d'éviter que la languette 50 ne gêne l'utilisateur en dépassant radialement
de la capsule 14.
[0059] Selon une deuxième mode de réalisation représenté aux figures 6 et 7, le témoin 38
d'intégrité est muni de moyens pour interdire le retour de la languette 50 dans sa
position d'origine.
[0060] Bien que le témoin 38 d'intégrité réalisé selon le premier mode de réalisation présente
un fonctionnement généralement satisfaisant, il arrive que la déformation plastique
du pont 54 flexible soit insuffisante pour empêcher la languette 50 de revenir sensiblement
dans sa position d'origine. Il est aussi possible de repositionner volontairement
la languette 50 dans sa position d'origine en appliquant au pont 54 flexible une contrainte
dans un sens opposée à son pivotement lors de l'ouverture de la coiffe 18. Un utilisateur
ne peut alors pas constater aisément que la capsule 14 a déjà été ouverte sans manipuler
la languette 50.
[0061] Le témoin 38 d'intégrité est similaire à celui qui a été décrit dans le premier mode
de réalisation.
[0062] Le témoin 38 d'intégrité est agencé sur un côté de la capsule 14. Dans l'exemple
non limitatif représenté aux figures 6 et 7, le témoin 38 d'intégrité est agencé à
proximité de la charnière 20. En variante non représentée, le témoin 38 d'intégrité
est agencé sensiblement diamétralement à l'opposé de la charnière 20.
[0063] Comme pour le premier mode de réalisation, le témoin 38 d'intégrité comporte un ergot
40 saillant radialement par rapport à l'axe « A » principal. L'ergot 40 est porté
par un premier élément associé parmi la base 16 ou la coiffe 18.
[0064] Dans le mode de réalisation représenté aux figure 6 et 7, l'ergot 40 est porté par
la base 16. L'ergot 40 s'étend plus particulièrement radialement vers l'extérieur
depuis la jupe 26 de la base 16.
[0065] Dans l'exemple représenté aux figures 6 et 7, la jupe 26 présente ici un renfoncement
42, l'ergot 40 s'étendant radialement dans ce renfoncement 42 de manière à ne sensiblement
pas s'étendre en saillie par rapport au reste de la jupe 26 externe.
[0066] L'ergot 40 présente une face 44 d'extrémité radiale qui présente au moins une pente
dirigée vers le haut et vers l'intérieur, comme représenté à la figure 8.
[0067] En outre, l'ergot 40 présente une face 46 de rétention, ici inférieure, qui s'étend
radialement. Cela signifie qu'en coupe axiale, la face 46 de rétention s'étend perpendiculairement
à l'axe « A » principal, comme représenté à la figure 8. Cette face 46 de rétention
est inclinée selon une direction tangentielle, depuis un bord 46A inférieur jusqu'à
un bord 46B supérieur.
[0068] Le témoin 38 d'intégrité comporte aussi un orifice 48 réalisé dans un deuxième élément
associé parmi la base 16 ou la coiffe 18. Cet orifice 48 est destiné à loger l'ergot
40 porté par le premier élément.
[0069] Le deuxième élément est ici formé par la coiffe 18. L'orifice 48 est formé dans la
paroi 30 périphérique de la coiffe 18.
[0070] Le contour de l'orifice 18 est fermé dans une direction axiale par une languette
50. La languette 50 s'étend dans une direction globalement circonférentielle. Une
première extrémité de la languette 50, selon la direction tangentielle, est reliée
au deuxième élément associé par un pont 52 frangible de matière. Une deuxième extrémité
de la languette 50, opposée à ladite première extrémité, est reliée au deuxième élément
associé par un pont 54 flexible de matière. Cette position, dans laquelle de la languette
50 ferme l'orifice 48, sera par la suite appelée « position d'origine ».
[0071] L'orifice 48 est ici réalisé dans la coiffe 18. La languette 50 ferme l'orifice 48
axialement vers le bas.
[0072] La paroi 30 périphérique de la coiffe 18 présente ici dans son bord inférieur une
échancrure destinée à recevoir l'ergot 40 en position fermée. La languette 50 est
ici agencée en travers de l'échancrure pour fermer l'orifice 48 axialement vers le
bas.
[0073] La languette 50 est réalisé en une pièce avec la coiffe 18.
[0074] Lors de la première fermeture de la coiffe 18 sur la base 16, la languette 50 est
agencée en coïncidence avec l'ergot 40 de manière que la languette 50 soit écartée
radialement par déformation élastique par contact avec la pente de la face 44 d'extrémité
radiale de l'ergot 40. L'amplitude de ce mouvement d'écartement est suffisamment faible
pour ne pas provoquer la rupture du pont 52 frangible. Lorsque la languette 50 a franchi
l'ergot 40, elle est rappelée élastiquement derrière l'ergot 40, axialement en vis-à-vis
de la face 46 de butée de l'ergot 40.
[0075] A la différence du premier mode de réalisation, la languette 50 est aussi liée au
deuxième élément, ici la coiffe 18, par une patte 56 étirable. La patte 56 est orientée
globalement parallèlement à l'axe « A » principal.
[0076] La patte 56 étirable est ici interposée dans l'orifice 48 entre le pont 54 flexible
et l'ergot 40 lorsque la coiffe 18 occupe sa position fermée.
[0077] Ainsi, lorsque le pont 52 frangible relie encore la languette 50 au reste de la coiffe
18, la patte 56 étirable divise l'orifice 48 en une première partie 48A destinée à
recevoir l'ergot 40 et en une deuxième partie 48B.
[0078] La patte 56 étirable est conçue pour être étirée plastiquement sous l'effet d'un
effort de traction produit par le pivotement de la languette 50 lors de la première
ouverture de la coiffe 18. L'effort de traction est exercé sensiblement axialement
de manière que la patte 56 étirable soit très sensiblement étirée lors de l'ouverture
de la coiffe 18. Ainsi, la patte 56 étirable, une fois étirée, fait obstacle au retour
de la languette 50 dans sa position d'origine.
[0079] Lors de l'ouverture de la coiffe 18, la patte 56 étirable est étirée plastiquement
d'une longueur de l'ordre du millimètre, par exemple en 1 et 10 mm.
[0080] Dans l'exemple représenté à la figure 7, la patte 56 étirable est susceptible de
rompre après avoir été étirée en fin de pivotement de la languette 50. La patte 56
étirable est alors divisée deux portions, une portion 56A étant liée directement à
la coiffe 18, tandis que l'autre portion 48B est reliée directement à la languette
50. Lorsqu'on essaie de faire pivoter la languette 50 vers sa position d'origine,
les deux portions 56A, 56B de patte 56 étirables se touchent avant que la languette
50 ait pu revenir à sa position d'origine. Cela permet à un utilisateur de constater,
soit que le pont 52 frangible est rompu puisque l'extrémité de la languette 50 qui
le porte n'est pas en contact avec la coiffe 18, soit que les deux portions 56A, 56B
de patte 56 étirable se chevauchent très sensiblement.
[0081] En variante non représentée de l'invention, la patte 56 étirable est conçue pour
ne pas rompre et continuer à relier encore la languette 50 avec le deuxième élément
lorsque la coiffe 18 est totalement ouverte. Dans ce cas, il n'est pas possible de
forcer la languette 50 vers sa position d'origine sans tordre ostensiblement la patte
56 étirable.
[0082] Lors de la première ouverture de la coiffe 18, un utilisateur applique un effort
d'ouverture axialement vers le haut sur la coiffe 18 avec son doigt. Un tronçon de
contact de la languette 50, situé tangentiellement entre le pont 52 frangible et la
patte 56 étirable, entre en contact avec la face 46 de rétention. La face 46 de rétention
s'étendant radialement sans pente, elle retient axialement la languette 50 tandis
que le reste de la coiffe 18 est poussé axialement vers le haut pour pivoter vers
sa position extrême ouverte. La languette 50 est ainsi accrochée par l'ergot 40.
[0083] Le pont 52 frangible présente une section très sensiblement inférieure aux sections
du pont 54 flexible et de la patte 56 étirable de manière que l'effort d'ouverture
exercé avec un doigt est suffisant pour provoquer sa rupture, tandis que le pont 54
flexible est suffisamment épais pour ne pas rompre mais seulement fléchir. La patte
56 étirable est aussi suffisamment épaisse pour ne pas rompre au début de la course
de pivotement de la coiffe 18.
[0084] Le pont 52 frangible est conçu pour se rompre dès le début du pivotement de la coiffe
18, sans qu'il ne soit sensiblement étiré.
[0085] Le pont 52 frangible s'étend ici dans une direction sensiblement orthogonale au mouvement
de la coiffe 18 en début de pivotement de sortie qu'il est ici rompu par cisaillement
de la matière.
[0086] Du fait de son inclinaison, la face 46 de rétention est légèrement tournée en direction
du pont 54 flexible. Cela provoque un pivotement de la languette 50 autour d'un axe
« C » radial par déformation du pont 54 flexible par rapport au reste de la coiffe
18. Le pont 54 flexible se présente par exemple sous la forme d'un pincement, dans
le sens axial, d'une portion de la languette 50 située à sa deuxième extrémité.
[0087] Dans ce mouvement, la patte 56 étirable est soumise à un effort de traction axial.
La patte 56 étirable commence alors à être étirée plastiquement.
[0088] Le pivotement de la languette 50 se poursuit jusqu'à ce que l'ergot 40 puisse s'échapper
de l'orifice 48 par le passage créé l'écartement entre la première extrémité, devenue
libre, de la languette 50 et le reste de la coiffe 18 lors du pivotement de la languette
50. Le cas échéant, la patte 56 étirable peut se rompre avant que l'ergot 40 ne s'échappe
de l'orifice 48.
[0089] Lors de la fermeture de la coiffe 18, la languette 50 ainsi ouverte glisse à nouveau
sur la pente de la face 44 d'extrémité radiale de l'ergot 40 avant de reprendre sa
place élastiquement derrière l'ergot 40.
1. Capsule (14), pour un tube, présentant un axe (A) principal et comprenant une coiffe
(18) attachée pivotante à une base (16) par l'intermédiaire d'une charnière (20),
la capsule (14) étant munie d'un témoin (38) d'intégrité comportant :
- un ergot (40) saillant radialement par rapport à l'axe (A) principal porté par un
premier élément associé parmi la base (16) ou la coiffe (18) ;
- un orifice (48) pour loger l'ergot (40) réalisé dans un deuxième élément associé
parmi la base (16) ou la coiffe (18), et dont un contour est fermé dans une direction
axiale par une languette (50), une première extrémité de la languette (50) étant reliée
au deuxième élément associé par un pont (52) frangible de matière et une deuxième
extrémité de la languette (50) étant reliée au deuxième élément associé par un pont
(54) flexible de matière, de manière que lors de la première ouverture de la coiffe
(18), une face (46) de rétention de l'ergot (40) accroche la languette (50) et provoque
la rupture du pont (52) frangible et le pivotement de la languette (50) autour du
pont (54) flexible ;
caractérisée en ce que la face (46) de rétention de l'ergot (40) s'étend radialement de manière que le pivotement
de la languette (50) soit réalisé autour d'un axe (C) orienté radialement par rapport
à l'axe (A) principal de la capsule (14).
2. Capsule (14) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la face (46) de rétention de l'ergot (40) est inclinée de manière à être tournée
vers le pont (54) flexible lorsque la coiffe (18) est fermée pour favoriser le pivotement
de la languette (50) lors de l'ouverture de la coiffe (18).
3. Capsule (14) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la languette (50) est liée au deuxième élément par une patte (56) étirable qui est
orientée globalement parallèlement à l'axe (A) principal.
4. Capsule (14) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la patte (56) étirable est interposée dans l'orifice (48) entre le pont (54) flexible
et l'ergot (40) en position fermée de la coiffe (18).
5. Capsule (14) selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que la patte (56) étirable est conçue pour être étirée plastiquement sous l'effet d'un
effort de traction produit par le pivotement de la languette (50) lors de la première
ouverture de la coiffe (18) de sorte à faire obstacle au retour de la languette (50)
dans sa position d'origine.
6. Capsule (14) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la patte (56) étirable est susceptible de rompre après avoir été étirée pendant le
pivotement de la languette (50).
7. Capsule (14) selon la revendication 3, caractérisée en ce que la patte (56) étirable relie encore la languette (50) avec le deuxième élément lorsque
la coiffe (18) est totalement ouverte.
8. Capsule (14) à charnière selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la capsule (14) est réalisée en une seule pièce en matériau plastique.
9. Capsule (14) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la capsule est réalisée en polyéthylène à haute densité (HDPE).
10. Capsule (14) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier élément est formé par une jupe (26) externe de la base (16), tandis que
le deuxième élément est formé par une paroi (30) périphérique de la coiffe (18).